"Des notes retrouvées sur des soldats morts indiquent que les autorités nord-coréennes ont fait pression sur eux pour qu'ils se suicident", y compris en "se faisant exploser (...) avant la capture", a expliqué à des journalistes Lee Seong-kweun, relayant des informations du renseignement sud-coréen.
Plus de 3.000 blessés
À date, selon ce même député, quelque 300 soldats nord-coréens ont été tués sur le front. "Les estimations indiquent que le nombre de victimes dans les rangs des forces nord-coréennes a dépassé 3.000 dont environ 300 morts et 2.700 blessés", a déclaré Lee Seong-kweun à des journalistes après un briefing du service de renseignement sud-coréen.
Selon lui, des mémos récupérés sur des cadavres révèlent que la Corée du Nord se sert des "espoirs des soldats de rejoindre le Parti des travailleurs (au pouvoir en Corée du Nord, NDLR) ou de bénéficier d'une amnistie" pour les envoyer au combat, suggérant que certains pourraient être des prisonniers dans leur pays.
L'Ukraine, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont accusé Pyongyang, doté de l'arme nucléaire, d'avoir envoyé plus de 10.000 soldats pour aider les forces russes dans leur invasion.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait annoncé samedi que deux militaires nord-coréens étaient actuellement faits prisonniers et interrogés à Kiev.
L'implication présumée d'une armée étrangère a constitué une escalade majeure dans l'invasion de l'Ukraine déclenchée il y a près de trois ans par Vladimir Poutine et qui entre dans une phase critique avec le retour prochain de Donald Trump à la Maison Blanche. (Article original publié sur BFMTV.com)
L’amende déjà payée « acquiert force de chose jugée », a rectifié le ministère public du canton du Jura (Suisse), après avoir abandonné la majorité des poursuites contre les automobilistes enregistrés entre 20 et 50 km/h, suite à une erreur de signalisation et d'enregistrement.
Dans notre précédent article concernant les automobilistes contrôlés en excès de vitesse le 31 octobre à l’entrée du hameau suisse de Lucelle, nous citions des informations données par Radio fréquence Jura (RFJ), rapportant des propos du ministère public de Porrentruy. Ce dernier annonçait l’abandon de la majorité des poursuites, mais contrairement à ce qu’indiquait le média suisse sur son site internet, les personnes ayant déjà payé leur amende ne pourront pas se faire rembourser.
En effet, comme il l’a écrit à un frontalier ayant écopé d’une amende de 120 CHF (pour un excès de 8 km/h), le ministère public du canton du Jura « n’a pas la compétence pour autoriser » le remboursement des « amendes d’ordre », ces procédures simplifiées relevant de la police.
« L’amende d’ordre payée acquiert force de chose jugée et n’est pas sujette à révision, en vertu de la loi et de la jurisprudence », explique le ministère public de Porrentruy, en rappelant néanmoins la possibilité d’un recours devant la cour pénale du tribunal cantonal. Une procédure à l’issue incertaine et qui pourrait coûter davantage que l’amende…
Inégalité de traitement
« La gestion de cette affaire tourne de plus en plus au ridicule et à l’injustice », commente cet automobiliste dans un message qu’il nous a adressé. Lui-même fait partie de ceux qui, ce matin du 31 octobre, ont immédiatement alerté la police de leur « ignorance » de la limitation à 20 km/h qui s’impose en Suisse devant un poste de douanes et « pensaient être en règle en respectant la limitation du panneau » des 50 km/h dressé quelques mètres avant. Mais ils se sont « résolus à payer l’amende pour éviter de se voir infliger d’autres sanctions », poursuit-il, en dénonçant une « inégalité de traitement ». (selon les DNA)
Aujourd'hui, Shaharzad ne sort plus que dans la cour de la pension où elle vit. Cette Afghane espérait trouver au Pakistan la liberté dont les autorités talibanes privent les femmes, mais une récente campagne anti-migrants maintient les Afghans "prisonniers", racontent-ils. Il y a quelques mois, cette mère de famille, qui témoigne sous pseudonyme par peur de représailles, a rejoint Islamabad pour déposer une demande d'immigration dans une ambassade européenne.
C'est désormais la procédure pour tous les aspirants au départ en Afghanistan où aucune capitale occidentale n'a de chancellerie ouverte au public, puisqu'aucun pays n'a reconnu le gouvernement taliban revenu au pouvoir en 2021. A son arrivée, elle s'est sentie "soulagée et en sécurité".
Mais peu après, les partisans de l'ex-Premier ministre emprisonné Imran Khan ont organisé des manifestations massives, entraînant une campagne de répression contre son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI). Celui-ci dirige la province du Khyber-Pakhtunkhwa, frontalière de l'Afghanistan et majoritairement peuplée de pachtounes, également nombreux en Afghanistan.
Des Afghans se disent associés à tort aux partisans de l'ancien Premier ministre et victimes de la campagne répressive des autorités. "Pour les Afghans ici, la situation est horrible. La police pakistanaise se comporte comme les talibans", accuse Shaharzad, qui craint d'être expulsée avec ses enfants.
Des réfugiés utilisés comme "boucs émissaires"
Le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, blâme plutôt les "terroristes afghans" qui ont participé aux manifestations, émaillées de violences entre protestataires et forces de sécurité. Il a assuré à la presse internationale à l'issue de la dernière démonstration de force du PTI que 37 Afghans avaient été arrêtés dans les cortèges fin novembre, sur un millier de personnes interpellées.
Muhammad Khan, dignitaire afghan à Islamabad, recense pour sa part des centaines d'arrestations parmi ses concitoyens - tout en jurant qu'aucun de ces détenus n'était impliqué dans la politique pakistanaise. "Les réfugiés afghans sont des boucs émissaires dans les affaires internes pakistanaises et dans les tensions entre Islamabad et Kaboul", affirme-t-il.
L'ambassade afghane à Islamabad a dénoncé une politique qui "n'apportera rien au Pakistan et ne fera qu'aggraver le manque de confiance entre les deux pays voisins". En juillet, la diplomatie pakistanaise a appelé les pays occidentaux à accélérer l'attribution de visas à quelque 44.000 Afghans en attente.
En tout, le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) recense 1,5 million de réfugiés et demandeurs d'asile afghans au Pakistan et autant d'autres Afghans sous différents statuts. Le HCR assure qu'environ 750.000 Afghans ont été rapatriés du Pakistan entre septembre 2023 et octobre 2024, dont environ 258.000 cette année, quasiment tous sans papiers.
Une vulnérabilité exploitée par les forces de l'ordre
Pour l'avocate Imaane Mazari, qui défend régulièrement des Afghans arrêtés au Pakistan, ces migrants vulnérables sont "une cible hyper facile".
Moustafa, qui attend avec sa famille à Islamabad un visa d'émigration vers les Etats-Unis, évite de sortir au maximum et s'organise pour grouper les achats de nourriture et de médicaments. Les membres des forces de sécurité, dit l'homme de 31 ans, "s'ils découvrent que tu es Afghan, que tu aies un visa en règle ou pas, ils t'arrêtent ou te soutirent de l'argent".
"C'est quoi leur problème avec les Afghans? Pourquoi nous accusent-ils à chaque fois?", se demande Shaharzad. Son fils a été récemment interpellé par la police dans un parc d'Islamabad, et, "au lieu de lui demander ses papiers, les policiers lui ont tout de suite demandé de l'argent", assure-t-elle.
Et pour maître Mazari, les Afghans ne sont pas les seuls: "les pachtounes pakistanais sont aussi victimes de profilage ethnique". De longue date, pachtounes et baloutches se disent discriminés par les Pendjabis, le gros de l'état-major de la très-puissante armée pakistanaise.
La Commission des droits de l'Homme du Pakistan (HRCP), ONG faisant autorité sur les libertés dans le pays, a dénoncé "un profilage ethnique présumé des citoyens ordinaires pachtounes". Le chef du gouvernement du Khyber-Pakhtunkhwa, Ali Amin Gandapur, a adressé une lettre au Premier ministre Shehbaz Sharif, dénonçant "les rafles arbitraires de travailleurs pachtounes à Islamabad" après les manifestations, qui risquent de "mener à d'immenses divisions".
De nombreux députés, notables ou figures de la société civile ont défilé sur les plateaux télé pour défendre les pachtounes. Les Afghans, eux, se disent abandonnés. "On est prisonniers. On ne sort quasiment jamais et seulement quand on est obligés", se lamente Moustafa. (selon "Géo")
Présente depuis trente ans au Népal, notamment à travers des réponses d’urgence pour soutenir une population régulièrement touchée par de violents séismes, Médecins du Monde intervient aujourd’hui auprès d’une communauté dont le travail menace directement la santé : les collecteurs de déchets.
Le bruit est assourdissant, l’odeur insoutenable. Au petit matin, le soleil brûle déjà la vallée de Katmandou, dessinant l’ombre des centaines de silhouettes qui se pressent sur les montagnes d’ordures de la décharge. Au milieu de l’impressionnant ballet des bulldozers et autres camions venus déverser les ordures de la capitale, les collecteurs de déchets, absorbés par leur tâche, prennent tous les risques pour trier le plus rapidement possible, récupérant au passage quelques produits qu’ils pourraient revendre pour s’assurer un revenu. « Ici tout le monde a peur de l’accident, mais les autres dangers sont nombreux, comme l’exposition aux produits toxiques ou tranchants », explique Jano Dangol, représentante de l’association de collecteurs Sasaja.
« Basse caste »
Au Népal, le système de traitement de déchets est complexe et cette activité dénigrée par la population. Elle repose donc sur l’investissement des plus précaires, qu’ils soient issus de l’immigration indienne ou des membres des « basses castes » – aussi appelés Dalit ou Intouchables. La société ignore, stigmatise, voire violente ces personnes situées au sous-sol de l’échelle sociale.
« Les gens ne veulent pas qu’on leur parle, qu’on les touche », décrit Madan Pandit, collecteur en porte à porte. Seule une petite minorité est employée par les mairies et dispose ainsi de certains équipements. « Tous les autres sont des travailleurs informels et extrêmement précaires, ne disposant d’aucune assurance de sécurité ni de revenus», déplore Abdul Saboor Khan, coordinateur général de Médecin du Monde au Népal.
Si les dangers sont nombreux – coupures, infections, brûlures, intoxication, exposition au tétanos et aux maladies transmissibles, traumatismes osseux et musculaires – l’accès aux soins est très réduit. « Le Népal dispose d’une assurance maladie assez effective pour couvrir les besoins en santé basique de la population, explique Abdul Saboor, mais elle est financièrement inaccessible pour la grande majorité de ces collecteurs informels. » Un obstacle majeur, renforcé par un manque d’accompagnement adapté à leurs problématiques, voire à une certaine réticence des soignants à les prendre en charge.
Un nouveau modèle en santé
Quand en 2015 l’État népalais introduit le concept d’UHPC, un nouveau modèle de centres de soins de proximité pouvant accueillir les plus précaires et désengorger les sept hôpitaux du pays, Médecins du Monde y voit une réelle opportunité d’inclusivité en santé. Mais, manque de volonté ou de moyens, les années passent et rien n’est fait. En 2019, l’association décide donc de mettre en place le premier UHPC à Katmandou. « L’idée était de prouver l’efficacité et la pertinence de ce type de structure et d’en livrer la méthodologie à l’État pour dissémination dans le pays, se remémore Abdul Saboor. Mais nous y avons posé une condition : l’inclusion dans ces centres d’une offre en santé adaptée aux besoins spécifiques des collecteurs de déchets. »
Aujourd’hui, si ce centre couvre les besoins des quelque 15 000 habitants du quartier, il est surtout devenu incontournable pour les collecteurs informels, qui y sont suivis et soignés gratuitement. Une offre personnalisée dont se réjouit Aastha Lamichhane, infirmière de l’UHPC : « Ils connaissent les risques immédiats de leur travail mais beaucoup moins les conséquences plus indirectes, et sont si occupés à survivre qu’on observe beaucoup de retard de soins, venant aggraver leurs problématiques. Nous faisons donc en sorte d’être proactifs dans leur suivi, avec par exemple la vaccination systématique et gratuite des adultes contre la diphtérie et le tétanos. » Un lien permanent est maintenu grâce aux associations locales de collecteurs de déchets, comme Sasaja, avec qui Médecins du Monde organise des activités de sensibilisation sur le terrain.
Aujourd’hui, l’expérience est un franc succès : la ville de Katmandou a récupéré la gestion du centre de santé UHPC et, convaincue de sa pertinence, travaille actuellement à sa reproduction dans 32 quartiers de la capitale. « Nous continuons d’appuyer la dissémination de ces UHPC, avec un soutien direct à cinq d’entre eux, et appuyons par ailleurs d’autres centres de santé paramédicaux à Katmandou et Nepalganj, toujours dans cette optique de rapprocher des soins les collecteurs de déchets et l’ensemble des publics marginalisés », explique Abdul Saboor Kan. (selon "Médecins du monde")
La Mongolie et le groupe français Orano ont conclu un accord préliminaire pour l’exploitation de la mine d’uranium de Zuuvch Ovoo, marquant une étape clé pour les deux parties. Cet investissement, estimé à 1,6 milliard de dollars, reste soumis à l’approbation du Parlement mongol. La production, prévue pour 2027, pourrait propulser la Mongolie parmi les dix premiers pays détenteurs de ressources mondiales en uranium.
Ce projet, développé par Badrakh Energy — une coentreprise entre Orano et MonAtom —, reflète la stratégie de la Mongolie pour diversifier son économie, historiquement centrée sur l’agriculture et les ressources fossiles comme le charbon. L’exploitation de cette mine contribuera également à répondre à la demande mondiale croissante en énergie nucléaire.
Cet accord intervient dans un contexte délicat. Orano doit composer avec des enjeux juridiques, ayant accepté une amende de 4,8 millions d’euros pour des accusations de corruption passées en Mongolie, tout en renforçant ses normes de conformité. La Mongolie, quant à elle, jongle entre ses puissants voisins, la Chine et la Russie, tout en cherchant à renforcer ses liens avec des partenaires occidentaux, tels que la France. (selon "Reporterre")
Un épais brouillard a recouvert Hanoï vendredi, obscurcissant les bâtiments de la capitale du Vietnam et laissant neuf millions d'habitants étouffés par une pollution atmosphérique à un niveau 15 fois supérieur au seuil maximal fixé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), selon les mesures effectuées par la société IQAir.
1ère ville la plus polluée au monde
Dans la matinée, Hanoï est arrivée en tête du classement des grandes villes les plus polluées du monde établi par la société suisse IQAir, avant de redescendre.
Selon IQAir, les niveaux de polluants PM2,5 - des microparticules cancérigènes suffisamment petites pour pénétrer dans le sang par les poumons - ont atteint 227 microgrammes par mètre cube, soit 15 fois l'exposition moyenne journalière maximale recommandée par l'OMS.
Après 12 ans de travaux, Ho Chi Minh-Ville inaugure une ligne de métro ambitieuse. Avec 20 kilomètres reliant le cœur historique au nord-ouest de la ville, cette première étape transforme la mobilité d’une mégapole embouteillée.
C’est une métamorphose urbaine qui s’est jouée dimanche dans la capitale économique du Vietnam. Après des années d’attente, le métro de Ho Chi Minh-Ville, tant attendu, a accueilli ses premiers passagers. Le long de ses 20 kilomètres, la Metro Line 1 relie le marché Ben Thanh, emblème de la ville, au parc à thème Suoi Tien, une destination familiale en périphérie. Une infrastructure moderne, dotée de 14 stations – trois souterraines et onze aériennes – qui ouvre une nouvelle ère pour cette ville de 9 millions d’habitants. Des centaines de personnes ont afflué pour être parmi les premières à emprunter ce nouveau mode de transport.
Après des années d’attente, une avancée malgré les défis
Derrière cette inauguration se cache un projet titanesque, marqué par des retards et des imprévus. Initialement prévu pour un budget de 668 millions de dollars et un lancement en 2017, le coût a explosé pour atteindre 1,7 milliard de dollars (1,6 milliard d’euros). Les travaux, commencés en 2012, ont été freinés par des problèmes techniques, des retards de financement et les bouleversements liés à la pandémie de Covid-19.
«Ce métro n’a pas été qu’un projet de construction, mais un véritable défi urbain», a rappelé Bui Xuan Cuong, responsable municipal, lors de la cérémonie d’inauguration. Malgré les difficultés, il souligne une étape essentielle : «Cette ligne répond au besoin urgent de repenser les déplacements dans une ville saturée par la circulation.»
Plus de deux semaines après le passage du cyclone Chido à Mayotte, l’aide humanitaire continue d’être organisée et acheminée depuis l’île voisine, qui fait office de véritable « hub » logistique.
À Saint-Denis de La Réunion, dans la cour intérieure de l'association La Maison de Mayotte, les palettes entassées les unes sur les autres n'attendent plus que d'être chargées et envoyées vers l'archipel, dévasté par le cyclone Chido le 14 décembre dernier.
Des denrées de première nécessité, des produits d'hygiène, des outils pour reconstruire et solidifier temporairement les maisons et, depuis quelques jours, des vêtements et textiles « en bon état ». Ici, comme dans différents relais sur l'île, les aides à destination de Mayotte sont centralisées avant d'être envoyées par voie maritime et aérienne.
Au lendemain du passage de Chido, La Réunion, principal point d'accès à Mayotte, s'est transformée en plateforme, en « hub » logistique de l'aide venue de métropole pour répondre à l'urgence sanitaire. Une véritable base arrière, aérienne et maritime, pour l'opération de secours.
Tous les jours, des Réunionnais déposent des colis d'aide pour les Mahorais
« Depuis 15 jours, deux conteneurs de la délégation sont déjà partis, remplis de quelque 70 palettes, expliquent Allaoui et Houlam, deux bénévoles, soit plusieurs dizaines de tonnes d'aide. » Ces conteneurs, chargés au grand port maritime du Port et transportés par des cargos et autres paquebots ont été affrétés par les autorités après la mise en place d'un pont maritime entre les deux îles.
Onze jours après le passage de Chido sur Mayotte, les services de l'État confirmaient déjà l'expédition de plus de 300 tonnes de denrées alimentaires et 1 900 tonnes d'eau par la mer. Soit plus de 350 conteneurs des distributeurs, des associations et des collectivités en partance de La Réunion pour quatre jours de mer vers l'île aux parfums et le port de Longoni.
« Dès le lendemain, après le passage du cyclone, des centaines de personnes sont venues déposer des colis », explique une autre bénévole de la délégation de Mayotte à La Réunion. Quelque 6 500 Réunionnais ont déposé des denrées dans les locaux pour répondre aux besoins des sinistrés. Et la population continue d'affluer. Tous les jours, même les jours de fête. Ce mardi après-midi, veille de la Saint-Sylvestre, Marie, qui vit à La Réunion depuis quatre ans, apporte son colis, composé principalement de bouteilles d'eau et de produits de toilette. « Ça me tenait vraiment à cœur, confie-t-elle. C'est un petit geste pour nous ici, à la plus petite échelle de toute la logistique déployée, mais tellement important pour nos voisins mahorais qui n'ont pas la chance de passer les mêmes fêtes que nous cette année. »
Un impressionnant pont aérien mis en place entre La Réunion et Mayotte
C'est aussi par les airs que l'aide vers Mayotte est acheminée. Dès le 15 décembre, soit au lendemain du passage du cyclone, le pont aérien piloté par les services de la préfecture de La Réunion a permis aux avions civils et militaires de transporter des moyens humains et matériels. « Plus de 553 tonnes de fret, dont 113 tonnes d'eau, ont pu être envoyées », d'après les services de la préfecture.
Le préfet de La Réunion, Patrice Latron, a confirmé mardi au nouveau Premier ministre François Bayrou et à trois de ses ministres en visite éclair sur l'île, pour annoncer le plan « Mayotte debout », la mobilisation des avions militaires pour le transport de fret. Les A400M, avec leur cargaison de 20 tonnes, ont donc été dépêchés pour le ravitaillement en nourriture et en eau. Tout comme les trois Casa et les Dash de la Société civile. « Ce sont 121 vols d'État ou affrétés par l'État qui sont partis d'ici », a détaillé le préfet de La Réunion au chef de gouvernement, dans un des grands hangars de la base aérienne 181, véritable plaque tournante réunionnaise du pont aérien pour l'acheminement des renforts et du fret venu de l'Hexagone.
La compagnie aérienne locale Air Austral, qui assure habituellement la desserte commerciale de Mayotte, a affrété plusieurs de ses avions pour les transferts de passagers, le déplacement des renforts entrants et les évacuations sanitaires.
Au total, grâce à la mise en place de pont aérien, 3 000 professionnels (militaires, sapeurs-pompiers, soignants, fonctionnaires…) ont été envoyés pour prêter main-forte aux autorités mahoraises. Un des plus gros avions logistiques au monde, l'Antonov, s'est également posé à La Réunion dimanche 29 décembre. L'avion-cargo a permis d'assurer un transit d'ampleur en acheminant une dizaine de conteneurs pour établir une base « vie » notamment.
« Une mobilisation exceptionnelle est vitale », a souligné le Premier ministre, pointant le « travail formidable » accompli ces dernières semaines.
La Réunion sur le qui-vive en pleine saison cyclonique
Certaines communes de La Réunion ont également participé avec la mise à disposition de logements pour le personnel relais en transit vers Mayotte. La Piroi, plateforme d'intervention régionale de l'océan Indien de la Croix-Rouge française, située à Sainte-Marie de La Réunion et qui mène un programme de gestion des risques de catastrophes en coopération avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a déjà envoyé 110 tonnes de fret vers Mayotte depuis le passage du cyclone intense. « Principalement des produits d'hygiène, de construction pour les abris d'urgence », selon Martin Marin, un des salariés. Sans compter une partie de la supervision des équipes de la Croix-Rouge sur le terrain. Les salariés de la Piroi n'ont pas manqué de rappeler que Chido reste à ce jour « le plus gros phénomène » auquel les équipes ont eu à faire depuis la création de l'organisme en 2000.
Si la logistique semble sur le papier parfaitement huilée, les autorités locales ont néanmoins appelé les Réunionnais à réduire les dons de denrées alimentaires, l'île de La Réunion étant elle aussi en saison cyclonique. (selon Le Point)
Un sapin de Noël abandonné au pied de votre immeuble pourrait vous coûter plus cher qu’à l’achat !
Noël est passé en un claquement de doigt. Envolés les repas de famille, les laborieuses distributions de présents et autres traditions. Il ne reste plus que quelques cadeaux pour témoigner du tumulte des derniers jours. Et si certains foyers tentent de faire durer la magie jusqu’au début du mois de janvier, d’autres se débarrassent déjà de leurs sapins.
Un exercice pour lequel des milliers de Français ne se tracassent pas outre-mesure. Ainsi, ils profitent de l’heure tardive et des rares passages pour déposer le sapin sur le trottoir, ni vu ni connu. Tant pis pour les travailleurs matinaux qui se prendront les pieds dans leurs branches aux épines encore vertes…
Si certains se laissent volontiers tenter par cette option, d’autres préfèrent abandonner leur arbre dans la forêt. Une bien mauvaise idée, car il peut dégrader son environnement. Pour ce qui est de le brûler, n’y pensez même pas : le sapin étant considéré comme un déchet vert, il est soumis à loi L541-21-1 du Code de l’environnement. Il est donc interdit de le brûler dans son jardin.
Si aucune solution n’est la bonne, ceux qui optent pour la première s’exposent à une amende pouvant aller de 35 à 150 euros. « Tout dépôt de déchets est interdit sur l’espace public et sur le terrain d’autrui », précise la loi.
Pour s’en débarrasser, il peut être emmené en déchetterie où il sera jeté avec les déchets verts ou placé dans des points de collectes ou des centres de ramassage. Des options légales qui permettent en plus de recycler les petits arbres très prisés en cette période de fêtes.
Attention, s’il dépasse les deux mètres, il faudra alors vous en charger vous-même. Pour ce faire, vous devrez le découper avant de le placer dans votre poubelle. Autrement, certaines jardineries acceptent de récupérer les sapins. Bref, les solutions ne manquent pas pour éviter la doouloureuse ! (selon TDN)
Dans le Bade-Wurtemberg, le nombre de personnes infectées par la peste du lièvre a doublé par rapport à l’an dernier. Les cas sont en hausse constante depuis 2020, et quatre ont été mortels. Comme il n’existe pas encore de vaccin, la précaution est de mise.
Il court vite et il n’est peut-être pas toujours si bon de l’attraper : le lièvre. En cette année 2024, 46 personnes ont été infectées par l’agent pathogène de la peste du lièvre, connue sous le nom de tularémie. C’est deux fois plus que l’an dernier, quatre fois plus qu’en 2020. Les raisons exactes de ce phénomène ne sont pas connues. Selon l’Institut Robert Koch (équivalent allemand de l’Institut Pasteur), plus de 180 cas ont déjà été enregistrés chez l'homme en Allemagne cette année, essentiellement en Bavière et dans le Bade-Wurtemberg.
L’infection se fait par contact direct avec un animal infecté, par l’eau potable contaminée ou par la préparation de viande contenant ces agents pathogènes qui serait insuffisamment cuite. L’inhalation de poussières contenant des agents pathogènes ou la morsure ou la piqûre d’une tique peuvent également provoquer une infection. Selon l’Institut Robert Koch (RKI), la transmission d’une personne à l’autre est possible par contact avec des fluides corporels.
Fièvre et pneumonie
Les symptômes typiques sont ceux d’un état grippal : fièvre, frissons, maux de tête et douleurs dans les membres, auxquels peuvent s’ajouter des symptômes plus spécifiques, tels que des ganglions lymphatiques enflés. Si l’agent pathogène est inhalé, il peut entraîner une pneumonie.
Ce n’est pas anodin, car si la maladie n’est pas traitée, elle peut, dans de rares cas toutefois, être mortelle. La tularémie est présente principalement chez les lièvres, mais elle peut également être transmise à d’autres animaux, et donc aussi aux humains.
Il n’existe pour l’heure aucun vaccin. (selon les DNA)