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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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7 avril 2006

Nouvelles brèves...

Vers une modification du P.O.S. au Schmissberg .

photosa350_0121Le Schmissberg est une des belles collines entourant Villé, et dont une partie se situe en zone AOC viticole. Sur le versant sud, elle se prête aussi à l'implantation d'un habitat bien ensoleillé. Quelque problème cependant : le peu de parcelles constructibles qui amènerait, en cas de constructions nouvelles, à l'obligation pour la commune de réaliser un aménagement hors de prix (300 000 à 400 000 €), alors qu'elle est déjà en train de réaliser un lotissement, dont une deuxième tranche va être lancée.  cheminC'est donc pour préserver les finances publiques que la commune a engagé la modification du Plan d'Occupation des Sols sur cette colline, non pour empêcher les constructions, mais pour le regroupement des propriétaires en association (A.F.U.) afin qu'ils prennent eux-même en charge leur voirie. J'avais prévenu dès le début du mandat que je ne voterai jamais un budget comprenant des frais de voirie exorbitants pour ne desservir qu'une, deux ou trois habitations. Heureux aujourd'hui d'avoir été entendu et suivi dans cette démarche.

Maison de retraite : l'emploi !

Heureux aussi de voir qu'enfin pour un emploi 4 élus se mobilisent ! Que ne l'ont-ils fait aux fermetures de SATIG-Villé, Tricotages-Vosges-Alsace, Ecloserie, Kodak, Alpa-France, et lors des suppressions de postes et licenciements chez Signal-Lux et Egelhof ! Peut-être l'emploi serait-il en meilleur état dans notre canton.

A lire : dna0704maisonretr.pdf

Décibulles : une animation de la vallée !

A lire : dna0704d_cibulle.pdf

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14 octobre 2010

23 octobre à Offenbourg : Roger Siffer manifestera contre la marche nazie

36513338_p_590_450L'extrême-droite néo-nazie allemande, et notamment le NPD (Nationaldemokratische Partei Deutschland), ont l'habitude d'organiser des "marches nationalistes" dans certaines villes, Cologne, Dresde, notamment. Cette année leur démonstration de force aura lieu le 23 octobre prochain à Offenbourg, dans le proche Ortenau. En Allemagne, la loi interdit d'interdire de telles manifestations (sous réserve de ne pas arborer d'insigne nazi telle la croix gammée) tout comme ont échoué toutes les tentatives de dissoudre ce parti d'extrême-droite. Le conseil municipal d'Offenbourg  a cependant trouvé une parade : il a interdit aux participants de porter leur discret uniforme fait de "blousons aviateur" et de "bottes de combat". Par ailleurs, une contre-manifestation est organisée à la même date dans la capitale de l'Ortenau, animée musicalement par les artistes Roger Siffer et le chanteur mosellan Manfred Pohlmann. Ils veulent protester contre cette insulte faite le jour du 70ème anniversaire de la déportation par les nazis de nombreux Juifs du Pays de Bade vers le camp de concentration de Gurs (Pyrénées-Atlantiques). En effet le 25 octobre 1940, le Gauleiter Wagner décida de déporter les Juifs de Baden (entre 6 500 et 7 500 suivant les sources) à Gurs durant une opération appelée « opération Burckel », les maintenant sous l’administration française. Les conditions de vie étaient très difficiles et durant l’année où ils demeurèrent au camp, plus d’un millier d’entre eux décéda, victimes de maladies, plus particulièrement du typhus et de la dysenterie. Les néo-nazis n'ont donc pas choisi la date et le lieu au hasard. A noter que la fédération du Bas-Rhin du PS a appelé ses militants à participer à la contre-manifestation. Aux dernières nouvelles, le conseil municipal de Offenbourg soutient aussi cette contre-manifestation pour laquelle près de 15.000 participants sont annoncés !

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La troupe de Roger Siffer et Manfred Pohlmann dans leur spectacle "Papa Rhein".

1 octobre 2023

Insultes à Macron : amendes

Deux hommes qui avaient insulté et fait des doigts d'honneur à Emmanuel Macron lors de sa visite à Sélestat en avril ont été condamnés à des amendes.

s_lestatLe 19 avril dernier, Emmanuel Macron avait été  abondamment hué lors de sa visite à Sélestat, son premier bain de foule après la promulgation de la loi réformant les retraites.

Deux hommes ont été condamés à des  amendes pour avoir fait des doigts d'honneur et proféré des insultes envers le président de la République à cette occasion, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Colmar.

Les deux manifestants, sans antécédents judiciaires, ont comparu lundi sur reconnaissance préalable de culpabilité pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique. L'un a été condamné à 400 euros d'amende, dont 300 avec sursis, et l'autre à 400 euros d'amende, dont 200 avec sursis.

Une troisième personne qui devait comparaître, une femme, ne s'est pas présentée et sera jugée le 2 avril 2024 devant le tribunal correctionnel. (selon DNA et L'Alsace).

_________

Dans le proche val de Villé, les élus sont plus prévoyants. Ils ont déjà prévu une liste d'insultes avec  un montant de l'amende au cas peu probable de  visite présidentielle :

- con ou connard : 100 € (doublé en cas de répétition)

- imbécile, idiot  : 150 €

- trou du cul (Arschloch en dialecte) : 200 €.

- Bléda Segel : 250 € (frais de traduction non compris), etc...

- Schlappess : 300 €, etc...

8 septembre 2023

Châtenois : des plaintes d'Alsace Nature

 

Extrait de la presse locale de ce jour :

Début août, deux plaintes ont été déposées, l’une par Alsace Nature et l’autre par un de ses bénévoles, suite à des menaces et des intimidations liées au dossier du contournement de Châtenois.

alsace_1Interviewés début juillet au sujet du contournement de Châtenois (*), le directeur d’Alsace Nature Stéphane Giraud et l’avocat François Zind indiquaient que, à l’époque, les nombreuses critiques publiées sur les réseaux sociaux n'avaient pas franchi la ligne rouge. Mais le directeur

 ajoutait : « Nous n’hésiterons pas à déposer plainte si nous l’estimons nécessaire. »C’est chose faite depuis un mois, comme l'a révélé Rue89 Strasbourg. Le 1er  août, l’association a été destinataire du mail, anonyme, suivant : « On vous connaît nom, adresses, maintenant fini de rigoler pour vous ! Le contournement est vital pour notre sécurité alors adieu à la vôtre. »

« Ce n’est pas la première fois que l’on nous menace et certainement pas la dernière fois », indique Stéphane Giraud. Et d’ajouter, un brin fataliste : « À chaque fois que nous menons des combats d’ampleur, on y a droit. » Pour le directeur, « on peut ne pas être d’accord, c’est le principe même de la démocratie. » Mais il y a « une limite ».

Un bénévole intimidé physiquement

Il répète que la parole publique, notamment au plus haut niveau de l’État (qui parle d’« écoterrorisme ») mais aussi au niveau d’élus locaux, n’a pas aidé à calmer le jeu, bien au contraire. « Après ces prises de parole, certains se sont sentis libres d’écrire ce qu’il leur passait par la tête », dit Stéphane Giraud. L’association a été comparée au régime nazi et ses membres qualifiés de « Khmers verts ». « Quand on sait que ce régime a fait des millions de morts… », se désole le directeur.

Ce dernier se veut prudent. Il répète que la parole publique, notamment au plus haut niveau de l’État (qui parle d’« écoterrorisme ») : « Cela commence comme ça, mais on ne sait pas où ça s’arrête. » D’ailleurs, la deuxième plainte, déposée par un bénévole d’Alsace Nature habitant en Centre-Alsace, fait suite à une intimidation physique. Le 6 août, le bénévole a vu un véhicule stationné devant l’entrée de sa maison, avec à son bord trois ou quatre personnes.

Lorsqu’il s’est approché pour savoir ce qu’ils voulaient, un des occupants du véhicule est sorti et lui a demandé s’il vivait bien ici. « Il m’a ensuite indiqué qu’il habitait Châtenois, avant de m’insulter et de partir », explique-t-il. S’il n’a pas pu prendre de photo du véhicule, le membre d’Alsace Nature a eu le temps de relever le numéro d’immatriculation.

L’avocat d’Alsace Nature également ciblé ?

Après avoir alerté la direction de l’association, le bénévole s’est rendu à la gendarmerie pour porter plainte. Pour lui aussi, ce n’est pas la première fois. « On m’a déjà menacé de mort il y a vingt ans », dit-il. S’il a décidé de déposer une plainte, c’est dans le but de « calmer le jeu ».

Ayant déposé plainte directement auprès du parquet de Strasbourg, Me François Zind, avocat d’Alsace Nature, attend de voir comment vont être traitées les enquêtes. « La plainte déposée par le bénévole relève du parquet de Colmar », indique-t-il. L’avocat n’exclut pas d’être dans les « cibles » des menaces, ce qui constitue « un élément d’aggravation, en (sa) qualité d’auxiliaire de justice ».

Concernant une éventuelle reprise du chantier, la cour administrative d’appel de Nancy ne s’est toujours pas prononcée concernant le sursis avec exécution demandé par la Collectivité Européenne d'Alsace. Selon Alsace Nature, la cour inciterait toujours les deux parties à aller vers une médiation. « Il y a eu des avancées, les choses pourraient bouger dans les prochains temps », précise Stéphane Giraud. (selon DNA du 8/9/2023)

ch_tenoisOn peut se demander à quoi riment de telles plaintes qui semblent manquer de sincérité. En effet, on pouvait s'y attendre avec la menace de poursuites déjà publiée. N'ont-elles pas pour seul but de dévier le débat dans lequel la position d'Alsace-Nature est très minoritaire sur le fond ? Ou est-ce dans un seul  but publicitaire ? On ose à peine le croire.

28 avril 2023

Pour le développement du commerce local ?

On croyait nos élus locaux très attachés au développement du commerce local et du centre-ville de Villé ! Hélas, les faits semblent prouver le contraire !

parkingRappelons l'histoire du seul grand parking du bourg-centre qui se situe rue Louis-Pasteur ! Ce parking existait déjà du temps de l'ancien Super-U, avant que celui ne déménage du côté du périphérique. Les anciens propriétaires avaient même proposé de céder leurs anciennes installations  à l'euro symbolique, ce qui fut refusé par les anciens élus municipaux pour des raisons pas très claires ! Une proposition que la comcom ne manquera pas !

Et c'est ainsi qu'on se retrouva dans une situation du moins ambiguë : la comcom accepta de laisser public le parking (de près de 100 places), alors que la compétence "parking" et "circulation" relevait de la commune !

Et voilà que la comcom actuelle décide brutalement de transformer ce parking en terrain de jeux pour les jeunes (alors même que l'aire de jeux existant près du collège et de la salle de sports est à l'abandon depuis de nombreuses années, sans parler du parcours de santé du Klosterwald) ! Chose très curieuse : le maire et ses collègues villois ont accepté "sans mouffeter" cette décision qui va à l'encontre des intérêts économiques de leur commune ! Mais peut-être vont-ils obliger les automobilistes et les transporteurs à stationner sur les côtés de la rue de la libération et de la rue Louis-Pasteur ! Bonjour les embouteillages, accrochages et autres accidents !

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21 juin 2022

Mélenchon propose un groupe unique Nupes

PS, EELV et PCF n’ont pas tardé à répondre à l’Insoumis : c’est non.

m_lenchon«La Nouvelle union populaire écologique et sociale devrait se constituer comme un seul groupe» à l’Assemblée nationale, a «proposé» lundi Jean-Luc Mélenchon, inquiet que l’obtention de 89 députés par le RN remette en cause son «statut» de première opposition à Emmanuel Macron.

Les directions du PS, du PCF et d’EELV se sont opposées à la proposition formulée par Jean-Luc Mélenchon. « Un groupe chacun, un intergroupe pour nos positions communes. C’est une initiative des seuls LFI, à laquelle nous ne sommes pas favorables », explique notamment EELV.

La députée socialiste Valérie Rabault, présidente sortante du groupe PS à l’Assemblée, s’est, elle, opposée à la constitution d’un groupe parlementaire unique de l’alliance Nupes à l’Assemblée nationale, une proposition de Jean-Luc Mélenchon pour faire face au RN.

Il était évident que les trois partis, en position de créer leur propre groupe, n'allaient pas y renoncer. Même Mitterrand n'a jamais demandé cela à ses alliés.

13 mars 2022

La dénazification selon Poutine

 A quand la déstalinisation à Moscou ?

d_nazificationA entendre parler Poutine de dénazification en 2022, on peut se demander s'il vit encore dans le temps présent. En fait il faut savoir à qui il s'adresse : en fait ni aux Ukrainiens, ni à l'Europe des 27, ni aux Etats-Unis. Son seul but c'est de s'attirer les faveurs de sa propre opinion publique.

En effet, dans les pays de l'Est et la Russie, l'invasion de de l'armée allemande en 1940 a fait 4 millions de morts, et encore aujourd'hui les familles russes s'en souviennent.

Pour avoir voyagé dans les années 80/90 dans ces pays, j'ai pu constater que la plupart des gens rencontrés refusaient de parler l'allemand (et les cours d'allemand à l'école étaient peu fréquentés), préférant largement s'adresser à nous en anglais.

 

goulag5On comprend donc mieux comment Poutine veut s'attacher les faveurs de son peuple : les Européens sont des "alliés" de l'Allemagne, il faut donc les combattre !

Mais ce cher Vladimir oublie qu'il sort d'une institution secrète issue du stalinisme, le KGB, tout aussi dangereuse que le système nazi hitlérien. Au 21ème siècle, de vraies entraves à la démocratie (voir la Corée du Nord).

D'ailleurs, le système concentrationaire nazi n'a eu d'égal que les goulags staliniens ! Mais cela, Poutine l'oublie ! A noter d'ailleurs que dans les écoles russes, le règlement interdit aux enseignants de parler des goulags. Tiens donc !

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7 février 2022

Plus de 200 nouvelles espèces découvertes dans la région du Mekong

Un poisson des cavernes incolore, un serpent irisé ou encore une grenouille cornue ont, entre autres nouvelles espèces, été découvertes.

mekongDes scientifiques ont découvert plus de 200 nouvelles espèces dans la région du Grand Mékong en 2020  en dépit du réchauffement climatique et de l'exploitation forestière. Parmi ces découvertes figurent un nouveau primate, un poisson des cavernes incolore et un serpent irisé dont les écailles, étonnantes, ne se chevauchent pas.

Au total 224 nouvelles espèces de plantes et d'animaux vertébrés ont été récensées dans la région - qui comprend la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam - indique le WWF dans son rapport "New Species Discoveries".

Plus de 3000 nouvelles espèces découvertes depuis 1997

Des images du singe Langur de Popa, qui tire son nom du volcan éteint du Mont Popa, situé dans le centre de la Birmanie, ont été prises. Ce primate est cependant menacé par la chasse, l'exploitation forestière et la perte d'habitat. Selon des estimations, seuls 200 à 250 individus subsistent au total.  

Au Vietnam, les chercheurs ont découvert, à plus de 2000 mètres d'altitude, la grenouille cornue du Mont Ky Quan San, aux couleurs vives.La région du Grand Mékong est un haut lieu de la biodiversité, grâce à ses paysages variés: on y trouve la jungle, la montagne, ou encore des formations karstiques. Elle recèle certaines des espèces les plus impressionnantes - et les plus menacées - du monde, notamment le tigre, l'éléphant d'Asie et le poisson-chat géant du Mékong.

Le WWF souligne que le rythme auquel sont découvertes de nouvelles espèces - plus de 3000 depuis 1997 - prouve l'importance de préserver les écosystèmes fragiles de la région. (selon BFM-TV)

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1 février 2022

Rwanda : déstabiliser le Congo pour mieux le piller

Le Rwanda est souvent affiché comme un modèle de développement pour l’Afrique, mais la face sombre du régime est moins connue. Le régime de Paul Kagamé a mis fin au génocide des Tutsis en vainquant le gouvernement rwandais et les extrémistes hutus durant la guerre civile de 1994. Deux ans plus tard, l’armée de Paul Kagamé envahit l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et y exporte le conflit. L’armée rwandaise, appuyée par ses supplétifs congolais, a commis des crimes de masse et a pillé les riches mines de la région, contribuant au décollage économique du Rwanda et à la déstabilisation, jusqu’aujourd’hui, des Kivus. Retour sur l’histoire des guerres du Congo.

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Lors de son dernier séjour à Paris en mai 2021, le président rwandais Paul Kagamé fut interrogé par France 24 sur les déclarations du docteur congolais et prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege, auditionné à l’Assemblée nationale française quelques jours plus tôt. Le Dr Mukwege plaide pour une meilleure reconnaissance des crimes de masse commis en RDC et pour la création d’un tribunal pénal international visant à établir les responsabilités pénales de leurs auteurs.

Le Rwanda, un modèle ?

rwanda4Devant les journalistes français, Paul Kagamé accuse le prix Nobel d’être « un outil des forces qu’on n’aperçoit pas » et affirme qu’« il n’y a pas eu de crimes » dans l’Est de la RDC. L’agacement affiché par le président rwandais montre à quel point la démarche de reconnaissance et de justice pour les victimes des crimes graves commis en RDC dérange dans son pays. L’élite politico-militaire rwandaise, et en premier lieu le chef de l’État, n’est pourtant pas étrangère aux désastres sécuritaires et économiques que connaît la région depuis 1996.

Le régime de Kagamé est régulièrement affiché par les médias internationaux comme un modèle pour l’Afrique en termes de développement, d’égalité femmes/hommes, d’innovation technologique ou de protection de l’environnement. Il symboliserait l’« afro-optimisme », cet espoir de développement pour le continent. Mais ces succès ne peuvent occulter la face sombre de ce régime : celui-ci tire pleinement profit de la déliquescence de l’État congolais et de l’état de guerre permanente qui frappe l’Est de la RDC depuis vingt-cinq ans.

La communauté internationale, se reprochant son inaction lors du génocide des Tutsis du Rwanda en 1994, a toujours traité Paul Kagamé avec beaucoup d’égards. Celui-ci en tire un soutien diplomatique et des financements internationaux, malgré l’exploitation illégale des richissimes mines du Kivu et les crimes que commettent ses troupes dans cette région, qui ne sont que rarement dénoncés dans la presse. Cette immunité politique et diplomatique ne doit pourtant pas l’exonérer de la responsabilité des crimes commis par ses forces. Elle est une entrave à la pacification de la région des Grands Lacs.

Le droit à la justice des millions de citoyens congolais et de réfugiés rwandais, déplacés et massacrés depuis 1996, peine à être reconnu. L’accès à ce droit devrait pourtant leur être facilité après la publication du rapport Duclert et du rapport Muse, reconnaissant le rôle de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda. Ces deux événements sont intimement liés : la guerre civile rwandaise et le génocide des Tutsis sont le point de départ des conflits qui frappent encore aujourd’hui l’Est de la RDC. Fermer les yeux sur ces pillages et ces crimes revient à consacrer l’impunité de leurs auteurs et accepter leur perpétuation. Seule la justice transitionnelle peut aboutir à la réconciliation et au retour de la paix dans la région.

1996, le conflit rwandais s’exporte en RDC

En 1994, la guerre civile rwandaise, le génocide des Tutsis et le déplacement des populations hutu rwandaises vers la RDC conduit à l’exportation du conflit vers le pays voisin. L’épicentre du conflit se déporte alors vers le Nord-Kivu et le Sud-Kivu voisins. Après le génocide et la victoire du Front patriotique rwandais (FPR) – parti politique constitué par les Tutsis réfugiés en Ouganda à la suite de plusieurs vagues de persécutions par le pouvoir hutu depuis 1959 –, plus d’un million de Hutus fuient vers l’Est de la RDC. Il s’agit de civils tous âges confondus qui craignent des représailles de la part du FPR ou de civils tutsis, mais aussi des cadres de l’organisation génocidaire : d’anciens militaires des Forces armées rwandaises (FAR), des gendarmes et des miliciens Interahamwe.

Ces différentes forces prennent rapidement le contrôle des camps de réfugiés situés à proximité des villes de Goma et de Bukavu pour se réorganiser dans le but de ré-envahir le Rwanda, renverser le FPR et « finir le travail », c’est-à-dire exterminer les survivants Tutsis. Profitant de la déliquescence de l’État congolais et de l’isolement diplomatique du président Mobutu Sese Seko, lâché par les États-Unis, les autorités rwandaises décident, en novembre 1996, d’envahir l’Est de la RDC pour neutraliser les anciens militaires rwandais et les miliciens Interahamwe. C’est le début de la première guerre du Congo.

La première guerre du Congo fut menée pendant six mois par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) dirigée par Laurent-Désiré Kabila, opposant historique à Mobutu. L’AFDL est largement soutenue par le FPR – lequel a demandé à plusieurs reprises, en vain, au gouvernement congolais de renvoyer les réfugiés rwandais au pays pour juger les criminels –, mais aussi par le Burundi et l’Ouganda, chacun ayant ses propres intérêts sécuritaires et économiques. Ces opérations, visant à neutraliser les extrémistes hutus, aboutissent à des massacres de Rwandais, Congolais et Burundais innocents, soupçonnés, sur la simple base de leur appartenance ethnique, de soutenir les extrémistes. Non contente de rapatrier de force au Rwanda plusieurs centaines de milliers de Rwandais hutus et de pourchasser les fuyards jusqu’au cœur de la forêt congolaise, la coalition composée par l’AFDL, le FPR et leurs alliés prennent Kinshasa, renversent un Mobutu malade et placent Laurent-Désiré Kabila à la tête de l’État.

En réalité, de nombreux cadres de l’AFDL étaient des membres du FPR. Au point que, après la chute de Mobutu de nombreux civils rwandais intègrent les hautes sphères du pouvoir politique à Kinshasa tandis que l’armée congolaise passe sous le contrôle du général rwandais James Kabarebe, devenu chef d’état-major. Mais Laurent-Désiré Kabila, qui s’était appuyé sur le FPR pour arriver au pouvoir, se retourne subitement contre lui en juillet 1998, en relevant Kabarebe de ses fonctions et en expulsant les militaires rwandais.

La deuxième guerre du Congo

La réaction rwandaise ne se fait pas attendre : dès août 1998, le FPR s’associe aux rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), envahit une nouvelle fois la RDC et prend le contrôle de nombreuses villes du Kivu, de la province orientale et du Nord-Katanga. L’armée rwandaise en profite pour organiser le pillage des mines, tandis que les crimes commis contre les populations congolaises se multiplient. Le 24 août, en représailles après une embuscade, le FPR et le RCD massacrent plus d’un millier de personnes à Mwanga, dans le Sud-Kivu, et commettent des exactions particulièrement sordides : viols et mutilations des parties génitales, jet d’enfants et de bébés dans des latrines. Ces crimes n’ont pas cessé après le retrait des forces rwandaises et la fin de la deuxième guerre du Congo, en 2003.

Les massacres commis par les le FPR et l’AFDL ont pris une proportion telle que certains observateurs ainsi que le rapport Mapping, publié par le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme en 2010, ont pu évoquer l’hypothèse d’un génocide commis contre les hutus rwandais et congolais [1].

L’hypothèse d’un second génocide perpétré par le FPR contre les Hutus réfugiés en RDC est écartée par la communauté des chercheurs. Il n’en reste pas moins que des massacres à grande échelle et des tortures particulièrement cruelles ont été perpétrés par le FPR et l’AFDL. De nombreux crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ont été commis. Le rapport Mapping relate des cas de massacres au marteau, d’enrôlements massifs et forcés d’enfants soldats, d’incendie de villages, de viols ou de mutilations. Les victimes sont rwandaises et congolaises.

Aujourd’hui, des chercheurs tels que Roland Pourtier ou Gérard Prunier, estiment qu’il y a eu entre 3 et 5 millions de morts en RDC durant la période 1996-2003, soit lors des deux guerres du Congo. Il est nécessaire de rappeler qu’un génocide se définit comme la destruction systématique de tout ou partie d’un peuple. Le critère est donc qualitatif, et non quantitatif. Un nombre de morts, aussi élevé soit-il, ne suffit pas à qualifier des crimes de génocide. D’autre part, la majorité des morts durant ces deux guerres n’ont pas été tué lors de combats ou de massacres, mais sont morts de privations et de maladie, dues aux désordres engendrés par les conflits. Enfin, le gouvernement rwandais a réalisé plusieurs rapatriements de Hutus réfugiés en RDC. Mais ceux qui ont fui vers la forêt ont été pourchassés et massacrés de manière systématique.

Les chiffres sur les morts ont fait l’objet de vives polémiques, car ils sont un fort enjeu politique. L’Est du Congo est une région montagneuse et forestière, où il y a très peu d’infrastructures, il est donc particulièrement difficile d’avancer un nombre de morts des suites du conflit, d’autant plus que les enquêtes disponibles ont été réalisées plusieurs années après. Il n’existe que des estimations : l’ONG américaine International Rescue Committee (IRC) a avancé le chiffre de 4 millions de morts, repris notamment par Pourtier [2]. C’est en surfant sur cette polémique que Paul Kagamé peut nier les crimes de son armée sur le sol congolais.

Si le rapport Mapping, publié en 2010, s’est limité à documenter et à tenter de qualifier les crimes commis avant 2003, c’est en raison de l’espoir de paix suscité cette année-là. En effet, après avoir signé un accord de retrait des troupes rwandaises (le 30 juillet 2002, à Pretoria) et des troupes Ougandaises (le 6 septembre 2002, à Luanda), les autorités Congolaises signent avec les rébellions Congolaises l’« Accord global et inclusif de Pretoria », le 17 décembre 2002, ratifié par toutes les parties prenantes le 1er avril 2003.

Après la deuxième guerre du Congo, la déstabilisation perdure

La mise en place officielle, le 30 juin 2003, des institutions de transition regroupant tous les belligérants devait signer la fin des hostilités et le lancement du processus de démocratisation. Ce processus a abouti à l’adoption d’une nouvelle constitution et à l’organisation d’élections générales en 2006. Les différents groupes armés rebelles, comme le RCD et le MLC, se constituent alors en partis politiques et leurs troupes sont intégrées aux forces armées congolaises, ce qui fut une réussite relative du processus de démocratisation. Les incursions rwandaises directes ou par milices interposées n’ont pas cessé pour autant.

Que ce soit en soutien au Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef de guerre Laurent Nkunda en 2008 ou au Mouvement du 23 mars (M23) en 2012, le Rwanda a continué d’apporter un appui de taille à des mouvements rebelles qui déstabilisent la RDC et y commettent des crimes contre la population [3]. Alors que le gouvernement rwandais s’était engagé à Nairobi le 9 novembre 2007 à « prendre toutes les mesures nécessaires pour sécuriser sa frontière, empêcher l’entrée ou la sortie de membres de tout groupe armé et empêcher que toute forme de soutien – militaire, matériel ou humain – soit fourni à aucun groupe armé en RDC [4] », il a activement participé au recrutement de soldats – dont des enfants – à la fourniture de matériel militaire et a envoyé des officiers et des unités des Forces de défense rwandaises (RDF) en RDC, selon un rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur la RDC et un rapport d’Human Rights Watch [5].

Malgré le départ du président Joseph Kabila et le réchauffement diplomatique entre le Rwanda et la RDC sous la houlette du président Félix Tshisekedi, les incursions illégales de l’armée Rwandaise sur le sol Congolais se poursuivent. Dans son rapport publié en février 2021, le Kivu Security Tracker (KST) [6] souligne que l’ingérence des puissances régionales dans l’Est du Congo s’est accrue ces dernières années, « en particulier dans des zones sensibles telles que les Hauts Plateaux du Sud-Kivu [7] ». Le groupe d’experts des Nations unies chargé de veiller au respect de l’embargo sur les armes en RDC fait le même constat : dans son rapport publié en 2020, il prouve la présence active de l’armée Rwandaise dans les territoires de Nyiragongo, Masisi et Rutshuru (province du Nord-Kivu) entre fin 2019 et octobre 2020, malgré les dénégations de Kagame [8].

Le pillage des mines congolaises

Le Rwanda et toutes les autres parties prenantes aux conflits armés qui secouent la RDC depuis trois décennies ont toujours évoqué des considérations politiques, ethniques et surtout sécuritaires pour justifier les interventions militaires répétées et le soutien aux milices locales. Pourtant, l’Est de la RDC est une des régions minières les plus riches du monde, on y trouve notamment d’immenses réserves de coltan, mais aussi de l’or et d’autres métaux précieux ou des terres rares, utilisées dans les technologies numériques.

Si, durant la première guerre du Congo (1996-1997), on ne note pas de pillage des ressources minières par le Rwanda – celui-ci poursuivant essentiellement un objectif sécuritaire –, il n’en est pas de même lors de la deuxième guerre (1998-2003). En effet, on observe depuis 1998 trois activités illégales pratiquées par le Rwanda sur le territoire congolais : le pillage systématique des mines, l’exploitation minière directe et l’imposition de taxes sur les activités minières. Selon le chercheur Pierre Jacquemot, « pour les nouveaux potentats, la persistance de l’insécurité devint le moyen principal d’enrichissement » et ces guerres furent « le début de la mainmise des lobbies militaro-commerciaux rwandais et ougandais sur les ressources naturelles des zones qu’ils contrôlaient [9]. »

Qu’il s’agisse de minerais, de produits agricoles et forestiers, de l’argent ou du bétail, les militaires rwandais et leurs alliés ont organisé, coordonné, encouragé et mené des activités de pillage systématique dans les zones sous leur contrôle en RDC. Par exemple, dans le secteur minier, l’armée rwandaise et ses alliés ont, en 1998, pillé un stock de sept ans de coltan appartenant à la Société minière et industrielle du Kivu (Sominki). Il a fallu près d’un mois aux rwandais pour transporter le précieux minerais jusqu’à Kigali !

Autre exemple, dans le secteur financier : les mêmes protagonistes ont attaqué les banques locales, pillé et emporté l’argent. En 1999, l’équivalent de 1 à 8 millions de dollars ont été volés à la banque de Kisangani, amené sous escorte militaire à l’Hôtel Palma Beach de la même ville avant d’être acheminé par avion à Kigali, en passant par Goma.

Au-delà des pillages, l’armée rwandaise s’est livrée à l’exploitation directe des ressources minières sur le territoire Congolais qu’elle contrôlait. L’extraction des ressources naturelles était tellement intense que le Rwanda importait de la main-d’œuvre : il utilisait des prisonniers rwandais pour extraire le coltan et, en contrepartie, leur octroyait une réduction de peine ou un versement. En mars 2001, ils étaient plus de 1 500 prisonniers rwandais à extraire le coltan à Numbi (territoire de Kalehe) sous la surveillance des forces rwandaises. L’importance de la main-d’œuvre employée donne une idée de la quantité de minerai extrait et volé. L’enquête de l’ONU a également prouvé que Rwanda Metals, tenue par le FPR, et parmi d’autres entreprises publiques ou proches du gouvernement rwandais, a exploité le coltan en RDC [10].

Les statistiques officielles de l’État rwandais mènent aux mêmes conclusions. Le Rwanda produisait 54 tonnes de coltan en 1995, soit avant les incursions de son armée. En 1999, la production passe à… 224 tonnes [11]. Même chose pour la cassitérite : la production passe de 247 tonnes en 1995 à 437 tonnes en 2000. Cette tendance s’observe aussi dans les exportations rwandaises de diamant. Elles passent de 13 000 carats (d’une valeur de 720 000 dollars) en 1997 à 30 500 carats (d’une valeur de 1,8 millions de dollars) en 2000 [12]. Ceci alors que le Rwanda ne possède pas de gisements significatifs de ces minerais [13].

Cette exploitation illégale s’est poursuivie même après le retrait officiel des troupes rwandaises en 2003. En plus de l’extraction illégale par les groupes armés soutenus par le Rwanda, notamment le CNDP et le M23, un réseau de contrebande de minerais congolais a proliféré au profit du Rwanda et au mépris du devoir de diligence et de traçabilité imposés par la loi Dodd Frank américaine, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Union européenne. L’agence écofin signale même que « le Rwanda est devenu entre 2013 et 2014 le premier exportateur mondial de coltan [14] ». Ces exportations, à quoi s’ajoute la perception de taxes et impôts transitant via les rebelles du RCD-Goma, ont fortement contribué à l’essor économique du pays.

Le régime de Paul Kagamé a su adapter sa politique étrangère et sa stratégie d’exploitation du Congo oriental face à ses homologues successifs, de Laurent-Désiré Kabila à Félix Tshisekedi, en passant par Joseph Kabila. En témoignent les accords signés en juin 2021 sur l’or. Kagamé a su profiter de la volonté du président Tshisekedi de renouer des relations avec lui pour « réguler » ce secteur… et aboutir à ce que l’or congolais soit transformé dans une fonderie rwandaise. Ainsi, la prédation pourra perdurer légalement. (selon Bienvenu Matumo et Stewart Muhindo, journalistes)

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17 janvier 2022

Pas de liberté de presse au Vietnam

Les condamnations se multiplient contre les opposants au régime

vietnam1Le régime communiste a durci le ton contre les opposants. Quatre sont en prison pour avoir critiqué une démocratie qui ne fonctionne pas ou soutenu des agriculteurs en conflit avec des élus locaux. Dans trois affaires distinctes, quatre activistes ont été condamnés à des peines allant de six à dix ans de prison. Leur principal point commun ? Avoir émis des critiques sur la « démocratie » ​à parti unique du régime pseudo-communiste de Hanoï. Celui-ci pointe à la 175e place (sur 180) au classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse.

La journaliste Pham Doan Trang passera ainsi les neuf prochaines années derrière les barreaux. La Cour du peuple l’a condamnée, le 14 décembre, pour « propagande contre l’État ». « Pham est très connue, aussi bien au Vietnam qu’à l’étranger. Avec cette lourde peine, le Parti communiste a voulu montrer qu’il gardait la main sur ce qu’il est possible de dire ou non dans le pays », commente Giang Khac Nguyen, spécialiste du Vietnam à l’université Victoria de Wellington, en Nouvelle-Zélande.

La militante pro-démocratie (Prix de la liberté de la presse 2019), âgée de 43 ans, animait le blog Journal de la loi, qu’elle a cofondé. Elle dénonçait également les problèmes environnementaux et les conflits fonciers, fréquents dans le pays de 97 millions d’habitants.

C’est justement dans une affaire d’accaparement de terres que Trinh Ba Phuong et Nguyen Thi Tam ont été condamnés à dix et six ans de prison. Les deux militants ont été reconnus coupables de « fabrication, possession et publication d’informations visant à s’opposer à l’État »​. Ils avaient soutenu sur Facebook le combat des agriculteurs de Dong Tam, au sud de la capitale. Même motif même punition pour l’activiste Do Nam Trung, quelques jours plus tard.

Des procès en cascade

Ces procès en cascade, dénoncés notamment par les Nations unies, montrent que le gouvernement communiste ne veut pas se laisser déborder par les utilisateurs du réseau social américain. Avec 74,1 millions de comptes actifs, le Vietnam est le septième pays au monde en nombre d’inscrits sur Facebook. Depuis la pandémie, la plateforme est devenue un réceptacle de la protestation contre les mesures très strictes adoptées par Hanoï. Avec raison, souvent. La famille du militant Phuong n’a pas pu se rendre à son procès en décembre : des « points de contrôle Covid » bloquaient les deux bouts de sa rue.

Pour lutter contre la liberté d’expression, l’État vietnamien avait mis un premier tour de vis en 2018, en adoptant sa loi sur la cybersécurité. Il a aussi embauché des influenceurs et des censeurs ; le chiffre de 10 000 comptes pro-gouvernement est avancé. (selon "Ouest-France")

21 septembre 2021

Le groupe Wagner à Bamako ?

Le Kremlin dément toutes négociations officielles

bamakoLes supposées négociations entre les autorités de la transition malienne et le groupe Wagner ne sont pas du goût de Paris. Le Kremlin dément toutefois des négociations pour une présence de militaires russes à Bamako.

Bamako - Wagner - Paris, un véritable jeu du chat et de la souris

L'affaire fait grand bruit dans la presse hexagonale. Et pourtant, aucune note officielle n'atteste de la véracité des faits. Il se murmure en effet que des négociations seraient en cours entre Bamako et le groupe russe de sécurité privée. Si un accord venait à être trouvé entre les deux parties, alors près d'un millier de paramilitaires Russes pourraient être envoyés au Mali pour diverses opérations de sécurité, notamment la formation des Forces armées maliennes (FAMa) et la protection des dirigeants de la transition.

Florence Parly, ministre des Armées, a jugé ces négociations d' « extrêmement préoccupantes et contradictoires », quand son collègue des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, indique que la présence russe est « absolument inconciliable » avec la présence militaire française.

Les autorités russes sont cependant montées au créneau pour apporter un démenti formel à toute négociation de la présence militaire russe au Mali. « Il n'y a aucun représentant des forces armées russes là-bas (...) et aucune négociation officielle n'est en cours », a déclaré Dmitri Peskov. Avant de préciser que Moscou a « des contacts dans le domaine militaire avec beaucoup de pays, y compris ceux situés sur le continent africain ».

Dans sa déclaration, le porte-parole du Kremlin n'évoque pas directement le groupe Wagner qui est pointé du doigt, et qui pourrait envoyer, dans un futur proche, des mercenaires sur Bamako. Paris a d'ores et déjà menacé de quitter le Mali, si cet accord venait à être signé. C'est bien dans ce contexte que le président français, Emmanuel Macron, a annoncé la neutralisation du terroriste Adnan Walid al-Sahraoui, chef du groupe État islamique dans le grand Sahel (EIGS). (selon "Afrique sur 7")

1 septembre 2021

Récupération politicienne

En Alsace aussi !

philippot2Ce mois d'août aura été fatal aux manifestations antivax, qui se prétendaient "apolitiques" et dont certains dirigeants, comme à Sélestat, refusaient même les slogans anti-Macron. Mais la supercherie a été de courte durée. Très vite on a vu apparaître des dirigeants de l'ultra-droite, tels Florian Philippot (pour qui même le RN serait un parti de gauche), en tête de certains cortèges. Le ton était donné et les slogans n'avaient plus rien à voir avec la covid-19. Ce fut le cas à Saint-Brieuc, Valence (Drôme), Rennes. A Tours, il y  eut même des agressions fascistes.

Et l'Alsace ne fut guère épargnée. Notamment à Mulhouse, dès le 7 août, apparurent en tête du cortège des individus du groupe royaliste "Action Française", ne laissant aucune place aux soignants ! Dans ces conditions, comment à Sélestat l'unique responsable villois peut-il s'étonner le 28 août dernier du lâchage des syndicats hospitaliers qui lui ont demandé de restituer les clés du local mis à disposition ? Et dans ces mêmes  conditions, faudra-t-il s'étonner qu'au mois de septembre à venir le mouvement anti-pass tourne à la peau de chagrin et au discrédit total ?

manifManif anti-vax des prochaines semaines  ?

23 juin 2021

Réponse d'un tandem de choc

Le tandem LR aux départementales du canton de Mutzig a répondu à la lettre du collectif de la Haute Bruche, voilà ce courrier qui mérite d'être lu, à condition d'être bien assis sur une chaise, pour éviter de tomber à la renverse !

En effet, le tandem annonce l'ouverture du contournement de Châtenois pour 2023 ! Rappelons donc à ce propos :

1) Depuis plus de deux ans, des travaux annexes d'aménagement du chemin de l'hôpital ont commencé et n'ont débouché qu'à quelques déterrements de la hache de guerre entre les maires de Sélestat et de Châtenois.

2) Tous les terrains pour réaliser le contournement ont ils été achetés ? notamment les parcelles de Châtenois dites "sans propriétaire connu" ? La procédure risque d'être longue.

3) Le financement est-il bouclé ? Rappelons qu'il  était prévu dès 1999 et que l'ancien président Philippe Richert l'a utilisé pour le contournement de Mertzwiller ! puis qu'un nouveau financement aurait été envoyé vers le tunnel de Rothau !

4) Le contournement de Châtenois sera-t-il réalisé selon la DUP (déclaration d'utilité publique) signée par le Préfet (à 2x2 voies) ou sera-t-elle réalisée "au rabais" en 2x1 voie ? Rappelons que selon les experts routiers, pour la sécurité, une route doit être mise en 2x2  voies à partir d'un trafic de 20.000 véhicules/jour, alors qu'à Châtenois nous en  sommes à 24.000 !

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En marge de ces belles explications de Fredo, notons que le maire de Fouchy, 48ème allié  de Brigitte Qui, vient de refaire surface, l'air éploré. Il aurait tant "travaillé" pour sa colistière, en vain. On ne s'en fait pas plus que ça dans le canton, Macron va s'en tenir à ses exigences. Vae Victis ! (malheur aux vaincus).

Pendant ce temps, Fredo est à Steige, chez sa binôme, et caresse les élus de la comcom dans le sens du poil. Cela suffira (avec un petit tour au marché de Villé?) pour être réélu.

12 juillet 2021

Où aller pour la fête nationale ?

Cette année encore, pas de défilé, pas de feu d'artifice et pas de bal des pompiers le 13 juillet au soir à Villé ! Mesures de sécurité sanitaire, annonce la municipalité !

Alors que faire ? Passez le col de Fouchy et allez chez les haut-rhinois et voisins de Rombach-le-Franc ! La covide-19 n'a pas accès à ce coin reculé du Val d'Argent !

rombach

 Mais vous pourrez aussi aller à Obernai ! Sainte Odile protège aussi de la covid-19 ! Et elle est plus efficace que le vaccin !

obernaiSans oublier les 2 jours de fête à Barr ...

barr

22 avril 2021

Brexit : le Luxembourg a attiré 93 sociétés financières

Selon une étude, 10% des actifs des banques au Royaume-Uni ont été déplacés vers l’UE en raison du Brexit.

luxembourg

 Les banques installées au Royaume-Uni ont décidé de déplacer 900 milliards de livres d’actifs vers l’UE en raison du Brexit, soit 10% de leur ensemble, et la City devrait continuer de souffrir, prévient vendredi le centre de recherche New Financial. «Nous pensons que c’est une sous-estimation. Nous sommes seulement à la fin de la première phase du Brexit», souligne-t-il dans son étude. «L’impact final devait être plus important, ce qui va réduire les rentrées fiscales au Royaume-Uni, l’influence en matière de réglementation et au bout du compte avoir des conséquences sur les emplois», ajoute le centre de recherche britannique. À ces 900 milliards de livres, s’ajoutent 100 milliards déplacés par les assureurs et les gérants d’actifs.

La sortie du marché effective unique le 1er janvier a mis fin au passeport financier qui permettait aux entreprises financières implantées au Royaume-Uni de proposer leur service dans l’UE. Londres et Bruxelles ont négocié un accord de libre-échange pour les biens, mais la finance doit se contenter pour l’heure d’une coopération a minima sur les questions réglementaires. Au total, 440 sociétés financières ont délocalisé une partie de leurs activités, déplacé des emplois ou établi des nouvelles entités dans l’UE. Il s’agit d’un chiffre bien plus élevé que l’estimation de mars 2019 quand New Financial avait identifié 269 entreprises concernées par le Brexit. L’étude montre que Dublin est le principal gagnant, puisque 135 sociétés ont choisi la capitale irlandaise, devant Paris (102), Luxembourg (93), Francfort (62) et Amsterdam (48). Mais sur le plus long terme, New Financial estime que Francfort sortira gagnant pour la taille des actifs déplacés, et Paris pour les emplois.

7 400 emplois créés dans l’UE

Certains groupes financiers ont pu en outre délocaliser des activités dans plusieurs villes. Dublin attire beaucoup de gérants d’actifs, les banques vont plus vers Francfort, et Amsterdam séduit les plateformes boursières et les courtiers. New Financial estime par ailleurs que le Brexit a entraîné à ce jour la création de 7 400 emplois dans l’UE, soit en raison de délocalisations du Royaume-Uni ou grâce à des embauches pour renforcer les équipes. Ces emplois sont l’œuvre que d’un très faible nombre d’entreprises, et comme dans le cas des actifs, le montant total devrait augmenter dans les prochaines années. L’étude note que l’enjeu n’est pas tant les déplacements d’emplois, que les créations de postes dans l’UE, qui auraient pu, sans le Brexit, être annoncées au Royaume-Uni.

Enfin, New Financial estime que, si la City perd de son rayonnement, Londres restera le premier centre financier européen pour quelque temps encore, les entreprises souhaitant maintenir autant d’activités qu’elles le peuvent dans la capitale britannique. Pour bâtir son rapport, le centre de recherche a travaillé à partir de communiqués officiels, d’informations de presse, d’études ou encore de documents gouvernementaux. (selon "Le Quotidien du Luxembourg")

9 avril 2021

Une lettre à deux chefs d’état pour l’abolition des tests à la frontière

Le Stiringeois Christophe Mouynet, l’un des organisateurs des manifestations de frontaliers le samedi à la Brême d’Or, enverra dans quelques jours une lettre, signée par des élus locaux, à Emmanuel Macron et Angela Merkel pour demander l’abolition des tests nasopharyngés et le retour à l’attestation employeur pour traverser la frontière.

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Regrettant la trop faible affluence lors des rassemblements de frontaliers chaque samedi depuis un mois aux passages de frontière de la Brême d’Or et de Sarreguemines pour réclamer la fin des tests obligatoires pour entrer en Allemagne, Christophe Mouynet, l’un des organisateurs des rassemblements à la Brême d’Or, a décidé de franchir une étape.

 Saignements, migraines voire malaises

Le Stiringeois va envoyer une lettre au président Emmanuel Macron et à la chancelière Angela Merkel « pour leur demander l’abolition immédiate des tests nasopharyngés et le retour de l’attestation employeur pour traverser la frontière, comme c’était le cas lors du premier confinement. Ces tests sont discriminatoires et provoquent pour beaucoup des saignements, de fortes migraines, voire des malaises pour certains ».

25 novembre 2020

Une conférence de presse très françafricaine

Macron accuse la Turquie et la Russie d'alimenter une campagne antifrançaise en Afrique

macron_erdogan_6Emmanuel Macron a dénoncé, dans un entretien publié vendredi par Jeune Afrique, la "stratégie" menée par la Russie et la Turquie pour alimenter un sentiment antifrançais en Afrique en jouant "sur le ressentiment post-colonial".

"Il y a une stratégie à l'œuvre, menée parfois par des dirigeants africains, mais surtout par des puissances étrangères, comme la Russie ou la Turquie, qui jouent sur le ressentiment post-colonial", déclare le chef de l'Etat. "Il ne faut pas être naïf: beaucoup de ceux qui donnent de la voix, qui font des vidéos, qui sont présents dans les médias francophones sont stipendiés par la Russie ou la Turquie", selon le président français.

Dans ce long entretien, Emmanuel Macron insiste sur la "relation équitable" et le "véritable partenariat" que la France cherche à mettre en oeuvre avec le continent depuis son arrivée au pouvoir en 2017, avec la levée de "tabous" "mémoriels, économiques, culturels, entrepreneuriaux". Il cite ainsi la restitution d'oeuvres du patrimoine africain à plusieurs pays comme le Sénégal, le Bénin ou Madagascar, ou la fin du franc CFA, "un marqueur très symbolique qui alimentait beaucoup de fantasmes et de critiques".

"Je pense qu'entre la France et l'Afrique, ce doit être une histoire d'amour", selon M. Macron, estimant que "nous ne devons pas être prisonnier de notre passé".

Il souligne que sa diplomatie n'est "pas cantonnée à l'Afrique francophone" et qu'il s'est rendu "dans des pays qu'aucun président français n'avait visité".

Après s'être notamment rendu au Nigeria, en Ethiopie et au Kenya, il espère prochainement aller en Afrique du sud et en Angola.

Il indique que le prochain sommet France-Afrique, reporté à cause de l'épidémie de Covid-19, "devrait se tenir en juillet 2021 à Montpellier". Il "illustrera ce changement de méthode. Nous n'allons pas organiser un sommet classique, en invitant des chefs d'État" mais en mettant "en avant les personnes qui incarnent le renouvellement générationnel", annonce-t-il. (selon AFP)

26 octobre 2020

Le chemin de la radicalisation

Les pensées de la terroriste Ulrike Meinhof qui faisait partie de la première génération de la RAF, expliquent encore aujour'hui le chemin qui mène à la radicalisation.

ulrike « C’est la pensée uniformisée, la recherche d’une opinion commune à ‘nous’ qui remet en question la probité politique et humaine de tous ceux qui pensent différemment, qui rend l’opposition suspecte, tout en évitant la discussion de fond. Je crois qu’il faut résister partout où de telles structures de la pensée et de l’action s’imposent. La perte de la démocratie -qu’elle soit parlementaire ou extra-parlementaire- se fonde toujours sur la defaillance de l’opposition… […] Actuellement, la mission de l’opposition ne consiste pas uniquement en la défense de ses positions et en sa propre protection, mais en la stimulation de la pensée politique des ‘indifférents’… », écrivait Ulrike Meinhof en août 1958. Et malgré le fait que ce texte a été ecrit par une terroriste, plus de 50 ans plus tard, il est toujours d’actualité.

En regardant le paysage politique, que ce soit en France, en Allemagne, en Grande Bretagne ou en Europe, l’analyse d’Ulrike Meinhof est toujours aussi juste. Le monde politique se limite à diaboliser ceux qui pensent autrement, cherche à « fédérer » dans un « centre » politique qui n’existe pas et cela conduit directement à l’indifférence des masses, qui se traduit, entre autres, dans un taux de participation aux élections diverses. La « qualité » du débat politique, la corruption, les scandales de toute sorte font le reste – les gens se déintéressent de la politique et la laissent entre les mains d’apparatchiks médiocres qui ne font que soutenir ce système décrit en 1958 par Ulrike Meinhof.

Il s’agit d’une spirale néfaste – car plus les citoyens décrochent de la « res publica », de la chose publique, plus ils abandonnent leur destin aux populistes, aux extrémistes, aux corrompus qui eux, ne se soucient guère des peuples, mais dans la plupart des cas, de leurs propres intérêts.

Mais que faire ? La voie empruntée par Ulrike Meinhof et ses amis, était une voie erronnée. Une erreur monumentale, qui virait au criminel dès que la RAF s’est mise à tuer. Pourtant, au fond, Ulrike Meinhof, dotée d’une intelligence exceptionnelle, comme tous ses professeurs l’ont confirmé, avait raison dans son analyse. Il faut, pour sauver la démocratie, mobiliser les « indifférents », les intégrer dans un discours et débat politique qui les motive, il faut dessiner des objectifs et des perspectives que les « indifférents » puissent partager. Ce n’est pas par la violence, mais par des perspectives positives que l’on puisse arriver à changer le discours politique.

Ce sont les partis et les mouvement politiques qui devront changer d’attitude. Pour sauver la démocratie qui, à un moment où les populistes prennent le dessus avec des paroles qui mènent droit à un nouveau fascisme, il faut que les partis s’ouvrent, changent de têtes, cessent de nous présenter toujours et toujours les mêmes représentants d’un monde politique anachronique.

A l’aube d’une année marquée par des élections en France et en Allemagne, il est désolant de regarder la liste des candidats, autant à droite comme à gauche, autant en France qu’en Allemagne. Il suffit de suivre les débats politiques qui sont d’une bassesse incroyable et qui, depuis 1958, n’ont pas gagné en qualité. La conséquence, si ce discours ne change pas, sera la même que dans le dernier quart du siècle dernier – c’est l’extrémisme, la violence et le terrorisme qui marqueront la société de demain. La seule réponse valable à cette évolution sera une nouvelle Europe, une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques, de nouveaux objectifs pour une Europe sociale, humaniste et tournée vers les peuples au lieu de se limiter à oeuvrer comme agent pour des marchés financiers corrompus.

L’exemple d’Ulrike Meinhof devait nous servir pour changer de cap. Autrement, nous risquons de revivre exactement les mêmes évolutions qu’à l’époque. (Selon Euro-journalist)

10 juillet 2020

Retour sur le massacre de Thiaroye (Sénégal) en 1944

Le 1er décembre 1944, les tirailleurs sénégalais rassemblés dans le camps de Thiaroye, réclamaient le paiement de leur paies. Comme solde de tout compte, ils avaient alors été massacrés par l’armée française. Retour sur une page sombre de l’histoire de la seconde guerre mondiale.

Le massacre

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Ce jour-là, le 1er décembre 1944, 1 600 tirailleurs sénégalais sont rassemblés au camp de Thiaroye. De retour d’Europe, ils avaient participé, en première ligne, à la guerre avant d’être fait prisonniers par les nazis, ils réclamaient naturellement le paiement de leur solde de captivité. Mais la revendication tourne vite au drame. Ils sont massacrés à coup de mitraillettes par les forces coloniales, qui choisissent de résoudre la question en ouvrant le feu sur les 1 600 soldats rassemblés dans le camp de Thiaroye. Selon la version officielle, il s’agit d’une mutinerie, qui a poussé l’armée française à se défendre. Bilan officiel : 35 morts. Et 35 rescapés, désignés arbitrairement comme meneurs du mouvement, sont condamnés à plusieurs années de prison, privés de solde, ou dégradés.

Le long travail de l’historienne Armelle Mabon pour la vérité

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Seulement, cette version des faits est contestée depuis de nombreuses années par des historiens. L’historienne française Armelle Mabon, de l’université de Bretagne Sud, fait partie de ceux qui tenté de rechercher la vérité sur cette histoire, entourée encore de zones d’ombres. Considérée comme l’un des plus grands spécialistes sur la question, elle mène durant 15 ans sa propre enquête sur le massacre de Thiaroye, fouillant au fin fond des archives militaires, confrontant les différents documents. Son travail besogneux porte finalement ses fruits. Elle démontre qu’au-delà du bilan officiel des 35 morts, au moins 335 militaires ont disparus. Selon elle, la mutinerie est une invention de toute pièce pour montrer l’exemple et résoudre définitivement le problème. La tâche de l’historienne était loin d’être aisée. « La compréhension de cet événement s’est accélérée avec l’intervention du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui m’a permis d’accéder aux dossiers de cinq victimes au sein des archives militaires », affirme-t-elle.

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Des œuvres culturelles pour dénoncer l’injustice

Pour que les victimes de Thiaroye ne tombent pas dans l’oubli, plusieurs manifestations ont été organisées en 2014, à l’occasion du 70ème anniversaire de leur massacre, en France comme au Sénégal.

Sur le plan culturel, de nombreuses œuvres ont été réalisées sur le massacre de Thiaroye. L’artiste sénégalais Ouza, qui a notamment écrit une chanson sur Thiaroye, a même été emprisonné à l’époque, pour avoir dénoncé le massacre. Le cinéaste sénégalais Ousmane Sembène a aussi évoqué cette sanglante histoire dans son long métrage, Camp de Thiaroye, qui a aussi eu un écho à l’international.

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5 juin 2020

Lionel Jospin veut-il poursuivre ce blog...

...en diffamation ?

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Du grand n'importe quoi ! Alors que tout Maisonsgoutte, et même une grande partie de la vallée de Villé, a lu mon message humoristique du 2 juin dernier, et a bien ri, voilà qu'une personne sortie de je ne sais où, signant son commentaire "JOSP", menace de poursuivre ce blog en justice ! alors qu'il n'a même pas le courage de signer de son nom !

J'ai moi-même cru un moment que c'était l'ancien premier ministre Lionel JOSPin qui voulait me faire une farce. Voilà en tous cas qui risque de bien faire rire les juges. Mais il est vrai aussi que tout le monde n'est pas obligé d'apprécier l'humour des autres.

Le message : "Monsieur BOEHLER, Merci de bien vouloir enlever de votre blog cet article accusateur et méprisant sorti de votre imaginaire sous peine de poursuites : poursuite pour diffamation,  droit à l'image non respecté. Bien cordialement."

Revenons aux choses sérieuses ! Les poursuites en matière de diffamation sont une chose très particulière. Et notre "pseudo, fourmi de Maisonsgoutte ?" devrait se renseigner sur le coût d'une telle procédure qui n'est pas négligeable pour le plaignant. Il pourrait demander conseil à l'ex-maire de Villé qui était devenu en son temps un expert en la matière. 

Allons, soyons beau joueur. Je vais supprimer le message en attendant que l'auteur anonyme du commentaire donne son identité et s'explique. 48 heures de délai devraient être suffisantes ! Ensuite je ne réponds plus de rien ! Je lancerai les plus fins limiers sur les traces de ce petit cachotier, et gare à lui s'il est retrouvé.

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Extrait des DNA du 1/6/2020 ! De "l'imaginaire

13 mars 2020

Lutte anti-terroriste au Sahel

Les Européens « mal coordonnés », selon un général américain 

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D’après le chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général Stephen Townsend, non seulement les opérations antijihadistes des Européens au Sahel ne sont ni suffisantes, mais ni assez coordonnées aussi, a-t-il souligné mardi, notant que les groupes jihadistes qui opèrent dans cette région visent davantage l’Europe que les Etats-Unis.

« Beaucoup d’aide (militaire) occidentale arrive dans cette région, de la part des Européens, des Français et des Européens avec le soutien des Etats-Unis. Je pense qu’elle est insuffisante et mal coordonnée », a déclaré le haut responsable militaire américain alors qu’il était questionné par les élus de la Chambre des représentants sur la revue de la posture américaine en Afrique actuellement menée au Pentagone.

Cette affirmation du général Townsend selon laquelle les jihadistes opérant dans cette zone étaient plus dangereux pour l’Europe que pour les Etats-Unis  intervient alors que les élus s’inquiétaient du risque pour les Etats-Unis d’un retrait militaire américain du Sahel. « Les problèmes issus de l’Afrique de l’Ouest se manifesteront en Europe avant de se manifester en Amérique », a-t-il affirmé.

Théâtre depuis 2012 d’une crise multiforme qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, le Mali reste en proie aux agissements des groupes jihadistes, aux tensions intercommunautaires, fomentées ou attisées par ces mêmes jihadistes, et aux trafics de toutes sortes ébranlant l’autorité de l’Etat, qui ne s’exerce que sur des parties du territoire. Les violences se sont propagées du nord au centre du pays et aux voisins du Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Selon l’ONU, Depuis 2016, le nombre de victimes des violences a été multiplié par cinq au Mali, Burkina et Niger pour atteindre environ 4.000 morts en 2019.

La France, mène une opération antijihadiste forte de 4.500 hommes au Sahel.  Elle s’est montrée particulièrement inquiète du réajustement annoncé des forces militaires américaines en Afrique bénéficie d’une aide logistique de Washington. (selon AFP Sahel)

11 février 2020

Le « Fake News » du mardi

Pour les émeutes sociales traditionnelles de fin d'année en France, les forces de l'ordre seront équipées cette année de gaz hilarant à la place du gaz lacrymogène habituellement utilisé.

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Comme indiqué par des sources du ministère de l’Intérieur, cette année, les forces de l’ordre françaises seront équipées, lors des émeutes sociales traditionnelles, de gaz hilarant au lieu de gaz lacrymogène. Le ministre de l’Intérieur Christophe « Pokerface » Castaner espère ainsi détendre l’ambiance lors des manifestations dont le déroulement était un peu crispé ces derniers temps.

Interrogé par Eurojournalist(e), le ministre de l’Intérieur a expliqué cette mesure : « Il s’agit d’améliorer un peu l’ambiance pour les touristes à Paris et dans les grandes villes françaises. L’année passée, les touristes étaient assez irrités par la violence des deux côtés. Mais pour maintenir l’image de marque du pays de Louis de Funès, Bourvil ou Fernandel, on se devait de présenter la France comme ce qu’elle est : un pays où on sait rire ! »

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, devenu célèbre dans le monde entier par le port élégant de casquette de police XXXL, applaudit cette mesure des deux mains. « Selon la direction du vent, mes garçons s’envoient en permanence ce gaz lacrymogène dans leur propres figures », a-t-il dit, « et pour les manifestants, c’est certainement une expérience largement plus positive de se faire tabasser et canarder par des policiers qui rient ».

Même l’Elysée a commenté cette mesure d’apaisement social. Dans un communiqué, Emmanuel Macron a fait savoir : « J’ai entendu mes compatriotes qui, à juste titre, réclament non seulement la justice sociale, mais aussi la fin de la morosité ambiante. L’Etat et les citoyens doivent retrouver le rire et le sourire. Je félicite notre ministre de l’Intérieur d’avoir pris cette mesure de sagesse qui vise à favoriser les échanges entre les forces de l’ordre et les manifestants dans la bonne humeur. »

Pour Nicolas Hulot, le Pape français de la protection de l’environnement, cette mesure fait beaucoup de sens. « Le gaz hilarant attaque moins la couche d’ozone que le gaz lacrymogène. En plus, il est légèrement moins cher et les économies ainsi réalisées permettront au gouvernement de planter 63 arbres le long de la Loire, ce qui contribue fortement à la protection de l’habitat naturel des oiseaux. En somme, cette mesure constitue une action louable en faveur de la biodiversité. »

Mais, comme il fallait s’y attendre, les contestataires ne sont toujours pas contents. Ainsi, l’un des innombrables porte-paroles des Gilets Jaunes, qui ne veut pas décliner son identité, a déclaré au nom du peuple français : « Il s’agit là encore une fois d’une mesure totalement anti-démocratique. Le peuple de France que je représente n’a pas été consulté. Il aurait fallu organiser un référendum sur la question et non pas imposer une telle mesure dictatoriale et arbitraire. Pour protester contre cette mesure néo-fasciste, nous n’allons pas renvoyer les bombes de gaz hilarant sur les forces de l’ordre. »

Décidément, il y en a qui ne sont jamais contents… (selon "Eurojournalists")

19 janvier 2020

La première commune labellisée terre de jeux est dans notre canton de Mutzig-Villé

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Le label « Terre de Jeux 2024 » distingue les collectivités qui s’engagent à changer le quotidien des gens grâce au sport et permettre au plus grand nombre de vivre l’aventure olympique et paralympique dès aujourd’hui. 

La liste des 500 communes qui ont déjà acquis le label a été présentée en novembre au salon des maires. La première d’entre elles, la commune bas-rhinoise de Bellefosse est une commune de montagne de 150 habitants . De nombreuses autres figurent dans cette première liste telles que Saint-Chelly-d’Apcher, Millau, Monistrol-sur-Loire ou Pontarlier. On y trouve aussi des stations telles que Tignes, Morzine, La Clusaz ou Font Romeu. Le choix très symbolique de Bellefosse n’en est que plus spectaculaire car il confirme que tous les territoires sont concernés et qu’aucun ne doit hésiter à se porter candidat.

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13 janvier 2020

12 janvier 1920 : France, souviens-toi

Le naufrage de "L’Afrique"

afriqueIl y a tout juste 100 ans, par une froide nuit de janvier, le paquebot "Afrique" coulait au large de Bordeaux dans une mer déchaînée. Parmi les quelques 600 passages, 192 tirailleurs sénégalais qui rentraient chez eux après avoir servi la France durant le premier conflit mondial. Il n'y eut en tout qu'une trentaine de survivants. Une tragédie injustement oubliée.

Il faut, cent ans plus tard, honorer la mémoire des 568 personnes qui périrent et des 192 tirailleurs sénégalais qui étaient à bord de ce paquebot et espéraient rentrer chez eux après avoir mené une guerre qui n’était pas la leur.

Les faits ne sont guère connus, absents des livres d’histoire, comme gommés de la mémoire dans un pays qui, pourtant, aime se raconter.

afrique1Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler, résumons. L’Afrique est un paquebot mixte de la Compagnie des chargeurs réunis (CCR). Pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale, il a assuré la liaison Bordeaux-Dakar. Décoré de la légion d’honneur le 20 janvier 1919, son capitaine est Antoine Le Dû, 43 ans, un homme aimé et expérimenté. Le 7 janvier 1920, le permis de navigation est renouvelé au paquebot après une série de réparations. A priori en état de prendre la mer, il largue les amarres deux jours plus tard, à 19 heures, et entame la descente de la Gironde depuis Bordeaux. À bord, un équipage de 135 hommes. Les blanchisseurs sont des « indigènes sujets français », tout comme les neuf « boys ».

afrique4Pour le reste des passagers, Roland Mornet avance un chiffre de 467 personnes. Le nombre de militaires blancs ayant embarqué pour rejoindre Saint-Louis du Sénégal, Brazzaville ou le Tchad est longtemps resté sujet à caution.

« La confusion est plus grande encore concernant les tirailleurs qui ne sont sénégalais que de nom, hors 34 à destination de Dakar, c’est à Conakry que doivent débarquer 72 autres, mais sont-ils tous pour autant Guinéens ? demande Mornet. Certains sont peut-être Maliens. 86 doivent être laissés au warf de Grand-Bassam devant Abidjan. Si vraisemblablement beaucoup sont ivoiriens, il peut s’y trouver des Voltaïques. Ces hommes ont combattu sur le front de Salonique et à Gallipoli, c’est la raison pour laquelle ils ont été démobilisés plus tardivement que leurs camarades ayant combattu sur le sol français, les redoutables nettoyeurs de tranchées, rescapés des tueries d’Argonne, d’Artois, de Verdun ou des Flandres… », écrit l’ancien capitaine.

Trente-quatre rescapés

afrique2Le temps est mauvais, les marins savent qu’au sortir du fleuve, ce sera pire. Le 10 janvier au matin, L’Afrique atteint la mer, déjà grosse. À 10 heures, le chef mécanicien demande au capitaine de ralentir l’allure en raison de la présence d’eau dans la chaufferie. Antoine Le Dû obtempère, tandis qu’on cherche l’origine de la fuite. Le temps forcit, les pompes fonctionnent jusqu’à ce que des résidus de combustion du charbon viennent boucher les tuyaux d’aspiration. Au soir du 10 janvier, le navire commence à donner de la bande. Vers minuit, le commandant décide de dérouter, mais virer de bord s’avère impossible par manque de vitesse.

Antoine Le Dû lance un appel au secours par télégraphie sans fil (TSF) le 11 janvier, à 7 heures du matin. Le Cèdre et La Victoire, deux remorqueurs basés à Rochefort, reçoivent l’ordre de se préparer, tandis que Le Ceylan, autre paquebot de la CCR, se déroute à 8 h 20 pour porter secours à L’Afrique.

Le paquebot, privé d’énergie électrique, dérive dans le noir. Le Ceylan, qui ne peut prendre le risque de toucher le plateau de Rochebonne, doit s’éloigner. Vers 22 heures, L’Afrique heurte le bateau-feu en acier indiquant le haut-fond. Une nouvelle voie d’eau s’ouvre dans sa coque. Peu après trois heures du matin, ce 12 janvier 1920, le navire pique de l’avant et sombre.

Le lendemain matin, le Ceylan récupère neuf membres d’équipage et treize Sénégalais sur un radeau. L’un d’eux, Mamadou N’Diaye, décédera peu après. Il n’y aura en tout que 34 rescapés.

Sacrifice imposé des soldats « indigènes »

afrique5Dans les journaux, une certaine émotion… qui s’estompe vite avec la victoire surprise de Paul Deschanel sur Georges Clemenceau à l’élection présidentielle. Bien entendu, une enquête est aussitôt diligentée auprès des survivants et des experts pour établir les causes du drame. Des demandes d’interpellation sont déposées à l’Assemblée nationale et mises à l’ordre du jour, le 18 mars 1920, débouchant sur de longs débats – en particulier sur la responsabilité de la CCR et sur celle de la société de classification Veritas.

Dans les années qui suivent, entre 1923 et 1930, la CCR sera plusieurs fois assignée en justice par les familles des passagers – définitivement déboutées en juillet 1931. Seules celles des membres d’équipage ont, vraisemblablement, été indemnisées. Le mystère entourant la première voie d’eau ne sera jamais élucidé. Pour Roland Mornet, elle serait le fait d’une épave « tueuse » non répertoriée de l’estuaire qui aurait percé la carène de L’Afrique. L’épave gît aujourd’hui par 45 mètres de fond au nord du plateau de Rochebonne. La France, ingrate, a oublié les passagers de L’Afrique et le sacrifice imposé de ses soldats « indigènes ». En mémoire du drame, la Côte d’Ivoire a émis un timbre, en 1990. Mornet a lui-même bataillé pour l’installation d’une stèle, aux Sables-d’Olonne, en mémoire des naufragés, où leur mémoire sera honorée les 11 et 12 janvier prochain. Il en existerait une autre dans le cimetière de Conakry, à la mémoire des tirailleurs.

Mémoire

Est-ce suffisant ? Non. Dans cette tragédie, le destin des tirailleurs sénégalais qui rentraient chez eux interroge un pan complexe de l’histoire de France, puissance coloniale qui s’accapara les richesses et les chairs d’un continent. Les héros africains qui disparurent en cette nuit de janvier 1920, tout comme les rares qui survécurent, ont des noms. Lai Sako, Gore N’Diaye, Birame Sassoune, Amadou Diop… et nous n’écrirons pas « etc » : nous attendons que la France, par la voix de son président peut-être, prononce officiellement leurs noms, à haute et intelligible voix. Nous avons une dette envers eux.

Interpellé en 2016 par l’association Mémoires & Partages, qui a réalisé la seule exposition sur le naufrage et lancé un « plaidoyer pour les tirailleurs naufragés », le président François Hollande avait transmis le dossier à Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire. Depuis, le silence est pesant et il n’y a plus de Secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire.

Le vivre-ensemble n’est pourtant possible qu’en retrouvant la mémoire de certains moments de notre passé. L’occasion se présente aujourd’hui, 100 ans plus tard. La France et les États africains ont en ce sens une obligation. Les 192 tirailleurs attendent depuis trop longtemps.

Karfa Sira Diallo, auteur, fondateur de "Mémoires & Partages" et Nicolas Michel, journaliste, romancier

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8 novembre 2019

Pour remplacer les facteurs grévistes, la direction embaucherait des coureurs kenyans

Extrait de la presse régionale du 7/11/2019 : Ce mercredi, les facteurs en grève à Villé ne se sont pas rendus sur le marché hebdomadaire comme ils l’avaient fait la semaine dernière pour faire signer une pétition demandant le maintien des neuf tournées dans la vallée. Ils ont choisi de rester devant le bureau de poste, le long de la route, au pied de la tonnelle qu’ils occupent de 8 heures à 16 heures depuis seize jours exactement. « Ça commence à être un peu fatigant, concède Olivia Dielaine, secrétaire de la section locale CGT FAPT 67. On se doutait qu’il faudrait tenir au moins une semaine mais seize jours… »

Cynthia, factrice depuis trois ans et demi, assure ne pas trouver les journées trop longues : « On est mieux ici que dans le stress du boulot », sourit la jeune femme. Réunis autour d’un feu, les grévistes se réchauffent et discutent régulièrement de leurs conditions de travail, qui ne cessent de se détériorer selon eux. La goutte d’eau qui les a poussés à se mobiliser, c’est la dernière réorganisation annoncée par la direction, marquée par la suppression d’une des neuf tournées dans la vallée.

« Certains doivent déjà rogner sur leur pause de midi voire y renoncer »

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« C’est la réorganisation de trop, s’énerve Christine, 31 ans de carrière à La Poste. Jusqu’en 2008, on était douze facteurs pour desservir les 18 communes de la vallée. Ils ont supprimé deux tournées cette année-là, puis une autre quelques années plus tard. Et là, une quatrième tournée disparaît. Cette suppression, c’est 45 minutes à une heure de travail en plus pour les autres. » « Certains doivent déjà rogner sur leur pause méridienne, voire y renoncer pour terminer à 16 heures et ils n’y arrivent pas toujours », souffle Olivia Dielaine. On peut comprendre la baisse du trafic, mais on ne demande pas la lune : on veut simplement travailler dans de bonnes conditions. » « On essaie de faire des efforts, et voilà la récompense », lâche Nicolas, 17 ans d’ancienneté.

Alors que les négociations semblent au point mort – « des propositions leur ont été faites mardi, mais ils ont décidé de reconduire leur mouvement », indique-t-on simplement à la direction, les grévistes disent pouvoir compter sur le soutien de la population locale : la pétition qu’ils font signer aurait recueilli près de 900 signatures, dont celles de plusieurs élus de la vallée.

Une distribution assurée par des marathoniens kenyans ?

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Jeanne, d’Urbeis, n’a pas hésité à la signer : « Je trouve ce qui leur arrive inadmissible. Quand je les vois distribuer le courrier, ils sont déjà en train de courir. Leur mettre toujours plus de pression, ça ne va pas ! » Croisé au marché, Hubert, d’Urbeis également, ne mâche pas ses mots. « Ils ont plus que raison de faire grève, ils sont maltraités par des c… de patrons. » Cet habitant dit leur avoir apporté des croissants en guise de soutien. Ce mercredi, une dame est venue déposer un kougelhopf sur la table bien garnie dressée sous la tonnelle.

Régulièrement salués par des coups de klaxon, les grévistes, confortés par ce soutien, n’entendent pas relâcher la pression. « Les sept qui sont en grève depuis le début sont toujours là », insistent-ils. Christine l’assure : « On restera jusqu’à ce que la direction nous entende ! » En attendant, la distribution du courrier continue d’être assurée par d’autres postiers venus parfois des Vosges ou de Nancy.

Premier commentaire : Avec la loi des "quotas pour l'immigration" prévue par le tandem Macron-Edouard Philippe, la Poste pourrait embaucher des athlètes-migrants kenyans ou éthiopiens... Dopage autorisé, aux frais des salariés... Face à ces sournoises menaces sur leur emploi, les grévistes reprendront-ils le travail ?

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