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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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19 novembre 2009

Nouvelles occupations d'universités et manifestations en Allemagne

streik_an_der_hu_014Dès lundi soir, de nombreux étudiants ont occupé les amphithéâtres pour préparer les manifestations de mardi. Un mouvement qui risque d'embraser l'Europe entière. Si Fribourg-en-Brisgau (900 occupants, 5000 manifestants mardi), Berlin, Potsdam, Cologne, Tübingen et Stuttgart sont particulièrement touchés, plus de 50 villes allemandes auront vu les étudiants battre le pavé. Sans compter les universités occupées dans les pays voisins, comme Bâle, Zürich et Berne (Suisse) ou Vienne (Autriche). Des mouvements sont d'ailleurs aussi en train de s'organiser en France et le mécontentement risque encore de s'étendre à toute l'Europe. Leurs revendications, qui n'ont pas bougé depuis juin 2009 où d'importantes manifestations avaient déjà eu lieu :

  • De meilleures conditions pour leurs études.
  • La démocratisation des universités.
  • La disparition du "numerus clausus".
  • La suppression des frais d'inscription.
  • La revalorisation des bourses.

A noter que les parents et les enseignants se sont à nouveau joints aux manifestations.

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30 septembre 2009

Voter pour que la Poste reste un service public

cover_image_RoseLa section du Val de Villé du Parti Socialiste organise la votation contre la privatisation de La Poste jeudi, 1er octobre de 19 h 00 à 21 h 00 à la brasserie du Centre (bar PMU), place du marché à Villé.

Extrait de presse : Les partis de gauche, PS et PCF en tête, se mobilisent pour La Poste, en ouvrant notamment leurs mairies pour la "votation citoyenne" sur l'avenir de l'entreprise publique. Les Français sont invités à voter du 28 septembre au 3 octobre à ce "référendum", organisé par le Comité national contre la privatisation de La Poste (62 organisations). Plus de 1 000 points de vote estampillés Parti socialiste sont déjà recensés "dans les mairies, les marchés, les places", un chiffre " qui pourrait doubler" d'ici le vote, souligne Razzy Hammadi, secrétaire national PS aux services publics. "C'est une des plus importantes mobilisations du PS depuis de nombreuses années", assure-t-il, soulignant qu'un "kit" avec tracts et bulletins de vote est téléchargeable (laposte.parti-socialiste.fr). getPour Martine Aubry, qui votera à Lille, " il faut s'opposer à la privatisation de La Poste qui risque de remettre en cause des choses essentielles pour les Français", comme le prix unique du timbre. Demandant un "débat télévisé", M. Hammadi dénonce lui les "mensonges" du gouvernement, dont il commence toutefois à sentir une "inflexion dans le discours, dans les couloirs". Le responsable socialiste, qui a publié sur sa page Facebook l'extrait d'un film dans lequel Jean Gabin défend " les PTT, l'administration que le monde entier nous envie", se félicite du "combat des élus avec plus de 3 000 résolutions votées dans des conseils municipaux demandant un débat public, un référendum et le retrait du projet de loi sur le changement de statut". Les Verts, comme le MRC et le PRG, seront également mobilisés, avec un " fort engagement des élus". A Montreuil, la sénatrice-maire Dominique Voynet installera des urnes devant l'Hôtel de ville vendredi et samedi prochains et l'eurodéputé José Bové (Europe-Ecologie) votera chez lui vers Millau (Aveyron). Les élus et militants communistes seront aussi "sur le pont", souligne Olivier Dartigolles (PCF). Marie-George Buffet participera au " référendum" en Seine-Saint-Denis et les mairies PCF seront "ouvertes" aux votes. Faux timbres, affiches autocollants... Les communistes ont prévu une " campagne de terrain massive" avec 200 000 faux timbres "à coller aux enveloppes" où une Marianne juge qu'il "faut être timbré" pour "privatiser La Poste", ajoute M. Dartigolles. 300 000 affiches déclinant le même slogan ont été tirées pour " tenir les murs", ainsi que 100 000 autocollants format carte postale. "Nous pouvons faire reculer le gouvernement", assure-t-il. Le Parti de gauche, qui veut " rétablir le service public postal", mobilise aussi ses élus et diffuse 100 000 affiches "La Poste est à nous, le 3 octobre, votons!". A Paris, des "crieurs" du parti de Jean-Luc Mélenchon arpenteront le métro, jeudi et vendredi, munis d' "urnes itinérantes". LogoPoste"Nous, postiers et postières, on a besoin de l'appui de tout le monde", lance dans un appel sur le site du NPA, le plus connu d'entre eux, Olivier Besancenot. "Que la population s'implique dans le combat contre la privatisation" qui peut être "stoppée", demande le facteur de Neuilly. " Si un million de personnes prennent part (à la consultation), ce sera un point d'appui extrêmement important. La mayonnaise est en train de monter", fait-il valoir en soulignant la mobilisation des 500 comités locaux du NPA. Lutte ouvrière se montre, elle, plus "sceptique" sur cette action qui permet au PS "de se refaire une virginité" et le Parti ouvrier indépendant (POI) appelle déjà à une "manifestation nationale" après le vote. Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, a estimé hier que " le gouvernement sentait bien le danger" à l'approche de la "votation citoyenne" sur l'avenir de La Poste." L'objectif est d'expérimenter ce que peut être une votation citoyenne et chacun voit bien quel pourrait être le résultat d'une votation citoyenne sur La Poste", a déclaré Mme Duflot lors d'une conférence de presse organisée durant le Cnir (parlement) des Verts qui se tient à Paris jusqu'à aujourd'hui. "S'il y a un bon exemple pour faire apparaître l'attachement à un service public et son importance en tant que lien social, pas en tant que prestataire de services, c'est bien La Poste, et je pense que le gouvernement sent bien le danger", a-t-elle poursuivi alors que les Verts sont partie prenante, comme les autres partis de gauche, du collectif qui organise ce "référendum". (VOSGES-MATIN du 27/9/09)

A voir aussi : votation_3_octobre

26 août 2009

Fribourg-en-Brisgau : le jugement de Salomon

La réalité dépasse la fiction !

2yl93rrAlors que toute la Germanie pouffe de rire aux exploits électoraux du candidat cinématographique Horst Schlämmer (voir post du 24/8), à Fribourg-en-Brisgau, pas loin de chez nous, les candidats authentiques jouent une comédie digne de Peppone et Don Camillo. En effet, le 3 septembre, la chancelière CDU Angela Merkel, candidate à sa propre succession, sera de passage dans la capitale du haut pays de Bade pour un meeting public. En 2005 lors de sa première campagne, elle avait rassemblé plus de 5000 personnes sur la place de la cathédrale. De quoi effaroucher Dieter Salomon, le Bürgermeister vert (du parti concurrent "die Grüne") qui ne souhaite pas contribuer à la campagne CDU ! Il a donc fallu trouver un argument : le 3 septembre, la place de la cathédrale (comme tous les jeudis) est occupée par le marché traditionnel et il ne peut y avoir de dérogation, même pour la chancelière ! Le Bürgermeister a donc proposé que le meeting ait lieu sur la place du Rathaus (place de l'hôtel de ville) ... qui ne peut contenir que 1500 spectateurs au maximum, et où des rangées d'arbres cachent la vue ! Autrement dit, la guerre est déclarée entre les CDU et le Vert local ! Mais peut-être, sous la pression amicale d'Angela elle-même, Salomon changera-t-il son jugement ? Et alors, le rassemblement devant se tenir aux environs de midi, pourvu que qu'il ne vienne pas à l'esprit de l'évêque de faire sonner les cloches de la cathédrale pendant les discours !

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Le "Münsterplatz" et son marché (du terroir ?)

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Le "Rathausplatz" et ses arbres

6 juillet 2009

Un ministre enfant de la circonscription Molsheim-Villé

En_campagne_350_197C'était ce week-end la fête de la fontaine à Wangen (près Westhoffen), et un invité d'honneur est venu, en la personne de l'enfant du pays Jean-Marie Bockel, qui a fait ses premiers pas dans cette commune et y a vécu jusqu'à l'âge de 6 ans. vigne1La classe "50" du village lui a réservé un accueil chaleureux et le maire l'a nommé "citoyen d'honneur" du bourg. Et ceci même si le secrétaire d'Etat, maire de Mulhouse, avoue qu'il n'était revenu qu'une fois dans le village de son enfance. Mais il n'est pas venu les mains vides : il a proposé que Wangen, "berceau de la vigne et du vin en Alsace" soit classé parmi "les plus beaux villages de France". Vivement que Roger Siffer soit nommé ministre de la culture, pour que Villé obtienne sa deuxième fleur !

5 juin 2009

Marlenheim, Wisches, Rosheim : la circonscription Molsheim-Villé voit les grèves s'étendre chez Steelcase

Ce qui devait être une grève d'avertissement ponctuelle d'une heure chez Steelcase-Strafor, le fabricant de bureaux à steelcase3Marlenheim, s'est étendu en une grève générale et reconduite dans les trois sites de cette société dans la circonscription du député Ferry, à savoir Marlenheim, Wisches, Rosheim, car le ras-le-bol des salariés est général : licenciements dont les conditions ne sont pas définies, réembauche éventuelle d'intérimaires, chômage partiel trop peu rémunéré (perte de 200 à 300 €/mois pour les salariés, selon la CFDT), départs anticipés à la retraite sans remplacement du personnel... Autant de sujets qui ont fâché les salariés ! Et pour seule réponse de la direction : "On ne négocie pas sous la contrainte !" (Elle avait quitté la table des négociations au bout d'un quart d'heure !). Mais qui subit donc le plus de contraintes ?

A lire : DNA0506steelcase

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6 mai 2009

Mondialisation des luttes sociales

Le 22 avril dernier nous évoquions sur ce blog les luttes sociales d'une entreprise allemande, fabricant des pistons de moteurs et donc sous-traitante de l'industrie automobile, ayant un siège social en Alsace à Ingersheim. Rappel : http://jboehler.canalblog.com/archives/2009/04/22/13443427.html . Cette entreprise Mahle veut fermer et licencier 412 salariés à Arzenau (Bavière). Mais elle veut aussi fermer son unité à Rosario  (Argentine) pour délocaliser au Brésil. Les 500 salariés ont décidé d'occuper l'usine. Martin Flayart, un syndicaliste du Comité d'Entreprise explique :14_toma_de_mahle "Cela fait 18 mois que nous avons des problèmes avec la direction de Mahle, alors qu'il n'y a même pas deux ans qu'ils sont là. Maintenant, elle voudrait, sous prétexte de la crise mondiale, supprimer les primes à l'ancienneté et outrepasser la législation du travail en instaurant des salaires au rendement alors que nous sommes au chômage partiel (27 jours travaillés en 2 mois). Et petit à petit, la production est transférée au Brésil, où la législation permet plus de flexibilité et où la liberté patronale est plus grande." Les salariés, avec leurs familles, ont barré la route passant devant l'entreprise avec des pneus qu'ils ont fait brûler. La colère est grande, et grâce au soutien des nombreux élus locaux, l'affaire est remontée aux présidences de l'Argentine et du Brésil. Le ministre du Travail de la province de Santa Fé a fait savoir : "Il est inacceptable que les décisions concernant nos entreprises soient prises en Allemagne." Mais on sent bien que seule la mondialisation de la lutte des salariés amènera le patronat à ne plus délocaliser et à respecter les lois du travail.

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31 mars 2009

Tunnel : fermeture pour grève !

387244tunnelAvec les tarifs de péage affichés, on pouvait penser que la sécurité au moins était maximale dans ce tunnel de Ste-Marie-aux-Mines fermé aux poids lourds depuis le 1er mars 2000 et réouvert récemment après l'aménagement d'une galerie de sécurité ! Et voilà que l'on apprend que les 24 agents de sécurité embauchés n'ont même pas la qualification de pompiers professionnels, ou, du moins, sont payés au rabais ! D'où leur grève qui a entraîné la fermeture du tunnel ! Voilà qui va encore arranger l'économie dans le bassin de Saint-Dié et les vallées vosgiennes du Centre-Alsace !

A lire : DNA3103tunnel

29 avril 2011

Nuage de Tchernobyl : R.A.S. dans l'hexagone

cesium_suite_chernobylIl y a 25 ans, le nuage dû à l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl survolait toute l'Europe. Partout, des mesures de sécurité ont été prises...sauf en France, qui, officiellement, n'était pas touchée. Le Rhin avait arrêté le nuage. Comment ? Mystère. La carte ci-contre montre la réalité : les quantités de cesium  déposées sur notre pays par ce nuage amené par les vents d'est. Nos voisins badois, alertés par la station de mesures de radioactivité du Schauinsland réagissaient :

  • Alimentation : Les mamans donnent à leurs bébés du lait en poudre au lieu du sein. La population se nourrit de conserves au lieu des fruits frais du marché. Heureux ceux qui cultivaient en serres !  Les produits frais (salades, etc...) cultivés à l'air libre ont dû être jetés.
  • Pharmacies : Début mai, toutes les pharmacies étaient en rupture de stock de tablettes d'iode.
  • Manifestations : Toutes les manifestations, telles les fêtes scolaires, ont été reportées ou annulées.
  • Mesures à long terme : ne pas manger de gibier, éviter de ramasser des champignons en forêt. Encore en 2010, des sangliers abattus à Biberach avaient une radioactivité de 7500 becquerels (la norme : 600).
  • Aide sanitaire : Des convois d'aide sanitaire ont été organisés à travers tout le Pays de Bade pour acheminer à Homel (à 200 km de Tchernobyl) en Union Soviétique des produits médicaux, de la nourriture non contaminée et des vêtements.

En France, pays de la sécurité, rien ! Le nuage a été arrêté officiellement au milieu du pont de Kehl ! Merci aux douaniers-liquidateurs !

13 mai 2022

Ensemble ... à 25

La campagne  est partie pour le macronien Sitzenstuhl ("Sitting Bull" pour les intimes). Selon son tract il a prévu 14 grands meetings ! Celui de Erstein vient de se tenir ! 25 supporters dans la deuxième commune de la 5ème circonscription, voilà qui a de la gueule !  Le 1er juin à Steige, ce sera une autre histoire... à condition que Macron, et son nouveau parti "ensemble" accepte d'apporter son soutien au "petit Charles" (rien à voir avec le grand De Gaulle) au pays du kirsch en compagnie de "Maman Monique" et "Grand-père Germain" ?

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18 septembre 2011

Ballon dégonflé

4220_LADONLa gestion du conseil général 67 est calamiteuse, notamment son volet social. Tout le monde le sait, puisque même des élus de la majorité managée par Guido Kennel le reconnaissent (voir post du 4/11/2011 sur notre blog). Il n'est donc pas illogique de voir notre président du département tenter de redorer son blason. Et puis, tant qu'on y est, autant se faire un peu de publicité dans la ruralité ! et pourquoi pas dans le Val de Villé, la plus belle des vallées pour un temps encore. Aussi a-t-il proposé à sa conseillère de céans fraîchement élue d'organiser une grande fête pour les handicapés, lors de laquelle il sera proposé à tous un voyage en ballon. La troupière ne s'est pas faite prier et a immédiatement sollicité le maire du chef-lieu, son meilleur soutien lors de la dernière campagne électorale. Celui-ci a tout aussi immédiatement donné son accord ... avant de se rendre compte que trouver un terrain d'atterrisage n'allait pas être facile. Le terrain de football ? oui mais les matches ? et la pelouse n'est pas la meilleure aire pour accueillir des chaises roulantes pendant toute une journée ! Alors où ? peut-être la cour de l'ancienne usine des FTV ? pas très beau pour un cadre festif. Alors, rien... Evidemment on n'a pensé qu'à Villé, et il n'a jamais été question pour ce maire, vice-président à la comcom des circulations douces dans l'ensemble de la vallée, de délocaliser à l'aérodrome d'Albé tout à fait adapté. De guerre lasse, notre cher Guido, face au peu d'efficacité de nos deux élus locaux, a renoncé à l'organisation dans le Val de Villé. Après tout pourquoi cacher la misère qu'on a soi-même provoquée ?

15 juillet 2009

TNT : nouvelles zones d'ombre

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Alors que le conseil de développement réfléchit à la création d'une chaîne de télévision locale et a lancé une enquête (voir blog en date du 8 mai - rappel), alors que dans la vallée tout le monde n'a pas encore l'ADSL, c'est maintenant la TNT (télévision numérique terrestre) qui pose problème, et la suppression de l'analogique le 2 février 2010 risque même d'étendre les zones d'ombre ! Alice Morel, conseiller général du Bas-Rhin estime à 25 le nombre de villages qui ne seront pas couverts par la TNT. La loi n'oblige les opérateurs à ne couvrir que 95% du territoire, donc ce sont encore nos fonds de vallées qui vont être touchés ! Et il n'y aura qu'un moyen d'avoir la télévision : la parabole (dont l'installation revient en moyenne de 300 à 400 €, si vous voulez aussi les chaînes allemandes). Autrement dit, une fois de plus, les habitants de "l'arrière-vallée la plus belle du monde" n'auront d'autre choix que de payer ! Même si un fonds a été prévu pour aider les personnes exonérées de taxe (personnes âgées) à s'équiper. Encore heureux que Fransat mette à disposition gratuitement les 18 chaînes de la TNT. Pour le moment...

NB : villages touchés par l'absence de TNT dans les vallées : Albé, Bellefosse, Breitenau, Breitenbach, Albet, Fouchy, Maisonsgoutte, Ranrupt, Wackenbach, Steige, Urbeis, Wildersbach.

Rappel :  http://jboehler.canalblog.com/archives/2009/05/08/13630854.html

29 juin 2009

Les boulettes de Rama et de Marcel

9_rama_yadeMarcel Bauer et Rama Yade auraient pu faire un beau tandem lors de l'inauguration de la piscine de Sélestat,  un vrai "duo de boulettistes". Ne revenons pas sur la boulette du maire de Sélestat qui annonce la participation d'un ministre mis à la porte (c'est le cas de le dire !). A lire : DNA2806ramayade . Mais voilà que notre nouvelle Ministre des Sports attribue à Jesse Owens des actes héroïques : il aurait, selon elle, "brandi un poing rebelle face aux nazis", ce que ce dernier n'a jamais fait ! C'est Tommy Smith et John Carlos qui ont levé le poing aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968 pour dénoncer la situation des Noirs aux Etats-Unis. A lire : lemonde2806ramayade !  On comprend mieux pourquoi elle ne viendra pas dans la cité humaniste du Centre-Alsace, il faut qu'elle révise d'urgence l'histoire mondiale des sports avant sa prochaine sortie.

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Tommy Smith et John Carlos aux J.O. de Mexico en 1968.

12 août 2019

Villé : vers un sabotage du ramassage des biodéchets ?

Le maire ignore les consignes du SMICTOM  

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Ah décidément, le chef sait tout, commande tout et n'accepte rien des autres. Cela se vérifie encore avec la mise en place du ramassage des biodéchets prévue pour le 1er septembre.

Certes la municipalité a publié (pour une fois à temps) un bel article très certainement rédigé du côté de Scherwiller expliquant l'intérêt de cette affaire. Oui, mais voilà ! Les responsables du Smictom avaient établi un nombre de points de dépôt par commune, huit pour Villé (selon les services) !

Mais le chef villois a dit quatre ! la moitié, pas un de plus ! Et ils sont situés de telle sorte que certains villois des faubourgs (rue de Neuve-Eglise, rue de Luttenbach, rue du soleil, route d'Albé, route de Saint-Martin ou route de Bassemberg et lotissements périphériques) devront parcourir pas loin d'un kilomètre pour déposer leurs biodéchets. Voilà qui va contribuer à la réussite du système.

Mais c'est sûr, Monsieur le Maire, qui en son mandat précédent imaginait le lotissement "Pommiers 2" en "éco-quartier" avec aire de covoiturage, va nous organiser un déplacement collectif des citoyens vers les points de dépôt. Et pour les personnes âgées, il imaginerait même la possibilité de déplacements en taxi ou en ambulance payés par la commune (jusqu'à Scherwiller ?).

Mais après tout ? pourquoi n'a-t-il pas pensé à un conteneur unique placé près de l'entrée de l'église ? Tous les dimanches, les villois pourraient déposer leurs biodéchets en se rendant à la messe, aux vêpres ou au rosaire. Ce serait faire d'une pierre deux coups. On pourrait compter sur une participation de 90% des habitants.

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NB : ci-dessous l'article concernant les biodéchets paru dans Villé-Infos. A noter qu'il n'est déjà plus d'actualité puisque le point de dépôt "Giratoire entrée-Est" a été déplacé au parking de l'ancien Signal-Lux, semble-t-il !  

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1 mai 2019

Contournement de Châtenois : un projet bâtard

Echange "bouchon" contre "insécurité" ?

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Il fallait s'y attendre ! Et ceux qui croyaient encore, avant la réunion publique de Châtenois, que le contournement de l'agglomération serait une 2x2 voies permettant la circulation en toute sécurité et le développement économique et humain des vallées, en sont pour leurs frais. Même pas conforme à la D.U.P. de 2012 (déclaration d'utilité publique) qui était déjà en retrait par rapport à celle de 2002 ! Le présentateur a bien parlé d'une "première tranche", mais qui y croit ? Même pas nos élus locaux qui ont pris la parole (Adoneth maire de Châtenois, Bauer maire de Sélestat, Herth le député, Burrus le maire de Ste-Croix-aux-Mines), tous venus pour récolter quelques voix électorales ?

Car, contrairement à Alsace-Nature, qui lors de ses réunions a brillé par "les salles vides", celle de Châtenois était pleine à craquer (près de 300 personnes). Mais  le groupuscule de ces "alsaciens naturels" était présent, provoquant lors de ses interventions à répétition les sifflements, les rires, les agacements et les moqueries de la salle.

Je n'avais quant à moi que deux questions très précises à poser :

1) L'enquête d'utilité publique de 2012 avait déjà présenté une partie "environnementale" de 307 pages ! On y étudiait déjà la mésange charbonnière, le gobe-mouches à collier, le cincle plongeur, le grand corbeau, les amphibiens, la bécassine des marais, le blaireau, le putois, les lézards, les papillons ! Vu le temps qui a passé, l'étude a dû se faire en profondeur au rythme d'un calendrier chinois (un animal par année). Alors pourquoi encore une fois une "enquête publique environnementale" ? Que de temps perdu... même si on avait omis en 2012 l'orchidée et l'azuré de la sanguesorbe.

2) Quel genre de route de déviation est-il prévu ? Une 2x2 voies, qui pour le trafic de plus de 20.000 véhicules/jour permettrait pour les usagers "une conduite apaisée" ? ou une 2x1 voie bâtarde et inutile qui déplacera l'insécurité et la pollution dans les vignes ?

Si sur la première question, la réponse est restée floue, au moins sur la deuxième, c'est clair mais non satisfaisant, c'est une 2x1 voie, avec des aires de dépassement à 3 voies ! De celles qui présentent le plus de dangers. Les responsables ont dû dévoiler leurs cartes, et elles ne sont pas belles. Les 111 morts de cette route risquent de ne pas être les derniers.

Mais, au fait, à quoi servent une DUP ? un contrat Etat/Région ? s'ils ne sont pas respectés ! Un vrai marché de DUPes.

6 janvier 2024

Des températures de -40 °C : froid record en Suède, en Norvège et en Finlande

La Suède a enregistré la température la plus basse pour un mois de janvier sur son territoire depuis un quart de siècle, ce mercredi 3 janvier 2024, avec -43,6 °C. La Finlande et la Norvège, pays voisins, sont aussi touchées par la vague de froid.

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Froid record en Suède avec des températures inférieures à -40 °C. Le pays a enregistré ce mercredi 3 janvier 2024 la température la plus basse en 25 ans pour un mois de janvier sur son territoire, -43,6 °C dans l’extrême nord, rapporte l’Agence France-Presse. Une vague de froid qui touche aussi la Finlande et la Norvège voisines.

 Pour mettre les choses en perspective, il s’agit de la température la plus basse en janvier que la Suède ait connue depuis 1999 , a noté auprès de l’AFP Mattias Lind, de l’agence météorologique nationale suédoise SMHI. Celle-ci a été mesurée à la station de Kvikkjokk-Årrenjarka dans la partie septentrionale de la Suède.  Il s’agit de la température la plus basse enregistrée à cet endroit précis depuis que les mesures ont commencé  sur le site en 1888, a-t-il ajouté.

Soda gelé

Les thermomètres dans plusieurs autres stations du nord de la Suède, comme en Laponie, affichaient des températures inférieures à -40 °C ce mercredi.  J’ai commandé un plat à emporter hier, après trente minutes de marche, le coca avait gelé , s’amuse une internaute dénommée Linda sur le site web du groupe de télévision SVT.

Bien que la région soit habituée aux températures très basses, la récente vague de froid a contraint les compagnies de bus locales à suspendre leurs activités et la compagnie ferroviaire locale « Vy » a annoncé mardi avoir annulé tous les trains circulant au nord de la ville d’Umeå pendant plusieurs jours.

Perturbations en Finlande

Le trafic ferroviaire connaît aussi des perturbations en Finlande voisine, où un record saisonnier de -38,7 °C a été enregistré mardi soir dans le nord de la région lapone. Ailleurs dans ce pays, la ville de Tampere (sud-ouest) a vu ses conduites d’eau geler, ce qui a privé environ 300 personnes d’eau courante mardi, a rapporté le média local Yle.

À Helsinki, où les températures avoisinent les -15 °C, la population restait imperturbable face au froid encore plus glacial prévu par les services de météorologie dans les prochains jours.  J’aime vraiment ça. C’est une question d’état d’esprit, je suppose , a réagi auprès de l’AFP Katja, une jeune femme originaire de la capitale.  C’est une question de vêtements , a-t-elle ajouté, enfilant une épaisse veste d’hiver noire, la capuche rabattue sur la tête.

Chutes de neige en Norvège

Une vague de grand froid est également attendue pour la fin de la semaine en Norvège. Dans la capitale Oslo, les températures pourraient tomber à -27 °C ce week-end, selon l’Institut météorologique norvégien. De très fortes chutes de neige ont aussi semé le chaos dans le sud de ce pays, où des écoles ont fermé et des vols ont été annulés. 'selon "Ouest-France")

10 septembre 2023

Érythrée : la Corée du Nord de l’Afrique

L’Érythrée, l’une des dictatures les plus fermées au monde, vient de célébrer les 30 ans de son indépendance, toujours dirigée par le même homme.

_rythr_eL'Erythrée a fêté ses 30 ans le 24 mai. Des célébrations qui sonnent comme le douloureux rappel des années perdues et un « appel à agir », confie Vanessa Tsehaye, une militante des droits de l'homme suédo-érythréenne. Souvent qualifié de « Corée du Nord de l'Afrique », ce pays est dirigé d'une main de fer par Issayas Afeworki, premier et seul chef de l'État depuis 1993. Toute information y demeure quasiment inaccessible et aucune donnée officielle ne filtre de ce huis clos, jusqu'au nombre d'habitants, qui se trouveraient entre 3 et 6 millions.

Les votes aux Nations unies sur la guerre en Ukraine représentent un bon indicateur des positions de l'Érythrée. Lorsqu'un texte est proposé au vote pour que la Russie « cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine », le 23 février dernier, 141 pays membres y sont favorables. Seuls six pays se distinguent en apportant leur soutien à Moscou : la Corée du Nord, la Biélorussie, la Syrie, le Nicaragua, le Mali… et l'Érythrée d'Issayas Afeworki.

Le président érythréen, officieusement au pouvoir depuis 1991, a dès le départ installé un régime autoritaire. Il n'a, pour cela, pas hésité à se débarrasser de tous ses concurrents, jusqu'à faire exécuter son propre frère de sang. En 1993, l'ONU et l'Union africaine reconnaissent l'indépendance de l'Érythrée. Les espoirs de démocratie auxquels s'accrochaient les Érythréens vont rapidement être déçus. Les élections n'auront jamais lieu et un régime de parti unique s'impose. Un an après, le dictateur, admirateur de Mao, fonde un nouveau mouvement politique : le Front populaire pour la démocratie et la justice (FPDJ). Le pays se dirige dès lors vers le totalitarisme, contrairement à ce que les idéaux de liberté et de justice suggèrent. Au pouvoir, Afeworki rompt avec les ambitions du FPLE (Front populaire de liberté de l'Érythrée), le parti de libération, qui s'était largement inspiré du FLN algérien.

Guerre contre l'Éthiopie

La guerre contre l'Ethiopie, déclarée par Issayas Afeworki en 1998, a ensuite plongé de nombreux Érythréens dans le désarroi. « Ils ont dansé pour l'indépendance puis ont été sacrifiés pour une guerre qui n'avait aucun sens », explique Meron Estefanos, journaliste d'origine érythréenne qui vit en exil en Suède. Au contraire, la dérive s'est accentuée.

Cela a provoqué, en 2001, la formation du G15, un groupe de 15 anciens compagnons de route du chef de l'État. Dans une pétition, ces dissidents réclament des élections ainsi que l'application d'une constitution. Leurs demandes ne sont pas entendues et onze d'entre eux sont directement emprisonnés. Depuis ce jour, leur sort est toujours inconnu. La même année, des étudiants suivent le modèle du G15. En guise de réponse, l'université ferme ses portes et, dès 18 ans, les Érythréens sont envoyés dans des camps de travail forcé.

À partir de ce tournant de 2001, tout espoir de démocratie est effacé. Dans cette « prison à ciel ouvert » qu'est devenu ce petit pays de la Corne de l'Afrique, la répression et les détentions arbitraires n'ont jamais cessé. À ce jour, il n'existe aucune information concernant le nombre de prisonniers politiques détenus dans le pays.

Issayas Afeworki « ne se soucie absolument pas de son peuple, et tous ceux qui ne sont pas de son avis sont des traîtres », explique Alain Gascon, professeur à l'université de Paris-VIII et spécialiste de l'Érythrée. En 2013, des membres de l'armée ont tenté un coup d'État au Forto, l'ancien fort colonial italien où se trouvent la radiotélévision d'État et le ministère de l'Information. Ils réclamaient notamment l'application d'une constitution et la libération des prisonniers politiques. Mais le putsch a échoué.

Cet épisode conduit le chef d'État à se constituer une garde prétorienne, composée principalement de réfugiés originaires de la région éthiopienne du Tigré. Cette milice présidentielle est réputée pour sa violence, ses pillages, ses exécutions sommaires et ses viols. « Ces méthodes sont la base de la répression en Érythrée, explique le spécialiste. On n'a jamais connu, du moins dans cette partie de l'Afrique, un régime aussi brutal, aussi sanguinaire, aussi peu soucieux de la vie humaine. » L'Érythrée, classée 176 sur 191 à l'indice du développement humain en 2021 par l'ONU, serait ainsi « un des régimes les plus horribles qui puisse exister à la surface de la Terre », d'après Alain Gascon. (selon "Le Point")
16 juillet 2023

Un Belge gagne un incroyable voyage en Argentine avant de déchanter

«On m’a proposé quatre dates de voyage mais ensuite, j’ai soudainement reçu un message...»

argentineS’il a gagné un concours avec un lot exceptionnel, le jeune homme ne pourra cependant pas partir.

Rutger Steukers est un fidèle auditeur de Koolcast, un podcast très populaire au nord du pays. En novembre 2022, il remporte un concours organisé à l’occasion de la Coupe du Monde. «Le gagnant repartait avec deux billets d’avion pour le pays vainqueur de la compétition», explique l’homme au Belang van Limburg.

Si Rutger a échappé au voyage en France de justesse, il a été heureux de pouvoir planifier des vacances en Argentine avec sa petite-amie. C’est Buenos Aires qui a été choisi par le couple. «On m’a proposé quatre dates de voyage possibles au début de l’année 2023 mais en mars, j’ai soudainement reçu un message de Koolcast», raconte le jeune homme.

Dans ce message, on l’informe que des soucis empêchent la bonne organisation du voyage. On lui promet cependant que cela devrait être réglé très rapidement. Aujourd’hui, en juillet 2023, Rutger n’est toujours pas parti. Pire, il est sans nouvelle de son voyage. «Ils ont refusé de donner des informations concrètes. Récemment, ils ont complètement ignoré mes messages. Ce n’est pas juste!»

Contacté par le journal flamand, le cofondateur du podcast a assuré que Rutger allait être recontacté. Chose faite quelques jours plus tard... mais avec une terrible nouvelle. «Le voyage en Argentine est annulé. Apparemment, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu en raison de problèmes de sponsoring. Au lieu du voyage, c’est un geste commercial qui me sera proposé. Il n’a pas la valeur d’un voyage en Argentine, mais c’est mieux que rien. On attend maintenant une proposition concrète». (selon "Sudinfo")
1 juin 2023

Châtenois : un parcours entre deux giratoires

Extrait de presse concernant le déroulement de la manifestation :

contournement2Le parcours mènera les participants jusqu’au rond-point situé entre Châtenois et Sélestat, « où le contournement se connecte au réseau existant ». « Tout le tracé sera sécurisé par des agriculteurs, qui mettront en place à partir de 14 h, des tracteurs dans les giratoires », souligne Luc Adoneth. Avant de préciser : « Les gens venant des vallées pourront accéder à Châtenois et à Scherwiller. »

Au rond-point entre Châtenois et Sélestat, les automobilistes venant de l’autoroute pourront tourner vers Sélestat. « La Collectivité européenne d’Alsace (CEA) diffusera également des informations sur la circulation sur les panneaux à message variable », avance le maire. Après avoir parcouru à pied les quelque 800 mètres qui séparent les deux giratoires, des prises de parole auront lieu sur le chantier.
22 mai 2023

Pascoa, histoire d'une esclave angolaise

En cette journée nationale des mémoires de l'esclavage, le Vif nous emmène à la fin du XVIIème siècle. Quand la monarchie française considérait qu'il fallait développer l'économie de la canne à sucre et donc l'esclavage parce que les autres monarchies européennes le faisaient.

angolaAu Portugal, par exemple, la traite battait son plein... Rien que dans le dernier quart du XVIIème, 300.000 esclaves sont passés d'Afrique au Brésil. Dans cette masse, une historienne a pu distinguer une femme qui s'appelait Pascoa.

L'historienne, c'est Charlotte de Castelnau L'Estoile. Elle compte en millions quand il s'agit de construire sur quatre siècles les statistiques monstrueuses d'une histoire globale, vertigineuse, qui intègre l'Angola, le Brésil et le Portugal. Aux Archives nationales de Lisbonne, il lui a été donné de tomber sur un document unique qui lui a permis de restituer le destin singulier d'une esclave. Elle avait pour nom Pascoa, elle était née dans les années 1660 et avait fait l'objet d'une longue enquête et d'un procès: 111 liasses in folio, une affaire qui dure 7 ans. La traite est brutale, la justice est minutieuse. Et l'histoire peut lui en être reconnaissante.

Pascoa, avant d'être a jusqu'à ses 26 ans en Angola, esclave domestique d'une famille semble-t-il métisse. Elle y vivait, en mauvaise intelligence, avec un autre esclave, Aleixo, dont elle eut deux enfants, morts sans doute assez jeunes.

En réalité, disent les textes accusatoires, "elle allait avec d'autres hommes". Son propriétaire comme son compagnon virent d'un bon œil sa punition : l'envoi au loin, à Bahia où l'acheta un notaire du roi du Portugal. Elle eut alors une relation, consentie laisse-t-on entendre, avec le fils de son nouveau maitre. Puis elle se maria avec un autre esclave, Pedro avec lequel elle se trouva bien jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée. L'Inquisition lui tenait grief d'être bigame. Avant le mariage au Brésil, elle aurait conclu un autre mariage en Afrique avec Aleixo, toujours vivant.

L'Inquisition, la bigamie, l'affaire était grave.

L'Inquisition avait une représentation à Bahia mais pas de formation de jugement. Le procès eut lieu, en 1700, à Lisbonne. Pendant toute l'enquête, la documentation franchit quelque 8 fois les mers, ce qui explique, avec le souci du détail des juges, la durée de l'enquête: sept ans ! On se demande: pourquoi tant de souci autour d'une petite esclave pas même capable de signer d'une croix ? Si on voit la question du coté de l'Eglise, on dira que la bigamie est intolérable. Elle emploie contre elle autant de moyens que contre le judaïsme dissimulé ou la sodomie. Si on voit la question du coté des esclaves, on dira que leur condition n'est certes pas d'être libre mais qu'en revanche, leur condition de chrétien leur impose une responsabilité.

Si, épousant Pedro à Bahia, Pascoa a dissimulé la vérité - qu'elle était déjà mariée avec Aleixo en Angola, elle a commis un grès grand péché.

Vous me direz qu'à lire le témoignage d'un jeune ingénieur français qui passe par là à l'époque, Bahia aime le sexe à la folie... Oui certes mais coucher ici et là avec plusieurs hommes ne revêt pas la même importance que de se moquer du sacrement qui vous unit à un seul d'entre eux. La bigamie relève de l'hérésie.

On ne peut comprendre le développement de l'esclavage hors de son rapport dialectique avec le christianisme. Du cote des esclaves, ils admettent moins mal leur sort dès lors que leur est offert un horizon spirituel qu'ils harmonisent plus ou moins avec leurs souvenirs africains : Pascoa fait ses Pâques comme son nom l'indique et garde ses scarifications rituelles. Du coté des religieux missionnaires qui ont pu au départ s'étonner de la rigueur de l'esclavage, ils s'en accommodent dès lors qu'ils voient es victimes adhérer au christianisme. Celui-ci en leur proposant le salut leur offre une grâce qui vaut bien davantage que l'affranchissement.

Et c'est ainsi que les jésuites se rassurent: ils peuvent continuer à participer directement à la traite.

Pascoa, pour en revenir à elle, va manifester une résistance opiniâtre face à ses accusateurs.

Elle va répéter que si elle a été en effet unie en Afrique avec son compagnon Aleixo, c'est par une vague cérémonie bricolée sort avait été entre les mains de l'évêque de Bahia, elle aurait été absoute mais à Lisbonne les Inquisiteurs sont davantage coriaces . L'un d'eux la libèrerait toutefois en arguant du fait que c'est une rustre mais les deux autres insistent au contraire sur son intelligence rusée.

Sa condamnation est cependant modérée. Trois ans de détention. Pas même le fouet, si facilement administré aux esclaves. Mais ce n'est pas comme esclave qu'elle comparaissait. Mais comme enfant de Dieu qui avait désobéi, semé le trouble. La bigamie, c'est une hérésie!

On ne se souvient pas assez que les sociétés esclavagistes reposaient sur un axe économique bien sûr mais aussi sur un axe religieux. On ne comprendrait pas par exemple sans cette dimension le Code noir que rédige alors, en 1685, le fils de Colbert à Versailles. On en retient aujourd'hui la permission donnée au marquage, à l'essoreillage et autres horreurs - qu'on pouvait aussi pratiquer en Europe même. Néanmoins les maîtres ne pouvaient pas tout faire à des personnes qui appartenaient à la même Eglise . Ainsi ils ne pouvaient séparer les esclaves époux. A condition que les esclaves respectent leur mariage. Ce que Pascoa a toujours dit avoir fait. La dernière chose qu'on sache d'elle après sa condamnation, c'est qu'isolée dans une forteresse à la frontière ingrate du Portugal et de l'Espagne, elle demandait son retour où ? A Bahia, auprès de Pedro. L'a-t-elle obtenu ? On ne le sait...

Charlotte de Castelnau L'Estoile, Pascoa et ses deux maris, Champs la collection de poche de Flammarion.

4 novembre 2022

Le maire de Ribeauvillé dénonce un massacre de cerfs par l’ONF

Dans le département du Haut-Rhin, la chronique est défrayée depuis que le maire de Ribeauvillé, Jean-Louis Christ, a dénoncé publiquement dans la presse, il y a environ 3 semaines, un véritable « massacre » de cervidés organisé par l’office national des forêt (ONF) sur le massif forestier qui occupe une grande part de sa commune. En effet, depuis le début du brame, les agents de l’ONF procèdent à des prélèvements de grande ampleur sur les cerfs, biches et faons qui peuplent l’endroit, au grand dam d’une large majorité de la population ainsi que des chasseurs de ce territoire.

cerfLe président du Groupement d’Intérêt Cynégétique n°1 du département du Haut-Rhin, officiant sur ce territoire, Jean-Claude Million, a décidé de publier récemment un communiqué dans lequel il dresse un tableau de la situation en forêt de Ribeauvillé et dans lequel il manifeste ses inquiétudes face à la gestion de la population de cervidés. Afin que vous vous fassiez votre propre opinion, nous vous livrons ce texte dans son intégralité:

« Mesdames, Messieurs

Cette semaine, de nombreux points de vue et témoignages concernant « le massacre des cerfs » ont été relayés par les médias, et il nous a semblé à ce titre opportun de rappeler quelques vérités tout en réitérant une nouvelle fois notre solidarité et notre soutien total à Jean-Louis CHRIST Maire de RIBEAUVILLE dans sa prise de position pour la défense de la grande faune sauvage dans le massif de sa commune.

Face aux menaces adressées à tous ceux qui ont condamné les faits incriminés, une forte mobilisation est en cours ; il est indéniable que cette affaire a déjà dépassé les frontières de l’Alsace et connaîtra un retentissement national.

Les faits à l’origine de la polémique se réalisent sur une forêt domaniale où l’ONF gère non seulement l’exploitation forestière mais aussi l’activité cynégétique depuis plusieurs décennies. Les directeurs régionaux, départementaux, les responsables d’agence qui se sont succédés n’ont jamais remis en cause la gestion cynégétique sur ce territoire ; pendant plusieurs années, les chasseurs du GIC et les forestiers ont travaillé en concertation vers la recherche d’un équilibre sylvo-cynégétique sans que la densité des cerfs sur cette forêt n’ait jamais soulevé la moindre interrogation chez les forestiers publics.

Mais depuis peu les populations de grand gibier sur les lots communaux voisins (et plus généralement sur l’ensemble du GIC) étaient de plus en plus décriées par les représentants de l’office lors des commissions plan de chasse sans que les comptages ne reflètent une tendance inquiétante.

Les tirs demandés aux adjudicataires n’ont cessé de s’accentuer sur ces 6 dernières années et les plans de chasse ont littéralement explosé depuis 2020 malgré une diminution du cheptel constatée lors des comptages nocturnes et à travers les difficultés de réalisation éprouvées par certains locataires de chasse. C’est alors que la fédération des chasseurs a imposé à l’ONF qui contestait la baisse des animaux et invoquait une dégradation insupportable de la régénération, un renforcement de ses prélèvements.

Curieusement en 2021 le plan de chasse ONF sur ladite forêt domaniale n’était pas atteint et loin s’en fallait. Non gêné par cet échec, l’office s’est enfermé dans sa logique de destruction massive en demandant une nouvelle fois une augmentation des attributions de plan de chasse sur le GIC. Il était donc normal que la commission d’attribution des plans chasse qui répartissait l’enveloppe préfectorale sur le GIC1, a jugé nécessaire de renforcer le quota sur cette domaniale avec le souhait d’un rattrapage des animaux non prélevés l’année précédente.

Répondant à notre courrier de juin dernier relatif à la non réalisation par l’ONF de ses quotas et des sanctions qui devaient en découler, M. le Préfet nous informait en août que l’ONF allait intensifier ses efforts (!?). Alors que l’office condamnait depuis quelques années l’existence d’une surpopulation de cervidés sur le GIC, pourquoi avait-il attendu aussi longtemps pour s’engager dans la voie de la réduction dans le massif surtout si la régénération était dans une telle souffrance ?

Rattrapés par la réalité du terrain, les forestiers publics se retrouvent aujourd’hui contraints de tirer sur tout ce qui bouge dans le but de tendre vers le quota imposé et de ne pas perdre la face comme en 2021. Une non-réalisation deux années consécutives jetterait le discrédit sur le discours et donc tous les moyens sont bons pour tuer du cerf.

L’ONF ne cesse de mettre en avant les problèmes de régénération mais oublie toujours de parler de l’état sanitaire de nos forêts en particulier des bois adultes.

La régénération, c’est « l’arbre qui cache la forêt ».

Des parcelles entières de résineux sont attaquées par les scolytes et les bois périssent sur pied ; cette situation ne cesse de s’amplifier en raison du réchauffement climatique mais aussi à cause des erreurs dans les orientations forestières passées à savoir la mono-sylviculture d’épicéa.

Ce sont des milliers de m3 qui perdent leur valeur marchande (quand ils sont coupés) et qui occasionnent un manque à gagner manifeste pour les communes forestières.

La réponse est toujours la régénération naturelle dont on ne sait ce qu’elle deviendra face aux modifications climatiques.

Mais déjà l’office ne semble plus trop y croire puisque nos forestiers commencent à engrillager les trouées libres pour planter des essences exotiques pour lesquelles on a peu de recul sous nos latitudes ; il faut savoir que cette nouvelle stratégie est condamnée par de nombreux scientifiques, experts et biologistes réputés.

A l’heure où nos forêts exigent donc une attention particulière, où l’ONF cumule les déficits et dénonce le manque d’effectifs, certains de ses agents préfèrent courir les bois avec la carabine à la recherche des cervidés ou passer leur temps en réunion pour débattre des problématiques sanglier dans les prés.

Il existe une grande différence entre un adjudicataire qui paie pour chasser principalement le week-end parce qu’il a une activité professionnelle, et les fonctionnaires de l’ONF qui s’adonnent à la chasse dans la semaine. Ces derniers sont rémunérés par l’Etat pour chasser pendant les heures de travail et c’est bien sûr à travers les impôts que le contribuable participe à cette dépense que l’administration fiscale qualifie de « somptuaire ».

Est-ce vraiment là, la mission confiée à l’Office National des Forêts ? N’est-ce pas une des raisons des difficultés financières que cette organisation rencontre ?

Tout chef d’entreprise sait parfaitement que si ses salariés vaquent à des occupations autres que celles attendues, la rentabilité de l’entreprise s’en trouvera dégradée.

Pour compenser l’absence de produits dû à la réalisation d’activités très disparates et chronophages, qui ne sont pas cœur de métier, la recherche de recettes supplémentaires passe par l’augmentation des frais de garderie facturés aux communes. Une fois de plus, ce sont les citoyens qui se trouvent au bout de la chaîne du financement !

Quand les forestiers donnent des leçons sur la gestion du sanglier et la réduction de leurs dégâts, ils oublient simplement qu’ils ont aussi contribué dans le passé à cette situation. Que ce soit dans les forêts domaniales de plaine ou de montagne, les battues lucratives laissaient apparaître des tableaux impressionnants de sangliers.

L’agrainage, les battues hivernales et l’absence de régulation printanière et estivale occasionnaient des dégâts dans les prés et cultures avoisinantes.

Aujourd’hui c’est l’ONF, dans les négociations du schéma départemental et du cahier des charges qui s’oppose au maintien de la kirrung (appâtage limité à 1kg de maïs par jour, destiné à faciliter le tir du sanglier).

L’Administration qui a autorisée cette pratique, la Fédération des chasseurs, le Fonds d’indemnisation des dégâts de sanglier, les louvetiers, les chasseurs, peuvent témoigner de l’efficacité de cette mesure dans la régulation des populations de suidés au printemps, en été, en automne, en permettant des prélèvements importants bien avant les battues. En montagne 54% des sangliers tués le sont à la place de kirrung.

Déjà des adjudicataires m’ont informé que sans la kirrung, ils ne pourront plus tirer autant de sangliers. La conséquence immédiate sera une recrudescence des dégâts dans les prairies. Avec l’inflation des produits agricoles que nous connaissons, un nombre accru de chasseurs (principalement les résidents dans notre département) abandonneront leur lot de chasse faute de ressources suffisantes, se trouveront dans l’incapacité de payer les indemnisations car insolvables et mettront le FIDS en cessation de paiement (les procédures judiciaires pour le recouvrement peuvent prendre quelques années). Les associations de chasseurs n’ont pas la chance de disposer d’un mécène comme l’Etat qui vient abonder en cas de déficit.Il va sans dire que l’ONF portera une lourde responsabilité dans les futurs dégâts de sangliers qui atteindront des niveaux records, insupportables avec des conséquences inévitables.

Dans un environnement économique qui s’assombrit, les agriculteurs ne seront plus indemnisés ou alors dans des délais très longs (les procédures judiciaires contre les adjudicataires prendront du temps) et comme ils nous l’annoncent fréquemment, de nombreuses exploitations agricoles se retrouveront en cessation de paiemenLa référence à une densité aux 100 ha est une approche complètement désuète, abandonnée par le GIC depuis longtemps en accord avec les directeurs ONF précédents. Densité en zone noyau ou en zone périphérique ? Densité en forêt riche ou pauvre ? Densité en été ou en hiver ?

14 cervidés aux 100 ha constatés en moyenne ou à certains endroits ? Densité de 7 aux 100 ha comme objectif fixé par le schéma mais où puisque la qualité des lots n’est pas homogène ?

Ou encore 2 à 4 aux 100 ha comme le propose l’ONF qui se désolidarise de l’objectif affiché dans le schéma départemental ?

Le GIC a depuis longtemps préféré parler de capacité d’accueil du milieu mais là, les engagements pris par l’ONF dans le cahier des charges et le schéma ne sont absolument pas respectés.

Absence de cerfs exigée dans les prés car ils mangent l’herbe, absence de cerfs attendue en forêts car ils abroutissent les arbres, engrillagement des clairières… mais où ces animaux pourront-ils aller se nourrir ?

Même si ce courrier nous vaudra quelques inimitiés et une surveillance particulière dans l’exercice de notre passion, il nous appartient en tant que responsables du GIC de dénoncer les pratiques qui ternissent l’image de la chasse. A l’heure où certains partis politiques veulent légiférer sur le droit et le bien-être animal, ce que nous vivons à Ribeauvillé est une véritable provocation.

La mairie de Ribeauvillé et d’autres élus, la Fédération des Chasseurs, le GIC ont convenu de se retrouver prochainement pour réfléchir à de nouvelles pistes dans une gestion forestière plus en harmonie avec la gestion cynégétique.

Quoi de plus légitime pour un propriétaire que de se tourner vers son locataire pour convenir avec lui des modalités de préservation de son patrimoine tant faunistique que floristique.

Nous inviterons bien entendu toutes les communes intéressées à s’associer à cette démarche.

Avec nos très cordiales salutations »

Jean-Claude MILLION                                                                     François DELACHAUX

Président du GIC1                                                                           Vice-Président du GIC1

(selon "chassons.com")

28 septembre 2022

Guerre au Yémen, pas d’issue en vue

Le conflit au Yémen ne montre aucun signe d’apaisement alors qu'il est dans sa huitième année, et que les populations civiles de tout le pays et de toutes les générations demeurent les principales victimes des hostilités militaires et des pratiques illégales des groupes armés étatiques et non étatiques.

yemenDes violations manifestes des droits humains, dont certaines pourraient constituer des crimes de guerre, sont commises dans tout le pays. À la fin de l’année 2021, on estime que plus de 330 000 Yéménites auraient été tué·e·s du fait des affrontements et de la crise humanitaire. Dans le même temps, le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l'Homme a recueilli des informations sur plus de 20 000 civils tués ou blessés par les combats depuis mars 2015. Cette crise humanitaire imputable à l’homme a pris de l’ampleur : quelques 20 millions de personnes se réveillent en souffrant de la faim chaque jour.

Un conflit de plus en plus étendu

Les révoltes populaires qui ont éclaté au Yémen en 2011 ont contraint le président Ali Abdullah Saleh à quitter le pouvoir après 33 ans, sur fond d’accusations de corruption et de mauvaise gestion et dans le contexte d’un conflit de longue date non résolu avec les Houthis, un groupe armé basé dans le nord du pays, dont les membres sont adeptes du zaïdisme, un courant de l’islam chiite.

Ali Abdullah Saleh a été remplacé par son vice-président, Abd Rabbu Mansour Hadi, ce qui a permis d’organiser la Conférence de dialogue national. Après deux années de consultation, un projet de nouvelle carte fédérale a été présenté ; il divisait le Yémen en régions, sans tenir compte des doléances à caractère socio-économique ou régional. Il a reçu un accueil extrêmement réservé de la part de la population et a suscité une vive opposition des différentes factions, y compris les Houthis.

Les Houthis se sont appuyés sur le mécontentement général pour renforcer leur mainmise sur le gouvernorat de Saada et les zones environnantes du nord du Yémen. En septembre 2014, ils sont parvenus à étendre leur contrôle territorial en s’emparant d’un certain nombre de positions de l’armée et des forces de sécurité dans la capitale, Sanaa. L’alliance de circonstance nouvellement scellée avec l’ancien président, Ali Abdullah Saleh, contre qui ils s’étaient battus pendant des décennies, leur a facilité la tâche dans une certaine mesure. Après la prise de Sanaa par les Houthis, au début de l’année 2015, le président Abd Rabbu Mansour Hadi et les membres de son gouvernement ont été obligés de fuir.

Le 25 mars 2015, une coalition d’États dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis est intervenue à la demande du président, en vue de réinstaller au pouvoir le gouvernement reconnu par la communauté internationale.

yemen2Cette opération, au cours de laquelle la coalition a lancé un raid aérien contre les forces houthies, a marqué le début d’un véritable conflit armé. Pendant les quatre années qui ont suivi, le conflit s’est étendu jusqu’à englober l’ensemble du territoire et les parties, dont un certain nombre de groupes armés soutenus par la coalition, se sont multipliées. Les Émirats arabes unis, par exemple, bien qu’ils aient annoncé s’être retirés du Yémen en octobre 2019, entraînent, financent et arment activement différents groupes depuis le deuxième semestre de 2015, favorisant ainsi la prolifération de milices qui ne sont pas soumises à l’obligation de rendre des comptes, comme les Forces de la ceinture de sécurité, les « Brigades des Géants » et les Forces d’élite.

En décembre 2017, les Houthis ont encore consolidé leur pouvoir après avoir assassiné leur allié, l’ancien président Ali Abdullah Saleh ; ils contrôlent toujours la plupart des centres urbains, y compris Sanaa.

Si les pourparlers encouragés par les Nations unies, qui se sont achevés en Suède à la fin de l’année 2018, ont donné lieu à des cessez-le-feu partiels et fragiles à Hodeïdah au cours de l’année 2019, ils n’ont pas mené à des échanges de prisonniers comme espéré initialement. Cependant, le 16 février 2020, un plan détaillé d’accord d’échange de prisonniers a été conclu entre les parties au conflit, ce qui constituerait le premier échange officiel de grande ampleur de détenus en lien avec ce conflit depuis 2015.

Détention arbitraire et procès inéquitables

Toutes les parties au conflit bafouent la liberté d’expression et d’association en ayant recours à des détentions arbitraires, à des disparitions forcées, à des manœuvres de harcèlement, à la torture et autres mauvais traitements et à des procès inéquitables.

Le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a harcelé, menacé et détenu arbitrairement des militant·e·s, notamment des défenseur·e·s des droits humains. Dans le sud du Yémen, les forces soutenues par les E.A.U. ont mené une campagne de détentions arbitraires et de disparition forcée à l’encontre de personnes qui étaient ensuite détenues dans un réseau de prisons secrètes, dans des conditions qui pourraient constituer des crimes de guerre.

Les forces houthies ont arrêté et détenu arbitrairement des détracteurs et des opposants, ainsi que des journalistes, des militant·e·s en faveur des droits humains et des membres de la communauté baha’i. Amnesty International a recensé les cas de 66 personnes, en grande majorité des hommes, qui ont comparu devant le Tribunal pénal spécial siégeant à Sanaa, un tribunal traditionnellement réservé aux affaires de terrorisme, en lien avec leurs activités pacifiques. Dans tous les cas qui ont été recensés, les Houthis et leurs alliés ont soumis ces personnes à des dizaines de violations, notamment des disparitions forcées, des détentions arbitraires, et des actes de torture et de mauvais traitements.

Les conditions de vie dans les prisons et les centres de détention, notamment la surpopulation massive dans les cellules, le manque d’accès aux soins, à suffisamment de nourriture, à de l’eau propre et à des installations sanitaires ont concouru à la propagation du COVID-19 dans les prisons gérées par les Houthis, exposant ainsi les détenu·e·s à d’importants risques pour leur santé. Aucune des parties n’a pris de mesures pour protéger les détenu·e·s et ralentir la diffusion du virus dans les prisons et les centres de détention, par exemple en fournissant des masques et d’autres articles d’hygiène.

Vous trouverez ci-dessous certaines des personnes emprisonnées par les autorités houthies de facto, et pour lesquelles Amnesty International fait campagne :

HAMID HAYDARA

hamidHamid Haydara est un Yéménite de foi baha’i qui, comme d’autres membres de sa communauté, a sacrifié des années de sa vie uniquement en raison de ses croyances religieuses. Détenu depuis décembre 2013, il a été soumis à une procédure judiciaire profondément entachée d’irrégularités, notamment des allégations selon lesquelles il aurait été soumis à des actes de torture et à d’autres formes de mauvais traitements en détention. En janvier 2018, le tribunal pénal spécial l’a condamné à la peine capitale.

En mars 2020, les autorités houthies de facto ont annoncé la décision de libérer Hamid Haydara et de révoquer sa condamnation à mort. Il a été remis en liberté le 5 juillet 2020, mais a été contraint à l’exil.

LES DIX JOURNALISTES

Au cours de l’été 2015, les Houthis ont incarcéré un groupe de 10 journalistes : Abdelkhaleq Amran, Hisham Tarmoom, Tawfiq al Mansouri, Hareth Hamid, Hasan Annab, Akram al Walidi, Haytham al Shihab, Hisham al Yousefi, Essam Balgheeth et Salah al Qaedi.

Depuis leur arrestation en 2015, ces personnes sont restées détenues sans inculpation ni jugement. Elles ont enfin été déférées devant le Tribunal pénal spécial en décembre 2019. Au cours de leur détention, ces hommes ont été soumis à une disparition forcée, détenus au secret et à l’isolement de façon intermittente, privés de soins médicaux, et au moins trois d’entre eux ont été victimes de torture de d’autres mauvais traitements.

En avril 2020, le tribunal pénal spécial a ordonné la remise en liberté de six d’entre eux et a condamné à la peine capitale les quatre hommes restants, Akram al Walidi, Abdelkhaleq Amran, Tawfiq al Mansouri et Hareth Hamid.

Parmi les six journalistes acquittés par le tribunal pénal spécial, les autorités houthies de facto ont libéré Salah al Qaedi le 26 avril 2020 ; et les cinq autres le 15 octobre 2020 dans le cadre d’un échange de prisonniers, cinq mois et demi après leur acquittement.

YOUSSEF AL BAWAB

Youssef al Bawab, père de cinq enfants, est un enseignant en linguistique et une personnalité politique. Il avait été arrêté en octobre 2016 alors qu’il sortait de la mosquée près de chez lui, à Sanaa. Plus tard cette nuit-là, les Houthis ont effectué une descente à son domicile et ont confisqué ses possessions. Il a fallu plus de trois mois pour que ses proches parviennent à déterminer où il se trouvait et à lui rendre visite. Les circonstances de son arrestation, suivies par le refus des autorités de révéler son sort ou le lieu où il se trouvait, s’apparentent à une disparition forcée. Il a été inculpé, en avril 2017 de plusieurs infractions, passibles de la peine capitale pour la plupart, notamment d’avoir aidé la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis en lui fournissant des renseignements sur ses objectifs militaires et d’avoir organisé des assassinats. La procédure judiciaire engagée contre Youssef al Bawab a été entachée de graves irrégularités tout au long de sa détention.

À l’issue d’un procès inique entaché de graves violations des règles de procédure, le Tribunal pénal spécial l’a condamné à mort le 9 juillet 2019, de même que 29 autres personnes, principalement des universitaires et des personnalités politiques, pour espionnage au profit de la coalition menée par l’Arabie saoudite. Les 30 hommes, qui ont tous été arrêtés entre 2015 et 2016, ont fait appel de leur condamnation.

ASMAA AL OMEISSY

En 2016, Asmaa al Omeissy, une mère de deux enfants, était en route pour Sanaa quand les Houthis l’ont arrêtée à un poste de contrôle et l’ont placée en détention. Elle a ensuite subi un calvaire qui l’a amenée à devenir la première femme yéménite, à notre connaissance, condamnée à mort pour des infractions liées à la « sûreté de l’État ».

Au cours de sa détention, elle a été frappée violemment, et on l’a forcée à regarder pendant que deux autres personnes détenues étaient pendues au plafond par les poignets et frappées à coups de pied et de poing. C’est seulement en mai 2017 qu’elle a finalement été inculpée et déférée au Tribunal pénal spécial de Sanaa, chargé de juger les affaires liées au « terrorisme » et à la « Sécurité de l’État ». Alors que les trois hommes impliqués dans la même affaire ont été libérés sous caution, elle est restée en détention, et le 30 janvier 2017, le juge l’a condamnée à mort. Le 9 juillet 2019 le juge a annulé sa condamnation à mort et l’a commuée en peine de 15 ans d’emprisonnement. (selon "Amnesty international")

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21 août 2022

Val de Villé : reprise de la guerre des maires

On se rappelle de la "guerre des chefs" entre le maire de Villé et le président de la comcom (SIVOM à l'époque) maire de Lalaye. Les deux maires étaient pourtant membres du même parti politique, le RPR puis UMP.

Des guerres qui laissent encore des traces aujourd'hui (toujours pas de périscolaire à Villé, certains élèves de l'école de Villé font quelques kilomètres par tous les temps, par le chemin détourné par la rue de l'abattoir, la rue de Breitenau et la piste cyclable pour déjeûner du côté de la MJC). Et n'oublions pas la piscine construite à Bassemberg, devant servir au collège. Sans oublier le terrain de football de Villé (en concurrence avec celui projeté de façon intercommunale à côté de la MJC, qui n'a du coup jamais pu être réalisé) pour lequel on voit le résultat aujourd'hui (scandaleux projet de destruction par la municipalité de Villé).

col_fouchyAlors que la guerre semble avoir cessé depuis un certain nombre d'années, voilà qu'elle reprend sous forme de "guéguerre" à propos de l'organisation d'une journée cycliste entre les maires de Fouchy et le nouveau président de la comcom ! Et ils ne sont qu'au début de leur mandat ! Comment vont-ils le finir, s'ils commencent à s'étriper sur des peccadilles alors qu'ils n'ont pas encore pris connaissance des "gros dossiers" de la vallée (économie, industrie, chômage, transports,  exode de la population, etc...) ?

A lire la presse locale de ce samedi :

Guerre

12 juillet 2022

Maisonsgoutte et la comcom

Enfin, la zone artisanale de Maisonsgoutte se vend ! C'est ce qui ressort du dernier compte-rendu du comité directeur de la comcom. A lire l'article de presse :

Maisonsgoutte1

Maisonsgoutte2

Maisonsgoutte3

Maisonsgoutte4(article DNA - Vivien Montag)

NB : On aurait pu croire que tout le monde allait se montrer satisfait de l'avancée. Hélas, la petite guerre entre le président de la comcom et le maire de Maisonsgoutte ne semble pas éteinte, le premier magistrat reprochant au président qu'il n'ait "pas son mot à dire". Affaire d'autant plus étonnante qu'à Villé, la même semaine, à propos de l'aménagement en parc du stade, le maire, qui est aussi vice-président de la comcom, osait affirmer que "la comcom doit payer, mais c'est nous qui décidons". Deux poids, deux mesures, dans la vallée on commence à avoir l'habitude.

17 mai 2022

Elisabeth Borne et la RN 59

La nouvelle première ministre Elisabeth Borne n'est pas une inconnue pour le Centre-Alsace et la RN 59. Souvent chargée de dossiers concernant les transports, les militants de "RN 59 Sécurité" ont pu la rencontrer à deux reprises, une première fois au ministère des transports, une deuxième à la préfecture de Colmar. En 1999, conseillère transports auprès du premier ministre, puis en 2017 comme ministre des transports, à chaque fois, elle a affirmé que pour elle la RN 59 était une priorité. Un quart de siècle plus tard les citoyens du Centre-Alsace peuvent constater le résultat. Bref, cette ancienne ministre des transports n'a pas laissé un souvenir impérissable. Et la RN 59, elle en est toujours à 117 morts, sur un trajet de 30 km, depuis la réouverture du tunnel routier à Ste-Marie-aux-Mines.

borne_3Quant à sa supposée proximité de la gauche, rappelons qu'elle n'a jamais été membre du PS (contrairement à des affirmations de la presse locale). En rejoignant Macron, il est à parier qu'elle a abandonné la plus grosse partie de ses convictions.

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18 mai 2022

Zelensky reproche à Macron "ses concessions" à Poutine

Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, “il ne faut pas chercher une porte de sortie pour la Russie, et Macron le fait en vain”.

zelenskiFriture sur la ligne entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky? D’après le président ukrainien, son homologue français essaye “en vain” de dialoguer avec Vladimir Poutine. Pour lui, il n’est “pas correct” que le président français soit prêt, selon lui, à “faire des concessions diplomatiques” à la Russie.

Il ne faut pas chercher une porte de sortie pour la Russie, et Macron le fait en vain”, a regretté Volodymyr Zelensky jeudi soir sur la chaîne de télévision italienne RAI 1.

Je sais qu’il voulait obtenir des résultats dans la médiation entre la Russie et l’Ukraine, mais il n’en pas a eu”, a-t-il asséné. “Jusqu’à ce que la Russie elle-même veuille et comprenne qu’elle a besoin (de la fin de la guerre, elle ne cherchera aucune issue”, a ajouté le président ukrainien, qui refuse de concéder un pouce de territoire.

Zelensky ne veut plus négocier avec la Russie

Emmanuel Macron avait affirmé lundi que, pour mettre fin à la guerre menée en Ukraine par l’armée russe, le paix devra se construire sans “humilier” la Russie. Pour Volodymyr Zelensky toutefois, “Macron n’a pas besoin de faire des concessions diplomatiques maintenant”. 

Il a jugé cette démarche “pas très correcte” pour, à ses yeux, permettre à Vladimir Poutine de “sauver la face”, au moment où les Russes tentent toujours de prendre le contrôle du sud et de l’est de l’Ukraine. Le président ukrainien a par ailleurs estimé que “le temps de se mettre autour d’une table avec la Russie est terminé”. “Ce n’est plus possible”, a-t-il lâché.

“Le président de la République n’a jamais rien discuté avec Vladimir Poutine sans l’accord du président Zelensky. Il a toujours dit que c’était aux Ukrainiens de décider des termes de leur négociation avec les Russes”, s’est défendu de son côté l’Élysée vendredi.

Après plusieurs sessions de pourparlers entre Kiev et Moscou au mois de mars, les discussions sont à l’arrêt, les positions des deux parties étant trop éloignées. Alors que le président ukrainien envisageait au début du conflit des discussions sur le statuts des territoires du Donbass, les succès militaires ukrainiens ont chamboulé le rapport de force et Kiev n’envisage plus de céder du territoire.

Volodymyr Zelensky a toutefois une nouvelle fois répété son envie de rencontrer Vladimir Poutine, “mais seulement avec lui, sans aucun médiateur”. “Et avec une approche de dialogue, pas (en lançant) des ultimatums”, a-t-il précisé. (selon "Huffpost")

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