Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Publicité
2 janvier 2006

Vous avez dit : perplexe...

richert11Lors de la séance du conseil municipal du 13 décembre dernier, le maire a présenté une proposition de délibération concernant les travaux du bourg-centre. Il proposait que soit signée une convention avec le Conseil Général du Bas-Rhin pour que la commune ait la maîtrise de tous les travaux y compris ceux de la RD 39 et de la RD 424.

La presse a relaté que j'étais  resté perplexe, en voilà les  raisons :

  • L'affaire est présentée comme une mesure pratique permettant de mieux coordonner les chantiers envisagés par la municipalité (Requalification urbaine). C'est certainement vrai.

  • J'étais resté dubitatif quant au financement par le Conseil Général de ces travaux supplémentaires pris en charge par la commune. J'attendais du concret, et non de vagues promesses.  J'attends d'ailleurs toujours.

  • Enfin, d'une façon plus générale, et intervenant après la départementalisation des routes nationales, ne va-t-on pas vers la "municipalisation" des travaux de voirie départementale ? Pour exemple le giratoire de l'entrée de Villé a pratiquement été autofinancé par la commune ! Le conseil général s'est limité au taux modulé applicable aux communes, et à 1477,56 Euros, (taux de 28 %) pour le déplacement du calvaire qui se trouvait sur le tracé ! (délibération n° 931 du conseil général).

Le conseil général vient de délibérer à propos de la convention proposée :

"N° 965 - Aménagement des RD 39 et 424 dans la traversée de Villé - Maîtrise d'ouvrage - convention. La commission permanente du conseil général, statuant par délégation et sur proposition de son président, décide dans le cadre de l'aménagement urbain des RD 39 et 424 à Villé :

- de faire usage de l'article 2-11 de la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985, en vue de désigner la commune de Villé comme maître d'ouvrage unique pour l'ensemble de l'opération, dont la réalisation de la chaussée au nom et pour le compte du département.

- d'approuver les conditions d'organisation de la maîtrise d'ouvrage de l'opération, suivant les termes de la convention jointe au rapport.

Elle autorise par ailleurs son président à signer la convention formalisant le transfert temporaire, du département à la commune de Villé, de la compétence de maître d'ouvrage de la chaussée."

Quant aux conditions de financement, aucune trace dans la délibération ! Je suis de plus en plus perplexe !

Publicité
9 décembre 2011

Elections guignolesques ?

images__2_C'est par la presse que la population de la 5ème circonscription législative du Bas-Rhin (Sélestat - Erstein) à laquelle est rattaché maintenant le canton de Villé, et les militants socialistes ont appris le nom du candidat qu'ils devaient soutenir, un certain Daniel Ehret (EELV) avec un suppléant éventuel du Val de Villé en la personne de Jean-Marc Riebel, conseiller régional EELV, président de la comcom du Val de Villé, ancien soutien de Corine Lepage, puis aux dernières cantonales du candidat UMP ! Quant au candidat titulaire voilà comment il lance sa campagne sur son blog : "Le candidat de la mutation annoncera sa candidature et lancera sa précampagne le dimanche, 18 décembre 2011, à partir de 16 h, en parcourant les rues de Sélestat, revêtu d'un costume de veilleur de nuit, mais bien décidé à camper une sorte d'éveilleur public. Il sera accompagné du musicien Daniel Muringer, fondateur et toujours animateur du groupe Geranium, qui vers la fin des années 70 faisait guincher toute l'Alsace protestataire, autour de Fessenheim, de Marckolsheim, de Whyl, de Heiteren, ou sur les places et dans les rues de la contestation mulhousienne, en soutien aux agitateurs du mensuel satirique Klapperstei 68." hansy_vogt1Original ? mais surtout une insulte à tous les citoyens, à tous les militants socialistes et écologistes, à tous ceux qui subissent la politique d'austérité du gouvernement actuel et qui attendent d'un candidat autre chose que des pitreries. Mais tant qu'à faire dans ce genre monsieur Ehret aurait pu profiter à Sélestat le 6 novembre dernier aux Tanzmatten, d'un après-midi de Volksmusik, pour contacter Frau Wäber qui aurait  pu lui apporter de sérieux conseils pour mener sa campagne. Par la même occasion il aurait aussi pu la convaincre de devenir sa suppléante. Et même d'une pierre il aurait encore pu faire deux coups, en demandant à son "meilleur ami", Marcel Bauer, assis au premier rang lors du spectacle, de devenir son mandataire financier. En tout cas, pour moi, militant de gauche, il est hors de question de faire campagne pour des clowns et en tant que socialiste, Ehret n'aura pas mon soutien !

20 novembre 2011

Des groupes terroristes d'extrême-droite chez nos voisins allemands

Le_trio_neonazi_allemand_nsu_scalewidth_630L'Allemagne vient de découvrir avec étonnement et stupeur l'existence d'une "fraction armée néonazie" qui opérait depuis plusieurs années et était responsable d'une dizaine d'assasinats d'étrangers et d'une policière. Assassinats non élucidés qui ont pu l'être grâce à l'analyse d'une arme saisie lors de l'arrestation de la femme du groupe, Beate Zchäpe à Zwickau. Les deux autres membres ont préféré se suicider pour échapper à la justice.

Pourtant, le terrorisme d'extrême-droite n'est pas nouveau en Allemagne, et n'a pas forcément ses racines dans l'ancienne Allemagne de l'Est. Régulièrement ses adeptes ont pris comme cibles les étrangers et la gauche. Reprenons l'histoire :

Le Wehrsportsgruppe Hoffmann envisageait-il de s'installer en Alsace ?

wehrsportgruppe1- Dès 1973, s'est créé le "Wehrsportgruppe Hoffmann" (WSG - groupe de combat Hoffmann), et compta rapidement jusqu'à 500 membres. En 1980, l'un de ses membres Gundolf Köhler fut à l'origine d'un attentat meurtrier à l' "Oktoberfest" à Donaueschingen, qui fit 13 morts (dont Köhler lui-même) et 200 blessés. Le groupe a toujours prétendu que Köhler avait agi seul. En décembre de la même année, une autre membre de ce groupe, Uwe Behrendt exécuta Shlomo Levin et sa concubine, un couple de religion juive. La WSG prétendit que Uwe Behrendt ne faisait plus partie de son association et cette dernière finit par se suicider en prison. Suivit la dissolution du groupe par le gouvernement fédéral. Karl-Heinz Hoffmann s'enfuit au Liban et constitua avec l'aide du Fatah le "Wehrsportgruppe Ausland" dans le camp de réfugiés de Bir-Hassan, près de Beyrouth. A noter que quelques néo-nazis alsaciens participèrent à ce camp d'entraînement, pour tenter ensuite de reconstruire un camp identique dans le Centre-Alsace (dans le secteur de Bergheim). Arrêté lors d'un de ses voyages en Allemagne à l'aéroport de Francforf, Hoffmann fut condamné à 9 ans de prison. Selon les aveux du néonazi italien Elio Ciolini, Hoffmann aurait aussi été impliqué dans l'attentat à la bombe de la gare de Bologne en 1980 (85 morts). A la lecture de tous ces attentats, on peut douter des affirmations d'un ancien loup noir qui prétend avoir obtenu des explosifs contre la promesse formelle de ne faire jamais "ni morts, ni blessés" dans le mensuel Heb'di (n° 27 - Octobre 2011 - article : "Que sont devenus les loups noirs ?").

- Dans les années 70, le "Braunschweiger Gruppe der NSDAP-AO" incendia les tribunaux de Flensburg et de Hanovre. Les auteurs Paul Otte et Hans-Dieter Lezien furent condamnés à 10 ans de prison. Dans les années 80, les "Deutschen Aktionsgruppen" de Manfred Roeder incendièrent sept foyers d'immigrés et le musée d'Auschwitz. Dans les années 90, 9 ressortissants turcs périrent dans l'incendie de leurs maisons par le groupe "Bewegung in Waffen" dans la région de Hambourg. D'autres groupes apparurent dans les années 2000, tels "Unorganisierte rechtsradikalen Jugendliche" qui s'attaqua au quartier vietnamien de Rostock, "Kameradschaft Süd" qui fit exploser un centre juif à Münich, "Freikorps Havelland" qui incendia un restaurant vietnamien dans le Brandebourg. 

Dans le Bade-Württemberg

1660653195_1274710457001_reuters_97_VIDEO_STILL_2011_11_14T143145Z_2_LOVE7AD14CWD0_RTRMADP_VIEWIMAGE_512X288_ONLINE_NEONAZIS_OLe cas du fabricant de bombes à Weil-am-Rhein est un exemple qui prouve bien que l'extrême-droite néo-nazie n'est pas l'apanage de l'Allemagne de l'est. Et les attentats se situent souvent le proche pays de Bade du Sud. A Fribourg-en-Brisgau une attaque contre le "Kulturzentrum KTS" lieu de réunion des antifas fut évité de justesse, une bombe était prête à être posée. En novembre 2010, la mosquée turque de Rheinfelden vit toutes ses vitres brisées et les murs recouverts de croix gammées. En mars 2011, une réunion de néo-nazis à Rheinfelden se termina en expédition punitive contre des antifas. Le 1 octobre dernier, sur une aire d'autoroute près de Riegel (près de Emmendingen) un antifa fut roué à coups de pelles par une quinzaine de néonazis : le seul motif, il observait de loin la fête néo-nazie du Kaiserstuhl. Pareille correction avait déjà été administrée à des jeunes de la région d'Ulm. Dernièrement, le marché de Senden (au confluent du Danube et de l'Iller), une ville de 22000 habitants, fut occupée par des miltants NPD avec à leur tête le responsable national Udo Voigt et le négationniste suisse Frank Rennike. On retrouve aussi ce printemps un rassemblement à Rheinmünster-Söllingen (près de Rastatt) avec des néonazis d'Alsace, d'Allemagne et d'Autriche. Devant de tels faits, de plus en plus de voix s'élèvent chez nos voisins du Pays de Bade pour exiger la dissolution du NPD.

11 février 2012

RN 59 : le beau dessin

En date du 2/2/2012, j'ai publié sur mon blog le post "RN 59 : pour une 2x2 voies". Ce jour, le quotidien "L'Alsace" reprend intégralement dans sa page "Dialogue" sous le titre "Routes : les polémiques liées au trafic vosgien" mon texte agrémenté d'un dessin humoristique (voir ci-dessous). 

image

14 juin 2011

Une personne du Val de Villé était à Barr et à Rosheim

chateau_de_guirbaden_mollkirch_1300038540Un lecteur du blog, qui avait lu l'appel de "Justice et Liberté" pour protester contre la marche des jeunes d'Alsace-d'Abord, s'est rendu à Barr et à Rosheim. Voici ce qu'il nous écrit :

Du courage de Jeune Alsace / Novopress !

Je ne pouvais rester sans réaction quant à l’article de Novopress sur le rassemblement organisé par Justice et Liberté le samedi 11 juin à 20h ! Je ne fais pas parti de ce collectif, mais j’ai fait le déplacement car je soutiens leur action. Il me semble qu’une mise au point est nécessaire quant au ramassis d’inepties publié par « l’agence de presse indépendante » affiliée au Bloc Identitaire. Tout d’abord une question me vient : pourquoi cet article est publié sur Novopress et non sur Novopress Alsace ? C’est peut-être un détail me direz-vous, mais pour un groupuscule comme Jeune Alsace, dont les liens avec Alsace d’Abord ne sont plus à prouver, qui dénoncent régulièrement le jacobinisme et les ordres venant de Paris (« Paris nous vole ! » cf certaines affiches d’Alsace d’Abord), cela est tout de même très paradoxal. Ils n’ont visiblement pas de leçons à faire pour ce qui vient de Paris ou pas ! Leur défense de l’Alsace et leur combat contre le jacobinisme sont visiblement bien orientés. Et voilà comment en deux coups de kochleffel, il est possible de démontrer qu’Alsace d’Abord et Jeune Alsace ne sont même pas régionalistes ! 

Revenons plus en détail sur le déroulement du rassemblement. Certes nous n’étions pas très nombreux, une dizaine tout au plus. Nous avons ensuite été rejoints par des habitants de Barr. Le tractage effectué par Justice et Liberté les précédents jours ont donc été bénéfiques et pris en compte par les locaux : et c’est tant mieux. Finalement il y avait une vingtaine de personnes présentes. Vers la fin prévue du rassemblement, la question s’est posée de savoir si nous devions faire le déplacement à Rosheim : la majorité ne voulait pas. Personnellement j’étais pour, et je me suis rendu devant l’église. Lorsque je suis arrivé, il ne restait que 2 agents de police en civil dans une voiture banalisée (la même qui était postée en surveillance à la gare de Barr pendant le rassemblement) et une voiture de la gendarmerie. Certes, je suis arrivé après le départ des « pyrotechniciens ». Mais rien, avant le rassemblement effectif de Jeune Alsace à Rosheim, ne nous avait confirmé leur présence : rester à Barr a donc été une décision judicieuse. M. Rastegar a parlé de victoire : je serai un peu moins optimiste. Je dirai que nous les avons faits reculer, et symboliquement c’est très positif. Alors que Jeune Alsace se vante d’avoir rassemblé quelques dizaines de militants et de sympathisants, ils ont été bloqués par 10 personnes ! Il faut bien avouer que ce n’est pas très glorieux pour eux. 

Autre fait d’arme pas trop glorieux qui s’est déroulé samedi soir à Barr. Pour ceux qui ne connaissent pas la place de la gare à Barr, il y a juste à côté une station-service : les 2 lieux sont séparés de 15 à 20 m, dont la limite est une rangée d’arbres. (voir sur google maps pour s’en convaincre). Une twingo (immatriculée dans les Vosges, même pas des Alsaciens !!!) va à la station service. A ce moment là, personne ne l’avait remarquée. Une personne en sort, et nous prend en photo (les 2 photos qui sont sur le site de Novopress). Je me dirige vers la personne pour noter le numéro d’immatriculation de la voiture (et plus si affinité) : la saisie même pas commencée que nos courageux lascars avaient pris la poudre d’escampette. Ca leur est difficile de se frotter à des vrais militants : il est nettement plus facile d’écrire n’importe quoi sur un blog ! La question que je me pose, c’est pourquoi ce laisser-faire des autorités : il est visiblement interdit de faire et d’apporter du feu en forêt en Alsace. Pourquoi alors la montée aux flambeaux a-t-elle pu avoir lieu sur les hauteurs de Mollkirch ? J’attends à ce sujet, un article de Novopress ou une réaction de Jeune Alsace, sur l’état de non-droit qui règne dans les forêts d’Alsace ! Finalement, je trouve que ce rassemblement a été une réussite : militants d'Alsace et habitants de Barr ensemble pour expulser l’extrême-droite de nos rues ! Ce que nous avons fait à une vingtaine est plus qu’encourageant. Je tiens personnellement à remercier tout le monde présent…

Joseph, de Neubois

Publicité
10 mars 2011

Grève dans les chemins de fer allemands

th05___GDL_StreikDepuis hier soir, mercredi, les trains (voyageurs et marchandises) ne circulent plus en Allemagne. Les conducteurs de locomotives se sont mis en grève pour protester contre le gel des salaires. Chez nos voisins, les grèves dans les transports sont encadrées (elles ne peuvent durer plus de 12 heures). Les responsables du syndicat GDL (Gewerkschaft Deutscher Lokomotivführer) de Francfort ont cependant déjà averti que la grève sera reconduite toutes les 12 heures jusqu'à satisfaction de leurs revendications. Ils estiment n'avoir pas à faire les frais de la politique d'austérité menée par le gouvernement. Lors de leur assemblée générale, les cheminots se sont prononcés à une grande majorité à la prolongation de la grève.

7 mars 2011

Les cantonales du Val de Villé sur la toile

how_to_use_the_internet_2_2Trois candidats sont présents sur la toile : le candidat "UMP sans étiquette" avec un site-blog, la candidate "sans étiquette" (centriste de droite, semble-t-il), avec un site, le candidat écologiste qui annonce un blog, mais dont l'adresse URL ne donne accès qu'au site départemental d'Europe-Ecologie-Les-Verts.

  • Le blog-site du candidat UMP : fait de longs textes, sans illustration, il est difficile à lire. Bon soit... il a l'avantage de pouvoir laisser des commentaires. Mais il y en a très peu. Seuls un ou deux chapitres en sont pourvus. Le reste ne semble intéresser personne. La raison est évidente : ouvert il y a quelques semaines, son URL est peu répertoriée et le trafic doit y représenter une portion congrue. Il risque d'augmenter après les élections ... lorsque son webmaster le jettera à la poubelle.


  • Le site de la candidate "sans étiquette" : Site très simple, ne comportant aucun forum. Copie conforme de son premier tract papier. Peu d'intérêt, sauf pour se rappeler le programme de ses réunions. Un peu à l'image du site de la commune de Villé, il relève de la "symphonie inachevée".


  • Le blog du candidat écologiste : Bien que se nommant "blog", il ne comporte pas de forum. Il ne comprend en fait pour ce qui concerne le canton ou le conseil général que la photo et un mot de présentation du candidat et de sa suppléante. Pour le reste, il s'agit d'un blog EELV du Bas-Rhin et de sujets, certes intéressants, mais qui ne relèvent pas des compétences du conseil général (Journée internationale du droit de la femme, remaniement et politique étrangère, lettre de Cécile Duflot à Jean-Yves Le Drian, etc...). Pour une élection au Conseil Général, on aurait voulu savoir leurs projets à ce niveau. On ne sait même pas quel groupe il rejoindra, puisqu'au Conseil Régional, les 4 EELV élus sur la liste de gauche font "bande à part" et ont créé leur propre groupe. 

Curiosité commune : aucun candidat n'a ouvert de compte sur facebook ou autre réseau social, pourtant un moyen sûr d'augmenter l'audience. Tant pis pour eux ! Quant au candidat d'extrême-droite : pas de nouvelles ...

Si vous voulez être informé du déroulement de la campagne, des problèmes cantonaux, du Conseil Général, vous avez un moyen plus efficace : restez sur ce blog ! Actuellement, près de 1300 posts lus quotidiennement (dont 2,54 en moyenne par visiteur), ce qui fait près de 500 visiteurs/jour et la courbe de progression est ascendante. Merci à tous de votre confiance !

6 mars 2011

Cantonales du Val de Villé : les parrains

02310512_photo_mafia

On y est ! La campagne "officielle" des cantonales commence lundi matin ! Les tracts foisonnent, les affiches vont être collées ! Les réunions publiques sont lancées ! Les armes vont parler, du pistolet à eau à la kalachnikov ! Mais dans certains camps, les tranchées se sont creusées depuis un certain temps, disons-le clairement, depuis les élections régionales. Et là, le maire de Villé s'était placé sur la liste UMP, certes en position très inéligible, en vue d'obtenir le Saint-Graal, à savoir l'investiture du parti attrape-mouches de la droite aux cantonales. Hélas ! alors que tout semblait ficelé, le "baron local sortant" qui avait en son temps poussé ce même candidat (ami de 30 ans à la section "ski" de la MJC) à postuler à la mairie du bourg-centre, l'a laissé choir en raison essentiellement de différends dûs à quelques affaires juteuses telles l'ancien Val-Vil Services ou les logements sociaux de zone résidentielle. Et ce même baron d'aller répercuter sa vindicte à l'appareil UMP départemental et la phrase qu'il y aurait prononcée, répercutée dans la vallée par des sous-fifres-perroquets, est maintenant connue de tous : "Si vous voulez perdre le Val de Villé, soutenez F..." Et c'est ainsi que la théocratie val-de-villoise est arrivée à parrainer un candidat, un de plus, qui aurait "le coeur à gauche", mais "le porte-monnaie à droite". Evidemment, "une candidate dissidente" surgit du camp de la mairie de Villé, avec comme suppléant un autre vice-président de comcom non retenu pour être l'archange, et comme parrain le maire de Villé, président de l'Association des Maires du Canton, trop timoré pour se présenter tout seul, mais qui a pris son courage à deux mains pour m'apporter lui-même le tract et l'invitation en faveur de sa protégée "sans étiquette" (c'est la mode) censée contrer des manoeuvres inconnues du grand public. Peut-être, a-t-il aussi tout simplement voulu récupérer pour "sa" candidate quelques voix de gauche. Mais ça c'est une autre histoire, loin d'être gagnée ! Même si l'un de ces candidats se dit à l'écoute de la population (de l'oreille droite ?) et si l'autre se dit à l'écoute (de l'oreille gauche ?), je rappellerai qu'aux dernières cantonales, l'ensemble des maires du canton a soutenu le parrain-candidat "UMP sans étiquette". Une question que je me pose : faut-il être "parrainé" ou "adoubé" par des élus ou des sortants en place pour être candidat ? Serait-on revenu au temps des Etats-Généraux ou est-on en train de prendre les électeurs pour des demeurés ?

11 janvier 2011

Arnaud Montebourg : "le coup de Budapest" à l'envers

Arnaud_MontebourgLu sur le blog de Arnaud Montebourg, député socialiste : "Imre Nagy était un homme politique hongrois. Il fut exécuté en 1958. Son crime : avoir mis en place un communisme démocratique et s’être opposé aux staliniens. Il fut lâchement balayé par le « coup de Budapest » en octobre 1956, les troupes soviétiques marchant sur la ville et imposant au pouvoir les tenants de leur ligne. La chape de plomb pesa à nouveau sur une société qui respirait à peine. Quand le bloc de l’est s’effondra à son tour, un leader étudiant demanda la réhabilitation d’Imre Nagy (1988), sans doute au nom de la démocratie retrouvée. C’était Viktor Orban. 

Le même Viktor Orban est aujourd’hui premier ministre hongrois et président pour 6 mois du Conseil des chefs d’Etat et de gouvernements européens. Le même Viktor Orban qui vient de faire – ironie grinçante de l’histoire – un « coup de Budapest à l’envers », c’est-à-dire qui vient de porter un sérieux coup à la démocratie, d’abord en supprimant une grande partie des pouvoirs de la Cour Constitutionnelle, institution garante du respect de l’Etat de droit (16 novembre dernier). Ensuite en instaurant une autorité scélérate de contrôle des médias, entièrement sous la botte du pouvoir. En clair, une police politico-médiatique soft qui surveille la bonne parole gouvernementale des médias. Des têtes sont déjà tombées comme celle d’un présentateur vedette de la télévision qui avait observé une minute de silence après le coup de grâce porté à la cour constitutionnelle. Plus rien ne peut désormais s’opposer au Premier ministre hongrois, l’élu de son peuple, ou désormais plutôt le maître.

Viktor_Orban_FideszPour le Parti populaire européen (parti des droites européennes), dont Orban est vice-président, il n’y a là rien de choquant. Les dirigeants du PPE lui souhaitent bonne chance pour présider aux destinées de notre Europe pendant 6 mois, porter aussi sa parole et dire, par exemple, à Laurent Gbagbo que ses pratiques ne sont pas celle d’un démocrate, notamment en matière de main mise sur la presse… Quant au secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, Laurent Wauquiez, il ne souhaite pas donner de leçons à la Hongrie, préférant garder sa langue dans sa poche et son mouchoir sur les valeurs fondatrices instituant l’Europe. La dérive autoritaire de certains pays n’est bien que le rejeton monstrueux d’une Europe sans courage politique.

Et puis, il faut aussi ouvrir les yeux : Vaclav Klaus en République tchèque, Lech Kaczynski jusqu’à il y a peu en Pologne, Viktor Orban en Hongrie : tous ont fait surgir une nouvelle forme de droite, migrant du libéralisme à l’extrêmisme. Jouant la partition de la revanche sur le communisme pour emporter dans leurs valises des revendications bien moins avouables. Après le départ des sinistres communistes, force est de constater que ce ne sont pas de petits anges démocrates qui se sont installés dans leurs fauteuils. Mais tous ont aussi profité de la déliquescence du projet européen, incapable de fournir des perspectives à des sociétés traumatisées, cherchant leur place dans une Europe qui n’a pas fait ce qu’il fallait pour les accueillir, et en demande d’une stratégie dans la mondialisation dont l’Europe n’a pas su (ou voulu) se doter.

Demain, il nous faudra remettre le métier sur l’ouvrage. Il n’y a pas de fatalité à l’absence de courage politique et de dessein européen."

Budapest_Intervention_sovietique_1

Les chars russes envahissent Budapest le 4 novembre 1956 et noient l'insurrection populaire dans le sang. 3000 hongrois sont tués dans une répression féroce qui dure jusqu'au 15 novembre.

2 décembre 2010

Chez Lidl, des billets de chemin de fer au rabais

38389974_p_590_450Un million de billets de chemin de fer aller-retour à prix réduit, voilà ce que propose le discounter non seulement en Allemagne, mais aussi en Autriche et en Suisse. Cette action publicitaire débutera lundi, 6 décembre. Il n'y aura aucune limitation kilométrique et les billets seront disponibles dans toutes les filiales des trois pays, de même que sur le site internet de Lidl. D'autre part le billet donne droit à des places réservées facturées en sus au guichet 4,50 €. Les billets seront valables du 3 janvier au 31 mars 2011, pendant les jours ouvrés. Un client ne pourra bénéficier à la fois que de cinq billets. Cette promotion s'arrêtera le 12 décembre. Elle est bien sûr ouverte aux frontaliers d'Alsace qui envisagent de voyager vers Berlin, Vienne ou Zürich dans ces trois pays à bon marché. Acheter un billet de voyage en même temps que vos légumes, original non ? Serait-ce bien légal en France ? 

26 novembre 2010

L'incohérence d'un tunnel privé et cher

EMMI_PQR_SALEUSE_FOSS__ok_copie_6"La neige qui est tombée hier matin sur le massif a également touché le col de Sainte-Marie-aux-Mines. Peu après 5 h, un poids lourd avec remorque chargée a glissé sur le bas côté en montant côté alsacien au niveau du virage du Clésio. Ne réussissant pas à repartir, il a été dépanné. Les gendarmes de Sainte-Marie-aux-Mines, présents sur les lieux, ont régulé la circulation, qui n'a jamais été coupée du côté haut-rhinois. La situation était semble-t-il plus problématique côté vosgien, avec deux autres poids lourds bloqués et plusieurs voitures piégées par la couche de neige." (DNA du 24/11). Combien de fois les cols seront-ils encore enneigés, encombrés et dangereux parce-que le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines apparaît comme trop cher pour les usagers, que ce soient les transporteurs ou les automobilistes. Un smicard vosgien venant travailler en Alsace laisse près de 2 heures/jour de son salaire en péage ! Notre politique des transports contribue aussi à l'austérité, et en plus, crée l'insécurité.

19 août 2022

Une jeune otarie soignée à Tahiti

Une jeune otarie a été retrouvée à Rurutu dans l'archipel des Australes mercredi 3 août 2022. Très affaiblie, elle a été envoyée à Tahiti le 5 août et prise à la clinique vétérinaire de Fariipiti. L'équipe soignante met tout en œuvre pour qu'elle puisse rejoindre la mer et retrouver ses congénères...

tahitiRetrouvée à Rurutu le 3 août dernier l'otarie blessée, amaigrie et déshydratée, avait été directement prise en charge par un habitant de Rurutu, membre du réseau local d’échouage (mammifères marins et autres espèces protégées) de Polynésie française, supervisé par la Direction de l’environnement.

Le 5 août, l'animal a ensuite été transféré en avion vers la clinique de Fariipiti, où les premiers soins lui ont été prodigués.

Le pronostic vital est toujours engagé mais l’animal semble reprendre des forces. Des analyses complètes sont en cours pour essayer de comprendre son état de santé actuel et la raison de son échouage. L'équipe soignante s'occupe de l'otarie, jusqu'à ce qu'elle puisse à nouveau nager et retrouver ses congénères...

Il s’agirait d’une otarie de Nouvelle-Zélande, Arctocephalus forsteri. Des analyses génétiques préciseront son espèce.

En dehors de son aire de répartition

Mi-juillet, c'est à Rapa aux Australes qu'une otarie s'échouait. L'association Mata Tohora pour la protection des mammifères marins de Polynésie, rappelait justement que, bien qu'elles ne fassent pas partie des espèces recensées en Polynésie, les otaries sont fréquemment observées ces dernières années : en août 2012, août 2016, juillet 2020, juillet 2021, juillet 2022 puis en août 2022 à Raivavae, Tubuai, Rurutu et Rapa dans l'archipel des Australes... Des dates qui coïncident toutes avec la période fraîche en Polynésie. 

Pourtant, la Polynésie ne convient pas vraiment au régime alimentaire des otaries, qui se nourrissent essentiellement de krill (petits crustacés des eaux froides) et de poissons-lanternes (Myctophidae). Or, l'océan polynésien est pauvre en krill, même s'il abrite néanmoins des poissons de la famille des myctophidae. (selon "Polynésie.1")

9 avril 2020

Coronavirus en Malaisie

Pour se protéger, les peuples aborigènes se réfugient dans la jungle

aborig_nes2

Les Orang Asli, qui vivent déjà souvent en dessous du seuil de pauvreté et souffrent de malnutrition, se savent particulièrement vulnérables face à la progression de l'épidémie.

Les Malaisiens les appellent Orang Asli, « hommes des origines ». Ils sont environ 200 000 à vivre sur la péninsule malaisienne, et ils n’ont pas attendu le confinement officiel pour se protéger du nouveau virus.

« Beaucoup de communautés ont barricadé leurs villages avant même que le confinement ne soit déclaré. Maintenant, à cause du confinement et des difficultés à trouver de la nourriture et du travail, des communautés qui vivent près de la forêt ont décidé de partir dans la forêt : d’abord pour s’auto-isoler, une décision naturelle pour eux dans de telles circonstances, et puis pour trouver de la nourriture par eux-mêmes », raconte Colin Nicholas du Center for Orang Asli Concerns.

Barrages

Sur les photos postées par son association, on peut voir des banderoles où il est écrit « interdit aux étrangers ». On voit également des barrages de troncs fins ou épais rassemblés, pour ne pas même laisser passer un homme ou une moto.

Une radicalité qu’explique sans détour Colin Nicholas. « Tous les problèmes qu’ils ont rencontrés ces dernières années venaient du monde extérieur, que ce soit des bûcherons, des intrusions sur leurs terres, le développement de projets qui détruisent leurs habitats, ou bien des maladies. Ils le savent : tout ce qui est mauvais pour eux vient de l’extérieur. »

L’après-coronavirus inquiète aussi Colin Nicholas : si 40% des Orangs Aslis sont dans l’économie monétaire en tant que travailleurs agricoles journaliers, beaucoup ne sont pas enregistrés dans les administrations pour profiter des aides du gouvernement malaisien.

Mesures de confinement

Comme de nombreux autres États, la Malaisie a ordonné à ses citoyens de rester chez eux pour éviter la propagation du coronavirus. Depuis la mi-mars, elle a aussi interdit l'entrée sur son territoire aux voyageurs étrangers et n'autorise plus ses habitants à quitter le pays.

La plupart des infections dans le pays sont liées à un rassemblement musulman mondial, qui s’était tenu de fin février à début mars et auquel près de 20 000 personnes, venues du Bangladesh, des Philippines, de Brunei, de Singapour ou de Thaïlande, avaient assisté. (selon Gabrièle Marécheaux, RFI)

4 février 2023

Corruption au Cameroun

«L’exemplarité n’a pas été un critère dissuasif»

cameroun1Le Cameroun figure à la 142e place (sur 180 pays) du baromètre 2022 de Transparency International sur l'indice de perception de la corruption dans le monde. Selon le président de l’antenne camerounaise de cette ONG, l'avocat Henri Njoh Manga Bell, la stratégie d’exemplarité mise en place dans son pays n’a « pas permis d’endiguer cette pandémie ».

Chaque année, l'organisation Transparency International publie son rapport sur l'indice de perception de la corruption dans le monde. Le rapport 2022 est paru le mardi 31 janvier 2023. Un baromètre où le Cameroun reste stable, à la 142e place du classement, sur 180 pays.

L'avocat Henri Njoh Manga Bell, président de l'antenne camerounaise de Transparency International, parle de la corruption comme d'une épidémie au Cameroun. Une épidémie que les conflits dans le Nord-Ouest, le Sud-Est et dans l'Extrême-Nord contribuent à expliquer, mais pas seulement.

Selon lui, la stratégie d'exemplarité, avec la condamnation de membres du gouvernement, n'a pas suffi.

« L’exemplarité n’a pas empêché que des affaires fassent la Une des médias »

Il plaide pour que les textes qui permettent de lutter contre la corruption soient appliqués. « Le Cameroun a cette particularité qu’il y a pratiquement tout un gouvernement en prison, souligne-t-il au micro d’Amélie Tulet. L’exemplarité n’a pas été, de toute évidence, un élément, un critère dissuasif. D’ailleurs, cette exemplarité n’a pas empêché que, entre temps, nous ayons des affaires qui ont fait la Une des médias ».

Maître Henri Njoh Manga Bell énumère : « Nous avons eu l’affaire Glencore. Nous avons eu une affaire Covidgate pour laquelle la Cour des comptes a produit un rapport qui n’a jamais été rendu public jusqu’à ce jour. Nous avons plus récemment encore des affaires liées à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de football, l’affaire des fameuses lignes budgétaires. Ce qui veut dire que le facteur d’exemplarité n’a donc pas permis d’endiguer cette pandémie. »

Et l’avocat de conclure : « Il faut donc essayer d’autres pistes qui relèvent de l’exécutif. C’est-à-dire, lorsqu’on parle du décret d’application de l’article 66 de la Constitution, c’est un acte de l’exécutif. Il suffit de signer ce décret, ce qui permettrait d’avoir donc la déclaration des biens et du patrimoine de tous les agents publics et de pouvoir apprécier au moment de leur sortie de fonction, quel a été le niveau de leur enrichissement. »

Concernant l'assassinat récent de l'animateur de radio Martinez Zogo, Transparency International Cameroon espère que la lumière sera faite rapidement avec l'enquête ordonnée par le président Paul Biya.

L'antenne camerounaise de Transparency International demande une loi spécifique contre la corruption incluant la protection des lanceurs d'alerte comme Martinez Zogo, « pour que la peur change de camp ». (selon "RFI")

cameroun2

25 août 2008

Les propos d'une médaillée olympique : Sabine Spitz

001ec94a25e20a19e41653Sabine Spitz (36 ans) est médaillée d'or olympique de VTT. La badoise, domiciliée à Murg-Niederhoff en Haute-Rhénanie, a donné ses appréciations sur deux thèmes : la Chine et les droits de l'homme, le dopage.

Les droits de l'homme : "Je ne suis venue à Pékin que pour ma seule course. Comme de nombreux athlètes, je regrette que les organisateurs aient donné les Jeux Olympiques à la Chine. L'Olympisme, pour nous, athlètes, doit être une vitrine. La Chine reste pour moi un monde à deux visages. Je repars dès la course terminée." En effet, le jour-même de sa victoire, elle a pris l'avion vers l'Australie.

Le dopage : "Je m'attendais à cette question. Déjà, lors de ma préparation, je me disais que je peux et veux gagner sans dopage. Je ne sais pas ce qu'ont fait mes concurrentes (note : il y a quatre ans elle avait mis en doute la performance de la championne olympique Gunn-Rita Dahle-Flesjaa). Etonnamment, nous n'avons pas eu connaissance des contrôles anti-dopage des chinoises Ying-Liu et Chengyuan-Ren, je le regrette." Qu'importent ses regrets, elle a provoqué chez ses concurrentes la déception, voire le désespoir.

26 avril 2019

RN 59 : Riposte sans nouveaux arguments d'Alsace-Nature

Le ton monte, leur cote baisse !

rn59

Il fallait s'y attendre : après avoir dégainé à Sainte-Marie-aux-Mines, les deux dirigeants locaux d'Alsace-Nature dans le Val de Villé et le Val d'Argent ripostent à mon communiqué sans toutefois y apporter un élément nouveau. Je ne vais donc pas répondre à tous les arguments de ces quelques dirigeants très minoritaires à voir la fréquentation de leur réunion de Sainte-Marie-aux-Mines.

Que mon communiqué ne leur ait pas fait plaisir, ce n'est pas un scoop ! J'aurais juste espéré un peu plus de respect envers les familles des victimes de cette route.

Qu'ils s'attaquent à mon blog, qui est loin d'être parfait, soit.   Qu'ils rectifient quelques chiffres que j'ai trouvés dans leurs propres déclarations, soit. 6500 orchidées au lieu de 1500, où est la nuance face aux vies humaines détruites notamment dans nos vallées où des morts de la RN 59 reposent dans tous nos cimetières.

Quant au "cuivré des marais" que je confondrais avec "les azurés de la  sanguisorbe et des paluds", je n'ai fait que me référer à un courrier de Mr. Hubert Jaeger au comité de Véloval. C'est bien lui qui voit "d'un mauvais oeil" des pistes cyclables le long du Giessen.

Pour le reste, aucun de ces vaillants dirigeants ne nous explique comment des poids-lourds passant dans les cols représentent un moindre danger par rapport à ceux qui empruntent le tunnel Maurice-Lemaire. Et pour éclairer les lecteurs de mon blog, je publie ci-dessous les propos très censés de Mr. Hubert Jaeger au comité du collectif de Véloval !

Quant aux propos soi-disant mensongers et diffamatoires, nos représentants d'Alsace-Nature devraient s'informer auprès d'élus qui ont opté pour cette voie, du coût d'une telle opération en justice. 

Pour le reste : 

Tous à la réunion organisée à Châtenois (espace des tisserands) dans le cadre de l'enquête publique lundi, 29 avril à 19h00 !

jaeger

azur_

27 mars 2020

Coronavirus : état d’urgence en Côte d’Ivoire

En vue de lutter plus efficacement contre le coronavirus, les autorités ivoiriennes ont décidé d’instaurer un couvre-feu qui tend vers un confinement progressif dans un contexte général marqué par la montée de la maladie dans le pays.

abidjan

Pays de 26 millions d’habitants, la Côte d’Ivoire a enregistré officiellement 25 cas de Covid-19, et aucun décès selon le dernier bilan publié dimanche. Pour mieux se protéger contre de nouvelles infections, la Côte d’Ivoire pris un certain nombre de mesures dont la fermeture de ses frontières depuis le lundi 23 mars à minuit. Tous les établissements scolaires avaient été fermés la semaine dernière et tous les événements sportifs et culturels suspendus, ainsi que les cultes religieux.

A ces mesures s’ajoute désormais un couvre-feu dans un contexte où le chef de l’Etat Alassane Ouattara a décidé d’instaurer l’Etat d’urgence. « Face à la progression de la pandémie (…), je déclare l’état d’urgence sur toute l’étendue du territoire (…), l’instauration d’un couvre-feu de 21h à 5h du matin à partir du 24 mars (…), le confinement progressif des populations par aire géographique en fonction de l’évolution de la pandémie » a-t-il précisé lors d’une allocution télévisée lundi.

Parmi les autres mesures prises, le président a annoncé la fermeture de tous les maquis et bars à partir de minuit ce lundi et la régulation des transports interurbains avec « l’interdiction des déplacements non autorisés entre Abidjan et l’intérieur du pays ». Le président Alassane Ouattara qui a également annoncé un plan de riposte national d’un montant de 95,8 milliards de francs CFA contre l’épidémie n’a pas précisé la durée de ces nouvelles mesures.

« Dans cette lutte contre la propagation du Covid-19, notre principal ennemi sera l’indiscipline et le non-respect des consignes de prévention », a souligné le président. Son appel aux ivoiriens pour « l’union sacrée » afin de vaincre la maladie semble doublé d’un appel au civisme à travers le respect scrupuleux des mesures instaurées pour le bien-être des populations.

Ebony T. Christian (dans "Eburnie today")

9 juin 2016

Au revoir, Stephen

keshi

Nouvelle aussi triste que brutale en provenance du pays des Super Eagles. Sur son compte Twitter, la Fédération nigériane annonce que l’entraîneur Stephen Keshi a poussé son dernier souffle dans la nuit de mardi à mercredi, à seulement 54 ans. La presse locale évoque un décès consécutif à une attaque cardiaque. Vainqueur de la CAN 1994 comme joueur (et capitaine) puis 2013 comme sélectionneur du Nigeria, une performance seulement réalisée par l’Egyptien Mahmoud El Gohary jusqu’alors, l’ancien défenseur de Strasbourg restera comme le symbole des techniciens locaux qui gagnent. Il s’en va aussi en étant le premier sélectionneur africain à avoir franchi le premier tour d’un Mondial, en 2014.

"Je suis dévasté, nous avons perdu un superhéros", a commenté le président de la NFF, Amaju Pinnick, qui salue aujourd’hui la mémoire d’un grand technicien avec qui il a pourtant entretenu des relations tumultueuses après le Mondial brésilien. En fin de bail, Keshi n’avait pas de contrat en bonne et due forme, mais dirigeait la sélection sur la base d’un accord match par match.

Réinstallé sur intervention présidentielle !

Le technicien avait plusieurs fois été écarté avant d’être réinstallé dans la foulée, notamment par le président de la république, Goodluck Jonathan. Ce petit manège aura duré jusqu’en juillet 2015 où sa candidature au poste de sélectionneur de la Côte d’Ivoire alors qu’il était toujours en fonction au Nigeria aura scellé son sort.

Sans poste depuis et très affecté par la mort de sa femme survenue l’an passé, celui qui était surnommé le Big Boss voyait récemment son nom circuler du côté de la sélection d’Afrique du Sud. Parmi les autres faits d’armes de ce globe-trotter parlant français, une participation au Mondial 1994 comme joueur, mais aussi des passages sur les bancs du Mali et surtout du Togo, qu’il a qualifié pour le Mondial 2006. Malheureusement, Keshi sera écarté avant la phase finale en Allemagne. Le football africain pleure aujourd’hui l’une de ses figures emblématiques.

- Le parcours de Stephen Keshi :

Comme joueur :

1979, CB Lagos 
1980-1984, New Nigeria Bank 
1985, Stade d’Abidjan (CIV) 
1986, Africa Sports (CIV) 
1986-1987, KSC Lokeren (BEL) 
1987-1991, RSC Anderlecht (BEL) 
1991-1993, RC Strasbourg (FRA) 
1993-1994, RWD Molenbeek (BEL) 
1995, CCV Hydra (USA) 
1996, Sacramento Scorpions (USA) 
1997, Perlis FA (Malaisie)

64 sélections et 9 buts avec le Nigeria

Comme entraîneur :

2004-2006, Togo 
2007-2008, Togo 
2008-2010, Mali 
2011, Togo 
2011-2015, Nigeria

13 mai 1992 : Strasbourg-Rennes, le plus beau but de Stephen Keshi pour le Racing

13 mai 1992 : Strasbourg-Rennes, barrages Ligue 1/Ligue 2 (extraits)

2 février 2024

Quand le terrain de football devient "parc urbain"

Et voilà que les conseillers municipaux remettent sur le tapis l'affaire du terrain de football en ce mardi soir.

parc1Extrait de presse :

Lors de la séance du 22 juillet 2022, les élus ont approuvé la première phase du projet d’aménagement dans le parc du secteur du stade, ce qui a permis des plantations à l’automne 2022 et la création d’une mare.

Le maire rappelle que ce projet « a pour objectif de participer à la lutte pour la préservation de l’environnement, tout en offrant aux citoyens un lieu d’activités et de loisirs multigénérationnel et apprécié par tous. Il entre aussi dans les objectifs de redynamisation du centre-bourg porté par Petites villes de demain et les objectifs biodiversité de la Trame verte et bleue [TVB] dont la commune fait partie. »

La deuxième phase consiste à aménager le parc avec des bancs, chaises ou chaises longues, du mobilier ludique de type balançoire, jeu avec toboggan et tyrolienne et du mobilier sportif du type rameur extérieur ou vélo elliptique.

Une étude pour acquérir « du matériel de qualité » a été réalisée par Gaëlle Imbert, chargée de mission TVB. Le montant prévisionnel est de 98 000 € (dont 80 % de subvention).

Les demandes de subvention seront faites auprès de l’État et de la Région Grand Est.

Le conseil donne son accord à l’unanimité.

Et toujours aucun  conseiller ne pose de question ! Comme s'ils ne connaissaient pas le dossier ! Alors rappelons les principales évolutions de ce dossier :

- L'AS Villé, propriétaire de l'ancien terrain (derrière la gare) a été créé en 1925. Les parcelles de ce terrain ont été offertes au club par son président. Ce terrain avait comme handicap de ne pas posséder  de vestiaires. Les joueurs se changeaient dans les annexes du restaurant de la gare.

- En 1960, le maire de l'époque a proposé au club de céder le terrain à la commune. Motif invoqué : la construction de vestiaires était en vue, et pour obtenir des subventions, la commune se devait d'être propriétaire du terrain.

- La commune en profita pour transformer le terrain en camping d'été, privant du même coup le club de ses recettes les plus intéressantes.

- En 1985, la société industrielle Signal-Lux souhaitant s'agrandir a négocié l'achat du terrain avec la commune.

- La municipalité de Villé s'est alors engagée à aménager un nouveau terrain et de nouveaux vestiaires.

- Chose faite et détruite aujourd'hui par la municipalité en place. A quand un nouveau terrain de foot pour les jeunes et pour les écoles ? Il paraît que ce n'est pas le souci de nos élus...

parc

20 novembre 2019

La Hongrie, bientôt une colonie russe ?

Poutine chez Orban pour la neuvième fois

orban

L’appartenance de la Hongrie national-populiste à l’Union Européenne pose de plus en plus problème. Les relations d’Orbán avec son ami Poutine, en revanche, vont très bien, merci, comme en témoigne la visite de Poutine à Budapest avant-hier mercredi : relance d’un chantier nucléaire, faveurs prodiguées par Gazprom et par la russe et fort louche Banque Internationale d’Investissement,… Les années qui viennent ne manqueront décidément pas d’intérêt et de suspens.

Depuis 2012, Poutine a eu… 9 entretiens avec Viktor Orbán (11 avec Angela Merkel, à titre de comparaison) et 8 fois avec les dirigeants chinois, les grands présents en Europe centrale et orientale. Significatif, bien sûr : contrairement aux dénégations d’Orbán, la Hongrie est devenue le rossignol du Tsar Poutine en Europe. Et il ne s’agit nullement là d’une relation d’égale à égale, bien évidemment. La Russie exporte son gaz en Hongrie, pays de passage du gazoduc Turkstream, qui traverse les Balkans et la Bulgarie jusqu’à la Slovaquie ; et les deux pays ont signé des accords commerciaux importants. Le tout représente 6 milliards d’euros.

Les échanges ont donc repris de plus belle entre la Russie et son ancien satellite hérissé d’épines, 5 ans après l’annexion de la Crimée par Moscou – occasion alors pour la Commission européenne de lui infliger des sanctions. Orbán déclare qu’il ne voit pas pourquoi il s’interdirait une « coopération politique » avec Poutine, bien que la Hongrie soit membre de l’UE et de l’OTAN… Il est vrai que les deux dirigeants partagent une conception très autoritaire et ultra-conservatrice de la politique, et s’entendent ainsi comme larrons en foire.

Mais l’opposition ne voit pas les choses de cet œil. Gyurcsány Ferenc, homme politique de gauche (plutôt controversé par ailleurs, à cause de déclarations mensongères durant la campagne électorale du printemps 2006), qui fut Premier ministre et qui dirige actuellement la Coalition démocratique (un parti issu d’une scission avec le Parti socialiste) estime que pour la Russie, la Hongrie ne peut être se hausser au niveau de la Russie, mais devenir plutôt, selon sa formule pertinente et frappante, « un vassal vulnérable » (https://courrierdeuropecentrale.fr). Le maire écologiste de Budapest,lui, tout récemment élu, Karácsony Gergely, pointe avec virulence l’inclination d’Orbán pour les chefs d’Etat qui maltraitent les journalistes, fomentent des guerres et empêchent toute vie politique vraiment démocratique des citoyens. Et le parti de Karácsony, Parbeszed, enfonce le clou : il rappelle qu’est prévu l’élargissement de la centrale nucléaire de Paks, au centre du pays, décidé autoritairement en 2014 par le Premier ministre hongrois sans consultation aucune des citoyens (certes,on connaît bien cela dans d’autres pays!). Coût du chantier : 12,6 milliards d’euros pour 2 réacteurs tout beaux et tout neufs ; 10 milliards proviendront… d’un prêt russe, ce qui ne rassure personne, pas davantage que l’objet même de cette opération.

Autre motif majeur de préoccupation : l’installation à Budapest de la IIB (Banque internationale d’investissement), notoirement et intimement liée aux services secrets moscovites… Un vieille histoire, qui demeure cependant toujours neuve ! Fin septembre, aux Etats-Unis, des sénateurs ont même fait part de leurs préoccupations à l’ambassadeur américain à Budapest et rappelé les relations déjà anciennes de cette banque avec le SVB (les services secrets extérieurs russes). Mais il y a mieux encore : l’implantation de la BII avait déjà fait l’objet, le 4 mars dernier, d’une Question avec demande de réponse écrite à la Commission européenne (E-001140-19). 4 députés membres du groupe européen ALDE ( libéraux, aujourd’hui Renew), font remarquer dans le texte que la majeure partie du capital de la BII est détenue par un petit nombre d’Etats membres, et que l’implantation à Budapest soulève des inquiétudes « quant à la politique de la banque en matière de concurrence et de blanchiment ». Car en effet, l’accord entre Budapest et BII permet des privilèges et immunités, qui sont potentiellement incompatibles avec la législation européenne… et avec l’organisation de la lutte européenne contre le blanchiment !

Voilà qui promet de beaux jours… L’Union Européenne, en tout cas, doit absolument faire preuve de clarté et exprimer nettement ce qu’elle attend du Fidesz et du gouvernement de Viktor Orbán. (selon Euro-journalist)

12 février 2019

Côte d'Ivoire : les enfants du cacao

Le cacao émergent d’Alassane Ouattara, c'est de l’esclavage !

CACAO_aff1_750x421__1_

Le documentaire très attendu de la chaîne française France 2 sur le cacao en Côte d’Ivoire n’a finalement pas été diffusé en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier. Ce document, revient sur le trafic d’êtres humains qui alimente la filière cacao en Côte d’Ivoire.

En arrivant au pouvoir il y a une dizaine d’année, Alassane Ouattara avait promis faire de faire le ménage dans les principales filières qui portaient l’économie ivoirienne en commençant par la très lucrative filière cacao. Le régime Ouattara a publiquement accusé Laurent Gbagbo, d’avoir organisé dans cette filière un vaste réseau de corruption durant les années de crise militaro-politique. En 2011, un projet de réforme de la filière cacao a été présenté à Alassane Ouattara. Son objectif était d’assainir le secteur. Une condition des bailleurs pour que la Côte d’Ivoire atteigne le point d’achèvement de l’initiative PPTE.

Ce projet était de la poudre aux yeux car seules les anciennes structures de gestion de la filière sous Laurent Gbagbo (BCC, FDPCC, ARCC, FRC) ont été dissoutes. La même corruption, les mêmes passassions de marché gré à gré, l’occupation illégale des forêts et l’esclavage des enfants – pourtant combattu en apparence par la première dame –  ne se sont pas arrêtés. Rien n’a changé dans la filière cacao en Côte d’ Ivoire et le documentaire de France 2 le montre. Le documentaire étrangement indisponible en Côte d’Ivoire à l’heure de sa diffusion en direct est désormais disponible sur Youtube. (selon "Eburnie today")

8 août 2018

Enfin le haut débit en Polynésie

Internet : la pose du câble sous-marin Natitua a commencé

tahiti

Le câblier l'Île de Batz est arrivé à Hao pour commencer la pose du câble sous-marin qui devrait permettre de procurer l'internet haut-débit dans 20 îles des Tuamotu (anciennement Nouvelles-Hébrides) et des Marquises avant la fin de l'année. La cérémonie d’atterrage du câble a eu lieu samedi matin. 

tahiti1

Les hommes du câblier L'Île de Batz sont sur le pont. Ils travaillent 24 heures sur 24 sept jours sur sept et ce n'est que le début. Le navire est arrivé ce samedi 4 août à Hao pour attaquer la pose du câble Natitua. Une cérémonie d’atterrage de Natitua était organisée sur place en présence de la ministre en charge du numérique, Tea Frogier. 

La fin de la pose du câble sur l'ensemble de la Polynésie est prévue aux alentours de la première semaine d'octobre. Le câble quant à lui sera pleinement opérationnel à la fin de l'année 2018. 

Le câblier L'Île de Batz tirera les 2800 kilomètres du futur câble sous-marin domestique entre dix îles des Tuamotu et des Marquises. 

Les experts ont décidé de commencer l'atterrage du câble par l'extrémité Est. Les travaux de la première branche de Natitua ont commencé dès l'arrivée du câblier à Hao ce samedi. Le câblier se dirigera ensuite vers Makemo où il devrait arriver ce mardi, puis Fakarava le 14 août. Le navire devrait continuer sur sa lancée et être à Arutua le 20 août et le 24 à Kaukura. Le planning pour cette première branche est prévisionnel et dépendra essentiellement des conditions météorologiques. 

tahiti2

L'Île de Batz reviendra alors sur Tahiti et plus précisément à Hitia'a, le 3 septembre pour tirer la deuxième branche du câble. Elle partira de la station d'atterrage toute neuve de Hitia'a o te Ra. Le câblier continuera à tirer le câble jusqu'à Rangiroa où il est attendu le 10 septembre. C'est depuis cet atoll que les branches Nord et Sud du câble Natitua seront raccordées. Le 15 septembre, le câble atteindra Manihi et le 20 Takaroa. 

Enfin, début octobre le câblier devrait rejoindre les eaux marquisiennes pour poursuivre sa pose. Ainsi, il connectera Hiva Oa le 1er octobre et Nuku Hiva le 6 octobre. Le temps estimé de tous ces raccordements est de deux mois et demi. 

tahiti4

Le câble devrait être posé dans sa totalité dès la première semaine d'octobre. Après une période de tests, il devrait être opérationnel à la fin de l'année 2018. 

Natitua n'est pas qu'un câble sous-marin, une grande partie des îles qui pourront bénéficier de l'internet à haut débit seront desservies par un réseau de faisceaux hertziens. Cela concerne les îles Amanu, Faaite, Apataki, Tikehau, Ahe, Takapoto, Tahuata, Fatu Hiva, Ua Pou et Ua Huka. 

A la fin de l'année, une population de plus de 20 000 habitants répartis sur 20 îles des Tuamotu et des Marquises disposera ainsi d’une liaison internet haut débit, grâce à l’installation de ce câble de 2 800 kilomètres.

27 juin 2017

Mitterrand, Chirac, Macron, les tueurs !

Elimination systématique des concurrents

Jjss1973

En son temps, Chirac pour la droite, Mitterrand pour la gauche, avaient compris que pour prendre le pouvoir il fallait rassembler son camp, donc annihiler toute velléité de ses alliés potentiels. C'est ce que fit Mitterrand après son échec de 1974 face à Giscard, en signant avec les communistes l'accord de programme commun, qu'il avait déjà rompu bien avant 1981. Pour lui, il s'agissait avant tout de prendre le dessus sur Georges Marchais, donc d'abaisser le plus possible le PC. Opération réussie malgré les cris de Marchais pour réclamer, à défaut de programme commun, des ministres communistes. 

A droite, pour Chirac, l'exercice était plus difficile. Il lui fallait éliminer Giscard, président en exercice. Il s'y employa dès sa nomination au poste de 1er ministre en 1974. Affaiblir Giscard systématiquement fut sa stratégie de tous les instants. Il commença donc par s'attaquer aux alliés des giscardiens, notamment les radicaux et leur chef Jean-Jacques Servan-Schreiber. Celui-ci fut évincé au bout de 13 jours au ministère des Réformes. JJSS, que Chirac appelait "le turlupin", avait le tort de parler haut et fort avec un discours "trop à gauche" selon ce premier ministre chef de guerre. JJSS devint ainsi le ministre le plus éphémère de la cinquième république. Mais Chirac dut reporter ses ambitions à l'après-Mitterrand donc à 1995. Malgré son beau discours de 1981 où il indiquait qu'il ne voterait pour Giscard qu' "à titre personnel". Mais là, Mitterrand l'avait éliminé dès le premier tour.

Le nouveau président Emmanuel Macron a des stratégies analogues à ses deux illustres  prédécesseurs. S'allier aux plus encombrants pour mieux les éliminer. Il a certes eu la chance de trouver le pauvre automutilé Manuel Valls qui lui a facilité la tâche. Plus encombrant est un certain François Bayrou, mais c'est réussi ! Le garde des sceaux et ses amis "têtes fortes" se sont suicidés sur l'autel des affaires, comme le firent auparavant Sarkozy et Fillon. Le Modem décapité, Les Républicains divisés, Macron semble arrivé à ses fins : des ministres godillots inconnus du public pris dans tous les camps, des députés aux ordres car très néophytes pour un groupe majoritaire aux ordres. La boucle semble bouclée... jusqu'à ce que Macron trouve son propre tueur ?

15 avril 2016

Blocages routiers en Belgique

Multiplication de barrages filtrants organisés par des routiers, bugs informatiques… la mise en place d’une redevance au kilomètre en Belgique depuis le 1er avril se fait difficilement, malgré l’appel au calme d’une des principales fédérations de transporteurs.

belge

La décision d’introduire le prélèvement kilométrique repose sur un accord entre les trois régions belges, Wallonie, Flandre, Bruxelles, et s’applique à tous les poids-lourds de plus de 3,5 tonnes sur les voies soumises au péage. Le montant dépend du poids du camion, de ses émissions et de la route empruntée. Selon les calculs de la Fédération royale belge des transporteurs et des prestataires de services logistiques (Febetra), un transport qui coûtait 100 euros se monte à 108 euros depuis l’introduction de la taxe le 1er avril.

Plusieurs fédérations minoritaires de transporteurs ont alors appelé à mettre en place des barrages filtrants, provoquant des ralentissements et des blocages. Mardi encore, un peu moins d’une trentaine étaient recensés par la police, principalement en Wallonie. Les ralentissements étaient importants notamment sur le réseau secondaire et sur certains points d’accès aux frontières.

« On prend en otage les collègues »

« Nous avons une concertation permanente avec nos décideurs politiques, mais nous ne sommes pas en faveur des barrages car les seules victimes sont les camions. On prend en otage les collègues transporteurs », a regretté mardi la Febetra (fédération belge des transports).

Lundi, quatre représentants de « petits » transporteurs ont été reçus par le ministre wallon du Budget et ont exigé une taxe « juste et équitable ». L’UPTR, Union professionnelle des transports et de la logistiques, autre grande fédération du pays, a refusé de condamner les actions de certains routiers. « Cela fait des mois qu’on prévient que les problèmes sont innombrables avec l’opérateur Satellic (désigné pour prélever au nom des trois grandes régions belges la taxe kilométrique, NDLR) et on n’arrive pas à se faire entendre ». L’Union n’appelle pas au blocage mais refuse « de tirer dans le dos de ceux qui ont pris le taureau par les cornes ».

Michaël Reul a en outre expliqué avoir reçu de nombreux retours faisant état de dysfonctionnement du dispositif, un boîtier satellite (OBU, On Board Unit) devant être activé en permanence à bord du véhicule, qui enregistre les kilomètres parcourus. « OBU qui ne se connecte plus, n’apparaît plus sur le site web, montants dus débités deux fois… Malgré tout, le politique s’enferme dans son mépris », a dénoncé l’UPTR.

29 février 2016

Les "voies privées publiques" des anciennes FTV

Des municipalités dans l'impasse

FTV_009

Les anciennes Filatures et Tissages de Villé laissent encore et toujours des traces dans le Val de Villé, notamment par leurs conceptions de cités ouvrières. A leur cessation d'activités dans les années 50, les dirigeants vendirent les maisons d'habitation y compris la voirie, ce qui fait qu'aujourd'hui encore un certain nombre de rues restent du domaine du privé, notamment à Villé et Fouchy.

A Villé, le nouveau propriétaire a fermé les rues avec des portails. Sur la rue de Bassemberg, les locataires se voient obligés d'enlever un cadenas qui verrouille une chaîne, d'ouvrir le portail, d'entrer et de refermer le portail. Idem pour les automobilistes. Il ne faut pas être pressé de rentrer chez soi, surtout si l'on habite au fond de la cour. 

Sur la rue de Breitenau, heureusement l'accès par le portail ne donne que sur des terrains non construits. Les propriétaires fonciers désirant se rendre sur leur terrain sont priés de demander la clé du cadenas à un habitant voisin. Et tant mieux s'il est là, tant pis s'il est absent !

Autre cas de figure, celui de la rue de Neuve-Eglise, où la rue appartient aux nouveaux propriétaires. Heureusement que ce n'est que celui du bout de la rue qui l'a obstrué par un abri. Les habitants peuvent donc garer leur voiture sur leur propriété. La municipalité n'ayant pas souhaité bitumer la rue, les propriétaires qui ont réalisé le travail à leurs frais n'ont alors plus souhaité vendre. La municipalité s'est donc vue obligée de détourner le sentier multi-activités qui devait longer le Giessen et rester au fond de la vallée, vers la rue de Luttenbach. Le sentier devient brusquement plus raide que le col du Tourmalet. Pas forcément une réussite.

Priv_

tourmalet

Situation confuse à Fouchy !

fouchy

A Fouchy, la situation de la rue du Giessen laisse perplexe. Située pour moitié sur la commune de Lalaye et pour moitié sur celle de Fouchy, la municipalité s'est débattue dès les années 1995 - 2001 pour faire de cette rue une voie communale. L'éclairage n'a pas été rénové depuis l'époque des FTV (soit dans les années 50), alors que la communauté des communes et le SDEAU ont réalisé les travaux de canalisation. Tout comme ce serait la municipalité de Fouchy qui se charge du déneigement.

Une enquête d'utilité publique a été lancée, un notaire a été chargé d'établir les actes de vente de la rue devenue propriété de tous les riverains. Mais la procédure s'arrêta du fait de l'un ou l'autre propriétaire récalcitrant.

Par la suite, dans les années 2005, des propriétaires ont obtenu des permis de construire (alors même qu'ils n'avaient pas d'accès à la voie publique). Et aujourd'hui un riverain s'est même permis de poser un panneau d'interdiction de circuler dans la rue (voir ci-dessus). Des affaires qui risquent surtout d'engorger les tribunaux et d'enrichir les avocats... 

fouchy1

Publicité
Publicité
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Visiteurs
Depuis la création 2 280 559
Publicité