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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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27 janvier 2012

Pays de Bade : arnaques et scandales

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  • Arnaque au logement : Les villes universitaires allemandes, comme les françaises, manquent de logements. C'est le cas notamment de Fribourg-en-Brisgau où un nouveau genre d'arnaque se développe, évidemment grâce à internet. Des soi-disants "propriétaires", vivant à l'étranger, proposent sur des sites ( le plus souvent sur http://www.immobilienscout24.de ) de faire visiter leurs appartements, d'envoyer pour permettre la visite les clés contre le versement d'une caution à envoyer (évidemment) par Western-Union. La méthode aurait fait de nombreuses victimes, au vu des plaintes déposées : les clés reçues n'ouvraient aucune porte, l'appartement proposé était occupé et n'était pas à louer. Quant au propriétaire, il était évaporé en Russie, Biélorussie, ou même en Afrique ! Quant à la caution, impossible évidemment de la récupérer. L'arnaque nigeriane se perfectionne et se délocalise !
  • Prothèses mammaires : Alors que l'Alsace est peu touchée,  en Pays de Bade, au minimum 52 femmes sont touchées par les prothèses défectueuses PIP dont 51 dans une seule clinique à Fribourg ! La plupart d'entre elles n'étaient même pas assurées et cherchent le moyen de se faire dédommager par les responsables : les médecins ? la clinique ? ou le fournisseur des prothèses ? Plusieurs victimes ont porté plainte, mais aucun dossier n'a encore été instruit !   
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28 septembre 2018

Réunions publiques du PLUi

Enfin ? 

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Deux mois de retard pris par la procédure du PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal) qui, à Villé, devrait remplacer le POS (plan d'occupation des sols) dans un délai très rapproché ! Le tout pour une sombre histoire de remarques émises par des Personnes Publiques Associées !

A Villé, un Conseil Municipal a été consacré à trois points du PLUi, un point c'est tout (dont deux à des lotissements). Nettement insuffisant ! Et l'on ne sait toujours pas si le conseil municipal approuve les points abordés (ou sabordés ?)

En tous cas, la date du 12 novembre (à 20 h) est retenue. Pas sûr que le lendemain du centenaire de l'armistice de la 1ère guerre mondiale, ce sera la fin des batailles pour le PLUi. Et espérons qu'à Villé, le ComcomInfo qui invite à la réunion ne sera pas que distribué à partir du 13 novembre ! Veillez-y pour une fois, Monsieur le Maire !

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22 décembre 2011

Chez nos voisins : pas de tram de Bâle à Weil-am-Rhein

070718_07La municipalité de Weil-am-Rhein avait décidé en 2008 la contruction d'une ligne transfrontalière de tram de Bâle à Weil. Le vote avait été acquis par 22 voix pour (SPD et Grüne) et 10 contre (CDU). La ville de Weil devait allonger une somme de 3,1 millions d'€, dans un montage financier de 104 millions de francs suisses. En fait, l'Allemagne (en l'occurence le Land de Bade-Wurtemberg)) devait financer 23% du coût total côté suisse, où la ligne était de 2,8 km, et 50% du côté allemand, pour une longueur de 1,8 km). Outre que l'heure dans toute l'Europe est au développement des transports collectifs et à la lutte contre le CO2 responsable de la pollution et du réchauffement climatique, cette nouvelle ligne permettait de désengorger les axes routiers dans les agglomérations traversées et répondait à la volonté réciproque de favoriser les échanges frontaliers. Tous les contrats étaient signés et la ligne devait être fonctionnelle fin 2012. Oui mais voilà ! il y a une nouvelle donne : le Landtag de Bade-Würtemberg vient de faire savoir, par son ministre des transports Winfried Herman (die Grüne), qui ne paiera pas les 9 millions d'€ (pour lesquels pourtant il s'était engagé) qu'il n'a pas inscrits dans son budget. A Weil-am-Rhein on est très déçu, notamment l'Oberbürgermeister Wolfgang Dietz (SPD)   "Nos entretiens à Stuttgart le 11 juillet 2011 nous laissaient entrevoir une suite favorable, sinon nous aurions discuté avec les autorités suisses sur d'autres bases." Bien sûr, les Suisses ne sont pas prêts à pallier à la défection badoise. Autant dire que le projet est mort, alors même qu'une certaine distance était déjà aménagée de rails ! Du côté de Weil comme de Bâle, on doit apprécier ce "cadeau de Noël". 

12 septembre 2011

Des diamants de Bokassa aux mallettes de l'UMP

22_copie_113Il y a 30 ans, sous la présidence de Giscard d'Estaing, éclataient les affaires "des diamants de Bokassa", empereur du Centre-Afrique, et un peu plus tard celle des fameux "avions renifleurs". On croyait ces affaires de règlements de comptes entre RPR et UDF envoyées aux oubliettes, surtout depuis que l'ex-ministre alsacien Jean-Marie Bockel avait déclaré lors d'une de ses tournées africaines que "la Françafrique, c'est fini." Las si ça a été la fin, ce le fut surtout pour sa carrière ministérielle. Car visiblement s'il n'y a plus de diamants, il semblerait que la circulation de mallettes de dollars n'ait jamais cessé. En tous cas, c'est comme par hasard, à l'approche des présidentielles que de telles affaires ressortent. Cinq chefs d'Etats africains auraient financé la campagne électorale de Chirac en 2002 en faisant parvenir à l'homme de confiance chiraquien Robert Bourgi (aujourd'hui traître-dénonciateur) des mallettes pleines de dollars, données de main à main. Bien sûr, rien en 2007 pour l'élection de Nicolas Sarkozy, chose confirmée par le numéro 2 du régime de Laurent Ngabgo, devenu aujourd'hui président de l'Assemblée Nationale du seul pays du monde, où, selon les sondages, Nicolas Sarkozy serait réélu en 2012 dès le premier tour. Sauf qu'un autre homme de confiance, Michel de Bonnecorse, affirme qu'en 2007 Robert Bourgi aurait posé une mallette aux pieds du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Evidemment, poser aux pieds ce n'est pas pareil que de donner de main en main. Décidément, à l'UMP (Union des Mallettes Présidentielles ?), les coups volent bas !

23 juillet 2011

Ecole du Giessen : délibération du Conseil Général

L'affaire de la construction d'une école intercommunale pour l'arrière-vallée regroupant au départ Bassemberg, Fouchy, Lalaye et Urbeis a fait grand bruit, notamment à Urbeis. Finalement, après le désistement de cette dernière commune, les trois autres ont décidé de se lancer dans l'aventure, et ont même créé un Syndicat Intercommunal des Ecoles du Giessen, qui a son siège au 114 rue de l'école à Fouchy (mairie). La communauté des communes du Val de Villé est intervenue pour inscrire la construction de nouveaux bâtiments scolaires dans le cadre du contrat de territoire signé avec le conseil général du Bas-Rhin en janvier 2006, contrat qui prévoit que pour 1 € versé par la comcom, le département verserait aussi 1 €. Et c'est ainsi que le Conseil Général vient de délibérer, selon le plan de financement présenté :

- Coût du projet : 1.718.241 €. Coût retenu subventionnable : 1.115.120 €. Subvention demandée : 111.512 €. Subvention accordée : 111.512 € (soit 10% du coût retenu).

Selon le contrat de territoire, la comcom versera donc le même montant. A chacun de tirer les conclusions.

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Ecole désaffectée de Lalaye 

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8 mai 2011

Villé sera présent au "Naturparkmarkt" à Elzach

45003894_p_590_450Cette année, des commerçants et producteurs se déplaceront à Elzach pour participer au traditionnel "Naturparkmarkt" (marché des produits naturels du terroir) qui a lieu à Elzach depuis 2008. Cette année, c'est le dimanche, 15 mai (11h à 17 h) qui a été retenu pour cette manifestation, où participera la ville jumelle de Villé. Une occasion pour les villois d'y faire un tour et ramener des produits de la vallée de l'Elz et de la Forêt Noire, et pour nos dirigeants municipaux de trouver des idées nouvelles pour faire progresser le marché du terroir du bourg-centre et éviter qu'il ne périclite.

26 janvier 2011

Comment la Poste privatisée tue les entreprises

09_09_PosteMauvaiseNotesVoici le communiqué publié par la direction de l'hebdomadaire "Les Annonces des Hautes-Vosges" (le siège est à 88-Fraize) concernant la distribution du journal : "Depuis environ 2 ans, un nombre croissant de nos lecteurs, fidèles abonnés, nous font part de leur mécontentement concernant la distribution de notre hebdomadaire. 

Nous prenons en compte vos réclamations, que nous répercutons à notre prestataire, la Poste. Malheureusement, la situation ne s'améliore pas, malgré le temps passé par notre secrétariat à remplir des formulaires envoyés à la Poste.

De Saint-Dié au Val de Villé en passant par Paris !

Ce problème s'est aggravé en 2010, le système de distribution ayant été modifié pour les journaux à destination de l'Alsace : postés le jeudi, ils prennent la destination de Paris. Eh oui, chers abonnés, vous êtes livrés le samedi, voire le lundi, car votre hebdomadaire est allé entre temps "respirer l'air pur" de la capitale. Et quand je parle du lundi, j'oublie certains cas où nos abonnés reçoivent leur journal entre mardi et vendredi !!!

Il nous est difficile d'expliquer ce parcours, et si un responsable de la Poste pouvait nous en donner les raisons, nos colonnes lui sont ouvertes.

Les abonnés menacent de suspendre l'abonnement !

Devant cet état de fait, je comprends que nos abonnés menacent de suspendre leur abonnement car ils sont défavorisés par rapport aux personnes qui achètent le journal dans nos dépôts. En effet, le retard de routage leur procure un handicap dans "la chasse aux bonnes affaires" des petites annonces. Sans parler de ceux qui reçoivent le journal la semaine suivante : pour les sorties du week-end, très intéressant !!! Qu'ils sachent que nous continuons à rechercher des solutions avec la Poste afin que la grande majorité trouve notre journal le vendredi dans leur boîte aux lettres.

Le client pallie à la défaillance de La Poste

Dans un premier temps, afin de rétablir une meilleure équité dans la date de distribution des Annonces des Hautes-Vosges, nous avons décidé de reculer la date de mise en vente chez nos dépositaires au vendredi et ce à partir de début février.

Nous vous tiendrons régulièrement informés des suites de nos actions à ce sujet qui nous tient à coeur.

Et nous tenons à remercier tous nos fidèles lecteurs (sans qui notre petit hebdomadaire n'existerait plus) qui continuent à nous faire confiance malgré ces désagréments.

Le gérant, Jean-Pierre Fleurent

2 janvier 2011

Ce qui change depuis le 1er janvier 2011

grifilengreve8001Depuis un certain temps des changements sont prévus, maintenant ils sont appliqués. Parmi les plus caractéristiques : l'augmentation du gaz, de l'essence et même du TGV : mais ça ce n'est pas dû à nos hommes politiques, c'est dû à l'augmentation du prix du baril (Ah ces émirs !) et à la faiblesse de l'Euro (Ah ces financiers !). Quant à l'augmentation de la consultation chez le médecin (elle a passé de 22 à 23 €), c'est la faute aux malades qui ne travaillent pas ! De même pour ces médicaments dits "de confort" dont ces mêmes malades vont devoir se passer et rester dans leur état inconfortable. Autres augmentations : les assurances (2 à 4%), l'électricité (3%) ! Et pendant ce temps il n'y aura plus d'abattement de charges sociales pour les personnes, souvent handicapées et obligées d'embaucher une aide-ménagère ! Mais vous aurez aussi des avantages : la concurrence pour l'envoi de courrier entre en vigueur, ce qui va entraîner la réception de notre courrier ... encore plus tard ? Le SMIC sera à 1073 € et le RSA sera aussi légèrement augmenté. Rien n'est annoncé pour les retraités, c'est vrai qu'ils "sont encore les derniers heureux bénéficiaires" du départ à 60 ans ! Autre nouveauté, vous serez obligé de vous payer une plaque minéralogique et donc aussi une carte grise pour votre vieille mob, pour laquelle il vous faudra un permis spécial, le permis B pour voitures devenant insuffisant. Tout est bon pour renflouer les caisses de l'Etat, sauf toucher au bouclier fiscal !

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Et chez nos voisins allemands ?

Eux aussi vont "bénéficier" d'un tarif d'austérité :

- Augmentation du prix des voyages  en avion (25 € pour les vols internes, 45 € pour les vols à longue distance).

- Prix de l'électricité : de + 2 à 3,5 % le kwh.

- + 2,8 à 3% d'augmentation des cotisations sociales.

- Le prix des repas en garderies d'enfants ou en périscolaire augmenteront de 26 €/mois.

- Les chômeurs de longue durée se verront retirer toute cotisation pour leur retraite. Ce qui fera pour l'Etat une économie de 2 milliards d'€, mais laissera pour toute retraite aux futurs concernés un montant de 2,09 €/mois.

- Les aides au chauffage (24 €/mois pour moins de 5 personnes, 49€ au-delà) sont purement et simplement supprimées.

- Salaires minimum : le salaire minimum horaire brut de 8,24 € est maintenu. Dans les centrales électriques et nucléaires il est porté à 8,40 € dans l'ancienne Allemagne de l'Est (là où se situent les centrales les moins sécurisées) et 9,80 € à l'ouest.

- Distributeurs bancaires automatiques : Les frais de retrait aux banques privées seront de 1,95 € par opération, il est prévu que les banques publiques (Sparkassen et Volksbanken) appliqueront ces tarifs ultérieurement.

- Augmentation de tarifs dans les soins de santé. Le montant prélevé sur les revenus passe de 14,9% à 15,5% (8,2% de cette augmentation étant supportée par les salariés, 7,3% par le patronat). Des augmentations plus significatives sont déjà annoncées pour 2012.

- Permis de conduire : les jeunes pourront le passer pour les voitures dès l'âge de 17 ans (mais ces jeunes ne pourront conduire jusqu'à 18 ans qu'accompagnés d'une personne de plus de 30 ans ayant son permis). Une forme de "conduite accompagnée" permettant au mieux de désengorger les centres d'examens.

- Enfin, une idée appliquée en France depuis bien longtemps : à partir de juillet 2011, le service militaire obligatoire sera supprimé, et la Bundeswehr verra son effectif fondre de 240.000 soldats à 185.000.

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Echange sur des idées de mesures nationales pour une crise financière

internationale ?

20 décembre 2010

Un élu municipal s'exprime sur la réforme des collectivités

photo_dnaLu dans les DNA, édition d'Obernai : Suite à notre page consacrée aux conséquences de la réforme des collectivités sur le territoire du Piémont des Vosges, le conseiller municipal d'opposition d'Obernai, Bruno Freyermuth, a souhaité réagir. « Cette nouvelle réforme territoriale est une recentralisation masquée du pouvoir, celle-ci divise bien au-delà du clivage gauche-droite et paralysera encore davantage nos collectivités, déjà soumises à rude épreuve par la suppression de la taxe professionnelle, la perte d'autonomie fiscale et le gel des dotations de l'État décidés par le gouvernement. » Il dénonce également une réforme « guidée par des tripatouillages électoraux » qui viserait à favoriser l'UMP et qui « marque un véritable recul démocratique car elle supprime la parité et renforce l'élection des notables au détriment des femmes et des jeunes ». L'élu se dit en revanche également favorable à une assemblée unique en Alsace. Et pour le Val de Villé, quelle incidence ? Votre avis nous intéresse.

9 novembre 2010

Les "taupes" de l'extrême-droite

hqdefaultFacebook est un instrument de communication très intéressant. Ainsi la page du conseiller général Chaton élu d'extrême-droite du canton du Val d'Argent émigré à l'UMP, dont il portera les couleurs aux prochaines élections cantonales. On peut y lire de tout. Ainsi son chanteur préféré est Georges Brassens, et sa chanson préférée "Brave Margot" (cette petite bergère qui trouva dans l'herbe un petit chat et l'adopta, dixit le conseiller général). Mais ça, c'est gentil ! Il y a des chapitres plus sournois destinés à appâter les poissons UMP, tels "Charles de Gaulle vu par Jean Lacouture", qui se réfère à un article paru dans "Le Monde." Et puis, il faut attirer le "menu fretin", les électeurs, en faisant état des décisions du Conseil Général concernant la vallée, comme si c'est lui qui avait obtenu une montagne d'argent, là où il n'y en a plus guère ! Enfin, admettons : le caméléon "à la flamme" de son ancien parti, le FN, qui a ensuite mué dans un rouge-blanc identitaire au point d'attirer des délégations du Vlaam-Block (extrême-droite flamande de Belgique) dans ce beau Val d'Argent, a maintenant les couleurs bleu-rouge de l'UMP pour sa pomme.

Plus hilarant est le message : "Viens de passer 1h30 dans un bouchon provoqué par des travaux (entre guillemets) entre Lièpvre et Châtenois. Bravo aux services de l'Etat pour leur incompétence". Comme si les services de l'Etat n'étaient pas dirigés par l'UMP ! Comme si la "RN 59" ne venait pas d'être départementalisée et ne relevait du Conseil Général du Bas-Rhin et de celui du Haut-Rhin où siège cet élu ! Comme si celui qui, de surcroît conseiller régional par le passé, (au temps où les routes étaient programmées dans les "Contrats de Plan Etat-Région") avait déjà levé ne serait-ce que le petit doigt en faveur des usagers de cette route et de son tunnel ! Alors, en le voyant pris à son propre piège, on ne va pas pleurer. Surtout que contrairement aux 85 victimes de la RN59 en un tiers de siècle, il n'en est pas mort. 

Mais la page la plus intéressante est celle de ses "amis" dont on en retrouve à tous les échelons : Nathalie GRIESBECK, députée européenne Modem de Lorraine, Philippe RICHERT, président UMP de la région Alsace, Jean-Philippe MAURER, Michel HABIG,  députés UMP alsaciens, l'éternel suppléant Jacques CATTIN, Robert GROSSMANN qu'on ne présente plus, Pierre MARMILLOD et Thierry SPEITEL, centristes autrefois au Modem, et bien sûr ... les transfuges  de la gauche dite moderne Jean-Marie BOCKEL et son ami Denis RAMBAUD ! De vraies convergences entre tous ceux-là ! Et évidemment, les plus significatifs, Jacques CORDONNIER, président des identitaires extrémistes d'Alsace d'Abord, et Nicolas de LAMBERTERIE, le nouveau président de "Jeune Alsace" en remplacement du rock-star-guitariste connu surtout dans le Val de Villé et à ... Vitrolles, qui, émancipé, a pris place au bureau du parti-père. On peut se demander si plutôt que de jeunes chats, il ne faudrait pas parler de "taupes" chargées d'infiltrer l'UMP pour l'attirer vers l'extrême-droite (l'affaire d'expulsion des Roms le prouve), car en matière de politique, je ne crois guère aux "repentis". Mais la question peut être posée : est-ce l'extrême-droite qui vient vers l'UMP ? ou l'UMP qui va naturellement à l'extrême-droite avec Sarkozy, qui serait "la vraie taupe" ?

Et c'est avec une majorité issue de ce parti, que certains de notre vallée de Villé, tout en se disant indépendants, en laissant même entendre qu'ils sont ou écologistes ou de gauche ou les deux, vont collaborer s'ils sont élus au conseil général ou, plus tard, au conseil territorial ? 

1 octobre 2010

Sarkozy et "le nouvel extrémisme européen"

phpThumb_generated_thumbnailjpgNicolas Sarkozy figure en une de l'hebdomadaire américain Newsweek, consacré au « nouvel extrémisme en Europe », alors que la Commission européenne a décidé mercredi d'ouvrir une procédure d'infraction contre la France après des renvois controversés de Roms. « En France, le président Nicolas Sarkozy, à la recherche d'un nouvel élan populiste pour relancer une aura politique en berne, a lancé une campagne de violentes accusations et d'expulsions forcées visant la minorité rom », a jugé l'hebdomadaire, dans le numéro de son édition européenne daté du 4 octobre. « De nombreux partisans de Sarkozy ont été choqués par la brutalité de l'idée de rafler une minorité ethnique pour l'expulser », a signalé le magazine. Il ajoute que la commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, avait été « à deux doigts de traiter Sarkozy de nazi ». Le passage consacré par Newsweek à Nicolas Sarkozy (« un centriste qui joue avec l'extrémisme ») ne couvre que vingt lignes dans un article de trois pages, consacré principalement aux élections en Suède, qui ont vu l'entrée de l'extrême droite au Parlement, et à une Europe hantée par le repli sur soi. Mais il s'inscrit dans un contexte d'attaques généralisées contre la France et ses dirigeants, que certains responsables français ont qualifié de « french bashing » (attaques féroces contre les Français). Le pays de la déclaration des droits de l'Homme est violemment critiqué pour sa politique de démantèlement de camps de Roms et le renvoi moyennant une aide financière de milliers d'entre eux vers la Roumanie et la Bulgarie. La Commission européenne a d'ailleurs pris mercredi la décision de principe d'ouvrir une procédure d'infraction contre la France pour non respect de la législation européenne après les récents renvois controversés de Roms. (Extrait de Le soir.Be)

9 avril 2010

Le WRC passera dans la vallée, mais le rallye Alsace-Vosges est plombé

rallyeAVEncore un rallye qui faisait régulièrement une incursion dans notre vallée. Alors que le WRC (rallye d'Alsace) annonce son itinéraire, qui verra une spéciale dans l'Ungersberg et un passage à Albé, Villé, St-Martin, Maisonsgoutte, Steige, l'ASACAR a dû se résoudre à annuler l'organisation du Rallye Alsace-Vosges, prévu dans un mois et demi, dans l'impossibilité de boucler le budget prévisionnel et en proie à ses propres soucis de trésorerie. Le 26e rallye Alsace-Vosges, prévu les 22 et 23 mai prochains, est donc annulé. Définitivement. La rumeur, lancée il y a quelques jours, est devenue officielle  via un communiqué aussi bref qu'explicite sur le site de l'organisateur de l'événement : "L'ASACAR est au regret d'annoncer qu'elle ne pourra pas organiser l'édition 2010 du Rallye Alsace-Vosges "Ville d'Epinal" pour des raisons financières. Le manque de subventions et de partenariats ne permet pas de boucler le budget prévisionnel de cette manifestation et tous les efforts pour trouver des solutions de financement de remplacement se sont révélés insuffisants. Néanmoins, l'ASACAR espère pouvoir réinscrire cette épreuve au Championnat de France des Rallyes en 2011." 2011, une échéance si près et si loin pour une association endettée jusqu'au cou, au point de devoir renoncer à son championnat de France. Pas de course de côte de la Charbonnière donc cette année, les amoureux de sport automobile n'en goûteront que davantage leur plaisir à l'automne.

16 avril 2010

Que se passe-t-il chez Herbrich ?

herbrichIls étaient sur la route quand le téléphone a sonné. Quatorze chauffeurs routiers de l’entreprise de transports internationaux Herbrich ont ainsi appris, mardi, sans autre forme de politesse, que leur employeur serait en faillite au Luxembourg et leurs salaires bloqués depuis la veille. «  On s’y attendait un peu, mais pas comme ça ! » Tous se sont arrêtés au bord de la route, « une boule dans le ventre et les jambes coupées ». Sans plus d’information, et sans savoir s’ils seraient payés, les chauffeurs ont fait demi-tour, rapporté la marchandise chez les clients et leurs camions au dépôt d’Uckange. Face aux poids lourds beige et rouge bien alignés, depuis hier matin, ils attendent. «  On ne sait rien. On a reçu aucune lettre de licenciement, alors on fait acte de présence », explique Alain Albertini, délégué du personnel. Entre deux cafés préparés sur un tas de palettes, l’inquiétude est réelle. « On ne dort plus la nuit, on a tous des enfants, des crédits en cours et on ne sait même pas si on sera payé ce mois-ci. » Employés par l’agence luxembourgeoise de l’entreprise Herbrich, basée à Sélestat, les chauffeurs, ainsi que deux employés administratifs, sont tous des travailleurs frontaliers français. Depuis plusieurs mois, malgré une activité constante, la survie de l’agence luxembourgeoise leur semblait bien être remise en cause. Plusieurs clients de l’entreprise avaient d’ores et déjà été renvoyés vers les agences alsaciennes. «  On nous a menacés : " ça va fermer, vous nous coûtez trop cher…" On a fait des efforts, on a pris les nationales, on s’est assis sur nos heures sup… », témoignent les routiers, amers. Hier, un responsable de l’entreprise leur a simplement demandé de rendre leurs badges et leurs licences. «  Ça veut bien dire qu’on ne roulera plus.» Les licenciements paraissent désormais inévitables. « Notre seul espoir, c’est que les choses soient faites dans les règles », espèrent encore ces salariés. Ils devraient alors bénéficier des avantages de la loi luxembourgeoise, mais ils restent inquiets pour l’avenir. Contactés hier, ni le responsable de l’agence du Luxembourg ni le directeur général de la société  (à Sélestat) n’ont souhaité s’exprimer. (lu dans "le Républicain Lorrain"). Vraies difficultés d'une entreprise ou volonté de délocaliser vers l'Est, les transports Herbrich possédant déjà une succursale en Pologne et une autre en Slovaquie ?

13 mars 2010

Sarre : le scandale prend de l'ampleur

Lafontaine réclame de nouvelles élections au Landtag

lafontaineIl fallait s'y attendre : les remous concernant "l'affaire de pots-de-vin" vont en s'amplifiant. Rappelons les faits : les Grüne auraient touché l'an passé du "Victor's-Gruppe" dont l'un des principaux responsables est le dirigeant FDP Hartmut Ostermann, qui a participé aux négociations pour la constitution de l'alliance "Jamaïka", un don de 41.500 €. Une commission d'enquête a été créée pour établir les conditions de ce don et le rôle joué par Ostermann. Verdict le 24 mars! Mais d'ores et déjà le ton monte! Les Grüne reconnaissent la transaction, mais nient avoir fait leur choix de participer au gouvernement CDU-FDP en fonction de ce "don". Mais pour Oskar Lafontaine, porte-parole des "Linke", l'affaire est claire :  la coalition "Jamaïka" a été achetée et n'est pas le résultat d'un processus démocratique: "Il est naïf de croire qu'une contre-partie n'ait pas été demandée pour ce versement !" Il est persuadé que de nombreux électeurs n'auraient pas voté pour les Grüne s'ils avaient eu connaissance de cette tractation. Il demande donc, avec le soutien du SPD, la dissolution du Landtag et la tenue de nouvelles élections.

13 décembre 2009

Que devient Alcatel après sa délocalisation en Roumanie ?

Extrait du "Courrier des Balkans"

Un tiers des effectifs du site d’Alcatel-Lucent à Timişoara devra quitter l’équipementier télécom début 2010 pour rejoindre un sous-traitant indien. Longtemps choyés, les salariés ont décidé de créer leur premier syndicat et de se mettre en grève pour défendre leurs droits. Une mobilisation inédite depuis que la multinationale s’est implantée en Roumanie il y a 18 ans.

alcateltimisoaraSécurité de l’emploi, bons salaires, primes substantielles, prêts bancaires préférentiels... Quand Alcatel devient la première société étrangère à s’implanter à Timişoara en 1991, ses salariés bénéficient d’avantages bien supérieurs à ceux offerts par les autres entreprises de la ville. Aujourd’hui pourtant, c’est la tension et le désamour qui règnent sur le site de la plus grosse multinationale du Sud-Ouest de la Roumanie. Sous le coup d’un vaste plan de restructuration qui prévoit le transfert de 30% des effectifs vers le sous-traitant indien Wipro, les salariés menacent de cesser le travail mardi et mercredi prochains, après « l’échec » de leur grève d’avertissement du 27 novembre. « Avec près de 500 postes menacés sur 1600, nous sommes les plus touchés en Europe par le plan global d’économies lancé par le groupe », déplore Manuel Martin, 35 ans, président du premier syndicat de la société fondé en juillet dernier. « Les négociations avec le patronat ne débouchent sur rien de satisfaisant, il n’y a que par la grève qu’on pourra faire pression. » Le Syndicat libre d’Alcatel-Lucent Timişoara réclame notamment plus de garanties pour les employés du Centre technique roumain et du service financier qui seront transférés début 2010.

Mobilisation à l’échelle européenne

alcatel10noi2« Nous bataillons pour que chacun obtienne des compensations financières décentes », explique Laura Oprea, 25 ans, qui travaille au service financier. « Mais jusqu’ici, la direction a mis des offres de moins en moins intéressantes sur la table. Nos collègues allemands ont réussi à obtenir pas mal d’indemnités. Pourquoi n’aurions-nous pas les mêmes droits ? ». Le 10 novembre dernier, les Alcatel-Lucent avaient déjà manifesté à Timişoara pour mettre la pression sur le patronat ( découvrez le blog des salariés ). Ce rassemblement, inédit dans l’histoire de l’entreprise, faisait écho à ceux organisés simultanément en France, en Allemagne et en Italie contre la suppression attendue de plus de 4000 emplois dans toute l’Europe. Comptant aujourd’hui près de 400 adhérents, le Syndicat libre de Timişoara s’inquiète, en particulier, de l’intégrité et de la santé financière de Wipro. En France, le géant indien de l’électronique a fermé son unité de Sophia-Antipolis en septembre après avoir encaissé des millions de crédit d’impôt recherche et rapatrié les brevets en Inde. « Nous faisons tout notre possible pour limiter l’impact social de ces externalisations », assure Cătălina Ocheşilă, directrice de la communication d’Alcatel-Lucent pour l’Europe du Sud-Est. « Les employés transférés à Wipro continueront de travailler en Roumanie et auront les mêmes droits qu’à Alcatel. Ils sont aussi à l’abri d’être licenciés pendant 18 mois. Mais les exigences du syndicat en matière de compensations financières sont, pour le moment, trop importantes. »

« Les employés découvrent qu’ils ont des droits »

Refroidis par le sort réservé à leurs collègues « vendus aux Indiens », les membres du Syndicat libre ont insisté, dans la foulée, pour négocier un contrat collectif de travail. Une négociation rendue obligatoire par la loi mais qui n’avait jamais eu lieu jusqu’ici, en l’absence de représentant des salariés. « Ce contrat va nous permettre de nous protéger en cas de licenciements massifs », estime Manuel Martin. « Nous ne sommes à l’abri de rien avec la crise... Et puis, c’est l’occasion de mettre les choses à plat en matière de congés payés, de primes d’ancienneté ou d’augmentation. C’était absolument nécessaire ! » En moins de six mois, les salariés du site ont donc pris conscience de leurs droits et se sont mobilisés pour les défendre. Mais, au départ, le scepticisme était important dans l’entreprise. Non seulement parce que, pour beaucoup de Roumains, syndicalisme rime encore avec communisme mais aussi parce que les employés d’Alcatel-Lucent ont longtemps bénéficié de conditions avantageuses qui ne les encourageaient pas à se syndiquer. « La crise a renforcé la solidarité entre les travailleurs et relancé le mouvement syndical », se réjouit Ştefan Gogoşanu, secrétaire départemental de la confédération syndicale Cartel Alfa à laquelle le Syndicat libre est affilié. « Depuis quelques mois, les salariés découvrent qu’ils ont des droits et qu’ils vaut mieux se rassembler pour les défendre. »

NB : n'hésitez pas à envoyer des messages de soutien sur le blog des salariés de Timisoara.

9 février 2010

Le Conseil Général de Saône-et-Loire refuse l'augmentation des péages d'APRR

montebourg1Le tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines appartient à la société privée APRR (Autoroutes Paris Rhin-Rhône) qui augmente encore le prix de tous les péages de sa concession. Or, "le Conseil général de Saône-et-Loire est l’un des actionnaires historiques au sein de la Société désormais privatisée depuis février 2006, car il détient 30 000 actions depuis 1963, année de création de la société et de construction de l’autoroute A6. À ce titre, le Président du Conseil général Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, siège es qualité, et sans rémunération, au conseil d’administration de la Société des Autoroutes Paris Rhin Rhône, filiale d’Eiffage, actionnaire principal. Le conseil d’administration s’est réuni le 28 janvier 2010 afin d’autoriser le directeur général à signer le contrat unissant l’État, autorité concédante, et la Société APRR concessionnaire, pour les années 2009-2013. Ce contrat préalablement négocié par le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la mer a été discuté par le conseil d’administration SAPRR. Il laisse apparaître que le contrat passé entre l’État et SAPRR permettrait, de nouvelles hausses de péages malgré des hausses considérables déjà constatées par la Cour des Comptes dans son rapport publié le 6 février 2008. Par ailleurs, dans ce contrat, les investissements de modernisation et de renforcement du réseau routier laissés à la charge d’APRR sont insuffisants, et aucune disposition de nature à limiter la sur-rémunération des actionnaires n’a été prise. Ces nouvelles augmentations des péages qui entrent en vigueur avec effet du lundi 1er février ont pour but exclusif d’assurer une rentabilité au profit non de l’aménagement du territoire, mais des dividendes des actionnaires et plus particulièrement au fond de pension australien Macquarie, actionnaire de la holding de tête. La société APRR, comme les autres sociétés autoroutières, continue à maximiser ses profits en demandant plus d’argent aux usagers en période de crise et de baisse du pouvoir d’achat. Le président du Conseil général de Saône-et-Loire a, pour l’ensemble des raisons qu’il a exposées devant le Conseil d’administration présidé par Jean Francois Roverato, voté contre le contrat proposé au vote par l’État et APRR, en raison de ce qu’il fait porter l’ensemble des efforts sur les usagers et insuffisamment sur les actionnaires. Par ailleurs, devant le conseil d’administration du 28 janvier, il s’est prononcé en faveur d’une re-nationalisation des sociétés autoroutières." (Communiqué par Arnaud MONTEBOURG, député, président du Conseil Général de Haute-Saône)

 

  • Il serait intéressant de connaître les positions des collectivités plus concernées par le tunnel (Conseils Généraux et Régionaux d'Alsace-Lorraine) !
4 janvier 2010

Débats en voeux

Blattaschlagger, l'un de nos plus fidèles commentateurs, nous a fait parvenir ses voeux accompagnés d'une sympathique illustration. C'est bien volontiers que nous les publions tout comme nous sommes prêts à publier en réponse les voeux de tous les élus qui se sentent concernés.

"Bonne année 2010 et meilleurs voeux à nos élus du conseil municipal de Villé pour qu'ils entament enfin des débats lors de leurs réunions,  et aux élus de la comcom pour qu'ils deviennent un peu moins obéissants à leurs chefs !"

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18 novembre 2009

L'ONF va-t-elle concurrencer le SMICTOM ?

_1265En matière d'ordures ménagères, toutes les "bonnes nouvelles" arrivent en même temps ! Le jour même où les contribuables du Centre-Alsace reçoivent par courrier le montant à payer de leur "redevance" (avant le 14 décembre ! et tant pis pour les achats de Noël !), ils apprennent par la presse que les déchetteries ne les accueilleront plus aussi librement que par le passé ! Il est envisagé pour les usagers de "contrôler" par des badges leurs passages aux déchetteries ! et même de limiter le nombre de passages gratuits ! Payant, tout sera payant ! Décidément, nos responsables sont des libéraux ! Et puisque certains usagers-payeurs envisageraient déjà de déverser gratuitement dans la nature (et surtout la forêt), pourquoi ne pas amener les services de l'ONF à règlementer l'entrée des forêts avec ses propres bennes et des services payants, moins chers que le SMICTOM ? Après tout, le système libéral est basé sur la concurrence ... 

24 octobre 2009

Les guerres de paysans continuent

1454598_1_milchy_22760388_original_large_4_3_800_26_0_4257_3177Après les manifestations des producteurs de lait, puis de toute la profession agricole, en France, en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne, les paysans sont loin de se calmer, car ils estiment n'avoir  pas obtenu satisfaction, loin de là ! Dans tout le massif de la Forêt Noire, les producteurs laitiers se sont à nouveau mobilisés dans la nuit de mercredi à jeudi  pour bloquer avec leurs tracteurs les centrales laitières des discounters Aldi, Lidl et Netto de Donaueschingen, Gerstetten-Dettingen, Waldenburg et Aichtal. La raison : les discounters ont encore baissé unilatéralement le prix des produits laitiers.

Des bottes pour la ministre !

Hier, dans le Jura suisse, lors des olympiades du fromage de Saignelégier, les paysans sont venus huer la ministre fédérale de l'agriculture Doris Leuthard, qui a aussi essuyé des tirs de bottes, déviés par les forces de l'ordre à l'aide de parapluies. La manifestation était organisée par le syndicat Uniterre. 77618355Le Conseil fédéral avait décidé quelques jours auparavant d'affecter 28 millions de francs suisses à la stabilisation des marchés agricoles, notamment celui du lait. Le syndicat Uniterre, qui avait demandé en vain de rencontrer la ministre, a donc décidé de passer à l'action. "Les familles paysannes ne toucheront quasiment rien de cet argent. L'industrie, en revanche, pourra liquider ses stocks de poudre et de beurre sur les marchés étrangers (-) et de faire de gros bénéfices avec ces produits "made in Switzerland", affirme le syndicat dans son communiqué. "Les paysans demandent avant tout un prix du lait de 1 franc le litre au paysan, avec des mesures de régulation et de stabilisation (-)." Dans toute l'Europe, les problèmes de l'agriculture sont les mêmes, il n'y a visiblement que les politiques à ne pas s'en apercevoir.

23 octobre 2009

Villé : le périscolaire passe par "la jungle"

z_restaurationDepuis la rentrée scolaire, la presse a fait état d'ouverture de nombreux périscolaires, qui sortent une belle épine du pied aux parents  lorsque le couple a un emploi. Dans le Val de Villé, ce genre de structure est encore plus nécessaire, du fait que 52% des actifs quittent la vallée le matin pour y revenir le soir. C'est ainsi que lors de l'année scolaire précédente, des parents de Neubois et de Villé souhaitaient l'ouverture d'un périscolaire dans leur école. Les responsables de la comcom avaient promis de créer un troisième centre après les deux qui existent déjà (MJC "le Vivarium", Thanvillé), sans préciser le lieu qui sera retenu. Finalement aucune des deux demandes n'a eu une suite favorable. L'histoire vécue par les enfants de Villé est d'ailleurs des plus coquaces : la vingtaine des élèves concernés se rendait jusqu'à maintenant par tous les temps à pied à la MJC du canton, en empruntant notamment la D 39 (route de Bassemberg) particulièrement fréquentée aux heures de pointe, représentant un danger pour nos enfants ! Par ailleurs, la commune a fait aménager à l'école primaire, à coups de subventions "scolaires" une salle avec cuisine, qui pourrait tout à fait faire l'affaire pour un périscolaire. Elle sert bien pour des réceptions officielles, ou le repas du troisième âge à Noël, ou même des repas et apéritifs privés. Eh bien oui, nos élus se sont rendus dernièrement compte que les 200 mètres de D 39 étaient dangereux !

Une solution originale !

Alors une solution a été trouvée : l'itinéraire des enfants a été modifié et rallongé ! Dorénavant, nos chers petits emprunteront la D 39 en sens inverse (de la gendarmerie à la route de Breitenau) puis la D 439 (route de Breitenau, où la circulation est encore plus intense du fait des travaux de la requalification urbaine au centre-ville).photosA350_004 200 mètres de danger dans un sens ou l'autre, quelle nuance ! Mais finalement, nos élèves pourront emprunter la piste cyclable beaucoup plus tranquille, et qui passe dans "la jungle de Villé" là où ils peuvent admirer cette grande usine où travaillaient leurs parents ou grands-parents, établissement aujourd'hui à l'état de friche industrielle, mais dont on peut encore entrevoir tous les écoulements qui ne polluent plus les eaux du Giessen, jungle aussi où les enfants passent leurs loisirs dans des cabanes qu'ils construisent eux-mêmes. Promenade très instructive, mais qui rallonge la distance école - périscolaire à deux kilomètres au lieu d'un ! Et tant pis, si ensuite nos petits vont prendre la mauvaise habitude de manger au lance-pierre, avant de retourner dare-dare à l'école par le même chemin à rallonge (des écoliers...) ! Mais on ne dira pas que nos élus n'ont pas d'idées !

A relire : http://jboehler.canalblog.com/archives/2009/01/30/12256148.html

19 octobre 2009

RN 59 : Le désengagement de Borloo

02418328_photo_jean_louis_borlooLe député Herth se félicite dans la presse de dimanche d'un courrier qu'il a eu du ministre d'Etat Jean-Louis Borloo qui s'engagerait de réaliser le contournement de Châtenois pour 2014 ! En réalité, sa promesse est très en retrait par rapport au contrat de plan signé en 1999. En effet, il ne prend pas en compte le tronçon Lièpvre - Val de Villé, dont les études (de la définition d'un tracé à la déclaration d'utilité publique et à l'achat des terrains) étaient prévues dans le même contrat. Mais les usagers et les riverains ne sont pas dupes, il ne s'agit que d'une promesse électoraliste supplémentaire qui vaut autant que toutes les précédentes et qui n'a coûté qu'un bout de papier. "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient" (Charles Pasqua). Ce qui est encore plus étonnant, c'est que Mr. Antoine Herth, député et président de l'ADAC*, ne se rappelle pas qu'est liée au contournement la réalisation de la zone d'activités interdépartementale du Danielsrain ! En cette période de crise de l'emploi, c'est un comble !

* Association de Développement de l'Alsace-Centrale (comité du "pays").

A lire : DNA181009chatenois

15 octobre 2009

Une manifestation aussi peu fréquentée que le tunnel

2909345526_a01a79b8a2L'Association des élus du Massif Vosgien rassemble près de 550 communes, sans compter les élus nationaux, régionaux, départementaux et intercommunaux. Une vraie force politique que les pouvoirs publics ne devraient pouvoir ignorer ! La réalité est toute autre, d'ailleurs lors des assemblées générales j'avais déjà observé le peu d'intérêt des concernés (une cinquantaine d'élus présents). Et ce 14 octobre, les médias annoncent une petite centaine de manifestants, puis 60, puis 40 (des personnes présentes ont compté 25 élus !) ! Comme d'habitude, l'un ou l'autre maire entraîne dans sa suite un adjoint ou un conseiller municipal. On peut donc penser logiquement qu'une vingtaine de communes étaient représentées. Pas de quoi fouetter un chat.

Des revendications pas claires !

L'une des raisons du manque de mobilisation est certainement le manque de clarté dans les revendications ! Des banderoles annonçaient : "Le transit dans le tunnel !" Certainement une exigence lorraine, mais dont les Alsaciens ne veulent pas. François Tacquard exige plus de règlementation, oubliant qu'il existe déjà au moins 18 arrêtés préfectoraux pour le passage dans les cols vosgiens. Les uns sont aussi inutiles que les autres car même les gendarmes ne les connaissent pas par coeur. Alors que revendique-t-on ? Un magma de compromis qui ne rassemblent et n'intéressent personne ! Et tout le monde oublie l'essentiel : l'accès du tunnel toujours inexistant sur le versant est (Châtenois - Lièpvre) pour lequel rien ne bouge !

Un manque évident de démocratie

On peut d'ailleurs se demander quelle légitimité ont ces quelques élus pour manifester, alors que très souvent ils n'ont informé ni consulté leur conseil municipal, encore moins appelé à la participation des habitants. L'AMV est la chasse gardée de quelques-uns mais ne représente rien : surtout pas les usagers, les riverains, les entreprises ou la population ! Cette manifestation est donc un flop, mais surtout un mauvais service rendu à tous ceux qui aspirent à un développement global des vallées et à un changement de politique. Car leurs représentants ont perdu toute crédibilité. Et pour une fois, les absents n'avaient pas tort.

A lire : 20minutes1410tunnel

6 août 2009

Burqa'tour

burqa_2Vous avez encore en mémoire les empoignades du printemps sur la burqa. Tout d'un coup la République terrifiée sonna l'alerte générale, devant la menace d'invasion par le voile intégral. Même Sarkozy, dans la pompe et la majesté du Parlement rassemblé à Versailles, crut nécessaire de préciser que la burqa "n'était pas la bienvenue". Eh bien la France compte exactement...327 burqas, vient de déclarer fort sérieusement, au coeur de l'été, la police chargée de l'enquête. Evidemment, la précision absurde du chiffre fait sourire. Mais les rapports confirment tout de même ce que l'on pressentait : ce "danger"  est avant tout le produit d'un accès de fièvre médiatique. Et un gros plan au 20 Heures a vite fait de faire croire, à tort, à un phénomène de société.  En réalité, même pas de quoi relancer l'activité textile dans l'une ou l'autre de nos vallées vosgiennes. Juste, un bon moyen pour ... récupérer des voix d'extrême-droite dans nos campagnes. A moins, que certains artistes "mal-aimés" n'en profitent pour traverser le Centre-Alsace sans se faire reconnaître ? Après le "mobyletteltour" de Roger Siffer, assisterait-on à un "burqa-tour" ?

BURQA

Roger Siffer et Daniel Ehret, "les mal-aimés" de passage dans le Centre-Alsace ?

1_lil_kim_burqa2

Promotion pour "Femme libérée" de Cookie Dingler ?

31 mai 2009

Urmatt : la réponse de Catherine Trautmann à Nicolas Sarkozy

300px_Catherine_TrautmannCatherine TRAUTMANN, Députée européenne et tête de liste PS dans le Grand Est pour les élections européennes du 7 juin, souhaite réagir au discours du Président de la République prononcé ce jour en Alsace à Urmatt au sujet du développement de la filière bois.

Catherine TRAUTMANN déclare « le discours qu'a prononcé ce jour le Président de la République sur la filière bois me pousse à penser qu'après Gandrange en Lorraine, où il a tout promis pour les salariés de la sidérurgie et rien fait, après Rethel en Champagne-Ardenne où il a tout promis pour l'emploi et mal fait, Urmatt et la filière bois deviendront demain un nouveau symbole du double discours du Président. Si Nicolas SARKOZY souhaite développer la filière bois, qu'il arrête d'abord de démanteler un maillon essentiel de celle-ci, l'Office National des Forêts. »

Catherine TRAUTMANN rappelle que « soumettre l'ONF à l'obligation de réaliser des gains de productivité pour verser un dividende à l'Etat en fonction de l'évolution des cours du bois, de ne remplacer qu'un départ à la retraite sur deux et faire passer la cotisation patronale sur les salaires bruts de 33 % en 2006 à 70 % en 2011, ce n'est pas le fait de l'Europe, c'est le fait de la révision générale des politiques publiques voulue par Nicolas SARKOZY, qui fait passer le chiffre, la statistique et l'économie de moyens avant la qualité du service rendu aux communes et aux citoyens».

« Cela passe également par une lutte sans compromis possible contre les importations illégales de bois, combat que le Parlement Européen porte et que le Gouvernement français ne soutient que trop timidement. »

Les socialistes européens proposent pour le développement réel d'une filière bois en Europe un service public réformé, certes, mais qui garantisse le bon entretien de nos forêts et une juste rétribution pour les communes forestières, la mise en place d'une directive-cadre qui garantisse la protection des services publics au niveau européen et un Plan d'Action pour la forêt soutenant l'innovation, la construction bois et une gestion durable des forêts pour éviter les effets désastreux des tempêtes.

Catherine TRAUTMANN rencontrera à Epinal les syndicats représentant les salariés de l'ONF et reviendra dans les Vosges le 4 juin prochain pour une table ronde sur la filière bois. Elle ne souhaite pas se contenter de grands discours et préfère aller à la rencontre des acteurs pour proposer demain des actions concrètes et efficaces car concertées.

2 juillet 2009

Député-maire en eaux troubles

eaum10A Wisches, dont le député de la 6ème circonscription du Bas-Rhin (Molsheim-Villé) Alain Ferry est aussi le premier magistrat, les problèmes d'eau sont récurrents ! Et cela dure depuis des années, au point qu'un collectif d'habitants s'était déjà manifesté il y a quelques années, visiblement sans obtenir satisfaction. Dans certains quartiers, "l'eau rouge" serait provoquée par la rouille des canalisations pour le moins vétustes. "Nous ne pouvons boire l'eau du robinet, sinon nous avons des douleurs au ventre. Il faut que nous achetions de l'eau en bouteilles !" prétendent les riverains. Après 20 ans de mandat (Alain Ferry est maire de Wisches depuis 1989), la municipalité sous la pression des riverains concernés va enfin prendre le problème à bras le corps et poser 1900 mètres de canalisations neuves. Enfin du changement à Wisches ! Retenons la leçon : pour faire carrière comme élu, il vaut mieux changer de nombreuses fois de parti politique que de conduite d'eau !

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