Fêtes de famille
Ceux qui ont sauvé l’exercice, « ce sont les locaux, qui font beaucoup de fêtes de famille et d’anniversaires chez nous ». Autre consolation, « la vente à emporter a bien marché ».
La star de la saison ? « Le menu marcaire, car les clients veulent des spécialités. Le presskopf, on le fait nous-mêmes, c’est cela que les gens viennent chercher. Et même quand il faisait très chaud, le munster coiffé a été très demandé. Nous nous adaptons aussi à la météo, alors quand le soleil est revenu, nous avons proposé le bibalakas qui a été plébiscité ».
Habituellement, les week-ends de septembre et octobre sont chargés. « C’est toujours plein. La clientèle veut profiter de l’ambiance ferme-auberge avant la fermeture ». Qui est prévue pour le 11 novembre.
Calme en juillet, exceptionnel en août
Du côté du pays welche, à Orbey, Claudine Siffert, toujours active au Pré Bracot en compagnie de ses fils David et Thierry et sa petite-fille Emmanuelle, confirme que juillet a été « un peu calme ». Mais pas d’inquiétude, août ayant été « exceptionnel. Avec énormément de touristes. L’un dans l’autre, la saison a été l’une des meilleures de ces dernières années. »
Amorce d’explication : « Nous sommes 400 mètres plus bas que les crêtes. Quand il fait beau, les gens vont en haut alors nous sommes moins tributaires du mauvais temps. En plus ici, il n’y a pas besoin de marcher ».
Le produit phare de la saison ? « Le menu marcaire et, dans une moindre mesure, la choucroute. Quand nous proposons autre chose, ce n’est jamais demandé. Avec la fréquentation de cet été, nous n’avons pas vraiment eu le temps de faire des produits à emporter, hormis des colis de viande ou de steaks hachés qui marchent toujours bien ».
Au Pré Bracot, la saison s’achèvera plus tard, le 31 janvier. « C’est parce que nous habitons sur place ! »
Autre exposition pour le Musmiss, niché à quelques encablures du col du Wettstein, à Soultzeren. Mais « ici, l’effet pluie est moins important car nous ne sommes pas sur les crêtes. Nous ne subissons pas la pluie car elle est moins flagrante chez nous », constate le chef Thierry Baumgart. La saison n’a donc « pas été mauvaise et notre passage dans l’émission La carte aux trésors , l’année dernière, a un peu boosté la fréquentation », rappelle sa belle-fille, Claire Delforge.
Petit bémol cependant pour la vente à emporter qui a marqué le pas. « Les gens viennent pour manger tout de suite ». Là aussi, septembre et octobre sont synonymes de groupes, de cars, de randonneurs. « Surtout le troisième âge ». Le plat le plus demandé ? « Le munster gratiné. Même quand il fait chaud ». Décidément… « Et le fromage blanc au kirsch ». Une merveille.
Fin de saison le 11 novembre, là-haut sur la montagne. (selon DNA)