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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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23 janvier 2023

Guyane, le combat pour la terre des Amérindiens

Cap sur la Guyane et le village amérindien de Prospérité, à côté duquel une entreprise bordelaise a décidé d’établir une centrale électrique. Un conflit territorial qui s’installe dans la durée et qui cristallise des enjeux politiques dépassant le cadre de ce petit village...

guyane2Le projet d’implanter la centrale électrique de l’Ouest guyanais non loin du village amérindien Prospérité fait débat et réveille des conflits fonciers jamais soldés. La centrale électrique devrait être composée d’un parc de panneaux solaires, couplé à une unité de stockage hydrogène : une proposition parfaite sur le papier pour un territoire précaire au point de vue énergétique, mais le projet stagne, révélant les conflits et les revendications autochtones plus larges du territoire de la Guyane. Les mouvements amérindiens maintiennent une position forte, remettant en cause l’installation de la centrale sur une parcelle aussi rapprochée du village Prospérité. Ils dénoncent le manque de consultations préalables, l’absence d’alternative et le non-respect du principe de consensus qui fait loi au sein de la communauté.

Le militantisme amérindien et autochtone s’est particulièrement structuré ces dernières années, avec une nouvelle génération qui s’investit activement dans la revendication de ses droits auprès des autorités. Historiquement, il faut remonter à 1984 pour observer un premier positionnement officiel des amérindiens avec la création de fédérations de lutte des amérindiens de Guyane. Les revendications sont ensuite portées au niveau des grands sommets internationaux, comme ce fut le cas à Rio en 2000 où l’autochtonie dispose d’une tribune. La spécificité de l’autochtonie est qu’il existe un lien ténu entre les revendications environnementales et les enjeux d’accès au foncier, qu’il convient de ne pas oublier. Par autochtonie, sont désignés les descendants des populations présentent sur un territoire, et ce, avant l’arrivée de la colonisation. Or, la France ne reconnaît pas l’autochtonie, la constitution étant basée sur le principe d’unité du peuple. On y reconnaît les langues, les communautés et culture, mais pas l’identité autochtone. Analyse de ce phénomène au prisme du projet de la centrale électrique de l’Ouest guyanais, entre opposition des élus, défiance vis-à-vis de la communauté créole et organisation du droit foncier de Guyane… (selon "Radio-France")

guyane

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31 décembre 2022

Vallée de Villé : il y a anciens et anciens

Décidément dans le val de Villé la notion d'anciens n'est pas la même dans toutes les communes.

AnciensTout d'abord face à la maladie : la plupart des municipalités a rétabli le repas de Noël pour les anciens, mais pas à Villé et Urbeis ! La Covid-19 descendrait-elle du Climont en faisant étape dans ces deux villages ? C'est possible !

Mais autre curiosité : à Urbeis, on devient ancien à 68 ans et on mérite un cadeau distribué par des élus.

A Villé, on devient ancien à 75 ans après l'avoir longtemps été à 70 ans. Question de finances paraît-il ? Monsieur Bierry ne se prenant pas pour le Père Noël et la CEA ne finançant pas ce genre d'action ?

Qui plus est, le conjoint a intérêt à être aussi âgé que le bénéficiaire ! sinon, le repas-cadeau sera payé 26,50 €. Et ce brave Père Noël ne viendra dans le bourg-centre que le 7 janvier, soit après le passage des rois-mages ! histoire de faire croire en un festin de roi ? ou de réduire d'éventuels frais de transport ?

Ah ! vivement que ce dangereux virus, qui empêche nos élus de dormir (ou plutôt de se réveiller ?) quitte définitivement la vallée !

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27 décembre 2022

Une offensive russe en Ukraine au cœur de l'hiver ?

Les responsables ukrainiens ne cessent de l'affirmer : la Russie prépare une “vaste offensive d’hiver”. Une perspective qui peut sembler étonnante pour une armée russe souvent présentée comme un contigent en piteux état. Mais à défaut d’un assaut d'envergure, Moscou pourrait effectivement profiter de la période pour mener des attaques localisées.

ukraine1Malgré la neige, le froid et les récents succès militaires ukrainiens, la Russie se préparerait à lancer une offensive majeure cet hiver, martèle depuis le 14 décembre des responsables ukrainiens auprès des médias internationaux.

Les Russes “sont en train de planifier des attaques d’ampleur menée par l'infanterie", a assuré Mykhaïlo Podoliak, conseiller du président ukrainien au New York Times, dimanche 18 décembre. Trois jours plus tôt, le dirigeant ukrainien et son chef des armées, Oleksander Syrsky, faisait le même constat dans un article du magazine The Economist.

Opération de communication ukrainienne ?

Il serait même question, d’après certains responsables militaires ukrainiens, d’une nouvelle tentative russe de prendre Kiev avant la fin de l’hiver, souligne le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Valeri Zaloujny, commandant en chef des armées ukrainiennes, a ainsi indiqué que les Russes pourraient intensifier leur effort dans le Donbass, viser la ville de Dnipro (au nord de Zaporijia) ou même tenter d'atteindre Kiev depuis la Biélorussie.

Ces affirmations ont de quoi surprendre. La plupart des observateurs qui suivent l'évolution du front en Ukraine, tel que l’Institute for the Study of War (Institut américain d’études sur la guerre), soulignent depuis des semaines que l’armée russe renforce actuellement ses positions défensives.

La succession de revers militaires russes ces dernières semaines – dont la perte notable de Kherson début novembre – et les rapports sur le manque chronique d’équipements des soldats russes suggèrent aussi qu’une sorte de trêve hivernale aurait pu permettre aux Russes de se renforcer. “Ils n’ont clairement pas les moyens logistiques de mener une opération d’envergure actuellement”, assure Jeff Hawn, spécialiste des questions militaires russes et consultant extérieur pour le New Lines Institute, un centre américain de recherche en géopolitique.

D’où l’hypothèse que Kiev a pu noircir quelque peu le tableau pour s’assurer que les pays occidentaux continuent à envoyer du matériel militaire à l’Ukraine, souligne le New York Times. 

Ce ne serait d’ailleurs pas étonnant que Kiev brandisse avec tant de véhémence le spectre d’une “vaste offensive terrestre” à venir, suggère Huseyn Aliyev, spécialiste du conflit ukraino-russe à l'université de Glasgow. “Les Occidentaux envoient actuellement essentiellement de quoi renforcer les défenses anti-aériennes pour contrer les bombardements russes, mais avec les combats autour de la ville de Bakhmout [dans l’est de l’Ukraine], et la possible volonté de lancer une nouvelle contre-offensive, Kiev a aussi besoin de matériel terrestre, comme des tanks et des munitions”, souligne Huseyn Aliyev.

Des généraux russes qui veulent sauver leur poste

Pour autant, les avertissements au sujet d’une “offensive d’hiver” russe ne sont pas forcément qu’une vaste opération de communication. “On assiste actuellement à une intensification de mouvement de troupes et d’équipement vers des positions, en Russie, proche de la frontière”, affirme Sim Tack, un analyste militaire pour Forces Analysis, une société de surveillance des conflits.

Cet expert a lui-même observé une concentration récente de nouveaux véhicules blindés et la construction de tentes autour de bases militaires proches de la ville de Rovenki, à quelques kilomètres de la frontière ukrainienne entre Kharkiv et Louhansk. “Il est possible que le même phénomène se produise actuellement dans d’autres bases militaires à la frontière russo-ukrainienne”, précise ce spécialiste.

Ce déploiement d’équipement et de nouvelles troupes peut être un signe avant-coureur, mais “il peut également s’agir simplement de l’envoi de matériel et d’hommes pour renforcer les lignes de défenses”, tient à nuancer Sim Tack.

L’idée d’une offensive d’hiver tient aussi la route d’un point de vue politique en Russie. “Après les récents revers de l’armée russe, le Kremlin cherche des boucs émissaires, et beaucoup de généraux voudront rapidement obtenir un quelconque succès militaire pour prouver qu’ils restent utiles”, note Jeff Hawn.

Cela est d’autant plus urgent que des figures en marge du monde militaire russe traditionnel – comme Evgeni Prigojine, le patron du groupe de mercenaires Wagner, ou le leader tchétchène Ramzan Kadyrov – essaient de convaincre Vladimir Poutine qu’ils pourraient faire mieux que l’état-major en place.

La morsure de l'hiver

Ces militaires voudraient aussi attaquer au plus vite car “ils savent que l’avantage technologique ukrainien, dû au soutien occidental, ne fera que croître au fur et à mesure que les réserves de matériel militaire s’épuiseront en Russie”, explique Jeff Hawn.

Quitte à affronter le grand froid en Ukraine. Tous les experts interrogés par France 24 s’accordent à dire que l’armée russe devrait davantage pâtir de l’hiver que les forces ukrainiennes. “Les Ukrainiens ont des équipements plus modernes et fiables, tandis que les Russes ne disposent plus de suffisamment de vivres pour tenir longtemps sur le front”, note Sim Tack.

C’est l’une des raisons pour laquelle la perspective de plusieurs offensives russes pour reprendre des villages ou des villes – mais pas une grande attaque sur tout le front – semble crédible à ce spécialiste. Les troupes russes préfèreront passer l’hiver dans des villes plutôt que dans des abris de fortune construits en rase campagne. À cet égard, “la bataille de Bakhmout est exemplaire de ce qui pourrait se préparer : cette ville est non seulement une porte pour pousser l’offensive vers les cibles stratégiques de Sloviansk ou Kramatorsk, ce pourrait aussi être une base arrière pour les forces russes durant l’hiver”, résume Sim Tack. (selon "France 24")

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13 décembre 2022

Corruption au Parlement européen : le Qatar impliqué

Magouilles ! 

strasbourg« Environ 600.000 euros en liquide » saisis, six interpellations et quatre personnes écrouées parmi lesquelles la vice-présidente Eva Kaili, l’affaire des parlementaires corrompus par le Qatar ébranle les institutions européennes.

Scandale au sommet du Parlement européen. Depuis vendredi, une affaire de corruption ébranle les institutions européennes, après des perquisitions menées aux domiciles de parlementaires et six arrestations dont un ancien élu italien et la vice-présidente grecque du Parlement, la socialiste Eva Kaili. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir favorisé le Qatar dans les décisions de l’UE, en échange de gros versements financiers. 20 Minutes vous résume ce que l’on sait sur cette enquête.

Que s’est-il passé vendredi en Belgique ?

Dans le cadre d’une enquête menée par un juge financier belge, six personnes ont été interpellées vendredi, parmi lesquelles la vice-présidente du Parlement européen, Eva Kaili. Quasiment toutes sont soupçonnées de « corruption » et de « blanchiment d’argent » en bande organisée au profit d’un « pays du Golfe ». Selon les révélations du journal belge "Le Soir , ce pays en question serait le Qatar, actuel organisateur de la Coupe du monde de football. Ces personnalités, ayant « une position politique et/ou stratégique significative » au sein du Parlement, sont suspectées d’avoir favorisé le Qatar dans les décisions économiques et politiques européennes.

Le matin même, 16 perquisitions avaient été menées par la police dans diverses communes de la capitale belge et ont permis la saisie d'« environ 600.000 euros en liquide », ainsi que « du matériel informatique et des téléphones portables » dont les contenus sont en cours d’analyse. Une source judiciaire a confirmé que des « sacs de billets » ont été découverts dans l’appartement d’Eva Kaili. Son propre père a lui-même été inquiété dans l’enquête, surpris en train de transporter une grosse somme en liquide « dans une valise », d’après le journal belge L’Echo.

Qui sont les principaux suspects ?

strasbourg1Il s’agit d’Eva Kaili, une eurodéputée du parti socialiste grecque (Pasok-Kinal). L’ex-présentatrice télé de 44 ans siège au Parlement européen depuis 2014 sous la bannière du groupe Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S & D). Elle a été élue en janvier 2022 à l’une des vice-présidences du Parlement. Début novembre, elle s’était rendue au Qatar, où elle avait salué, en présence du ministre qatari du Travail, les réformes de l’émirat dans ce secteur. Quelques jours après son retour, elle qualifiait le petit état pétrolier de « chef de file en matière de droits du travail ». Ironie du sort, elle regrettait que certains « harcèlent [les Qatariens] et accusent tous ceux qui leur parlent (…) de corruption ». (selon "20 minutes")

7 septembre 2022

La "raspoutsisa" pourrait ralentir l'armée russe en Ukraine

Le facteur climatique pourrait jouer un rôle décisif dans l'invasion russe de l'Ukraine, avec l'arrivée attendue de la "raspoutitsa", phénomène saisonnier qui voit la terre ferme se muer en boue collante redoutable pour les véhicules militaires, selon des spécialistes.

raspousisa2Ce terme russe qui signifie "le temps des mauvaises routes", est une réalité bien connue en Ukraine, en Russie et au Bélarus où le radoucissement des températures et la fonte des neiges au printemps, tout comme les fortes pluies de l'automne, se traduisent par plusieurs semaines de gadoue, deux fois par an. Avant même que la raspoutitsa n'ait commencé, les images de chars et de véhicules militaires russes embourbés en Ukraine pullulent sur les réseaux sociaux.

"Il y a déjà eu beaucoup de situations dans lesquelles des chars russes et d'autres véhicules sont passés par les champs et ont été bloqués. Les soldats ont été obligés de les abandonner et de continuer à pied", affirme à l'AFP l'analyste militaire ukrainien Mykola Beleskov."Ce problème existe, et il va s'aggraver", ajoute-t-il, au sujet de l'arrivée de cette débâcle des fameuses "terres noires", ou tchernozioms, qui ont fait la richesse agricole de l'Ukraine et des régions voisines entre le Don et la Volga. Les troupes de Napoléon en ont fait la pénible expérience, retardées lors de leur retraite de Russie fin 1812 au point d'être rattrapées par les rigueurs de l'hiver.

Le début du printemps est un mauvais moment pour envahir l'Ukraine

Sur le front Est pendant la deuxième guerre mondiale, "si les grandes opérations mécanisées étaient presque complètement arrêtées pendant les grandes pluies d'automne ou lors des dégels du printemps à cause de la célèbre raspoutitsa, la boue des plaines russes, elles reprenaient en hiver, lorsque les sols avaient à nouveau durci", expliquait l'historien Laurent Henninger dans la revue Défense nationale en 2015. "C'est avec l'arrivée de l'hiver 1941 que Hitler put lancer sa grande offensive – ratée – destinée à prendre Moscou", soulignait-il dans un article au sujet de l'impact du facteur climatique sur la guerre. Dans le sens inverse, la raspoutitsa a freiné la contre-offensive soviétique en 1943."

Rappels historiques : le dégel engendre une saison des boues (raspoutitsa) qui dure 3-4 semaines, et remonte du Sud (Crimée) vers le Nord en quelques jours jusqu'au Bélarus. En 1942, elle a débuté vers le 21/03. En 1943, le 18/03. En 1944, le 17/03", indique sur Twitter l'historien militaire Cédric Mas. "Le temps ne joue pas en faveur de Poutine", estimait-il dimanche, relevant, outre les sanctions et l'isolement diplomatique de la Russie, que "la météo va se dégrader prochainement avec la raspoutitsa". "Le début du printemps est un mauvais moment pour envahir l'Ukraine", écrivait le professeur en stratégie de sécurité nationale Spencer Meredith dans un article publié à quelques jours du début de l'invasion par le Modern War Institute de la prestigieuse académie militaire américaine de West Point.

Le facteur climatique est un des principaux atouts de l'Ukraine

"Normalement, à la mi-février, les routes sont recouvertes de couches de glace et de neige compactes, qui fondent ensuite pour révéler un champ de mines de nids-de-poule", soulignait-il. Cette année, selon les dernières prévisions, le phénomène devrait se manifester à partir de la mi-mars. Pour les troupes russes "la situation va empirer à mesure que le temps se réchauffe et que les pluies commencent", confirme Mykola Beleskov. "Elles vont se retrouver clouées au sol", poursuit-il. La raspoutitsa, "rendant les sols boueux, canalise les opérations sur le bitume des routes et des rues", relevait la semaine dernière l'historien militaire Michel Goya dans la revue Le Grand Continent.

russieUne configuration qui contraint les forces d'invasion à progresser en colonnes sur les axes routiers, plus exposées aux problèmes logistiques ou aux attaques. "Le facteur climatique est un des principaux atouts de l'Ukraine face à la supériorité militaire russe", approuve Jason Lyall, spécialiste de la violence politique dans les guerres civiles et conventionnelles et enseignant à l'université américaine de Dartmouth."Les quatre cavaliers de l'armée ukrainienne: le Javelin, le Stinger, la raspoutitsa et TikTok", résume-t-il sur Twitter, en référence aux lance-missiles antichars Javelin, aux missiles antiaériens Stinger et au réseau social largement utilisé pour rendre compte de la guerre. (selon "GEO")

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6 septembre 2022

L'électricité coûte 3 fois moins cher en Espagne et au Portugal

Alors que la plupart des pays ont subi une forte augmentation des prix de l'électricité depuis le début de la guerre en Ukraine, l'Espagne et le Portugal ont réussi à contenir cette hausse. Explications.

_lectricit_Les prix de l'électricité s'envolent. Les prix de gros de l'électricité pour 2023 en France ont battu des records en atteignant plus de 1 000 € le mégawattheure (MWh), contre 85 euros il y a un an. Un phénomène observé dans la grand majorité des pays d'Europe depuis le début de la guerre en Ukraine, en raison de la diminution des flux de gaz russe vers l'Europe, de nombreuses centrales thermiques utilisant du gaz pour générer de l'électricité. Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Italie... En quelques mois, tous les consommateurs de ces pays ont également observé une importante augmentation de leur facture d'électricité, au contraire des Espagnols et des Portugais.

Alors que le tarif atteignait 659,94 euros/ MWh en France ou en Allemagne ce samedi 27 août, il se situait "seulement" à 239,18 euros /MWh en Espagne et au Portugal, selon le site du Réseau de transport d'électricité. Un prix près de 3 fois moins élevé qui s'explique pour une raison : "la dérogation ibérique", dont bénéficient les deux pays.

Les compagnies énergétiques taxées plutôt que les consommateurs

Au mois d'avril dernier, les deux pays ont eu l'autorisation de mettre en route un système tarifaire qui plafonne les prix du gaz, qui entre dans la production électrique, afin d'alléger la note d'électricité des ménages et des entreprises. "Pour une fois, ce ne sera pas les mêmes qui paieront", avait déclaré la ministre de la Transition écologique espagnole, Teresa Ribera, en expliquant que les compagnies énergétiques allaient faire les frais de cette baisse.

Ce système longuement et durement négocié avec Bruxelles a permis aux deux pays de décrocher du système tarifaire européen et permet "de dissocier la formation du prix de l'électricité" de celui "du gaz". Pendant 12 mois, la dérogation ibérique permet à l'Espagne et au Portugal de plafonner à 40 euros le MWh dans un premier temps, avant de monter progressivement pour atteindre une moyenne de 50 euros le MWh sur l'année. Comme le gaz représente entre 20% et 30% de la production électrique, cela permettra une réduction du prix de l’électron de 30%.

Le prix du gaz sera plafonné à 40 euros le MWh durant les six premiers mois, avant de monter progressivement pour atteindre une moyenne de 50 euros le MWh sur l'année, soit la moitié de ce qu'il avait coûté ces trois derniers mois. Le gouvernement espagnol calcule que le système va se traduire par une réduction directe de 30% de la note d'électricité, avec un mégawattheure à 130 euros en moyenne, au lieu de 210 euros ces derniers mois.

Le système européen inadapté à ces deux pays

Un statut particulier pour ces deux pays qui font figure d'exception, car la péninsule ibérique a un niveau d'exposition plus élevé à l'évolution du marché de gros. En effet, la majorité de l'électricité produite dans ces pays l'est à partir de sources renouvelables et ils comptent très peu d'interconnexions avec le marché européen. Un isolement qui empêche la péninsule ibérique d'échanger et d'avoir accès aux énergies renouvelables du nord de l'Europe, ce qui l'oblige à fonctionner comme une île.

Peu avant la mise en place de ce système, l'Espagne et le Portugal avaient connu une forte hausse des coûts de l'énergie en raison des règles du marché européen de l'électricité, qui obligent les producteurs à vendre leur énergie au prix de la technologie la plus chère, c'est-à-dire celle des centrales à gaz. Un système jugé inadapté à la réalité énergétique de la péninsule ibérique et qui rend le système européen qui prévalait défavorable aux deux pays.

Depuis plusieurs mois et la flambée des prix de l'énergie, la France et d'autres pays d'Europe pointent du doigt le fonctionnement du marché européen de l'électricité. Plusieurs pays le jugent responsable de cette envolée spectaculaire notamment parce qu'il indexe le prix de l'électron sur celui du gaz. (selon Yahoo-actualités)

30 juillet 2022

Choucrouterie et Colmar, le grand amour

C'était attendu, c'est la brouille du siècle que l’on a enterrée, vendredi soir, avec le retour en fanfare de la Choucrouterie de Roger Siffer sur les planches de la Foire aux vins de Colmar. Cela tombait bien, le thème de cette 35e tournée d’été était l’union. Celle des peuples, des amis, des frères, des amoureux, pied de nez à l’individualisme ambiant et aux conflits qui tonnent dans le monde.

sifferMais il s’agissait aussi et surtout de l’union entre Roger Siffer et le maire de Colmar. Invité sur la scène du Cabaret colmarien dès le début du spectacle, Eric Straumann s’est vu remettre un cœur en pain d’épices par l’ex-excommunié, symbole de la réunification désormais consommée. Après un échange de quelques calembours en alsacien, Eric Straumann étant lui aussi toujours à l’aise derrière un micro, la troupe a enchaîné les odes à l’amour en toutes les langues, en reprenant des titres de Jacques Brel à Ray Charles en passant par Janis Joplin, Brassens ou « Freunde » des Toten Hosen (les Rolling Stones allemands).

De quoi multiplier les références à l’amour. C’est acté, Colmar et la Choucrouterie sont redevenus copains comme cochons.(selon la presse régionale)

A Villé rien n'est encore fait ! A quand ces deux têtes sur une même photo (pour le sauvetage du stade ?)

pfann1siffer4

22 juillet 2022

Le pétrole russe arrivera en Europe en passant par l'Inde

IndeLes raffineurs indiens achètent massivement le brut de Russie à prix cassé dont les importateurs occidentaux se détournent depuis l'invasion de l'Ukraine. Une fois transformé en carburant, le pétrole russe pourra être réexporté vers l'Europe, déjouant indirectement les sanctions qui frappent Moscou.

En théorie, les Européens n'achèteront bientôt plus de pétrole produit en Russie. Les Vingt-Sept ont décidé de réduire leurs importations de 90% d'ici à la fin de l'année pour le brut, et début 2023 pour les produits raffinés comme le carburant diesel.

En réalité, cela ne sera pas aussi tranché, car il sera impossible de savoir d'où vient le pétrole qui a été transformé en carburant avant d'être vendu sur le Vieux Continent. Dans les mois qui viennent, les automobilistes français feront probablement le plein de gazole importé d'Inde et produit avec du pétrole russe.

Poutine contourné, oui mais quel sera le prix à payer ? Et qu'en est-il de l'alliance BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui est censée soutenir Poutine ?

inde3L'Inde achète du pétrole russe à prix bradé.

18 avril 2022

Le pétrole russe de "l'amitié", encombrant héritage d'une raffinerie allemande

Le producteur russe de gaz Gazprom a annoncé dans un communiqué avoir continué à approvisionner l'Europe en gaz naturel via l'Ukraine conformément aux demandes de ses clients européens. Ces besoins pour le 17 avril se montaient à 57 millions de mètres cubes, a ajouté Gazprom. Poutine voudrait-il reconstruire le rideau de fer ? Voici en tous cas une explication complète concernant la raffinerie de Schwedt (près de Rostock - ancienne Allemagne de l'Est), parue dans la revue "Actu & Eco" :

Du pétrole russe abreuve depuis des décennies la raffinerie de Schwedt, un ancien combinat est-allemand qui a survécu à la réunification mais pourrait ne pas se remettre d'un arrêt des importations de brut puisé dans les gisements sibériens.

hambourg1"La peur du lendemain est très proche de ce qu'elle était après la chute du mur", décrit Buckhard Opitz pour résumer le sentiment des 1.200 salariés de l'entreprise PCK.

Entré à la raffinerie en 1977, ce sexagénaire n'a pas oublié les turbulences économiques qui ont accompagné la réunification de l'Allemagne en 1990 avec son cortège de sites industriels démantelés et de privatisations douloureuses.

La raffinerie de Schwedt a surnagé, moyennant une sévère restructuration, parce qu'"elle faisait partie des plus modernes, parce que nous avons toujours été au top", affirme M. Opitz, représentant local du syndicat de la chimie et de l'énergie IG BCE.

Depuis l'offensive lancée par Moscou en Ukraine, l'incertitude étreint de nouveau la commune située près de la frontière polonaise.

L'usine a beau se savoir indispensable, puisqu'elle fournit environ 90% du carburant et combustible consommé à Berlin et sa région, y compris le kérosène de l'aéroport, l'argument ne suffit pas à rassurer.

Pour compliquer l'équation, le géant pétrolier russe Rosneft, contrôlé par le Kremlin, est actionnaire majoritaire du site.

- Fin du monde "normal" -

hambourgA la permanence locale du parti social-démocrate (SPD), on évite de s'exprimer "car les craintes sont déjà suffisamment grandes". De nombreuses entreprises locales dépendent de l'activité de la raffinerie.

Même si l'Union Européenne s'est contenté jeudi de décider d'un embargo sur le charbon russe, des sanctions sur le pétrole et le gaz russes viendront "tôt ou tard", a assuré le président du Conseil européen Charles Michel.

L'Allemagne refuse un embargo immédiat sur l'ensemble des énergies russes, notamment le gaz. Mais Berlin veut s'en libérer progressivement et quasiment stopper ses achats de pétrole russe d'ici la fin de l'année.

Or ce pétrole est la raison d'être de la raffinerie de Schwedt où débouche une branche du plus long oléoduc du monde qui part du sud-est de la Russie.

Le pipeline "Droujba" a été mis en service dans les années 1960 pour acheminer du brut de l'URSS vers les pays du bloc de l'Est. Il reste une source vitale de brut pour de nombreuses raffineries d'Europe centrale. "Droujba" signifie "amitié" en russe.

Fin 2021, Rosneft avait annoncé son intention d'augmenter de 54 à 92% sa participation dans la raffinerie PCK, en rachetant ses parts à Shell. Le groupe russe est présidé par Igor Setchine, un oligarque proche de Vladimir Poutine visé par les sanctions occidentales.

"Le monde était encore normal à l'époque. Il n'y avait aucune raison de refuser la participation russe, tout comme il y avait des participations allemandes en Russie", assure à l'AFP Alexander von Gersdorff, porte-parole de l'association allemande des industries pétrolières En2x.

Aujourd'hui il en est convaincu : "Sans pétrole en provenance de Russie, la raffinerie de Schwedt devrait être mise hors service. Il n'y aurait plus d'essence ni de diesel pour Berlin, sa région ou la Pologne occidentale".

- "Irréaliste" -

La gouvernement allemand a reconnu que le cas de Schwedt était complexe. L'option d'une nationalisation temporaire a été évoquée dans les médias.

C'est la mesure exceptionnelle choisie récemment pour la filiale allemande de Gazprom, dont Berlin a pris le contrôle.

Esquissant un schéma sur un coin de papier, Buckhard Opitz assure que des alternatives au pétrole russe peuvent être trouvées pour la raffinerie, monstre métallique qui se dresse à la sortie de la ville, à une centaine de kilomètres de Berlin.

Un pipeline arrive du port allemand de Rostock, qui pourrait recevoir du brut d'autres parties du monde, dit-il. La Pologne pourraient compléter l'approvisionnement via le port de Gdansk.

"Irréaliste", juge Alexander von Gerstoff, compte-tenu des difficultés logistiques : Rostock ne peut accueillir des tankers suffisamment gros ; la Pologne a besoin de toutes ses capacités pour sa propre diversification. Et les raffineries de l'est de l'Allemagne ont été conçues pour fonctionner avec du brut russe, aux caractéristiques particulières.

"Différents scénarios logistiques et technologiques" sont à l'étude, a indiqué l'entreprise à l'AFP. "La décision finale sera politique", assure Buckhard Opitz. (selon "Actu & Eco")

hambourg2

3 avril 2022

Le Sénégal étouffé par la guerre en Ukraine et le Mali

Les Sénégalais sont de plus en plus tenaillés par une hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité et autres produits alimentaires. Une hausse imputée à la guerre en Ukraine et à la fermeture de la frontière avec le Mali.

s_n_galLa ménagère sénégalaise continue de pleurer son panier qui se dégarnit de jour en jour. La raison, une hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité. Que cela soit le riz, le lait, le sucre, la tomate concentrée et même les pâtes alimentaires, tous les prix des denrées ont grimpé en flèche au point de renforcer la tension alimentaire déjà existante. Au marché central de Thiès (70 km de Dakar), le mot est donné. Par les commerçants qui adoptent le même barème de prix pour les denrées, mais aussi les clients qui crient tous au scandale et en appellent à l’Etat qui, disent-ils, doit sévir.

« Comment comprendre que tous les prix grimpent de la sorte, en une semaine. C’est de la malhonnêteté. Même ceux qui avaient gardé leurs anciens stocks ont fait monter les prix. Tous les commerçants fixent le même prix. Comme s’ils se sont concertés. En fait, c’est ça, ils se sont tous donnés le mot et ont décidé de commun accord d’harmoniser leurs prix. C’est de la mauvaise foi et ils se disent des croyants, surtout à l’approche du ramadan », se désole cette femme, panier en main, avec seulement un sachet de tomates fraîches, quelques feuilles d’oseille et un bout de poisson dont on aperçoit facilement la queue.

Elle n’aura pas terminé son propos lorsqu’une autre dame l’interrompt. « Ce sont tous des voleurs. Tous malhonnêtes, car ils font ce qu’ils veulent », lance-t-elle, visiblement dépitée. Foulard de tête défait, les deux côtés pendants au niveau de ses épaules larges du fait d’une forte corpulence, celle-ci, qui éprouve quelques difficultés de mobilité, liées à la charge pondérale, fulmine avec un long tchiip. « Tous des malhonnêtes. Ils ne vivent que de biens mal acquis, sur le dos des Sénégalais. Et les voilà qu’ils se dirigent vers le mois de ramadan pour espérer avoir des bénédictions. Mon œil ! Ils ne récolteront que des péchés, car c’est ce qu’ils auront semé. Ces commerçants me dégoûtent », balance-t-elle à la face d’un vendeur de denrées alimentaires.

Ce dernier ne trouvait pas les mots devant la colère de la dame, à part insister que « cette situation est indépendante de notre volonté ». Trop facile comme excuse, estime une autre cliente, moins agressive, car elle aura au moins souri en s’adressant au commerçant qu’elle avait en face et qui lui livrait les deux kilogrammes de pomme de terre qu’elle avait commandés. « On nous dit que les prix ont monté à cause de la guerre en Ukraine. Qu’est-ce que nous ici au Sénégal avons-nous à voir avec ce qui se passe en Ukraine », se demande le commerçant, qui impute la hausse à son grossiste. « Il parait que c’est l’Ukraine et la Russie qui nous fournissent le blé, pourtant le prix du pain n’a pas augmenté depuis le début de la guerre. Pourquoi les autres prix alors », demande un jeune homme, mandaté par sa mère acheter de la pâte d’arachide.

La réponse viendra d’une autre bonne dame qui change de cap et lui fait comprendre que certaines denrées, comme le gingembre, certaines farines et même des fruits, commencent à prendre la tangente, « car ils provenaient généralement du Mali et de la Guinée et transitaient par Bamako avant d’être acheminés au Sénégal via les camions maliens qui effectuaient la navette entre les deux pays ». Lesquels véhicules ne circulent plus entre les deux pays depuis les fameuses sanctions de la CEDEAO. Mais en attendant, les prix montent en flèche. Le sac de lait de 5 kg, jadis vendu à 17 500 FCFA coûte désormais 21 000 FCFA. « Je l’ai acheté en gros à 20 500 FCFA, je ne peux pas le revendre à moins de 21 000 FCFA », nous confie Lamine Wade, commerçant au marché central de Thiès.

Une situation d’inflation qui commence à peser sur les consommateurs du Sénégal, pays dont la population est majoritairement musulmane et se dirige vers un mois de jeûne, pendant lequel, les denrées de première nécessité sont très courues. En tous les cas, coïncidence ou pas, ce mercredi 30 mars 2022, en Conseil des ministres, le Président Macky Sall a doté le pays d’un Directeur du Commerce Extérieur, en la personne du nommé Ansou Souba Badji, Commissaire aux Enquêtes économiques de profession. Il occupe désormais ce poste qui était jusque-là vacant. (selon "Afrik.com")

15 mars 2022

Face à la guerre en Ukraine, l'Asie s'arme

Tandis que la guerre fait rage à l'ouest de la Russie, à l'autre bout du plus grand pays du monde, les voisins s'arment. La Chine a ainsi annoncé faire bondir son budget défense de 7,1%, tandis que la Corée du Nord a procédé à de nouveaux essais de missiles. De son côté, le Japon a voté en décembre denier le budget militaire le plus important de son histoire.

cor_e1Les conséquences de l'invasion russe en Ukraine ne s'arrêtent pas au continent européen, loin de là. Preuve en est, la Chine a annoncé ce week-end une forte augmentation de son budget militaire. L'empire du milieu a annoncé une hausse de 7,1%, dotant ainsi son armée de 230 milliards de dollars. C'est la plus forte hausse en Chine depuis trois ans, alors que le pays cherche à rattraper les États-Unis.

Pékin tente de rattraper Washington

Et si Pékin dispose avec cette mesure du deuxième plus gros budget défense au monde, il est encore trois fois inférieur à celui de l'Oncle Sam. Alors la Chine a défini ses priorités : les missiles hypersoniques testés l’an dernier, la guerre de l’espace, la guerre du cyberespace, l’aviation avec des chasseurs furtifs et la marine (qui compte déjà plus de bâtiments que la flotte américaine).

Un mouvement d'armement dans toute l'Asie

Reste que la Chine n'est pas la seule puissance à rediriger d'importants crédits vers la Défense. De manière générale, l'Asie voit une nouvelle course à l'armement. À commencer par Taïwan, l'île revendiquée par Pékin, qui a annoncé vouloir doubler sa production de missiles. De son côté, le Japon a voté en décembre le budget militaire le plus important de son histoire, tandis que la Corée du Nord a une nouvelle fois effectuée plusieurs essais de missiles balistiques ces derniers jours. Sans oublier des tests de satellites pouvant servir à des fins militaires. Une démonstration de force de la part de Pyongyang qui intervient alors que sa voisine du Sud va élire son nouveau président mercredi. Une voisine qui héberge à sa frontière près de 30.000 soldats américains.

31 mars 2022

Villé : adieu définitif au football

Le plus beau terrain de la vallée !

stadeRappel de l'histoire des terrains de football de Villé : Depuis de longues années, l'AS Villé était propriétaire du terrain de football (derrière l'ancienne gare) et les bénévoles de l'association avaient largement contribué à la construction de vestiaires dans les années 50.

Puis la commune a "récupéré" cet ensemble pour en faire un  terrain de camping ! Enfin, un industriel voisin aujourd'hui disparu (Signal-Lux), s'est déclaré acquéreur pour agrandir son entreprise, promettant aux sportifs de Villé un nouvel ensemble digne de ce nom.

D'où, dans les années 80, la construction de ce nouveau terrain devenu le plus beau de la vallée (avec arrosage automatique toujours en état de marche et éclairage pour nocturnes) et son inauguration (voir photo ci-jointe) , sur lequel sont même venus jouer des clubs professionnels comme le RC Strasbourg ou l'AJ Auxerre d'un certain Guy Roux.

inaugurationSeuls les vestiaires et club-house promis (sur la place de l'abattoir) faisaient encore défaut, les maires successifs (Watt, Frantz) ayant oublié cet engagement d'une municipalité précédente. Et finalement c'est une baraque de chantier, récupérée après la construction d'une nouvelle gendarmerie de Sélestat, qui a tenu lieu de vestiaires !

Et voilà qu'on apprend que ce beau terrain sera transformé en parc d'agrément par la nouvelle municipalité ! Alors que la même municipalité laisse à l'abandon depuis des années le parcours de santé du Klosterwald !

Certes pour le moment l'AS Villé est en non-activité, mais démanteler ce beau terrain, n'est-ce pas enterrer définitivement le football dans le bourg-centre ! Avec la crise sanitaire actuelle (d'autres clubs que Villé sont aussi à l'arrêt), il faudrait peut-être attendre la fin de cette période avant de condamner un terrain qui est revenu très cher au contribuable villois !

Et que dire de l'idée d'y implanter une "ferme pédagogique" alors que Villé ne compte plus aucun agriculteur parmi ses habitants !

Extrait de presse du 30/3/2022

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foot2NB : l'AS Villé 2010 : ce n'est pas l'année de l'arrêt, mais 2018 !

12 mars 2022

Plancher débarrassé

Décidément à Villé, tout semble permis ! Voilà qu'un quidam de la vallée se débarrasse d'un vieux plancher en pleine forêt, à la limite des bans de Saint-Martin et Villé, sur la parcelle d'un propriétaire privé qui n'en demandait pas tant pour chercher son bois.

Selon les traces sur le chemin emprunté, c'est à bord d'une remorque tirée par un tracteur que ce matériel a été amené sur place.

Evidemment on peut supposer que le responsable ne savait pas qu'il existe une déchetterie à Villé, ou peut-être a-t-il pensé qu'au prix exorbitant du gas-oil il était moins onéreux d'aller dans une forêt voisine.

A moins qu'il ne s'agisse d'un chasseur qui a voulu attirer le gibier en lui offrant une piste de danse, un mirador ne se trouvant pas loin du dépôt ?

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16 mars 2022

Pologne : il y a 40 ans, le général Jaruzelski décrétait l’état de guerre

Le 11 décembre 1981, devant la montée des aspirations démocratiques impulsées par Solidarność, le gouvernement, impuissant, proclame la loi martiale. La bataille du syndicat de Lech Walesa déclenchera une vague de révolutions pacifiques anti-communistes en Europe de l'Est, aboutissant à la chute du bloc soviétique en 1989.

pologne3La bataille polonaise contre le pouvoir communiste, contrôlé par Moscou, démarre à l'été 1980 par une grève générale initiée par les ouvriers des chantiers navals de Gdansk, qui protestent contre la pénurie de vivres et le manque de démocratie. Le mouvement paralyse le pays.

Accords de Gdansk

Le 31 août 1980, Lech Walesa, leader de cette fronde, à la tête du syndicat ouvrier indépendant Solidarność (Solidarité), signe avec le gouvernement communiste les accords de Gdansk pour mettre fin aux troubles. Ces accords prévoient notamment des augmentations salariales, la semaine de travail de 5 jours, le droit de grève, l'autorisation de création de syndicats indépendants et la reconnaissance officielle du syndicat Solidarność, effective le 24 novembre 1980.

Mais les promesses ne sont pas tenues. Grèves et violences reprennent de plus belle. Devant la montée des aspirations démocratiques, le gouvernement, impuissant, proclame l’état de siège le 13 décembre 1981 : “La Pologne sous la botte polonaise”, titre la une de “Sud Ouest”, le 14 décembre.

pologne4Officiellement le décret se voulait une réaction à la difficile situation économique et à la menace sur la sécurité énergétique du pays. Dans la réalité, le régime communiste polonais redoutait la perte du pouvoir, notamment face au rôle grandissant du syndicat Solidarność et ne voulait pas une répétition de l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie en 1968. 6 000 syndicalistes sont arrêtés, y compris le populaire Lech Walesa, et  Solidarność, fondé dix-huit mois plus tôt est dissous. L’émotion est immense dans le pays comme en Occident. La loi martiale restera en vigueur jusqu’au 22 juillet 1983. Tout au long de cette période, les Polonais souffriront des restrictions des libertés dans leur vie quotidienne. Un certain nombre d’entre eux prendront la douloureuse décision de quitter leur pays, quitte à ne pas pouvoir revoir leur famille et leurs amis durant plusieurs années.

La bataille de Solidarność pour la démocratie durera huit ans, jusqu'aux accords historiques signés le 5 avril 1989 entre les communistes au pouvoir et le syndicat ouvrier.

pologne2Ils prévoient la création d’un véritable poste de Président de la République, la restauration du Sénat, l’instauration d’un Conseil national de la magistrature, la clarification des pouvoirs de la Diète (Chambre des députés) et surtout, une nouvelle loi électorale qui devait permettre plus de pluralisme et de liberté aux électeurs.

Enregistré comme parti légal le 17 avril, Solidarność triomphera aux élections législatives des 4 et 18 juin 1989. Lech Walesa, lauréat du prix Nobel de la Paix en 1983, succèdera au général Wojociech Jaruzelski à la présidence de la Pologne, de 1990 à 1995.

Illégal

Après la chute des régimes communistes en Europe, le parlement polonais a admis en 1992 que la proclamation de l’état de siège en 1981, était illégale. Le 17 avril 2007, les responsables de son instauration en Pologne (les généraux Wojciech Jaruzelski, Czesław Kiszczak et sept autres personnes) ont été officiellement inculpés pour « crime communiste ».

 

4 mars 2022

500 soldats français en Roumanie et 200 en Estonie

Si l'envoi de troupes en Ukraine ne semble pas à l'ordre du jour, la France déploie des soldats dans les pays voisins de l'État dans le cadre des missions de l'Otan, a appris BFMTV de l'Élysée à l'issue du sommet de l'OTAN.

amx10Mi-mars, un groupement tactique de 500 soldats et leur matériel, vraisemblablement des chars blindés de type AMX 10 et des Griffons, vont être déployés en Roumanie, État-membre de l'Otan qui partage plusieurs centaines de kilomètres avec l'Ukraine.

Début mars, ce seront 200 soldats d'infanterie de montagne qui seront déployés en Estonie, également État-membre de l'Otan. Limitrophe de la Russie, ce pays est séparé par la Lettonie et la Biélorussie de l'Ukraine. L'armée de l'air va assurer la police du ciel dans les pays baltes avec quatre avions de chasse Mirage 2000.

Deux missions de deux Rafale et avion ravitailleurs vont s'élancer de manière imminente afin de survoler en permanence l'espace UE.

Du matériel de protection envoyé en Ukraine

Sur l'appui militaire à l'Ukraine, l'Ukraine envoie chaque jour des demandes de matériel mais des difficultés ont pu être soulevées. Par exemple, si la France envoie un certain type de missiles, il est possible que les Ukrainiens n'aient pas le système de lancement qui correspond. Pour cela, il faudrait donc envoyer des missiles avec le lanceur adéquat et former les soldats ukrainiens à leur utilisation, ce qui prendrait trop de temps.

D'ores et déjà, la France a cédé - et non pas vendu - des équipements individuels de protection et du matériel de déminage et coopère avec les autorités ukrainiennes au plan cyber.

Quel est "l'état final recherché", selon l'expression militaire, par Poutine? S'agit-il d'obtenir une continuité territoriale jusqu'à la Transnistrie? De s'attaquer aux institutions ukrainiennes et aux personnes qui les dirigent? De poursuivre vers la Moldavie? À date, les autorités françaises ont encore une incertitude. (selon BFMTV)

3 mars 2022

Cuba 1962 - Ukraine 2022

L’histoire se répèterait-elle ? Kennedy avait mis la pression sur les Soviétiques au sujet de Cuba. Soixante ans plus tard, voilà Poutine décidé à engager un bras de fer avec les États-Unis à propos de l’Ukraine, « porte-avions avancé de l’OTAN ».

poutine60 ans après la crise de Cuba, Vladimir Poutine semble avoir décidé de commencer l’année 2022 par une épreuve de force majeure, digne des années les plus tendues de la Guerre froide. Le bras de fer portera une fois encore sur l’Ukraine, que Poutine considère comme le berceau originel, sacré même, de la Russie. Et aujourd’hui c’est « sa » « crise de Cuba à l’envers ». Pour Poutine et ceux qui l’entourent, l’Ukraine doit cesser d’être « le porte-avions avancé de l’OTAN » aux frontières de la Russie.

En 1962, Kennedy avait obtenu, à deux doigts de la guerre nucléaire, le retrait des missiles à moyenne portée soviétiques déployés à Cuba, qui menaçaient directement les États-Unis. Kroutchev avait cédé… En 2022, Poutine entend obtenir la même chose des Américains : soit les États-Unis s’engagent par écrit et définitivement, à respecter un statut de neutralité pour l’Ukraine, soit l’armée Russe interviendra, et s’en sera fini et de l’indépendance de l’Ukraine, et de ses velléités de rejoindre l’Union européenne ou l’OTAN.

En finir avec l'élargissement de l'OTAN

Depuis des semaines, nombreux sont les nuages qui annoncent la tempête dans le ciel européen. La crise des migrants en Biélorussie tout d’abord. Délibérée et télécommandée depuis Minsk et bien sûr Moscou, comme en témoignent les patrouilles de bombardiers nucléaire stratégiques russes le long de la frontière polonaise, et tout récemment l’annonce par le dictateur biélorusse Loukachenko qu’il est désormais prêt à accueillir des armes nucléaires russes sur le sol de son pays.

Le garrot du gaz russe ensuite, que le Kremlin resserre inexorablement sur le cou de ses clients européens : pas 1 m³ de gaz supplémentaire ne sera livré à l’Europe cet hiver, tant que le gazoduc North Stream II restera bloqué. Enfin et surtout le déploiement de 100 000 soldats russes à la frontière orientale de l’Ukraine, auxquels s’adjoindront 75 000 réservistes dans les semaines à venir, une armée pourvue de tout l’arsenal nécessaire de blindés et d’artillerie. Ce développement s’est fait aux yeux de tous, et notamment sous le regard des satellites militaires du Pentagone qui a complaisamment publié les images et les analyses de renseignements dans le New York Times…

Ces derniers jours, Vladimir Poutine, s’exprimant devant un parterre de diplomates russes a mis les points sur les i : la Russie a bien l’intention de « faire respecter ses lignes rouges », entendre son refus absolu d’accepter la présence de forces de l’OTAN à ses frontières. Pour le Président russe, le moment est venu d’en finir, une fois pour toutes, avec l’élargissement de l’OTAN.

L’Amérique, affaiblie par son retrait calamiteux d'Afghanistan et du Proche-Orient, obnubilée par la Chine, désormais impuissante à stopper la marche irrésistible de l’Iran vers la bombe atomique, n’est tout simplement pas en état de faire la guerre pour sauver l’Ukraine. Tandis que lui, Poutine, malgré les ravages du Covid en Russie, reste très largement soutenu par son peuple (60 % de popularité dans les sondages), c’est lui qui vient de remporter – sans peine – les élections législatives de septembre, lui aussi qui s’est débarrassé de toute opposition (presse, associations ou opposants politiques), c’est toujours lui qui dévoile de nouvelles armes, toujours plus sophistiquées, comme les missiles hypersoniques, lui qui consolide ses positions au Proche-Orient, et avec les mercenaires Wagner s’installe en Afrique noire. C’est toujours lui, enfin, qui organise des manœuvres aériennes conjointes avec l’armée de l’air chinoise dans le Pacifique.

Pour le Kremlin, le moment est venu donc de réagir enfin à la dérive intolérable de l’OTAN toujours plus vers l’Est. Il y a d’abord les trois Baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) qui faisaient il n’y a pas si longtemps partie de l’URSS, et qui désormais abritent des troupes de l’OTAN ; il y a des livraisons d’armes et ces conseillers militaires de l’OTAN en Ukraine. Et il y a enfin, et ceci a été trop peu noté en Occident, les déclarations du secrétaire général de l’OTAN le Norvégien Jens Stoltenberg, qui à la mi -novembre s’est dit prêt à déployer des armes nucléaires américaines de l’OTAN à l’Est de l’Europe, si par aventure la nouvelle coalition allemande devait décider de ne plus en accepter sur son sol… Poutine a donc décidé de mettre le marché sur la table : il exige des « garanties sérieuses de long terme pour la sécurité de la Russie dans la région » ; il demande que « les États-Unis arrêtent de se mêler des affaires intérieures russes ou des interventions parfaitement légitimes de la Russie avec ses alliés à l’extérieur ».

Le premier pas est d’organiser juridiquement un statut de neutralité pour l’Ukraine… C’est là une vieille histoire qui remonte au 27 mai 1997, peu de temps après le démantèlement de l’Union soviétique et du Pacte de Varsovie. Ce jour-là à Paris, fut signé l’Acte fondateur des relations OTAN- Russie, au terme duquel les deux parties « ne se considéraient plus comme des adversaires », s’engageant même à « éliminer les vestiges de l’époque de la confrontation ».

Un peu plus tôt, en décembre 1994, lorsque l’on commença à évoquer l’élargissement de l’OTAN, Boris Eltsine avait prévenu : « pas d’élargissement de l’OTAN sans la Russie elle-même ». Et pourtant, l’OTAN s’était élargie, d’abord à l’ex-RDA, puis aux anciens membres du Pacte de Varsovie, puis avait bombardé la Serbie amie et alliée de la Russie… Ce n’est qu’en raison de l’opposition française et allemande à Bucarest en avril 2008, que l’Alliance repoussa in extremis l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie voulue par Washington, au nom du droit de chaque État de « choisir les moyens d’assurer sa sécurité », principe lui aussi inscrit dans l’Acte fondateur de 1997, et que revendique aujourd’hui l’Ukraine pour s’opposer au veto russe.

"Il y a d’autres sanctions que les États-Unis n’ont pas osé prendre précédemment"

On a la suite : à l’été 2008 l’armée russe entrait en Georgie, et six ans plus tard elle envahissait la Crimée et s’installait au Donbass. Cette fois nous sommes au bout de la route. La semaine dernière, les deux ministres des Affaires étrangères américain et russe, Blinken et Lavrov se sont rencontrés longuement à Stockholm. L’américain a menacé de sanctions économiques « sans précédent » si la Russie devait s’engager dans une option militaire… et le Russe de répondre ironiquement : « Il y a d’autres sanctions que les États-Unis n’ont pas osées prendre précédemment ». Cette semaine Biden doit s’entretenir téléphoniquement avec Poutine pour tenter de déminer la situation. L’Americain prétend « avoir préparé un ensemble d’initiatives le plus complet et le plus pertinent qu’il soit pour rendre très, très difficile à Monsieur Poutine de faire ce que les gens craignent qu’il fasse ». Cette semaine également, Biden organisera en cvisio son fameux « sommet pour la démocratie ».

Pas sûr que tout cela empêche la guerre au début de l’année prochaine. La Russie aujourd’hui n’existe que par la puissance de ses armes, ses livraisons de gaz et sa capacité de nuisance contre un Occident en perte de vitesse et qui a le tort de ne pas la respecter. Et elle n’a pas l’intention de se résigner à un statut de pays de seconde zone dans la confrontation americano-chinoise qui dominera le XXIe siècle. Elle a donc besoin de montrer qu’elle existe, là où elle est puissante, et là où elle peut affaiblir encore l’Europe : soit par les migrants, soit par le gaz, soit par la menace d’une action armée. En face, l’Occident est divisé et affaibli. En dehors des Baltes et des Polonais, qui ira mourir pour l’Ukraine ? Un pays dont le régime corrompu et instable depuis le début de son indépendance, ne cherche même pas à réconcilier au sein d’une même nation, les Ukrainiens à l’ouest et la minorité russe à l’Est… (selon "Marianne")

24 février 2022

Ukraine : Berlin suspend le gazoduc Nord Stream 2. Quelles conséquences ?

Le chancelier allemand Olaf Scholz a annoncé qu'il avait suspendu l'autorisation du gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie à l'Allemagne, après la reconnaissance par Moscou de l'indépendance de provinces ukrainiennes pro-russes. Ce qui ne va pas aller sans poser de problème à l'Allemagne. La sortie du nucléaire et un réseau électrique soumis aux logiques du privé ont maintenu à un haut niveau l’exploitation du lignite. Moins polluant, le gaz naturel russe devait éviter à l’Allemagne de rester la pire soufflerie de CO2 du continent... Explications.

gazLe chancelier allemand Olaf Scholz a annoncé le 22 février 2022 suspendre l'autorisation du gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie à l'Allemagne, après la reconnaissance par Moscou de l'indépendance de provinces ukrainiennes pro-russes, et menacé « d'autres sanctions ». Reste que ce choix pourrait également mettre l'Allemagne dans l'embarras.

Le chantier du gazoduc Nord Stream 2 a été lancé en avril 2018. Il est depuis septembre 2021 « entièrement achevé », selon son propriétaire, le géant russe Gazprom. Ce pipeline ouvre une voie de passage sous la mer Baltique, après un trajet sous l'eau de 1 230 km, et doit permettre un doublement des livraisons de gaz naturel russe.

Des pressions tous azimuts

Les États-Unis de Donald Trump avaient à l'époque tenté de faire pression, accusant Berlin de collusion avec l’ennemi russe et sanctionnant les sociétés européennes impliquées dans la pose des canalisations géantes. L’affaire Navalny avait également été l’occasion, pour l’administration Biden, de hausser encore le ton pour exiger l’arrêt des travaux.

Plusieurs pays européens comme la Pologne, vent debout de longue date contre ce projet qui contourne son territoire, avaient enjoint les autorités allemandes à couper les ponts avec Moscou. Même Paris, initialement favorable au gazoduc, dont le groupe Engie est l’un des financiers, avait tourné casaque, se ralliant à Washington. Des pétitions antigazoduc ont circulé outre-Rhin.

Pourtant, Berlin s’est accroché. Et aujourd'hui encore, car suspenssion n'est pas annulation.... Angela Merkel s’était d'ailleurs toujours employée à séparer le dossier « du renforcement des sanctions» contre le régime de Vladimir Poutine de celui de Nord Stream 2. «En dépit de toutes les différences, il demeure stratégique de rester en discussion avec la Russie sur beaucoup de questions», justifiait alors la chancelière.

A raison : le gazoduc n’est pas seulement une bonne affaire pour les exportations russes, il revêt une importance géostratégique majeure pour l’Allemagne.

Sortie progressive du charbon

L’accès au gaz naturel russe est devenu une pièce cruciale de la politique énergétique allemande. Le pays est le plus gros pollueur européen en matière de production d’électricité. Il dépend de centrales au charbon et au lignite, véritables souffleries de CO2. Et l’arrêt définitif de l’exploitation du nucléaire, programmé d’ici à la fin de l’année 2022, menace d’envenimer la situation. Il représente en effet encore 10 % de la production électrique, début 2021. Son retrait promet donc de renforcer le poids des combustibles hautement carbonés. Or, le gaz naturel présente l’avantage d’émettre jusqu’à 40 % de moins de gaz à effet de serre que le lignite, qui reste la principale source d’énergie du pays.

La suspension de Nord Stream 2 n'est donc pas seulement une sanction à l'encontre de la Russie, mais représente aussi un danger pour la politique énergétique allemande. (selon "L'Humanité")

28 janvier 2022

Mars 1962, le drame de la fusillade de la rue d'Isly à Alger

Le 26 mars 1962, des dizaines de partisans de l'Algérie française étaient tués par l'armée rue d'Isly à Alger, un drame aux circonstances obscures, que le président Macron a évoqué mercredi dans le cadre d'un geste mémoriel envers les rapatriés.

AlgerLa fusillade de la rue d'Isly dura plus de dix minutes et fit 49 morts, tous civils, parmi les manifestants, selon le bilan officiel, plutôt 60 à 80 selon des historiens ou des médecins, et de nombreux blessés. L'événement marqua le début de l'exode massif des Français d'Algérie, communément appelés les "pieds-noirs".

Alors que le cessez-le-feu ouvrant la voie à l'indépendance de l'Algérie a été proclamé le 18 mars, plusieurs milliers de partisans de l'Algérie française sont appelés par l'OAS (Organisation armée secrète) à se diriger le 26 mars vers le quartier de Bab-el-Oued, refuge de membres de l'OAS, afin de forcer les barrages installés par l'armée française après plusieurs meurtres de jeunes du contingent par cette organisation.

Ils sont invités à s'y rendre "sans armes" et "drapeau en tête", alors que la manifestation est interdite par le préfet. A partir de là, différentes versions circuleront : selon l'une d'elles, contestée notamment par des familles des victimes, ce sont des tirs visant les militaires depuis une fenêtre ou un toit rue d'Isly, qui enclenchent en retour la fusillade paniquée vers la foule des tirailleurs gardant le barrage.

Cette version est également contestée par des parlementaires français, dont Eric Ciotti ou Valérie Boyer, qui présentèrent en 2019 une proposition de loi demandant "reconnaissance de la Nation des massacres de la rue d'Isly".

"Sans sommation, à 14h50, la troupe du 4e régiment de tirailleurs ouvrit le feu, s’acharnant sur ceux qui s'étaient jetés à terre afin de se protéger. La version officielle dira que des coups de feu avaient été tirés d'un toit vers les militaires. Mais ceux‑ci, au lieu de riposter vers le toit où devrait se trouver le prétendu tireur, ont tiré à l’arme automatique dans la foule, frappant dans le dos des manifestants qui tentaient vainement de s'enfuir", pouvait-on lire dans leur exposé des motifs.

"Il est grand temps aujourd'hui que l'Etat français rompe définitivement avec le silence et reconnaisse officiellement les crimes commis le 26 mars 1962 lors de cette manifestation pacifique", poursuivait l'exposé des motifs, en demandant "que l'ensemble des archives soit ouvert" et le massacre reconnu.

Des historiens souligneront de leur côté la fatigue et l'inexpérience des troupes placées à cet endroit. Après les tirs, la panique saisit la foule : "Ces 10 minutes de fusillade ont été suivies de 30 minutes d'affolement, de désarroi, dans le tintamarre crispant des sirènes et des klaxons, voitures de pompiers, camions, ambulances, des voitures civiles sillonnaient la ville, transportant le plus rapidement possible les blessés", écrit l'AFP ce jour-là.

En 2010, le gouvernement français décida d'inscrire les noms des victimes de la rue d'Isly sur le Mémorial de la guerre d'Algérie à Paris, mais l'Etat français n'avait jamais reconnu de responsabilité dans ces événements. (selon GEO avec AFP)

26 janvier 2022

« Passeports dorés » au Vanuatu

La Commission européenne propose de suspendre l’accord d’exemption de visa entre l’UE et la république du Vanuatu (anciennement "Nouvelles Hébrides"). Passeports contre investissements : des risques accrus de blanchiment, corruption et fraude fiscale.

vanuatu1Le Vanuatu applique des programmes de citoyenneté par investissement (ou régimes de « passeports dorés »), en vertu desquels la nationalité vanuatuane est accordée à des ressortissants d’autres pays n’ayant aucun lien préalable avec l’archipel mélanésien. Ces programmes font l’objet d’une promotion commerciale affichant l’objectif d’accorder un accès sans visa à l’UE.
 
C’est dans ce contexte que, dès 2017, la Commission a commencé à enquêter sur ces programmes, dans le cadre desquels de nombreux passeports ont été délivrés, avec un taux de refus extrêmement faible : jusqu'en 2020, une seule demande avait été rejetée.
 
Suspectant des failles de sécurité sur ces programmes, la Commission avait obtenu du gouvernement vanuatuan plusieurs assurances concernant les procédures d’enquête de sécurité, parmi lesquelles des vérifications au sein des bases de données d’Interpol : or, il a été révélé en juillet 2019 que des demandeurs qui figuraient pourtant dans les bases de données de l’organisation de police internationale avaient obtenu la citoyenneté dans le cadre de ces programmes. Cela avait notamment été rendu possible grâce à la falsification de casiers judiciaires.
 
Un risque pour la sécurité intérieure de l’UE
 
Sur la base des informations reçues du Vanuatu, la Commission a conclu que ces programmes de citoyenneté destinés aux investisseurs présentaient de graves défaillances et failles de sécurité, susceptibles de créer un risque pour la sécurité intérieure de l’UE et ses États membres. Les explications fournies par le Vanuatu n’ont pas été jugées suffisantes pour dissiper les inquiétudes de la Commission, qui a considéré que l’examen des demandes relatives aux programmes de citoyenneté par investissement ne garantissait pas un niveau élevé de sécurité. Elle a ainsi retenu :

  • un délai moyen de traitement des demandes trop court pour permettre un examen approfondi ;
  • l’absence d’échange systématique d’informations avec le pays d’origine ou de résidence principale des demandeurs avant l’octroi de la citoyenneté ;
  • l’absence d’exigence de résidence ou présence physique au Vanuatu ;
  • l’absence d’obligation de se soumettre à un entretien sur place.

 
Le nombre particulièrement élevé de candidats retenus et le taux de rejet, très faible, ont également suscité l’inquiétude. Enfin, les programmes mis en place par le Vanuatu permettent aux ressortissants soumis à l’obligation de visa de contourner la procédure normale de visa Schengen et l’évaluation approfondie des risques individuels qu’elle comporte, ne garantissant pas, de fait, le niveau élevé de sécurité mentionné dans le rapport de la Commission de 2019 sur les programmes de citoyenneté et de résidence par investissement.
 
La Commission a donc proposé de suspendre partiellement l’accord relatif à l’exemption de visa de court séjour. Si le Conseil l'adopte, cette suspension partielle ne sera levée qu'une fois que l’UE aura estimé que les motifs de la suspension ont cessé d’exister, mais, si ces motifs persistent, le droit de l’UE prévoit la possibilité d’un transfert permanent sur la liste des pays soumis à l’obligation de visa.
 
Cette suspension devrait concerner tous les passeports ordinaires délivrés depuis le 25 mai 2015, date à laquelle le Vanuatu a commencé à délivrer un nombre important de passeports en échange d’investissements (selon "Walters Kluwer").

vanuatu

25 janvier 2022

Tensions entre Moscou et l'Otan

La Suède déploie des troupes sur l'île de Gotland

moscouDes militaires suédois et des blindés débarquant sur l'île de Gotland, la plus grande du pays. Stockholm déploie ses forces, une initiative inhabituelle en réponse à une montée de l'activité russe dans la région. Trois navires ont circulé cette semaine en mer Baltique traversant le détroit du Grand Belt au Danemark. La Suède dit prendre au sérieux les tensions entre Moscou et les Etats membres de l'OTAN.

"Les forces armées prennent les mesures nécessaires pour sauvegarder l'intégrité de la Suède et démontrer notre capacité à protéger la Suède et les intérêts suédois", a déclaré le ministre suédois de la Défense Peter Hultqvist dans un mail à l'AFP.

A l'issue d'une semaine de négociations, les deux parties n'ont pas désamorcé les tensions à la frontière entre la Russie et l'Ukraine. Kiev a a subi cette semaine une cyberattaque qui a paralysé plusieurs dizaines de sites internet gouvernementaux. L'attaque n'a pas été revendiquée, mais les regards se tournent vers la Russie.

"Nous pouvons clairement suivre leur signature. Ce sont des spécialistes russes qui effectuent ces actions... Je suis sûr à 99,9%" affirme Oleksiy Danilov, secrétaire du Conseil national de sécurité de l'Ukraine.

A l'origine des tensions : des chars et des dizaines de milliers de soldats russes massés à la frontière avec l'Ukraine au cours des dernières semaines, prélude selon l'Otan à une possible invasion.

Moscou dément préparer une offensive militaire et affirme qu'il s'agit d'une réponse à la présence croissante de l'Alliance atlantique dans sa sphère d'influence.

Voisins de la Russie, la Norvège, le Danemark et l'Islande --tous trois membres de l'Otan-- et la Suède et la Finlande --partenaires de l'Alliance atlantique sans en être membres-- coopèrent étroitement en matière de sécurité régionale.

Après la fin de la guerre froide, Stockholm a diminué ses dépenses militaires. Mais après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, la Suède a renforcé ses capacités de défense.

La Suède, qui n'a livré aucune guerre depuis deux siècles, a rétabli en 2017 le service militaire obligatoire et rouvert sa garnison sur l'île de Gotland en janvier 2018.

L'île de Gotland est considérée comme stratégique car elle se trouve à environ 330 kilomètres de Kaliningrad, le quartier général de la flotte russe dans la mer Baltique. En 2019, la Suède y a déployé un système de défense antimissile sol-air. (selon "Euronews")

11 janvier 2022

Concession électricité : il n'y a pas qu'à Villé

Polynésie : La concession Électricité de Tahiti aux Marquises prolongée de deux ans

tahiti1Un accord entre Electricité de Tahiti (EDT) et les îles de Nuku Hiva, Hiva Oa et Ua Pou a été trouvé, quelques heures avant l’échéance de la concession. EDT assurera la production et distribution d’électricité pendant encore deux ans, le temps pour les communes de relancer un appel d’offres.

Les négociations de la dernière chance ont abouti entre EDT et les trois îles des Marquises dont la concession arrivait à terme ce 31 décembre à minuit. EDT a accepté de gérer le système électrique de Nuku Hiva, Hiva Oa et Ua Pou pour deux ans de plus, évitant ainsi une rupture de service au 1er janvier.

Les trois îles étaient censées renouveler leur concession pour 10 ou 20 ans mais n’étaient pas satisfaites par les offres formées par la filiale d’Engie et les 2 autres candidats en lice. EDT ayant déjà prolongé la concession deux fois, elle refusait la nouvelle prolongation de 9 mois demandée par les tavana, qui aurait laissé le reste de l’année dans l’incertitude.

Les trois îles doivent profiter de ces deux ans pour relancer un appel d'offres mutualisé, éventuellement avec Fatu Hiva et Tahuata. Le Pays et l’État qui participaient aussi aux négociations devront faire évoluer la réglementation pour rendre possible ce report. Dans un communiqué conjoint, les maires marquisiens précisent : « Ce délai de deux ans permettra à la société EDT d’avoir de la visibilité en matière de gestion courante et d’investissement, et pour les communes d’aborder avec plus de sérénité le processus de mutualisation du service public de l’électricité au sein de l’archipel des îles Marquises. Les Hakaiki souhaitent rassurer la population sur la continuité du service public de l’électricité et adresser leurs vœux les meilleurs pour cette nouvelle année. (selon "Radio 1 Tahiti")

Voilà qui va peut-être rassurer "Gaz de Barr" qui a obtenu la concession d'électricité de Villé ?

* Energie à Villé : bientôt sur ce blog, ce qui va changer ! L'électricité va-t-elle devenir moins chère ? les villois pourront-ils enfin changer de fournisseur ?

21 décembre 2021

Trahison pour quelques vaccins ?

Après avoir rompu avec Taïwan au profit de la Chine, le Nicaragua reçoit des vaccins Sinopharm

nicaraguaLa nouvelle alliance entre la Chine et le Nicaragua porte ses fruits. La délégation nicaraguayenne a déjà reçu 200.000 doses de vaccins anti-Covid chinois. Au total, cette dernière devrait en 1 million d'ici la fin de semaine.

Le Nicaragua a reçu, ce dimanche 12 décembre, 200.000 doses de vaccin anti-Covid chinois Sinopharm, trois jours après que Managua a rompu ses relations avec Taïwan et les a rétablies avec Pékin, s'attirant les critiques des Etats-Unis. La délégation nicaraguayenne qui s'était rendue en Chine pour formaliser les relations avec Pékin, dirigée par Rafael et Laureano Ortega, fils du président Daniel Ortega, est arrivée à Managua à bord d'un avion d'Air China, ont rapporté les médias officiels.

Il a ajouté que 800.000 autres doses de Sinopharm devraient arriver dans les prochains jours. Laureano Ortega a déclaré qu'au cours de sa visite en Chine, il avait discuté d'éventuels projets de coopération et rencontré les autorités chargées du commerce et de la coopération. Ce revirement diplomatique intervient dans un contexte de tension croissante entre la Chine et les Etats-Unis au sujet de Taïwan.

Le gouvernement Ortega dans le viseur de Washington

Depuis ce samedi 11 décembre, Taïwan est encore plus isolé depuis la perte de l'un de ses rares soutiens diplomatiques : le Nicaragua. Cette île indépendante depuis 1949, résiste à Pékin qui la revendique comme faisant partie de son territoire. Ce revirement de situation fait également suite au renforcement par Washington des sanctions en matière d'immigration et des sanctions économiques à l'encontre des responsables du gouvernement Ortega, réélu en novembre pour un quatrième mandat à la tête du Nicaragua, alors que la plupart de ses rivaux sont emprisonnés. (selon "Capital")

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6 janvier 2022

Il y a 80 ans, Saint-Pierre et Miquelon ralliait la France libre

Le 24 décembre 1941, l’amiral Émile Muselier débarquait à Saint-Pierre et Miquelon pour rallier la population locale à la France Libre. Une cérémonie de commémoration s'est tenue ce vendredi à Saint-Pierre au monument aux morts mais aussi au mémorial des Engagés volontaires récemment inauguré.

saint_pierre_111 heures ce vendredi 24 décembre. Officiels, élus et population de l'archipel sont réunis au monument aux morts de Saint-Pierre pour une cérémonie solennelle, afin de célébrer le 80e anniversaire du débarquement des Forces françaises libres à Saint-Pierre et Miquelon.

 
5 décembre 2021

Détention au Qatar de deux reporters norvégiens

La Norvège convoque l'ambassadeur du Qatar à Oslo

qatarLa Norvège a convoqué mercredi l'ambassadeur du Qatar à Oslo après la détention temporaire dans l'émirat de deux reporters de la télévision norvégienne qui y documentaient les préparatifs, controversés, de la Coupe du Monde de football. Selon leur employeur, la chaîne publique NRK, Halvor Ekeland et Lokman Ghorbani ont été arrêtés, sans explication selon la chaîne, peu avant leur départ de Doha dans la nuit de dimanche à lundi, un an jour pour jour avant le coup d'envoi de la compétition.

Ils ont été libérés après une trentaine d'heures, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux, et ont atterri mercredi matin à Oslo. Le ministère norvégien des Affaires étrangères a indiqué avoir convoqué l'ambassadeur du Qatar à Oslo pour évoquer la situation des deux reporters. "L'arrestation de journalistes de NRK au Qatar est inacceptable", a estimé le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, sur Twitter."Une presse libre est décisive pour une démocratie qui fonctionne", a-t-il écrit, en estimant que cela soulignait l'importance du prix Nobel de la paix attribué cette année à deux champions de la liberté de l'information, la Philippine Maria Ressa et le Russe Dmitri Mouratov. Au Qatar, les autorités ont de leur côté affirmé que les deux journalistes avaient été mis en cause pour une intrusion non autorisée dans une propriété privée. "L'équipe a été autorisée à filmer où elle voulait au Qatar. On leur a remis tous les permis de tournage qu'ils avaient demandés avant leur arrivée et on leur a proposé de rencontrer des hauts fonctionnaires du gouvernement et des tiers", ont-elles indiqué dans un communiqué. "Ces libertés ne prévalent cependant pas sur l'application du droit commun, que l'équipe a sciemment et volontairement violé", ont-elles précisé.

Selon le caméraman Lokman Ghorbani, l'équipement des journalistes a été saisi et ils ont dû montrer "pendant des heures" les enregistrements réalisés. "Tout le monde était intrigué par l'équipement, la mission, pourquoi on était là, à quoi cela devait servir, combien de reportages nous avions faits", a-t-il témoigné lors d'une conférence de presse à Oslo. Le chef de la rédaction sportive de NRK, Egil Sundvor, a jugé "inquiétant" que les autorités qataries aient ainsi pu prendre connaissance des sources interrogées par l'équipe. Le patron de la chaîne, Thor Gjermund Eriksen, a lui dénoncé une "attaque contre la liberté de la presse". Déjà critiques à l'époque de l'attribution du Mondial au Qatar, les pays nordiques sont à la pointe des pressions internationales visant à obtenir une amélioration des conditions de travail des travailleurs migrants dans l'émirat.

Des rapports d'ONG accusent le Qatar d'exploiter les travailleurs étrangers, notamment dans la construction des stades du prochain Mondial. Le pays rejette vigoureusement ces critiques, soulignant avoir réformé son droit du travail et instauré un salaire minimum. La présidente du comité olympique norvégien, Berit Kjøll, a qualifié de "choquantes et totalement inacceptables" les informations sur ces arrestations. "Il faut en finir avec l'attribution de grandes compétitions sportives à des pays qui ne respectent pas la liberté de la presse et la liberté d'expression", a-t-elle dit dans un communiqué.

L'idée d'un boycott du Mondial a un temps eu le vent en poupe dans le pays nordique mais un vote au sein de la Fédération norvégienne de football avait finalement exclu cette éventualité en juin. Troisième du groupe G derrière les Pays-Bas et la Turquie, la sélection norvégienne n'a en définitive pas décroché son ticket de qualification. (selon JeanMarcMorandini.com)

23 novembre 2021

Cinéma à Hong Kong

Hong Kong a adopté une loi qui permet aux autorités d'interdire des films qui menaceraient la "sécurité nationale". 

hong_kongLe cinéma de Hong Kong est entré dans la mémoire collective. Il y a les coups puissants d’un Bruce Lee. Il y a cette valse lancinante qui reste en tête, la musique magnifique, d’un film magnifique : In the mood for love. Réalisateur : Wong Kar-Wai.

On pourrait citer aussi John Woo, Jackie Chan, Stephen Show ou Tsui Hark. On en oublie beaucoup. Il est loin le temps du septième art florissant à Hong Kong, du cinéma cantonais de classe mondiale pendant la seconde moitié du XXe siècle. Et cette loi récente ne va pas l'aider à se redresser.

Une loi adoptée cette semaine par l'assemblée législative, dépourvue d'opposition et acquise à Pékin, autorise les autorités à révoquer la licence de projection de tout film "jugé contraire aux intérêts de la sécurité nationale". C'est suffisamment flou pour permettre une censure qui ratisse large. Le secrétaire d'État au commerce à Hong Kong, veut croire "que cela aidera l'industrie du cinéma à éviter de marcher au-delà des lignes rouges". Lignes rouges précisées dans une autre loi, celle sur "la sécurité nationale" donc, qui interdit notamment tout ce qui est considéré comme de la sécession, de la subversion. Une réponse directe au mouvement pro-démocratie, massif, en 2019.

Interdire les films déjà sortis

Les censeurs ont même le droit d'interdire les films d'avant. Les films déjà sortis, qui avaient reçu un feu vert, vont être revérifiés pour voir si ils sont conformes. Les inspecteurs peuvent aussi fouiller sans mandat tous les locaux soupçonnés de projeter des films non autorisés. Les peines maximales pour la projection d'un film sans licence ont été portées à trois ans de prison et une amende un million de dollars hong-kongais, environ 110 000 euros. Avec cette loi, c'est la fin d'une exception culturelle à Hong Kong, qui se rapproche des règles de censures imposées en Chine continentale.

Une faille dans la censure

La loi pour l'instant n'interdit pas à Hong Kong, les plateformes de streaming comme Amazon ou Netflix. Si vous avez un abonnement Netflix, vous pouvez en ce moment jeter un œil au documentaire Joshua contre une superpuissance.

Le portrait de Joshua Wong, célèbre militant pro-démocratie, emprisonné plusieurs fois, il a participé à la "Révolution des parapluies" en 2014. Espérons que ce documentaire soit toujours accessible sur cette plateforme à Hong Kong. Si c'est le cas, ce serait une petite claque pour la censure. (selon Franceinfo)

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