Un préavis de grève a été déposé par l'ensemble des syndicats de cheminots pour le jeudi 21 novembre, après une rencontre avec la direction du groupe, au lendemain de l'annonce du démantelement de Fret SNCF.
« L'heure est au conflit à la SNCF » annoncent les syndicats de la SNCF. La CGT-Cheminots, l'Unsa-Ferroviaire, Sud-Rail et la CFDT-Cheminots ont appelé à une grève de 24 heures jeudi 21 novembre, à l'issue d'une rencontre avec la direction du groupe ferroviaire pour évoquer le démantèlement de Fret SNCF et l'ouverture à la concurrence.
Un « ultimatum »
Les syndicats préviennent que cette journée de grève est « un ultimatum » avant « un mouvement de grève plus long et plus fort en décembre » si le gouvernement et la SNCF ne répondent pas à leurs revendications.
Au lendemain de l'annonce du démantèlement de Fret SNCF, visée par une procédure intentée par la Commission européenne pour aides publiques illégales, les cheminots ont donc décidé de hausser le ton. Les syndicats dénoncent non seulement « la liquidation de Fret SNCF » mais aussi « la privatisation dans les activités TER, Transilien et Intercités » ainsi que « l’éclatement de SNCF Réseau » sous l'effet de l'ouverture à la concurrence.
Quid des fêtes de Noël ?
Mi-décembre, les premiers cheminots de SNCF Voyageurs vont être transférés dans des filiales de la SNCF, créées pour répondre aux appels d'offre TER lancés par les régions qui ont décidé d'ouvrir leur réseau ferroviaire à la concurrence.
« C'est l'unité du groupe public unifié que le PDG de la SNCF, en première ligne, est en train d'exploser avec sa stratégie de dumping social et de rentabilité financière sans limite », dénoncent les syndicats. Ils craignent notamment la perte d'acquis sociaux lors de ces transferts dans les filiales. Pour eux, il s'agit de « l'acte 2 de la contre-réforme du ferroviaire de 2018 » qui a transformé la SNCF en cinq sociétés anonymes pour préparer l'ouverture à la concurrence et supprimer le statut cheminot garantissant certains avantages.
Pour éviter un mouvement de grève en décembre juste avant les fêtes de Noël, les syndicats réclament « l'arrêt du processus de discontinuité de Fret SNCF », l'« arrêt du processus de filialisation TER, Transilien et Intercités » et une « loi de programmation pluriannuelle pour la modernisation du système ferroviaire ». (selon les DNA)
Alors qu’en France, la règle veut que les électeurs se rendent aux urnes le dimanche, aux États-Unis, depuis 1845, les citoyens votent le mardi qui suit le premier lundi du mois de novembre.
C’est sans doute la seule constante de la campagne présidentielle américaine. Comme à chaque élection depuis près de 180 ans, les électeurs américains choisiront leur prochain président le premier mardi du mois de novembre. Mais pourquoi cette tradition ?
Pour le comprendre, un retour dans le temps est nécessaire. C’est une loi de 1792 qui fixe les premières règles de l’« Election day », en stipulant que chaque État doit organiser les élections dans les 34 jours précédant le premier mercredi de décembre. Seul problème : tous les États ne votent pas en même temps et les premiers résultats peuvent influencer le choix des électeurs.
Pour y remédier, une nouvelle loi électorale votée par le Congrès en 1845 impose un jour de vote unique pour tout le pays, le « Uniform Tuesday act », le mardi qui suit le premier lundi de novembre. Un temps appliquée uniquement pour l’élection présidentielle, cette règle a ensuite été élargie à l’élection des membres de la Chambre des représentants et du Sénat.
Après le jour du seigneur
En choisissant le mardi comme jour de vote, l’objectif est alors de ne pas déranger les Américains le dimanche : jour du Seigneur et du repos. Au XIXe siècle, impossible également de demander aux électeurs d’être aux urnes un lundi alors que pour certains habitants, notamment dans les zones agricoles, le trajet pouvait durer plusieurs jours et aurait nécessité de partir dès le dimanche. Le mercredi, lui, était alors consacré au marché.
La formulation selon laquelle l’élection doit se tenir le mardi qui suit le premier lundi du mois de novembre permet aussi d’éviter de voter le 1er novembre, jour de la Toussaint.
Le choix du mois de novembre s’explique quant à lui par la place centrale de l’agriculture au moment où les lois électorales ont été votées, le printemps étant la saison des semis et l’été celle des moissons et des récoltes.
En cas d’indisponibilité le premier mardi du mois de novembre, il est possible de voter par anticipation ou par correspondance. Certaines entreprises américaines permettent aussi de s’absenter quelques heures du travail sans perdre d’argent sur son salaire. (selon "Le Parisien")
Vous pensiez que notre satellite naturel n'était qu'un gros caillou? Vous vous trompiez, il se passe des choses sous la surface lunaire.
«De même que la Lune provoque des marées sur Terre, la Terre (et le Soleil) provoquent des marées sur la Lune», détaille l'étude publiée le 14 septembre dans la revue AGU Advances. Pour les astronomes, leurs travaux sont la «première mesure des variations gravitationnelles annuelles de la Lune dues aux marées». Une découverte de taille qui confirme certaines théories vieilles de plusieurs années, mais qui soulève de nombreuses nouvelles questions. Comment ce magma est-il arrivé là? De quoi est-il fait? Comment reste-t-il assez chaud pour conserver cet état pâteux et malléable?
Pour découvrir cette couche magmatique, les chercheurs ne sont évidemment pas allés forer sur place. Ils ont analysé d'une part les données recueillies par la mission spatiale Gravity Recovery and Interior Laboratory (GRAIL), ainsi que celles de la sonde spatiale Lunar Reconnaissance Orbiter. Ces deux projets de la NASA avaient respectivement pour but de récupérer des informations.
Non, la Lune n'est pas qu'un morceau de roche en orbite autour de la Terre. Une étude récente menée par des chercheurs du Centre de vol spatial Goddard de la NASA et de l'université de l'Arizona révèle qu'entre le manteau rocheux et le noyau métallique du satellite naturel se déplace une couche de matière, dont la consistance pourrait être comparée à celle d'une «gelée» collante. L'attraction gravitationnelle du Soleil et de la Terre expliqueraient les mouvements de ce magma lunaire qui monte et descend sous la surface, exactement comme les marées océaniques, illustre le média en ligne Futurism.
«Mais qu'est-ce c'est que cette matière?»
Les informations recueillies ne sont cohérentes que s'il existe, sous la croûte lunaire composée de silicate de magnésium et de pyroxène, une masse gigantesque, une couche plus profonde en «fusion partielle». «Seuls les modèles avec une couche plus molle à la base du manteau correspondent à toutes nos mesures», précise l'étude. D'accord, très bien, mais c'est quoi au juste cette couche molle?
Comment notre satellite parvient-il à maintenir cette gelée en état de fluctuer sous son manteau? «Une telle couche molle, souvent considérée comme une fusion partielle, doit être maintenue», affirme l'équipe de chercheurs, visiblement aussi paumée que vous et nous. Pour en savoir plus, il faudra malheureusement attendre que l'être humain se pose de nouveau sur la Lune, ou qu'un robot envoyé sur place puisse forer en profondeur et analyser sur place ou renvoyer sur Terre des échantillons.
On pensait tout savoir, ou presque, du fonctionnement de notre petit satellite-compagnon, mais des paramètres majeurs de sa composition nous avaient visiblement échappés jusqu'à maintenant. Cette étude ouvre la porte à un tout nouveau pan de la recherche géologique lunaire qui devrait nous aider à en apprendre plus sur le fonctionnement de la Lune, sa composition, son état thermique, mais aussi ses origines et son évolution. (selon "Korii")
« Ils sont bien perçus par les chasseurs car ils permettent des échanges et des rappels des règles de sécurité, notamment dans le cadre des multiples usages de la forêt (exploitation de bois, cueillette des champignons, promenades, etc.). » (selon "Vosges-matin")
L’exercice “Magnitude 2024”, qui s’est tenu durant trois jours dans le Bade-Wurtemberg, a fait travailler des secouristes locaux et des équipes internationales sur une simulation de puissant séisme dans le fossé rhénan. Une catastrophe occasionnant nombreuses victimes et dégâts collatéraux.
Centre d’entraînement de Mosbach.
L’exercice sismique international “Magnitude 2024” touchait à sa fin ce samedi 26 octobre. À Bruchsal, dans l’arrondissement de Karlsruhe, l’accent a été mis sur le travail des pompiers. Le ministère de l’Intérieur du Bade-Wurtemberg a en effet indiqué que 55 personnes avec 15 véhicules, issues des rangs des pompiers de Mannheim, de ceux de l’arrondissement de Karlsruhe, de ceux de Vienne, de la délégation de pompiers grecs, du THW (Technisches Hilfswerk, agence fédérale pour le secours technique), devaient être mobilisées sur le terrain de l’école nationale des pompiers et sur un terrain d’entraînement de la Bundeswehr, lors d’une simulation d’accident provoqué par des matières dangereuses, toujours en lien avec un séisme de magnitude 6,9.
« En cas de catastrophe, une aide rapide et professionnelle est importante », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Thomas Strobl (CDU). Après un grave tremblement de terre, cela signifie d’abord secourir et soigner les personnes ensevelies sous les décombres et assurer l’approvisionnement de la population. Mais dans le cas d’un séisme majeur, d’autres défis peuvent se présenter, comme la diffusion de substances dangereuses dans l’atmosphère ou dans le sol, avec une contamination de l’eau potable.
Parmi les 800 secouristes ayant pris part à “Magnitude 2024”, plusieurs équipes étrangères, dont une quinzaine de pompiers du Haut-Rhin. Il était prévu que toutes ces délégations étrangères participent à une cérémonie d’au revoir ce samedi soir, à l’issue de ces trois jours d’exercice, en présence de Thomas Strobl, vice-ministre-président et ministre de l’Intérieur du Land du Bade-Wurtemberg.
Les obsèques de la jeune Lina ont été célébrées ce vendredi 25 octobre dans son village de Plaine (Bas-Rhin), en présence d'une foule de plusieurs centaines d'anonymes venus assister à la cérémonie funéraire. Un hommage très fort en émotion, marqué par le témoignage bouleversant des proches de Lina.une foule de plusieurs centaines d'anonymes venus assister à la cérémonie funéraire. Un hommage très fort en émotion, marqué par le témoignage bouleversant des proches de Lina.
14 heures au cœur du petit village de Plaine (Bas-Rhin). Les cloches résonnent dans la vallée de La Bruche. Alors que la cérémonie funéraire démarre, la foule est massée aux abords de la petite église catholique de Saint-Arnould. Plusieurs centaines de personnes sont venues rendre un dernier hommage à Lina, cette jeune adolescente de 15 ans disparue le 23 septembre 2023 dans son village, et dont le corps a été retrouvé le 16 octobre 2024, après de 13 mois de recherches, à plus de 400 kilomètres de là, dans la Nièvre (voir notre article).
Dans la foule, beaucoup d’anonymes, notamment des habitants du village de 1 000 âmes, qui ont pu suivre la cérémonie grâce à des haut-parleurs installés spécialement pour l’occasion. La petite église, d’une capacité de 300 places, était en effet trop petite pour accueillir tout le monde. Et si la cérémonie religieuse était "ouverte à tous" d’après les indications des avocats de la famille de Lina, ceux-ci avaient toutefois demandé que le public reste à l’extérieur pour que "soient respectées la solennité de ce moment et la douleur de la famille".
Ainsi la presse, venue nombreuse en raison de l’émoi suscité par l’affaire, n’était pas autorisée à entrer dans l’église. Une vingtaine de gendarmes et autant de villageois bénévoles ont été chargés de limiter la circulation et le stationnement aux abords de l’église, et de veiller à ce que les journalistes ne puissent pas approcher de la famille de Lina "pour éviter tout voyeurisme" à la demande des avocats de la mère et du père de la jeune fille.
La cérémonie a duré un peu plus d’une heure. Après un temps de prière, le prêtre Jean-Claude Klotz a tenté de trouver les mots pour réconforter les parents et les amis de Lina. "Toute la communauté de la vallée s’associe à votre douleur", a-t-il affirmé, rappelant le vaste élan de mobilisation de volontaires dès les premières heures suivant la disparition de Lina pour tenter de la retrouver. Le prêtre a également voulu témoigner des marques d’affection et de soutien spontanées des villageois de Plaine, évoquant par exemple "cet homme qui, avant le lever du soleil ce matin, a tenu à déposer à l’église un message de soutien aux parents de Lina avant de se rendre au travail".
Ce sont ensuite les amis de Lina qui ont pris la parole pour lui rendre hommage. "Tu as su me prouver que l’amour existe", témoigne Tao, son petit ami qu’elle allait justement le rejoindre au moment de sa disparition. Les meilleures amies de la jeune fille, sanglots dans la voix, racontent leurs souvenirs avec Lina, sa passion pour l’équitation et son poney "Pepette". "Je garde l’image d’une princesse en armure au sourire malicieux qui récolte des patates", "un sourire qui nous illumine et nous élève", racontent-elles en remémorant le souvenir d'une jeune fille "téméraire, fière et forte". "Merci d’avoir fait partie de ma vie", adressent-elles à Lina. "Crois-moi, tu auras la tombe la plus bling-bling du cimetière", tentent-elles de sourire.
Je garde l’image d’une princesse en armure au sourire malicieux qui récolte des patates.
Une amie de Lina
Après des chants choisis par la famille et interprétés par la chorale paroissiale, le silence sur la place de l'église se fait lourd quand vient le moment de la prise de parole de Fanny Groll, la maman de Lina. Sa voix est étouffée par les pleurs, les mots sont bouleversants : "aujourd’hui, c’est dans le déchirement le plus absolu que je dois te laisser filer", "je t’aime tant, tu me manques tant, tu me manques tellement. Puisses-tu être le soleil qui a toujours éclairé ma vie".
Vas voir le monde de ton oeil bienveillant, va porter de la lumière à ceux qui en ont besoin.
Fanny Groll,
la maman de Lina
À l’issue de la cérémonie, c'est sur la mélodie de la chanson de Louane "Si t'étais là" - chanson qu'affectionnait Lina - que la famille a quitté l'église, chacun tenant une rose blanche en mains. En guise de dernier témoignage de tendresse envers la jeune fille, ses proches ont procédé à un lâcher de dizaines de lanternes blanches "pour que Lina puisse les voir du ciel".
C'est ensuite dans la plus stricte intimité familiale que devait se dérouler l'inhumation du corps de la jeune fille, dans un cimetière situé dans les environs de Strasbourg.
L'enquête se poursuit
En marge de ce dernier au revoir, les investigations se poursuivent pour élucider les circonstances de l’enlèvement et de la mort de Lina. Une enquête rendue complexe en raison du suicide en juillet 2024 du principal suspect, Samuel Gonin (voir notre article). Son décès devrait entraîner l’extinction de l’action publique. Il n’y aura donc pas de procès dans l’affaire Lina.
A la veille des obsèques, des informations concernant les causes possibles de la mort de Lina ont été diffusées par certains médias. Le procureur de la République par intérim de Strasbourg fait savoir qu'elles sont infondées : "Les expertises médico-légales se poursuivent de manière active et toute conclusion sur les causes de la mort est prématurée à ce stade". Le Parquet prévoit une communication officielle dès que les experts auront rendu leurs analyses et que la famille de Lina aura été préalablement avisée. (selon "Yahoo-actualités")
Une dizaine de gendarmes du peloton motorisé de Sélestat et de la communauté de brigades de Sélestat ont mené une opération de contrôle de vitesse ce mercredi 23 octobre à partir de 19 h 30 sur le contournement de Châtenois.
Durant deux heures, les militaires ont intercepté les véhicules dépassant les 116 km/h. « Notre démarche est préventive, ce qui ne veut pas dire permissive », lance le capitaine Pascal. « Un rappel aux règles du Code de la route est fait pour les petits excès de vitesse. Mais nous sanctionnons les automobilistes dépassant les 140 km/h. Suivant les vitesses, l’amende peut aller de 45 à 135 €. Cela peut entraîner un à trois points de retrait sur le permis de conduire, voire la rétention du permis et la mise en fourrière du véhicule pour ceux qui dépassent les 50 km/h. »
Déjà des doléances des élus
Les gendarmes ont déjà mené des contrôles sur le contournement. « Dès qu’un nouvel axe routier ouvre, nous nous montrons immédiatement pour que les automobilistes ne prennent pas de mauvaises habitudes. Pour le contournement de Châtenois, nous avons aussi reçu des doléances des élus se plaignant de comportements inadaptés et de conduite à vitesse excessive la nuit. »
La mise en service du contournement a eu deux effets pervers. « Certains automobilistes continuent de passer par Châtenois et roulent très vite. Nous avons arrêté deux automobilistes dépassant la limite de plus de 50 km/h. Le deuxième souci est que certains poids lourds n’ont pas leur GPS à jour. Ils entrent dans Châtenois et passent par la rue du Maréchal-Foch. Mais le transit est interdit. Et le passage dans le centre s’avère dangereux. » (selon les DNA)
Ces énormes animaux arpentaient la vallée du Cachemire il y a 400.000 ans. Ils se caractérisent pas des défenses droites et leurs ossements ont sans doute été exploités par les humains.
En 2000, la découverte d’un crâne d’éléphant géant dans la vallée du Cachemire, au nord de l’Inde, a suscité un intérêt particulier au sein de la communauté scientifique. Ce fossile, retrouvé aux côtés de 87 outils en pierre, et baptisé "éléphant de Pampore", a été étudié en détail par une équipe internationale de paléontologues. Les résultats de cette analyse permettent d’en apprendre davantage sur l’évolution des Proboscidiens, un groupe de mammifères qui inclut les éléphants modernes.
Plus précisément, cette découverte apporte de nouvelles informations sur le genre Palaeoloxodon, une lignée éteinte d’éléphants géants aux défenses dont les plus gros spécimens pouvaient dépasser les 4 mètres de hauteur pour un poids d'une dizaine de tonnes.
Un éléphant au crâne sans crête
La particularité la plus frappante du crâne découvert au Cachemire est l’absence de crête crânienne épaisse, un trait généralement associé aux Palaeoloxodon. Cette crête, qui se situe au sommet du crâne, est souvent utilisée par les scientifiques pour différencier les espèces au sein de ce groupe. Dans ce cas précis, son absence a amené les chercheurs à s'interroger sur le fossile retrouvé. Une première hypothèse avance que la crête pourrait ne pas s’être développée en raison de l’âge ou du stade de maturité sexuelle de l’animal.
Les études récentes montrent, en effet, que cette structure osseuse se forme progressivement et devient plus marquée à mesure que les éléphants vieillissent. Cependant, une comparaison avec un crâne similaire trouvé au Turkménistan dans les années 1950 a mené les scientifiques à considérer une autre possibilité : celui du Cachemire pourrait appartenir à la même espèce, nommée Palaeoloxodon turkmenicus, qui est très peu connue des scientifiques.
Les outils en pierre retrouvés à côté du crâne ont également apporté des informations essentielles. Leur analyse, combinée à l’analyse des dents de l’éléphant, a permis de dater ces vestiges d’environ 300.000 à 400.000 ans, soit la période du Pléistocène moyen.
Cette datation correspond à celle du crâne de Palaeoloxodon découvert au Turkménistan, ce qui renforce l’hypothèse selon laquelle ces deux spécimens pourraient appartenir à la même espèce, comme l'expliquent les auteurs dans leur étude, publiée dans le Journal of Vertebrate Paleontology. Cette découverte suggère aussi que Palaeoloxodon turkmenicus avait une répartition géographique beaucoup plus large qu’on ne le pensait. L’espèce aurait évolué et vécu dans une région s’étendant de l’Asie centrale au sous-continent indien.
Des os utilisés par les humains
La découverte du crâne au Cachemire est significative à plusieurs égards. Elle fournit de nouveaux indices sur l’évolution des Palaeoloxodon et leur relation avec d’autres éléphants géants disparus. Les premiers membres de cette lignée, identifiés en Afrique, présentaient un front convexe et une crête peu marquée.
En revanche, les éléphants plus récents, notamment ceux d’Europe et d’Inde, étaient caractérisés par un front aplati et une crête crânienne proéminente. Ces changements morphologiques au fil du temps sont liés à des adaptations évolutives dans différents environnements. En mettant en évidence des spécimens comme celui du Cachemire, les scientifiques peuvent désormais mieux comprendre comment ces éléphants ont évolué dans des environnements variés et sous des pressions écologiques différentes.
L'analyse des outils a également permis de comprendre les interactions entre les humains de l'époque et les Palaeoloxodon. Selon toute vraisemblance, ces énormes animaux n'étaient pas chassés. L'éléphant de Pampore serait mort embourbé et sans doute affaibli à cause d'une pathologie respiratoire, une sinusite. En revanche, la présence d'éclats d'os et de schémas de cassure attribuables aux humains atteste de l'utilisation de son squelette par la culture de l'époque. (selon "Sciences et avenir")
À la fin du XVIIe siècle, l’état général des routes et voies de communication du royaume est mauvais. L’urgence règne partout, notamment au niveau du col de Saverne sur la liaison Paris-Strasbourg.
L’intégration de l’Alsace au royaume de France au XVIIe siècle accroît la nécessité de renforcer les relations pratiques et rapides entre Paris et Versailles, sièges du pouvoir absolutiste, et Strasbourg, résidence de l’intendant chargé de l’impulsion de la politique royale. Il est, en effet, vital de disposer en Alsace, le glacis du royaume, d’un réseau routier développé de qualité.
Au XVIIIe siècle, la route joue un rôle politique : elle sert la centralisation et permet d’assurer le transfert rapide des troupes vers les frontières. Elle a également une importance économique et sociale, et facilite les relations villes-campagnes. La monarchie n’a de cesse de s’intéresser au développement routier, cependant sa politique souffre d’un mal récurrent : la discontinuité.
Des moyens limités
La route est une question de volonté politique, mais c’est surtout un problème financier. Toutefois, malgré la confrontation constante entre décision et exécution, le XVIIIe siècle apparaît bien comme le grand siècle des routes en France. Malencontreusement, la majeure partie des travaux de construction et d’entretien de ces routes repose sur la corvée.
Débloquer la province
Remédier à la mauvaise situation générale des voies de communication évoquée plus haut afin de répondre aux besoins militaires et à la croissance du trafic représente un défi énorme permanent. Malheureusement, les guerres continuelles et l’absence d’un véritable plan général de voirie empêchent un entretien régulier du réseau routier. Tout au plus réussit-on à s’occuper assez correctement des axes stratégiques principaux.
En janvier 1680, lors d’un voyage en Bavière, l’abbé Régnier-Desmarais décrit brièvement et avec hauteur le passage du col de Saverne : « Mais voilà que mon cheval rentre, Dans les crottes jusques au ventre ; Je crains qu’il n’enfonce sous moy. J’en suis dehors ; je voy les rochers de Saverne : On y montre encore la caverne » (*). Lors de la venue du roi Louis XIV en Alsace en 1681, on fait observer à l’intendant d’Alsace La Grange que « des équipages de la suite du Roy ont esté retardés au passage de la montagne de Saverne à cause de 2 ou 3 endroits où les roches sont étroites. » Au début de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, en 1689, Chamlay, homme de guerre, diplomate et conseiller influent du roi, écrit : « Ce qu’il y a de plus en désordre dans l’Alsace, particulièrement dans la Basse Alsace ce sont les chemins, il faut absolument pourvoir à leur rétablissement. » Louvois, secrétaire d’État à la guerre, n’a de cesse de presser l’intendant de s’occuper prioritairement des routes très fréquentées par les troupes. La raison militaire prévaut face à l’intérêt économique.
Le temps des améliorations
Au siècle suivant, la situation varie selon les endroits, toutefois les changements sont significatifs à partir du milieu de la période. Mais si on se limite à la route du col de Saverne, qui emprunte, jusqu’en 1737, la voie établie sous l’évêque Guillaume de Honstein en 1524 passant au sud de la chaussée actuelle, peu sûre, trop pentue et difficile à défendre, elle exige des efforts énormes pour franchir le passage. Un mémoire des Ponts et Chaussées non daté, mais établi sans doute vers 1726 ou 1727, précise qu’elle « […] n’était pas dans un état à faire honneur à la province, ni à faciliter le commerce ».
Un bel ouvrage
Les premiers travaux d’amélioration débutent en 1728. L’entreprise touche à sa fin en octobre 1737. Un récit de voyage, malheureusement anonyme, de juillet 1753 évoque le nouveau tracé : « Il y a de Lunéville à Saverne neuf postes et demie. La dernière lieue se fait toujours en descendant. Cette descente est la plus considérable qui se soit trouvée sur notre route. Elle a été creusée, adoucie et coupée dans le rocher. C’est un des plus beaux ouvrages qui se voient. Tout le long de cette descente qui va toujours en serpentant, on a pour point de vue un beau bois, futaie qui appartient à monsieur le cardinal. »
En juin 1770, lors d’un voyage à Saverne et ses environs, Goethe, qui séjournait alors à Strasbourg , découvre avec l’un de ses amis, ce chef-d’œuvre des techniques du XVIIIe siècle.
Il écrit : « […] la montée de Saverne, ouvrage d’un travail immense. […] une chaussée, large pour trois voitures l’une à côté de l’autre, monte si doucement qu’on s’en ressent à peine. La beauté et la largeur du chemin, les côtés pavés pour les piétons, les rigoles en pierre pour l’écoulement des eaux, tout cela est aussi beau qu’artificiel et durable. » L’amélioration du passage des Vosges sur les hauteurs de Saverne est devenue réalité. (selon DNA - Saverne)
Le général Phan Van Giang, ministre de la Défense, a reçu ce vendredi 18 octobre à Hanoï, l’ambassadeur de Chine au Vietnam, He Wei.
Il a espéré que l'ambassadeur He Wei connaîtra un mandat réussi, contribuant activement au développement des relations entre les deux parties et les pays en général et la coopération de défense Vietnam - Chine en particulier.
Le ministère vietnamien de la Défense soutiendra et créera toutes les conditions favorables pour que l'ambassadeur He Wei puisse s'acquitter avec succès de ses responsabilités, a dit le général Phan Van Giang.
Le ministère vietnamien a souligné le développement continu des relations bilatérales, qui se sont développées de manière plus pratique et plus efficace ces derniers temps, franchissant des étapes importantes, approfondissant et renforçant davantage le partenariat de coopération stratégique intégral et accélérant la construction d'une communauté d'avenir partagé Vietnam - Chine.
Selon le général Phan Van Giang, la coopération bilatérale en matière de défense a toujours été affirmée ces derniers temps comme l'un des piliers importants des relations entre les deux pays, ce qui se reflète dans diverses activités conjointes pratiques et efficaces, telles que les échanges de délégations et les réunions à tous les niveaux, contribuant à approfondir davantage la coopération en matière de défense. La coopération militaire, l'éducation et la formation, l'industrie de la défense et la recherche conjointe a été promue, tandis que la collaboration entre les forces de protection des frontières terrestres, les marines et les forces de garde-côtes des deux pays a également été renforcée.
Dans les temps à venir, notamment d'ici fin 2024, le général Phan Van Giang a proposé aux deux parties de promouvoir des contenus et des domaines de coopération convenus, contribuant ainsi à concrétiser l'esprit de la Déclaration commune des deux pays sur la promotion d’une coopération plus substantielle en matière de défense et de sécurité, axée sur un certain nombre d'activités d'échange de délégations à tous les niveaux, en particulier les délégations de haut niveau...
De son côté, l'ambassadeur He Wei a exprimé son souhait de mener à bien ces tâches au cours de son mandat, contribuant ainsi à promouvoir les relations entre les deux pays et les deux armées à une nouvelle hauteur. (selon "Le courrier du Viet-Nam")