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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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11 août 2019

Turquie : Les journalistes détenus et bâillonnés

Tandis que la Turquie d’Erdogan avance ses pions dans les Balkans, qu’elle y obtient l’extradition d’opposants (au Kosovo), qu’elle met Serbes et Bosniaques d’accord en y construisant une autoroute, qu’elle célèbre partout l’échec du coup d’État de 2016, en Turquie même, un nombre de plus en plus important de journalistes séjournent en prison et y sont maltraités, au point que la Turquie devient le pays du record mondial de détention de journalistes. Un journaliste en prison, c’est-à-dire un prisonnier d’opinion, c’est toujours un prisonnier de trop.

turquie

Actuellement, il y aurait 137 journalistes dans les geôles turques. Leur nombre a cru considérablement après le Coup d’État avorté de juillet 2016. Erdogan a beaucoup exploité ensuite cette opération militaire ratée pour se débarrasser de ses opposants réels ou supposés. Et plus de 130 journaux ou médias ont cessé d’exister depuis cette date. Un journaliste turc explique qu’un peigne d’une extrême finesse passe sans cesse sur l’ensemble de la société, et ramasse tout ce qui présente quelque indépendance d’esprit à l’égard de l’AKP islamo-populiste et de son dirigeant, Recep Tayyb Erdogan.

La bête noire obsessionnelle d’Erdogan, c’est Fethullah Gülen, un clerc fondateur d’un mouvement religieux qui embrasse un important réseau d’écoles « coraniques »dans le monde entier, dans un esprit proche d’un certain soufisme. Gülen était le compagnon d’Erdogan au sein de l’AKP. Mais il est installé depuis des années aux Etats-Unis, fuyant la rivalité jalouse de son camarade. Puis la vindicte du dirigeant. Il a toujours nié toute implication dans le coup d’État d’il y a 3 ans.

Après le coup d’État, Erdogan a prolongé 5 fois l’état d’urgence. Ce qui lui a permis bien des opérations policières pour se débarrasser de qui lui déplaît ; En tout, 160 000 personnes ont été détenues… Et la Turquie se classe maintenant au 157e rang sur 180 dans le classement que fait Reporters sans Frontières de la liberté de la presse.

De quoi les accuse-t-on, au juste ? L’accusation est généralement disproportionnée ; d’une part, à cause de l’inadéquation relative de la législation turque dans le cadre de qu’il est convenu d’appeler « état de droit » ; et d’autre part, du fait de l’interprétation généralement très large des textes de lois : les juges utilisent souvent les lois anti-terroristes, pour les interpréter de la manière la plus extensive possible.

A l’intérieur des prisons turques, ce n’est plus nécessairement Midnight Express partout, mais un nombre important de journalistes sont mis à l’isolement durant des années (des Kurdes, notamment). Et souvent maltraités, soumis à des tortures au moins psychologiques et au harcèlement sexuel et moral. Avec interdiction de recevoir du courrier, et dans la plupart des prisons, droit à un appel téléphonique de 10 minutes toutes les deux semaines. Etre une femme journaliste kurde dans le pays, par exemple, c’est vraiment très dur aujourd’hui…

L’échec de l’AKP aux dernières et récentes municipales d’Istanbul (« Perdre Istanbul, c’est perdre toute la Turquie ! ») a-t-il introduit des changements dans ce vilain tableau aux couleurs brunâtres ? Pour l’instant, les changement semblent demeurer purement verbaux : Erdogan en effet a besoin de regagner de la popularité dans le pays, et malgré la taille et la configuration du pays, l’opinion stambouliote y est dans une certaine mesure contagieuse.

Que peut-on espérer, surtout dans le contexte international explosif (Syrie, DAESH, relations avec les Etats-Unis, la Russie et la Chine!) ? Tout simplement des dirigeants plus sagaces. Erdogan est très largement responsable (et fautif) quant à la mauvaise situation économique de son pays, et aux impasses politiques qu’il ne cesse de susciter par le fait de son narcissisme ridicule et son entêtement. Le CHP, le grand parti d’opposition, représente un vrai espoir à ce titre. (Marc Chaudeur, "Euro-journalistes")

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9 août 2019

Alerte à la leptospirose, la "maladie des rats"

En cette période estivale, les personnes qui se baignent en eau douce sont appelés à la vigilance. Ils peuvent s'exposer à un risque d'exposition aux bactéries responsables de la leptospirose, une maladie infectieuse potentiellement mortelle.

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Trois cas de contamination en Haute-Saône

Une alerte à la leptospirose, maladie infectieuse potentiellement mortelle surnommée la "maladie des rats" car souvent véhiculées par ces rongeurs, a été lancée en Haute-Saône, après trois cas constatés chez des baigneurs, a indiqué vendredi la préfecture.

L'Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche Comté "a été informée de trois cas de leptospirose suite à une baignade dans une zone non contrôlée", a précisé la préfecture de Haute-Saône dans un communiqué, sans préciser dans quel état se trouvait les trois personnes infectées.

"L'ensemble des activités de baignade et de loisirs aquatiques en eau douce présente un risque d'exposition aux bactéries responsables de la leptospirose", ajoute la préfecture rappelant que "la baignade doit se pratiquer dans des zones surveillées faisant l'objet d'un contrôle sanitaire".

La leptospirose, maladie à prédominance estivale, est due à des bactéries présentes dans les urines des animaux, essentiellement les rongeurs, qui peuvent contaminer les rivières, les étangs ou encore les piscines naturelles.

Après l'incubation, de trois à une vingtaine de jours, la maladie se manifeste dans la majorité des cas par des signes ressemblant à la grippe (forte fièvre avec frissons, douleurs musculaires et articulaires, maux de tête, troubles digestifs).

Les formes graves peuvent entraîner une atteinte de tous les organes (défaillance multiviscérale) potentiellement mortelle, avec une insuffisance rénale, des hémorragies et une jaunisse.

31 août 2019

Comores : un accord de partenariat avec la France

Un tiers des députés comoriens est contre !

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Plus d'un tiers des députés comoriens ont dénoncé jeudi l’accord de partenariat signé le 22 juillet entre la France et les Comores à l’occasion de la visite à l’Elysée du président comorien Azali Assoumani. 

Douze des 33 députés ont signé une déclaration en ce sens remise à la presse. 

"Les parlementaires de l’Union des Comores considèrent comme nuls et non avenus les accords-cadres signés le 22 juillet 2019 à Paris entre les gouvernements comorien et français et se désolidarisent du gouvernement comorien", indique ce texte. 

Les signataires accusent le président Azali de "piétiner et bafouer" la Constitution des Comores. 

Ils accusent aussi la France de violer la souveraineté des Comores depuis 44 ans "en occupant une partie de son territoire", Mayotte, la quatrième île de l’archipel des Comores, devenue en 2012 le 101e département français mais toujours revendiquée par Moroni. 

Les parlementaires signataires font "du retour de l’île de Mayotte dans son ensemble naturel une priorité nationale.De son côté, le Front démocratique (gauche) a accusé jeudi M. Azali d’avoir "livré les Comores en pâture à la France". 

Le président français Emmanuel "Macron donne 150 millions d’euros qui seront gérés (...) par l’Agence (...) spécialisée dans le blocage du développement des Comores, l’AFD de triste renommée (...). En contrepartie  (...) Azali concède l’occupation de Mayotte", affirme le parti dans un communiqué. 

L’accord, qui a déjà suscité une vague de protestations de l’opposition et de la société civile, prévoit le versement par la France de 150 millions d'euros sur trois ans au profit des Comores, notamment par l'intermédiaire de l'Agence française de développement (AFD).  

Le président Azali s’est pour sa part engagé à mettre en place un programme de lutte contre les traversées illégales entre Anjouan et Mayotte. 

Mayotte subit une forte pression migratoire des îles voisines des Comores dont la plus proche, Anjouan, est située à 70 km de ses côtes.(selon AFP)

17 août 2019

Pollution plastique au Cambodge

"De quel côté est votre hôtel ?"

cambodge« De quel côté est votre hôtel ? » C’est la question posée sur le site web de l’appel lancé par la plateforme CleanGreenCambodia pour réduire l’utilisation du plastique par les hôtels au Cambodge.

Créée en 2017 par l’ONG Soulcial Trust, CleanGreenCambodia a lancé lundi 5 août un appel pour la réduction de consommation de plastique par les hôtels au Cambodge. Une initiative qui vise à encourager et rendre public les efforts des hôteliers en la matière en publiant la liste des hôtels qui répondent à cet appel. La plateforme liste par ailleurs les hôtels qui suivent d’ores et déjà ses recommandations.

« Notre but est de promouvoir et encourager les initiatives durables, indique Juliette Goulet, coordinatrice du projet. Nous pensons que si les hôtels rendent transparentes leurs actions pour réduire leur consommation de plastique, cela permettra aux clients de voir quel hôtel est plus ambitieux qu’un autre. »

Pailles et bouteilles en plastique, boîtes en polystyrène, flacons de shampoing et de gel douche à usage unique, bonnets de douche, brosses à dents jetables… autant d’éléments courants dans les hôtels en Asie. Pourtant, des alternatives durables sont possibles.

CleanGreenCambodia assurera le suivi par la suite les actions mises en place par les hôtels signataires pour réduire leur consommation de plastique. Un premier rapport devrait être publié mi-2020 pour rendre compte des progrès des hôtels qui auront répondu à l’appel.

Si la surconsommation de plastique est un problème mondial, elle est aggravée au Cambodge du fait du manque d’infrastructures de collecte et de traitement. « Beaucoup de personnes brûlent les déchets plastiques, une pratique qui déclenche des maladies respiratoires et est cancérigène, explique Juliette Goulet. De plus, les déchets plastiques deviennent facilement des nids à moustiques qui seront ensuite les vecteurs de la dengue. »

Les déchets plastiques ont par ailleurs un impact sur la perception du Cambodge à l’étranger, notamment par les touristes. En 2015, la Cambodia Hotel Association estimait que les problèmes d'assainissement - notamment la mauvaise gestion des ordures - étaient responsables de 74 millions de dollars de manque à gagner chaque année pour l’industrie touristique cambodgienne. Le Global Green Growth Institute a quant à lui estimé qu’en raison de problèmes de pollution, Phnom Penh deviendra une « ville de moins en moins attractive » si rien n’est entrepris.

12 juillet 2019

Metz : la tête de Trump dans la Moselle...

... pour dénoncer son climatoscepticisme

trump1Une immense structure gonflable représentant la tête du président américain Donald Trump à moitié immergée est installée dans la Moselle, à Metz, depuis vendredi et jusqu'au 7 septembre pour dénoncer ses positions contre le climat, dans le cadre du festival d'arts numériques Constellations. 

"L'idée, c'était de bâillonner Trump, de le faire taire, mais il continue à parler, très sûr de lui", explique l'artiste Jacques Rival, à l'origine du projet. L'installation, baptisée "Everything is fine", montre "un Trump en perdition, mais qui continue à vouloir être seul contre tous, à vouloir oeuvrer contre l'intérêt commun", ajoute-t-il. La tête, haute de 4,60 m et large de 6 m, en toile de PVC peinte, est gonflée en permanence grâce à un système de soufflerie. Sa main droite sort de l'eau, faisant le signe OK avec les doigts.  

La nuit, un jeu de lumière créera "une atmosphère sécuritaire avec un éclairage dynamique", précise l'artiste de 47 ans, habitué des oeuvres monumentales et satiriques. La bande son du discours qu'avait tenu en 2017 M. Trump lors du retrait des Etats-Unis à l'accord de Paris sur le climat est diffusée, tronquée, donnant l'impression qu'il parle dans l'eau. De sa bouche, sous l'eau, sortent des bulles. Un buzzer est installé sur le quai, en contrebas du pont des Roches, pour inciter les passants à le faire taire ou bien à remettre en route son flot de paroles incompréhensibles.  

L'installation s'inscrit dans le parcours d'arts numériques, composé de 14 oeuvres, du festival Constellations qui a drainé l'an dernier quelque 950.000 visiteurs. 

Avec cette oeuvre, "il s'agit de sensibiliser le public à l'importance de s'engager sur ces sujets (l'environnement et la biodiversité, NDLR), de manière décalée et quasi burlesque", explique Hacène Lekadir, adjoint à la culture de la ville de Metz. 

"C'est aussi modestement un message envoyé au président Trump pour lui dire combien ses postures et ses positions anti-écologiques sont dangereuses pour le monde entier", ajoute-t-il. (selon AFP)

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30 juin 2019

Orange vole au secours du chinois Huawei

L'opération n'est évidemment pas gratuite !

Huawei

Le fabricant chinois Huawei est interdit aux Etats-Unis car accusé d’espionnage par l’administration américaine. Alors Orange compte sur lui pour le déploiement de la 5G en Afrique.

Alors que les grands groupes tournent le dos à Huawei, le fabricant chinois de smartphones peut continuer à compter sur Orange pour continuer son expansion en Afrique. C’est ce qu’a affirmé vendredi le directeur de la branche Afrique de l’entreprise française Alioune Ndiaye qui donnait une conférence de presse à Londres.

D’après le directeur régional d’Orange, se passer du fabricant chinois en Afrique pourrait avoir des conséquences néfastes sur le marché du mobile et freiner le développement du numérique sur le continent. « La position d'Orange concernant le continent africain est que si on devait mettre un coup d'arrêt à l'utilisation de Huawei, cela créerait un énorme problème (…) Ne pas utiliser Huawei, cela signifie que les prix pourraient se renchérir et in fine ralentir la pénétration du numérique en Afrique », estime-t-il.

A la pointe de la technologie, le fabricant chinois est un acteur mondial important du déploiement de la 5G. Celle-ci devrait se développer en Afrique, d’ici 2023 selon le responsable du groupe français. A ce titre, Orange ne compte pas lâcher le groupe basé à Shenzhen malgré les accusations d’espionnage dont il fait l’objet aux Etats-Unis.

Des allégations qu’ils lui ont déjà coûté des partenariats avec des grandes firmes américaines comme Apple ou encore Facebook. « Personnellement, je n'ai pas encore vu un opérateur ou quelqu'un d'autre qui a la preuve que Huawei a des problèmes de sécurité, qu' [il] espionne ou collecte des données sur le réseau», avoue pour sa part Alioune Ndiaye. Et vive la Françafrique à la chinoise ! Un grand merci à Donald Trump ! Et Jean-Louis Borloo, ancien ministre de Chirac et de Sarkozy, devient directeur général de Huweï  France ! Comme par hasard !

1 juillet 2019

Le trafic d'armes dans la corne de l'Afrique

Le commerce des armes illégales dans la Corne de l’Afrique reste une activité très lucrative et étroitement liée aux groupes terroristes transnationaux, au trafic de drogue et au conflit dans le Yémen voisin. Ce commerce régional  d’armes se focalise sur la Somalie et ses régions semi-autonomes, où la demande d’armes reste immuable malgré divers embargos et autres sanctions.

armes

Djibouti est devenue au cours des dernières années une plaque tournante de plus en plus importante pour le transport d’armes à des groupes armés dans la région. Il est de plus en plus évident que Djibouti agit comme un lieu de transit stratégique pour les armes provenant du territoire contrôlé par les Houthies au Yémen, qu'il expédie ensuite dans la région d'Awdal, dans le nord de la Somalie, par le biais de son participation au mission de maintien de la paix AMISOM.

Djibouti joue un rôle de plus en plus important dans le trafic d’armes dans la région alors que le gouvernement du pays cherche de nouveaux investissements étrangers dans son important secteur portuaire et ses industries connexes. De nombreuses sociétés djiboutiennes investies dans le secteur maritime en plein essor ont été impliquées dans le commerce illégal d’armes, ce qui a entraîné la réticence des investisseurs étrangers voulant participer à l’économie de Djibouti. La prolifération des armes à Djibouti suscite également des inquiétudes quant aux activités criminelles armées et au risque accru d'attaques terroristes dans un lieu fréquenté par des militaires étrangers.

Cependant, aucun des partenaires internationaux de Djibouti n’est disposé à signaler de tels risques, craignant la perte potentielle de leurs contrats sur des bases militaires stratégiques dans le pays. Une source locale a décrit le commerce des armes dans le golfe d'Aden comme un «chaos politique dans lequel la plupart des pays occidentaux ne veulent pas patauger». Malgré des preuves montrant des hauts responsables djiboutiens impliqués dans le commerce des armes, aucun effort n'a été consenti pour imposer des sanctions punitives á ces individus.

Le rôle de Djibouti dans le trafic d'armes régional va encore s'étendre, l'Érythrée et l'Éthiopie cherchant à s'entendre sur une paix durable qui aura des répercussions considérables sur la chaîne d'approvisionnement du commerce des armes dans la Corne de l'Afrique. Des groupes armés en Éthiopie, en Somalie et dans le Soudan, ainsi qu’al-Shabaab, comptent depuis longtemps sur l’Érythrée pour se procurer des armes. À mesure que l’Érythrée cherche à se rapprocher de l’Éthiopie et à revenir au sein de la communauté internationale, son rôle de plaque tournante du trafic d’armes sera considérablement réduit.

Djibouti, qui préfère une Somalie faible et une Érythrée isolée, va probablement combler le fossé et tirer parti de ses réseaux de trafic d'armes existants pour continuer à fournir des armes illégales aux groupes armés de la Corne de l'Afrique alors que l'Érythrée se retire potentiellement du commerce. Depuis qu’il a pris le contrôle du terminal portuaire de Doraleh, le gouvernement djiboutien semble se préparer à augmenter ses expéditions par le biais du principal port du pays. Cependant, la plupart des envois d'armes illégales par Djibouti continueront d'être effectués par des boutres plus petits via les communautés de pêcheurs de la côte sud-est et via le projet de port de Garacad.

La réticence des puissances occidentales et autres à agir contre les activités croissantes de trafic d'armes de Djibouti constitue une menace existentielle pour la sécurité de la Corne de l'Afrique et compromet les efforts actuels qui visent à mettre fin aux conflits de longue date dans la région. (selon Afrique-media)

13 juin 2019

Weilertal, c'est où ?

Histoire de rues jumelles...

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Elzach, qui a très récemment fêté son jumelage avec la commune de Telfs, dans le Tyrol autrichien, possède déjà une "Telfer-Strasse". Et au conseil municipal, certains se sont souvenu que le jumelage avec Villé durait depuis bien plus longtemps et n'était toujours pas évoqué par le nom d'une rue. Alors le conseil s'est lancé ! 

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Oui, mais voilà ! "Une rue de Val de Villé, c'est tout simplement mauvais", avait déclaré un peu plus tôt le bürgermeister Roland Tibi. Et on avait alors évoqué l'idée de la traduction allemande de "Weilertal Road". Mais toujours pas d'unanimité là-dessus : contrairement à Schlettstadt, la ville sœur de Waldkirch, malheureusement, "Weilertal" ne dit presque rien aux Elzachois. Les Alsaciens disent "Val de Villé" ou "Willerdaal", le Elzacher simplement "Villé".

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Un court sondage certes non représentatif a révélé: "Weilertal? Hm ... c'est où ? à Weil am Rhein ou à Badenweiler?" Il serait peut-être plus évident d'appeler la rue "Val-de-Villé-Straße"? A Waldkirch, on a bien opté pour la "Schlettstadt-Allee".

Et si on en revenait à des habitudes plus terre à terre ? Lorsque nos jumelés se rencontrent, c'est pour bien manger et bien boire ! Alors, si Elzach avait un jour une "Plataschlacker Gasse" ? Voilà qui aurait de la gueule ! Suite au prochain conseil municipal ... qui se réunit plus souvent que celui de Villé.

Une "Gasse" (ruelle) suffira bien sûr pour accueillir de temps en temps quelques villois qui se rendent à Elzach en covoiturage limité à deux véhicules. Quant à l'Avenue d'Elzach à Villé pour accueilir les bus de Forêt Noire, elle reste à construire.

22 mai 2019

Les vacances de Castaner à Abidjan

Que pensent les ivoiriens de cette visite ?

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Englué dans les gilets jaunes chez lui, le ministre de l'intérieur français vient respirer à Abidjan. Et ce week-end les taxis, auto-écoles et ambulanciers se sont mis en grève aussi, et ont bloqué les artères des grandes villes. Raison de plus pour Castaner de partir en vacances à l'étranger, et promouvoir le "Françafrique façon Macron". En effet, Castaner a en Afrique une cote de popularité identique à celle qu'il a en France.

Voici d'ailleurs l'article intégral paru dans le journal KOACI :

"Dimanche 19 Mai 2019 – Politiquement secoué chez lui depuis 6 mois par le mouvement contestataire dit des "gilets jaunes", le ministre français de l’intérieur est arrivé ce dimanche à Abidjan.

Accueilli à l'aéroport Félix Houphouet-Boigny par son homologue Sidiki Diakite et la hiérarchie policière, Christophe Castaner entreprend au pays une visite de travail alors que la Côte d'Ivoire traverse une période inquiétante après une série d'évènements tragiques notamment depuis mercredi à Béoumi.
Nous apprenons que les sujets et les dossiers sécuritaires qui lient les deux pays, enquête en cours, formations et équipements des forces de l'ordre ivoiriennes seront au centre de la bouffée d'oxygène africaine du ministre français venu également échanger autour de la problématique politique de l'immigration irrégulière, parfois d'origine ivoirienne, dans son pays d'Europe.
Enfin, le ministre français a été reçu par le numéro un ivoirien Alassane Ouattara en sa résidence de Cocody en présence, entre autres, de l'ambassadeur de France Gilles Huberson et du ministre d'Etat Hamed Bakayoko."
Amy Touré, journaliste

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21 mai 2019

Un couple qui sait rebondir !

Elisabeth et Jean Louis Guigou, duo de choc !

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Dès 1997, ce duo s'est rendu célèbre. D'abord, madame qui entra au gouvernement Jospin en tant que garde des Sceaux. Et elle allait ouvrir la voie à Jean-Louis, déjà communément appelé de façon ironique par ses proches "le mari de madame", qui ne tarda pas à assumer la fonction de directeur de la DATAR (direction de l'aménagement du territoire et des affaires régionales), où il était surtout chargé de surveiller "les agissements" de nombreux ministre du gouvernement "pluriel".

L'histoire ne manque pas de sel lorsqu'on sait qu'en 1999, l'association RN 59 Sécurité avait obtenu du ministre communiste des transports Jean-Claude Gayssot et de la ministre écologiste de l'environnement Dominique Voynet l'accord pour l'incription du contournement de Châtenois à 2x2 voies et d'une nouvelle route Lièpvre - Val de Villé au contrat de plan Etat - Région 2000 - 2006. Et comme par hasard, un soir, nuitamment, le "mari de madame" a atterri à Colmar, emprunté la RN 59 par Sélestat et Sainte-Marie-aux-Mines jusqu'à Saint-Dié (où il a quand même rendu visite au ministre de l'économie Christian Pierret) avant de s'en retourner tout aussi nuitamment à Paris. Il avait rempli son rôle d'espion et le projet RN59 fut retenu. Les ministres avaient bien monté le dossier.

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Mis en veilleuse à partir de 2002 sous la présidence de Chirac, "le mari de madame" rebondit avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Membre de l'IPEMED (institut de prospection économique du monde méditerranéen) il a vite compris l'avantage qu'il pouvait en tirer auprès d'un président qui prônait l' "union méditerranéenne". Ce projet politique fut vite réduit à néant, mais Guigou était dans la place, et y restera en prônant la réussite économique qui devait camoufler l'échec politique. Il restera d'ailleurs à son poste de directeur de l'IPEMED jusqu'en 2017. 

Et c'est tout naturellement que Macron en fit son homme de confiance pour une "nouvelle politique" en Afrique, une politique ressemblant singulièrement à l'ancienne politique de la "Françafrique".

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Fallait-il donc s'étonner si aujourd'hui "l'épouse de monsieur" rejoint les soutiens LREM pour les européennes ? pour obtenir en juin une délégation à Bruxelles ? Voilà qui a déjà de quoi faire courir la blonde. En tous cas voilà aussi un couple dans lequel le carriérisme et l'opportunisme l'emportent sur les convictions qui, de toutes façons, ne doivent pas être bien profondes.

Et comme Balkany, Guigou a 71 ans ! oh pardon, comme Balkany 70 ans ! Ces hommes politiques n'aiment pas qu'on les vieillisse, demandez donc Eric Dupond-Moretti, l'avocat.

25 mai 2019

Frimar ou Colbourg ?

Le maire de Vieux-Brisach propose une ville franco-allemande.

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Pourquoi ne pas penser en grand à la coopération: Oliver Rein, le Bürgermeister de Vieux-Brisach propose un projet commun de développement urbain. À d'autres endroits, cependant, cela dépend de la coopération avec la France.

"Construisons ensemble une ville sur le Rhin, c'est ce que nous appelons Freimar ou Colburg", a déclaré le maire de Vieux-Brisach, Oliver Rein, à la réunion de la région de Fribourg. Des représentants de la ville de Fribourg ainsi que des districts ruraux de Breisgau-Hochschwarzwald et d'Emmendingen sont représentés au sein du comité. Le maire de Fribourg, Martin Horn, a déclaré qu'il s'agissait d'une proposition "courageuse" visant à résoudre le problème du logement dans la région. Horn était moins convaincu du nom. "Nous devons reparler de Freimar."

Le sujet a été abordé dans la discussion sur l'avenir post-nucléaire de Fessenheim. Il s'est avéré qu'il reste encore beaucoup de points à éclaircir. Entre autres choses, il est question de créer un parc industriel international et de créer une liaison ferroviaire entre Fribourg et Colmar. Après la réunion, on a appris que le gouvernement fédéral ne voulait pas payer pour la connexion ferroviaire, qui coûte jusqu'à 270 millions d'€.

Il n’est pas clair non plus quelle technologie (électrification ou non ?) devrait être utilisée pour les trains, même s’ils devaient seulement être mis en route. Cette décision est prise en France. Du côté allemand, la route entre Breisach et Fribourg est en train d’être électrifiée. En France, la traction à l'hydrogène est également à l'étude. Si des systèmes incompatibles sont utilisés, les passagers devront changer de train sur la liaison Fribourg-Colmar. Selon l’administrateur du district, Dorothea Störr-Ritter, ce scénario est tout à fait envisageable.
Il existe également un désaccord entre l'Allemagne et la France sur une autre question. L'entreprise énergétique française EdF envisage de construire sur le site de la centrale nucléaire de Fessenheim une usine de démantèlement des composants de réacteurs radioactifs. L'Allemagne rejette les plans d'un soi-disant Technocentres. "Les Français connaissent notre position, mais nous ne savons pas comment ils la gèrent, et ce n'est pas nous qui décidons", a déclaré Störr-Ritter.
Le voeu du Bürgermeister de Alt-Breisach risque de rester pieux encore de nombreuses années.
16 mars 2006

Budget primitif : ma position

image21Le budget est l'élément essentiel de la vie de la commune. Il est l'outil des projets élaborés et de la politique élaborée.

Nous arrivons aux 5/7 de notre mandat et il nous faut faire le bilan des projets élaborés :

  • Réalisés (ou en train de l'être) : le lotissement "les Pommiers", le sentier multi-activités, le giratoire de l'entrée est, les écoles (les travaux de l'école primaire ont été réalisée, la restructuration de l'école maternelle est inscrite à ce budget) , la voirie (rue des Abeilles, rue des Vosges, rue de Luttenbach).

  • Non réalisés : la salle des fêtes (qui devait être la priorité), la rénovation des anciens abattoirs, la restructuration de la mairie.

Il s'est rajouté un dossier important : la requalification urbaine du bourg-centre. J'ai toujours dit que ce dossier devait s'intégrer dans les projets, et non pas les remplacer. C'est la raison pour laquelle je suis satisfait que la restructuration de l'école maternelle, dans un premier temps écartée, ait été maintenue et sera réalisée.

Là où se pose problème, c'est au niveau du financement du bourg-centre (FISAC),  nous ne savons toujours pas le montant alloué par l'Etat (ministre du commerce). Aurons-nous les 250 000 € escomptés, voire promis, soit 20 % sur une première dépense de 800 000 € et 10 % sur les 400 000 € suivants. Ou n'aurons-nous qu'un strict minimum de 50 000 € ? La question est d'importance et nous n'avons toujours pas de réponse du ministère du commerce, ni même du délégué régional chargé d'instruire ce dossier, qui de close nouvelle en close nouvelle exigée, repousse l'instruction et les décisions. Dossier que le représentant de l'Etat considérait comme pressant en septembre 2005 pour le transmettre à Paris, et qui repose encore toujours sur son bureau à Strasbourg !

J'ai toujours dit qu'il ne fallait pas engager les travaux avant d'avoir une réponse claire. Et je le pense toujours.

Malgré cette mise en garde, les travaux de la première séquence (parking de la place des fêtes, rue des bouchers) vont commencer. Cette partie est cependant la moins importante et est nécessaire. La rue des bouchers notamment a été largement dégradée par cet hiver qui se termine. Aussi je demande que, après la réalisation de cette séquence, la situation soit revue selon l'avancée du dossier du FISAC, et qu'en cas de réponse positive ou négative, les travaux de la 2ème séquence soient réduits, voire arrêtés.

L'ensemble du conseil se rangeant à mon point de vue, et, ne voulant pas bloquer des dossiers importants comme l'école maternelle, j'ai voté le budget.

DERNIERE MINUTE :

Enfin une bonne nouvelle dans la requalification urbaine du bourg-centre (non connue au moment du vote du budget) :

La commission permanente du Conseil Régional d'Alsace vient de voter une aide de 350 000 € pour les travaux du bourg-centre, pour pallier essentiellement à la disparition des fonds européens !

L'Etat va-t-il pouvoir se permettre de donner moins dans le cadre du FISAC ? ou est-ce le contribuable de Villé qui devra pallier à ses défaillances ?

25 février 2018

A propos de la visite de Georges Weah à l'élysée

La Françafrique, n'existe plus : c'est nouveau ça !

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Dit comme ça, dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, cela pourrait paraître véridique. Oui, mais voilà, beaucoup d'informations très récentes contredisent cette affirmation qui vient pourtant d'un ancien ambassadeur en Afrique.

Evidemment pour Macron, le Liberia de Weah est un petit pays qui n'a que peu d'intérêt financier et économique pour la France. Ce qui a surtout permis à notre président de réaliser une opération de com' vers le monde sportif français  : le seul "ballon d'or" africain, ancien joueur du Paris-Saint-Germain et de Monaco, représentait une occasion idéale. Et cette publicité s'est faite avec une aumône à la clé : 10 millions d'€ offerts gracieusement aux "riens" du pauvre Liberia. Cela se passait le 21 février 2018 !

La remise des pendules à l'heure s'est faite dès le lendemain ! 

Et ça se passait à Abidjan où le richissime français Bolloré avait déjà fait "main basse" sur les trois plates-formes portuaires, sans autre forme de procès. Et en ce 22 février 2018, li inaugure avec les autorités ivoiriennes son nouveau dépôt d'Abidjan-Vridi. Il suffit de lire la presse ivoirienne : 

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"Le ministre des Transports Amadou Koné a visité les installations de Bolloré Transports & Logistics, à Vridi, le 22 février 2018. A cette occasion, il a invité les autres entreprises exerçant en zone portuaire à s’inspirer de l’exemple de cette société. « Renforcez vos capacités d’action pour accélérer la cadence », leur a-t-il conseillé, à l’inauguration du nouvel entrepôt et de la nouvelle station d’empotage.

Pour lui donc en renforçant  leurs outils d’empotage et de dépotage, cela va contribuer à accélérer la cadence des activités dans différents Ports de la Côte d’Ivoire, les rendant ainsi compétitives. C’est d’ailleurs pourquoi, il a salué la construction de cette station d’empotage de cacao en vrac et l’acquisition de deux ponts bascules

En se dotant  d’un entrepôt moderne de 10.000 m2, Bolloré Transports & Logistics vient d’augmenter sa capacité de stockage à 26.000 m2 à Vridi. La superficie de destockage à Abidjan et San Pedro s’élève à 400.000 m2. Avec l’aménagement de 4000 m2 dans les jours à venir, Bolloré Transports & Logistics va augmenter sa capacité d’entreposage. Au cours cette cérémonie, le ministre des Transports à encourager les opérateurs économiques à renouveler leur parc-auto.

M. Bruno Merilhet, directeur général de Bolloré Transport & Logistics qui avait à ses côtés la Président du Conseil d’administration, Martine Coffi-Studer s’est réjoui de la décision du gouvernement ivoirien d’interdire le stationnement anarchique des véhicules dans la zone portuaire. Avant de réaffirmer le soutien de son entreprise à l’économie ivoirienne pour une croissance durable."

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 Et la Françafrique, c'est donc bien fini ? Tu parles !

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Je ne vais pas revenir ici sur tous les mauvais côtés de la Françafrique. Retenons juste quelques faits très récents :

  • Nicolas Sarkozy fait régulièrement des "sauts de puce" en Afrique, dernièrement au Rwanda (où il est reçu par le président Kagamé) en compagnie ... du fils de Bolloré ! Comme lorsqu'il était président, ce déplacement de Nicolas Sarkozy avait pour but de connecter les chefs d'entreprises français aux dirigeants rwandais pour la signature de contrats d'affaires.
  • Pendant ce temps, à Abidjan en Côte d'Ivoire, Macron impose le métro de Bouygues au détriment du tramway de Lohr-Alstom à son homologue Ouattara.
  • Poutine menace Macron de représailles commerciales à propos du franc CFA : au moment où les chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest affirment leur attachement à cette monnaie ! 

Alors ? Françafrique morte ? Malgré quelques tentatives de déstabilisation par la Chinafrique et la Russafrique, la Françafrique est bien là.

4 février 2018

Soixante-huitards !

Il y a cinquante ans, la jeunesse du monde se révoltait contre la génération de ses parents qui avaient créé un monde de guerre, de misère et d’austérité.

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Il fut un temps, chers enfants, où le terme « soixante-huitard » ne désignait pas un retraité en jeans qui marmonne des slogans qui datent littéralement d’un autre siècle, mais où le mot désignait un révolutionnaire, un combattant contre la génération de la guerre, contre cette génération de parents traumatisée par l’horreur suprême que l’humanité avait connue. La signification de « soixante-huitard » est paradoxalement passée de « moderne et radicalement progressiste » à « arriéré ». Elle rappelle une époque où la jeunesse du monde aspirait à une entente universelle, au « love and peace », à un monde sans guerre et franchement, ils étaient sympas, les « soixante-huitards ».

En 1968, la jeunesse protestait contre tout ce qu’il n’allait plus. Aux États-Unis, le mouvement pour les droits civiques s’organisait avec les Black Panthers ; le monde entier manifestait contre la guerre que les Américains menaient au Vietnam ; en France, intellectuels et ouvriers sonnaient le glas de l’ère du Général de Gaulle ; en Allemagne, les étudiants se révoltaient contre la génération de ceux qui avaient survécu au nazisme et souvent porté ce régime ; à Prague, les Tchécoslovaques vivaient un court instant de liberté avant que les tanks russes écrasent, dans tous les sens du terme, les manifestants ; en Irlande, le conflit autour de la séparation entre l’Eire et l’Irlande du Nord entrait dans sa phase violente, une véritable guerre civile ; et partout dans le monde, la jeunesse était dans la rue pour que cessent injustice, guerre, corruption et violence.

Les protagonistes « soixante-huitards », c’étaient les cheveux longs, les nuits de discussions et les jam sessions dans les bars enfumés de Saint-Germain, Berlin-Kreuzberg ou Prague, c’était le jazz de Miles Davis, la créativité débordante de la « beat generation » avec ses auteurs et poètes comme Jack Kerouac ou Alan Ginsberg, c’était les voyages à Katmandou, Matala ou Ibiza. Les « soixante-huitards » étaient les premiers à vivre « en tribu » dans la société d’après-guerre, un peu marginaux, mais en même temps, trop nombreux pour vraiment l’être.

Oui, oui, chers enfants, je sais, tout cela sort des livres d’histoire… et pourtant, rendons aux « soixante-huitards » ce qui leur revient. La société d’aujourd’hui leur doit beaucoup : du droit à l’avortement (qui, incroyable, n’existe toujours pas dans tous les pays européens…) à l’humanisation des conditions de travail en passant par l’abolition de la peine de mort. Les « soixante-huitards » étaient les déclencheurs d’une autre façon de penser et ce n’est pas par hasard que la plupart de ces mouvements prenaient leurs origines dans les universités et parmi les intellectuels.

Ils étaient courageux, les « soixante-huitards », car on se moquait d’eux, on les arrosait de gaz lacrymogène, on les matraquait, et on les tuait, comme en 1970 à la Kent State University dans l’Ohio, où la Garde Nationale tirait sur des étudiants qui manifestaient paisiblement, tuant 4 jeunes par balles.

Mais que sont-ils devenus, les « soixante-huitards » ? Ils se sont mis, un peu comme aujourd’hui, « en marche ». Mais cette marche-là, c’était la « longue marche à travers les institutions » prônée par la grande figure du mouvement 68 en Allemagne, Rudi Dutschke. La « longue marche à travers les institutions », c’était l’engagement révolutionnaire dans les structures de l’État, dans la fonction publique, dans les organisations politiques. Ainsi le voyait Rudi Dutschke, changer démocratiquement le système depuis l’intérieur. Dutschke décédait en 1979 des suites des blessures d’un attentat commis sur lui, en 1968.

Effectivement, beaucoup de « soixante-huitards » ont fini par se faire couper les cheveux et mettre un costard, pour aller travailler dans une administration, dans les écoles, dans la police et dans l’armée. Peu à peu, le système, la famille et les années les ont engloutis et aujourd’hui, ils sont à la retraite, marmonnent des slogans qui, littéralement, datent d’un autre siècle et le terme « soixante-huitard » est devenu péjoratif. Has-been, quoi. Et ce n’est pas juste.

Il convient de dire un grand merci aux « soixante-huitards ». Sans vous, le monde n’aurait pas connu Woodstock, sans vous la libération sexuelle n’aurait pas eu lieu, sans vous le monde penserait moins librement, sans vous, personne ne se soucierait aujourd’hui du climat et de l’environnement et c’est pour cela et bien plus encore, chers « soixante-huitards », que je vous dis merci. Vous ne méritez pas que « soixante-huitard » soit une insulte. Voilà. (Journal "euro-journaliste")

24 janvier 2018

Nicolas Sarkozy de retour en Côte d’Ivoire

Que cachent toutes ces visites éclair de Nicolas Sarkozy ?

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Nicolas Sarkozy a effectué une visite à Kigali (Rwanda) le 15 janvier 2018 avant de gagner Abidjan le lendemain. Ces visites express de l’ancien président dans la capitale soulèvent bien des interrogations. Serait-il devenu le nouveau ministre des affaires étrangères de Macron ? Le Drian a-t-il été viré ? Ou veut-il saboter la politique de Macron au moment où ce dernier réunit des chefs d'entreprise à Versailles ?

On sait que l’ancien chef d’État français Nicolas Sarkozy entretient un lien de confiance avec le président Alassane Ouattara. Il est régulièrement venu en Côte d'Ivoire depuis l'accession de ce dernier au pouvoir et a même décroché d'importants contrats pour certains industriels français.

L’ex-président français a même été coopté par le Chef d'État ivoirien pour le renforcement de la coopération entre Abidjan et Doha (capitale du Qatar). Et lors de la crise postélectorale de 2011, l'ancien locataire de l'Élysée avait fait intervenir les troupes françaises de l'opération Licorne (destinées à protéger les expatriés européens) en soutien aux forces pro-Ouattara pour déloger le président Laurent Gbagbo. Voir donc l'ex-président régulièrement aux côtés du président ivoirien passe mal aux yeux de l'opposition ivoirienne et des milieux politiques français.

Mardi 16 janvier 2018, Nicolas Sarkozy a effectué une visite éclair à Abidjan. Le jet privé à bord duquel il voyageait a atterri dans la capitale ivoirienne très tôt dans la matinée. Il a eu un tête-à-tête à la présidence avec son ami Alassane Ouattara avant d’être rejoint par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le ministre de la Défense Hamed Bakayoko et Patrick Achi, le secrétaire général de la présidence.

Si l’on ignore concrètement l’objectif de cette rencontre, il apparaît qu’elle avait pour but de connecter les chefs d'entreprises français aux dirigeants ivoiriens pour la signature de contrats d'affaires. À noter que la veille, Nicolas Sarkozy avait rencontré le Président Paul Kagamé à Kigali (Rwanda). Il était accompagné d’une forte délégation d’hommes d’affaires français, dont Cyrille Bolloré, fils de l'industriel français bien connu (le grand à droite sur la photo). Bolloré ! Voilà un nom français qui revenait souvent en Côte d'Ivoire au temps de Sarkozy président, remplacé par Bouygues -semble-t-il- sous l'ère Macron. Et si cette visite était tout simplement un épisode de la guerre franco-française pour contrer Bouygues qui vient de remporter, avec l'appui de Macron, le juteux marché pour la construction du métro d'Abidjan ?

12 janvier 2018

Villé : pagaille à la distribution communale

Où sont passés les conseillers municipaux ?

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A Villé, petite bourgade de vallée vosgienne où la municipalité ne roule pas sur l'or - c'est bien connu - les conseillères et conseillers municipaux ont pris l'habitude de porter un certain nombre de documents dans les boîtes aux lettres de leurs concitoyens. Parmi ces documents : villé-infos, comcom-infos, invitations au repas de l'âge d'or.

Oui mais voilà : ces derniers temps ces distributions prennent un certain retard, pour ne pas dire un retard certain. C'est ainsi que le comcom.info de la première semaine d'octobre a été distribué dans certains quartiers lors de la troisième semaine de novembre.

Et ce n'est pas tout ! le comcom.info de décembre (qui comprenait un questionnaire d'enquête sur les mutuelles de santé à renvoyer avant le 29 décembre) n'est pas encore distribué à ce jour, notamment au centre-ville. Il est vrai que le maire va bientôt souhaiter une bonne santé à ses administrés (le 13 janvier, paraît-il, bien que les invitations ne soient pas encore parvenues chez la majorité des villois). En tous cas, il n'y aurait donc pas besoin de mutuelle santé bon marché à Villé.

Enfin, il semble aussi que tous les "plus de 70 ans" n'aient pas encore reçu leur invitation pour le traditionnel repas de fin d'année qui aura lieu le 20 janvier et pour lequel ils devaient s'inscrire avant le 10 de ce mois. Nous avons appris que les conseillers municipaux avaient été invités par e-mail de la mairie à chercher le matériel à distribuer en date du 28 décembre ! Dans certains quartiers, et notamment celui de la conseillère départementale, première adjointe, nos seniors viennent à peine de voir arriver  cette si mignonne invitation par la poste, garnie d'un beau timbre-poste (attestant la date d'envoi) qui va faire frémir de jalousie tous les philatélistes. Certains se sont d'ailleurs demandé qui a payé ces beaux timbres : la commune ? le conseil départemental ? ou le Père Noël ?

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 Ci-dessus : exemplaire d'invitation à l'âge d'or : les premières sont distribuées à la mi-décembre par portage municipal, les dernières le 11 janvier par la poste du côté de la "Obergass" (les réponses restant à renvoyer pour le 10/1/2018).

27 décembre 2017

La Tunisie suspend les vols d’Emirates

La Tunisie a suspendu les vols d’Emirates Airlines après un tollé général au sujet des mesures de sécurité dans les Emirats Arabes Unis visant les femmes d’Afrique du Nord en général et de Tunisie en particulier.

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Le ministère des Transports de Tunisie a déclaré qu’il avait suspendu les vols d’Emirates Airlines vers Tunis jusqu’à ce que la compagnie aérienne trouve une solution appropriée pour exploiter des vols "conformément au droit international et aux accords". Cette décision est la conséquence de mesure de brimade prise par les Emirat Arabes unis contre des femmes du Maghreb. Un certain nombre de femmes tunisiennes ont, en effet, déclaré que leurs voyages dans l’État du Golfe avaient été retardés et que certains d’entre eux avaient été contraints de subir un examen plus approfondi de leur visa et certaines n’auraient pu embarquer.

Cette situation a déclenché des réactions de colère sur les médias sociaux et les médias en Tunisie et les Emirats n’ont pas apporté de réponse satisfaisantes pour expliquer les raisons de ce traitement particulier. Anwar Gargash, le ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, a déclaré sur Twitter : "Nous avons contacté nos frères tunisiens au sujet des informations de sécurité qui nécessitaient des procédures spécifiques (...) Nous devons éviter les tentatives trompeuses ... Nous valorisons les femmes tunisiennes et les respectons", a-t-il ajouté, sans préciser.

Malgré la levée officielle de la restriction, les groupes de défense des droits de l’homme tunisiens ont condamné ces mesures comme "discriminatoires et racistes" rapporte The Guardian qui explique que la Tunisie a essayé de rétablir les relations diplomatiques avec les EAU, qui ont été endommagées par sa révolution de 2011 et après que le parti islamique al-Nahda, qui a des liens étroits avec le Qatar, soit arrivé au pouvoir dans le pays nord-africain. Les relations entre le Qatar d’une part et l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, Bahreïn et l’Egypte d’autre part ont été rompues depuis juin après que les quatre pays arabes ont accusé Doha de soutenir des groupes terroristes dans la région.(Afrik.com)

20 décembre 2017

Villé : le parking des nids de poules

Une affaire qui remonte à plus de 10 ans

SuperUMonsieur le Maire de Villé a l'habitude de ne pas assumer ses actes, fussent-ils anciens. C'est le cas pour l'ancien Super-U du centre-ville. Rappelons les faits : l'ancien Super-U (ou plutôt Valvil-services) a quitté ses locaux lors de la construction d'une nouvelle unité commerciale dans la zone artisanale de Triembach-au-Val / Neuve-Eglise. A cette occasion le conseil d'administration de Valvil-Services avait envisagé de léguer tous les biens (financiers et immobiliers) à la commune de Villé après sa dissolution. Une belle affaire pour la municipalité du bourg-centre, surtout qu'elle était assortie d'une cagnotte de 420.000 €. Pour un maire qui pleure toujours que la commune n'est pas riche, c'était une aubaine.

L'affaire était en bonne voie, il n'y a que le maire de Villé qui y trouvait à redire. S'étant entouré de conseils très efficaces, selon ses propres dires de cette époque, il organise des réunions de commissions avec comptable et avocat, qui ne débouchent pas. Visiblement, le maire s'enferme dans sa logique habituelle de valses-hésitations telle qu'on a pu le voir à de nombreuses occasions, comme les logements sociaux de la rue d'Albé, ou l'accueil de réfugiés dans l'ancienne gendarmerie. Interrogé par la presse après un conseil municipal, il se fend d'un communiqué rageur et vexant à l'encontre des donateurs. Au point que, dans la foulée, le conseil d'administration de Valvil-Services décide de tout léguer à la comcom, qui n'en demandait pas tant.

Et voilà qu'après tant d'années, alors que la comcom veut établir une convention de mise à disposition gratuite du parking le plus important du centre-ville commerçant, Monsieur le Maire continue à faire la fine bouche.

La comcom a touché les subventions d'Etat pour résorber une friche.

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Evidemment, pendant ce temps, personne n'entretient ce parking qui atteint de plus en plus les limites du praticable et qui par ces temps humides et neigeux ressemble plus à des tranchées de la Grande Guerre qu'à une aire de stationnement. Voilà qui ne va guère attirer les villois, valdevillois et touristes au bourg-centre. Mais cela, visiblement, ne dérange pas Monsieur le Maire de Villé qui ne veut surtout pas faire face à ses responsabilités. Il est vrai que la comcom, propriétaire du site, a touché l'aide d'Etat pour démolir la friche commerciale qui s'y trouvait et aurait pu et dû remettre le terrain en état. Mais tant que je sache, le maire de Villé est toujours vice-président de la comcom. Alors où est le problème ? Disons que les incohérences sont habituelles dans cette commune, où les sujets les plus importants ne sont pas à l'ordre du jour du conseil municipal, ça se saurait. Hans em Schnockeloch, que vas-tu encore nous faire ?

NB : ci-dessus extrait de presse des DNA du 19/12/2007, relatant les débats du conseil communautaire.

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15 décembre 2017

Esclavage en Libye : Les Européens complices, selon Amnesty.

Les gouvernements européens doivent repenser leur coopération avec la Libye.

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Amnesty International (AI) accuse les gouvernements européens, en particulier l’Italie, de soutenir directement ou indirectement les tortures et autres abus subis par les migrants en Libye. "Les gouvernements européens sont sciemment complices de la torture et des abus endurés par des dizaines de milliers de réfugiés et de migrants détenus dans des conditions épouvantables en Libye", déclare l'ONG dans son rapport.

Elle accuse, par ailleurs, les gouvernements européens d'avoir contribué à l'expansion de ces exploitations dans un souci de limiter l'arrivée de migrants. « Depuis fin 2016, les États membres de l’Union européenne – notamment l’Italie – ont mis en œuvre une série de mesures visant à fermer la route migratoire via la Libye et la Méditerranée centrale, sans se soucier des conséquences pour les personnes bloquées », déclare l'Organisation.

Selon AI, l'Union Européenne a fourni ainsi « un entraînement, des équipements et un soutien » aux garde-côtes libyens pour qu’ils interceptent les migrants en mer, mais ce programme a surtout permis d'alimenter les centres de détention où les migrants sont torturés par les gardiens pour leur extorquer de l'argent. « Jusqu'à présent, 20.000 personnes restent confinées dans ces centres de détention surpeuplés et insalubres », précise John Dalhuisen, directeur d'Amnesty pour l'Europe.

Pour lui, les États européens connaissaient parfaitement le sort réservé aux réfugiés et migrants, ils doivent ainsi repenser leur coopération avec la Libye. Ils « doivent insister pour que les autorités libyennes mettent fin (…) aux arrestations arbitraires et à la détention de réfugiés et de migrants », a ajouté M. Dalhuisen. (Timothée Jean, Afrique sur 7)

21 novembre 2017

Manifestations contre la vente de migrants comme esclaves en Libye

On aurait aimé voir le président de la République à la tête de la manifestation parisienne. Hélas, il n'est ni Spartacus ni Toussaint Louverture, ni-même Victor Schoelcher. Il est à la fois Rothschild et Trump ! 

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 Manifestation devant l'ambassade de Libye à Paris

Affrontements et gaz lacrymogène à Paris

+DE 30 MILLES MANIFESTANTS AFRICAINS A PARIS CONTRE L'ESCLAVAGISME EN LIBYE

Les "noirs" marchent sur les champs Elysées contre l'esclavage en Libye

2 novembre 2017

Nadine Morano conseillère de Macron ...

... pour sauver la chrétienté !

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Les déclarations de Nadine Morano sont fréquentes et toujours amusantes. Alors que les Constructifs ont été officiellement exclus des Républicains, mardi 31 octobre, Le Point explique dans sa version abonnée que la députée européenne aurait tenu à prévenir Emmanuel Macron de la fourberie de cette frange dissidente du parti de droite.

"Vous savez, ils nous ont trahis, ils vous trahiront ", aurait ainsi déclaré Nadine Morano au président Macron. "Ne vous inquiétez pas, j'en suis conscient...", aurait même répondu le chef d'État français à son interlocutrice, qui n'a décidément pas sa langue dans sa poche. En atteste sa déclaration, ce mercredi 1er novembre sur France-Info, sur sa volonté d'inscrire dans la Constitution les "racines chrétiennes " de la France. Jupiter le dieu païen à la tête d'un empire chrétien ?

Deux trahisons en deux jours et pas exclue des Républicains. Il faut être Nadine pour le faire.

1 novembre 2017

Sahel : Macron et Le Drian bottent en touche

Lundi 30 octobre à l’ONU, une réunion ministérielle présidée par le ministre français des Affaires Etrangères, Jean Yves Le Drian, a tenté de définir la force d’interposition qui  doit se mettre en place sous l’égide du “G5 Sahel” (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie et Burkina). En réalité, un nouveau mirage.

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Comme il est loin le temps béni où l’ancien président français, François Hollande, célébrait en 2013 le “plus beau jour de sa vie politique” au Mali où l’intervention militaire française “Serval” avait lieu. La majorité de la population noire de Bamako s’était réjouie de l’arrivée des troupes françaises avec l’espoir que les populations Touaregs du Nord, ces éternels dissidents, seraient contraints de déposer les armes. Il faut bien constater l’échec politique qui a succédé à un ratissage du Nord Mali présenté comme une victoire définitive.  Les accords de paix signés en 2015 n’ont guère été respectés, le président malien IBK, adoubé par Paris lors de son élection en 2013, est totalement discrédité; et il ne se passe pas de semaine sans accrochage violent ou attentat sanglant, non seulement au Nord du Mali, mais aussi au centre et au Sud du pays, comme le révèle un rapport de l’ONU dont le Canard Enchainé (25/10) donne de larges extraits. “A Bamako, Tombouctou, Gao et Kidal, lit-on, le nombre d’assauts contre les forces de défense maliennes a pratiquement doublé”.

Sans parler des voix de plus en plus nombreuses au sein même de la classe politique malienne qui dénoncent “l’occupation” des 4000 soldats française au Mali. Ce désarroi politique est une aubaine pour l’Imam Mahmoud Dicko, le président du très réactionnaire Haut Conseil Islamique (HCI), qui fort de la manne séoudienne, est devenu l’homme fort du pays qui pourrait, demain, devenir une République islamique soft.

Tourner la page

Ce tableau là naturellement, Jean Yves Le Drian a été bien incapable de le dresser. Principal artisan de l’opération Serval qui s’inscrit classiquement dans la filiation des quarante huit opérations militaires françaises menées par la France en Afrique depuis les indépendances africaines, l’actuel ministre des Affaires Etrangères semble bien en peine d’en reconnaitre les limites et d’avouer un échec militaire qui fut son titre de gloire. Mais il lui faut pourtant tourner la page, aiguillonné qu’il est par un patron, Emmanuel Macron, pressé d’en finir avec le fardeau financier des interventions militaires à l’étranger.

"La stupide guerre de Libye"

Confronté dès les lendemains de l’opération Serval à de mauvaises remontées du terrain, Jean Yves Le Drian a, dans la foulée, dénoncé les responsables de l’enlisement français. Si les groupuscules djihadistes avaient encore de beaux jours au Mali, mais également au Niger et au Burkina, c’est en raison de la base arrière qu’ils possédaient en Libye. Le ministre de la Défense qu’il fut n’aura de cesse de plaider pour une nouvelle intervention militaire dans le sud libyen mais n’obtiendra pas gain de cause auprès de l’Elysée, absorbé par d’autres théatres d’opération en Syrie notamment.

Ce qui est exact, c’est que “la stupide guerre de Libye”, pour reprendre l’expression du général Desportes sur Europe 1 le 21 octobre dernier, qui a été menée en 2011 par Nicolas Sarkozy et David Cameron, a déstabilisé l’ensemble de la région. Le rapport de l’ONU, daté du 28 septembre dont le Canard Enchainé donne des extraits, recense les résultats terrifiants de la situation actuelle en Libye: multiplication des attentats, appuis logistiques et financiers des groupes terroristes. Pour autant, l’existence de cette aire de jeux et de trafics pour les groupes terroristes n’explique pas à elle seule la situation sécuritaire actuelle au Mali et plus généralement au Sahel. Le rapport de l’ONU, toujours d’après le Canard Enchainé, pointe la responsabilité des pouvoirs en place, notamment en matière d’atteintes aux droits de l’homme: découverte de charniers, viols, exécutions sommaires. Dans le cas du Mali, ces experts renvoient dos à dos les groupes armés terroristes et les forces de défense et de sécurité qui sont coupables, les uns comme les autres, de ces exactions.

Tour de passe passe

Le véritable tout de passe passe des Français fut de transmettre le relais, notamment au Mali et en Centrafrique, aux forces onusiennes de la Minusma, 12000 hommes au total. Mais  cela ne marche gère. Quatre vingt soldats ont été tués ces dernières semaines, alors même que la situation empire chaque jour.

Face à ce constat qui marque les limites des forces onusiennes dans cette guerre atypique, le nouveau président français, Emmanuel Macron, tente aujourd’hui de mettre les chefs d’Etat de la région face à leurs responsabilités. Organisez-vous, leur dit-il, dans le cadre d’une force d’interposition, dite du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina, Tchad, Mauritanie), et l’Europe comme l’ONU vous aideront financièrement.

C’est cette stratégie que Jean Yves Le Drian a vendu ce lundi à l’ONU. Mais ses interlocuteurs ne sont plus ces présidents africains, les Déby au Tchad, Issoufou au Niger, Aziz en Mauritanie, qu’il avait su mettre de son côté en fermant les yeux sur leur fâcheuses tendances autoritaires et leurs légers penchants prédateurs.

Cette fois, l’état des lieux a été dressé par une délégation du Conseil –formée de la France, de l’Éthiopie et de l’Italie–, qui s’est rendue du 19 au 23 octobre en Mauritanie, au Mali et au Burkina Faso pour juger des recommandations du rapport « à l’aune de la réalité de terrain ». Et les financements s'avèrent loin d’être bouclés. Quatre cent millions d’euros seraient nécessaires pour que les armées du G5 Sahel soient formées, armées et modernisée. Pour l’instant, cent millions d’euros seulement ont été trouvés.

Les talents de bonimenteur de Jean-Yves Le Drian auront-ils suffi ? Seul l'avenir le dira. (selon Nicolas Beau - "Mondafrique")

5 octobre 2017

Villé : Les conseillers avaient lu mon blog

Le maire bat en retraite !

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Dès le 28 septembre, j'avais annoncé l'ordre du jour du conseil municipal tel qu'il était affiché à la mairie. Et le 30 septembre je donnais mon avis concernant le point n° 2 : adhésion à l'association des communes forestières d'Alsace. Visiblement, les élus municipaux, tant de la majorité que de l'opposition, avaient lu ces articles de mon blog. Peut-être même le maire et ses adjoints y avaient jeté un coup d'oeil ?

Toujours est-il qu'il n'y a guère besoin d'une grande argumentation pour que ce point soit ajourné (ou retiré ?), rendant ainsi l'ordre du jour un peu plus maigrichon.

Le maire a-t-il eu peur d'être mis en minorité ? lui qui a l'habitude de voir ses seize troupiers suivre fidèlement ses ordres ? En tous cas, suite à sa sage décision, la commune économise environ 150 €. Cela faisait quand même cher pour un simple verre de riesling dans un vin d'honneur annuel. Surtout que la commune paie  déjà les repas de ses délégués à l'AG du syndicat forestier des 26 communes. 

En tous cas, merci monsieur le maire, le contribuable villois vous remercie pour votre attention aux économies budgétaires. Et après tout, une retraite sur un petit chapitre forestier abordé sur un blog (peu lu ?), ce n'est pas encore la Bérésina. 

A relire : Informations forestières

22 mars 2019

En vert et contre tout !

 Un obstacle aux pistes cyclables : le cuivré des marais !

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L'affaire était bien lancée ! Le 20 janvier dernier, la commission "transports - circulation douce" de la comcom de la vallée de Villé, présidée par le maire de Villé relayé très efficacement par le président Riebel, décidait enfin de lancer le projet des pistes cyclables. Un "atelier participatif" a même été créé et un montant de 80.000 € prévu pour les acquisitions foncières et éventuels premiers travaux.

C'était sans compter sur le représentant de Thanvillé, par ailleurs membre du comité de l'association écologiste Alsace-Nature, qui tient à faire savoir aux participants à la réunion de commission de la comcom du 20 mars où il a brillé par son absence, qu'il n'est pas favorable au passage de la piste Saint-Maurice - Zone Industrielle par la zone alluviale, tout comme il s'oppose au tracé Honcourt - Maisonsgoutte, le tout pour des raisons environnementales. Sur ces tracés, semble-t-il, les futurs cyclistes risquent de déranger un sympathique papillon appelé "cuivré des marais".

Et l'affaire ne risque-t-elle pas de se terminer au tribunal administratif, un peu comme le dossier de la RN59 et du contournement de Châtenois, où le même responsable a fait compter par un huissier de justice les orchidées menacées de destruction ?  A quand le comptage judiciaire des papillons sur le ban du président-maire écologiste de Saint-Maurice ?

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9 avril 2019

Accidents de la route au Cameroun

La surcharge, l'une des principales causes

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S’il y a une pratique qui a pris droit de cité dans le paysage du transport en commun au Cameroun, c’est bien celle de la « surcharge ». La surcharge est la pratique qui consiste à mettre une personne de plus au niveau du siège passager à côté du chauffeur. De ce fait au lieu d’une personne vous en trouverez deux. La pratique s’étend même sur les « bendskins (moto taxis)» où on retrouve trois voire quatre personnes sur une moto.

A l’intérieur, 11 adultes et un bébé. Sans compter les bagages à l’arrière et sur le toit. « C’est tout à fait normal pour nous qui desservons ces lignes. Je porte trois personnes devant et je partage mon siège avec l’une d’elle. C’est ce qu’on appelle « petit chauffeur ». Comme la voiture est large à l’arrière, je fais asseoir quatre personnes adultes. Et elles portent les autres clients. C’est comme cela que nous nous débrouillons. Les voyageurs et nous n’avons pas le choix : les routes qui vont chez eux sont mauvaises et rares sont les voitures qui les desservent », explique tranquillement le chauffeur.«

C’est devenu une habitude. Il est quasiment impossible de se déplacer, assis seul sur le siège avant. Même si vous proposez une forte somme, les taximen vous « bâchent ». Si vous insistez, le chauffeur vous demande de descendre de sa voiture et d’aller acheter la vôtre », déclare Patrick Nlend, élève et habitué des taxis. La situation n’est guère reluisante du côté des motos taxis.

Cela se voit pourtant qu’il est mal installé et doit faire une gymnastique inappropriée entre les jambes de ses clients pour passer les vitesses. La surcharge, cause de nombreux accidents de la circulation sur nos routes, est l’activité la mieux partagée des automobilistes. Dans le transport urbain ou interurbain. Un tour dans les artères de nos villes et campagnes, et chacun peut constater que la pratique est bien incrustée. 

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Les transporteurs clandestins, appelés clandos opèrent dans des régions données de chaque ville comme les quartiers; il leur est interdit de circuler dans les routes à grandes circulations, même si certaines dérives sont souvent constatées. Mais plus que de simples clandestins, il s’agit en fait de débrouillards qui essayent de lutter contre le chômage en se lançant dans le transport en commun. On distingue aussi les Bendskin, qui sont des conducteurs de motos dits motos-taxis, qui ont l’art de ne pas respecter les lois prescrites et qui conduisent dangereusement. À l’origine de nombreux accidents notamment dans la ville de Douala, un pavillon a même été baptisé à l’hôpital Laquintinie de Douala « Pavillon Bendskin ». Ces derniers sont pourchassés depuis de nombreuses années, an qu’ils respectent les règles, soit l’obtention d’un permis de conduire approprié et des papiers de véhicules, pour qu’ils exercent dans les domaines qui leur sont réservés.

Le Cameroun compte près de 230 000 km de routes principales, dont 4 300 bitumées et bien aménagées, quoique le trac  y soit souvent perturbé à cause des gros porteurs ainsi que les péages intempestifs.

Le financement de l’entretien des routes est assuré par le fond routier, créé en août 1998 et placé sous la tutelle du ministère des nances. Une part importante (environ 1/3) du budget d’investissement de l’État revient au réseau routier, qui devrait bénécier en outre d’une enveloppe de 5,6 milliards d’euros que l’Union européenne a décidé, dans le cadre du dixième Fonds européen (2008-2013), d’aecter aux grands axes routiers africains. Le développement des échanges au sein du continent, l’intégration régionale, le désenclavement des territoires condamnés à l’autarcie, l’accès à de nouveaux marchés, notamment à l’exportation, sont autant d’objectifs communs au Cameroun et au reste de l’Afrique.

L’effacement de la dette devrait permettre de concentrer des enveloppes budgétaires massives sur le réseau routier. Le programme sectoriel 2006-2015 dénit un réseau prioritaire de 23 000 km et prévoit le bitumage de 200 km de routes par an. Avec la France, les C2D (Contrats de Désendettement et de Développement) seront en partie consacrés au nancement des travaux. Les transports au Cameroun ont un rôle important dans la question du développement du pays, qui nécessite une infrastructure adéquate an de faire face à la croissance démographique, au déplacement des populations vers les villes, ainsi qu’aux nouvelles exigences économiques.

Emmanuel Batamag - Afrik.com

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