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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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4 décembre 2021

2022, année électorale, arrive ...

... le député Antoine Herth aussi !

Herth1Il fallait s'y attendre ! Antoine Herth refait surface et sort de son habituelle torpeur en envoyant aux habitants de sa circonscription un sympathique dépliant de six pages où il présente son bilan d'un mandat. Arrivé peu avant la St-Nicolas dans les boîtes aux lettres, son courrier est pourtant moins fourni en cadeaux que la hotte du patron des écoliers.

Je ne vais pas m'attarder sur la totalité de son chef d'oeuvre, mais en sortir quelques exploits "significatifs" : d'abord son positionnement politique ! Entièrement soumis aux macronistes, il n'a même pas réussi à obtenir le poste de ministre de l'agriculture qu'il convoitait en tant que paysan patenté du Ried. A force de jouer les moutons de Panurge, que pouvait-il espérer de plus ?

herth5Et malgré son beau paragraphe pour embellir sa position (voir ci-dessous), tout le monde a compris, et pour une majorité des habitants notre député est resté un illustre inconnu, même absent des manifestations dans notre vallée !

Herth_agirQuant à être l'homme de terrain qu'il prétend être, parlons-en ! Plus de la moitié des habitants de la vallée ne le connaît pas, même pas de nom !

Herth2Mais la plus grosse bévue concerne l''un des dossiers les plus importants, la RN 59. La seule fois où il a daigné rencontrer les dirigeants de l'association RN59Sécurité, il leur a proposé de le tenir informé car... il ne connaissait rien de cette affaire !

Pire ! il a eu une idée géniale il y a quelques années : retirer le tunnel Maurice Lemaire du GPS ! Idée si géniale que des camions mal dirigés se sont retrouvés à faire demi-tour dans les chemins viticoles sur les petites communes de Rodern et de Rorschwihr. Bravo Antoine, avant de te lancer  dans un nouveau mandat, prends des cours de géographie !

Herth3* NB : La RN59 a déjà été inaugurée trois fois et elle n'est toujours pas terminée. Avec les vins d'honneur, la viticulture alsacienne se porte bien ! Merci Tonio !

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27 novembre 2021

Autriche, Pays-Bas... vers une nouvelle vague de colère ?

Alors que l'Europe fait face à une nouvelle vague de Covid-19, plusieurs pays ont mis en place de nouvelles restrictions à l'origine de manifestations.

pays_basLa cinquième vague amènera-t-elle avec elle une vague de colère ? A l'approche de l'hiver, l'Europe est de nouveau l'épicentre de la pandémie de Covid-19. La circulation de plus en plus forte du virus oblige de nombreux pays à serrer la vis. En France, l'heure est à la "vigilance absolue", selon les mots du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, alors que le pays a dépassé le seuil des 20 000 cas quotidiens. Mais la forte couverture vaccinale (75% de Français totalement vaccinés) donne l'espoir de pouvoir traverser la cinquième vague sans saturation dans les hôpitaux. 

Ailleurs en Europe, il s'agit de réagir vite et fort dans plusieurs pays. Les Pays-Bas ont réintroduit la semaine dernière un confinement partiel. Le gouvernement néerlandais envisage aussi de restreindre l'accès aux lieux de restauration et de loisirs après une période de trois semaines aux seules personnes vaccinées ou guéries de la maladie. L'Autriche de son côté va confiner lundi l'ensemble de sa population et a opté pour la "vaccination obligatoire" à partir de février, une première dans l'Union européenne. Face à ces mesures radicales, la contestation monte. Et de l'autre côté de l'Atlantique, dans les Antilles françaises, des scènes de violence et de vandalisme se produisent aussi en Guadeloupe.

guadeloupe

  • Aux Pays-Bas, une manifestation dégénère

Les contaminations continuent de grimper sur le vieux Continent. Les Pays-Bas font notamment face à une flambée, avec plus de 21 000 nouvelles infections enregistrées vendredi. Le 12 novembre, des restrictions ont été annoncées, avec notamment le retour du confinement partiel. Les annonces ont déclenché des affrontements entre manifestants et policiers devant le ministère de la Justice à La Haye.  

La tension est encore montée d'un cran dernièrement. Des tirs de la police néerlandaise ont fait plusieurs blessés vendredi dans la ville portuaire de Rotterdam. Les émeutiers qui protestaient contre les restrictions ont incendié une voiture de police, lancé des pierres et déclenché des feux d'artifice. La police anti-émeute a repoussé les manifestants en déployant notamment un canon à eau. 

Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et au moins sept personnes ont été blessées. "Des coups de semonce ont été tirés à plusieurs reprises. À un moment donné, la situation est devenue si dangereuse que les agents se sont sentis obligés de tirer sur des cibles", a indiqué la police. Le maire de Rotterdam Ahmed Aboutaleb a qualifié les incidents d'"orgie de violence". 

Face à une situation "très grave", les autorités locales ont interdit les rassemblements dans la zone pour éviter de futurs débordements. Ce samedi, plusieurs milliers de personnes sont attendues à des manifestations prévues à Amsterdam et dans la ville méridionale de Breda, selon les médias locaux. Pour rappel, des  émeutes avaient déjà éclaté en janvier  dernier pour protester contre la mise en place d'un couvre-feu.  

  • Manifestation contre le confinement en Autriche

Ailleurs sur le Vieux Continent, des mesures radicales sont prises pour freiner la progression du virus. L'Autriche va ainsi confiner dès lundi l'ensemble de sa population et a décidé de rendre la "vaccination obligatoire" à partir de février, une première dans l'Union européenne. Il faut "regarder la réalité en face", a déclaré le chancelier conservateur Alexander Schallenberg lors d'une conférence de presse, après des discussions avec l'ensemble des gouverneurs de régions.  

Lundi dernier, le pays avait opté pour un confinement des non-vaccinés. La mesure est donc étendue aux 8,9 millions d'habitants jusqu'au 13 décembre. Le chancelier a expliqué être conscient qu'on demandait "énormément" aux vaccinés, "parce que trop de gens n'ont pas fait preuve de solidarité". "Nous avons trop de forces politiques dans ce pays qui s'opposent avec véhémence" à la vaccination, a lancé le chancelier, dénonçant un "attentat contre notre système de santé".  

Ce samedi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés à Vienne pour protester contre ces mesures. La manifestation était organisée à l'appel du parti d'extrême droite FPÖ, même si son chef Herbert Kickl, testé positif au coronavirus, était absent. La foule, réunie au coeur de la capitale autrichienne à deux pas de la chancellerie, agitait des banderoles dénonçant "la corona-dictature" ou encore disant "non à la division de la société". 

  • La question de l'acceptabilité

Reste à savoir si des manifestations similaires pourraient se produire dans d'autres pays européens. En effet, de plus en plus optent pour des restrictions. Les Etats régionaux allemands de Bavière et de Saxe, faisant face à une forte reprise épidémique, ont par exemple annoncé vendredi l'annulation de tous les marchés de Noël (une institution dans le pays), en plus d'autres restrictions. Le Land de Saxe, dans l'est du pays, a entre autres interdit aux personnes non-vaccinées l'accès aux magasins non essentiels et aux salons de coiffure. 

La situation est déjà explosive dans les Antilles françaises, en Guadeloupe. La mobilisation contre le passe sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants, lancée cette semaine par un collectif d'organisations syndicales et citoyennes, a conduit à des scènes de violence. Quatre immeubles de Pointe-à-Pitre, le chef-lieu, sont partis en fumée, selon les pompiers, et les manifestants ont affronté la police à coups de pierres ou de tirs de mortier. "Compte tenu des mouvements sociaux en cours dans le département et des actes de vandalisme", le préfet a annoncé vendredi l'instauration d'un couvre-feu immédiat entre 18 heures et 5 heures, et ce jusqu'à mardi.  

En France métropolitaine, le gouvernement le répète, aucun confinement n'est prévu à l'heure actuelle, et la forte couverture vaccinale donne l'espoir de pouvoir traverser la vague épidémique sans saturation dans les hôpitaux. Mais ces questions sur les tensions et la contestation face aux restrictions ne sont pas nouvelles.  

Début janvier, alors qu'un troisième confinement était de plus en plus évoqué face à la hausse des cas, le pouvoir s'inquiétait des appels de plus en plus nombreux à ne pas respecter les restrictions. "On est sur un terrain glissant. Le risque en refermant le pays, c'est la désobéissance civile de certains", estimait alors Christophe Castaner, patron des députés LREM, selon Le Parisien.  

"Tout mouvement social accouche d'une génération dite 'radicale' et d'une avant-garde violente", soulignait à cette période auprès de L'Express Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers. "Les mouvements se déclenchent en fonction de deux critères : le manque de confiance et la lassitude - l'énervement, l'agacement, le pourrissement". 

Selon lui, les scènes d'émeute que l'on observait déjà aux Pays-Bas était possibles en France, "pays des Grandes Jacqueries depuis 1358 et qui en fait régulièrement une tous les 10/20 ans peut parfaitement être en situation de rébellion ; mais cette rébellion n'est possible que du fait de l'incohérence de la communication", expliquait-il. (selon L'Express)

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7 juin 2021

Charles Sitzenstuhl : à tomber de sa chaise

Les transports dans le Centre-Alsace vus par le candidat !

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Décidément, on aura tout vu ! Des candidats qui veulent réguler les transports dans nos vallées, c'est pourtant du déjà vu, même pour l'efficacité. La presse locale a rendu compte récemment du programme du candidat Sitzensuhl, soutenu par Bierry, dans ce domaine !!! Et même sans jeu de mots c'est à tomber à la renverse.

Tout d'abord, nous lisons à propos de ce charmant sélestadien (qui ne sait pas situer nos vallées sur une carte ?) : "Pour celui qui aspire à prendre le relais de Marcel Bauer à la CEA, la RD424 sera « le sujet de la décennie, la RN59 étant celui de la décennie précédente »." Déjà le brave Marcel, dit "Sella" ne savait trop que dire à ce sujet, mais alors celui-là, il affabule : la RN59 sujet de la dernière décennie ! Il rêve : le débat de la RN59 est engagé sans avancée significative, mis à part quelques travaux ayant provoqué un réveil de querelles entre maires de Sélestat et de Châtenois, depuis 1965, puis relancé en 1976, puis encore en 1991, puis en 1998, puis plus rien. Il aurait dû dire "sujet du dernier siècle". Et à ce rythme, peut-être l'aménagement sera-t-il terminé vers 2099, en un temps où l'homme aura déjà marché et construit des routes sur la planète Mars.

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Autre farce avancée par nos vaillants candidats amenant le lecteur des vallées à tomber à la renverse : "D’autre part, Catherine Greigert et Charles Sitzenstuhl militeront – avec Frédéric Bierry, candidat à Mutzig – pour la réouverture de la ligne ferroviaire entre Lièpvre, La Vancelle, Châtenois et Sélestat « utilisée pour le fret jusqu’à il y a 4-5 ans. C’est un projet typique qui concerne communes, intercommunalités, entreprises, où les élus de la CEA doivent être les coordonnateurs », conclut l’élu sélestadien." Mais où ces trains vont-ils s'arrêter pour permettre aux voyageurs de monter ou descendre, ou même d'acheter leur billet, sachant que la SNCF a vendu il y a bien longtemps les anciennes gares ? Va-t-on en construire des nouvelles du côté du Hahnenberg, du Frankenbourg... et peut-être même du Schaentzel ?

Espérons que ces braves candidats viendront s'expliquer à des réunions publiques (malgré le covide ?), car certains citoyens des vallées sont intéressés par connaître leurs arguments. Mais au fait, ces deux routes seront-elles inscrites au contrat de plan qui débute fin 2021 ? Rappelons que la RN59 est inscrite à ce genre de contrat, qui vaut autant que certaines promesses électorales, depuis 1999.

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1 avril 2020

Villé : un recours au tribunal administratif

Les élections municipales risquent-elles d'être à recommencer ?

mozzi8Décidément, à Villé rien ne va plus ! Alors qu'on espérait que l'ancien maire pourrait bénéficier d'un régime spécial d'une retraite peut-être même bien méritée, le voilà encore en poste. Espérons quand même que ce ne sera pas pour l'éternité.

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Il semblerait finalement que c'est le tribunal administratif qui sera amené à régler l'affaire à la requête de l'ancienne première adjointe Frédérique Mozziconacci, et encore toujours conseillère départementale du Bas-Rhin alors même qu'elle a élu domicile dans un petit village de l'Ariège.

En effet, toujours citoyenne de Villé, elle aurait rassemblé une liste de 19 candidats et l'aurait même fait parvenir à temps aux autorités. Mais ses bulletins de vote ne sont jamais apparus au bureau de vote. Allez savoir pourquoi !

Bien sûr, sur sa liste figuraient des candidats peu connus à Villé, n'habitant pas la commune, mais y étant éligibles du fait qu'ils paient des impôts locaux. On trouvait ainsi sur la liste un guadeloupéen, deux martiniquais, une réunionaise, un corse, un mahorais et deux tahitiennes, tous de nationalité française et propriétaires fonciers au bourg-centre. Il y a donc de fortes chances que d'ici quelque temps les villois doivent retourner aux urnes après l'invalidation des élections du 15 mars dernier par le tribunal administratif. Et une liste si exotique attirera forcément de nombreuses voix villoises.

Ci-dessous les photos des deux personnes qui étaient prévues comme adjoints en cas de victoire de Frédérique Mozziconacci :

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5 février 2020

Football africain : ces faux intermédiaires sportifs, vrais esclavagistes

En Côte d’Ivoire, de nombreux jeunes rêvent d’un destin de footballeur professionnel dans des clubs côtés d’Europe. Cette quête conduit bon nombre à transiter par l’Afrique du Nord, la Tunisie notamment. Pour atteindre cet objectif, les joueurs ont recours à des intermédiaires. Des personnes supposées mieux informées, ayant de bons contacts pour les aider à réaliser leur rêve.  Mais dans bien des cas, le rêve se transforme très vite en cauchemar.

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Ange T*, footballeur ivoirien évoluant en Tunisie depuis quelques années connait bien le sujet. Il recueille souvent, chez lui à Tunis, des Ivoiriens en détresse. Ils sont des jeunes qui atterrissent d’Abidjan dans l’espoir de signer pour un club de football. Puis, très vite, se rendent compte qu’ils ont été dupés.

« Mon propre ami d’enfance s’est laissé embourber. Heureusement qu’il a pu signer dans mon club. Nous sommes toujours ensemble aujourd’hui. A l’époque je ne vivais pas seul et je n’avais pas encore signé dans un club. Je lui parlais des réalités d’ici. Mais, incrédule, il est venu en Tunisie. C’est sur les réseaux sociaux que j’ai su qu’il est là. Après une certaine période, il me téléphone effectivement. Et dit attendre de signer dans un club qui doit le recruter. Cela m’a tout de suite paru suspect. En principe, si on doit signer en venant d’Abidjan, on n’attend pas. D’Abidjan, on doit se retrouver automatiquement dans le club. En plus, ce n’était pas une période de test. Ce n’était pas le mercato », se souvient Ange T.

Les soupçons se confirment. L’ami d’enfance se retrouve parqué dans un studio avec d’autres jeunes à la merci d’un faux intermédiaire sportif.  Ce dernier garde même par devers lui, l’argent de poche de « ses protégés ». Ange T ne se souvient plus de la somme exacte. Mais il affirme que le faux manager dévalise les joueurs.  Il est vu comme un tuteur. Et ce qu’il demande est exécuté

Des travaux pénibles pour survivre

Le manager fait croire à ces footballeurs que le club les intégrera, mais dans quelques mois.  Il leur dit de patienterSans argent, comment vont-ils survivre ?

« Il leur a donc dit de travailler en attendant pour avoir de l’argent. Or, ici, ce sont des travaux pénibles. Quand on travaille, on ne peut pas jouer au football. Ce sont des travaux qui donnent des courbatures. Et qui affaiblissent.  Les managers fuient et laissent les joueurs à leur sort.  Ceux qui ne fuient pas vous obligent à travailler dur. On retrouve alors des joueurs ivoiriens dans la maçonnerie et ils sont moins payés qu’un maçon en Côte d’Ivoire. Quand ils commencent ce travail, ils perdent leurs compétences en football car il est difficile de s’entraîner et travailler dur en même temps. Ceux qui s’en sortent ne sont pas nombreux ».

Avec Ange T., l’on apprend que ce phénomène est récurrent. Même si des statistiques ne sont pas disponibles. Ces prétendus intermédiaires sportifs ou encore managers de joueurs, on les retrouve en Tunisie, dans diverses communautés. Qu’il s’agisse de tunisiens ou de sub-sahariens. L’imposture prend différentes formes. Certains envoient les joueurs de la Côte d’Ivoire et les logent. Ils réservent l’appartement juste pour dix jours à l’insu du joueur.  Ce dernier croit être logé pour un bon moment.  Après dix jours, le bailleur réclame le paiement du loyer au jeune footballeur. Et à ce moment, le manager a déjà changé de numéro de téléphone. Les menaces pleuvent sur le seul joueur. L’infortuné est obligé d’appeler des connaissances en Tunisie ou encore sa famille restée en Côte d’Ivoire pour envoyer de l’argent. Ou encore, il travaille pour compenser le loyer. C’est le début de l’engrenage.

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L’Aouina et L’Ariana, ces quartiers cités

L’Aouina et l’Ariana sont les deux quartiers le plus cités comme hébergeant ce phénomène. Ces deux quartiers sont réputés peuplés, de plus de sub-sahariens dont la plupart des jeunes, y sont venus en principe dans l’optique de signer avec un club de football.  En réalité, ils n’ont généralement aucun contrat. Certains n’ont ni joué au football sur place, ni passé de test depuis. La stratégie des esclavagistes inclue les réseaux sociaux. Lorsqu’un jeune joueur de peau noire signe un contrat, ils se prennent en photo avec lui et publient ces images sur les réseaux sociaux. Même quand il ne s’agit pas de joueurs qu’ils encadrent, de quoi   tromper la vigilance de leur cible.

Le joueur en plein de rêve, resté en Côte d’Ivoire ignore tout de cette supercherie.  Aidé par sa famille, il peut envoyer de l’argent à l’un de ces prétendus intermédiaires, dans l’espoir de se faire recruter dans un club. Parfois, ces faux managers, prennent des sommes allant de 1000 à 3000 euros pour un test. Soit entre 650 mille et 1,950 million de F CFA.  « Ce qui n’est pas juste.  Ils sont sans pitié », commente Ange T.

« En principe, on ne devrait pas donner de l’argent à un manager pour passer de test de recrutement », confie Ange T. « Si un club veut un joueur, c’est le club qui met tout en œuvre pour avoir le joueur. Donc, le club paie le billet d’avion, le séjour du joueur etc. le club adresse un courrier à la fédération s’il s’agit d’un joueur professionnel évoluant dans un club. En aucune façon, un joueur qui est convoqué par un club pour faire un test, doit payer de l’argent. Au contraire. Donc, quand vous avez affaire à une personne qui vous demande de l’argent pour aller faire un test, vous devez vous en méfier. C’est à 99% une arnaque », met-il en garde.

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Un secteur verrouillé à double tour

En plus, en Tunisie, il est difficile pour un non national d’accéder au championnat. Il n’est par exemple pas permis aux étrangers de jouer en deuxième ou en troisième division. En tant que joueur étranger, vous pouvez jouer uniquement en première. Or, de leur côté, les clubs de la première division sont soumis à un quota de recrutement. C’est peu dire à quel point le secteur du foot est verrouillé dans ce pays. Une information généralement méconnue des joueurs à qui, des faux-monnayeurs promettent monts et merveilles.

Le premier jour déjà, à l’aéroport, le malheureux joueur subit des tracasseries. On sait bien qu’il est venu du pays avec de l’argent. Le faux manager se fait accompagner d’un tunisien pour aller le chercher à sa descente d’avion. Le Tunisien lui est présenté comme un président de club. Ou encore une personne introduite dans les grands clubs du monde. L’objectif est de vous mettre en confiance pour mieux vous escroquer. « Quand le joueur ivoirien voit une personne de race blanche, il mord à l’hameçon. Mais ce sera la seule fois pour lui de voir ce Tunisien, dit président de club. Il ne vous donnera pas son contact », affirme Ange T.

Depuis janvier 2018 jusqu’à décembre 2019, Terre d’Asile Tunisie (TAT), section tunisienne de France terre d’asile a reçu 16 personnes dont 5 mineurs non accompagnés.  Ils avaient entre 14 et 33 ans et tous étaient de nationalité ivoirienne. « Nous accueillons depuis 2014 dans notre permanence d’aide sociale et juridique des migrants de jeunes ivoiriens footballeurs qui sont venus en Tunisie grâce à un intermédiaire dans le but de jouer au football. Ils sont victimes de réseaux d’escroquerie et se retrouvent démunis, en situation irrégulière et bloqués en Tunisie, et viennent donc faire appel à nous pour les aider », indique pour sa part, Wiem Bouhdid, la coordinatrice du pôle protection de Terre d’Asile Tunisie.

« Nous apportons une assistance sociale et juridique à ces jeunes qui nous demandent de l’aide en matière d’hébergement, de régularisation de leur séjour, d’exonération des pénalités ou encore d’aide au retour volontaire ou d’accès aux soins », précise-t-elle.

Par exemple, en 2019, Terre d’Asile Tunisie (TAT) a reçu 3 footballeurs mineurs non accompagnés, arnaqués et esseulés sur le territoire tunisien. Ils ont sollicité TAT pour une assistance d’hébergement et d’aide financière. « Après l’entretien et la détection de leurs besoins, nous les avons signalés au Délégué à la Protection de l’Enfance puis accompagné durant toute la procédure avec le Juge des Enfants. Le Délégué à la Protection de l’Enfance nous a confié l’autorisation de les héberger dans un centre d’encadrement et d’orientation sociale (centres d’hébergement étatique).  Comme ils souhaitent bénéficier de l’aide au retour volontaire, nous les avons orientés vers l’OIM. Ils sont également accompagnés pour l’accès aux soins et la délivrance de kits hygiène », témoigne la coordinatrice du pôle protection de TAT.

Terre d’Asile Tunisie alerte depuis 2016 sur ce phénomène, notamment via ses études comme « Portraits de migrants ».  Ce qui permet de mettre en lumière la situation irrégulière de ces footballeurs et attire l’attention.

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 Le combat contre le phénomène

Retour en Côte d’Ivoire avec M. N’DRI Hervé, président de l’ONG LISAD, une organisation spécialisée dans la lutte contre l’immigration illégale. Il a fait de la lutte contre la traite des footballeurs un sujet majeur pour son organisation. Selon lui, « l’une des difficultés majeures au retour en Côte d’Ivoire, une fois que le jeune est sur le sol tunisien et qu’on s’aperçoit qu’en réalité il s’agit d’une escroquerie, c’est cette affaire de pénalité qui existe en Tunisie ». Et il explique, « comme vous le savez, entre la Côte d’Ivoire et la Tunisie, il n’y a pas de visa. C’est une bonne chose. Mais c’est aussi une facilité utilisée par ses faussaires.

En tant qu’ivoirien, quand on va en Tunisie, on a quatre-vingt-dix jours avant d’avoir besoin de titre de séjour. Donc, ces soi-disant agents de joueur, envoient les jeunes et disparaissent au bout de quelques jours. Les problèmes commencent lorsque la période où tu peux rester sans titre de séjour passe. Parfois, il y en a même qui ne savent pas qu’ils sont en situation irrégulière. Ils se retrouvent donc avec plusieurs mois de pénalité à payer. Quand ils finissent par approcher les ONG, on se rend compte qu’ils sont là depuis un long moment et pour quitter le pays, il faut d’abord payer les pénalités à l’Etat tunisien, qui peuvent monter jusqu’à 3000 dinars (650 000 F CFA) ».

Pour lutter contre le phénomène, son ONG mise sur la sensibilisation et l’information, « parce que le sujet est un peu délicat. Vous avez des parents qui sont prêts à tout pour voir leur enfant devenir footballeur professionnel. Donc parfois, il faut donner la bonne information à ces parents. Vous en avez qui, même en ayant l’information, sont disposés à le faire parce que disent-ils, chacun à sa chance. Ce n’est pas parce que c’est arrivé à un tel enfant, que ça va arriver à leur enfant aussi. Ceux-là, il faut beaucoup de sensibilisation. Et c’est ce que nous faisons au quotidien depuis que nous existons ».

Il annonce même des sensibilisations dans des clubs de football de quartier, surtout dans la commune de Yopougon, la plus grande de la capitale ivoirienne. « Le phénomène existe », affirme de son côté Bakayoko Ahmed de l’ONG ivoirienne SOS exclusion. Il est le   chargé de mission du projet Renforcement des capacités des organisations de la société civile pour mieux lutter contre la traite des êtres humains en Afrique dénommé projet Recolteha. «Nombreux jeunes footballeurs qui partent à qui on promet des lendemains meilleurs se retrouvent potentielles victimes de traite. Nous avons pris à bras le corps ce phénomène en sensibilisant et en renforçant les capacités des organisations de la société civile et des médias. Pour mieux lutter contre le phénomène, il faut le connaitre », prévient M. Bakayoko. SOS Exclusion a édité une brochure adaptée aux réalités ivoiriennes afin de sensibiliser davantage l’opinion.

Dans les cercles des intermédiaires à Abidjan, le sujet est connu. Mais en parler ouvertement ? La loi du silence semble prévaloir.  Tout en confirmant le trafic puis la traite de jeunes footballeurs de la Côte d’Ivoire vers la Tunisie, un intermédiaire sportif interrogé requiert l’anonymat. « Il y a de mauvaises graines dans tous les domaines. C’est bien dommage », regrette-t-il, mais l’en dira pas plus.

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La nouvelle directive FIFA pointée du doigt

Approuvé par le comité exécutif de la FIFA  le 21 mars 2014 et entré en vigueur depuis le 1er avril 2015, le nouveau règlement sur la collaboration avec les intermédiaires semble être un facteur facilitant le phénomène de faux intermédiaire sportif. Des spécialistes du milieu travaillant à la ligue professionnelle de football, qui indiquent ne pas parler au nom de la ligue mais à titre personnel, dénoncent la directive. « Ce règlement de la FIFA a eu une conséquence négative sur le fonctionnement de cette activité. Avant 2015, pour être agent de joueur, il y avait un concours. C’est à l’issu de ce concours que ceux qui sont reçus obtiennent une licence qui leur permet d’exercer. Maintenant, la FIFA dit tout le monde peut être intermédiaire. Il faut juste faire une déclaration auprès de la fédération. Une déclaration qui n’est même pas obligatoire. Ensuite vous pouvez exercer sans aucun problème. La fédération a donc arrêté d’organiser le concours. Aujourd’hui on ne sait plus exactement combien d’intermédiaire sportif existe en Côte d’Ivoire », grogne-t-on. Néanmoins, la liste des agents de joueur ayant une licence auprès de la fédération est disponible sur son site internet. Selon cette liste disponible sur le site de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), l’on compte 36 agents de joueur agrées auprès de la fédération ivoirienne de football. « Attention, cela ne veut pas dire que ceux qui ne figurent pas sur cette liste ne sont pas des agents. Si c’était avant 2014, oui. Mais maintenant, non » ; insiste ces deux connaisseurs du milieu.

Des autorités sportives dépassées par les événements

« Pour nous, cette question dépasse la question du football. Il s’agit d’un sujet de société. Quand une personne convainc un père de famille ou un enfant qu’il peut l’envoyer à l’étranger pour qu’il devienne footballeur professionnel. Et qu’ensuite ces personnes font leur passeport, et se retrouvent à l’aéroport pour prendre un vol direction la Tunisie par exemple, c’est un voyageur comme un autre. Nous ne pouvons intervenir que quand nous sommes informés », note un responsable de la Fédération Ivoirienne de Football.

Il poursuit « Et là encore, même si la fédération est informée et que les personnes, c’est-à-dire, les parents disent qu’ils sont d’accord pour que leur enfant parte faire un test en Tunisie, que peut-on faire en réalité ? » Une question rhétorique à laquelle il répond froidement : « absolument rien. La loi est claire, le règlement FIFA est simple ». Il se tait un instant puis enchaîne, « ce n’est pas comme si on ne le sait pas. Il y a des bruits qui courent et nous sommes témoins directs des conséquences. J’ai personnellement contribué à l’achat du billet d’avion d’un jeune pour qu’il regagne Abidjan. Et, au-delà de la Tunisie, il y a de nombreux jeunes dans cette même situation en Europe, notamment en France. Ceux que j’ai rencontré lors d’un passage en tant que reporter sportif et qui sont venus me voir pour leur trouver des contacts, parce que je connais le milieu du football, dorment sous les ponts la nuit et la journée, au milieu de deux entraînements, font de petits boulots pour survivre. C’est dramatique mais, c’est la réalité, on n’y peut grand-chose. La FIFA a ouvert une vanne, et bien entendu, cela a sans doute permis de résoudre des problèmes. Mais elle en a créé bien d’autre, surtout dans les pays comme chez nous. Et, c’est peut-être dur à entendre, c’est même à contre cœur que je le dis, mais on n’y peut rien en tant que ligue de football ou fédération, ça nous dépasse et je ne suis pas fiers de le dire. C’est un phénomène qui échappe complètement à notre contrôle en tant qu’autorité sportive ».

Il explique néanmoins « les précautions drastiques » que prend la fédération lorsqu’elle est saisie, « en revanche quand un club nous écrit ou nous sollicite pour avoir l’accord de la fédération parce qu’un club en Europe ou ailleurs veut un de ses joueurs, la fédération prend toutes les garanties possibles. On demande même au club demandeur d’envoyer le courrier par la poste ou par DHL donc le courrier physique d’invitation. C’est après toutes ces vérifications que la fédération donne la lettre de sortir et transmet un courrier à l’ambassade du pays en question en Côte d’Ivoire, pour que le visa soit facilement accordé parce qu’il y a une collaboration dans ce sens. Mais quand c’est en dehors du cadre normal, ce n’est plus une affaire de football. Ceux sont des voyageurs lambda qui vont en voyage. Et là, ce n’est pas le boulot de la fédération mais d’autres services de l’administration », se désengage l’interlocuteur.

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 Les actions du comité de lutte contre la traite des personnes

Au Comité national de lutte contre la traite des personnes, la réponse est plutôt globale.  « La question de la traite des ivoiriens en Tunisie est abordée de façon globale mais pas en particulier pour les jeunes du football. Elle est abordée pour tous ces jeunes qui sont en transit en Tunisie pour traverser la méditerranée.  Et ceux qui y vont pour un bien-être.  Ceux qui y sont bloqués et deviennent des victimes de traite », précise   Mme Yapo, secrétaire exécutive du comité.

La Côte d’Ivoire est partie prenante d’engagements internationaux contre la traite des personnes.  Un plan d’actions est mis en place contre le fléau. Dans cette dynamique, le Comité national dont Mme Yapo assure le secrétariat exécutif, a scellé un partenariat avec sa jumelle tunisienne, appelée l’Instance Nationale de Lutte Contre la Traite des Personnes. « Quand l’instance tunisienne réussit à identifier la personne, elle est d’office exonérée de pénalités. Quand la victime décide de rentrer, l’OIM qui est notre partenaire technique se charge de faciliter le retour de la personne. Vous verrez que des retours de migrants en Côte d’Ivoire sont organisés assez souvent. Ils viennent, de la Tunisie, du Maroc etc. Pour la dignité humaine, on ne divulgue pas certaines informations car c’est une situation dégradante ». Par ailleurs, les victimes, une fois rentrées, sont priées de porter plainte contre leurs exploiteurs pour réparation. En effet, l’une des missions de l’Unité de lutte contre la criminalité transfrontalière (UCT) est la répression.

Malgré ces actions, les esclavagistes continuent de duper. Ils sont difficiles à appréhender parce qu’ils opèrent avec une certaine habilité. Plusieurs rêves d’évoluer dans le haut niveau du football se voient ainsi brisés.  La vigilance est donc requise. Par ailleurs, il est souhaitable que la FIFA assainisse le milieu des intermédiaires, véritable passoire du trafic et de la traite de footballeurs.

Nesmon De Laure  et Traoré Bakary, journalistes pour "Eburnie today"

NB : Ange T* : nom d’emprunt

(Investigation réalisée avec l’appui de France Terre d’Asile dans le cadre du projet Recolteha)

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25 octobre 2019

Neuf pays appellent à la fermeture des marchés d’ivoire

Neuf pays – notamment africains – demandent à l’Europe de fermer son marché intérieur d’ivoire pour mieux protéger les éléphants. Ces pays estiment que même vendu de manière légale, le négoce de l’ivoire reste un danger pour les éléphants dont le nombre ne fait que baisser au fil des années.

elephants_701x430La population d’éléphants est passée de plusieurs millions au début du XXe siècle à environ 400.000 en 2015 sur le continent africain, décimée par le braconnage. « 60% des décès d’éléphants constatés sont dus au braconnage », selon la WWF. En théorie, seuls les objets en ivoire datant d’avant 1947 peuvent être commercialisés librement dans l’UE, force est de constater. Entre 1947 et 1990, il faut un certificat pour les objets travaillés. Cependant en 2018, une étude réalisée par l’ONG Avaaz et l’université d’Oxford sur des pièces en ivoire montrait qu’un cinquième était issu d’éléphants tués après l’interdiction mondiale du commerce d’ivoire en 1989.

Pour protéger le plus grand mammifère terrestre, le commerce international de l’ivoire est interdit depuis 1989, à l’exception de très rares dérogations. Pour le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Gabon, le Kenya, le Libéria, le Niger, le Nigeria et la Syrie, ces rares dérogations ne militent pas en faveur de la protection des éléphants. C’est la raison pour laquelle ils demandent la fermeture des marchés intérieurs. C’est déjà le cas en Chine et aux Etats-Unis. Les USA ont fermé en 2016 leur marché intérieur d’ivoire, à part quelques exceptions, suivis en 2017 par la Chine.

En dehors de ces deux grands marchés, d’autres régions et pays du monde autorisent toujours la vente d’ivoire, comme le Japon et l’Union européenne. Afin de fermer le marché intérieur d’ivoire au sein de l’Union Européenne, des ONG et la France mènent un plaidoyer. Les neuf pays demandent à la CITES « d’appeler en urgence à la fermeture de tous les marchés intérieurs de l’ivoire restants ». Mais la CITES, (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) n’a pas voulu trancher. La CITES fixe les règles du commerce international de plus de 35.000 espèces de faune et de flore sauvages.

La question de la fermeture du marché intérieur européen de l’ivoire était à l’ordre du jour mercredi lors de la conférence de l’ONU sur les espèces menacées. La rencontre se tient depuis samedi et jusqu’au 28 août à Genève, en Suisse. Pour les pays qui militent en faveur de la fermeture totale des marché intérieur « le maintien d’un marché de l’ivoire crée des opportunités de blanchiment d’ivoire illégalement acquis, pose des problèmes de suivi et d’application et compromet les interdictions dans d’autres pays en fournissant un débouché alternatif aux fournisseurs et trafiquants ».

Afin de les pousser à fermer leurs marchés intérieurs d’ivoire, une coalition de 17 ONG, a lancé une campagne pour faire pression sur l'UE et le Japon.

Anderson Diédri (Eburnie today)

17 octobre 2019

Disparition inquiétante à Villé : un appel à une battue citoyenne !

On croyait notre conseillère départementale partie dans les Pyrénées ariégeoises, voilà qu'on apprend qu'elle serait cachée quelque part dans la vallée.

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Elle aurait même participé aux travaux de la dernière commission permanente du Conseil Départemental, qui s'est tenue le 30 septembre à Strasbourg, comme l'atteste dans sa présentation photographique incroyablement hypocrite "La lettre du Canton de Mutzig" (en attente de distribution dans les vallées ?). Voir la lettre du canton publiée plus bas.

Selon le site "Ulule", elle serait même prête à relancer son projet de "poneys pour handicapés", vieux de quatre ans.

Non, non, vous avez bien lu, cette réunion ne s'est pas tenue à Foix dans l'Ariège, mais bien à Strasbourg dans le Bas-Rhin. Aux dernières nouvelles pourtant, la présence de notre conseillère le 30 septembre n'est pas confirmée. Comme le prouve l'extrait du PV à cette date, elle se serait même excusée de son absence (on ne connaît pas le moyen par lequel le billet d'excuse est parvenu de l'Ariège à Strasbourg) : 

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Il nous semble évident que notre conseillère départementale, qui n'apparaît plus depuis près d'un an à aucune manifestation officielle dans le canton, doit se cacher ou avoir été  enlevée et retenue quelque part. Il est donc grand temps de la retrouver et de lui venir en aide. Une battue citoyenne dans la forêt du Klosterwald (la plus proche de son domicile) devrait être organisée prochainement par la mairie de Villé.

Au détour d'une page facebook, ce cher président Fredo nous apprend qu'elle est malade. L'organisation des secours devient donc urgente.

 Il semble d'ailleurs très probable qu'elle soit dans ce secteur villois, puisqu'à la réunion du conseil municipal du bourg-centre le 15 octobre, sa voisine, également conseillère, a présenté elle aussi une procuration de sa part. Lui aurait--elle été glissée discrètement et nuitamment sous la porte ? Mystère.

Par la suite, il faudrait inviter tous les maires de la vallée pour qu'ils demandent à leurs concitoyens de ratisser toutes les autres forêts, notamment celles du massif du Champ du Feu où elle avait l'habitude de se rendre en navette. Dans ce cas, il s'agirait de visiter tous les abris et cabanons vides du secteur.

Une chance existe encore de la retrouver vivante.

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Pour information, ci-dessous l'intégralité de la "Lettre du Canton" qui devrait prochainement être distribué à tous les habitants du canton :

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  • Bientôt sur ce blog : l'avenir de l'ancienne maison de retraite : qui paie la dépollution et les réparations ?
5 août 2019

Guadeloupe : grève du personnel hospitalier

En soutien, des milliers de personnes dans la rue

guadeloupePlusieurs milliers de personnes ont défilé jeudi dans les rues de Pointe-à-Pitre, au départ du CHU, a constaté un journaliste de l’AFP, répondant  à un appel à la mobilisation générale lancé par une dizaine d’organisations syndicales pour soutenir le personnel en grève.

Victime d’un incendie majeur le 28 novembre 2017, le CHU de Guadeloupe fonctionne depuis de façon perturbée. Plusieurs services ont été délocalisés dans des locaux transitoires inadaptés, selon le personnel. Un mouvement de grève générale a débuté au CHU de Guadeloupe le 23 juillet, et même depuis le 10 juillet aux urgences et à la maternité, pour dénoncer le manque de moyens humains et matériels, ainsi que la vétusté et l’exiguïté des locaux. 

En conséquence, la majorité des services fonctionne en service minimum. 

Jeudi, le cortège est parti du CHU en direction du centre-ville de Pointe-à-Pitre et s’est ensuite rendu devant la sous-préfecture. La radio RCI a annoncé que 6.000 personnes avaient défilé d'après le décompte des syndicats. Le comptage des forces de l'ordre faisait état de 2.500 manifestants. 

En plus de l’Union des travailleurs de la santé (UTS) – une branche de l’Union générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG) – et de la CGTG, qui sont mobilisés à l’hôpital, onze organisations syndicales avaient invité leurs membres à manifester. 

En soutien, un appel à la mobilisation avait aussi été lancé devant le centre hospitalier de Basse-Terre ce jeudi. 

Les différentes négociations entre la direction du CHU et les autorités sanitaires n'ont pas permis de parvenir à un accord jusqu'ici. Mercredi, le dialogue s'est même tendu après des menaces du directeur, Gérard Cotellon, d'assigner en justice les organisations syndicales qui bloqueraient l'entrée du site à partir de jeudi avec une astreinte quotidienne de 5.000 euros. 

Selon un sondage Qualistat réalisé en juillet 2019, 82 % de la population guadeloupéenne estime que ce mouvement social est justifié et 15% des sondés le juge injustifié. 

Les négociations doivent reprendre vendredi matin. Mercredi, M. Cotellon a annoncé qu'une aide de 20 millions d'euros accordée par l'État, initialement remboursable, ne sera finalement pas à rembourser. De même, l'assurance de 40 millions d'euros débloquée après l'incendie de 2017, initialement déductible des aides gouvernementales, ne sera pas déduite. 

Le CHU fait actuellement face à de grosses difficultés budgétaires, avec notamment une dette fournisseur de près de 49 millions d'euros.

23 juillet 2019

Frites belges ?

Il n'avait pas la patate ?

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Samedi, de bon matin, sur le parking d'un supermarché de Villé un camping-car est en stationnement. Je précise "immatriculé en Belgique". Le chauffeur attend l'ouverture du magasin pour se ruer avec son caddie vers les surgelés et le remplir de frites prêtes à la consommation.

Quelle ne fut pas la surprise de cette caissière qui, venue en soirée au marché des créateurs dans le bourg-centre, aperçut "son belge" à un stand vendant des frites. Heureusement, il n'avait pas affiché "made in Belgium". Mais cette caissière a quand même été bien surprise et a pensé que ce belge, pour éviter toute ambiguïté, aurait pu mettre sur son affiche "production alsacienne".

Et après tout, pourquoi pas un plus traditionnel "made in China"? 

Mais au fait, vous les lécheurs de plats (blattaschlacker), connaissez-vous le surnom des habitants de vos presque jumelés de Thimister ? Ce sont les "éplucheurs de topinambours" (sic) ! Pas de quoi en faire une histoire de frites ?

11 mars 2019

Le "SAGE" du Giessen, c'est quoi ?

Le "schéma d'aménagement et de gestion des eaux" est un document de 52 pages établissant les règles à  respecter pour les cours d'eau. Le "SAGE Giessen Liépvrette" est celui qui traite du Val de Villé et du Val d'Argent. Il a été établi par les trois communautés de communes de la vallée de Villé, du Val d'Argent et de Sélestat & environs, les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et l'Agence de l'Eau. Le document a été établi définitivement le 28 mai 2015 et a fait l'objet d'un arrêté préfectoral le 13 avril 2016 ! Il est donc opposable à tous, y compris à l'autocasse qui s'est déjà installé dans les locaux et biens des FTV !

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- A noter que l'auto-casse n'est pas une "activité déjà existante" sur le site FTV toujours classé en "industrie textile" dans les documents administratifs. Déjà là, le bât blesse ! Lors de la réunion publique de novembre 2018 à Villé concernant le PLUi, j'ai posé la question des  FTV. Réponse du président de la comcom : "Le dossier est gelé !" 

15 février 2019

La grande marche des Kurdes

Reçus à la mairie de Metz !

kurdes1Le Centre démocratique du peuple kurde organise son grand rassemblement annuel ce samedi 16 février à Strasbourg (DNA du 12 février). Trois groupes de marcheurs sont ainsi partis ces derniers jours de Mannheim, de Bâle et du Luxembourg pour converger vers la capitale alsacienne.

Vêtus de gilets jaunes fluorescents, ils ne font toutefois pas partie du mouvement populaire portant le même nom. En témoigne l’inscription « Liberté pour Öcalan » sur leurs gilets.

Mercredi matin aux alentours de 10h30, une centaine de manifestants kurdes est partie de Ban-Saint-Martin, pour rejoindre la mairie de Metz.

L’objectif de cette marche : « Attirer le regard des institutions européennes, et notamment celles qui s’occupent des droits de l’homme, sur la situation d’Abdullah Öcalan », explique Malika Voisin, une manifestante. Chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan est emprisonné depuis 1999 sur l’îlot-prison d’Imrali, en Turquie. Placé à l’isolement, ce dernier y purge une peine de prison à perpétuité. La lutte armée qu’il dirigeait contre la Turquie est en effet accusée d’être à l’origine de la mort de 40 000 personnes depuis les années 1980.  

Concernant les violences commises par le PKK, Malika Voisin répond : « Il y a des violences, il y a des discriminations à l’égard des Kurdes. Je l’ai vu, je l’ai vécu. Malheureusement, comme toutes les problématiques politiques, il y a des réponses qui sont violentes en face ».

En rang deux par deux, les marcheurs kurdes sont partis le 11 février de Luxembourg. Leur destination : Strasbourg, qu’ils rejoindront le 16 février prochain. Après une escale à Thionville et à Metz, ils passeront également par Nancy. En tout, près de 19 nationalités sont présentes pour cette grande marche.

La mairie a reçu la centaine de manifestants pour témoigner de sa solidarité. « Nous sommes solidaires de tous ceux qui luttent au nom de la liberté », justifie Nathalie De Oliveira, adjointe au Maire. « Nous ne sommes pas ignorants de la complexité de la cause kurde sur les territoires en conflit. Mais il est important pour nous de dire que parmi ces combattants de la liberté, il y a des personnes qui méritaient d’être accueillis en mairie », poursuit-elle.

Pas le même son de cloche à Cologne, Mannheim et Karlsruhe...

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D’après le site internet du Südwestrundfunk, la marche qui avait démarré samedi à Mannheim a été dissoute par la police mardi à Karlsruhe, car certains des quelque 90 manifestants scandaient à répétition des slogans pro-PKK. Or, le « Parti des travailleurs du Kurdistan » est considéré par l’Union européenne comme une organisation terroriste. Autre entorse aux règles de la manifestation : des tracts non signés ont été distribués. Les nombreuses exhortations de la police de cesser ces comportements ont été ignorées. C’est ainsi que les autorités ont décidé de faire dissoudre la marche. La police a relevé l’identité des participants et sommait les manifestants de se disperser. Certains d’entre eux s’opposaient alors violemment, blessant légèrement 21 fonctionnaires de police.

... ni en Alsace, où la police a usé de gaz lacrymogènes.

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À Guémar, ce mercredi en fin d’après-midi, vers 17 h, une rixe a éclaté, alors qu’un groupe d’une cinquantaine de militants kurdes marchaient pour la libération de leur leader Abdullah Öcalan.

Alors qu’ils se trouvaient au niveau du rond-point de la zone d’activités du Muehlbach entre Guémar et Bergheim, un homme est descendu de sa voiture, avec à la main un bâton ou un outil s’apparentant à une barre de fer. Il s’est approché des marcheurs et se serait adressé à eux sur un ton provocant, toujours d’après des témoins et les gendarmes, dont trois personnels du Psig (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) étaient présents pour sécuriser la manifestation.

Les militaires ont tenté d’éviter l’affrontement, mais une bagarre a éclaté sous leurs yeux entre plusieurs manifestants et le provocateur, qu’une connaissance aurait ensuite aidé à s’enfuir en voiture. Il était visiblement blessé, en particulier par des coups de poing et de pied. Des tuméfactions ont été observées chez quelques manifestants. Pour disperser les protagonistes, le Psig a fait usage de gaz lacrymogène.

Partis de Bâle voilà quelques jours et de Colmar hier matin, les militants kurdes ont fait étape à Sélestat hier soir, avant de poursuivre leur chemin jusqu’à Strasbourg, où ils seront sans doute plusieurs milliers à manifester samedi. 

La manifestation pourrait avoir plus d’ampleur que d’habitude, parce que Leyla Güven, députée turque HDP pro-kurde est en grève de la faim illimitée, toujours pour réclamer des meilleures conditions pour Öcalan. Son initiative a été suivie : « Aux quatre coins du Kurdistan et d’Europe, près de 300 personnes sont en grève de la faim illimitée », explique Hélène Erin, la porte-parole des Kurdes à Strasbourg.

Rappelons que le cortège partira samedi à 10 h des boulevards de Metz et de Lyon, près de la gare, pour rejoindre le parking des Vanneaux à la Meinau, où se tiendra un grand meeting.

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28 octobre 2018

Villé capitale d'Alsace ?

Tout est possible avec la réunification du Bas-Rhin et du Haut-Rhin

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Depuis que le gouvernement s'est prononcé pour un département unique alsacien, la guerre est déclarée entre le maire de Strasbourg Roland Ries et  celui de Colmar Gilbert Meyer. Chacun souhaite en effet que sa ville devienne capitale d'Alsace. Ce conflit pourrait bien profiter à un troisième larron, à savoir le maire de Villé André Frantz. Celui-ci aurait d'ailleurs écrit au président Macron dans ce sens, en lui rappelant que le Val de Villé possède tous les atouts pour réaliser des aménagements à moindre coût, ce qui permettrait de réduire la CSG des retraités de l'hexagone. 

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Il faut reconnaître que Strasbourg, qui semble tenir la corde, a un gros inconvénient : sa place de capitale européenne n'étant pas définitivement acquise, Emmanuel Macron préfèrerait porter ses efforts de ce côté pour battre définitivement les Bruxellois dans cette course à pas forcés pour emporter ce titre très envié. Quant à Colmar et son maire Gilbert Meyer, ils sont très sérieusement plombés par le vote négatif du Haut-Rhin au referendum de 2013. Par ailleurs, le président pourrait estimer que Colmar a déjà beaucoup obtenu, notamment avec l'arrivée du Tour de France en juillet 2019. Et le caractère frondeur de Gilbert Meyer n'est pas fait pour arranger les choses.

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Alors, il reste Villé ! Le bourg-centre de la plus belle des vallées a l'avantage d'être situé près de la frontière Bas-Rhin / Haut-Rhin et se trouve à équidistance de Lauterbourg et Saint-Louis. Autre avantage : de nombreux locaux sont disponibles avec peu de frais d'aménagement.

L'ancienne gendarmerie de la route de Bassemberg pourrait abriter les bureaux de la nouvelle préfecture. L'Etat serait prêt à céder le bâtiment à l'euro symbolique, ce qui ne pourrait que réjouir les élus du futur département unique.

L'ancienne maison de retraite deviendrait l'hôtel du département après quelques travaux de désamiantage. Une solution de repli provisoire serait envisagée à la villa Mathis au Kreutzweg (commune de Breitenbach). Enfin l'avantage décisif pourrait se situer à Albé avec l'aérodrome qui serait facilement agrandi en aéroport, délestant des nuisances les habitants d'Entzheim. Sans compter que le village de vacances tout proche permettrait de loger les forces de l'ordre de façon définitive. Décidément, Villé a tous les atouts de son côté. Même la volonté politique sans faille et l'imagination débordante du maire de Villé peut faire pencher la balance du côté villois.

Reste un point à éclaircir : inscrire ce projet au PLUi de la vallée de Villé. C'est du ressort de la comcom. Dans la procédure en cours, des réunions publiques sont prévues dès le mois de novembre. Compléter le PLUi implique un nouveau report de ces réunions. Le président de la comcom rendra-t-il ce service à son ami de 17 ans, le maire de Villé ? Whait and see !

a_rodrome1- Si cet article contient beaucoup de fiction, il faut aussi y voir quelques  réalités bonnes à dire, pas toujours bonnes à entendre. 

27 juillet 2018

Au Conseil Départemental du Bas-Rhin

Délibérations du 9 juillet 2018

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Le mois de juillet a été très important au Conseil Départemental 67 pour la vallée de Villé. Aussi, ne comprenons-nous pas trop bien l'absence, certes excusée, de notre représentante. Elle se devait de préparer son abandon inattendu du poste de première adjointe au maire de Villé, certes déjà effectif depuis le 1er juillet. Mais il fallait bien l'annoncer au conseil municipal du 16, où cela ne pouvait plus passer inaperçu. Une semaine pour élaborer un discours et prévoir une petite réception avec vin d'honneur, ce n'est pas trop. Voici donc les délibérations de la Commission Permanente du Conseil Départemental.

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Régularisation foncière à Lalaye

2Logements sociaux à Thanvillé

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10 mars 2018

La guerre Bouygues - Bolloré se déplace vers l'Inde

Le très opportun voyage de Macron

bollor_Décidément, quand les frères capitalistes ennemis se disputent, Sarkozy et Macron ne sont jamais bien loin. C'est la raison, semble-t-il, notamment du voyage en Inde de notre président.

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Il est vrai que Bouygues était installé dans ce pays depuis 2016, suite à une visite d'un certain Nicolas Sarkozy qui a certes visité le musée Gandhi à New Delhi le 13 avril de cette année (ça c'est pour les medias) mais qui avait aussi mis en avant Bouygues pour la réalisation de deux condominiums à Bombay. 

Alors aujourd'hui, que va faire le nouveau concurrent en Inde, si ce n'est soutenir le concurrent Bolloré. Car, comme par hasard, après l'Afrique où vient de séjourner Sarkozy (Rwanda, Côte d'Ivoire) en compagnie du fils Bolloré, après le passage de Macron et Bouygues pour la construction du métro d'Abidjan, et que Bolloré, en compensation, avait obtenu la construction de lignes de chemin de fer Abidjan - Ouagadougou - Lomé, voilà que le partage français se déplace vers l'Inde. L'équilibre Bouygues - Bolloré va être rétabli, car l'opérateur français va obtenir la concession pour l'aménagement et l'exploitation du terminal portuaire de Tuticorin, juste en face du Sri Lanka (port qui est en plein développement). Il est vrai que Bolloré, en matière portuaire, est un fin connaisseur, puisqu'après l'Afrique (Côte d'Ivoire, Cameroun) le voilà qui après avoir investi dans deux plates-formes portuaires au Bangladesh (Chittagong, premier port de ce pays, et Payra) se retourne vers le voisin indien qui est sur le point de ravir à la France la cinquième place du développement mondial.

Alors, c'est logique : le "made in China" va petit à petit être remplacé par le "made in India", pour des raisons de coût de la main d'oeuvre. La Chine est devenue trop chère dans ce domaine ! Alors, vive l'Inde aux salaires de misère qui va enrichir un peu plus le tandem Bouygues - Bolloré et autres gros capitalistes, au détriment des ouvriers locaux qui resteront pauvres d'entre les pauvres. Et nos gouvernants passés et actuels soutiennent cette politique d'exploitation des peuples.

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10 août 2017

Le vocabulaire choisi de la droite

Les torpilles de Christian Jacob atteignent Antoine Herth

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On ne l'entend pas souvent à l'Assemblée Nationale, notre député de la 5ème circonscription du Bas-Rhin Antoine Herth, grand ami de Bruno Lemaire. Mais il ne doit pas être un grand ami de Christian Jacob, le président du groupe LR à l'assemblée nationale. Celui-ci n'arrive toujours pas à pardonner à ses anciens collègues républicains leur ralliement à la majorité présidentielle.

Il n'hésite donc pas à leur faire savoir qu'il est encore très en colère. Le Canard Enchaîné rapporte ce mercredi 9 août quelques insultes lancées, il y a deux semaines, par le président du groupe LR à l’Assemblée nationale au député du Bas-Rhin et membres des "Constructifs", Antoine Herth et à Jean-Luc Warsmann, ex-LR devenu macroniste. Le premier aurait été traité de "salope". 

"Traître, tu n'es qu'une salope !", aurait lancé Christian Jacob, dans les couloirs du palais Bourbon à Antoine Herth. "Toi, tu n’es qu’un traître !", aurait aussi déclaré Christian Jacob cette fois dans l’hémicycle à Jean-Luc Warsmann, autre député du Grand-Est (Ardennes).

Ce dernier s'est signalé en son temps en protestant contre le projet d'accueil de 50 migrants dans une ancienne maison de retraite dans sa circonscription (à Floing), action qui relèverait plus de l'extrême-droite (rappel : l'affaire de l'ancienne gendarmerie de  Villé).

Quant à Antoine Herth, tout le Val de Villé se souvient comment ce candidat LR s'est retrouvé sans candidat LREM en face de lui. Pas très constructif, tout ça. Si Christian Jacob avait été au courant, aurait-il trouvé des mots encore plus durs ? Enfin, laissons lui le droit de régler ses affaires de famille avec des gens qui, bien qu'ayant changé d'étiquette, restent à droite au moins autant que lui.

8 juillet 2017

Renversant !

Quartier "Petit Liban" : vers des barrières fluorescentes ?

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Décidément, dans le quartier de la montée de la croix de Villé, appelé souvent "Petit Liban", tout baigne. Les poubelles ont même de nouveau été ramassées, certes avec beaucoup de peine (voir ci-dessous). Dommage, que monsieur le maire, passant souvent au bas de cette montée avec sa poussette familiale, n'ait pas la possibilité de grimper au sommet de la côte.

Il aurait pu constater que depuis plus d'un an des lampadaires manquent toujours dans le quartier. Et les barrières autour des trous, ce n'est pas très photogénique. Il n'a peut-être pas vu l'utilité de remplacer ces lampadaires démolis lors de chocs avec des voitures. En effet, l'extinction nocturne est de mise, une bonne partie de la nuit. Alors, si le maire a décidé de couper définitivement la lumière, pourquoi ne fait-il pas boucher les trous des lampadaires arrachés ? Cela permettrait de récupérer des barrières en vue d'une meilleure utilité et, peut-être, de les remplacer par des bornes fluorescentes ?

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DSCF0493Et les poubelles ?

Depuis le 9 juin où une délégation du quartier a rencontré le maire et le SMICTOM, rien ne va plus ! Certes un panneau a été posé, mais il reste rarement à sa place (il a même été renversé et jeté sur la pelouse !) et une voiture blanche empêche de nouveau le passage du camion-poubelles. Car de toutes les promesses de la municipalité, rares sont celles qui sont mises en oeuvre au bout d'un mois : arrêté municipal concernant le stationnement, où est-il ? lettre aux riverains : où est-elle ? panneau fixe et définitif : où est-il ? Monsieur le maire et ses adjoints seraient-ils à nouveau en vacances ? Ce jeudi, 5 juillet, les poubelles n'ont été ramassées qu'à la suite d'une intervention téléphonique au SMICTOM. Monsieur le maire, gare, si dans un prochain temps une seule poubelle n'était pas ramassée dans les rues du quartier ! L'intervention des riverains risque d'être autre que téléphonique.

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9 mai 2013

Le nouveau Dakar du Val de Villé

dakarLe Paris-Dakar a été délocalisé il y a quelques années en Amérique du Sud, pour cause de danger de terrorisme dans le Sahel ! Imaginez qu'un jour AQMI aurait pu enlever Sébastien Loeb si l'idée lui avait pris de participer à ce rallye ! Et imaginez la rançon à verser pour sa libération !

Et voilà qu'une autre compétition de ce genre risque la délocalisation, à savoir le "rallye des poussettes" qui a lieu pour l'instant à Villé. Mais le président de l'Office du Tourisme, organisateur de cette course si sympathique, a prévenu : il menace de délocaliser ! Où ? il y a le choix ! peut-être empruntera-t-il le même tracé que le trail du Val de Villé du Champ du Feu au Frankenbourg ? ou organisera-t-on pour nos bambins la montée du col de Fouchy ?

En tous cas, Villé semble poser bien des problèmes : déjà le 7 avril dernier, le rallye avait amené à barrer la route devant la mairie, provoquant certainement le nombre peu important de votants au referendum, entraînant l'échec du OUI en Alsace ! Richert doit être furax contre le maire de Villé (ancien co-listier UMP aux Régionales, et par chance non-élu) qui a pris à cette occasion un arrêté pour le moins irréfléchi ! 

Mais Roger Laplace, président de l'OT avance d'autres motifs pour justifier sa menace : la sécurité (ben oui, les poussettes auraient pu renverser un électeur), la signalisation (une poussette aurait pu se perdre dans un bureau de vote), la propreté des abords du parcours (un papy ou une mamy poussant un de ces bolides aurait pu glisser sur un bulletin OUI ou NON jeté par mégarde dans un caniveau au lieu de l'urne) ! Le tout pour souligner le peu de collaboration de la municipalité de Villé ! 

Nous on veut bien, mais pour une fois on va tout de même donner un coup de main au maire du chef-lieu. En effet, en mai 2009, l'Office du Tourisme intercommunal organisait à Villé sa "traditionnelle Fête du Pain". Pour pallier à l'insuffisance de main d'oeuvre, il fut fait appel au Comité des Fêtes de Villé, notamment pour le service des repas, la buvette, etc... Mais le jour de la fête, ce n'est que le comité des fêtes que l'on vit au travail, le président de la comcom et les responsables de l'OT s'entendirent pour "ne pas faire travailler le dimanche" leur personnel, même si c'est le jour de leur fête ! C'est évidemment la dernière année où la fête du pain eut lieu. Elle s'arrêta faute de combattants, car du côté du Comité des Fêtes on se souvenait qu'en d'autres occasions la comcom et ses services n'avaient guère été plus coopérants ! Hé oui, monsieur le président de la comcom, il ne suffit pas de venir s'asseoir à une table et se faire servir son repas par les bénévoles pour faire croire qu'on a soutenu la manifestation !

Donc, après ce nouvel épisode, disons : match nul, un but partout ! A Villé, il n'y a d'ailleurs plus de Comité des Fêtes, l'ambiance associative actuelle n'est pas propice à sa résurgence.

(ci-contre : extrait des DNA du 8/5/2013)

24 avril 2013

50 km de déviation !

A Villé, les travaux du Stockbrunna (requalification urbaine) sont bien signalés, les déviations bien organisées ! Au point que les poids-lourds devant se rendre à Steige, Maisonsgoutte, Breitenbach (où se situe la plus grande industrie encore existante de la vallée) sont obligés de faire un détour de 35 km à 50 km ! 35 km s'ils prennent l'itinéraire proposé  par Fouchy, Urbeis, col d'Urbeis, Climont, la Salcée, Col de Steige, Steige...! Oui mais voilà : au col de Steige un panneau indique que les travaux et l'interdiction de passer pour les poids-lourds est à 10 km ! Or 10 km, c'est la distance du col de Steige au carrefour de St-Martin, passage obligé pour aller à Breitenbach ! Autrement dit, certains poids-lourds prennent, pour y arriver, la route des Crêtes et le col de la Charbonnière, soit 10 à 15 km en plus ! Mais qui est donc responsable de la circulation sur ces routes départementales ? Guido, tu es retourné en Afrique ?

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22 novembre 2012

2013 : 20ème anniversaire du jumelage Elzach - Villé

elzachvillePour le vingtième anniversaire du jumelage Villé - Elzach, les deux bourgades ont quelques projets de festivités et une première réunion de concertation a déjà eu lieu. Si les rencontres entre Villé et Elzach sont très anciennes, le jumelage officiel entre le canton de Villé et Elzach date de 1993. La réunion ayant été organisée dans les locaux de la comcom, on peut bien parler de jumelage Val de Villé - Elzach et non Villé - Elzach. Certes il n'y aura pas de manifestation pompeuse à Villé, mais plutôt des actions communes entre associations. "Nous verrons ce qui est possible" a déclaré le tout nouveau Bürgermeister d'Elzach Roland Tibi à la tête d'une délégation d'une trentaine de personnes. Quant au maire de Villé il a relevé que le jumelage est allé en se développant dans les vingt dernières années tandis que le président de la comcom Jean-Marc Riebel tenait à rester dans la simplicité. L'argent se ferait rare dans la vallée ? Alors les actions retenues sont pour le moment : rencontres entre les écoles, rencontres sportives (une rencontre amicale est prévue entre les joueurs de football de Villé et ceux de Elzach-Yach, un groupe de cyclistes villois est invité à la "Schwarzwaldrundfahrt", randonnée qui dure plusieurs jours, le Club Vosgien continuera ses contacts, et les clubs de seniors des jumelés se rencontreront aussi. Parmi les groupes badois qui viendront à Villé, citons un club d'accordéon, la musique municipale, la Société de Musique de Prechtal, le groupe de danse folklorique de Oberprechtal, le "Kirchenchor Sankt-Niklaus". des expositions de peintres et sculpteurs auront également lieu. Et du côté villois ? Les villois participeront au Naturparkmarkt 2013, sorte de marché du terroir. Roland Tibi s'est imposé comme le véritable moteur de cette année d'anniversaire 2013, du côté villois il reste encore des activités à trouver...

16 août 2012

L'Europe exporte-t-elle sa vieille "Guerre de Trente Ans" en Afrique ?

guerre1_30ansA part les historiens, qui se rappelle cette horrible guerre du 17ème siècle (1618 - 1648), qui certes n'a pas vu beaucoup de batailles, mais des ravages, des tueries, des viols et des vols perpétuels, oeuvres très souvent de mercenaires démobilisés, donc sans solde, traînant la campagne et vivant de râpines. Cela a été le sort surtout de l'Alsace et de la Lorraine qui ont vu leurs régions se dépeupler sous les exactions de l'armée suédoise (ou plutôt de bandes de tous pays un moment au  service du roi de Suède). 

Aujourd'hui, on peut se poser la question si les agissements économiques et militaires de l'Europe, et notamment de la France, ne sont pas en train de provoquer ce genre de guerre affreuse dont les dirigeants manifestement ne se souviennent plus. ivoireA-t-on mesuré l'importance de la guerre en Libye où la mise à bas du régime certes odieux de Kadhafi a libéré des armes même lourdes plus au sud, notamment au nord du Mali, où la charia est devenue force de loi ? Un autre exemple n'a pas fait "la une", l'info prioritaire des Jeux Olympiques occultant le tout, c'est la Côte d'Ivoire, cette semaine, où pas un jour ne s'est passé sans des attaques de bandes organisées à travers tout le pays, faisant un bilan "officiel" de 11 morts chez les militaires (Abidjan à plusieurs reprises, la plus importante des attaques ayant lieu contre le camp d'Akouedo), Abengourou, Toulepleu, etc... Des bandes inconnues, prétend le gouvernement ivoirien ! Il s'agit pourtant de mercenaires embauchés par les deux camps lors de la crise du pouvoir en 2010 et 2011, les plus redoutés étant les milices burkinabé qui étaient au service de Ouattara. Ceux-là restent aujourd'hui, avec armes et bagages, mais sans solde.  Rappelons quand même qu'une grosse part de l'armement de ces mercenaires intérimaires, vient de la France de Sarkozy ! Et le ministre de l'Intérieur ivoirien Hamed Bakayoko estime ces bandes à plus de 100.000 personnes !  Autant dire que la paix est très loin d'être stable.

Et pendant ce temps, les dirigeants responsables sont à l'étranger, Ouattara en Arabie saoudite (pour négocier comme le tunisien Ben Ali un futur refuge?), Sarkozy défait, se refaisant une santé comme "conseiller technique" du roi Mohammed VI au Maroc, ignorent tout de leur peuple qu'ils ont mené dans l'impasse. Et alors que de nombreux africains sont dans la misère, l'Europe se préoccupe surtout de ses intérêts énergétiques (uranium, pétrole, etc...).

4 octobre 2011

Milliardaires : une obole pour la crise

034032d2efL'idée d'un milliardaire américain


C’est le milliardaire américain Warren Buffet, troisième fortune mondiale, qui a ouvert le bal le 15 août dernier. Dans le New York Times, il déclare ne pas être suffisamment taxé et lance un appel au gouvernement fédéral américain pour que celui-ci augmente l’imposition des plus riches. Le lendemain, l’appel traverse l’Atlantique et est repris en France par Maurice Lévy, PDG du groupe de communication Publicis. Dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde, celui-ci propose une « contribution exceptionnelle des plus riches, des plus favorisés, des nantis », qui se doivent en ces temps difficiles de contribuer à « l’effort national ».

Des Européens suivent

Le publicitaire est rapidement suivi par 15 autres entrepreneurs français. Pour ces derniers, l’ordre est clair : « Taxez-nous ! ». Les signataires de l’appel, parmi lesquels figure Liliane Bettencourt, actionnaire de L’Oréal, insistent sur la nécessité d’apporter leur soutien durant cette période difficile pour l'économie nationale. Toutefois, le caractère « exceptionnel » de la contribution a son importance. Il ne s’agit en aucun cas pour eux d’encourager une augmentation durable de l’impôt sur les plus riches. Point trop n'en faut! De l’autre côté des Alpes, c’est le patron de l’un des emblèmes du luxe qui a transmis l’appel. Luca di Montezemolo, PDG de Ferrari, a encouragé le 29 août l’État italien à taxer les plus aisés. Initiative restée lettre morte puisque la taxe devant toucher les plus hauts revenus vient d’être annulée par le gouvernement de Silvio Berlusconi. Quand il s’agit de générosité, il n’est pas facile de se faire entendre. En ces temps mouvementés pour l’économie mondiale, les plus fortunés semblent tout de même s’agiter au sein des pays industrialisés. Aux États-Unis, en France ou en Italie, leur démarche traverse les frontières. Toutefois, l’appel a eu plus de peine à franchir le Rhin.

Enfin les Allemands

Les milliardaires germaniques sont les troisièmes plus nombreux, après les américains et les japonais. Deux semaines après l’agitation provoquée par Warren Buffet, les riches Allemands se réveillent enfin. A l’est du Rhin, la réaction s’effectue en deux temps. C’est le collectif « Appel pour un impôt sur la fortune » qui a lancé le premier l’idée d’une taxation des plus nantis. Si l’initiative vient subitement de revenir sur le devant de la scène, laissant croire au rechignement de la part des riches Allemands, celle-ci date en fait de 2009, bien avant que les Américains, Français et Italiens ne fassent leur coming-out fiscal généreux. Par ailleurs, leurs revendications sont claires : un prélèvement exceptionnel du patrimoine à hauteur de 5% pendant 2 ans, s’abaissant à 1% les années suivantes. Pour ces derniers, il ne s’agit pas non plus d’un impôt classique. Il est nécessaire que l’argent récolté ait une utilité bienfaitrice pour la société et soit exclusivement mobilisé pour financer les « investissements durables » tels que le développement de l’économie verte ou le soutien des services publics (éducation, santé). 

(Selon "La gazette de Berlin")

Mais au fait, est-ce d'une obole que veulent les peuples, ou d'une juste répartition de l'impôt de façon permanente ?

22 avril 2011

Marijuana et cannabis sauveront-ils l'humanité ?

michigan_marijuana_harvestingjpg_82961642dc39884a_largeDes plantes surtout connues pour leurs ravages chez les drogués pourraient devenir très utiles pour l'humanité. Ainsi, selon le "Journal of Clinical Investigation", le principe actif du cannabis permettrait de réduire les tumeurs cancérigènes. Cette propriété aurait déjà été vérifiée chez la souris, mais aussi sur des cellules cancéreuses humaines. Encore mieux, une expérience a été réalisée dès 1998 à Tchernobyl : les sociétés ukrainiennes "Phytotech" et l' "Institute of Bast Crop" ont mené des tests sur un périmètre contaminé avec diverses espères végétales comme la marijuana. Les tests les plus probants auraient été menés avec le tournesol et le cannabis, qui ont des racines très filtrantes permettant "d'absorber les déchets de toutes sortes". Le procédé a été dénommé "phytoremédiation". Dans les colonnes du "Midi Libre", Bernard Bigot, administrateur général du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) confirme la pertinence de la solution. Les plantes accumulent les radionucléides dans leurs racines, et, à l'automne, il suffit d'incinérer les cultures et de traiter les cendres comme des déchets radioactifs. Une solution pour Fukushima ?

Sites à voir :

1) http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/63485/date/2011-04-20/article/du-cannabis-pour-decontaminer-les-terres-de-fukushima/

2) http://www.cannaweed.com/

29 mars 2011

UMP, carton plein ?

Molsheim___Photo_LE_POGAMJusqu'aux élections législatives de juin 2012, le canton de Villé fait encore partie de la 6ème circonscription Molsheim-Villé. L'UMP, qui a enfin un nouveau blog très fourni sur cette circonscription (le dernier post date du 27/12/2010 et tire à boulets rouges sur les socialistes), titre sur le post concernant le résultat des cantonales : "Carton plein pour l'UMP dans la 6ème circonscription". On peut se poser des questions : l'UMP Molsheim-Villé et son député Ferry n'ont-ils pas été informés des résultats du Val de Villé où le candidat soutenu par le parti de Nicolas Sarkozy s'est ramassé une belle veste ? ou comptabilise-t-il déjà les futurs "indépendants" dans ses rangs, et affiche sa volonté de les rendre "dépendants" de l'UMP sachant par expérience que la fragile indépendance amène toujours cette frange à terme vers la droite ?

1 avril 2011

Les travaux de la RN 59 ont commencé

Enfin ! c'est parti ! Après 37 ans d'attente, les travaux d'aménagement de la RN 59, et notamment du contournement de Châtenois, ont débuté aujourd'hui même et au final, c'est une nouvelle 2x3 voies qui verra le jour, de l'autoroute A-35 jusqu'à l'entrée du tunnel de Ste-Marie-aux-Mines et une 2x2 voies allant à travers le Val de Villé jusqu'à la ZAIM de Maisonsgoutte. Ou du moins, ce sont les travaux annexes, liés à la protection de la nature, qui vont être réalisés dans un délai d'un mois (fin de cette tranche prévue le 30 avril). Il s'agit avant tout de ne pas déranger la faune qui pourrait être détruite par les bull-dozers et camions, engins lourds qui circuleront à grande fréquence sur le chantier. Ainsi le passage sur la chaussée des crapauds et autres batraciens sera aménagé, grâce à des "crapaudromes", sortes de passages cloutés où cette faune aura la priorité, et des tunnels de passage sous la chaussée. Le mois prochain, des aménagements similaires seront installés pour les hérissons. Seule ombre au tableau, une association écologiste "RN 59-Nature" estime que ces passages devraient être installés avec des sens uniques pour empêcher les collisions de masse des batraciens se déplaçant simultalément dans les deux sens. Elle a donc déposé un recours au Tribunal Administratif, recours qui n'est cependant pas suspensif. _w324hb2_nkm_twitter_sPour fêter l'évènement tant attendu, la Préfecture organise ce jour à 16 h, au giratoire de Val-de-Villé, un méga-vin d'honneur à l'intention de tous les usagers et riverains, en présence de tous les élus locaux qui se sont impliqués dans ce dossier et de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l'Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement. Elle prendra elle-même symboliquement un crapaud dans ses bras et lui fera traverser la route. Chaque élu, ceint de son écharpe tricolore, en fera de même. Venez nombreux pour remercier tous ensemble ces élus dont la volonté politique a permis l'avancée si rapide du dossier.

NB : l'opération a été coordonnée avec le Ministère des Armées et le Ministère de l'Intérieur, pour obtenir que la maréchaussée et la police nationale n'interviennent pas avec des alcootests à 10 km à la ronde pendant la durée de la manifestation.

Par ailleurs, les usagers du Val de Villé ne voulant pas profiter du vin d'honneur pourront se rendre dans le Val d'Argent en passant par le col de Fouchy, ou à Sélestat en passant par Thanvillé, Blienschwiller et Dambach-la-Ville.

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Des panneaux sont déjà en place.

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Un mini-tunnel permettant aux crapauds de passer sous la chaussée et

des filets de sécurité dirigent les batraciens vers le passage aménagé.

15 février 2010

Dresde : les néo-nazis bloqués

dresde4Ce que la justice (Oberverwaltungsgericht de Bautzen) avait autorisé, le peuple l'a bloqué! Des milliers de manifestants ont empêché hier, pour la première fois, la marche traditionnelle de néo-nazis à Dresde, qui marque l'anniversaire du bombardement de la ville par les alliés en 1945. Quelque 12.000 manifestants antifascistes ont participé au blocage de la "marche funèbre" des 6.400 néo-nazis rassemblés cette année, selon un nouveau bilan de la police, qui dénombrait hier soir une trentaine de blessés à la suite d'incidents violents. "Nous avons réussi pour la première fois à empêcher la plus grande marche de néo-nazis d'Europe", s'est réjouie Lena Roth, porte-parole du mouvement "Dresde sans nazis", qui regroupe des personnalités des milieux politique, artistique et syndicaliste. L'anniversaire de ce terrible bombardement aux bombes incendiaires, qui détruisit en deux jours une grande partie de cette ville de l'est de l'Allemagne, faisant quelque 25.000 morts, est célébré tous les ans par les groupes néo-nazis qui défilent dans la "Florence de l'Elbe". Mais cette année, "le défilé prévu n'a pas pu avoir lieu" en raison des "nombreuses actions de blocage" entreprises par les militants antifascistes, qui ont bloqué rues, carrefours et voies ferrées, selon la police. Les néo-nazis se sont dispersés en début de soirée après être restés tout l'après-midi, par un froid sibérien, devant la gare Neustadt  là même où les juifs de la ville étaient regroupés par des températures encore plus basses avant d'être déportés par les nazis. Dresde ne peut pas et ne restera pas le lieu de pèlerinage souhaité par l'extrême-droite allemande et européenne.

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