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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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30 octobre 2020

Panne ou grève ?

En marche ou crève !

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Décidément, les aventures arrivant lors des annonces à répétition de notre président provoquent toujours des remous. Certains de nos concitoyens ont ainsi été surpris dès mercredi matin. Plus de téléphone, plus d'internet et plus de télévision ! A première vue, un problème de réseau en dégroupage total chez l'un de nos fournisseurs d'accès. L'un d'eux, ayant téléphoné à service après-vente, s'est vu répondre : "Il s'agit d'une panne générale de notre réseau qui touche toute la France. La connexion sera rétablie d'ici jeudi matin." Hum! le jour où Macron annonce le deuxième confinement aux français. S'agissait-il vraiment d'une panne ? ou d'une grève avec sabotage du discours de Manu ? Et si 20 millions de français ne savaient pas à cette heure que le confinement est revenu ? Bonjour aux policiers qui vont pouvoir taxer les victimes innocentes d'une amende de 135 € !

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19 octobre 2020

Comcom : le virus n'est jamais bien loin !

Faire endosser le démantèlement du service public à la covid-19 ?

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Mais que se passe-t-il donc à la comcom de la vallée de Villé ? Il semblerait que là aussi les élus se soient mis à l'heure de la crise sanitaire. Et l'heure de dégainer est arrivée ! La sous-préfète représentante du gouvernement était d'ailleurs venue une semaine auparavant donner "les derniers conseils" (ou plutôt "les derniers ordres"). Et nos gentils élus très dociles vont tout adopter !

Et les premières victimes sont nos aînés ! Pas de repas de fin d'année pour eux. Certains auraient le coronavirus qui les aurait contaminé lors de promenades estivales ou automnales dans nos forêts, et pourraient provoquer l'un ou l'autre cluster dans le Centre-Alsace.

Mais bien sûr, il y a beaucoup d'autres menaces ! Comme celle de la fermeture de la perception. Non pas que les habitants de la vallée seraient exemptés d'impôts, mais bien pour qu'ils ne sachent plus où porter leur réclamation en cas d'erreur manifeste des agents du Trésor Public. Tout ça à cause du coronavirus ?

Et n'oublions pas les bureaux de mairie qui ne délivrent plus de cartes d'identité (malgré une timide relance annoncée à Villé) pour lesquelles les habitants de la vallée sont conviés de se rendre à Sélestat, Sainte-Marie-aux-Mines ou Saint-Dié-des-Vosges ? Après tout les voyages forment la jeunesse, et à ce propos Papeete (capitale de Tahiti) convient aussi. Rappelons cependant, que l'Elysée, lieu de résidence du responsable de ce démantèlement du service public, convient aussi. La comcom du val de Villé pourrait se charger de l'organisation des déplacements.

Et même la ZAIM de Maisonsgoutte reste déserte ! Là se pose d'ailleurs un problème de légère incohérence : malgré le vide de plus de 20 ans, nos élus approuvent l'achat d'un terrain supplémentaire ! Comprenne qui pourra. Mais là on ne peut pas dire que c'est l'état sanitaire : "zone vide" et "co vide", ce n'est pas la même chose. Il s'agirait plutôt d'un problème de vide cervical.

Annonçons quand même une bonne nouvelle. Une association, décidée à combattre la pollution plastique, va développer la fabrication de stylos en bois. En freinant l'appauvrissement de la vallée, elle va aussi contribuer à la lutte contre les chèques...en bois. Et par hasard, ne serait-ce pas la "nouvelle spécialité du Val de Villé" destinée à offrir un cadeau à nos aînés, privés de repas ?

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14 octobre 2020

Spectacle non autorisé !

A Geispolsheim, Dieudonné invite les porteurs du coronavirus à contaminer la police

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Samedi soir, le polémiste Dieudonné a donné un spectacle sans autorisation dans un hangar de Geispolsheim-Gare, à une douzaine de kilomètres au sud de Strasbourg, devant 200 à 300 spectateurs, selon les Dernières Nouvelles d'Alsace. La gendarmerie s’est rendue sur place.

Condamné à plusieurs reprises par la justice pour incitation à la haine, négationnisme et antisémitisme, le très controversé « humoriste » Dieudonné – de son vrai nom Dieudonné M’Bala M’Bala – a fait des one-man-shows dans des lieux clandestins sa marque de fabrique. Une parade qui lui permet de contourner les arrêtés municipaux quasi systématiques visant à interdire son spectacle.

« Le lieu exact vous sera communiqué par SMS au plus tard quelques heures avant la représentation. Il se situera à moins de 20 km de Strasbourg », était-il indiqué sur le site internet du polémiste à l’attention des spectateurs qui avaient acheté leur place pour la représentation de samedi soir, au prix de 19 à 34 euros. Au dernier moment, ils ont été invités à rejoindre un hangar de la rue Frédéric-Chopin à Geispolsheim-Gare, au bout d’une zone pavillonnaire située en bordure de l’A 35.

Une quinzaine de gendarmes se sont rendus sur place vers 20 heures peu après le début du spectacle intitulé « Finissons-en ! ». Dans le théâtre improvisé, ils ont découvert 200 à 300 personnes serrées comme des sardines. La plupart ne portaient pas de masque. Dans une vidéo postée sur le compte Twitter « Dieudonné Officiel », on entend le polémiste encourager depuis la scène « ceux qui sont atteints du virus asiatique » à se « rendre au commissariat afin de contaminer les fonctionnaires de police ».

Une « blague » qui ne fait pas du tout rire du côté de la préfecture. Alors que le Bas-Rhin est placé en zone d’alerte pour la circulation du Covid-19, tout rassemblement de plus de dix personnes dans un lieu accessible au public y reste soumis à une déclaration préalable en justifiant des mesures prises pour le respect des distanciations physiques et des gestes barrières. Ce qui n’était pas le cas samedi soir à Geispolsheim.

Les gendarmes n’ont cependant pas tenté d’interrompre la représentation qui s’est tenue quasi normalement durant deux heures environ. Les spectateurs ont fait l’objet de contrôles d’identité à la sortie. La salle avait été réservée au nom de la société des Productions de la Plume, gérée par la compagne de Dieudonné, qui s’expose à des poursuites. L’enquête devra déterminer si le propriétaire du hangar en tôle, accolé à des bureaux et situé dans une petite zone d’activités, connaissait la raison de cette éphémère location.

La veille, vendredi, l'humoriste controversé avait donné un spectacle sans autorisation dans une ancienne scierie d'un village de Meurthe-et-Moselle. Selon les mêmes modalités d’organisation dissimulée, il poursuit sa tournée avec des dates annoncées dès le week-end prochain à Nevers, Grenoble, Marseille, etc.

Mais, au fait, comment se fait-il que ce danger public ne soit pas encore en prison  ? Il semblerait que les forces de l'ordre ne viennent que pour assister au spectacle ? Et la préfète porte plainte... pour justifier son incapacité à combattre les fachos ?

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24 septembre 2020

Fermeture de Bridgestone

Combien d'argent public l'usine avait-elle touché ?

bridgestoneBridgestone a annoncé la fermeture de son usine de pneus à Béthune. Un coup dur pour ses 863 salariés et des centaines de sous-traitants. Ces dernières années, l'entreprise avait pourtant reçu des centaines de milliers d'euros d'aides publiques.

"Ca va être la guerre". Le président de la région des Hauts-de-France ne décolère pas après l'annonce de la fermeture de l'usine  Bridgestone de Béthune. 863 employés sont sur le carreau. Sans compter des centaines de sous-traitants. Pour Xavier Bertrand, la pilule est d'autant plus amère que le site avait reçu à plusieurs reprise des aides publiques. Et même beaucoup d'aides publiques.  "C'est pas "prends l'oseille et tire-toi". ça va être des années de procédure et une guerre de tranchées", prévient le président de la région. Mais de quels montants parle-t-on ?

620 000 euros d'aides régionales. Entre 2008 et 2016, 500.000 euros ont été alloués par le Conseil régional des Hauts-de-France au fabricant japonais. Une somme à laquelle s'ajoutent encore 120.000 octroyés  par la Région lors de l'actuel mandat, depuis 2016. Ces aides ont été validées en octobre 2017. Une subvention totale, donc, de près de 620.000 euros destinée à développer la formation des salariés et moderniser le site. Et l'argent public ne devait pas s'arrêter. 

En 2008, la communauté d'agglomération de Béthune a versé presque 1,2 million d'euros au groupe japonais, en complément du versement de 500.000 euros de la Région mentionné précédemment. A cela s'ajoute 500.000 euros du FEDER (fonds européen) ainsi que 320.000 euros de l'Etat. Au total, les aides publiques depuis 2008 avoisinent donc 2,6 millions d'euros et ce n'est pas tout. Reste en effet à connaître le montant du crédit d'impôt pour la compétitivité emploi (CICE) qu'aurait touché l'équipementier récemment. Le montant d'1,8 million d'euros est évoqué par plusieurs sources. Il a été confirmé par Agnès Pannier-Runacher lors du Grand Jury sur LCI. "1,8 million au titre de l'exercice 2017" a-t-elle précisé, indiquant au passage que le CICE avait, depuis, été supprimé.

8 août 2020

Encore et toujours la RN 59 !

Quatre véhicules impliqués à la sortie de Lièpvre

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Depuis 1971, soit près d'un demi-siècle, les projets pour l'aménagement du contournement de Châtenois et du tronçon Lièpvre - Val de Villé attendent leur réalisation. Faut-il s'étonner alors des nombreux accidents qui ont déjà fait 111 morts ? Cette fois, il n'y en a pas eu... jusqu'à quand ? 

Selon "l'Alsace" : Un accident impliquant quatre véhicules s‘est produit ce jeudi vers 19 h 30 à la sortie de Lièpvre, vers Sélestat, au niveau du carrefour entre la RN59 et la RD48. Une voiture aurait percuté la file de quatre voitures qui se trouvaient à l’arrêt devant elle, attendant que la première tourne.

Douze personnes sont impliquées, dont neuf sont légèrement blessées et ont été évacuées vers les hôpitaux de Sélestat et Colmar, les trois autres étant indemnes. Parmi les blessés figure une jeune femme de 23 ans, enceinte. Après un examen sur place, elle a été transportée à l'hôpital.

Une vingtaine de pompiers venus de Sainte-Marie-aux-Mines, Sélestat, Ostheim, Ribeauvillé, Sainte-Croix en Plaine et Sundhouse étaient sur place. La circulation a été assurée en alternance par la DIREst. Les gendarmes de Sainte-Marie-aux-Mines et le maire de Lièpvre étaient également sur place.

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4 juillet 2020

Insécurité routière et les nuisances sonores

L'association "SOS Massif des Vosges" pointe du doigt

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En cette fin juin, l’association SOS Massif des Vosges pointe du doigt « le bruit et l’insécurité générés par un nombre élevé de motos sur les routes des vallées et des crêtes du Massif Vosgien, qui s’en sont trouvés décuplés à la faveur du déconfinement. »

« Les week-ends qui ont suivi le déconfinement ont connu ce que beaucoup de personnes ont perçu comme un déchaînement de vacarme et de bruit, constituant une atteinte insupportable à la qualité de vie que l’on est en droit d’espérer dans un espace naturel. Cela ne peut plus durer » déplore l’association, qui ne veut cependant pas engager une guerre contre les motards.

« Les motards ont, comme n’importe quels autres usagers de la route, le droit d’y circuler. Mais à ce doit sont associés des devoirs. Le premier d’entre eux est, pour les motards comme pour les autres usagers, de respecter le Code de la Route et notamment de rester maître à tout moment de leur véhicule, en adaptant leur comportement au contexte et aux circonstances. Il est par conséquent parfaitement inacceptable, qu’au nom d’un petit plaisir égoïste, quelques individus colonisent, par le bruit et l’insécurité, des espaces naturels, lieux de calme et de sérénité, en excluant de fait tous les autres. »

Concrètement, SOS Massif des Vosges propose les mesures suivantes :

  • Le classement symbolique de la route des crêtes en « route touristique » et la limitation de la vitesse à 40 Km/h (vitesse paysagère), sur la totalité de son parcours et des tronçons adjacents ainsi que la réduction à 60 Km/h sur l’ensemble des routes du Massif;
  • La fermeture aux véhicules à moteur de tronçons significatifs de la route des crêtes, entre le col de la Schlucht et le col du Calvaire par exemple, partie de la route qui traverse de part en part la réserve nationale du Gazon du Faing et qui affecte fortement ses objectifs de protection de la faune et de la flore;
  • La fermeture de la route d’accès au Hohneck qui transforme ce sommet emblématique des Vosges en parking embouteillé et inutile;
  • La mise en place de contrôles sérieux et ciblés, tant de la vitesse que du bruit (il existe aujourd’hui des radars de bruit qui peuvent être déployés en points fixes ou mobiles). Chacun a pu constater pendant le confinement la présence nombreuse et très inhabituelle de forces de gendarmerie chargées du contrôle d’éventuels randonneurs sur l’ensemble du Massif, il serait difficilement compréhensible que l’on nous oppose aujourd’hui le manque d’effectifs ou toutes autres raisons pour justifier le laisser aller et se satisfaire de quelques opérations « coups de poing » sans lendemains. (selon "Saint-Dié.info")

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14 juin 2020

Macron à Maisonsgoutte ?

Pour un grand feu d'artifice à la Honel !

artifice1Décidément, il se passe des drôles de choses à Maisonsgoutte ! Un collectif de "fourmis" en faveur  de la fête de la Pentecôte à la Honel, fâché par les jeunes participants à la rave-party lors du déconfinement réglementé de cette année, auraient invité le président de la république Emmanuel Macron à un feu d'artifice exceptionnel à la Honel pour la Fête Nationale du 14 juillet. Ils voudraient lui proposer de constater à cette occasion que ce blog a diffamé et de leur servir de témoin de moralité au procès à venir.

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Notre cher Manu aurait accepté avec plaisir (sous réserve que Bribri soit invitée aussi). Il conseillerait aussi à ces chers maisonsgouttiens de prévoir un défilé depuis le centre du village jusqu'au lieu du délit !

Il est même prêt à utiliser les 6750 € de PV ramassés par les gendarmes au matin de la Pentecôte pour déplacer la Garde Républicaine et la Légion Etrangère. Voilà qui aurait de la gueule. Ma grand'mère, une "Zimmermann" de Maisonsgoutte, aurait dit que ce n'est qu'un juste retour des choses.

artifice2Ayant étudié le dossier, le président a en effet trouvé, en l'absence de défilé sur les Champs Elysées pour cause de coronavirus, l'idée de faire connaître Maisonsgoutte dans toute la France très intéressante. Cette commune doit en effet être l'unique où le maire, battu aux élections, siège comme premier adjoint aux côtés de son vainqueur. Un défilé bucolique en plus, voilà qui ne pouvait que conforter sa décision. Et avoir à ses côtés deux maires, ce serait formidable. Sûr aussi, d'ici 2022, la cité des "fourmis" pourra participer au concours des plus beaux villages de France.

artifice9Et il n'oubliera pas de payer le vin d'honneur qui suivra la manifestation avec un bon riesling ou un crémant de Dambach-la-Ville où, selon nos fins limiers, l'un des organisateurs, à l'origine de la menace de plainte en diffamation, dirigerait un grand domaine viticole.

alsaceNB : ce billet a l'air d'une fake-new, mais n'en serait finalement pas une ! Chez les "fourmis" tout peut arriver. Et Macron risque d'annoncer son déplacement dans son allocution à la nation ce soir à 20h00.

7 juin 2020

Kenya : Manifestations à Nairobi

Contre la mort de l'afro-américain George Floyd

000Des manifestants ont marché jusqu’ à l’Ambassade américaine à Nairobi, en soutien aux manifestants américains à la suite de la mort de George Floyd, un afro-américain mort étouffé par un policier blanc.

Le mouvement de colère aux Etats unis a également gagné Nairobi. Près d’une centaine de manifestants se sont rendus devant l’ambassade américaine pour protester contre la mort de l'américain George Floyd.

« Je suis une femme blanche privilégiée des États-Unis et c’est ma responsabilité de dénoncer ce qui se passe en ce moment aux Noirs du monde entier, mais surtout dans le pays d’où je viens.», a déclaré Amelia Hopkins,l'une des manifestantes de nationalité américaine.

George Floyd, cet homme de 46 ans est décédé le 25 mai en répétant « I can’t breathe » («Je ne peux pas respirer»), gisant par terre, menotté et avec le cou sous le genou d’un policier dont les collègues sont restés passifs. 

Les autopsies effectuées ont confirmé que la mort était due à la pression au niveau de son cou.

Depuis, des manifestations ont éclaté dans plusieurs parties du pays pour dénoncer le racisme et les violences policières. Pour montrer leur solidarité, des policiers américains ont dû également se mettre à genou devant des manifestants.

27 avril 2020

Coronavirus : où est la solidarité européenne?

Dans le Bas-Rhin : 240 Moldaves bloqués sur une aire d’autoroute

moldavieFaute d’accord entre l’Allemagne et la République tchèque, trois cars transportant des travailleurs moldaves et leur famille se retrouvent bloqués sur l'aire d’autoroute à Brumath.

Coincés en France. En pleine épidémie du coronavirus, trois autocars transportant environ 240 personnes de nationalité moldave, majoritairement des hommes, sont bloqués, ce dimanche, sur l’aire d’autoroute de Brumath, dans le Bas-Rhin, dans le sens Strasbourg vers Paris.

Pas d’accord entre l’Allemagne et la République tchèque

Les voyageurs sont partis, samedi matin, de Paris pour retourner dans leur pays, mais ils n’ont pas eu l’autorisation de traverser la frontière. Selon les informations reçues, l’Allemagne, qui avait préalablement donné son accord, a décidé de faire marche arrière devant le refus de la République tchèque de permettre aux ressortissants moldaves de pénétrer dans le pays.

Les trois autocars ont dû faire demi-tour pour stationner sur l’aire d’autoroute de Brumath, dimanche matin. Les lieux ont été sécurisés par la gendarmerie, en attendant de trouver une solution diplomatique.

Aux dernières nouvelles, les bus retourneraient à Paris. Un avion pourrait en emmener 130 d'entre eux vers la Moldavie. Et les 110 autres ? Verront-ils leur galère continuer ? On peut le redouter.

4 avril 2020

Des virus préhistoriques

Avec le réchauffement climatique, les régions arctiques, dont les terres sont gelées depuis des millénaires, deviennent plus facilement accessibles. Or, le sous-sol, s'il contient du pétrole et du gaz, réserve aussi quelques surprises...

virusEnfoui depuis 30.000 ans, "Pithovirus" refait surface

C'est à Marseille, dans le laboratoire Information génomique et structurale (CNRS/AMU), qu'il a été découvert en juillet 2012. Un virus inconnu jusque-là, de taille inédite – 0,5 micronw de diamètre pour 1,5 micron de long –, qui fonde la troisième famille de virus géants, les seuls visibles au microscope optique. Tout droit venu de l'extrême Nord-Est sibérien, dans la région de Tchoukotka, cette surprenante bébête était enfouie à 30 m sous terre depuis 30.000 à 40.000 ans. Bien cachée jusqu'à ce qu'une équipe franco-russe s'avise de prélever des échantillons de permafrost, cette couche de sol gelée en permanence depuis des millénaires qui peut dépasser 1.500 m d'épaisseur. "Les amibes que nous cultivons au labo ont attrapé ce virus pour nous après avoir été mises en contact avec le permafrost.

Infectées, les amibes sont mortes, tuées par le virus qui s'est multiplié en plusieurs milliers de nouveaux exemplaires", explique Chantal Abergel, virologue et codécouvreur de ce Pithovirus sibericum. Conclusion : après avoir survécu congelé pendant plus de 30.000 ans, celui-ci a conservé tout son potentiel infectieux. Et consolation : ce virus-là est inoffensif pour l'homme. Une certitude qui ne suffit pas à rassurer tout à fait Jean-Michel Claverie, professeur à la faculté de médecine de Marseille et également codécouvreur : "Qui nous dit qu'il n'y a pas, dans cette nouvelle famille, d'autres virus dont nous ignorons l'existence et qui pourraient être pathogènes pour l'homme et les animaux?

Le virus de la variole sur une femme momifiée

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L'inquiétude des scientifiques se nourrit d'abord de l'existence même du permafrost, qui recouvre des millions de kilomètres carrés dans les régions arctiques, en Russie, au Canada, en Alaska… Un vrai congélateur naturel où la lumière ne pénètre pas, sans oxygène, au pH neutre, idéal pour conserver les molécules organiques. D'autres que Pithovirus s'y trouvent donc certainement, mais lesquels ? Le virus de la variole, éradiqué dans les années 1970, pour lequel on a arrêté la vaccination mais qui a tué des dizaines de millions de personnes au cours du XXe siècle, est vite évoqué : "Au niveau du génome et de leur mode de réplication dans les cellules, Pithovirus sibericum et le virus de la variole se ressemblent, constate Jean-Michel Claverie. Notre travail démontre que ce dernier, s'il a été éliminé de la surface de la Terre, pourrait toujours exister dans les profondeurs du sous-sol."

Une autre équipe franco-russe a d'ailleurs retrouvé des séquences du virus de la variole sur les restes d'une femme momifiée et conservée dans le permafrost depuis 300 ans en Iakoutie, au nord-est de la Sibérie. Des personnes ont donc certainement succombé à cette épidémie dans la région. Avec la variole, d'autres virus, connus ou non, pourraient faire leur réapparition. "Si l'extinction de l'homme de Neandertal il y a 30.000 ans, contemporaine de Pithovirus, avait pour origine une infection virale, le virus responsable pourrait très bien ressurgir un jour et être pathogène pour Homo sapiens", estime Chantal Abergel. Sans compter les bactéries : on sait déjà que lors d'étés particulièrement chauds, marqués par un dégel plus important de la couche superficielle du permafrost, des foyers d'épidémie de maladie du charbon (anthrax) ressurgissent chez les rennes. Une maladie déclenchée par les spores "libérées" que mangent les animaux.

Un catalogue des micro-organismes

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Si le réchauffement climatique ne va pas dégeler le permafrost sur de grandes profondeurs – "la Sibérie ne va pas devenir Saint-Tropez du jour au lendemain", plaisante Jean-Michel Claverie –, il fait déjà fondre la glace de mer, ouvrant ainsi une nouvelle route maritime au nord de la Sibérie, qui donne accès à des contrées jusque-là quasi vierges. Avec à la clé la prospection de minerais, et des forages pour aller chercher du gaz ou du pétrole à de grandes profondeurs. "On va aller tripatouiller des couches de permafrost jamais touchées depuis des millions d'années et faire remonter de la tourbe qui se retrouvera à l'air libre, au contact direct de l'homme. Or elle contient peut-être des virus dangereux", s'inquiète Jean-Michel Claverie. Pour l'heure, sans verser dans la science-fiction, l'équipe marseillaise va tenter d'isoler et de cataloguer les micro-organismes présents dans une quinzaine d'échantillons de permafrost prélevés à différentes profondeurs en Sibérie. "Nous prenons le maximum de précautions, précise Chantal Abergel, on ne cherche pas à réactiver autre chose que des virus d'amibes." "Le séquençage" des ADN contenus dans le premier échantillon de permafrost doit commencer ces jours-ci. (Selon JDD, Richard Bellet)

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25 avril 2020

Un médecin de campagne au temps du Covid-19

On est dans le devoir, l’empathie et le soin” : médecin de campagne dans le sud de l’Alsace, Jérôme Ponton avale les kilomètres pour se rendre au chevet de ses patients contaminés par le coronavirus et assume “en première ligne” sa mission de soignant.

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Combinaison et masque FFP2 sur le visage, flacon de gel hydroalcoolique sur la table, le généraliste examine sa patiente : depuis une dizaine de jours, Yvette Forster, 72 ans, est dans la phase dure de la maladie. Ce mardi après-midi, le Dr Ponton s’est rendu à son domicile à Sondersdorf, village d’environ 300 âmes dans le Haut-Rhin, l’un des foyers majeurs du coronavirus en France. “Je suis fatiguée, j’ai perdu 6 kilos”, explique la retraitée, qui s’interroge : “ça dure longtemps cette maladie?” “Ça n’est pas établi mais ça va durer un petit peu encore”, lui répond doucement le médecin. “Le mot d’ordre, c’est le repos”, conseille-t-il encore, avant de prendre congé et poursuivre sa tournée.

Avec le confinement et des patients cloués au lit, “ces visites sont nécessaires”, explique ce jeune généraliste de 35 ans, installé depuis 2017 à Vieux-Ferrette, commune de 700 habitants où il exerce dans un cabinet avec deux autres médecins, dont sa compagne, et quatre infirmières. “Un retour aux sources” pour ce trentenaire formé à Strasbourg mais originaire d’Altkirch, capitale du Sundgau, zone rurale aux confins de l’Allemagne et de la Suisse. Avec une patientèle d’environ 3 000 personnes étalée sur une vingtaine de villages, des consultations en cabinet et des visites à domicile (une vingtaine par semaine), son cabinet ne chôme pas.

Une activité qui s’est intensifiée en mars avec “la vague” de patients Covid, contraignant les sept soignants de Vieux-Ferrette à restructurer leur activité. “Il y a eu un moment avec exclusivement des visites Covid”, explique le Dr Ponton. “Là, on recommence les visites chez des patients chroniques où on n’allait plus pour ne pas faire entrer le loup dans la bergerie…

Le Dr Ponton “m’a sauvé la vie

Après deux semaines d’hospitalisation à Altkirch, Michel Lorentz, 78 ans, a regagné dimanche son domicile de Winkel, à une dizaine de kilomètres de Vieux-Ferrette. “Content de vous revoir !”, lance le Dr Ponton au septuagénaire, très secoué par le coronavirus. “Il n’a pas été placé en réanimation, son cœur ne l’aurait pas supporté”, explique son épouse Agnès, 65 ans. Elle aussi a été contaminée, mais avec des symptômes plus légers. À la place, un protocole médicamenteux a été administré à son mari : “ça passait ou ça cassait…”, se souvient Agnès Lorentz, qui rend hommage aux personnels de l’hôpital Saint-Morand d’Altkirch, où des patients Covid ont été accueillis dès mi-mars pour désengorger celui de Mulhouse, alors submergé.

Christian Boesinger, 63 ans, a également été admis à Altkirch. Ce retraité de Linsdorf, à un quinzaine de kilomètres de Winkel, loue lui aussi les soins prodigués dans cet établissement où il est resté “une dizaine de jours”. “Pour nous généralistes en zone rurale, c’est hyper important d’avoir un centre hospitalier de référence”, souligne le Dr Ponton. À l’heure des restrictions budgétaires dans les hôpitaux, largement décriées par les soignants, il est “important de conserver” ces hôpitaux de proximité, insiste-t-il.

Il dit espérer que la crise du Covid “va faire bouger les choses” et permettre “aux médicaux de reprendre la main sur l’organisation des hôpitaux”, alors que la maternité d’Altkirch a fermé en novembre et que ses urgences sont aussi sur la sellette. Le Dr Ponton “m’a sauvé la vie” en sonnant l’alarme sur l’état de santé de Christian Boesinger lors d’une visite à domicile, assure le retraité. “S’il n’avait pas eu le réflexe de venir de sa propre initiative…”. “Peut-être qu’ici, on est un peu plus en première ligne qu’ailleurs”, analyse Jérôme Ponton. Pour autant, “on ne se sent pas des héros, on n’a pas le sentiment d’être en guerre”. Ce qui l’anime ? Certainement pas le “sacerdoce”, plutôt “la sensation de soigner”. “On est dans le devoir, l’empathie et dans le soin”, glisse-t-il, avant de s’engouffrer dans sa voiture et de partir pour son ultime visite de la journée. (selon AFP/Le Quotidien du Luxembourg)

23 avril 2020

Tchad : 44 membres de Boko Haram mystérieusement morts en prison

Selon une autopsie, ces djihadistes seraient morts après avoir consommé « une substance létale et iatrogène ».

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Faits prisonniers pendant la récente opération lancée par le Tchad contre Boko Haram, 44 membres du groupe djihadiste ont été retrouvés morts dans leur cellule jeudi matin à N'Djamena, a annoncé le procureur de la République.

« A la suite des combats dans le lac Tchad, 58 éléments de Boko Haram avaient été faits prisonniers et déférés à N'Djamena pour les besoins de l'enquête. Jeudi matin, leurs geôliers nous ont annoncé que 44 prisonniers avaient été retrouvés morts dans leur cellule », a déclaré à la télévision nationale Youssouf Tom, qui s'est rendu sur place.

« Nous avons enterré 40 corps et remis 4 corps au médecin légiste pour une autopsie », a-t-il précisé. « La conclusion de cette autopsie indique qu'il y a eu consommation d'une substance létale et iatrogène, ayant produit un trouble cardiaque chez les uns et une asphyxie sévère chez les autres », a ajouté le procureur. L'enquête va se poursuivre « pour déterminer la cause exacte de ce drame ».

Des prisonniers volontairement privés d'eau ?

« Les 58 prisonniers avaient été placés dans une unique cellule et n'ont pas reçu à manger ni à boire pendant deux jours », a affirmé une source sécuritaire sous le couvert de l'anonymat. « C'est horrible ce qu'il s'est passé ! », s'est exclamé Mahamat Nour Ahmed Ibedou, le secrétaire général de la convention tchadienne de défense des droits de l'homme (CTDDH).

Ce dernier accuse les responsables de la prison « d'avoir enfermé les prisonniers dans une petite cellule et de les avoir affamés puis privés d'eau pendant trois jours parce qu'ils sont accusés d'appartenir à Boko Haram ». Des accusations démenties formellement par le gouvernement : « Il n'y a pas eu de mauvais traitements », assure le ministre de la Justice du Tchad, Djimet Arabi, joint au téléphone depuis Libreville.

« On a retrouvé des substances toxiques dans leur estomac, est-ce un suicide collectif ou autre chose ? Nous cherchons encore les réponses », a-t-il ajouté, précisant que l'enquête allait se poursuivre. Un des prisonniers a été transféré jeudi matin à l'hôpital, mais il « va beaucoup mieux » et a finalement rejoint « les treize autres prisonniers encore en vie qui vont très bien », a assuré le ministre.

Un millier de djihadistes tués en une semaine

Ces prisonniers avaient été arrêtés lors de la vaste opération lancée par le président tchadien Idriss Déby Itno fin mars contre les groupes djihadistes qui multiplient les attaques sur le lac Tchad. Ils avaient été remis à la justice mercredi, avait annoncé le ministre tchadien de la justice Djimet Arabi. Ils devaient ensuite être auditionnés jeudi puis être jugés par une cour criminelle.

Baptisée Colère de Bohoma, l'opération militaire tchadienne, s'est déroulée du 31 mars au 8 avril. Selon l'armée, au moins 52 soldats tchadiens et 1 000 djihadistes ont trouvé la mort au cours de cette opération déclenchée pour venger l'armée tchadienne. Celle-ci avait été la cible d'une sanglante attaque le 23 mars d'éléments de Boko Haram contre l'une de ses bases, tuant une centaine de ses soldats. La pire défaite jamais enregistrée en moins de 24 heures par cette armée réputée comme la plus efficace de la région. (selon AFP N'Djaména)

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26 mai 2020

Villé : le confinement n'a pas empêché les affaires juteuses

Quand les projets de logements sociaux tournent aux villas résidentielles !

Dès 2014, année des dernières élections municipales, j'avais dénoncé un certain nombre de faits concernant des terrains intercommunaux de la route d'Albé. J'écrivais alors :

"Si, si ! Monsieur le conseiller municipal qui a susurré lors de la réunion publique de lundi soir (avec la même voix qui n'a jamais parlé pendant six ans de mandat) que ce n'est pas une friche ! C'est quoi alors ? Un terrain à l'abandon appartenant à une collectivité territoriale ! Si dans ces conditions ce n'est pas une friche, nous on veut bien. Rappelons les faits ! Ce terrain, qui supportait il y a quelques années un hangar de la comcom, devait servir à construire des logements sociaux, ceci en 2007 !

L'un ou l'autre voisin, dont ce conseiller municipal actuel très intéressé, lança une pétition contre ce projet ! Il est vrai que la DOMIAL, responsable de l'ouvrage, avait fait fort en imaginant des "tours" du style Meinau ou Neuhof ! Mais, entre la modification de l'architecture du bâtiment, et le refus de toute construction, il y avait un pas à ne pas franchir et qui ne l'a pas été. D'ailleurs, une demande de permis de construire a bien été déposée auprès du maire de Villé, dans le respect de certaines remarques émises par la majorité des conseillers.

Alors pourquoi ce projet ne se réalise-t-il pas ? Peut-être parce-que l'un des voisins animateurs d'une pétition, qui considérait que la rue d'Albé est un quartier "résidentiel" et non un quartier "populaire", est entré au Conseil Municipal sur la liste du maire, a été nommé président de la commission communale d'urbanisme (de 2008 à 2014), est entré à la comcom et y a siégé en tant que membre de la commission intercommunale d'urbanisme en compagnie du maire de Villé. Faut-il chercher là le développement de cette friche qui devient aujourd'hui une (juteuse) opération immobilière ?"

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Bien qu'à un moment donné l'avenir de ce terrain fut encore évoqué pour la construction d'une salle de fêtes, il reste finalement en l'état et pour un prix anecdotique à la comcom. Et voilà qu'à un moment bien "choisi" le président du conseil communautaire de la vallée annonce qu'il va vendre ces beaux terrains de construction "pour équilibrer le budget de l'intercommunalité" selon ses propres termes ! Lui qui n'a même pas réussi à finaliser un projet de lotissement privé dans son beau villlage de Saint-Maurice ! A mourir de rire, si tout cela ne se faisait avec l'argent du contribuable.

Et comme par hasard, c'est le même conseiller municipal, qui en son temps avait lancé la "pétition anti-logements sociaux", qui est chargé aujourd'hui de la vente de ces beaux lots destinés à agrandir "le quartier bourgeois" de la rue d'Albé ! Alors, conflit d'intérêts double, triple ou quadruple ? L'avenir le dira ! surtout que le dit conseiller aurait renforcé son influence en s'assurant la paternité d'une meute de nouveaux "toutous flingueurs" au sein du conseil.

Et n'oublions  pas la complicité du président sortant de la comcom en choisissant pour la vente le moment électoral actuel propice, car il est difficile à la commune de Villé de préempter dans les délais légaux impartis.

Et évidemment, tout ceci se fera dans le plus grand secret puisque dans les prochains temps les réunions du conseil municipal risquent de se passer à huis clos !

Cette affaire de gros sous pue la grosse magouille, mais tous les villois ne sont pas atteints du covid-19 et n'ont donc pas perdu leur odorat !

24 février 2020

Mars : découvrez Olympus Mons

Le plus grand volcan du système solaire

Le plus haut volcan du Système solaire n'est pas terrien mais martien. Baptisé à l'origine Nix Olympica pour « Neige de l'Olympe », il est visible depuis la Terre avec un bon télescope.

Le volcanisme terrestre est déjà impressionnant par son activité et sa diversité. Le plus grand volcan de notre Planète est le Mauna Loa situé à Hawaï. Sa hauteur est de 4.170 m, mais ce n'est rien face à celle d'Olympus Mons, c'est-à-dire le mont Olympe.

Ce volcan martien culmine à 21.229 m au-dessus de la surface de référence de Mars (définie comme l'isobare 610,5 pascals de la pression atmosphérique). Avec cette hauteur, il est le plus grand répertorié dans le système solaire. La planète Mars n'étant pas soumise à la tectonique des plaques, les volcans formés vivent en général beaucoup plus longtemps que sur la Terre (presque 4 milliards d'années dans le cas d'Olympus Mons), d'où leur taille gigantesque.

Ce volcan bouclier s'est formé par empilement de lave émise par plusieurs cheminées. Même si aujourd'hui l'activité volcanique martienne est très réduite, on estime que les coulées de lave les plus récentes datent d'à peine 2 millions d'années. Ce qui laisse à penser que le volcan pourrait toujours être en activité aujourd'hui.

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23 janvier 2020

Europa Park fait toujours plus fort

Avec 5,7 millions de visiteurs en 2019, le parc d’attractions allemand a battu son précédent record et réalise la meilleure affluence de son histoire.

europaparkDes investissements records ont été consentis par l’entreprise Mack, à hauteur de 180 millions d’euros pour cette année 2019. Fin novembre, l’univers atlantique indoor “Rulantica” a ouvert ses portes pour le plus grand plaisir de son propriétaire Roland Mack : “Rulantica attire déjà de nombreux visiteurs et obtient d’excellentes notes. Nous en sommes très heureux car l’univers aquatique est un nouveau domaine d’activités pour nous.”

Dans le même temps, l’hôtel adjacent “Krønasår – The Museum-Hotel”, le sixième du parc, a ouvert ses portes en mai 2019, avec une capacité de 1 300 hôtes. “Le taux d’occupation de l’hôtel est également remarquablement bon avec plus de 90%” se réjouit le propriétaire. Ces deux investissements ont par ailleurs permis la création de 550 emplois.

Le quartier scandinave renaît de ses cendres

En plus des nouveautés, les visiteurs d’Europa Park ont pu découvrir un quartier scandinave flambant neuf. Présent au sein du parc depuis 1992, le quartier fut détruit en 2018 par un incendie.

Un an plus tard, il a rouvert ses portes avec une nouvelle attraction familiale inaugurée en automne dernier, “Snorri Touren”.

12 janvier 2020

Une oreille tendue vers les élus de la montagne

Les Vosges alsaciennes absentes du débat ?

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Invitée à présider le conseil national de la montagne qui se tenait ce vendredi à Saint-Dié-des-Vosges, la ministre Jacqueline Gourault a martelé sa volonté de concertation entre les élus des territoires montagneux comme les Vosges et l’État. Le but : être à l’écoute des problématiques spécifiques à la montagne et proposer des politiques adaptées. Encore faudrait-il que tous les interlocuteurs soient présents. Car la vice-présidente alsacienne du Comité du Massif Vosgien, une fois de plus, manquait à l'appel. Et on peut se demander qui représentait ce versant du massif pendant que le président Bierry fêtait la nouvelle année et le départ à la retraite du président Riebel à la comcom de la vallée de Villé.

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Pourtant à l’ordre du jour figurait notamment le désormais célèbre décret relatif à l’obligation d’équipement des véhicules en période hivernale, « prêt depuis deux ans mais reporté d’abord à cause de la crise des gilets jaunes puis de l’opposition des transporteurs routiers » précisait la ministre. Il était aussi question de la prise en compte de la politique de la montagne dans la future Agence Nationale de Cohésion des Territoires, des montants alloués aux futurs contrats de plan interrégionaux de massif, mais aussi de la caisse pivot des saisonniers pluriactifs (moniteurs de ski, guides, personnel hôtelier, etc...) du régime spécial de l’activité partielle en montagne (sujet qui horripile pourtant le président Macron), ou face au changement climatique, ou encore du maintien des espaces agricoles et du déboisement.

La manifestation improvisée à l'arrivée de la ministre n'y a rien fait. Malgré le contexte social tendu qui entoure le projet de réforme des retraites, la ministre de la Cohésion territoriale a tenu à se concentrer sur son cheval de bataille, l’aménagement du territoire, sans en dévier d’un iota. Et pas n’importe quel territoire : la montagne.

Profitant de la perche tendue par ce Conseil National de la Montagne qu’elle préside à l’espace François-Mitterrand de Saint-Dié ce vendredi, elle a expliqué en premier lieu le projet de loi dit des « 3D » : décentralisation, différenciation et déconcentration. « Tout doit être appliqué en fonction de la géographie des territoires, comme le transport ou la santé dans des vallées de montagne avec des services publics éloignés », constate la ministre.

Une différenciation à discuter lors de concertations

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Pour ce faire, les élus des territoires pourront exposer leurs besoins et leurs propositions à l’occasion de concertations régionales organisées prochainement. Aucun domaine n’est exclu. Ce travail interministériel doit aboutir à un texte qui doit être « prêt pour la fin du premier semestre 2020 ».

Parmi les inquiétudes de la montagne : le réchauffement climatique, « une réalité » et les forêts. « Ce n’est pas qu’un territoire touristique et sportif. Il y a une voix de la montagne avec des problématiques spécifiques : les saisonniers, la pluriactivité, les équipements spéciaux en hiver ou les conditions du maintien d’une agriculture de montagne », expose Annie Genevard, présidente de l’association nationale des élus de la montagne. Également députée LR du Doubs, elle souhaite que la ministre puisse faire entendre cette voix spécifique au gouvernement.

Des conseils avec une nouvelle agence

Depuis le 1er janvier, l’Agence nationale de la cohésion des territoires a vu le jour. Fruit de la fusion entre l’Agence du numérique, le Commissariat général à l’égalité des territoires et l’Établissement public national d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux, elle doit conseiller les collectivités territoriales avec une fonction « d’ingénierie » juridique, financière ou technique comme sur le programme "Action coeur de ville" ou les maisons France Service.

Une chose est sûre : la ministre assure qu’il y aura un programme spécifique consacré à la ruralité de montagne pour mener des politiques publiques adaptées. Reste à voir l'application... avec des élus absents ?

17 décembre 2019

Education : la Chine meilleure élève de l'étude Pisa

La France dans la moyenne

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L'Asie brille une nouvelle fois dans la dernière étude Pisa de l'OCDE : Chine et Singapour caracolent en tête, tandis que la France reste dans la moyenne, sans parvenir à réduire le poids de l'origine sociale sur la réussite scolaire de ses élèves.

Cette étude, publiée tous les trois ans, qui évalue depuis 2000 les compétences en sciences, mathématiques et compréhension de l'écrit des élèves de 15 ans, est devenue une référence mondiale, très scrutée par les gouvernements.
Les exercices ont été soumis en mai 2018 à 600.000 jeunes de 79 pays et territoires, échantillon représentant 32 millions d'élèves.
Plusieurs pays asiatiques figurent parmi les meilleurs élèves en lecture, sujet le plus développé dans cette édition, mais aussi en sciences et en mathématiques. Quatre métropoles et provinces chinoises (Pékin, Shanghai, Jiangsu, Zhejiang) arrivent en tête du classement, suivis par Singapour, Macao (Chine), Hong-Kong (Chine), l'Estonie et le Canada.
"Dans de nombreux pays asiatiques, l'éducation des enfants est la priorité numéro 1, les enseignants suivent des formations de qualité et on décide d'investir dans les établissements en difficulté", explique Eric Charbonnier, spécialiste de l'éducation à l'OCDE. En Corée du Sud, également bien classée, "les enseignants sont très valorisés dans la société et leurs salaires y sont très attractifs", poursuit-il.
Un élève sur quatre dans les pays de l’OCDE ne parvient pas à effectuer les tâches les plus simples en compréhension de l'écrit, ce qui signifie qu'il aura probablement du mal à réussir dans un monde de plus en plus numérique, met en garde l'organisation.
Par rapport à la dernière édition, certains pays ont beaucoup progressé, comme l'Estonie, la Pologne ou le Portugal, où un effort particulier a été fait sur la formation des enseignants et la revalorisation du métier.
La France se situe, elle, légèrement au-dessus de la moyenne des pays riches. Une place "honorable", a commenté Angel Gurria, le secrétaire général de l'Organisation.
Elle fait globalement aussi bien que l'Allemagne, la Belgique ou le Portugal, mais moins bien que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni et beaucoup moins bien que l'Estonie, la Pologne ou l'Irlande.
"Nous enrayons la chute mais c'est insatisfaisant", a commenté le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer. 

"Du temps à réagir"

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La France conserve notamment un gros point noir: les inégalités sociales y restent très fortes. Depuis la dernière enquête Pisa qui mettait l'accent sur la lecture, en 2009, "elles ne se sont pas aggravées mais leur niveau est toujours très inquiétant", souligne Eric Charbonnier.

Ainsi, environ 20% des élèves favorisés (appartenant au quart supérieur de l'indice Pisa du statut économique, social et culturel), mais seulement 2% des élèves défavorisés, sont parmi les élèves très performants en compréhension de l'écrit, contre 17% et 3% en moyenne dans les pays de l'OCDE.
Les performances en mathématiques et en sciences sont également fortement corrélées avec le statut socio-économique.
Par ailleurs en France, un élève défavorisé sur cinq ayant de bons résultats ne prévoit pas de terminer ses études supérieures, alors que cette proportion est très faible parmi les élèves favorisés.
Seuls quelques pays sont plus "inégalitaires" que la France: Israël, le Luxembourg ou la Hongrie.
"Notre système d'éducation n'a pas agi assez vite sur les leviers qui permettent de réduire les inégalités" en investissant sur les enseignants, les petites classes ou les établissements défavorisés, conclut M. Charbonnier. "Contrairement à l'Allemagne, la France a mis du temps à réagir", estime-t-il.

Depuis 2012, la France a décidé de mettre l'accent sur l'école primaire ou sur les écoles des quartiers défavorisés. Le ministre Jean-Michel Blanquer a ainsi mis en oeuvre une réduction des effectifs des classes de CP, CE1 en Rep et Rep+.
"L'amélioration des résultats va passer par priorité à l'école primaire", veut croire Jean-Michel Blanquer, en rappelant aussi la mise en place d'une aide personnalisée au collège (les "devoirs faits") et en insistant sur le "volontarisme" de son ministère pour améliorer la formation initiale et continue des professeurs.
"Il faut espérer que les mesures prises vont porter leurs fruits et seront peut-être visibles dans l'étude Pisa en 2027" (quand les élèves aujourd'hui en primaire seront à l'âge de répondre à l'étude), relève Eric Charbonnier. En attendant, l'OCDE recommande une réflexion plus globale sur le métier d'enseignant, ou sur les filières professionnelles qui sont encore choisies en France "par défaut", et où se concentrent un grand nombre d'élèves défavorisés.(selon AFP)

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21 novembre 2019

Quand le maire de Villé rencontre les facteurs grévistes...

...et soutient la direction !

facteur4Ménager la chèvre et le chou ! Ne jamais prendre une position ferme ! C'est l'art de beaucoup d'élus, notamment du maire de Villé. Ainsi lors de cette grève très particulière des facteurs de la vallée, il les a bien reçus (contraint et forcé pour rentrer chez lui ?), leur a affirmé son soutien (pour quelle lutte ?), même signé la pétition (sans la lire ?), pour mieux diffuser  dans le bulletin municipal Villé-infos n° 16 un communiqué fourni par la direction. Singulière façon de défendre le service public dans le monde rural !

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Sans aucune gêne, il titre page 4 du bulletin n° 16 "Communiqué de votre facteur" ! Et cela apparaît comme une nouvelle dégradation du service pour les habitants. Des nouveaux "services facteurs" comme l'accompagnement et les services au 3ème âge, alors que le "chronométrage" des tournées permet à peine aux préposés de déposer le courrier et repartir à toute vitesse ! On croit rêver... Quant à "l'amplitude horaire élargie", belle formule pour expliquer que le courrier arrivera avec du retard ! Vive le progrès du vocabulaire !

Et pas un mot de soutien aux grévistes ! pas un mot sur les raisons de la grève ! Bien que le titre de l'article soit "Communiqué de votre facteur", il reprend le seul texte  de la direction ! Bravo, une fois de plus.

Et évidemment, pas un mot sur le démantèlement du service public dans nos vallées ! Se rappelle-t-il du temps où chaque village avait sa poste ! son facteur, alors qu'aujourd'hui il m'arrive de voir en une semaine trois facteurs différents sur une tournée. Alors les erreurs de distribution ne se comptent plus (la bonne volonté des faux destinataires ne suffira pas toujours !), et qu'est-ce que ce sera lorsque le facteur poussé à la faute se trompera en amenant les mauvaises courses ou portera le mauvais menu à la bonnne adresse ou le bon repas à la mauvaise adresse ! Et je ne parle même pas des conditions de travail des facteurs !

Monsieur le maire, votre bulletin est une fois de plus à la hauteur de vos convictions. Pour compenser votre manque de la plus petite pensée pour le service public, je publie ci-dessous des félicitations aux facteurs en grève, qui viennentt évidemment d'autres bords politiques que le vôtre, pour lequel vous exprimez avec tant d'ambiguïté.

Enfin, signalons quand même qu'une fois de plus le bulletin municipal publie avec un mois de retard sur le début des nouvelles fonctions de la poste. En espérant que la poste n'ait pas changé le programme des facteurs à la fin de la grève...

Mais au fait, que fait notre conseillère départementale Frédérique Mozziconacci ? Quelle est sa position ? A-t-elle reçu les grévistes dans le local départemental de la rue de Luttenbach ? ou chez elle ? Fait-elle déjà du ski dans les Pyrénées ou va-t-elle venir en vaisseau-fantôme diriger quelques mômes sur les pistes du Champ du Feu ? Et notre cher député Herth, macroniste à la mode Lemaire et agriculteur du Ried n'y connaissant rien aux friches agricoles de nos vallées ? ne l'oublions pas !

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Depuis mardi 22 octobre, les facteurs de Villé sont en grève contre la prétendue « réorganisation » de leur service, la suppression d'un emploi de facteur, et pour réclamer que tout le monde soit embauché en CDI.

Bien sûr, la direction pensait pouvoir les forcer à se partager la tournée du facteur dont le poste est supprimé. Mais sur ce point, leur grève a déjà réussi à la faire reculer.

Mais les postiers n'ont aucune envie de se laisser faire, ils ne veulent plus accepter les tournées à rallonge qui atteignent déjà 60 km pour certaines et ils se battent pour que ce soit bien clair.

Ils ont lancé une pétition pour faire savoir leur combat et de nombreux habitants expriment leur soutien, en la signant ou en klaxonnant devant la tente qu'ils ont installée.

Les postiers ont bien raison de se défendre ! Ça suffit de presser les travailleurs comme des citrons, tout en dégradant le service rendu à la population !

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28 octobre 2019

Chili: la crise sociale perdure

L'ONU envoie une mission d'enquête

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Des dizaines de milliers de personnes ont une nouvelle fois manifesté jeudi contre les inégalités sociales au Chili où l'ONU a décidé d'envoyer une mission pour enquêter sur de présumées violations des droits humains.

Face à la multiplication des allégations sur le sujet, dans un pays dont plusieurs régions et la capitale Santiago restent placées sous état d'urgence, la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme des Nations unies Michelle Bachelet, qui a été à deux reprises présidente du Chili, a annoncé l'envoi d'enquêteurs. 
"Les parlementaires et le gouvernement (chiliens) ont tous exprimé le désir d'une mission des droits de l'Homme de l'ONU", a-t-elle ajouté dans un tweet. 
Près d'une semaine après le début de la fronde sociale, quelque 20.000 militaires et policiers restaient déployés dans le pays. Mercredi, le gouvernement avait annoncé le rappel de réservistes de l'armée pour des tâches administratives.
Pour tenter d'apaiser la situation, le président conservateur Sebastian Pinera a entrouvert jeudi la porte à une levée prochaine des mesures d'exception. "Nous travaillons à un plan de normalisation de la vie de notre pays (...) pour pouvoir cesser le recours au couvre-feu et, nous l'espérons, lever l'état d'urgence", a-t-il déclaré.
Le couvre-feu, reconduit jeudi pour la sixième nuit consécutive, avait d'ores et déjà été réduit la veille à six heures, de 22H00 à 04H00 (01H00-07H00 GMT), contre dix heures les nuits précédentes. 
Le gouvernement a également annoncé une diminution des incidents violents au cours des dernières 24 heures pendant lesquelles aucun décès n'a été rapporté. Le nombre d'arrestations, 735, était aussi en baisse 
Mais des affrontements avec les forces de l'ordre et des pillages avaient toujours lieu dans plusieurs villes du pays et en divers endroits de la capitale, en particulier dans la périphérie.
 

"Je vais continuer"

 
Déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement, des dizaines de milliers de personnes ont répondu pour la deuxième journée consécutive à l'appel à la grève générale lancé par des organisations syndicales et une vingtaine d'autres mouvements. 
"Les problèmes n'ont jamais été résolus au fil du temps, avec tous les partis politiques c'est la même chose (...) Je suis ici depuis trois jours et je vais continuer à manifester", a déclaré à l'AFP Pamela Rosas, 26 ans, dans le centre de la capitale.
Mercredi, les Chiliens avaient été plus de 400.000 à manifester, selon les autorités.
Les protestataires réclament le retrait des rues des militaires déployés pour la première fois depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), ainsi que des réponses à la pire crise sociale traversée par le Chili en trente ans.
Depuis le début des troubles, le 18 octobre, dix-huit personnes sont mortes, dont cinq tuées par des tirs des forces de l'ordre, selon des chiffres officiels. L'Institut national des droits humains (INDH) a recensé 584 personnes blessées, dont 245 par armes à feu.
Devant la presse, le ministre de la Défense, Alberto Espina, a déclaré jeudi que l'armée agissait pour protéger les droits humains des Chiliens, non pour les violer. 
Outre la mission onusienne annoncée par Mme Bachelet, le président Pinera a invité sa prédecesseure et José Miguel Vivanco, le directeur de la division Amériques de l'ONG Human Rights Watch, à se rendre au Chili.
Le père de Mme Bachelet, arrêté et torturé après s'être opposé au coup d'Etat de Pinochet, est mort en prison en 1974. Elle-même a également été torturée avant de partir en exil.
 

Sommet de l'Apec maintenu

 
Parallèlement aux mobilisations, de nombreux habitants de Santiago ont tenté de reprendre leurs activités. Environ 6.000 autobus ont été déployés pour faire face à la paralysie du métro, où seules trois lignes fonctionnaient jeudi. Certains supermarchés ont rouvert quelques heures et la plupart des écoles publiques ont accueilli leurs élèves. 
La crise sociale a été déclenchée par l'annonce d'une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale, mais n'est pas retombée après l'annonce de la suspension de cette mesure.
Le mouvement, hétérogène et sans dirigeants identifiables, s'est amplifié, nourri par le ressentiment face à la situation socio-économique et aux inégalités dans ce pays de 18 millions d'habitants.
L'annonce d'une série de mesures sociales mardi par M. Pinera ne semble pas avoir eu l'effet désiré.
Malgré l'intensité de la crise, le gouvernement a confirmé la tenue du 13 au 17 novembre à Santiago du sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), où sont notamment attendus les présidents américain Donald Trump, russe Vladimir Poutine et le Chinois Xi Jinping.(selon AFP)

10 novembre 2019

Angela Merkel exhorte l'Europe à défendre ses valeurs

Samedi, à l'occasion des 30 ans de la chute du Mur de Berlin, la chancelière a rappelé que le modèle de démocratie libérale est de plus en plus mis en cause. Elle a aussi pris ses distances avec le jugement d'Emmanuel Macron sur l'OTAN.

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La chancelière allemande Angela Merkel a exhorté l'Europe à défendre ses valeurs fondamentales comme «la démocratie et la liberté» face aux contestations grandissantes, samedi à l'occasion du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin qui avait mis fin au Rideau de fer sur le Vieux continent.

«Les valeurs qui fondent l'Europe, la liberté, la démocratie, l'égalité, l'Etat de droit et la préservation des droits de l'homme ne vont de soi» et «doivent toujours être défendues», a-t-elle assuré dans la chapelle de la Réconciliation, un des lieux de mémoire de la division de la ville qui dura de 1961 au 9 novembre 1989.

Elle est édifiée sur le terrain d'une ancienne église détruite sous la dictature communiste est-allemande parce qu'elle se trouvait dans la zone du no man's land entre les deux parties de la ville.

«A l'avenir il convient de s'engager» pour défendre les valeurs de l'Europe, a ajouté la chancelière, alors que le modèle de démocratie libérale est de plus en plus mis en cause dans le monde, mais aussi dans une certaine mesure sur le continent même.

Certains pays d'Europe de l'Est comme la Hongrie ou la Pologne, pourtant pionniers dans la contestation de la dictature communiste dans les années 1980, se voient aujourd'hui accusés par l'Union européenne de ne pas respecter pleinement les règles de l'Etat de droit.

La tentation du nationalisme

«La démocratie libérale est contestée et remise en question», a également jugé le chef de l'Etat allemand, Frank-Walter Steinmeier, dans une allocution en présence des présidents de Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie, quatre pays ayant jadis préparé le terrain à la chute du mur de Berlin.

«Le 9 novembre nous rappelle qu'il faut combattre la haine, le racisme et l'antisémitisme», a aussi dit pour sa part la chancelière. Cette journée marque en parallèle en Allemagne l'anniversaire de la Nuit de Cristal de 1938 durant laquelle les nazis incendièrent les synagogues du pays.

La chute du Mur de Berlin s'était déroulée à la suite d'une révolution pacifique et les images des Allemands, exultant de joie et tombant dans les bras les uns des autres avaient fait le tour du monde. Les coups de pioche dans cet édifice de béton de plus de 150 kilomètres de long avaient marqué la fin d'un monde coupé en deux durant la Guerre froide et fait à l'époque espérer une longue ère de détente et d'unité. Ces espoirs se sont aujourd'hui dissipés, avec un parfum de résurgence de la Guerre froide entre Occidentaux d'une part, Russie et Chinois de l'autre.

Vendredi à Berlin, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a enjoint à «prendre conscience que nous sommes dans une compétition de valeurs avec les nations non-libres», montrant du doigt tout particulièrement la Chine et la Russie.

Le jugement «intempestif» d'Emmanuel Macron

Deux jours avant le 30ème Jubilé de la fin du mur de Berlin, le chef de l'Etat français Emmanuel Macron a jeté un pavé dans la mare diplomatique en diagnostiquant que l'Otan était «en état de mort cérébrale». Il a notamment déploré l'absence de coordination entre les Etats-Unis et les partenaires de l'Alliance atlantique et le cavalier seul de la Turquie, membre de l'organisation, intervenue récemment dans le nord de la Syrie.

Abandonnant son habituel ton policé, Angela Merkel, depuis toujours très atlantiste, a assuré ne pas partager la vision «radicale» et le «jugement intempestif» d'Emmanuel Macron.

Sur le plan intérieur aussi, l'Allemagne est loin d'afficher le même optimisme qu'il y a 30 ans. La fracture politique et économique entre l'Est et l'Ouest du pays, plus riche, reste d'une brûlante actualité, en particulier avec le succès de l'extrême droite de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) dans l'ex-RDA communiste.

De nombreux citoyens de l'ancienne Allemagne ont toujours aujourd'hui le sentiment d'être traités comme des citoyens de seconde classe. (selon "LE TEMPS")

6 novembre 2019

Grand Est : vers la fin du diesel en ville ?

En voulant interdire l’ensemble de sa commune à tout véhicule diesel à l’horizon 2025, la Ville de Strasbourg fait le buzz.

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Elle suscite l’admiration des écolos et l’incompréhension de bon nombre d’automobilistes. La décision de la Ville de Strasbourg d’interdire sa commune à tout véhicule diesel à l’horizon 2025 fait le buzz. «Depuis le début des années 1990, notre politique consiste à réduire la pénétration automobile. Malgré tous nos efforts, nous sommes toujours au-delà de certains seuils et confrontés à des pics de pollution. Il nous faut donc aller plus loin, plus fort et plus vite», se justifie Roland Ries, le maire PS de Strasbourg. Au point même de griller la politesse aux 32 autres communes de l’Eurométropole de Strasbourg, qui ne le suivront qu’en 2030.

Déjà pratiquée depuis septembre 2018 pour les livraisons dans le centre historique, cette interdiction se fera de manière progressive. Sur la base des vignettes Crit’Air apposées sur chaque véhicule. Ces vignettes colorées classent depuis le 1er janvier 2016 les véhicules de 0 à 5 suivant leurs émissions polluantes, leur type de motorisation et leur date de mise en circulation. Les véhicules qui n’en sont pas dotés seront interdits de séjour dès le 1er janvier 2021. Suivront les Crit’Air 5 en 2022, les Crit’Air 4 en 2023, les Crit’Air 3 en 2024 et les Crit’Air 2, soit tous les véhicules diesels, en 2025.

«Un impératif de santé publique»

Un calendrier «ambitieux» reconnaît l’élu, dont l’application n’ira pas sans mal. Regrettant que rien ne se passe au niveau national, il considère être dans son rôle. Mais il ouvre le bouclier : «Cela va poser des problèmes aux commerçants, aux logisticiens, aux particuliers. Mais c’est un impératif de santé publique. Les diesels sont dangereux et tout délai supplémentaire serait nuisible. On a attendu trop longtemps.»

Car la France est à la traîne en matière de mise en place de zones à faibles émissions (ZFE). Il en existe 231, dans 13 pays différents d’Europe. La Suède a ouvert le bal en 1996. Le gouvernement a engagé le mouvement en 2018 et noué un partenariat avec 15 agglomérations, dont le Grand Reims et l’Eurométropole de Strasbourg, pour tendre vers ces ZFE. Quatre supplémentaires, dont le Grand Nancy, se sont ensuite engagées à réaliser des études et à tenter des expérimentations. Mais elles savent l’affaire particulièrement explosive.

Pas de compensations

Yves Carra, le porte-parole de l’Automobile Club Association, dénonce ainsi «la rapidité et la brutalité» de la décision strasbourgeoise qu’il qualifie de «dogmatique» : «Ce n’est pas le rôle d’une municipalité. Mais à l’approche des municipales, tout le monde s’habille de vert. Elle ne se rend pas compte du désarroi dans lequel elle va plonger des familles qui ont besoin du véhicule pour aller travailler. La casse sociale sera immense!» Arguant une «qualité de l’air en amélioration depuis dix ans et des voitures qui n’ont jamais aussi peu pollué», il réclame à la Ville le rachat des diesels interdits ou une prime à la conversion.

Ce n’est pas dans les plans de Roland Ries : «La collectivité locale n’a pas à prendre cela en charge. Et c’est en contradiction avec notre philosophie. Notre réponse sera plutôt d’augmenter l’offre de transport public et de développer les déplacements à vélo, en covoiturage ou en autopartage.» Des alternatives qui devront être sacrément performantes pour faire passer la pilule. ("Républicain Lorrain"/Philippe Marque)

15 octobre 2019

Algérie : la transition politique en suspens

Des foules importantes d'Algériens réclament toujours une transition politique radicale mais le chef d'état-major refuse de nouvelles concessions et tient à l'organisation de la présidentielle le 12 décembre. Les perspectives sont incertaines pour 2020.

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Le régime algérien s'accroche. Les manifestations hebdomadaires de millions d'Algériens ont abouti à la chute d'Abdelaziz Bouteflika en avril, mais pas encore à celle du « système ».

C'est ainsi qu'on désigne l'enchevêtrement opaque de clans affairistes politico-militaires qui tiennent le pouvoir depuis la fin de la guerre civile en 2002, voire l'indépendance en 1962. Le chef d'Etat-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah, qui assume le pouvoir de facto depuis la chute de "Boutef", refuse d'entendre les revendications actuelles du mouvement de contestation, le « hirak » (soulèvement). Ce dernier a obtenu un premier report de la présidentielle anticipée, initialement prévue le 4 juillet mais repoussée au 12 décembre faute de candidats.

Demande de transition radicale

Une partie importante du peuple algérien réclame une transition radicale, avec notamment la démission des dirigeants de premier plan, mais ce qui reste du régime joue d'une peur du vide. Et force est de reconnaître qu'un consensus peine à émerger sur un mécanisme de transition au sein du « hirak » au sujet des hommes et des femmes devant la piloter.

L'armée réprime les manifestations depuis quelques semaines, à rebours de sa stratégie du printemps et procède à des arrestations d'hommes d'affaires, de cadres de l'ère Bouteflika et de militants démocratiques. L'impasse politique semble totale avec la perspective fin 2019 d'une élection présidentielle que le pouvoir veut organiser à tout prix, contre l'avis de l'opposition qui n'a pas présenté de candidats et de la rue qui promet de faire capoter le scrutin.

Les perspectives pour l'Algérie en 2020 sont d'autant plus délicates que la situation économique s'avère tendue, avec une croissance anémiée et une chute des réserves de la banque centrale. Les deux tiers des entreprises du BTP ont suspendu leurs activités dans l'attente d'un éclaircissement de la situation politique. (Yves Bourdillon, "Les Echos")

2 octobre 2019

Au tribunal correctionnel de Strasbourg

Diffamation envers les écoles Steiner : le prof de philo relaxé

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Dans l'édition de Strasbourg des DNA de ce mardi 1er octobre, l'article suivant a retenu mon attention : "Un professeur de philosophie de 49 ans qui enseigne dans un lycée général de région parisienne a été poursuivi en diffamation devant le tribunal correctionnel de Strasbourg par la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France ainsi que par une enseignante pratiquant cette pédagogie alternative. En cause, deux articles publiés sur son blog en octobre et décembre 2018.

Lui-même ancien élève du système Steiner, avec lequel il a rompu, Grégoire Perra mène depuis plusieurs années un combat pour alerter sur ce qu’il considère comme les dérives d’une pédagogie se réclamant de l’anthroposophie. « Ce que je dénonce, c’est tout l’arrière-fond cosmologique, mythologique, ésotérique qui n’est pas mis en avant pour les parents, a-t-il précisé lors de l’audience du 9 juillet. Il y a un certain nombre d’éléments d’endoctrinement qui sont diffusés aux élèves de façon inconsciente. »

Dans leur délibéré rendu mardi 1er  octobre, les juges ont estimé que la diffamation n’était pas constituée faute de faits précis énoncés. Le prévenu a été relaxé."

Poursuivi une première fois déjà par la même fédération en 2014, Grégoire Perra avait déjà bénéficié d'une relaxe. A cette époque, ce professeur organisait des conférences où il dénonçait les pratiques  de ces écoles.

Voici un compte-rendu dans le journal local "Vosges-Matin" du 14 juin 2014 (édition d'Epinal) :

Lutter contre les dérives sectaires pour préserver nos libertés

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Une quarantaine de personnes très attentives ont assisté samedi, à l’Espace associatif, à la journée annuelle organisée par le cercle laïque de prévention du sectarisme ( CLPS).

David Perrin, maire-adjoint a accueilli au nom de la Ville les participants venus de parfois très loin. Michel Heinrich, député et membre du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée nationale assistait à cette matinée comme François Xavier Huguenot, conseiller général.

En ce début de matinée, le CLPS accueillait Grégoire Perra. Ce professeur de philosophie a témoigné de son expérience d’abord d’élève puis de professeur au sein d’une école Steiner-Waldorf.

Illustrant son analyse de nombreux exemples, Grégoire Perra a démonté et expliqué les bases de l’enseignement dans les écoles Steiner-Waldorf.

«Avec une pédagogie attractive annoncée au public comme tournée vers l’éveil, ces écoles contribuent en réalité à mettre en place auprès de leurs élèves un système de pensée fermé qui génère des dérives et rend difficile une ouverture au monde extérieur».

Ces écoles privées, onze actuellement en France dont trois sous contrat avec l’Etat, fondent leur enseignement sur la doctrine de Rudolf Steiner, un philosophe mystique et pédagogue du début de 20ème siècle. La société Anthroposophique que Steiner a créée comporte un enseignement comprenant des éléments aussi divers que la réincarnation et le karma. 

«Durant toute leurs scolarité, les élèves subissent un véritable endoctrinement.» affirme Grégoire Perra. Et ceux qui résistent se font tabasser à la récré sans que les profs n’interviennent».

La mise en condition semble insidieuse s’appuyant sur des méthodes analogiques. « Cela consiste à vous laisser croire que les idées que vous avez, c’est vous qui les avez découvertes alors que ce sont les adeptes de l’anthroposophie qui vous les ont apportées » explique Grégoire Perra.

«Pour recruter des élèves de la maternelle à la terminale, les responsables de ces écoles adoptent un discours sur l’épanouissement de l’individu, l’émergence de l’artiste intérieur, le développement de la pensée libre de l’individu. En réalité dans les faits, les élèves qui sortent de ces écoles développent un super égo, cause de souffrances et qui leur pose problème pour une intégration sociale réussie.»

Grégoire Perra préconise que l’Etat arrête de subventionner ces écoles sous contrat. Il a expliqué également comment lors des inspections, les profs dissimulaient la réalité de fonctionnement par toutes sortes de stratégies.

Perra continue son combat contre l’endoctrinement des anthroposophes et leurs écoles Steiner-Waldorf en multipliant les écrits, les conférences dans le seul but d’informer les gens sur la vérité des faits. «C’est maintenant à la société de parler» a-t-il conclu.

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15 août 2019

Copie conforme de Rugy !

Un député, discrédité par ses frais de bouche, représente Macron à l'investiture du nouveau président de Mauritanie.

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Pour le représenter à l’investiture du nouveau président mauritanien, Mohammed Ould Ghazouani, le 1er Août 2019 à Nouakchott, Emmanuel Macron a porté son choix sur le député Jean-Jacques Bridey, un de ses soutiens de la première heure totalement plombé aujourd’hui.

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Le député LREM du Val-de-Marne avait été choisi en sa qualité de président de la Commission de la Défense et des Forces Armées de l’Assemblée nationale. Cette fonction pouvait effectivement valoir à son titulaire l’honneur de représenter la France et son chef de l’État. Jean-Jacques Bridey n’était pourtant pas le meilleur émissaire pour une telle représentation à haute signification politique.

Jean-Jacques Bridey lâché par les siens

Le 24 juillet 2019, soit une semaine avant son voyage à Nouakchott, l’ancien maire de Fresnes ( Val-de-Marne) avait été désavoué par ses pairs du parti présidentiel. Jean-Jacques Bridey n’a pas été reconduit à la tête de la Commission de la Défense et des Forces Armées. Ils lui ont préféré une députée nîmoise pour lui succéder à la prochaine rentrée parlementaire. 

Ses notes de frais  "astronomiques" 

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Outre les reproches des membres de son propre parti concernant une certaine opacité dans la gestion et le management de la commission de l’Assemblée nationale, notamment en matière de finances et de ses déplacements, Jean-Jacques Bridey avait déjà attiré l’attention de Mediapart et d’Anticor sur son train de vie et ses frais de bouche. Avant le président de l’Assemblée nationale, Francois de Rugy, le homard et les vins d’exception étaient déjà à l’honneur chez le député ex PS du Val-de-Marne (PS qui l'avait qualifié de "bon débarras" lors de son ralliement à LREM).

250 euros la bouteille de vin

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Dans son édition du 29 octobre 2018, le site Mediapart avait épinglé Jean-Jacques Bridey pour « des notes de frais astronomiques » qu’il se faisait rembourser, en 2016-2017, par la Société d’économie mixte de l’aménagement de Fresnes ( SEMAF) qu’il présidait. Mediapart évoquait des remboursements de l’ordre de 2000 euros mensuels.

A titre d’exemples, Mediapart citait des frais bouche tels que 680 euros pour deux couverts dans un grand restaurant parisien, 250 euros pour une belle bouteille de Meursault ou encore 85 euros pour des aiguillettes de homard bleu. Selon Mediapart, des bouquets de fleurs à près de 100 euros ou des frais de parking à Roissy étaient aussi parmi les dépenses facturées à la Semaf. Jean-Jacques Bridey aurait perdu la mémoire sur ses invités ou ses voyages et déclare que Mediapart veut atteindre son honneur car toutes ces dépenses avaient été bien validées par la Semaf. En février 2019, l’association Anticor a saisi le procureur de la République de Créteil pour ces faits.

Une avalanche d’indemnités

Jean-Jacques Bridey a aussi été inquiété, suite à un signalement, pour des faits s’apparentant à de la concussion. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ( HATVP) a saisi la justice. Avant la loi de 2017 interdisant le cumul de mandats, l’élu de la Nation aurait perçu, en 2013, 2014 et 2015, des indemnités pour ces différents mandats ( maire, député président de la Semaf) dont le cumul serait bien au-delà du plafond qui était alors admis par la législation. Le parquet a diligenté une enquête préliminaire sur ces informations. Jean-Jacques Bridey invoque la bonne foi et une possible négligence de sa part et qu’en tout état de cause il rembourserait les sommes indues. 

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En attendant les décisions de la justice, et bien qu’ayant perdu son poste de président de la Commission de la Défense et des Forces Armées, c’est bien Jean-Jacques Bridey qui a représenté le chef de l’État français à l’investiture du nouveau président mauritanien et eu des entretiens avec lui et son prédécesseur sur les relations franco-mauritaniennes. Mauritanie, pays où sévissent encore la famine et l'esclavage !

Quelques semaines après la démission du ministre d’État, François de Rugy, la désignation de Jean-Jacques Bridey ne manque pas de soulever quelques questions sur certains choix de personnes du président Macron.

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22 août 2019

Orange : des remous en Afrique

Grève des employés au Niger

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Les employés d'Orange au Niger ont entamé mardi une grève de deux jours pour obtenir des négociations salariales et débattre de l'avenir de la filiale nigérienne de l'entreprise française, en quête d'un repreneur, a indiqué à l'AFP une source syndicale.

"Nous avons lancé ce (mardi) matin une grève de deux jours qui est largement suivie sur l'ensemble du territoire", a affirmé Ali Hachimou, un délégué du personnel d'Orange Niger.

Les communications sur le réseau Orange "ne sont pas encore paralysées" mais "si nous n'avons pas satisfaction, nous reconduirons la grève", a-t-il prévenu.

Selon M. Hachimou, le mouvement est suivi par 388 des quelque 530 salariés d'Orange Niger.

Les grévistes réclament "la reprise des négociations" sur "la révision d'un accord salarial", entamées avant la fermeture, en novembre 2018, de la société par le fisc nigérien pour "non-paiement d'impôt", a expliqué M. Hachimou.

Ces négociations n'ont pas pu reprendre après la réouverture de la société en raison d'"un règlement préventif" de la direction suspendant pour cinq mois "toute action sur les finances de l'entreprise", a-t-il expliqué.

Lancée en 2008, Orange Niger compte 2,4 millions de clients pour plus de 52.000 emplois directs et indirects au Niger, selon sa direction.

Les protestataires veulent également que leurs emplois soient préservés dans le cadre d'un éventuel contrat entre Orange et un nouveau repreneur.

"Orange Niger a décidé de vendre des actifs (...) nous avons appris que 120 emplois seulement seraient maintenus par le nouveau repreneur après deux ans" de gestion, a ajouté Ali Hachimou.

En novembre 2018, le fisc nigérien avait fermé pendant 40 jours les locaux d'Orange Niger à Niamey pour "non-paiement d'impôt".

La filiale nigérienne d'Orange avait qualifié de "contestable" cette fermeture consécutive à un redressement fiscal de 22 milliards de francs CFA (33 millions d'euros) qui représentait "près de 50% (de son) chiffre d'affaires".

Orange Niger avait prévenu que "la continuité de l'entreprise" était "gravement menacée par ces décisions unilatérales et disproportionnées".

Le Niger compte quatre compagnies de télécoms qui se partagent les 7,7 millions d'abonnés aux services de téléphonie mobile, pour une population de 20 millions d'habitants. (selon AFP du 20/08/2019)

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