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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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13 septembre 2024

L’association Anticor retrouve son agrément

C’est l’une de ses dernières décisions. Le 5 septembre, quelques heures avant de laisser sa place à Matignon, Gabriel Attal a attribué par arrêté, et pour une durée de trois ans, son agrément à Anticor. Une victoire pour l’association anticorruption, qui attendait une réponse depuis plus d’un an, et qui pourra désormais se constituer partie civile dans les affaires de probité publique.

Anticor avait perdu cet agrément suite à son annulation par le tribunal administratif de Paris en juin 2023 qui estimait « que l’association ne remplissait pas certaines de ces conditions relatives, notamment, au caractère désintéressé et indépendant de ses activités ». L’arrêté signé par l’ex-Premier ministre lève le doute et révèle « le caractère désintéressé et indépendant » des activités de l’association.

Le tribunal administratif de Paris avait donné vingt-quatre heures à Matignon pour se prononcer, et attribuer ou non, la demande d’agrément de l’association présentée en janvier dernier, « sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard à l’expiration de ce délai », selon la décision judiciaire rendue le 4 septembre. Gabriel Attal avait déjà été sollicité par la même instance le 9 août et avait quinze jours pour réexaminer le dossier, mais n’avait donné aucune réponse. (selon "Reporterre")

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12 septembre 2024

Images parlantes !

 

11 septembre 2024

Un restaurant de la Bruche interdit le portable aux clients

 

Depuis septembre 2023, les téléphones sont bannis aux "Petits plats de Mamama", un restaurant qui fait également brocante solidaire. Sandra et Olivier, les responsables, affirment que la convivialité a refait son apparition autour des tables.

 

 

 

Sandra, la patronne, annonce la couleur aux clients lorsqu'ils ils réservent par téléphone ou quand ils poussent la porte du restaurant. Aux petits plats de Mamama, à Rothau dans la Vallée de la Bruche, pas de portables, ils doivent obligatoirement rester dans les poches ou les sacs, sur vibreur. Les clients sont invités à passer ou recevoir leurs appels à l'extérieur de l'établissement. La mesure est en place depuis le mois de septembre 2023 car Sandra et Olivier, son conjoint, en avaient ras-le-tablier: "on arrivait dès fois deux-trois fois sur la même table pour prendre la commande et les gens étaient au téléphone ou en train de regarder leurs mails et ils me renvoyaient de la main en disant revenez plus tard et puis après c'était c'est trop long, on est pressés".

 

La convivialité est revenue autour des tables

 

La patronne Des petits plats de Mamama explique aussi que son restaurant, qui est aussi une brocante solidaire mise sur la convivialité et que depuis que le portable n'y a plus droit de cité, les discussions ont refait surface d'une table à l'autre. Quand aux récalcitrants, accros au portable, ils sont priés d'aller manger ailleurs mais la patronne affirme que ça n'arrive quasiment jamais car côté clients la mesure est plutôt bien accueillie: "c'est un peu osé mais c'est très bien",  reconnait un jeune-homme, "c'est très agréable parce que comme on dit c'est notre troisième main, c'est bien de faire une coupure quand même". Fallait-il passer par une interdiction pour en arriver là ? La question pourra alimenter les discussions autour des tables.

 

 

10 septembre 2024

Archéologie : le mystère du massacre de Potočani

 

Il y a 6 200 ans environ, un groupe d'au moins quarante-et-un hommes, femmes et enfants a été brutalement assassiné avant d'être jeté dans un charnier situé dans l'est de l'actuelle Croatie. Après la découverte de la fosse commune en 2007, les archéologues se sont demandé si les victimes de cette exécution étaient en fait les membres d'une entière communauté familiale. Cependant, d'après une analyse publiée dans la revue PLOS ONE en 2021, qui comprend notamment la plus vaste étude génétique d'un massacre préhistorique réalisée à ce jour, les victimes seraient pour la plupart sans liens de parenté. Cette découverte surprenante soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses : en particulier, pourquoi ces individus ont-ils été assassinés et par qui ? 

 

 

« C'est la question à un million de dollars, » répond l'auteur principal de l'étude, Mario Novak, archéologue à l'Institut de recherche anthropologique de Zagreb, en Croatie. « Nous ne savons tout simplement pas. » Et à moins de trouver des preuves archéologiques explicites à proximité, ajoute-t-il, « je pense que nous ne saurons jamais. »

 

DÉCOUVERTE FORTUITE

 

Le site de cet ancien massacre a été découvert par accident lors de la construction d'un garage dans le village croate de Potočani. D'un peu plus de deux mètres de longueur sur près d'un mètre de profondeur, il contenait les ossements d'au moins quarante-et-une personnes, certaines encore articulés et d'autres en fragments.

 

Des archéologues de l'université de Zagreb se trouvant par hasard dans la région au moment de la découverte ont été appelés sur les lieux et ils ont d'abord pensé que les ossements étaient ceux de victimes d'un conflit moderne, peut-être de la Seconde Guerre mondiale ou des guerres de Yougoslavie des années 1990.

 

En approfondissant les fouilles, les archéologues ont découvert des fragments de poterie ancienne et la datation au radiocarbone a révélé que le site était âgé de 6 200 ans. D'après l'époque, le lieu et le type de poterie mis au jour, les chercheurs ont conclu que les victimes appartenaient à la culture Lasinja.

 

Nos connaissances de ces peuples sont très limitées, indique Novak, et un seul autre lieu de sépulture en Croatie associé à la culture Lasinja a été découvert à ce jour. « C'est l'une des entités culturelles préhistoriques les moins étudiées de la région, » dit-il. De précédents travaux relatifs à cet autre site de sépulture suggèrent que les Lasinja étaient des bergers qui se déplaçaient avec leur troupeau d'un pâturage à l'autre en fonction des saisons. Ils exploitaient également le cuivre pour fabriquer des outils.

 

L'analyse bioarchéologique a permis d'identifier vingt-et-un individus de sexe masculin et vingt de sexe féminin, d'un âge allant de deux à cinquante ans. Il est rapidement apparu que la cause de leur mort n'avait rien de naturel.

 

Trois hommes adultes, quatre femmes adultes et six enfants présentaient des lésions à l'arrière du crâne. Ces blessures mortelles allant de la fracture par traumatisme contondant aux entailles en passant par les coups de couteau ont toutes été infligées par des armes ou des outils, peut-être des haches en pierre ou des instruments métalliques. Les armes du crime n'ont pas été retrouvées sur le site, mais il semblerait que ces blessures aient été infligées lors d'un unique événement.

 

 

Fait particulièrement sinistre, certains crânes présentaient des lésions multiples. « Pour la plupart des victimes, un seul coup avait suffi, » raconte Novak. « Mais nous avons deux ou trois individus avec quatre blessures sur le crâne. Leur bourreau a dû céder à une sorte de frénésie meurtrière. »

UNE HISTOIRE TEINTÉE DE VIOLENCE

 

Ce qui était clair en revanche, c'est que ce massacre n'était pas le fruit d'une guerre : les charniers résultant de batailles contiennent souvent une majorité d'hommes adultes ou adolescents, pas de femmes ou d'enfants. De plus, il n'y avait aucune lésion sur le visage ou les avant-bras des victimes, ce qui se produit généralement lorsqu'un individu lève les bras pour se protéger d'une attaque frontale. Ces personnes étaient probablement immobilisées, accroupies ou à genoux, avec les mains liées.

 

« Les victimes ne se sont pas défendues, » indique Novak. « Je dirais que c'était une exécution collective préméditée. »

 

Le site de Potočani n'est pas le premier lié à un massacre de la préhistoire européenne, une autre fosse commune contenant des victimes tuées de coups intentionnels à l'arrière de la tête a par exemple été découverte à Halberstadt, en Allemagne.

 

« Les lésions crâniennes ressemblent à celles d'autres massacres que j'ai pu étudier — très similaires en termes d'emplacement et, tristement, de tranche d'âge également, » témoigne Trish Biers, ostéologue et paléopathologue à l'université de Cambridge externe à l'étude.

 

Afin d'en apprendre plus sur les victimes de Potočani, les chercheurs ont prélevé l'ADN de 38 individus inhumés sur le site. Les résultats montrent qu'ils avaient tous la même ascendance génétique : outre leur lien avec les sociétés de chasseurs-cueilleurs de l'Europe occidentale, les ancêtres de ces individus étaient originaires de l'Anatolie, une région qui coïncide avec l'actuelle Turquie. Ils ont apporté l'agriculture en Europe il y a environ 8 500 ans. Quelques millénaires plus tard, certains de leurs descendants se sont mis à parcourir les Balkans avec leurs troupeaux.

 

 

Même si l'analyse ADN a permis d'établir un lien de parenté étroit entre quelques victimes, par exemple un homme, ses deux filles et son neveu, pour 70 % des victimes il n'y en avait aucun. Cela pourrait s'expliquer par l'appartenance des victimes à une communauté plus étendue composée de différentes familles.

 

LA MENACE FANTÔME

 

En s'appuyant sur les autres sites archéologiques qu'elle a pu étudier en Amérique du Nord et du Sud, Biers indique que les individus qui n'étaient pas nécessairement liés à un niveau génétique formaient tout de même des groupes d'affinités en fonction de leurs occupations, entre pêcheurs, agriculteurs ou artisans par exemple.

 

Cependant, les relations de parenté sociale « ne peuvent pas être détectées à travers une analyse génétique, » déclare Christina Scheib, archéologue spécialiste de l'ADN fossile à l'université de Cambridge, non impliquée dans l'étude. Dans l'idéal, les sépulture voisines non associées à un massacre auraient offert un aperçu de la distribution normale des défunts, à la fois sur un plan génétique et en termes de groupes d'affinités. Mais à ce jour, le charnier de Potočani fait figure de solitaire ; aucun établissement attenant n'a été découvert.

 

Le mystère est d'autant plus grand que l'on ne sait absolument rien des tueurs eux-mêmes. « Nous n'avons aucune trace des individus qui ont commis ces atrocités, » indique Novak. Les responsables étaient peut-être un groupe rival venant de loin ou non. Il est également possible que les meurtriers aient appartenu au même peuple que les victimes.

 

En ce qui concerne le motif, la spéculation est impossible. D'autres sites de massacres ou épisodes de violence collective de la préhistoire européenne ont été attribués à des facteurs sources de tension comme la xénophobie ou le changement climatique, lorsque des sécheresses ont causé des pénuries et déclenché des vagues de violence. Mais à Potočani, « nous n'avons aucune indication d'un quelconque changement climatique durant cette période, » déclare Novak.

 

Le seul constat qui ne laisse aucune place au doute est la persistance au fil des millénaires de ce comportement humain des plus ténébreux. Des massacres se produisent à travers le monde depuis au moins 13 000 ans. Malgré l'émergence de la justice et l'évolution des sociétés vers un modèle plus ordonné et moins enclin à la violence, les exterminations à grande échelle sont devenues plus faciles à perpétrer avec le temps. Tout comme le fusil a remplacé la hache ; les génocides d'État ont succédé aux affrontements entre tribus.

 

S'il n'y avait qu'une chose à retenir des sites comme celui de Potočani, c'est« que l'humanité n'a pas changé au cours des 10 000 dernières années, » affirme Novak. « Et si changement il y a eu, c'était pour le pire. »(selon "National Geographic")

9 septembre 2024

Michel Barnier en Alsace fin septembre ?

 

Le nouveau Premier ministre pourrait venir clore le congrès des régions de France, qui se tient les 25 et 26 septembre à Strasbourg. À moins qu’il n’assiste à celui de l’association "Villes de France", début octobre à Sélestat… Ou les deux.

 

Question : sera-t-il encore ministre aux dates évoquées ?

 

 

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8 septembre 2024

Biélorussie et Pologne : le mur de la discorde

 

Aux confins de la forêt polonaise de Bialowieza, un mur sépare depuis deux ans la Biélorussie de la Pologne. Un rempart contre l’afflux de milliers migrants, dont Minsk est accusée d’orchestrer le passage en force vers l’union européenne. La région alentour, jadis un haut lieu du tourisme polonais, est aussi devenue le théâtre de nombreux drames. Un sujet qui polarise plus que jamais l’opinion polonaise.

 

 

Dans la région frontalière de Podlasie, à l’Est du pays, les incidents entre migrants et forces de sécurité se sont multipliés récemment.

 

En juin dernier, la mort d’un jeune soldat, poignardé à la frontière, avait suscité l’indignation publique, et l’adoption cet été d’une loi facilitant l’usage des armes à feu par les militaires et la police.

 

Des groupes de civils multiplient les initiatives, pour, disent-ils, défendre la frontière. Ces hommes, venus de Varsovie, ont appelé la population à manifester son soutien aux forces de sécurité, devant le mur.

 

"Nous défendons les valeurs de la Pologne"

 

"Nous nous soucions de la sécurité de notre pays", assure Dariusz Sierhej, membre du groupe "Nous défendons la frontière polonaise", "avant tout nos familles, les valeurs de la Pologne, notre religion. "C'est pourquoi nous patrouillons aussi le long de la frontière ici, pour stopper cette vague d'immigration clandestine".

 

Et on ne veut pas que des situations telles qu’on les voit en Europe se produisent ici, comme des meurtres, des viols de nos femmes".

 

"Et s’ils continuent à venir ainsi, malheureusement, leur culture et leurs croyances, menacent notre foi. Et nous voulons défendre notre foi, car elle est très importante pour nous".

 

"La culture polonaise et nos valeurs polonaises, qui imprègnent nos vies", ajoute Sebastian, un autre membre du groupe.

 

"Nous voulions également montrer le patriotisme des citoyens polonais", indique Marcin, à leurs côtés. "Nous avons voulu transmettre cela au public, lui rappeler quelles sont nos valeurs. Et nous continuerons à organiser de telles réunions".

 

"Ce type de soutien est nécessaire, car même l’armée se sent plus en sécurité", soutient Dariusz Sierhej. "De savoir qu’il y a des gens qui comme nous, patrouillent. Ce qui fait que de l'autre côté du mur, ils entendent parler de nous, ils voient ce qui se passe. Du coup, soit ils ne viennent pas dans les endroits où nous venons souvent, soit ils renoncent complètement à traverser".

 

Une frontière ultra-sécurisée

 

Dans la région, les contrôles sont constants. Une zone tampon interdite d’accès a été réintroduite en juin dernier. La frontière est d’autant plus sécurisée que Varsovie craint d’éventuelles incursions russes.

 

Le soutien de groupes civils ou paramilitaires n’est pas nécessaire souligne Katarzyna Zdanowicz, porte-parole des gardes-frontières de la région. "Les gardes-frontières, l’armée et la police polonaises protègent actuellement les frontières, et aucune aide de ce genre de groupes n’est nécessaire ici. Les gardes-frontières n’ont eu aucun contact avec ces personnes".

 

Selon la porte-parole, le nombre de tentatives de passages clandestins a chuté de 70%, depuis la mise en place de la zone tampon en juin. Mais les gardes-frontières restent sur le qui-vive.

 

"Les menaces résultant de ces passages illégaux de la frontière sont imprévisibles", poursuit Katarzyna Zdanowicz. "En effet, les parties biélorusse et russe organisent cette migration illégale. "Les étrangers reçoivent des visas légaux pour la Russie, ils atterrissent en Russie et sont transportés de Russie vers la Biélorussie. Et c’est ainsi que les gens traversent illégalement la frontière. Du côté polonais, des chauffeurs les attendent, qui sont censés les récupérer et les emmener plus loin vers l'Europe occidentale".

 

La surenchère sécuritaire inquiète les organisations humanitaires qui tentent de porter secours aux migrants qui parviennent à franchir le mur.

 

 

Les organisations humanitaires en alerte

 

Nous rencontrons l’un des groupes qui se relaient dans des bases à l’emplacement tenu secret, pour répondre aux appels de détresse. Des interventions parfois risquées.

 

"On voit des alliances entre les garde-frontières ou toute formation en uniforme, et des patriotes ou des nationalistes", explique Ula Wolfram, présidente du Service de secours humanitaire bénévole de Podlasie, "ce qui rend impossible pour nous d’accéder librement aux groupes veulent rester en Pologne, qui demandent l'asile en Pologne. Malgré tout, ces gens sont plutôt expulsés vers la Biélorussie, ce qui peut tout simplement constituer pour eux un danger mortel. En dehors de notre peur, notre inquiétude pour les migrants, nous avons aussi peur pour nous-mêmes. Parce que nous ne savons pas comment les nationalistes peuvent se comporter avec nous.

 

Lorsqu'un appel retentit, pour appeler à l'aide, les activistes se préparent à intervenir.

 

"Il y a un risque de refoulement", explique Ula Wolfram. "Certaines personnes subissent de nombreux refoulements de ce type. Ce ping-pong de part et d’autre de la frontière peut tout simplement être sans fin. Rien n’arrêtera les gens, ni un si grand nombre de soldats, un tel déploiement de forces, ni la construction ou le renforcement de murs.

 

Malgré tout, les gens qui fuient les horreurs de leur propre pays, les conflits armés, persécutions ou autres, auront toujours l’envie et la volonté de franchir cette frontière".

 

Dans les villages situés dans la zone interdite qui s'étend sur 200 mètres de large à partir de la frontière, le mur rassure pourtant.

 

“On est assis sur ce banc comme on le faisait avant", résume Oleg, un habitant du village déserté d'Opaka Duza. "Les gardes-frontière nous protègent."

 

Dans la ville voisine de Bialowieza, qui dépend essentiellement du tourisme, beaucoup jugent excessives les mesures de protection en vigueur.

 

La forte présence militaire et les nombreux contrôles sont dissuasifs pour les visiteurs, qui ont déserté la région cet été, selon les commerçants.

 

Slavek est l’un des rares à accepter de s’exprimer ouvertement devant notre caméra.

 

L'opportunisme politique propagateur de peur ?

 

"Je pense qu’on peut estimer qu’il n’y a que 30 pour cent des touristes qui viennent normalement à Bialowieza", indique Slawek Dron, propriétaire du restaurant Fanaberia. "Cela représente une baisse de 70 %. C'est un désastre pour nous !".

 

Ce restaurateur compte plusieurs demandeurs d’asile parmi ses employés.

 

"Ici, personne ne ressent vraiment d’anxiété, ni aucune menace", relate-t-il. "Personne n’a peur de quoique ce soit. Parce que quand les immigrants traversent, ils ne viennent pas ici en ville, mais vont quelque part dans la forêt, pour que personne ne les remarque. J'entends surtout dire à la télévision, à la radio ou chez les politiciens dire que nous devrions avoir peur. Une réalité parallèle se crée, qui n’a rien à voir avec la situation réelle.

 

Et ce qui importe aux politiciens, c’est d’avoir plus d’électeurs, car les gens se rassemblent toujours autour du gouvernement lorsqu’ils ont peur".

 

En quittant la ville de Bialowieza, nous recevons un appel des activistes: ils ont récu un nouveau message de détresse d’un groupe en difficulté dans la forêt. Il est cette fois possible de les accompagner. Nous les trouvons auprès de trois hommes et d’une femme, épuisés. Ils ont franchi le mur après plusieurs tentatives, et des semaines d’errance dans la forêt.

 

"On nous refoule, on nous bastonne, et on essaie encore"

 

Alors que les activistes distribuent des vêtements chauds et de la nourriture au groupe affamé, un homme nous montre sa veste lacérée par les chiens des soldats Biélorusses. A chaque refoulement par les garde frontières polonais, les hommes nous racontent avoir été battus et repoussés de nouveau vers la Pologne par les Belarusses, après avoir été repoussés plus "On nous bastonne et on nous renvoie, et nous, on réessaie encore.", lance l'un des compagnons d'infortune. "On n’avait plus d’eau, plus de nourriture. Le soir, on dormait dans la forêt près des marécages. Il faisait tellement froid".

 

Originaires du Cameroun, tous disent avoir fui leur pays pour échapper aux persécutions politiques dont ils faisaient l’objet là-bas.

 

"La police au Cameroun a tué mon mari", confie la femme, la voix tremblante, avant d'ajouter, en larmes, "Ils m’ont kidnappée.. Ils m’ont violée."

 

Tous signent sur place des demandes de protection internationale en Pologne, remises aux gardes-frontières arrivés entretemps.

 

"S’il n’y a pas de volonté d’accepter ces demandes de protection internationale, ils seront ensuite malheureusement repoussés jusqu'à la frontière et expulsés vers la Biélorussie", déplore Ula Wolfram. "J'espère qu'un tel scénario ne se produira pas. Et que le chef de l’Office des étrangers décidera de leur accorder une protection internationale". (selon Yahoo-actualités)

 

 

7 septembre 2024

Communiqué du PS

 

6 septembre 2024

Chasse : un panneau illégal

 

À Lièpvre, un panneau interdisant de photographier le gibier sur un des lots de chasse communale et un autre interdisant la circulation sur un chemin communal ont été retirés à la demande du maire. Ces deux mesures, décidées par l’adjudicataire de chasse, étaient illégales.

 

 

Quand un fait anodin, bien qu’illégal, prend des proportions nationales… La photographie publiée sur les réseaux sociaux par le naturaliste Pierre Rigaux a connu un beau succès. Prise à Lièpvre à la fin du mois d’août, celle-ci montre un panneau faisant état d’une « interdiction de photographier le gibier sans autorisation de l’adjudicataire de chasse ». « Ici ce sont des cerfs qui sont chassés… en pleine période de brame. La mairie ne s’oppose pas à ça », s’étonnait Pierre Rigaux en ne mentionnant pas que les battues sont interdites durant la période du brame et que, surtout, la mairie n’a pas de pouvoir décisionnaire en la matière. « Le brame attire aussi des photographes, ce que ne supportent visiblement pas le ou les chasseurs du coin, alors que la forêt communale est ouverte au public, pas seulement aux tireurs », concluait le naturaliste.

 

Le maire alerté par les Brigades vertes

 

Avant même d’être alerté par Pierre Rigaux, le maire de Lièpvre, Denis Petit, avait été informé de l’existence de ces panneaux par les Brigades vertes et les a enlevés au vu de leur caractère illégal. « Il y avait ce panneau concernant les photos et un autre indiquant un sens interdit et une propriété privée, ainsi qu’une cordelette interdisant la circulation sur un chemin rural communal. J’ai enlevé la cordelette qui barrait le chemin et j’ai écrit à l’adjudicataire pour lui rappeler que seul le maire peut interdire, par arrêté, la circulation sur la voie publique. »

 

« Panneau illégal » confirme le président de la Fédération des chasseurs

 

Et Denis Petit de poursuivre : « S’agissant de l’interdiction de prendre des photos, ce panneau est aussi illégal. Un adjudicataire n’est pas propriétaire du gibier présent sur le terrain qu’il loue », précise le maire de Lièpvre, soutenu par le président de la Fédération des chasseurs du Haut-Rhin. L’information n’était pas remontée jusqu’à Gilles Kaszuk qui, à la vue du panneau posé par l’adjudicataire à Lièpvre, le juge « totalement illégal ».

 

Estimée entre le 15 septembre et le 10 octobre, la période du brame du cerf attire de nombreux photographes ou simples curieux. L’Office français de la biodiversité, chargé de missions de police de l’environnement, rappelle qu’observer les cervidés en les éclairant avec les phares d’une voiture ou un projecteur est « très dérangeante et strictement interdite par la loi ». L’OFB assure qu’il organisera des opérations de surveillance afin d’assurer la quiétude de la période de brame. « Toute infraction de recherche de gibier à l’aide d’une source lumineuse sera relevée et réprimée par une amende de 135 € », rappelle encore l’OFB. (selon DNA)
5 septembre 2024

Microbrasseries : un marché qui arrive à saturation

 

Ces dix dernières années, l’essor des microbrasseries a été spectaculaire, en France. Elles sont une soixantaine dans le Bas-Rhin, dont une dizaine sur le secteur d’Obernai - Molsheim - Schirmeck. Si le Covid a été un catalyseur pour certaines, la hausse des coûts qui a suivi a été fatale pour d’autres. Celles qui ont su s’imposer dans le paysage local doivent relever bien des défis pour rester dans la course.

 

Arriver à se faire une place

 

Considérée comme un événement il y a 10 ans, l’ouverture d’une microbrasserie est aujourd’hui devenue plutôt banale, tant les enseignes se sont multipliées. « La difficulté, quand on a commencé, c’était de réussir à se faire un nom. On est quand même quelques-uns, on ne peut pas arriver la fleur au fusil », reconnaît Aurélien Campos, trois ans après avoir créé avec sa compagne Magali Richert la brasserie Ellipsys, à Innenheim.

 

Pour lui qui s’est reconverti professionnellement, le challenge ne consistait pas seulement à savoir faire de la bonne bière. « Il y a une grosse part de marketing, il faut être présent sur un maximum d’événements, de salons, de marchés, pour se montrer. » Une énergie qui a fini par payer, puisqu’ « aujourd’hui, on est demandé sans avoir à forcer les portes ».

 

Un travail de communication qui a aussi payé pour Fabrice Bücher. Entre la production, les salons, les marchés, mais aussi les visites, les séminaires d’entreprises ou fêtes familiales, il consacre à son activité environ 60 heures hebdomadaires. Sa bière BBB, produite à Bernardswiller depuis 2019 a, contre toute attente, bénéficié d’un coup de boost grâce au Covid. « Comme on était considérés comme un commerce alimentaire, on pouvait livrer et faire du drive. Ça m’a permis de me faire connaître dans un rayon d’une dizaine de kilomètres et de fidéliser une clientèle qui est toujours là aujourd’hui », explique le brasseur. Ce n’est pas le cas de tous ceux qui se sont lancés : plusieurs ont mis la clef sous la porte pendant ou après la pandémie. Certains, fragilisés, risquent de le faire dans les prochaines années.

 

Diversifier ses débouchés

 

Plusieurs microbrasseurs interrogés font remonter un contexte de « crise des cavistes dédiés à la bière ». Quant aux supermarchés, face à l’inflation, « ils s’étoffent toujours plus en bière, mais privilégient les productions industrielles ou semi-industrielles. Les brasseries qui ont fermé sont souvent celles qui avaient investi dans la grande et moyenne distribution », note Fabrice Bücher.

 

D’où l’importance de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, pour réduire les risques. « Bars, restaurants, hôtels, fermes, magasins, caves à bières : je vends partout où je peux vendre, confirme Guillaume Meyer, qui a fondé la brasserie Guilhéon à Blienschwiller en 2020, tout en conservant son emploi de technicien en laboratoire. Là où c’est difficile, ce sont les restaurants, car ils ont un contrat avec leur distributeur de boissons, qui leur loue et entretient la tireuse. »

 

Difficile aussi pour ces petits entrepreneurs d’être compétitifs : « Je ne vends pas aux restaurateurs car comme je suis en microentreprise, ils ne peuvent pas récupérer la TVA », explique Marc Ruer, qui a ouvert L’Altenbier, fin 2020 à Dorlisheim, suite à un changement d’activité professionnelle. Il mise donc sur la vente directe, lors des marchés et événements festifs locaux.

 

Certains, comme Aurélien Campos, ont même créé une licence III, pour pouvoir créer un petit bar et organiser des événements, en faisant venir des food-trucks, tout en rendant le lieu « convivial et vivant ». À la brasserie de Framont, à Grandfontaine, la boisson fermentée se déguste aussi en mode festif, sur place, au café-concert. Le gérant, Jean-Yves Salmon, a compris dès le départ l’importance de ne pas être tributaire d’une seule activité, en proposant aussi de l’hébergement touristique.

 

Survivre à la hausse des coûts

 

Les microbrasseurs ont subi de plein fouet la hausse des coûts de l’énergie et celle des matières premières, aussi bien l’emballage (carton, verre) que les ingrédients (houblon, malt…). Marc Ruer fait ainsi remonter une augmentation de 70 % du prix du verre en un an. Guillaume Meyer parle d’une « palette de malt passée de 600 à 900 € ».

 

Si les prix semblent se stabiliser, le choc a été rude pour la plupart des entrepreneurs, qui n’ont pas pu répercuter l’intégralité de cette hausse sur leurs clients. « Quand on a commencé, il y avait déjà des hausses et on se doutait que ce n’était pas terminé, donc on avait un peu anticipé en fixant nos prix de vente, ce qui nous permet d’être encore là aujourd’hui », confie Aurélien Campos.

 

Fabrice Bücher, lui, n’a pas augmenté ses tarifs depuis trois ans. Il a pu limiter la casse grâce à son réseau de fournisseurs locaux : « La hausse du malt m’impacte assez peu, car elle concerne surtout celui qui vient de Russie ou d’Ukraine. Depuis août, je me fournis exclusivement auprès de la malterie Maltala, à Bergheim. Mon houblon aussi est uniquement alsacien. »

 

S’adapter aux changements d’habitudes de consommation

 

En quelques années, les habitudes des consommateurs ont évolué, avec une plus grande recherche de goût, de raffinement, des boissons moins fortes, qui se dégustent presque à la manière d’un verre de vin, avec ses différents arômes. De quoi pousser les passionnés de bière à être créatifs, à l’image d’Yves Zanin, qui vient d’ouvrir la Crym, à Lutzelhouse. Encore en phase de développement, il apprécie de « travailler en artisanal, avec les produits du jardin, selon les saisons : prunes, menthe, basilic… »

 

Les brasseurs interrogés sont unanimes : la demande en bière artisanale est toujours là, malgré l’inflation. Mais la plupart notent une baisse des ventes de bouteilles, au profit de la consommation directe, lors d’événements. « Le fait d’avoir une petite brasserie nous permet de rebondir et de nous adapter plus facilement que si on avait six ou sept employés, analyse Aurélien Campos. Il faut savoir suivre le consommateur. Au lancement, on faisait beaucoup de bouteilles, aujourd’hui on fait plus de fûts, on ne sait pas ce qu’on fera demain… » (selon DNA - Bruche)

4 septembre 2024

Utilisation d'un drone

 

Vous souhaitez profiter de votre drone sans risquer une amende pour non-respect de la réglementation en vigueur, alors vous trouverez ci-après quelques conseils.

 


Le télépilote est responsable de son activité selon le code de transport, sa responsabilité est engagée en cas de dommages occasionnés.

 

Si votre drone est équipé d’une caméra ou s’il pèse plus de 250 gr vous devez vous enregistrer en tant qu’exploitant U.A.S (procédure gratuite sur le site Alpha Tango officiel).

 

Voici les 10 commandements du pilotage de drone de catégorie Ouverte de – 250 gr :


1° Vérifier la classe du drone (marquage CE).

2° Respecter la hauteur de vol (maximum 120m).

3° Garder votre drone en vue directe (garder toujours votre drone dans le champ de vision).

4° Voler uniquement de jour (il est interdit de voler de nuit).

5° Ne survolez pas un espace public en agglomération (interdiction de faire voler le drone en ville – interdiction de survoler un rassemblement de personnes).

6° Ne volez jamais aux abords des aérodromes (distance minimale de 10Km).

7° Ne survolez pas les sites sensibles ou protégés (terrains militaires – prisons – monuments …).

8° Respectez la vie privée d’autrui (ne filmez personnes sans leur consentement).

9° Vérifiez si vous êtes assurés (assurance recommandée).

10° En cas de doute renseignez-vous (site Web de la DGAC).

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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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