Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Publicité
13 novembre 2021

Tchernobyl (Ukraine) zone toujours interdite

Tchernobyl a quelque chose de fascinant, un lieu figé dans le temps depuis l’explosion qui a ravagé le réacteur 4 de la centrale nucléaire en 1986, mais bien que plus de trois décennies se soient écoulées, des contrôles stricts restent en place et les dangers persistent.

La zone d’exclusion, qui s’étend sur 1 000 kilomètres carrés, est le lieu où la contamination radioactive est la plus élevée. Si les zones environnantes peuvent être explorées, l’accès y est limité.

Les autorités ukrainiennes tiennent à restreindre l’accès aux zones les plus dangereuses de Tchernobyl et à limiter la propagation de la contamination et, bien que les curieux continuent de s’intéresser de près à cette terre oubliée et abandonnée, les infractions aux règles et règlements ne sont pas prises à la légère. On peut espérer qu’avec le temps, les choses changeront et que la vie reviendra. D’ici là, cependant, il serait sage de faire ce qu’on vous dit et de ne pas tenter de mettre les pieds dans les lieux interdits ici.

tchernobyl1

tchernobyl

Publicité
22 octobre 2021

Guerre au Tigré

La Turquie a-t-elle fourni des drones de combat à l’Éthiopie ?

ethiopieL’Éthiopie aurait acheté des drones de combat auprès de la Turquie. Diverses sources confirment cette information, depuis la dernière visite en Turquie du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed.

Alors que les combats ont repris, depuis quelques jours, au Nord de l’Éthiopie, les informations reviennent persistantes sur l’acquisition de drones par le gouvernement central auprès de la Turquie. Plusieurs sources avancent, en effet, que les derniers actes de rapprochement entre les deux pays comprennent aussi la livraison de drones de combat turcs à l’Éthiopie. Des drones de modèle Bayraktar TB2 dont l’efficacité a déjà été testée lors du conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

En tout cas, le porte-parole du TPLF, Getachew Reda, a confirmé, il y a quelques jours, l’utilisation de drones par l’armée éthiopienne. Parlant des attaques des forces fédérales, il a déclaré qu’il s’agit d’une « offensive massive » incluant des « bombardements d’artillerie et aériens, notamment par drones ». Des engins de guerre que l’Éthiopie n’avait jamais utilisés auparavant depuis le déclenchement de cette guerre, il y a presque un an.

Le 19 août 2021, le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a effectué une visite officielle en Turquie où il a été reçu par le Président Recep Tayyip Erdogan. Cette visite, qui entrait dans le cadre de la célébration du 125e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre l’Éthiopie et la Turquie, a permis de resserrer les liens de coopération militaire entre les deux pays. De même, de nombreux autres accords bilatéraux ont été signés dans les domaines de l’énergie, des médias et de l’agriculture.

Recep Tayyip Erdogan a également promis d’investir environ 2.5 milliards d’euros en Éthiopie. Entre autres sujets abordés par les deux dirigeants, il y avait évidemment la guerre au Tigré. Si le Président turc a appelé à une résolution de ce conflit « dans le calme », Abiy Ahmed, lui, ne semble pas du tout voir les choses sous cet angle, puisque l’armée éthiopienne a repris les frappes contre le TPLF, début octobre, drones potentiellement turcs à l’appui. (selon "Afrik.com")

7 octobre 2021

L’Amazonie colombienne connaît une “crise sans précédent”

Neuf organisations travaillant en Amazonie colombienne ont mis en garde ce jeudi contre “l’inquiétante dégradation de l’environnement” de cette région, qui vit une “crise sans précédent” avec toujours plus de déforestation et d’attaques contre les défenseurs de ses forêts.

colombie"70 % de la déforestation de la Colombie est concentrée en Amazonie et continue d'augmenter", selon un rapport. (illustration AFP)

L’Amazonie colombienne “fait face à une crise environnementale et sécuritaire sans précédent qui met les défenseurs de l’environnement en grand danger”, estiment ces neufs organisations, colombiennes et internationales, à l’occasion de la parution d’un rapport sur le sujet.

L’intensification de l’accaparement des ressources et des activités économiques illégales, comme les cultures illicites et le trafic de drogue, l’exploitation minière, l’élevage de bétail et l’agriculture, ont non seulement alimenté la dégradation de l’environnement et la déforestation dans la région, mais aussi une augmentation de la violence”, s’alarment les auteurs de ce rapport, intitulé “Un climat dangereux”.

Selon les chiffres de l’Ideam, une institution publique et scientifique de surveillance de l’environnement, “70 % de la déforestation du pays est concentrée en Amazonie et continue d’augmenter : de 98 256 hectares en 2019 à 109 302 hectares en 2020”.

Bien que cette crise couve depuis des décennies, elle s’est accentuée depuis la signature de l’accord de paix historique de 2016 entre le gouvernement et la guérilla des FARC” (Forces armées révolutionnaires de Colombie), démontre le rapport, rédigé par la Fondation des idées pour la paix (FIP) et Adelphi, avec notamment le soutien du Fonds mondial pour la nature (WWF).

Un réseau complexe et mouvant de groupes armés illégaux, d’acteurs privés et de fonctionnaires corrompus ont profité du vide laissé par le désarmement d’une grande partie des FARC pour étendre leur pouvoir et leurs activités économiques illégales, dont la plupart ont un impact négatif sur la nature”, poursuit ce texte.

Les communautés locales, les ONG et les institutions qui tentent de protéger l’Amazonie sont entrées en conflit avec les intérêts de ces groupes puissants et, par conséquent, sont de plus en plus la cible d’attaques”, souligne Juan Carlos Garzon, chercheur à la FIP et l’un des auteurs de l’étude. (selon AFP)

16 octobre 2021

L’enseigne de hard-discount "Mere" débarque dans les Vosges

La chaîne russe de supermarchés arrive à Sainte-Marguerite.

mereL’information, diffusée par L'Express a été confirmée par l’enseigne russe de hard-discount, sur son site internet. Trois magasins Mere vont ouvrir dans l’Est de la France au mois d’octobre à Thionville (Moselle), Pont-Sainte-Marie (Aube) et dans les Vosges à Sainte-Marguerite. L’enseigne est déjà présente en Allemagne, en Espagne, en Roumanie, en Pologne et en Lituanie.

Les prix en magasin sont de 10 à 20 % inférieurs à la moyenne du marché. On y trouve des produits alimentaires, mais aussi non-alimentaires. Le magasin n’a pas d’étagère, de comptoir, de vendeur Les marchandises sont vendues à partir de palettes ou de caisses.

Et Sainte-Marguerite c'est moins loin de Villé que le Pays de Bade pour trouver moins cher...

mere2

22 septembre 2021

La France au Maghreb

« La France a une responsabilité dans l’état des relations entre l’Algérie et le Maroc »

emmanuel_macron_696x392La France, pointée pour avoir une responsabilité dans la situation actuelle ponctuée de relations tendues entre les deux pays voisins en Afrique du Nord, pourrait bien jouer le rôle de médiateur entre le Maroc et l’Algérie. Son rôle dans le rapprochement entre les deux pays pourrait être déterminant, estime Noureddine Boukrouh, ex-ministre algérien, par ailleurs analyste politique. Depuis le 24 août dernier, l’Algérie a décidé de rompre les relations diplomatiques avec le Maroc.

Dans une interview accordée au journal Sputnik, Noureddine Boukrouh indique que « la France avait le poids nécessaire pour résoudre le problème du Sahara Occidental, à sa naissance, avant qu’il ne prenne la complexité qui le caractérise aujourd’hui où la facture d’une solution sera plus lourde à payer qu’entre les années 1975 et 1979. Elle ne l’a pas fait, car elle ne voulait pas d’un nouvel État au Maghreb ».

« La France a une part de responsabilité dans ce qui s’est passé au Sahara Occidental entre 1975 et 1979 où elle a été un acteur, et par conséquent dans l’état des relations entre l’Algérie et le Maroc », accuse l’analyste qui se dit convaincu que la France « ayant été partie prenante, elle pourrait contribuer à la recherche d’une solution régionale. Un Maghreb déstabilisé, ruiné et en guerre, ne lui profitera absolument pas ».

L’ancien ministre algérien estime par ailleurs que « la France pourrait jouer un rôle déterminant pour non seulement débloquer la situation, mais aussi résoudre une bonne fois pour toutes le conflit du Sahara, qui bloque la construction de l’Union du Maghreb arabe ». Privilège qu’Alger a retiré aux pays arabes, avec une sortie du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui évoque une décision diplomatique irréversible.

Le samedi 11 septembre, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a indiqué à ceux qui militaient pour l’introduction de la question des tensions entre le Maroc et l’Algérie, dans l’ordre du jour du prochain sommet de la Ligue des Etats arabes que « la décision de rompre les relations diplomatiques ne fait pas l’objet de discussion ou de délibération en tant que décision souveraine, définitive et irréversible ». (selon "Afrik.info" Malik H.)

Publicité
24 septembre 2021

La Russie organise sa suprématie dans l'Arctique

Vue de Moscou, l'Arctique est moins un espace fragile à préserver du réchauffement climatique, qu'une réserve débordante de matières premières et d'opportunités commerciales. Et pour y assurer sa suprématie, la Russie y fait naviguer une flotte de brise-glaces nucléaires.

brise_glace"Un tiers de notre territoire se situe au-delà du cercle polaire", constate Dmitri Loboussov, le capitaine du navire "50 let Pobedy" (50 ans de la Victoire). 

"Par conséquent, nos ancêtres maîtrisaient déjà la navigation en eaux gelées. Et nous continuons, avec succès", poursuit l'officier en charge du brise-glace, relevant l'importance croissante de sa mission avec "le développement des ressources" naturelles.

Car la Russie de Vladimir Poutine a fait de l'exploitation des richesses arctiques --pétrole, gaz et minerais-- une priorité stratégique.

La région est ainsi la tête de pont pour les exportations russes de gaz naturel liquéfié (GNL) produit sur la péninsule de Yamal par le russe Novatek et le français Total.  

"La zone arctique a un potentiel énorme. En terme de ressources, on parle de 15 milliards de tonnes de pétrole et cent mille milliards de m3 de gaz. Assez pour des dizaines voire des centaines d'années", soulignait en septembre le vice-Premier ministre, Alexandre Novak.

Concurrencer Suez 

Leur rentabilité va par contre dépendre en partie de la route maritime du nord, ou passage du Nord-Est. Cette voie arctique, moitié moins longue que celle du Canal de Suez, doit simplifier la livraison d'hydrocarbures à l'Asie du Sud-Est en reliant les océans Atlantique, Pacifique et Arctique.

Jadis navigable uniquement en été, elle devient toujours plus praticable avec le recul de la banquise dû au réchauffement climatique. 

Mais le déploiement de brise-glaces russes à propulsion nucléaires y est aussi essentiel. 

Cette flotte, sous la houlette du géant de l'énergie atomique Rosatom, est unique au monde car "seule la Russie a une telle route - la route maritime du Nord - où ces brise-glaces sont en demande", note Sergueï Kondratiev, expert auprès du think tank indépendant Institute for Energy and Finance.

Lorsqu'en mars 2021 le Canal de Suez a été bloqué plusieurs jours à cause d'un porte-containers échoué, Moscou en a profité pour marteler que sa voie arctique n'est plus un rêve lointain, mais une réalité en plein développement. 

Rosatom doit ainsi porter dans les cinq prochaines années de cinq à neuf le nombre de ses brise-glaces nucléaires. L'objectif: atteindre un trafic arctique de 80 millions de tonnes de marchandises par an d'ici 2024 et 160 millions en 2035, contre quelque 33 millions en 2020.

Si on reste cependant loin du milliard de tonnes transitant par Suez chaque année, Sergueï Kondratiev note que les poids-lourds de l'économie russe comme Gazpromneft, Norilsk Nickel ou Rosneft ont tous besoin de l'Arctique et donc "auront tous besoin des services d'une flotte de brise-glaces". 

Rosneft, par exemple, développe un colossal projet pétrolier nommé Vostok Oil dans la péninsule de Taïmyr, avec des profits mirobolants à la clé.

"Plus une minute" 

Déjà, "si dans les années 80-90 on accompagnait un navire puis on s'arrêtait attendre le suivant, désormais nous ne nous immobilisons plus une seule minute", assure le capitaine Loboussov.

La navigation arctique à l'année est elle prévue pour 2030. Et pas seulement pour les Russes. 

Rosatom note que l'armateur danois Maersk et le chinois Cosco empruntent déjà la route du nord. Le président Poutine a lui "salué l'intérêt" des acteurs étrangers pour cette voie maritime et assuré vendredi ne "vouloir en exclure personne". 

Le groupe nucléaire russe évalue le coût du développement de cette route commerciale à 735 milliards de roubles (8,5 milliards d'euros au taux actuel) jusqu'en 2024, dont 274 milliards injectés par l'Etat.

Les associations environnementales dénoncent elles cette course aux hydrocarbures, à l'origine de plusieurs catastrophes écologiques, et la présence accrue de réacteurs atomiques flottant dans l'Arctique. 

"Bien entendu, les projets de développement dans un écosystème aussi fragile comportent des risques et les infrastructures doivent contribuer à les atténuer", reconnaît Rosatom, soulignant que la propulsion nucléaire est plus propre que les carburants classiques.

"Cependant, avec des opportunités économiques aussi importantes pour les populations locales que pour l'économie mondiale, il sera difficile de ne pas tirer parti de ces réserves", assume le groupe. (selon "Tahiti.info")

3 septembre 2021

Sahel : Amnesty dévoile les fournisseurs d'armes aux terroristes

Amnesty International évoque des « armes de fabrication serbe » des terroristes du Sahel

Terroristes_arme_sLe Sahel est devenu le nouveau repaire des terroristes qui endeuillent bon nombre de pays africains. Amnesty International, dans un rapport publié mardi, révèle les provenances des armes utilisées par ces marchands de la mort.

Il ne se passe presque plus de jour sans que l'on entende parler d'une attaque terroriste perpétrée dans un pays sahélien. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont en effet la zone de prédilection de ces djihadistes, qui contrôlent presque des zones entières, qu'ils ont transformées en un véritable No man's land.

Mais d'où ces terroristes tirent-ils l'impressionnant arsenal militaire qu'ils prennent pour accomplir leurs basses besognes ? Telle est l'interrogation qui taraudait, jusque-là, bon nombre d'observateurs. Si certains ont vite fait de faire le rapprochement avec la chute du guide libyen, Mouammar Kadhafi, et les pillages de ses poudrières, Amnesty International vient de donner quelques pistes à suivre.

Des experts en armement de l'ONG ont en effet publié sur leur site un rapport qui établit formellement que les armes utilisées par des groupes armés dans la région sahel, du moins l'un d'eux affilié à Daech, sont de fabrication serbe.

« Les nouveaux fusils, certains étant les modèles les plus récents qui existent, correspondent à des transactions entre la Serbie et le Burkina Faso, ce qui laisse à penser que ces armes ont été vendues récemment au gouvernement burkinabé avant de tomber entre les mains de groupes armés », indique le rapport.

La France également incriminée !

La République tchèque, la France et la Slovaquie sont également incriminées dans ce rapport comme étant les fournisseurs en armes de ces groupes terroristes. C'est du moins ce qui ressort de l'analyse des données relatives aux transactions commerciales. Et ce, en toute violation du Traité sur le commerce des armes (TCA), qui interdit tout transfert d'armes s’il existe un risque qu’elles servent à commettre ou faciliter des violations des droits humains.

« Dans ce contexte qui ne cesse de s'aggraver, les États doivent faire preuve d'une extrême prudence en matière de transferts d’armes au Sahel. Il existe un risque inacceptable que les armes soient détournées vers des groupes armés », a déclaré Patrick Wilcken, responsable du programme entreprises, sécurité et droits humains à Amnesty International.

Puis, il ajoute : « Alors que se tiendra la semaine prochaine la conférence annuelle sur le Traité sur le commerce des armes, nous engageons tous les États à se montrer à la hauteur de leurs obligations et à ne pas valider de transferts d’armes susceptibles de favoriser des violations des droits humains. »

« Les armes serbes que nous avons identifiées prouvent une nouvelle fois que les armements vendus à des gouvernements de la région du Sahel risquent de tomber aux mains de groupes armés violents et d'alimenter un conflit qui ne cesse de s'aggraver », prévient toutefois Amnesty. (selon "Afrik sur 7")

armes

5 août 2021

Que faire du stade municipal de Villé ?

Des sujets évoqués au dernier conseil municipal

stade2

Je n'évoquerai que deux des sujets traités au dernier conseil dit "de vacances" : le stade municipal et l'éventualité de brigades vertes.

stadeTout d'abord l'avenir du stade municipal : on l'a entendu déjà plusieurs fois, le maire souhaiterait "réfléchir" au devenir du stade. Certains y voient déjà un grand parking pour caravanes et camping-cars !

Rappelons d'abord l'historique de ce stade. L'association sportive de Villé (club de football) avait son propre stade derrière l'ancienne gare depuis bien longtemps. Dans les années 1960, la commune a souhaité l'acquérir, ce qui fut fait à titre gratuit sous condition que la municipalité s'engage à construire des vestiaires. Ce qui fut fait.

Très vite, le terrain de football devint terrain de camping pendant l'été, même les vestiaires servirent de sanitaires aux campeurs.

La situation dura jusqu'à ce que, dans les années 1980, l'entreprise voisine Signal-lux, souhaitant s'agrandir, proposa à la commune d''acheter le terrain de football.

C'est la raison qui fit que la municipalité s'engagea vis-à-vis du club de football à construire un nouveau terrain de jeu et de nouveaux vestiaires. Le terrain aménagé fut le plus beau du Centre-Alsace, mais très longtemps il manqua des vestiaires. Encore aujourd'hui, les beaux vestiaires laissèrent place à un baraquement préfabriqué, certes un peu aménagé.

Aujourd'hui l'AS Villé est en non-activité. Faut-il  pour autant démolir le stade et son arrosage automatique d'avant-garde ? Faire cela, c'est réduire à tout jamais les possibilités de recréer une association sportive. Evidemment à l'heure actuelle le terrain n'est utilisé "que" par des scolaires. Les vestiaires servent de lieu de réunion à plusieurs associations (club de boulistes entre autres).

Alors, de grâce, réfléchissez-y à deux fois avant de détruire cet ouvrage.

D'ailleurs, cet endroit est-il le mieux choisi pour le stationnement de camping-cars ? Voyez ce qu'on peut lire en commentaires sur un site internet dédié à la recherche de places de parking  : "Nous avons stationné sur ce parking le temps de manger au restaurant. C'est un endroit où les jeunes se rassemblent le soir, impossible de rester si on souhaite du calme pour la nuit". Alors, arrivera--t-on aussi à détruire le terrain de basket et les autres aires de jeu ?

STADE_DE_FOOT_3

brigades_vertesLes brigades vertes : Là aussi, la question mérite débat. Déjà que Villé a une des plus petites forêts de la vallée... cela risque d'engager une somme importante pour le peu d'interventions à venir.

Autre difficulté, le siège des Brigades Vertes du Bas-Rhin est à La Petite Pierre, le correspondant dans le Haut-Rhin à Soultz (près de Guebwiller). A les rencontrer parfois en allant en forêt dans certaines communes voisines, ils restent une heure ou parfois deux, puis rentrent au bercail. Au mieux, ils rencontrent les chasseurs et quelques particuliers exploitant leurs parcelles. L'état des chemins ruraux, la circulation autos et motos les intéresse peu, tout comme l'état des ruisseaux. Parfois, ils peuvent découvrir des ordures mais sans grand espoir de découvrir l'auteur de ces dépôts.

Bref, un coût démesuré (même avec l'aide départementale) pour une efficacité minimale.

- A lire : https://www.brigade-verte.fr/les-missions-de-la-brigade-verte

brigades_vertes

31 juillet 2021

Suède : le gouvernement impuissant face aux gangs mafieux

Par ailleurs paisible, le pays ne parvient pas à enrayer la violence des mafias qui se battent pour le marché de la drogue.

su_de

 Les deux gamins de 5 et 6 ans jouaient en bas de chez eux, dans le quartier de Visättra, une banlieue populaire du sud de Stockholm, quand ils ont été atteints, le week-end dernier, par des balles perdues. Légèrement blessés, ils ont eu plus de chance que l'ado de 12 ans, tuée dans des circonstances similaires, l'été dernier, à Botkyrka, autre banlieue de la capitale. Face à l’émotion, mais presque comme un aveu d’impuissance, le gouvernement social-démocrate a réagi mercredi 21 juillet en annonçant la fin des peines allégées pour les jeunes criminels âgés de 18 à 20 ans.

Cela fait près de dix ans que la Suède peine à enrayer l’envolée de la violence entre mafias pour le contrôle du marché de la drogue. Une violence qui déborde désormais régulièrement, jusque dans les quartiers les plus huppés.
Attaques à la grenade

Le paradoxe est que la Suède reste en bas du classement européen avec à peine un homicide pour 100 000 habitants par an. En revanche, le Royaume est le pays européen où les violences avec armes à feu progressent le plus : 360 faits en 2020, 47 morts et 117 blessés, soit le double d’il y a dix ans. Sans oublier les attaques à la grenade ou à l’explosif (259 en 2019 !), très prisées des mafieux pour intimider leurs rivaux. Grâce à Netflix et sa série Snabba Cash, la notoriété de la guerre des gangs à la suédoise est d’ailleurs devenue mondiale.

Le sujet est d’autant plus sensible que cette violence, même circonscrite aux gangs, déstabilise le modèle suédois d’un État-providence et pacificateur. Une partie des clans mafieux sont constitués sur une base familiale et recrutent dans les populations fraîchement immigrées. Un phénomène évidemment exploité à fond par le parti d’extrême-droite des mal nommés Démocrates de Suède. (selon "Ouest-France")

19 juillet 2021

La Russie rétablit ses liaisons aériennes avec la France

La Russie va rétablir à partir du 24 juillet ses liaisons aériennes avec la France après les avoir suspendues plus d'un an pour endiguer la pandémie de Covid-19, ont annoncé mercredi les autorités.

a_roport

Dans un communiqué, le centre de gestion de l'épidémie en Russie a indiqué que des vols réguliers Moscou/Paris et Moscou/Nice seront effectués quatre fois par semaine. Des vols Saint-Pétersbourg/Paris et Saint-Pétersbourg/Nice auront aussi lieu deux fois par semaine.

Le pays rétablira également ses liaisons par les airs avec la République tchèque, à raison d'un vol Moscou/Prague quatre fois par semaine, selon la même source.

Restrictions en partie levées

Cette mesure pourrait ouvrir la voie à une circulation facilitée des expatriés français vers le territoire russe, contraints jusqu'à présent d'obtenir une autorisation spéciale de Moscou pour revenir de France en Russie, à l'exception de certaines catégories de travailleurs et des cas particuliers.

Fin juin, Moscou a rétabli ses liaisons aériennes avec dix pays, dont les Etats-Unis et l'Italie, puis autorisé deux jours plus tard les citoyens de ces Etats à entrer sur le territoire russe, uniquement par voie aérienne et depuis leur pays d'origine, sans dérogation spéciale hormis un visa en règle. La Russie avait procédé de la même manière avec les citoyens allemands fin mars.

 Au printemps 2020, Moscou a fermé ses frontières aux étrangers pour contrer le virus. Ces restrictions ont été en partie levées, concernant les liaisons aériennes, pour certaines situations et les ressortissants de plusieurs Etats.
Les autorités russes exigent toujours de présenter à l'entrée sur le territoire un test PCR avec résultat négatif réalisé moins de 72h avant l'entrée en Russie. Depuis mi-juin, le pays est durement frappé par une troisième vague meurtrière du Covid-19, portée par le variant Delta et une campagne de vaccination laborieuse face à la méfiance de la population. (selon AFP)

9 juin 2021

Bierry - Sitzenstuhl, même combat

Unis pour l'Alsace, désunis pour le Centre-Alsace !

bierry2

Ils sont inscrits au même parti de droite, l'un a participé au lancement de campagne de l'autre, et pourtant, notamment à propos de la RN59 ils ne disent pas la même chose.

Pour Bierry, président du Conseil Départemental candidat du canton de Mutzig où vote le Val de Villé (au nom de l'alliance de la bière et du schnaps ?), c'est clair, la RN59 et le contournement de Châtenois vont se réaliser ! alors que pour son poulain Sitzenstuhl, la RN59 est un combat du passé (voir article de mon blog du 7/6/2021).

Et pas de chance pour Bierry qui annonce 11 millions d'€ pour cette route, alors que le même projet en 1999 était chiffré à 280 millions de Francs, soit plus de 40 millions d'€. A se demander si ce cher Fredo, parachuté de Mutzig-Schirmeck dans notre si belle vallée, parle de la même route ? Et d'ailleurs, contrairement à son frère de parti, il ne parle pas de la RD424. C'est sûr, avec de telles divergences, les contrats de plan de 1999 et autres DUP n'auront encore pas abouti à la fin de leurs mandats... où ils demanderont à leurs électeurs d'être reconduits ?

bierry

Extrait d'un tract du tandem Bierry - Houlne

30 juin 2021

SNCF: grève nationale le 1er juillet

La CGT-Cheminots réclame notamment "de réelles négociations pour un statut social de haut niveau" et "l'arrêt des réorganisations" à la SNCF...

sncf"Contre la jungle sociale, pour nos salaires, nos emplois, nos droits, pour un statut social des cheminots protecteur"... Après avoir interpellé la direction de la SNCF sur "le malaise grandissant" au sein de l'entreprise, la CGT a décidé d'agir en appelant les cheminots à la grève nationale le 1er juillet prochain.

"Le groupe public SNCF continue de se transformer par mimétisme du fonctionnement des entreprises privées", tandis que la direction tente "de gommer les normes et les garanties sociales existantes", affirme le premier syndicat de la SNCF, qui prévoit également un rassemblement mardi prochain devant le siège de la SNCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

L'organisation syndicale dénonce notamment la "suppression de 1 à 2% des effectifs pour 2021", la "7e année de gel salarial", la "remise en cause des Facilités de Circulation", ces billets gratuits ou quasi gratuits accordés aux cheminots et à certains membres de leurs familles.

Appel à l'arrêt des réorganisations

La CGT-Cheminots a formulé plusieurs revendications, notamment "de réelles négociations pour un statut social de haut niveau" et "l'arrêt des réorganisations" au sein de la SNCF ainsi que celui de "la création de filiales pour répondre aux appels d'offres des contrats des trains express régionaux (TER), dans le cadre de l'ouverture la concurrence".

Elle demande également la "ré-internalisation" des activités confiées à des sous-traitants, le maintien des "facilités de circulation" (billets gratuits ou à prix réduit pour les cheminots et leurs proches).

Empêcher une nouvelle réforme" du "régime spécial" de retraite

Le syndicat réclame par ailleurs "un positionnement de la direction pour empêcher le gouvernement de mettre en oeuvre une nouvelle réforme" du "régime spécial" de retraite des cheminots, "à travers son projet de décret retraites".

Entre décembre 2019 et février 2020, la SNCF et à la RATP s'étaient pour rappel mobilisées contre le futur système de retraites par points, avec des grèves qui s'étaient installées dans la durée... (selon "Orange")

5 juillet 2021

Corée du Nord : Covid-19 a bon dos

Le leader nord-coréen Kim Jong-un a révoqué des hauts responsables qu'il a accusés d'être responsables d'un "grave incident" lié à la pandémie de Covid-19.

kim_jong_un_20_6313038

Lorsqu'il y a des remous à Pyongyang, l'opacité reste souvent de mise. Le leader nord-coréen Kim Jong-un a limogé plusieurs hauts responsables qu'il a accusés d'être responsables d'un "grave incident" lié à la pandémie de Covid-19. Ces responsables ont "provoqué une énorme crise pour la sécurité de la nation et de son peuple", a déclaré le chef d'Etat nord-coréen lors d'une réunion du politburo, cité par l'agence officielle KCNA. Si l'on lit entre les lignes, Kim Jong-un semble mentionner pour la première fois la présence de la crise sanitaire à l'intérieur de ses frontières. Alors que sait-on de cette affaire ? 

  • Des responsables accusés d'incompétence

Des membres du puissant politburo du Parti des travailleurs de Corée du Nord et de son presidium ont été limogés et de nouveaux membres ont été nommés mardi lors d'une réunion, a indiqué KCNA précisant que des responsables gouvernementaux avaient été "mutés" et d'autres "nommés".  

L'agence n'a fourni aucun détail sur le nombre de personnes limogées ni sur les faits qui leur sont reprochés, mais Kim Jong-un les a accusés d'être "la proie de l'égoïsme et de la passivité". "L'incompétence et l'irresponsabilité des hauts responsables sont un facteur majeur de ralentissement dans l'exécution de tâches importantes", a ajouté le leader nord-coréen au cours de la réunion, selon KCNA. 

Des images diffusées par la chaîne publique KCTV ont montré des fonctionnaires entrant dans le bâtiment du comité central, et Kim pointant son doigt avec colère en s'adressant mardi à l'assemblée réunie devant lui. Son influente soeur, Kim Yo Jong, figurait parmi les intervenants. Jusqu'à présent, le régime nord-coréen a toujours soutenu que l'épidémie de Covid-19 n'était pas arrivée sur son sol, ce dont doutent nombre d'experts. 

  • Une crise sanitaire avouée à demi-mot

A la tête d'un pays au système de santé défaillant, Kim Jong-un a décidé de fermer en janvier 2020 les frontières de la Corée du Nord afin d'empêcher une propagation du coronavirus apparu chez son voisin chinois. Pyongyang avait été jusqu'à refuser de participer aux Jeux de Tokyo afin de "protéger les athlètes de la crise sanitaire". Par ailleurs, le pays n'a jamais fait état de cas de Covid-19, ni dans les médias officiels ni à travers les chiffres communiqués à l'Organisation mondiale de la santé.  

L'agence officielle a rapporté que le leader avait reproché à des fonctionnaires d'avoir fait preuve de "négligences" étant à l'origine d'un incident "crucial" ayant entraîné "une grande crise avec des conséquences graves en matière de sécurité de l'Etat et de la population". L'information publiée par KCNA "signifie que la Corée du Nord a enregistré des cas", a affirmé à l'AFP Ahn Chan-il, un transfuge nord-coréen devenu chercheur à l'Institut mondial pour les études nord-coréennes, basé à Séoul.

Selon Park Won-gon, de l'Université Ewha de Séoul, le nombre de participants à la réunion était inhabituellement élevé et la référence à de "graves conséquences" signifiait qu'il est "possible" que le Nord ait enregistré des cas." Il semble bien que Pyongyang traverse une situation grave en lien avec le Covid-19", a-t-il ajouté. Si la Corée du Nord avait réalisé une demande de vaccins auprès de Covax, aucun flacon n'a été acheminé en raison de pénuries mondiales.  

  • Un contexte économique et social tendu

Sous le coup de sanctions internationales à cause de son programme nucléaire, la Corée du Nord s'est retrouvée plus isolée que jamais. Son commerce avec la Chine, dont elle dépend lourdement, s'est drastiquement réduit et les travailleurs humanitaires ont déserté le pays. Kim Jong-un a récemment reconnu que la Corée du Nord faisait face à une "situation alimentaire tendue", tirant la sonnette d'alarme dans un pays où le secteur agricole est depuis des années en proie à de graves difficultés. 

Il avait appelé en avril à "mener une nouvelle 'Marche forcée' (...) afin d'aider la population face aux difficultés". La "Marche forcée" est l'expression employée au Nord pour rallier les citoyens pendant la famine des années 1990 qui a fait des centaines de milliers de morts, à la suite de la réduction de l'aide de Moscou après l'effondrement soviétique. (selon AFP) 

15 juin 2021

Grand meeting de Bierry à Villé

Inattendu mais vrai !

houlne_bierryLa presse locale l'annonce ce lundi en huitième page ! Voilà qui promet, et encore ! du fait de la crise sanitaire les spectateurs seront limités à 5000 ! Villois, pour y aller, dépêchez-vous, les places sont rares et  chères !

Une seule question à poser : "Les finances du contournement de Châtenois vont-elles servir à réaliser le contournement de Rothau ? Ou les finances du contournement de Rothau vont-elles servir à terminer le contournement de Châtenois" ?

Rottner, bis et ter repetita !

Jean Rottner cartonne avec ses tracts ! D'abord, il présente dans les documents officiels son programme en trois points :

1) Assurer la sécurité

2) Restaurer la valeur travail

3) Placer l'humain au coeur de l'action publique

Et samedi dernier il re-publie son maigre programme dans les mêmes termes au sein d'un nouveau tract, et il y rabâche son peu d'idées dans les mêmes termes ! Au cas où les villois n'auraient pas lu le premier tract !

dnmTer repetita ! Jean Rottner vient de faire distribuer son "journal de campagne" pas très évolutif. Enfin, il y a quand même une page pour expliquer comment voter... pour lui. C'était pas la peine, je vote à gauche.

Des tracts électoraux entre les pages d'un catalogue publicitaire !

Portage sans militants ! Certains partis ont de si nombreux militants qu'ils ne peuvent distribuer leurs tracts. Certains candidats ont trouvé la combine : ils font faire le boulot par des porteurs de publicité pour de grandes surfaces. Ainsi, aujourd'hui une jeune porteuse me donne un catalogue de Leclerc.

A la page "charcuterie", je découvre deux dépliants intercalés, l'un du RN, l'autre de Brigitte Klinkert. Encore deux pour qui je ne voterai pas ! Et Leclerc ne me verra plus les prochains temps: quand j'achète de la tête de veau en promotion, je ne veux pas connaître son idéologie politique.

klinkertTracts découverts dans le catalogue de Leclerc.

23 mai 2021

Elections de juin dans la vallée

Candidats de Fouchy !

Fouchy

Fouchy est bien le seul village de la vallée à avoir deux candidats aux élections de  juin prochain ! Le maire de la commune est sur une liste aux Régionales ! mais très en arrière, il n'a aucune chance d'être élu ! Lui-même, très persuadé qu'il va se ramasser une veste, ne doit pas voir d'un grand intérêt de faire campagne. Et puis, il est maire, donc très connu.

Quant à la candidate aux Départementales (canton de Mutzig-Villé), beaucoup moins de personnes la connaissent. Elle a bien indiqué sur son CV déposé en préfecture : "profession libérale", mais personne dans la commune ne sait qu'on y trouve un médecin. Avec la désertification des campagnes, c'est même improbable.

Renseignements pris, elle est avocate  dans la rue d'Ingwiller ! à Strasbourg pardi, pas dans notre vallée ! Ce  n'est donc pas une indigène de Fouchy, mais une "semi-parachutée". Elle possède malgré tout une résidence secondaire du côté du réservoir. De mauvais plaisants oseraient même affirmer qu'à un ou deux mètres près, son saut en parachute se serait terminé dans un  arbre de la forêt voisine.

Enfin rajoutons que, selon un rapide sondage, seuls deux "Fouchottes" (en patois welche) ou "Fouchyssois" (en français) sur dix la connaissent.

Et son programme ? Retenons qu'elle se dit "Citoyenne libre", même de dire n'importe quoi ?

Mais au fait, sait-elle qu'il y a un marché bio les dimanches à Breitenbach (qui fait aussi partie du canton de Mutzig) ? sans compter le marché du mercredi matin à Villé, et bientôt aussi le marché du terroir du jeudi soir ? et le "Locavor" de Triembach-au-Val ? et le marché des bords de la RD-424 près d'une célèbre distillerie ? Quant au petit marché de Thanvillé, qui se tenait avec une seule camionnette, nous comptons sur la candidate pour le rétablir et le pérenniser. Il y a du pain sur la planche, chère madame ...

29 avril 2021

Comptes contre la politique française au Sahel

Le Premier président de la Cour des Comptes, Pierre Moscovici, qui ne passe pas pour un grand spécialiste de l’Afrique, vient d’adresser une lettre au Premier ministre, Jean Castex, qui résume les travaux des magistrats sur la politique française au Sahel et qui n’est pas franchement tendre. 

comptes

Est ce le signe qu’un véritable hallali pourrait débuter contre la politique d’Emmanuel Macron au Sahel? Même la vénérable Cour des comptes de la rue Cambon et son très prudent président, Pierre Moscovici, mettent à nu dans leurs travaux les échecs flagrants de la présence militaire française

En préambule de cette lettre, Pierre Moscovoci rappelle les objectifs des magistrats de la Cour des Comptes. « En 2009, la France a adopté une stratégie pour le Sahel, qu’elle a révisée en 2014 et en 2016 après son intervention militaire au Mali. L’Union européenne l’a suivie en adoptant en 2011 une stratégie « intégrée » pour le Sahel. Dans l’un et l’autre cadre, ont été définies des priorités dont la Cour a cherché à s’assurer qu’elles s’étaient effectivement traduites dans les faits, sept ans après le début de l’opération Serval ».

Rien de très fracassant, même si le soudain intérêt des magistrats pour le continent africain n’est pas leur marque de fabrique. Plus surprenante est la sévère conclusion des travaux de la Cour.des Comptes résumée par Pierre Moscovici  « Les travaux de la Cour l’amènent à conclure que ces priorités n’ont été qu’en partie suivies d’effet, que la connaissance et le suivi de l’aide comportent des lacunes et que la coordination des actions de sécurité et de développement de la France dans la région doit être renforcée ». Dans le langage policé d’un Moscovici s’adressant au Premier ministre, l’évocation « de lacunes » correspond à une sévère critique de la politique suivie. 

Les dépenses de développement négligées

Dans l’espace sahélien, « l’une des régions du monde les plus déshéritées », rappelle la Cour,  la priorité affichée en faveur de l’aide au développement n’est pas surprenante, notent les magistrats. Sauf que cet objectif  » a tardé à se traduire dans les faits ». Or entre 2012 et 2018, les dépenses dans les pays du G5 Sahel ont plus que doublé, passant de de 580 M€ à 1,35 milliard d’euros, dont près de 60 % de dépenses militaires.

Les dépenses de l’aide publique au développement en revanche n’ont pas suivi la progression des crédits de la Défense. Les cinq Etats sahéliens représentaient en 2018 10 % de l’Aide au développement en Afrique, des proportions inchangées par rapport à 2013. Le plus grave, notent nos experts de la rue Cambon, est que l’administration française ne dispose pas de tableaux de bord par région et par pays qui permettraient de mieux cibler les dépenses dans ces pays.

Coût annuel : 1 milliard !

Surprise, les magistrats de la rue Cambon n’hésitent pas, depuis Paris, à évaluer le bilan sécuritaire de la présence française. Le 11 janvier 2013, rappellent-ils, l’opération Serval visait à arrêter la progression, vers le sud du Mali, de bandes armées djihadistes. Le 1er août 2014, l’opération Barkhane prenait le relais, notamment dans la région dite des trois frontières, une  priorité accentuée lors du sommet de Pau, le 13 janvier 2020. Du coup, entre 2014 et 2020, le nombre des militaires français présents est passé de 4 000 à 5 100. Or, selon ces experts, le résultat sur le terrain ne serait pas à la hauteur des objectifs: : « L’extension du périmètre d’intervention de l’armée française, ainsi que la diversification des objectifs ont rendu incertains les critères qui permettront de dire qu’un terme satisfaisant de l’opération, pour la France et pour les Etats du G5 Sahel, aura été atteint ».

« Il n’y a pas de sécurité pérenne sans développement économique, social et institutionnel ». Pierre Moscovici, premier président de la cour des Comptes

En règle générale, les magistrats de la Cour des Comptes, pas franchement keynésiens, ne manquent pas une occasion de dénoncer les dérives des dépenses publiques en France. Avec les « Opérations Extérieures » de l’armée en Afrique,  ces tètes d’oeufont trouvé une formidable confirmation de leurs craintes. Le montant annuel de dépenses liées aux opérations militaires dans la bande saharo-sahélienne est aujourd’hui de l’ordre d’1 milliard d’euros. Ce n’est pas rien !

Un nécessaire recadrage

Quant à la supposée coopération avec le reste de l’Europe, véritable élément de langage d’Emmanuel Macron et de sa ministre des Armées,  Florence Parly, qui voient là un moyen privilégié de réduire les couts de l’intervention au Sahel, elle en prend un sérieux coup. « Par rapport à l’Allemagne et au Royaume-Uni, note Pierre Moscovici dans sa lettre à Jean Castex, la France a tardé à définir ses règles d’intervention dans les pays en crise au titre de la stabilisation, et à s’en donner les moyens ». D’où effectivement une certaine inertie des « alliés » européens à rejoindre la France dans le bourbier sahélien.   

Un audit, concluent nos magistrats, devrait être effectué afin de préciser les critères de réussite de l’opération conduite par la France et ses partenaires au Sahel. « Il n’y a pas de sécurité pérenne sans développement économique, social et institutionnel. Dans les espaces du Sahel où les services rendus aux populations sont faibles, l’action militaire contre les groupes armés ne suffira pas à garantir à elle seule les conditions d’une vie digne et d’une activité pérenne ; les complémentarités entre actions militaires et civiles d’aide à la stabilisation et au développement doivent donc être recherchées et se traduire dans l’organisation de la réponse française ».

Dans un langage convenu, les propositions faites à Jean Castex, Premier ministre, sonnent comme un véritable rappel à l’ordre. Quelle mouche a piqué Pierre Moscovici, connu pour son opportunisme légendaire, qui lui a valu une des plus belles carrières de ces dernières années à l’ombre de l’État? (selon Nicolas Beau, "Mondafrique")

23 avril 2021

Covid-19 en Argentine

Manifestation contre la fermeture des écoles

argentine2

Des centaines de personnes sont descendues dans la rue à Buenos Aires pour protester contre les dernières mesures prises par le gouvernement pour freiner la seconde vague de la pandémie. Le Covid-19 a déjà fait plus 59 000 morts dans ce pays de 45 millions d’habitants. Plus que la restriction de circulation à partir de 20 heures, c’est la suspension des classes en présentiel pour les élèves de tous les niveaux qui a mobilisé les manifestants.

Autour de l’Obélisque, au centre de Buenos Aires, des familles, beaucoup d’enfants, une majorité de femmes. Et un seul message : non à la fermeture des écoles.

« Je suis une mère de cinq enfants, de niveaux primaire, secondaire et universitaire, nous explique Sofía, une enseignante de 53 ans. L’année dernière, ils ont tous travaillé en distanciel. Mais ce n’est pas la même chose que d’étudier en présentiel. Pour le plus jeune, qui a 13 ans, ça a été très dur, et s’il devait vivre une autre année comme ça, il la perdrait ! »

Les enfants de milieu défavorisé pénalisés

Laura, une restauratrice d’une quarantaine d’années, est préoccupée par la situation des enfants les plus défavorisés : « Je suis là pour l’éducation du pays. Je trouve atroce qu’on nous impose des restrictions, alors qu’il est prouvé qu’il y a peu de contagions à l’école. Je ne suis pas préoccupée pour mon fils, qui a son ordinateur et son accès Internet, mais pour beaucoup d’autres enfants qui n’ont pas cette chance. Les plus lésés sont ceux qui n’ont pas ces outils. Je suis vraiment indignée ! »

Les statistiques prouvent que l’école n’est pas un lieu privilégié de contagion. Mais les syndicats de l’éducation ont montré leur puissance en obtenant que le gouvernement prenne une mesure impopulaire, à six mois des élections parlementaires de moyen terme.

argentine

16 avril 2021

Bombardement de Bouaké en Côte d'Ivoire

Les politiques français à la barre

bouak_1

Le procès du bombardement du camp militaire français de Bouaké en Côte d’Ivoire, en 2004, qui avait fait dix morts (neuf soldats français et un civil américain), entré dans sa troisième et dernière semaine devant la Cour d’assises de Paris, s'est terminé ce jeudi. Ont été entendus comme témoins les responsables politiques français de l’époque : le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et trois ministres.

C’est une affaire sur laquelle planent encore des zones d’ombre et le procès ne les a pas levés. En particulier sur un épisode survenu au Togo, dix jours après l'attaque. Un groupe d'hommes est arrêté, parmi lesquels, soupçonnent les Togolais, se trouvent les pilotes. À raison pour au moins l'un d'entre eux. Alertés, ni le ministère de l'Intérieur de Dominique de Villepin, ni la Défense de Michèle Alliot-Marie, ni les Affaires étrangères de Michel Barnier ne donnent suite, et les suspects sont libérés.
« Ils ont tout fait pour qu'on ne puisse pas arriver à tirer le fil »

bouak_4Pour Jean Balan, avocat de la majorité des parties civiles, cet épisode montre une entente au plus haut niveau pour que les pilotes échappent aux mains de la justice. C'est l'élément clé de sa thèse : le bombardement serait une « manipulation française qui a tourné à la bavure ». Il l'a redit il y a quelques mois sur l'antenne de RFI : « Les autorités françaises du gouvernement de l'époque ont absolument tout fait, de manière concertée, organisée, et c'est pas moi qui le dit, c'est la juge d'instruction, pour que l'enquête judiciaire ne puisse pas prospérer depuis 2004, et ça a continué par la suite. Ce que je démontre c'est qu'ils ont tout fait pour qu'on ne puisse pas arriver à tirer le fil»

Les autres avocats restent sur la version d’une responsabilité ivoirienne, mais sur cet épisode togolais, ils demandent la « vérité » aux ministres. Quoi qu’il en soit, dans son ordonnance de février 2016, la juge d'instruction Sabine Khéris a estimé que s’il n’existe pas « d'éléments permettant de mettre en cause les hautes autorités de l’État […] tout a été orchestré afin qu’il ne soit pas possible d’arrêter, d’interroger ou de juger les auteurs biélorusses du bombardement ».

Jusque-là, chacun s’est dédouané de toute responsabilité dans cet épisode. Le ministre togolais de l'Intérieur de l’époque, François Boko, qui avait lancé l'alerte, a témoigné la semaine dernière que ses interlocuteurs lui avaient déclaré « avoir reçu l’ordre de ne rien faire », et que « Paris n’était pas intéressé par ces Biélorusses ». De l’enquête et des audiences, il ressort qu'à Lomé, l’ambassadeur, les attachés Défense et Sécurité intérieure, comme l'agent des renseignements français ont effectivement dit avoir reçu pour consigne de « ne pas se mêler » de cette affaire, ou pas de consigne du tout.
« Tous les services concernés se renvoient la patate chaude »

Côté Paris, un ancien responsable du ministère de l’Intérieur a assumé avoir « donné consigne de ne pas intervenir directement dans l’enquête » arguant que « cela n’intéressait pas directement le ministère de l’Intérieur ». Une version reprise par le ministre de l’époque, Dominique de Villepin, à la télévision, en 2016 : « Une juge a enquêté pendant 12 ans sur une affaire qu'à aucun moment je n'étais amené à traiter pour une simple raison, c'est que j'étais ministre de l'Intérieur. Je lui ai répondu ce que je savais, c’est-à-dire pas grand-chose, c’est-à-dire, rien. » Conséquence : « J'ai l'impression que tous les services concernés se renvoient la patate chaude », a plusieurs fois fait remarquer le président à l'audience.

bouak_2

Côté ministère de la Défense, l’ancien attaché à Lomé dit n’avoir reçu « aucune directive » de sa hiérarchie : « On n’avait pas les instructions pour se faire remettre ces hommes » a-t-il témoigné à la barre. Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, a expliqué qu’« il n’y avait pas de base légale pour arrêter les pilotes ». Une version que réfute son ancien conseiller juridique, David Sénat, qui sera également entendu cette semaine. En 2015, Il déclarait à RFI ne « jamais avoir été consulté sur l’existence ou non d’une telle base légale », assurait que la flagrance des faits aurait permis une saisie de la justice et un maintien en détention des pilotes. « La question à l’époque était donc d’ordre politique ou militaire, mais en aucun cas procédural », concluait-il.

Ce silence politique agace jusqu'aux anciens dirigeants militaires. Le général Henri Poncet, chef de la force Licorne, l'a dit à sa sortie du tribunal vendredi : « J'en veux un peu à ceux qui n'ont rien vu, ne se souviennent de rien, ne parlent pas. Les trois singes de la sagesse bouddhiste, mal interprétée d'ailleurs... Ce que je veux dire c'est qu'on a arrêté les mercenaires et que si on avait voulu tirer le fil de la pelote de laine... pour des raisons que je ne peux expliquer, ça n'a pas été fait. »

Les familles de victimes attendent les explications des politiques

bouak_3

Ces anciens ministres, néanmoins, ne risquent rien. Ils sont de simples témoins. Leurs cas ont déjà été étudiés par la chambre des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR), cette institution d’exception issue du Parlement et seule habilitée à juger de possibles crimes et délits commis par des membres du gouvernement dans le cadre de leur fonction. Cette chambre a estimé en 2019 que l'« inaction » ne suffisait pas à justifier des poursuites et que les soupçons d'entrave aux investigations n'étaient pas étayés. Une décision qui avait provoqué la colère des parties civiles, dont maître Jean Balan, qui l’a jugée « absolument grotesque. Dire qu'il n'y a pas une action alors que tous les trois ont pris de manière concertée exactement la même décision et ont ordonné clairement aux services secrets et à tout le monde de ne pas s'occuper de l'affaire, de ne rien faire, vous appelez ça une inaction ? »

Les familles de victimes ont pu voir les responsables politiques se réfugier derrière cette procédure les dédouanant. L'hypocrisie ministérielle  a une fois de plus triomphé. (selon RFI)

* Dernière minute : Finalement, trois pilotes ont été condamnés à perpétuité par contumace (deux ivoiriens, un biélorusse). Un coup pour rien : l'un des ivoiriens est mort, les deux autres ne risquent pas l'extradition. C'était prévisible.

10 avril 2021

Orange en Afrique

Orange célèbre la Culture à travers une série de festivals et de concerts à Abidjan et en province

orange

Opérateur multiservices, digital et engagé durablement pour la promotion de la Culture en Côte d’Ivoire, Orange Côte d’Ivoire s’investit aux côtés de partenaires locaux, dans l’organisation d’événements culturels d’ampleur, pour rapprocher les populations de leur essentiel.

Ces rendez-vous réunissent sur scène des artistes de renom issus de la Côte d’Ivoire et de toute l’Afrique, à l’image de Suspect 95, Bebeto Bongo, Venom Cascadeur, Bebi Philip, Kerozen, Fabregas le métis noir, Rocky gold, Ténor, Nessa, 100 Façon et bien d’autres.

L’Intérieur du pays enregistre une belle palette d’évènements dont le top départ a été la fête de l’igname AGNIA, dans le Royaume de l’Indénié à Abengourou en février dernier. Le Festival des Musiques du Monde de Bouaké avec Kedjevara DJ a occupé la scène du 20 au 21 mars. Puis du 26 au 28 mars à Yamoussoukro, le Festival Yakro Yôfê dédié à la musique et la gastronomie a procuré du fun aux jeunes. Arrive le Séwé Festival d’Eric Patron à San-Pedro les 3 et 4 avril.

Abidjan n’est pas en reste. Les chanceux ont eu rendez-vous avec l’artiste musicien Suspect 95 – brand ambassadeur de la marque Orange – pour un concert inédit le samedi 27 mars, au Palais de la culture à Treichville, en partenariat avec Universal Music Africa.

À travers ces temps forts, Orange Côte d’Ivoire renforce son ancrage territorial et réaffirme son soutien aux acteurs du monde de la culture, en proposant par là même aux publics ivoiriens des séquences de partage inoubliables.

Muriel Cissé, Directrice de la Communication Externe et de la Marque d’Orange Côte d’Ivoire, déclare : «Orange Côte d’Ivoire promeut depuis de nombreuses années les cultures ivoiriennes et africaines. C’est donc avec fierté que nous soutenons ces événements musicaux d’ampleurs, à travers lesquels s’illustrent des artistes tels que Suspect 95, véritable symbole de la jeunesse énergique dont est dotée la Côte d’Ivoire».

A propos d’Orange Côte d’Ivoire

Le Groupe Orange Côte d’Ivoire est un cluster régional composé des filiales Orange de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Liberia. Leaders sur chacun de ces marchés, nous comptons +26 millions de clients et contribuons à hauteur de 25% du chiffre d’affaires du Groupe Orange dans la zone Afrique- Moyen Orient.

Depuis plus de 10 ans, Orange CI impulse l’innovation du secteur ivoirien des télécoms : 1er opérateur à lancer les réseaux très haut débit (la 3G, la 4G, la Fibre), le service de mobile Money, les services TV via mobile, l’accès à l’électricité́ dans les zones reculées grâce à l’offre Orange Energie.

En Côte d’Ivoire, avec +15 millions de clients, Orange CI est leader sur les principaux indicateurs de performance dans les domaines du Fixe, du Mobile, d’Internet et du Mobile Money, tant sur les marchés Grand Public que Entreprises. En tant qu’opérateur digital et engagé et convaincus du rôle prépondérant du numérique dans le développement de notre pays, nous sommes résolument engagés dans le développement et la promotion du numérique en Côte d’Ivoire avec 11% du PIB national, nous sommes également un acteur social majeur du pays avec la Fondation Orange Côte d’Ivoire et Orange Digital Center.

Orange Côte d'Ivoire en chiffres 

1er employeur du secteur des Télécoms, nous mettons l’humain et la promotion du genre au cœur de notre démarche. C’est en cela que nos performances réalisées grâce à la qualité́ et à l’engagement des près de 1.500 Femmes et Hommes ont valu à Orange CI d’obtenir les certifications ‘’Top Employer’’ 8 fois consécutives depuis 2014 pour l’excellence des conditions de travail offertes à ses salariés et ‘‘ISO 9001’’ par l’AFAQ- AFNOR pour son Système de Management de la Qualité́. (selon "Afriquinfos")

6 avril 2021

La Lituanie, une Europe méconnue

Entrée dans l’Union Européenne en 2004, la Lituanie est un des plus récents visages de la coopération européenne. Avec plus de 2 millions d’habitants, cette ancienne république soviétique de la Baltique est aujourd’hui un membre important de l’Union Européenne et un allié fidèle des États-Unis et des Européens au sein de l’OTAN. Portrait d’un pays à la croisée de deux mondes.

lituanieRetour à la démocratie – En 1992, la Lituanie adoptait par référendum une constitution instaurant une démocratie parlementaire. En 1995, la Lituanie déposait sa candidature à l’Union européenne, et à la suite du référendum des 10 et 11 mars 2003, 90% de suffrages lituaniens furent favorables à l’adhésion. C’est au 1er mai 2004 que la Lituanie devenait un État membre de l’Union européenne, ainsi que neuf autres États. Enfin, la Lituanie rejoignait la zone euro le 1er janvier 2015.

30e anniversaire de la résistance lituanienne – La Lituanie célèbre cette année le 30e anniversaire de la répression militaire soviétique contre les mouvements d’indépendance du pays. Le 11 janvier 1991, les chars soviétiques entraient en Lituanie afin d’empêcher que le pays affirme son indépendance, proclamée en mars 1990. Les troupes soviétiques prirent alors le contrôle de plusieurs bâtiments publics à Vilnius, la capitale, et un assaut fut mené contre la tour de communication audiovisuelle. On compta alors 14 morts et 50 000 Lituaniens se mobilisèrent contre la soldatesque, déclenchant une manifestation de masse dans la capitale.

Quant aux troupes soviétiques, elles quittèrent le pays le 13 janvier 1991 et l’URSS tomba le 26 décembre 1991. En souvenir de ces journées sanglantes, le myosotis (en grec : « Ne m‘oublie pas ») devint le symbole de la résistance aux troupes soviétiques. En 2019, un procès-fleuve, qui dura 10 ans, condamna pour crime contre l’humanité par contumace, une soixantaine de hauts responsables soviétiques impliqués dans la répression des journées sanglantes de janvier 1991.

Le voisin russe – Depuis son indépendance, la Lituanie poursuit une politique de méfiance par rapport à la Russie, ainsi qu’avec la Biélorussie, alliée militaire de la Russie. Ainsi, elle a fait construire une clôture longue de près de 50 kilomètres entre l’Union européenne et la Russie. Il n’est pas rare que la Lituanie, comme les deux autres États baltes, la Lettonie et l’Estonie, prenne régulièrement position contre la Russie au sein du Conseil de l’Europe. (selon "Eurojournalist")

30 janvier 2021

Invasion de criquets au Kenya et en Ethiopie

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a averti que des essaims de criquets pèlerins devraient s’abattre sur de grandes parties de l’Éthiopie et du Kenya, dans les semaines à venir.

criquetDans sa dernière mise à jour de la situation, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) a révélé que les conditions météorologiques sèches dans la région de la Corne de l’Afrique devraient faciliter les essaims de criquets pèlerins, dans de grandes parties du Kenya et de l’Éthiopie. « Alors que les conditions restent sèches dans certaines régions, les essaims devraient se disperser dans tout le Sud et le Nord de l’Éthiopie ainsi que dans le Centre-nord du Kenya », indique le dernier rapport de la FAO.

« Toute pluie qui se produira dans les semaines à venir entraînera la maturation des essaims et la ponte des œufs qui écloront et donneront naissance à des bandes larvaires, en février et mars. Des opérations de lutte terrestre et aérienne intenses sont en cours dans les deux pays, pour réduire les populations actuelles d’essaims acridiens afin que l’échelle de la reproduction à venir soit plus faible », a-t-il ajouté.

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement éthiopien a annoncé qu’il avait envoyé des avions et des hélicoptères dans sa lutte contre l’invasion de criquets pèlerins. Les avions sont utilisés pour évaluer l’étendue de l’invasion de criquets pèlerins et pour pulvériser des produits chimiques sur les zones touchées par les criquets pèlerins.

Depuis juin 2019, l’Éthiopie souffre de la pire invasion de criquets pèlerins depuis environ 25 ans, affectant les principales régions productrices de cultures du pays. Le criquet pèlerin, considéré comme « le plus dangereux des près d’une douzaine d’espèces de criquets », est un péril pour la sécurité alimentaire dans les zones désertiques de 20 pays, s’étendant de l’Afrique de l’Ouest jusqu’à l’Inde, couvrant près de 16 millions de kilomètres carrés, selon l’ONU.

Un criquet pèlerin adulte consomme de la nourriture correspondant à peu près à son poids, environ deux grammes par jour, ce qui signifie que même un petit essaim d’insectes mangera de la nourriture consommée par six éléphants, 20 chameaux ou 35 000 personnes chaque jour, selon la FAO.

5 janvier 2021

Eclairage et couvre-feu

Quelles incohérences !

_clairageDécidément, à Villé, on aura tout vu pendant ces périodes de crises sanitaires, de couvrefeu et de confinement.

Si l'extinction de l'éclairage public ne fait pas l'unanimité depuis  longtemps, regardons de plus près la situation en cette période de fêtes de fin d'année.

Notre cher président Macron a accordé un répit à tous les français, donc aussi aux villois, en pleine période de couvre-feu et malgré la recrudescence des cas de coronavirus, pour la nuit de Noël. Il était donc normal que l'éclairage reste exceptionnellement en marche toute la nuit.

Une surprise de taille pourtant les nuits suivantes où nos lampadaires sont restés allumés jusqu'à minuit, malgré le retour du couvre-feu à 20 h, y compris la nuit de la Saint-Sylvestre où les rues soi-disant désertes ont été éclairées toute la nuit. Pas étonnant dans ces conditions qu'un grand nombre d'habitants ait entendu des pétards toute la nuit.

Quelques villois, déjà très remontés par les augmentations imposées par le nouveau gestionnaire du réseau électrique communal, se sont même demandé si ce dernier n'avait pas trouvé là un moyen de faire payer encore un peu plus les habitants et contribuables locaux, alors même qu'ils sont interdits de circuler la nuit, si ce n'est au risque de voir leur compte en banque allégé de 135 € !

Décidément, à Villé, il y a de l'eau dans le gaz pour l'électricité.

27 décembre 2020

Pas de "Fasnet 2021" à Elzach

Elzach, le fief des fous, annule les événements carnavalesques pour 2021

fasnetLa guilde des fous, le conseil des fous et la ville d'Elzach sont en accord : un "Fasnet" ne serait pas, dans les conditions actuelles, organisable et ne serait pas non plus responsable.

En raison de l'énorme importance du Fasnet pour les habitants et de l'attrait pour de nombreux amis fous de la Tauend et les spectateurs du défilé venus de l'extérieur de la ville défilent le Schuttig avec le sujet Fasnet 2021 dans l'Elztal maintenant devant eux. La rencontre avec la presse "décision au Fasnet 2021 à cause de Corona" n'a pas duré longtemps et le résultat n'a pas été une surprise : en 2021 aucun événement Fasnet n'aura lieu.

Le maître de la guilde Armin Becherer, son adjoint Dirk Wölfle et le maire Roland Tibi y ont participé, eux-mêmes enthousiastes Schuttig. La décision est tombée lourdement, mais s'est imposée de plus en plus. On s'est donc mis d'accord rapidement. Dans le communiqué de presse de la guilde et de la ville, il est dit : "Après les décisions des conférences des ministres-présidents et l'ordonnance de la couronne étendue qui en a résulté dans le Bade-Wurtemberg avec les restrictions de contact associées, le verrouillage continue à s'appliquer jusqu'au 10 janvier - une extension jusqu'en mars semble au moins concevable, sinon probable.

Les événements traditionnels ne peuvent être organisés de manière responsable

Et d'ajouter : "Bien que pour nous, Schuttig, il y ait toujours eu une "obligation de masquage" : avec les conditions cadres actuelles et les spécifications du gouvernement du Land, le développement attendu et le temps nécessaire pour organiser, toutes les manifestations traditionnelles du Narrenzunft auxquelles nous sommes habitués à Fasnet à Elzach et à Fasnettreiben dans le Städli ainsi que dans les tavernes conformément aux spécifications de la Corona ne sont pas possibles ou ne peuvent pas être organisées de manière raisonnable et responsable pour nous".

"Par conséquent, il est simplement nécessaire que le Schuttig 2021 reste à la maison".
La santé des membres de la guilde et des autres célébrants a été la principale considération du Conseil du bouffon dans cette décision, qui n'a pas été facile à prendre. Le maître de la guilde Armin Becherer : "Il est donc tout simplement nécessaire que le Schuttig 2021 reste à la maison". Son "vice" Dirk Wölfle : "Ce serait un signal totalement erroné d'activer quoi que ce soit, même de près. À Elzach, tout le monde est Fasnetverrückt, la moindre étincelle peut avoir des conséquences. Cela vaut également pour le carnaval des enfants".

L'assemblée générale annuelle est également annulée

L'assemblée générale annuelle de la guilde est également concernée : la réunion des fous quatre semaines avant le Fasnet doit être annulée. Les points de l'ordre du jour seront combinés avec la réunion de 2022. En raison de la période beaucoup plus longue entre les réunions de 2020 et 2022, le trésor de la guilde (dès que les restrictions de contact le permettront) sera contrôlé par les contrôleurs de caisse entre les deux réunions.

"Il faut qu'on s'en sorte. Le monde ne s'éteindra pas à cause de cela et nous le rattraperons en 2022". a déclaré le maire Roland Tibi. Les cotisations de la guilde pour 2021 seront perçues plus tard, bien après Fasnet ; c'est à ce moment-là que le ruban de la guilde sera également délivré ; les informations concernant la date et la procédure seront fournies à temps. Il n'y aura pas non plus de vente de badges en 2021. Et les Taganrufer/Schiebeschläger du millésime 2002 peuvent exercer leur haute et stupide fonction honorifique en même temps que le millésime suivant, puis de manière égale en 2022.

A la situation dans le "Viererbund" Armin Becherer a communiqué : "Überlingen déjà annulé", Oberndorf suivra, Rottweil aussi, même si on y va encore "à vue". Le maire Roland Tibi : "Il serait irresponsable de donner ne serait-ce qu'un petit signal. Nous devons nous en sortir. Le monde ne s'écroulera pas à cause de cela et en 2022, nous allons tout rattraper". Il a également souligné que la communauté partenaire de Telfs au Tyrol ne célèbre son carnaval que tous les cinq ans.

fasnet1

20 décembre 2020

Mélenchon et Ouattara

Coup de tonnerre : Jean Luc Mélenchon fustige l’investiture anticonstitutionnelle d’Alassane Ouattara, « un non lieu et un non événement »

m_lenchonLe député Jean Luc Melenchon a fustigé l’investiture anticonstitutionnelle d’Alassane Ouattara du 14 décembre 2020 et l’a qualifiée de non lieu et de non évènement.

Pour le leader de la France insoumise, « Ouattara est investi après une parodie d’élection et une dure répression alors même qu’il n’y a pas eu d’élection le 31 octobre 2020 ».

Il a dénoncé les scandaleuses félicitations d’Emmanuel Macron à Alassane Ouattara et adressé ses félicitations au peuple de Côte d’Ivoire.

« Macron le félicite et lui a transmis toute son amitié. Moi la mienne va au peuple ivoirien qui aspire au dialogue national et à la paix civile », a-t-il déclaré.

La crise postélectorale ivoirienne due au non respect de la constitution par Alassane Ouattara laquelle lui interdit en son article 55 de briguer un 3e mandat, a fait plus de 200 morts (par balles et à coups de machettes de miliciens pro-Ouattara) et un millier de blessés.

23 novembre 2020

Réfugiés au Soudan, des rescapés du massacre de Mai-Kadra témoignent

En Éthiopie, le conflit entre le régime d'Addis-Abeba et les dissidents du Tigré a peut-être déjà été le théâtre de crimes de guerre. La communauté internationale s'alarme de l’opacité de la situation, onze jours après le début des combats. Samedi, L'ONU a réclamé vendredi une enquête tandis qu'Amnesty international dénonçait un « massacre » ayant « probablement » fait des centaines de victimes civiles à Mai-Kadra, dans le sud-ouest du Tigré.

_thiopie1Pour échapper aux combats, une seule échappatoire pour de nombreux civils : se réfugier dans le pays voisin, le Soudan. Au moins 18 000 Éthiopiens ont déjà franchi la frontière. Au poste-frontière de Lukdy, les réfugiés continuent d’affluer. Un camion vient de franchir la frontière soudanaise. À son bord, une dizaine d’hommes, assis sur un tas de jerricans. Ils sont exténués après des heures de route. Kifley Geberi en a les larmes aux yeux.

« Il y a deux jours, raconte-t-il, on était en train de travailler dans les champs à Mai-Kadra. Il y a eu une attaque soudaine, brutale. J’ai vu des collègues se faire massacrer donc j’ai couru dans la nature. Je n’ai rien emporté avec moi. La seule chose qu’on a pu faire c’est courir, on a eu tellement peur. »

Le camion repart et parcourt quelques kilomètres vers le village de Hashaba où s’entassent déjà 11 000 réfugiés. Samhara Hailé, 16 ans, a fui dans la voiture de ses voisins. Elle est sans nouvelles de ses parents car le réseau a été totalement coupé dans le Tigré.

« À Mai-Kadra, les maisons brûlaient, tout brûlait. J’ai vu des gens s’entretuer. Il y avait du sang par terre. Et des cadavres sur la route, tués au couteau ou par balles. »

Abiy Ahmed avait annoncé que la guerre serait brève mais les combats semblent ne pas avoir cessé en Éthiopie. Poussant chaque jour un peu plus de réfugiés sur les routes du Soudan. Pour le moment, ils s’entassent pour la plupart à quelques kilomètres de la frontière, dans le village d’El Hashaba dans des conditions très précaires. (selon RFI)

_thiopie2

Publicité
Publicité
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Visiteurs
Depuis la création 2 280 559
Publicité