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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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9 mars 2019

Des temps difficiles pour les fumeurs...

...et encore plus pour les buralistes. Trois (!) nouvelles hausses de prix devraient catapulter le prix du paquet normal (20 cigarettes) à plus de 10 €. Pour la santé publique ?

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Le fait que les prix du tabac montent en flèche en France est particulièrement réjouissant en raison des innombrables tabacs qui sillonnent désormais les rues de la petite ville voisine de Kehl. Lorsque le tramway en provenance de Strasbourg entre à Kehl, les caisses dans les magasins sonnent, ce qui n’est pas surprenant, car le tabac et les cigarettes sont bientôt deux fois plus chers en France qu’en Allemagne. Et que dire des tabacs français ?

Le mot magique pour ces marchands de tabac en France qui n'ont pas encore jeté l'éponge s'appelle "diversification". Et ce n’est pas si facile chez les buralistes, car les principaux produits de ces magasins, avec le losange rouge typique dans lequel se trouve le mot "Tabac", ont déjà vendu des produits qui connaissent actuellement des chutes dramatiques - tabac et magazines. Donc, exactement les groupes de produits, où l'eau est à la hauteur de son cou.

Aujourd'hui, de nombreux tabacs en France vendent également des cigarettes électroniques, exploitent des points de collecte de colis, offrent du café à emporter et essaient d'obtenir au moins le loyer du magasin dans toutes sortes de commerces côte à côte, mois après mois. Et même cela ne suffit pas. Rien d’étonnant, alors que toute la clientèle peut facilement se rendre de l’autre côté de la frontière en tram et s'approvisionner en tabac et en cigarettes à des prix beaucoup plus bas.

La lecture officielle est claire: ces augmentations de prix constantes et d’autres mesures telles que les ensembles d’uniformes d’olive avec toutes sortes d’images d’horreur et de slogans, le gouvernement français veut empêcher les gens de fumer. Mais cela ne semble à première vue. Dans la pratique, le fumeur s’adapte aux circonstances - de même aujourd’hui, ceux qui ne peuvent pas payer 10 € pour un paquet de cigarettes fabriquent des cigarettes rembourrées, qui sont nettement moins chères. Mais le moins n'arrête pas.

Il est également clair que les maladies des fumeurs coûtent beaucoup à la Sécurité sociale. L'équation est simple: moins de fumeurs = moins de coûts de soins médicaux. Vous augmentez donc les prix, ce qui fait même de fumer un emploi élitiste. Le millionnaire se moque de savoir s'il paie 8, 10 ou 12 euros pour un paquet de cigarettes, alors que le bénéficiaire de l'aide sociale au tabac doit compter sur chaque gramme de tabac et cela ne changera pas après les prochaines augmentations.

Et si vite est le développement. À partir du 1er janvier, le prix par pack a été augmenté de 0,50 € (certaines marques en ont bénéficié et ont augmenté de 0,60 € le prix antérieur). Ainsi, le prix d’un paquet standard d’une grande marque est passé de 8,20 € à 8,80 €. Et déjà en novembre 2019, il continue et le prix est encore augmenté de 0,50 €. Les marchands et les fumeurs vont s'habituer à contrecœur aux nouveaux prix, puis ils se poursuivront en mars 2020, avec une nouvelle augmentation de 0,50 €. En novembre 2020, le gouvernement veut lever la barrière psychologique de 10 € et y parvient par une nouvelle augmentation de 0,50 €. Le forfait coûte alors 10,30 €, sans aucun supplément supplémentaire à prendre en compte.

Avec cette évolution des prix, il est clair que de plus en plus de fumeurs ne peuvent plus continuer à fumer, car ils ne peuvent plus payer le tabac et les cigarettes. C'est bon pour leurs poumons. Pendant ce temps, les commerçants de tabac réfléchissent fébrilement à la façon de joindre les deux bouts. Dernière idée: On va bientôt tester l’installation de distributeurs automatiques de billets de la SNCF dans des bureaux de tabac.

Au fur et à mesure que vous inversez la situation, la situation est plus qu'inéquitable et carrément existentielle pour les marchands de tabac d'Alsace. Tôt ou tard, il faudra aussi trouver ici des solutions européennes, car cette concurrence déloyale permet à certains d’économiser, mais à d’autres de menacer gravement leur existence sociale. Et ça ne marchera pas comme ça pendant longtemps. (selon "Eurojournaliste")

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7 mars 2019

Achetez votre voiture d'occasion à Oldenbourg en Allemagne du nord ...

... et récupérez-la à Gerstheim en Alsace !

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Oldenbourg, vous connaissez ? C'est une ville de 150.000 habitants située en Basse-Saxe, dans le nord de l'Allemagne, près de la côte de la Mer du Nord, à mi-chemin entre les ports de Brême et d'Amsterdam. Le port y est plus "discret" que dans les deux villes voisines. C'est là qu'on retrouve une des adresses d'ECOCASS Sarl, cette société alsacienne qui cherche à s'implanter de plus en plus dans la vallée de Villé, très exactement dans les friches de l'ancienne usine textile FTV (Filatures & Tissages de Villé).

Toujours est-il que, ces voitures figurant sur le très célèbre site de E-Bay, c'est à Oldenbourg qu'on peut contacter les vendeurs de centaines de voitures d'occasion, plus ou moins abimées, très exactement à un bureau "boîte aux lettres" sis à l'adresse Bloherfelder Strasse 41a, dans un quartier des plus huppés de la ville, dans une petite maison individuelle, entre un magasin de modélisme ferroviaire (trains électriques miniatures) et un dermatologue. En tous cas, pas même de quoi stationner plus de trois ou quatre voitures.

Alors où sont toutes ces voitures qu'on ne saurait voir ou conduire pour un essai à Oldenbourg ? Et voilà qu'on tombe sur une note de bas de page, écrite dans un franco-allemand approximatif : "Auto Abhohlung en France 67150 Gerstheim" ! Imaginez le berlinois qui veut acheter sa voiture à Oldenbourg et qu'on va balader vers l'Alsace !

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J'ai donc, histoire d'en découvrir un peu plus, décidé de m'intéresser à l'une des voitures mises en vente par "ECOCASS Sàrl", à travers sa société-relais "CARECO Branch", une belle Mercédès Benz CLC Class 200 CDI, proposée au prix de 3600 €. A première vue elle semble en très bon état. Avec un kilométrage annoncé de 162.000 km pour une voiture de 10 ans (1ère immatriculation en 2009), c'est comme du neuf. Quant à l'intérieur, il est très propre, mais là c'est facile : un bon coup d'aspirateur a pu suffire. Oui, mais voilà, ça ce sont les photos de la voiture serrée contre un mur. Les suivantes sont plus parlantes : côté avant droit, légèrement abimé, quant au côté gauche, de l'avant à l'arrière, il est détruit. 

Alors, le gentil berlinois, s'il achète cette voiture à Oldenbourg, la cherche en Alsace, va aussi devoir prévoir une remorque pour ramener ce bolide chez lui et le faire réparer. La facture de 3600 € va singulièrement s'alourdir. 

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_cocasse3On peut se demander qui peut bien vouloir acheter, à plus de 1000 km de chez lui, une voiture ! Les clients ne doivent pas être nombreux ! Question qui reste toujours posée : où va alors toute cette ferraille entreposée à Gerstheim, Strasbourg, Sélestat ou Villé ? La proximité d'un port permettant leur embarquement est-elle étrangère à la présence d'une simple "boîte aux lettres" à Oldenbourg. Surtout si l'on sait que Caréco et Ecocass, les deux bras d'une même organisation, possèdent aussi des dépôts au Portugal et en Afrique. 

Et au fait qu'en est-il des frais de douane pour des voitures vendues en Allemagne à chercher en France ?

Et pendant ce temps, à Villé, les semi-remorques chargés d'épaves entrent et sortent de la friche des FTV. Le chauffeur s'arrête à l'entrée, défait le cadenas qui ferme le portail, et referme derrière lui, ne laissant que les traces de pneus derrière lui, sur le sol mouillé. Pour quel mystère ? Attendons pour voir, surtout que des travaux de remise en état de la voie d'accès viennent de débuter ce jour !

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12 août 2017

Prix éblouissants – 55 555 billets de bus à seulement 5 € avec OUIBUS !

Fantastique ! Vive Macron !

ouibus3On avait cru comprendre que le gouvernement voulait réduire de 5 € les APL (aides personnalisées au logement). Finalement, il n'en est rien, il ne s'agit que d'un malheureux couac de communication, qui avait même amené notre président à parler de "pipi de chat". Il n'y aurait eu qu'un malheureux mélange de dossiers traînant sur un bureau et mal rangés par un collaborateur.

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La réalité serait toute autre. Et pour la comprendre il faut revenir au grand projet de "bus Macron" au moment où notre président n'était encore que ministre des finances. Même de l'Elysée, il continue à suivre ce dossier. Alors ces compagnies sollicitées (Ouibus, Flixbus, et autres sous-traitants) devaient proposer des voyages "low coast" à 5 € ! Ainsi, quatre lignes expérimentaient déjà ce produit : Paris - Lyon, Marseille - Montpellier, Lille - Bruges et ... Strasbourg - Europa Park Rust (Pays de Bade, Allemagne).

Le malheur est que ce dossier mal rangé sur le bureau du président s'est mélangé à celui des APL (allocation personnalisée de logement). Et c'est ainsi que ce mélange explosif de projets se serait retrouvé sur le bureau du premier ministre Edouard Philippe qui aurait rédigé en toute sincérité une note de synthèse : "réduction généralisée des APL pour un montant de 5 €". Désolant, ce couac ! mais l'erreur ne serait-elle pas humaine ? Ce qui serait inhumain et diabolique, ce serait de persévérer dans l'erreur.

D'ailleurs pour réparer ce léger "couac", le président Macron se verrait très bien conduire lui-même un bus à 5 € de Strasbourg à Rust. Encore faudrait-il qu'il passe d'abord son permis de conduire "transports en commun". Il ne faudrait pas qu'on puisse lui reprocher de conduire sans permis, après qu'on lui a déjà reproché son accoutrement de pilote alors qu'il n'a jamais fait son service militaire.

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4 août 2017

Enlèvement d'un opposant vietnamien à Berlin

Les méthodes du KGB ne sont pas mortes

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Trinh Xuan Thanh était autrefois un homme d'affaires prospère et un haut dignitaire du Parti Communiste vietnamien. Il a dirigé une filiale de la compagnie pétrolière Petrovietnam, et des entrées à un niveau élevé au sein du ministère du Commerce et de l'Industrie. Mais depuis le 16 septembre 2016, la police vietnamienne le recherchait avec un mandat d'arrêt.

Exclu du Parti !

Il y a un an, il a été déchu de son mandat de député et Tanh a dû restituer toutes ses médailles et les primes qui y étaient affectées. Plus tard il a été exclu du Parti Communiste. Les autorités lui reprochent des faits de corruption. Il lui est reproché d'avoir été "irresponsable et négligent". Il aurait réalisé pour 145 millions de dollars de détournements vers les Etats-Unis.

Agé de 51 ans, Tanh a fui en Allemagne où il a obtenu l'asile politique. Le 23 juillet 2017, il a été enlevé. Des hommes armés, devant appartenir aux services secrets vietnamiens, l'ont entraîné vers une voiture dans les allées du Tiergarten en compagnie d'une vietnamienne, et l'auraient emmené à l'étranger.  Cette dernière, blessée à un bras, a été retrouvée dans un hôpital de Hanoï.

Grave incident diplomatique

Le gouvernement allemand a rappelé tous les représentants des services de renseignement vietnamiens leur enjoignant de quitter le territoire allemand dans les 48 heures. Mardi, 1er août, le ministre des Affaires Etrangères Markus Ederer a convoqué l'ambassadeur du Vietnam. Mercredi, 2 août, le porte-parole du Foreign Office a déclaré que l'incident était "une violation sans précédent du droit allemand et du droit international". 

En effet, en marge du sommet du G-20 à Hambourg, la délégation vietnamienne, conduite par le premier ministre Nguyen Xuan Thanh, avait affirmé publiquement que Tanh a été arrêté à Hanoï, ce qui est tout simplement impossible.

14 000 vietnamiens à Berlin

Près de 90 000 vietnamiens vivent aujourd'hui en Allemagne, dont 14 000 à Berlin. Une forte communauté est également établie dans les districts de l'est (Lichtenberg, Marzahn-Hellersdorf). Ceux-ci vivent discrètement et redoutent les représailles dûes à la conduite de leur gouvernement.

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31 juillet 2017

Le gouvernement empêche la construction de 12 000 HLM

Un décret rédigé en catimini ! 

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A quoi joue le nouveau gouvernement ? Après le coup de rabot sur les APL, c’est au tour du budget alloué à la construction de logements sociaux de trinquer. Dans son décret n°2017-1182 du 20 juillet publié au Journal Officiel du 21 juillet 2017, le Premier ministre Edouard Philippe et son ministre de l'Action et des Comptes publics, Gerald Darmanin, procèdent à l’annulation de 184,9 millions d’euros en autorisation d’engagement et 130,5 millions d’euros en crédit de paiement sur le programme "Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat" de la mission "Egalité des territoires et logement." (voir document à la fin de l'article)

Une perte sèche, selon l’Union sociale pour l’habitat qui représente quelques 730 organisations HLM. Par cette décision, c’est 12 000 logements sociaux en PLAI, c’est-à-dire à très faible loyer, qui ne sortiront jamais de terre. "Ce sont maintenant les logements très sociaux qui sont dans le "viseur de Bercy"", enrage Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat. De son côté, l'adjoint à la maire de Paris, Ian Brossat, ironise sur les choix du gouvernement sur Twitter : "Il est temps de revenir à la raison, de prendre la mesure des difficultés des familles les plus modestes et d’ouvrir une réelle concertation dans l’intérêt des politiques de solidarité afin d’assurer des conditions de logement et des conditions de vie décentes à tous nos concitoyens", ajoute-t-il dans un communiqué. Le décret ayant déjà été publié au Journal Officiel, pas sûr que les organismes HLM ou le personnel associatif aient les moyens de faire pression pour un retour en arrière.

Et au même moment, le président Macron annonce "qu'il n'y aura plus personne dans la rue à la fin de l'année !"

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29 juillet 2017

Inondations en Afrique

Les sinistrés d'Abidjan se sentent oubliés

abidjanDepuis le début de la saison pluvieuse, au moins vingt personnes sont mortes en Côte d'Ivoire du fait d'inondations ou de glissements de terrain. Dans certaines communes d'Abidjan, les habitants des quartiers sinistrés vivent dans la crainte de nouvelles pluies diluviennes, parfois sans solution de relogement malgré les promesses d'aide financière. Reportage à la cité Coprim, à Yopougon.

Don Paul Kohou regarde avec crainte l’imposante fissure qui strie depuis peu les murs de sa chambre. Si une partie de sa maison, nichée au bord du canal de terre de la cité Coprim à Yopougon, tient encore en partie debout, ce n’est plus le cas de celle de son voisin. Après des pluies diluviennes, une partie de l’immeuble d’à côté s’est brutalement effondrée dans le canal, le 25 mai dernier, entraînant dans sa chute une partie de sa petite villa.

Depuis le début de la saison pluvieuse, le fonctionnaire de 59 ans a vu des pans entiers de deux autres immeubles se fracasser dans le canal, qui a aussi englouti six autres villas basses. Malgré les impressionnants dégâts, Don Paul Kohou « remercie Dieu » : jusqu’à présent, les dommages ne sont que matériels. Seule une femme a été légèrement blessée. Elle était chez elle lorsque sa maison s’est effondrée après un énième glissement de terrain.

Contraints de dormir ailleurs

Dans cette partie de la cité Coprim, l’absence de victimes s’explique d’abord par les réflexes développés par ses habitants. De mémoire de riverain, le premier éboulement remonte à juin 2015. Depuis, à chaque pluie, les occupants des 48 habitations nichées en bordure de canal ont donc pris l’habitude de s’éloigner de leurs maisons par peur de nouveaux glissements de terrain. « Nous ne pouvons pas prendre le risque de dormir chez nous lorsqu’il pleut, nous avons peur que tout s’effondre. Nous sommes contraints de dormir à l’extérieur, en face, ou chez ceux qui peuvent nous accueillir », s’indigne Rigobert Blaka, dont la maison penche désormais dangereusement vers le canal.

La plupart des riverains en veulent à la mairie de Yopougon. Ils assurent que la commune leur avait annoncé en décembre 2015 la réfection tant attendue du canal. Car il y a encore une dizaine d’années, le fossé de terre avait l’envergure d’un petit caniveau que les riverains pouvaient enjamber d’un simple saut. Mais la vigueur des dernières saisons pluvieuses, couplée à la construction d’ouvrages ne laissant pas l’eau s’écouler, ont considérablement creusé le lit de la rigole.

La mairie pointée du doigt

Faute de travaux, le petit canal s’est depuis transformé en un ravin de plus de dix mètres de large par endroit. « Si des travaux avaient été faits pour l’aménager et le consolider, il n’y aurait jamais eu ces glissements de terrain et nos maisons n’auraient pas été mises en danger », déplore Don Paul Kohou, devenu le porte-voix de l’association informelle des habitants de la cité.

Des critiques que balaie la mairie de Yopougon. « La mairie n’a ni les moyens, ni les prérogatives pour effectuer ces travaux, qui relèvent de la compétence de l’État », assure Yaya Coulibaly, directeur de cabinet du maire de la commune, Gilbert Koné Kafana. « Chaque année, le maire demande aux personnes vivant dans des zones à risque de quitter les lieux », tient-il également à préciser.

Reste que les habitants, dont les économies d’une vie ont pour la plupart été investies dans ces maisons, n’ont pas les moyens de se reloger. « On nous dit de quitter les lieux, mais nous n’avons pas les moyens de partir : les logements sont trop chers à Abidjan pour que nous nous logions ailleurs », rétorque Don Paul Kohou.

« Nous vivons dans nos maisons la mort dans l’âme »

Des sinistrés que les autorités se sont pourtant engagées à aider. Le 14 juin dernier, une délégation ministérielle est venue promettre des travaux, ainsi qu’une enveloppe financière aux riverains. « Les propriétaires des 48 villas se sont ensuite vus proposer 300 000 Francs CFA [457 euros] pour se reloger provisoirement. Mais pour l’instant nous sommes seulement six riverains à avoir reçu l’argent. Quarante-deux autres attendent toujours. Le dossier traîne, et nous ne savons toujours pas quand commenceront les travaux », déplore Don Paul Kohou, qui fait partie des six premiers bénéficiaires.

En attendant, le canal continue de s’élargir, creusé par les eaux usées et les ordures qui s’y accumulent. Un quatrième immeuble, toujours habité, menace désormais de s’effondrer. « On évoque l’incivisme et l’inconscience des personnes qui continuent de vivre dans les zones dangereuses, mais comment ceux qui n’ont pas l’argent pourraient-ils faire pour en partir ? », s’indigne Don Paul Kohou. Avant de lâcher, amer : « Nous vivons dans nos maisons la mort dans l’âme. » (selon Claire Rinfroy, "Jeune Afrique")

NB : Lors de son voyage à Paris et Berlin, le président Ouattara a sollicité à Strabourg l'aide de l'Europe. Qu'est devenue cette aide ?

13 juillet 2017

Guillaume Soro, le nouvel ami africain de Macron

Soro, chargé d'instruire Ferrand ?

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La République "En Marche" vient de tenir son premier grand congrès. Alors c'est normal, on invite des personnalités étrangères amies ... comme Guillaume Soro, président de l'assemblée nationale de Côte d'Ivoire.

On sait le poids que peut avoir la France sur la nomination ... pardon, l'élection (ma langue a fourché) des chefs d'Etat africains. Voyez la place prise par Sarkozy en 2011 pour le "couronnement" d'un certain Alassane Ouattara. Et il se dit que Guillaume Soro ambitionne la présidence dans son pays à l'horizon 2020. Ne vient-il pas, comme Macron, de créer son propre parti !

On pensait malgré tout ce genre de pratique terminée. Il semble qu'il n'en est rien. Mais que penser lorsqu'on sait que Guillaume Soro est impliqué dans de nombreuses affaires, y compris en France où un juge d'instruction l'attend toujours pour l'entendre dans des affaires d'enlèvement, de séquestration ou d'esclavagisme. Excusez du peu. Mais voyez la video ci-dessous ! Mieux qu'un long discours !

Mais peut-être a-t-il été invité par certains responsables LREM pour qu'il leur explique comment échapper à la justice ?

Quand le parti d'Emmanuel Macron adoube Guillaume Soro...

24 juillet 2017

Représentation féminine chez Macron ?

Les ministres-femmes sont-elles les bonnes à tout faire du président ?

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Lors de l'épisode Villiers-Macron, la ministre avait complètement disparu des radars. Pourtant, c’est elle qui aurait dû porter le clash budgétaire avec Villiers. En tant qu’ancienne secrétaire d’Etat au Budget, responsable des Armées, elle a laissé s’installer un duel président-chef d’état-major, elle était complètement ailleurs. Son rôle, Emmanuel Macron l’a d'ailleurs réaffirmé mercredi en affirmant que François Lecointre "n’aura non pas un budget à défendre, car c’est le rôle de la ministre des Armées, il aura des troupes à défendre, des opérations à mener". Et pourtant, bien présente à Istres, Jupiter ne l'a pas laissé apparaître à une quelconque prise de vue lors de son discours aux militaires. Serait-elle là comme "éventuel fusible" ou comme "bonne à tout faire, notamment cirer les bottes" ? A chacune et chacun de juger. Elle a quand même eu le droit d'annoncer le nom du successeur du démissionnaire Villiers, à savoir le général Lecointre.  Mais on a bien compris qu'elle ne faisait que répéter le nom "soufflé par le chef". 

Et Laura Flessel ?

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Ancienne escrimeuse, ministre des sports, à quoi sert-elle ? En ces temps de vacances, elle est en Afrique, très exactement à Abidjan.

 

Ce vendredi s'est ouvert la 8e édition des Jeux de la Francophonie qui se tiendra du 21 au 30 juillet 2017, en Côte d’Ivoire. Cette huitième édition ambitionne de s’inscrire dans un projet de développement et de renforcement de cohésion nationale pour la Côte d’Ivoire, un voeu pieu alors que les militaires rebelles continuent de faire régulièrement parler les armes ces dernières semaines. Macron avait promis à son homologue ivoirien Ouattara d'être présent. Mais les militaires français et les mutins ivoiriens en ont décidé autrement. Les jeux de la francophonie, vous connaissez ? Pas un media français n'en parle. Alors Laura Flessel suffira ! Elle assistera à l’ouverture et accompagnera les premiers pas de la délégation tricolore, décision du chef ! 
Elle profitera de son déplacement pour poursuivre ses échanges avec ses homologues internationaux et les présidents de fédérations afin de poursuivre le développement du réseau d’influence de la France à l’international a-t-elle déclaré. Il faut bien dire quelque chose ! Laura est une bonne palliative du chef, qui lui s'intéresse beaucoup plus au très médiatique Tour de France. Passer à la télé française, c'est plus important ! Et après tout, le chef ira à Assinie (résidence côtière du président Ouattara en Côte d'Ivoire) pour le réveillon de Nouvel An ... en compagnie de l'habitué Nicolas Sarkozy ?
Marlène Sciappa, punie ?

 

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Secrétaire d'Etat à l'égalité hommes/femmes, elle semble avoir une langue qui fourche souvent. Ainsi, elle a annoncé au Sénat que  "les subventions aux associations ne baisseraient pas d'un euro". Oui mais voilà, elles auraient diminué de 25% ! Elle a certes essayé par la suite de noyer le poisson en disant que la baisse se fera sur les budgets de fonctionnement, et pas sur les subventions des associations. Mais les responsables d'associations n'ont pas été dupes et restent très fâchés. Voilà qui n'a pas dû plaire au chef qui 'aime guère la contradiction. 

Et voilà qu'elle dérape encore à propos des chiffres des viols et se fait recadrer par l'Insee. Alors que la secrétaire d'État rencontrait la délégation aux Droits des femmes du Sénat jeudi 20 juillet, elle s'est permis de faire un raccourci sur les agressions sexuelles, révèle Le Lab d'Europe 1. Elle a affirmé tout de go que les viols étaient plus fréquents dans le nord que dans le sud. Selon Le Lab, Marlène Schiappa se sert d'une enquête de l'Insee de 2014 qui fait état de "576 plaintes dans le Nord, dix en Corse dont une sur voie publique". Attention, Marlène, le chef va se fâcher !

15 mars 2019

Le Bade-Würtemberg va rendre des crânes humains à l'Australie

L'Australie cherche des restes d'aborigènes dans le monde entier. À Stuttgart et à Fribourg se trouvent plusieurs crânes, qui devraient maintenant trouver leur dernier repos dans leur pays d'origine.

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Le Bade-Wurtemberg envisage de renvoyer dix crânes humains en Australie à la mi-avril. Cela a été confirmé lundi par le ministère des Sciences à Stuttgart. Les crânes des Australiens autochtones étaient arrivés en Allemagne vers 1900 à des fins "scientifiques".

Deux crânes se trouvent au musée Linden de Stuttgart - huit crânes à l’Université de Fribourg. "Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de traiter correctement les restes humains et de les renvoyer afin qu'ils puissent être enterrés", a déclaré la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Petra Olschowski. 

Le "Stuttgarter Nachrichten" avait annoncé leur retour lundi. Selon le journal, des chercheurs du sud-ouest ont acheté des crânes au 19ème siècle pour des "recherches raciales". Souvent les tombes des aborigènes australiens ont été pillées. Selon le ministère, de nombreux crânes sont liés à la "recherche raciale" ou à la "science raciale".

Déjà en 2007, l’Australie avait demandé le retour des dix crânes, a déclaré Olschowski. A cette époque, il fut décidé de commencer par rechercher l'origine exacte de ces restes humains à l'aide de tests ADN élaborés. Depuis le printemps 2016, le résultat est tombé : "Il est fort probable que les crânes viennent d'Australie". Les demandes de retour officielles des autorités australiennes concernant des crânes spécifiques ont été reçues par le ministère en mars 2018.

Après que les dernières questions concernant le retour puissent être clarifiées, le ministère de la Science souhaite rendre les crânes pour des raisons éthiques. Pour le transfert, une délégation australienne se rendra à Stuttgart en avril. Elle comprendrait non seulement des représentants des autorités australiennes, mais également des représentants des Aborigènes. Selon le ministère, un acte solennel de remise du crâne au Linden Museum est prévu. Dans le même temps, le Bade-Wurtemberg souhaite enquêter sur les endroits où se trouvent d’autres ossements humains, sur leur origine et sur la question de savoir si un retour leur convient également.

Dès 2014, l'Université de Fribourg avait renvoyé 14 crânes en Namibie. L'anthropologue Alexander Ecker (1816-1887) avait rassemblé une collection de restes humains à Fribourg. 

3 juin 2017

Hold-up électoraliste dans la 5ème circonscription du Bas-Rhin

Caroline, madame sans-gêne ! 

caroline

Ah décidément, la candidature de Caroline Reys ne passe pas inaperçue. Après avoir fait valser les étiquettes, la voilà qui colle les affiches munies du logo de soutien du Parti Socialiste, soutien jamais obtenu notamment du fait de sa dérive macronienne. Curieuse démarche pour une militante qui semble plus intéressée par un financement partisan que par un projet cohérent correspondant aux partis affichés.

D'ailleurs, toujours prétendûment sans étiquette,  ses louvoiements ont réussi à lui faire obtenir de EELV un mandataire financier en la personne d'un certain Daniel Ehret, qui n'est pas un inconnu. En 2012, il s'était présenté dans la même circonscription. Il avait tenu à l'époque des propos incohérents concernant la RN59 et le contournement de Châtenois, ignorant les chiffres du financement tout comme il ignorait le nombre de victimes sur cette route classée très dangereuse. Sauver les papillons blancs lui semblait plus important. Ah l'écologie du Centre-Alsace, ce n'est plus ce que c'était il y a quelques décennies.

A la lecture de cet article, Caroline enlèvera-t-elle le logo du PS ? ou préférera-t-elle assumer des recours en justice ? Et toujours à la lecture de cet article, le SMICTOM du Centre-Alsace ne va-t-il pas s'enrichir d'un paquet d'affiches n'ayant pas servi ?

* A lire aussi : Que vient faire Ehret dans cette galère ?

27 mai 2017

Pourquoi Trump change de politique au Moyen-Orient !

Les dessous d'un nouveau revirement de Trump !

Reniant en tout la politique de Barack Obama, et alors même que les iraniens par leur vote viennent de confirmer l'orientation modérée de leur gouvernement qui veut s'ouvrir au monde, Trump se met à jouer la carte des sunnites de l'Arabie Saoudite contre les chiites iraniens, en accusant l'Iran d'attiser "les feux d'un conflit sectaire et du terrorisme".

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 Quels sont les dessous de ce sombre revirement tel que Trump a pris l'habitude d'en provoquer ?

Dans le cadre d'une tournée de Donald Trump, l'Arabie saoudite et les EAU ont promis de transférer 100 millions dollars sur le compte d'une organisation caritative lancée par Ivanka Trump la fille du président américain.

 En avril, lors de sa visite en Allemagne, celle-ci a proposé de créer une fondation chargée notamment de fournir des crédits aux femmes-entrepreneuses du Proche-Orient. L'organisation caritative sera dirigée par la Banque mondiale. Le processus de création de cette fondation est toujours en cours.

Il est à noter que l'Arabie saoudite impose d'importantes restrictions aux droits des femmes et à leur participation à la vie sociale, leur interdisant notamment de conduire et de gérer leurs finances.

 

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Selon CNN, le père d'Ivanka Trump risque de se voir accusé d'hypocrisie.

En effet, Donald Trump avait auparavant violemment critiqué la fondation caritative de la candidate démocrate Hillary Clinton lors de la campagne présidentielle. Selon lui, la démocrate avait fourni des services politiques à un certain nombre des pays, y compris à l'Arabie saoudite, en échange de dons à la Fondation Clinton.

 Néanmoins, Donald Trump a affirmé que le concept de l'organisation proposée par sa fille différait de celle d'Hillary Clinton. Tiens donc !

Autre mystère trumpien : un puissant émir aurait demandé Ivanka Trump en mariage, alors que celle-ci est déjà mariée. Au niveau de l'Arabie saoudite et de ses richesses, rien ne nous étonne plus. 

20 mai 2017

Emmanuel Macron en chef militaire au Mali

Une Françafrique toujours en marche

survie

L'association africaine "Survie" communique, à l'occasion de la visite du président Macron aux troupes françaises au Mali : 

Le nouveau Président de la République, qui cherche à aligner les images symboliques depuis son élection, se rend aujourd’hui au Mali pour illustrer son soutien aux forces militaires françaises déployées au Sahel et affirmer ainsi au nom de la "lutte contre le terrorisme" une totale continuité avec François Hollande. Le "bilan africain" de ce dernier étant en grande partie celui de Jean-Yves Le Drian, passé de la Défense aux Affaires étrangères à la faveur du "renouvellement" à la tête de l’État, Emmanuel Macron met ainsi en oeuvre un des piliers de "sa" politique africaine, la prolongation de l’ingérence militaire. Celle-ci n’est toujours pas questionnée, alors même que la situation actuelle au nord du Mali, mais aussi en Libye, en Côte d’Ivoire et en Centrafrique, fragilise chaque jour la vitrine d’un interventionnisme étranger victorieux fournie par Le Drian au nouveau locataire de l’Elysée. 

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Le refrain de la fin de la Françafrique, brandi successivement par Sarkozy puis par Hollande, n’a pas été repris dans cette campagne présidentielle, à l’exception de la grossière tentative d’instrumentalisation de Marine Le Pen. Mais les déclarations du candidat Macron à certains médias spécialisés et les premiers choix politiques lourds de sens ne laissent guère d’illusion.

Celui qui a promis de faire passer le business franco-africain et la stabilité des régimes en place au nom de la lutte contre le terrorisme avant le respect des droits humains, a choisi un Secrétaire général de l’Elysée issu de l’Agence française de développement, un Premier ministre grand défenseur des intérêts d’Areva sur le continent et un ministre des Affaires étrangères qui était déjà le "ministre de l’Afrique" s’affichant volontiers avec certains des pires dictateurs du continent lors du quinquennat précédent.

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Le Tchadien Idriss Déby peut continuer à faire emprisonner des militants, le Congolais Sassou Nguesso peut laisser pourrir la crise humanitaire dans la région d’un opposant, le Gabonais Ali Bongo peut réprimer sans fin la contestation populaire : ils ne craignent aucune condamnation publique, et encore moins le gel de l’aide bilatérale ou la suspension des relations de coopération militaire et policière qui les unissent à la France. La nomination d’une ministre des Armées interroge quant à elle, avec un tel intitulé de sa fonction, sur la feuille de route donnée à cette juriste de formation face au pouvoir discret mais croissant de la Grande Muette sur la politique africaine de la France, alors même que l’opération Barkhane, déployée depuis 2014, n’a jamais été approuvée par le Parlement, en violation de l’article 35 de la Constitution.

Consciente qu’en matière de politique africaine, plus encore que dans les autres domaines, les vieilles recettes resteront de mise sous ce quinquennat, l’association Survie continuera son travail de décryptage, d’information et de mobilisation pour mettre enfin un terme aux mécanismes tant institutionnels que mafieux de la Françafrique.

Association Survie

12 mai 2017

Billet d'humour

Histoire d'investitures

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Décidément, les nouvelles têtes ont le vent en poupe au nouveau parti "En marche" qui, semble-t-il possède déjà une section dans le Val de Villé. En effet, notre vallée va être bien représentée avec la nouvelle candidate Eliane Tomaszewski, conseillère municipale et présidente du dernier Noël à Fouchy. 

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D'ailleurs, cette candidate surprise a déjà rencontré un éminent personnage, à savoir Jean-Marc Riebel, ancien conseiller régional d'Alsace sur la liste PS-Verts, président de la comcom du Val de Villé, maire de Saint-Maurice, vice-président du SDEA. Sera-t-il son suppléant ? Peut-être. Dans ce cas, on peut se demander si le val de Villé, qui a perdu son titre de canton, ne deviendra pas une circonscription législative, ce qui ne pourrait avoir que des avantages pour les dossiers locaux.

 

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Quant à la très socialiste Caroline Reys, candidate autoproclamée du PS et de EELV, qui avait déjà affiché le soutien de Pernelle Richardot et de Christelle Hamm, membres éminents de la fédération PS 67, sans passer par la case "assemblée générale de circonscription", on peut se demander si, à force de vouloir être plus rapide que l'éclair, elle n'a pas contribué à sa perte, n'ayant pas  été investie par "En Marche", ce jeudi matin, après avoir adhéré mercredi matin et ayant demandé l'investiture mercredi soir. La voilà, sans aucune investiture, nue comme un ver.

22 mai 2017

Réfugiés : Bruxelles menace la Hongrie et la Pologne

Lassée des mises en garde sans effet, la Commission européenne a menacé mardi 16 mai de lancer des procédures d'infraction contre la Hongrie et la Pologne si elles refusaient toujours d'ici juin d'accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce."C'est le dernier avertissement", a lancé Dimitris Avramopoulos, le commissaire aux Migrations, en présentant un bilan d'étape sur le plan de "relocalisation" adopté en 2015 pour venir en aide à Rome et Athènes, en première ligne face à la crise migratoire.

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La menace avait déjà été agitée, mais sans calendrier précis. "Si rien n'est fait avant notre prochain rapport en juin, la Commission n'hésitera pas à utiliser ses pouvoirs en vertu des traités et à ouvrir des procédures d'infraction", a cette fois averti M. Avramopoulos lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.

Ces procédures peuvent aboutir à une saisine de la Cour de justice de l'UE (CJUE) et le cas échéant à de lourdes sanctions financières.

"Je n'ai pas peur de ces annonces tonitruantes de la Commission", a aussitôt répondu Beata Szydlo, la chef du gouvernement conservateur nationaliste polonais, déjà dans le collimateur de Bruxelles pour sa réforme controversée de la justice constitutionnelle.

"Nous ne serons pas d'accord pour qu'on impose à la Pologne ou à tout autre pays de l'UE des quotas obligatoires" de migrants, a-t-elle ajouté.

La Hongrie n'a pas été en reste face à "la menace" du commissaire Avramopoulos : "Bruxelles ferait mieux de se concentrer sur la protection des frontières plutôt que de disséminer les conséquences de ses propres erreurs", a lancé le gouvernement de Budapest dans un communiqué.

Face à l'afflux massif de demandeurs d'asile sur les côtes italiennes et grecques, où sont arrivés plus d'un million de migrants en 2015, les pays de l'UE avaient adopté en septembre 2015 un plan de répartition de 160.000 personnes en deux ans vers le reste de l'Union.

Mais ce plan dit de "relocalisation", censé incarner la solidarité européenne, a surtout illustré les divisions entre États membres, qui ne l'ont appliqué qu'au ralenti, voire pas du tout pour certains.

La Hongrie et la Slovaquie ont même intenté une action en justice pour le contester.

Au 16 mai, seulement 18.418 demandeurs d'asile ont ainsi été répartis (dont 5.711 depuis l'Italie et 12.707 depuis la Grèce), bien loin des objectifs initiaux.

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"Obligation juridique"

"J'appelle la Pologne et la Hongrie, qui n'ont pas encore relocalisé la moindre personne, à commencer à le faire immédiatement", a insisté M. Avramopoulos. Selon la Commission, ils sont avec l'Autriche "les seuls États membres à ne pas avoir encore" accueilli le moindre demandeur d'asile en application du plan de 2015, manquant ainsi "à leur obligation juridique".


L'Autriche, qui avait demandé une exemption temporaire à ce plan, "s'est toutefois formellement engagée à relocaliser 50 personnes depuis l'Italie, une décision saluée par la Commission", qui l'appelle aussi "à commencer à le faire pour la Grèce".

L'exécutif européen a également pointé du doigt mardi 16 mai la République tchèque qui n'a pas contribué depuis "près d'un an".

D'autres pays, comme l'Espagne, la Belgique, la Croatie, l'Allemagne, la Roumanie, la Slovaquie et la France, devraient eux "accroître leurs engagements mensuels" d'accueil selon la Commission.

Outre les réticences des États membres, le plan de répartition de demandeurs d'asile a également souffert de critères d'éligibilité restrictifs en termes de nationalité, les demandeurs concernés devant avoir la quasi-certitude d'obtenir l'asile après leur transfert. C'est le cas des Syriens et des Érythréens, mais les Irakiens ont quant à eux été exclus des "relocalisations".

À l'heure actuelle, selon la Commission, il y a en Grèce 12.400 personnes éligibles parmi les dizaines de milliers de migrants présents dans le pays.

En Italie, "outre les 2.500 candidats à une relocalisation enregistrés jusqu'à présent, 700 personnes devraient être enregistrées prochainement, de même que plus de 1.100 Érythréens arrivés en Italie en 2017".

Quoi qu'il en soit, l'objectif initial de 160.000 relocalisations est donc devenu inatteignable.

Et de fait, 54.000 places (sur le total initial) ont déjà été rendues disponibles pour des "réinstallations" de Syriens directement depuis la Turquie, dans le cadre du pacte migratoire scellé en mars 2016 avec Ankara.

27 avril 2017

Un journaliste de RFI condamné à 10 ans de prison au Cameroun

Pour avoir fait son travail

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Le correspondant de RFI au Cameroun, Ahmed Abba, a été condamné à 10 ans de prison ferme pour "non-dénonciation d'actes de terrorisme et blanchiment d'actes de terrorisme" par le tribunal militaire de Yaoundé.

Le journaliste est condamné à "10 ans de prison ferme avec mandat d'arrêt à l'audience (...) et à verser 55.726.325 francs CFA" (environ 85.000 euros), a déclaré le président du tribunal, précisant qu'il pourrait faire cinq ans de prison supplémentaires en cas de non-paiement de l'amende.

"Ahmed Abba est déclaré non coupable d'apologie du terrorisme, coupable des faits de non-dénonciation d'actes de terrorisme, et blanchiment d'actes de terrorisme", a-t-il dit.

Le verdict a été annoncé lundi à 17H30 GMT après avoir été reporté de quatre jours à la suite du dernier procès du correspondant de RFI en langue haoussa. Le commissaire du gouvernement (procureur) avait requis la perpétuité.

Les avocats du journaliste, qui clame son innocence, ont décidé de faire appel dès mardi matin.

"RFI est consternée par le verdict du tribunal militaire de Yaoundé", a indiqué dans un communiqué la radio très écoutée en Afrique, ajoutant qu'"aucune preuve n'a été apportée au dossier" et que "cette condamnation est celle d'un journaliste qui n'a fait qu'exercer son métier".

Cette condamnation après un "procès injuste" est "un travestissement de la justice", estime pour sa part dans un communiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International.

Correspondant de Radio France Internationale (RFI) dans le nord du Cameroun, qui est la cible des attentats de Boko Haram, Ahmed Abba avait été arrêté fin juillet 2015 à Maroua, dans l'extrême-nord du pays.

Le journaliste de RFI, qui risquait même la peine de mort début avril, est soupçonné par les autorités camerounaises d'avoir collaboré avec le groupe extrémiste Boko Haram et de ne pas avoir partagé les informations qu'il détenait.

Il a d'abord été incarcéré par les services de renseignements camerounais pendant trois mois et affirme avoir subi des actes de torture. Ahmed Abba a finalement été transféré à la prison de Yaoundé où il est détenu depuis 636 jours.(lu dans "Oeil d'Afrique")

* RFI : Radio France International.

27 mars 2017

Manifestation anti-corruption à Moscou

Poutine, l'ami de Fillon et de Marine Le Pen, réprime 

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L'opposant russe Alexeï Navalny et plus d'une centaine de ses partisans ont été interpellés par la police, dimanche 26 mars, lors d'une manifestation contre la corruption qui rassemblait plusieurs milliers de personnes à Moscou.

Alexeï Navalny "a été arrêté sur (la place) Maïakovskaïa", sur l'itinéraire de la marche, interdite par les autorités, a annoncé sa porte-parole Kira Iarmych, sur Twitter. "Tout va bien pour moi, ce n'est pas la peine de se battre pour moi", a écrit de son côté Alexeï Navalny sur son propre compte, appelant à continuer de manifester.

Au total, la police russe a interpellé près de 700 manifestants, affirme l'organisation OVD-Info, spécialisée dans le monitoring des manifestations. "Les arrestations se poursuivent", a ajouté l'ONG sur Twitter. Lundi, Alexeï Navalny avait été surpris par un inconnu et recouvert de colorant vert, alors qu'il venait inaugurer son local de campagne en vue de la prochaine élection présidentielle.

 La manifestation sur la rue Tverskaïa, l'une des principales artères de la capitale russe débouchant sur le Kremlin, avait été interdite par les autorités, une décision dont Alexeï Navalny conteste la légalité. Selon la police, elle réunissait entre 7 000 et 8 000 personnes, ce qui en fait une protestation d'une ampleur rare ces dernières années en Russie.

Au royaume de Poutine, cet ancien du KGB, la répression et le politburo sont encore d'actualité. Ses amis français, François Fillon et Marie Le Pen, rêvent des mêmes méthodes en France. Et Fillon, le candidat exemplaire mis en examen, imagine même des "cabinets noirs".

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Alexeï Navalny dans un fourgon de la police, après son interpellation lors d'une manifestation à Moscou, dimanche 26 mars 2017.

8 mars 2017

Strasbourg : manifestation en vue pour la libération de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo

 Les ivoiriens se réuniront devant le Parlement Européen

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Les proches de Laurent Gbagbo, l’ex président ivoirien détenu depuis près de six ans à la Cour Pénale Internationale (CPI), se préparent à manifester devant le Parlement Européen à Strasbourg. Un rassemblement massif est prévu le jour anniversaire de son arrestation dans son Bunker à Abidjan le 11 avril 2011. Depuis cette date il reste incarcéré sans jugement ! L’évènement est organisé par le Front pour la Renaissance Africaine dénommé (FRA), qui est une plateforme ouverte aux personnalités et associations engagées pour le combat contre « l’impérialisme « français en Afrique. 


Une conférence publique sera animée par l’oncle maternel de Ouattara, Abou Cissé, mais bien avant, il y aura un sit-in devant l’institution. Après la CPI où ils se rassemblent régulièrement pour soutenir leur mentor, les « Gbagbo ou rien » se feront entendre devant le parlement européen et demanderont à être reçus en délégation. Pour rappel, Laurent Gbagbo et son bras droit Blé Goudé sont poursuivis par la CPI, pour crimes contre l’humanité et de sang pendant la crise post-electorale de 2011.

Le procès ouvert depuis le 28 janvier 2016 se poursuit à la Haye avec les dépositions des témoins de l’accusation, qui très souvent se contredisent et n'apportent pas de grands preuves concrètes. rappelons aussi que Laurent Gbagbo était membre de l'Internationale Socialiste...

21 février 2017

Humour carnavalesque

La cavalcade aura-t-elle lieu au Petit Liban ?

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Les ordres et les contre-ordres sèment le désordre, c'est bien connu. Alors que la presse annonçait la semaine dernière l'annulation du carnaval à Villé, voilà que le bulletin municipal de Villé, dont la distribution est en cours et vient à peine d'atteindre le quartier du Petit Liban, annonce la cavalcade pour le 18 mars à 15h52 ! Y avait-il deux cortèges prévus ce jour (l'un à 15h52, un deuxième à 16h13) et c'est seulement celui de la rue du Mont-Sainte-Odile qui est annulé (les habitants et commerçants de cette rue n'ayant pas assez prié le bon dieu).

L'affiche est cependant significative : pas une association du bourg-centre n'a prévu d'y participer. Où est Festi'Villé qui occupe une belle 3ème page dans le bulletin ? l'AS Villé 2010 ? le tout nouveau club de pétanque ? etc... Même la petite restauration est assurée par un professionnel.

Alors ne nous plaignons pas. Le nouveau slogan du bourg-centre c'est :

Pas de défilé, on se défile !

7 février 2019

Manifestation à Mayotte

"Ras le bol des prises de parole de Macron" 

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"... Fait semblant de nous entendre" !

Le "journal de Mayotte" rapporte que durant cette manifestation du 5 février, deux accessoires étaient indispensables : le sifflet et le parasol. Les manifestants ont voulu faire le maximum de bruits pour ’atteindre les fenêtres’ du vice-recteur. Ils protestent contre les conditions de travail et indemnitaire des enseignants. Les seuls points communs entre la mobilisation à Mayotte et celle en Métropole sont la date (5 février), et "un ras le bol des prises de parole de Macron qui fait semblant de nous entendre".

En France, c’est la CGT qui a lancé un appel à mobilisation touchant plusieurs secteurs publics. A Mayotte, l’éducation nationale a relayé le mot d’ordre. Toujours selon le média local, pas facile de donner un nombre exact quant aux manifestants. En effet, plusieurs groupes sont éparpillés, mais en somme, les enseignants ont globalement répondu présents. Toutefois, un décompte par syndicat va être réalisé. "C’est une manifestation satisfaisante de l’Education Nationale, avec une configuration différente de la métropole, mais avec le même objectif de dénoncer la politique de Macron", affirme Henri Nouri, SNES- FSU.

Les revendications

Les revendications habituelles sont toujours d’actualités : prise en compte de l’ancienneté générale des services pour les agents qui ont commencé à la collectivité de Mayotte, indexation à 53%, moyens insuffisants en Réseau Education Prioritaire (REP), Indemnité générale des services. "A la suite du mouvement de mars 2018, les promesses n’ont pas été tenues, notamment sur les moyens supplémentaires en poste dans les collèges", indique-t-il, et "nous comptons 27 élèves par classe, c’est 3 de plus que la moyenne de REP".

24 décembre 2016

Jean-Vincent Placé fête Noël au Sénat avant l'heure

Plus tout  fait à jeûn ? Quelques verres en trop ?

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Comme un air de fêtes de fin d'année. Vendredi dernier, l'ambiance au Sénat semblait pour le moins détendue. Jean-Vincent Placé n'y est pas pour rien. Présent pour défendre le projet de loi de finances voulu par le gouvernement, le secrétaire d'Etat chargé de l'Etat et de la Simplification s'est montré très jovial dans l'hémicycle.

À peine lui donne-t-on la parole que Jean-Vincent Placé démarre au quart de tour. Simplement interrogé pour donner son avis sur un point précis de la loi, le secrétaire d'État veut prendre le temps de détailler. «Je suis tout à fait disposé à vous présenter un argumentaire détaillé, celui qu'a préparé les services du ministère. Cela dit, je sens bien que M. le Rapporteur général veut rentrer en Eure-et-Loir, comme monsieur Capo-Canellas veut revenir dans la Seine Saint-Denis, Madame Goulet qui veut revenir dans l'Orne. (…) Moi je ne suis pas pressé, voilà.»

De quoi faire sourire dans les rangs du Sénat. Quelques minutes plus tard, interpellé par le sénateur LR de la Savoie, Michel Bouvard, Jean-Vincent Placé poursuit dans l'humour: «C'est toujours un plaisir de répondre au ministre Bouvard (…) qui est un des plus grands humoristes de la vie politique (…) avec sa phrase “Etre ancien ministre, c'est de rentrer dans sa voiture, de s'asseoir derrière et de s'apercevoir que la voiture ne démarre pas''.» Une déclaration assez curieuse étant donné que Michel Bouvard n'a jamais été ministre, comme il le rappelle depuis son siège, et qu'il n'a jamais prononcé cette formule qui vient de l'ancien ministre... François Goulard.

Assez pour se demander si Jean-Vincent Placé était bien dans son état normal vendredi après-midi au Sénat. Selon Le Canard Enchaîné paru ce mercredi, sa réaction pourraient venir d'un déjeuner arrosé qu'il aurait eu juste avant de se rendre au Palais du Luxembourg. Pour Christophe Rossignol, le conseiller du secrétaire d'Etat joint par Le Figaro, Jean-Vincent Placé a surtout eu «un coup de fatigue» et n'était en rien alcoolisé.

Assez fatigué en tout cas pour se faire relayer par les ministres Emmanuelle Cosse et Christian Eckert appelés en urgence pour la séance de nuit, toujours selon Le Canard Enchaîné. Contacté par Le Figaro, Jean-Vincent Placé a considéré que cette anecdote faisait surtout «beaucoup de bruit pour pas grand chose.»

7 janvier 2017

RN 59 Sécurité : assemblée générale

Un nouveau comité se met en place

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L'association RN 59 Sécurité, en sommeil de puis 2010, va reprendre son activité à l'initiative de nouveaux membres. L'assemblée générale aura lieu samedi, 14 janvier à 15 h 00  au bar associatif "Le Couarail" à Rombach-le-Franc (au 67, rue du général de Gaulle). Tous les riverains et usagers de cette route dangereuse du Val d'Argent, du Val de Villé, du Centre-Alsace sont invités.

Ordre du jour

1) Mise en place du nouveau comité. Selon les statuts, le comité peut comprendre jusqu'à 21 membres. 

2) Election du Bureau (président, vice-présidents, secrétaire, trésorier, assesseurs).

3) Les dernières informations concernant l'avancée du dossier RN 59 et les transports collectifs dans nos vallées.

4) Les propositions de l'association.

5) Actions à envisager : distribution de tracts, rencontres avec les élus, manifestations, réunions publiques.

6) Divers

12 décembre 2016

Viol et meurtre à Fribourg, un "incident" pour le maire de Villé

Le terrible meurtre de Fribourg-en-Brisgau a été élucidé – le meurtrier d’une étudiante de 19 ans a été confondu grâce à des traces d’ADN et ils sont nombreux maintenant à vouloir en tirer profit à des fins politiques. Eh oui, le meurtrier était un réfugié. Et non, cela ne veut pas dire que les réfugiés représentent un danger pour l’ordre public. Même si l’extrême-droite se trouve déjà sur ses grands chevaux pour dénoncer l’ensemble des réfugiés. Et lors de la réunion d'information concernant l'accueil de demandeurs d'asile, le maire de Villé n'a rien trouvé de mieux que d'évoquer ce drame en le qualifiant d' "incident". Aurait-il voulu mettre le feu aux poudres, il ne s'y serait pas pris autrement ! Il est vrai qu'avec de tels propos, on peut supposer que celui qui se disait "sans étiquette" au début de son premier mandat, qui est devenu l'un des premiers sarkozystes avec sa candidature aux élections régionales, pourrait bien être en mesure d'attirer les voix de l'extrême-droite au profit de son nouveau patron Fillon.  

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Tout le Pays de Bade et toute l'Alsace étaient choqués après la découverte de ce terrible crime commis juste derrière le stade de football de Fribourg. En évaluant les traces laissées sur le lieu du crime et les enregistrements vidéo des caméras de surveillance, le meurtrier a pu être arrêté en peu de temps. Un jeune réfugié afghan, arrivé il y a un an non-accompagné et accueilli dans une famille d’accueil, est donc le meurtrier. A lire les médias, on pourrait avoir l’impression que la qualité de réfugié intéresse plus que le fait qu’un jeune homme se soit transformé en violeur et meurtrier. Mais cet adolescent n’a pas agi en tant que réfugié, il a agi en tant que meurtrier et les tentatives de diffamer maintenant l’ensemble des réfugiés comme meurtriers potentiels, constitue non seulement un abus terrible d’un crime aussi terrible, mais aussi un manque de respect vis-à-vis de la victime et de ses proches.

Face à la barbarie humaine, on se tait et on n’essaye pas de récupérer un tel crime pour ses propres ambitions politiques. Et que les xénophobes arrêtent de dire « vous voyez… on a toujours dit que les réfugiés étaient dangereux » – malheureusement, des viols et des meurtres sont commis par toutes les nationalités, par des malades mentaux de toute origine. Et dans la plupart des cas, il s’agit de « bons Européens », souvent de membres de la famille, très rarement de réfugiés: En fait, et c’est une information qui n’aidera ni la victime, ni ses proches, les réfugiés commettent statistiquement moins de crimes que le reste de la population ; cet Afghan de 17 ans constitue donc l’exception qui confirme la règle.

Cet adolescent qui a pris la vie à une jeune victime, sera jugé selon les règles de l’état de droit. Et ce procès sera difficile, car en vue du jeune âge du meurtrier, il sera jugé selon la loi des adolescents, avec un plafond de la peine qui sera donc inférieure à la peine qu’un adulte se verrait infliger – et là aussi, l’extrême-droite tentera de « récupérer » cette tragédie pour elle. La défense fera certainement valoir le vécu de ce jeune homme, son exposition à la violence, à la mort et ses traumatismes – et pourtant, nombreux sont ceux qui voudrait le pendre.

Le respect pour la victime voudrait qu’on laisse maintenant agir la justice qui elle seule, est en droit d’évaluer ce crime terrible, les circonstances et qui doit trouver un verdict qui correspond à la gravité des faits. Non, il ne s’agit pas d’un « crime de réfugiés », il s’agit d’un crime commis par un criminel qui sera jugé pour son acte. Et que tous les autres se taisent. Et que tous ceux qui veulent abuser de cette tragédie humaine, se taisent en baissant la tête en ayant honte – on ne profite pas d’une telle tragédie pour manipuler les gens et pour prêcher la haine. (voir Euro-journal.net)

24 novembre 2016

Réunion publique à propos des réfugiés

Enfin une bonne initiative

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Comme je l'avais proposé sur ce blog, une réunion publique concernant l'accueil de réfugiés à la gendarmerie aura lieu lundi, 5 décembre à 20 h à Villé en présence du Sous-Préfet de Sélestat.

Visiblement, les choses avancent, même si c'est à petits pas.

Autre nouvelle intéressante

Une réunion a eu lieu à Sainte-Marie-aux-Mines concernant l'aménagement de la RN59 lors du contrat de plan Etat-Région 2014 - 2020. Un comité d'usagers va se mettre en place, rassemblant des membres du Val d'Argent, du Val de Villé et de Châtenois. Une assemblée générale est d'ores et déjà prévue le 14 janvier à Rombach-le-Franc.

30 novembre 2016

Complément d'information

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Après bien des bruits de comptoir dûs à l'un ou l'autre conseiller municipal, le maire de Villé vient enfin de faire distribuer une affiche et de communiquer sur son site internet.

"Réunion publique à la salle d'animation de l'école primaire lundi 5 décembre 2016 à 20h, en présence de Monsieur le Sous-Préfet, concernant l'accueil de demandeurs d'asile dans l'ancienne gendarmerie de Villé. Les villois et les villoises sont invités à venir y participer."

On sait donc maintenant où cette réunion a lieu !

9 novembre 2016

Où auront lieu les primaires françaises ?

Bonne question : peut-être en Afrique !

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Décidément, les voyages forment la jeunesse, et notamment nos jeunes candidats aux présidentielles. Nous ne parlerons pas de notre ancien président Sarkozy qui se rend régulièrement à Assinie (Côte d'Ivoire), chez son ami Alassane Ouattara, en toute discrétion en utilisant le pseudo de Paul Bismuth. Mais, à droite comme à gauche, on se rend en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire : Copé, Rama Yade, pour la droite, et j'en passe. Seul Juppé, en tant qu'ancien, est resté chez lui et a préféré déléguer son directeur de campagne Alain Dupouy, arrivé à Abidjan le 25 octobre dernier.  A gauche, Hollande, qui n'a pas encore jeté l'éponge, a certes déjà rencontré le président Ouattara en visite officielle, ou au coin d'une rue en allant acheter son journal à Mougins, où ils sont presque voisins. Quant à Valls, il a fait le tour de l'Afrique à grand fracas. Bon sang, mais c'est vrai, voilà qui est une bonne idée : organiser les primaires françaises dans un pays africain, comme la Côte d'Ivoire. Dans ces pays où la démocratie laisse un peu à désirer, nos candidats pourraient leur donner la leçon. Il ne faudrait juste qu'il n'y ait pas de candidat de Corse : pas la peine de montrer aux Africains comment on fait voter les morts. Pour le reste ça peut aller : on veut bien avoir droit à un voyage et un séjour gratuit (payés par l'Etat ivoirien). Air France et Corsair ne seraient pas mécontents de l'affaire. Un voyage touristique à Grand Bassam Plage comme prime pour tous les français qui se décident à voter, c'est sûr que le pourcentage d'abstentionnistes va baisser. 

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On comprend mieux maintenant pourquoi Emmanuel Macron, autre candidat non déclaré, mais ni de droite ni de gauche bien que marqué du péché originel d'être un ex-dirigeant de Rothschild où il possède encore des actions, veut à son tour se rendre sur le continent africain. Mais pourquoi donc, ne trouve-t-on aucune information dans nos grands quotidiens nationaux, et faut-il toujours se référer aux journaux du sous-continent ?

Extrait de "L'Eléphant déchaîné" du mardi, 8/11/2016

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