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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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27 mai 2023

Mines en Colombie : trois banques françaises mises en demeure sur le devoir de vigilance

Trois banques françaises, BNP Paribas, Crédit Agricole et BPCE, ont été mises en demeure par l'association Tierra Digna pour leur investissement financier dans l'entreprise suisse Glencore et sa filiale Prodeco, que l'ONG accuse "de graves dommages à l'environnement, notamment en termes de santé publique" en Colombie, selon les courriers consultés jeudi par l'AFP.

colombie1L'association colombienne accuse Glencore d'activités illégales ou irrégulières dans les mines de La Jagua et de Calenturitas avec de "la poussière de charbon qui, pendant des années, n'a pas respecté les normes fixées par l'OMS" et une contamination "des sources d'eau, tant superficielles que souterraines, par des matériaux tels que le plomb et d'autres substances toxiques", selon les mises en demeure envoyées mardi aux établissements.

"Prodeco n'a connaissance d'aucune preuve allant dans les sens des plaintes sur la prétendue pollution des rivières", a réagi auprès de l'AFP un porte-parole de Glencore.

Selon Tierra Digna, "pour exercer son activité, la société Glencore bénéficie de nombreux financements et d'investissements de la part d'institutions financières internationales", des rapports d'ONG ayant "mis en évidence l'implication (des trois banques françaises) dans ces flux financiers climaticides".

Depuis 2017, la loi française sur "le devoir de vigilance" impose aux grandes entreprises de prendre des mesures effectives pour prévenir les atteintes aux droits humains et à l'environnement sur l'ensemble de leur chaîne d'activité.

Depuis la première action lancée en 2019, contre TotalEnergies, leur nombre s'est multiplié et une vingtaine de procédures sont aujourd'hui en cours.

En octobre, BNP Paribas a été la cible de deux mises en demeure sur le devoir de vigilance, au titre de son appui financier à Marfrig, la deuxième plus grande entreprise de conditionnement de viande du Brésil, et de son impact sur la déforestation ainsi que sur son soutien à des entreprises développant de nouveaux projets pétro-gaziers.

Selon Lucie Pinson, directrice de l'ONG Reclaim Finance, cette nouvelle "affaire devrait servir d'avertissement aux autres banques qui financent la destruction de l'environnement dans le monde".

"Le Crédit Agricole et BNP Paribas se sont engagés à ne plus financer le charbon, mais continuent de soutenir Glencore, malgré la dévastation causée par ses mines", a-t-elle souligné, appelant les investisseurs à "profiter des assemblées générales pour demander des comptes aux entreprises polluantes".

BNP Paribas a fait savoir à l'AFP qu'elle n'avait "plus de relation bancaire avec l'entreprise citée par l'ONG et qu'aucun crédit ne lui a été accordé en 2022".

La première banque française rappelle "être engagée depuis 2020 dans une trajectoire de sortie totale du financement de l'ensemble de la chaîne de valeur des entreprises liées au charbon thermique (mines de charbon, centrales électriques au charbon et infrastructures liées au charbon) d'ici 2030 en Europe et dans les pays de l'OCDE, et d'ici 2040 dans le reste du monde". (selon "Orange")

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23 mai 2023

Opération "Darmanin" à Mayotte

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin lance "le grand nettoyage de Mayotte".

mayotte

Au programme, la destruction de pas moins de 1000 logements construits illégalement notamment dans le quartier de Majicavo-DubaÏ. L’hebdomadaire le Canard Enchaîné reprend l’information dans son édition de mercredi dernier en soulignant que cette opération serait une expérience qui, si elle est réussie, serait renouvelée en Guyane, région française également en proie à une immigration clandestine massive, ou encore en Métropole dans certains quartiers.

Les pelleteuses sont entrées en action lundi 22 mai au matin à Mayotte pour démolir les cases en tôle insalubres de Talus 2, l’un des plus importants bidonvilles de ce territoire français de l’océan Indien, département le plus pauvre de France.

Ce «décasage» a commencé vers 07H30 locales (06H30 à Paris) dans le quartier de Majicavo, sur la commune de Koungou (nord). Il signe le vrai départ de l’opération sécuritaire «Wuambushu», qui vise à réduire l’habitat insalubre et à expulser les migrants en situation irrégulière, pour la plupart venus de l’archipel des Comores voisines, et qui était quasiment au point mort depuis son lancement il y a près d’un mois.

La démolition de Talus 2 «devrait durer toute la semaine», a précisé devant la presse Psylvia Dewas, chargée de la résorption de l’habitat illégal à la préfecture de Mayotte. Il s’agit de détruire 135 cases en tôle dans ce quartier informel, sur un millier de logements insalubres promis à la destruction dans les prochains mois à Mayotte.

Au pied de biche

mayotte1

Les autorités françaises ont décidé cette série d’interventions pour réduire l’habitat insalubre et expulser les nombreux migrants en situation irrégulière de Mayotte, pour la plupart venus de l’archipel des Comores voisines.

Le 24 avril, alors que démarrait l’opération de lutte contre l’immigration illégale, le tribunal judiciaire de Mamoudzou, saisi en urgence, avait suspendu l’évacuation de ce quartier informel de Koungou. Le juge avait alors estimé que la démolition des habitats visés dans ce bidonville où vit une centaine de familles mettrait «en péril la sécurité» des autres habitants, dont les logements seraient fragilisés.

Les autorités avaient annoncé mercredi la destruction prochaine de cet important bidonville, après une décision en appel infirmant l’ordonnance du juge des référés. La chambre d'appel de Mayotte infirme cette ordonnance en jugeant qu’«en dehors de leur statut d’occupant», les requérants n’ont «justifié d’aucun élément qui permette d’établir la réalité du droit de propriété qu’ils estiment atteint». La chambre estime également que ce litige est de la compétence du tribunal administratif, qui avait déjà donné raison le 13 mai à la préfecture.

Tôt lundi matin, des gendarmes équipés de pied de biche sont entrés dans les habitations pour vérifier que personne ne se trouvait à l’intérieur avant le début des démolitions, selon des journalistes de l’AFP sur place. L’électricité et l’eau ont été coupées. A partir de 7H30 locales, les pelleteuses ont commencé à détruire le bidonville, fracassant les murs en dur et écrasant la tôle dans un bruit métallique sourd.

«Wuambushu» est dénoncée comme «brutale», «anti-pauvres» et violant les droits des migrants par des associations, mais soutenue par les élus et de nombreux habitants mahorais.

L’opération est l’objet d’un bras de fer entre Paris et Moroni qui a entraîné la suspension de la liaison maritime entre Mayotte et la proche île comorienne d’Anjouan pendant près de trois semaines. Les expulsions de sans-papiers comoriens ont pu reprendre mercredi dernier à la faveur du redémarrage des rotations. Sur les 350.000 habitants estimés de Mayotte, la moitié ne possède pas la nationalité française. (selon Libération)

20 mai 2023

Le Honduras entame des négociations commerciales avec la Chine

Le Honduras entamera bientôt des négociations en vue d'un accord commercial avec la Chine, a déclaré vendredi le plus haut diplomate de ce pays d'Amérique centrale, marquant ainsi la dernière étape vers le renforcement des liens bilatéraux entre les deux nations après que le Honduras a rompu ses relations avec Taïwan.

hondurasLe ministre hondurien des affaires étrangères, Eduardo Enrique Reina, a déclaré lors d'une conférence de presse que l'objectif était d'entamer "bientôt" des discussions et de conclure un accord de "libre-échange" avec le géant asiatique, deuxième économie mondiale.

"Ce sera une bonne nouvelle et cela proposera des opportunités pour l'accès de nos produits à la Chine", a déclaré M. Reina.

Fin mars, le Honduras a mis fin à la reconnaissance diplomatique de Taïwan, qui durait depuis des décennies, après que le président Xiomara Castro a choisi d'ouvrir ses relations avec la Chine afin d'attirer davantage d'investissements et d'emplois.

Le café sera la première exportation hondurienne vers l'énorme marché chinois, a indiqué M. Reina, ajoutant que les deux pays évaluent également de futures expéditions de crevettes et de melons vers la Chine.

Le Honduras est l'un des principaux producteurs de café d'Amérique centrale.

M. Reina a indiqué que la Chine avait également manifesté son intérêt pour l'achat de viande de bœuf et de bananes honduriennes, entre autres produits.

En avril, le diplomate a déclaré que le Honduras espérait également conclure des accords avec la Chine afin d'alléger le fardeau de la dette du pays avec le soutien des organisations financières de son nouveau partenaire.(selon "Zonebourse")

26 mai 2023

Dans la guerre en Ukraine, le Brésil veut incarner une troisième voie

Le Brésil se dit « non aligné » dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Les relations commerciales entre Brasília et Moscou expliquent en partie cette stratégie.

br_silLa scène s’est déroulée lors du G7 au Japon, ce dimanche 21 mai. Invité surprise de ce sommet qui réunissait les dirigeants des sept plus grandes puissances économiques du monde (qui avaient eux-mêmes invité des dirigeants de pays du Sud), le président ukrainien Volodymyr Zelensky fait son entrée dans une salle de réunion où tous les chefs d’État s’empressent de lui serrer la main. Tous sauf un : Lula, resté assis les yeux rivés sur ses notes.Lula aurait-il snobé son homologue ukrainien, alors qu’il tente de se poser en médiateur de la guerre entre la Russie et l’Ukraine et défend la paix depuis son retour au pouvoir en janvier, après avoir battu le président sortant Jair Bolsonaro ?

Christophe Ventura, directeur de recherches à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste de l’Amérique latine, relativise : « La vidéo traduit une situation de fond. Elle montre que le Brésil n’est pas un allié de l’Ukraine, que Lula n’a pas besoin d’avoir sa photo avec Zelensky. De son côté, l’objectif prioritaire de Zelensky au G7 était de voir ses alliés directs : États-Unis, France, Canada. Pas le président brésilien. Chacun a fait ce qu’il avait à faire. »

Une rencontre était pourtant prévue entre les deux hommes, mais leurs agendas respectifs trop chargés ont eu raison de ce premier tête-à-tête. « J’étais contrarié, car j’aimerais le rencontrer », a commenté Lula en conférence de presse. Pour finalement dire un peu plus tard qu’il ne voyait pas l’intérêt de rencontrer le président ukrainien dans l’immédiat, car ni lui ni Vladimir Poutine ne souhaitent la paix pour l’instant.

Des propos ambigus critiqués par les États-Unis

Ce constat ne l’avait pas empêché de recevoir le chef de la diplomatie du Kremlin Sergueï Lavrov dans son palais de Brasília à la mi-avril. Juste avant, il avait déclaré pendant une visite en Chine : « Les États-Unis doivent cesser d’encourager la guerre et commencer à parler de paix, l’Union européenne doit commencer à parler de paix. »

Des propos très mal reçus à Washington. « Dans ce cas précis, le Brésil se fait l’écho de la propagande russe et chinoise sans prendre en compte les faits », avait regretté John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain. Face aux critiques, Luiz Inacio Lula da Silva (son nom complet) avait dû faire machine arrière et rappeler qu’il condamnait la « violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine » par la Russie.

Ce ne sont pas les seules déclarations ambiguës du président brésilien. Début avril, il avait aussi estimé que le président russe ne pouvait « pas s’emparer du territoire de l’Ukraine », mais proposait de discuter du cas de la Crimée, annexée illégalement en 2014. Car pour Lula, Zelensky « ne peut pas tout vouloir ».

« Non-alignement »

Ces positions, largement critiquées par les Occidentaux, sont en réalité le reflet de la politique étrangère brésilienne basée sur le principe du « plein respect du droit international », tempère encore une fois Christophe Ventura, également auteur de Géopolitique de l’Amérique latine (éditions Eyrolles, 2022).

Il détaille : « Pour Lula, le conflit trouve ses racines dans la politique de l’Otan, en particulier son élargissement aux frontières russes ces dernières années. C’est ce qui a nourri Poutine et lui a permis de justifier sa politique, puis son invasion. Toutefois, Lula estime que la réaction russe est la pire qui soit, car l’invasion du territoire ukrainien revient à violer le droit international. »

Conséquence, « Lula estime que les deux parties sont responsables de cette guerre, met en avant son non-alignement et ne veut pas suivre les exigences d’un camp ou de l’autre. Il refuse par exemple d’envoyer des munitions à l’Ukraine ou d’appliquer des sanctions contre la Russie car il estime que seules les décisions prises par l’ONU sont légitimes. C’est là où ça coince pour les pays occidentaux ».*

Le Brésil prône une troisième voie

Cette stratégie s’explique aussi dans un contexte très tendu au Brésil, secoué par une crise économique. « Brasília s’estime lésé par les sanctions des Occidentaux qui affectent déjà ses relations commerciales avec la Russie. Si le gouvernement en ajoute d’autres, cela toucherait les importations de fertilisants indispensables pour l’agriculture brésilienne. L’économie du pays pourrait s’effondrer », souligne Christophe Ventura.

Outre les intérêts économiques qui empêchent de « rayer d’un trait de plume les relations entre le Brésil et la Russie », le spécialiste de l’Amérique latine rappelle que « les pays du sud n’ont qu’une confiance limitée dans les valeurs prônées par l’Occident et qu’il a lui-même bafouées en intervenant dans des coups d’État et dictatures ».

Cette troisième voie entre les Occidentaux et la Russie, Lula tente de la concrétiser avec son « groupe de pays pour la paix », qui devrait déboucher sur un G20 politique. « La force du Brésil est d’être force de propositions, il n’a pas les moyens financiers ou militaires pour intervenir dans le conflit ou imposer la paix », reconnaît Christophe Ventura. Face à l’escalade militaire sans fin, cette initiative peine pour l’instant à aboutir. (selon "Huffpost")

19 avril 2023

Comment un parc éolien sème la discorde à Saâles

Un maire et l’association Agir contre la corruption ont porté plainte contre un parc éolien inauguré en 2018 aux confins de l’Alsace et des Vosges.

sa_les1Ce sont les éoliennes de la discorde. Aux confins de l’Alsace et des Vosges, le parc de Belfays abrite depuis 2018 dix exemplaires d’une puissance de 20 mégawatts de ces prototypes de l’énergie renouvelable. Ils sont aujourd’hui au cœur d’une bataille opposant des élus locaux de six communes parties prenantes de la gestion du lieu.

Deux plaintes ont été déposées au parquet de Saverne (Bas-Rhin) pour « prise illégale d’intérêt » d’une part, « escroquerie » et « majoration frauduleuse d’apport en nature » d’autre part. Une enquête a été ouverte et confiée à deux services de gendarmerie, une perquisition conduite à la mairie de Saâles (Bas-Rhin). ("Journal du Dimanche")

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13 février 2023

Serbie : un député démissionne après avoir visionné une séquence vidéo pour adultes

Le parlement serbe échangeait sur les relations tendues entre Belgrade et le Kosovo lorsque la scène montrant ce député avec un téléphone à la main a été filmée.

drapeau_serbieZvonimir Stevic, un député serbe, a été surpris en train de regarder une séquence pornographique alors qu’il assistait à une session parlementaire, la semaine dernière. La scène a été filmée et partagée sur les réseaux sociaux. 

Visiblement, l’élu de 65 ans ne s’intéressait pas aux débats tumultueux autour des relations entre Belgrade et Kossovo. Le Parti socialiste (minoritaire au sein de la coalition gouvernementale) auquel appartient Zvonimir Stevic l’a prié de démissionner. 

Les faits ont également suscité l’indignation des politiques serbes, surtout au sein de la majorité.

Le député qui a visionné la séquence porno est un Kossovar. Il a déjà occupé le poste de ministre adjoint pour le territoire. (selon "L'info.re")

12 janvier 2023

Sénégal: manifestation contre la hausse du prix de l’électricité

Jusqu’à 10% d’augmentation pour les tarifs de l’électricité. C’est la mesure qui agite les citoyens sénégalais, depuis début décembre 2019. Une troisième marche de protestation était organisée, ce vendredi 10 janvier, à Dakar et dans plusieurs villes du pays par le collectif citoyen Noo Lank, soutenu par une partie de l’opposition sénégalaise.

s_n_galLa Senelec - Société nationale d’électricité - a augmenté ses prix pour financer notamment le développement de son réseau. « Noo Lank » se traduit, en wolof, par « Nous refusons ». Le message s’affichait ainsi sur les banderoles de même que s'affichaient les tee-shirts verts et blancs des centaines de manifestants sortis protester, ce vendredi 10 janvier, sur la place de la Nation, à Dakar. Cette mobilisation entend se poursuivre jusqu’à ce que les tarifs de l'électricité soient revus à la baisse.

Fadel Barro, ex-coordonnateur du mouvement citoyen "Y'en a marre" fait partie des organisateurs : « L’objectif, c’est de faire abandonner à l’État la hausse du prix de l’électricité qui est injustifiée. Ils peuvent le faire s’ils acceptent, eux, de réduire leur train de vie, ne serait-ce que symboliquement en supprimant des institutions au budget qui ne servent à rien. Ils veulent que les Sénégalais payent pour que, eux, vivent dans l’opulence. Les Sénégalais ne l’accepteront pas », précise-t-il.

Une colère partagée par de nombreux citoyens de Dakar et d’ailleurs. Atou Thiam, résident de Tivaouane, a fait près de 100 km pour venir manifester : « On a fait le déplacement uniquement pour lutter contre la hausse du prix de l’électricité parce que si l’électricité augmente, tous les autres produits vont suivre. Les boulangeries, les transports qui eux aussi vont augmenter parce qu’ils utilisent de l’électricité. Tout est cher au Sénégal actuellement, tout est cher », s’inquiète-t-il. (selon "France.info")

La fédération des boulangers ainsi que des syndicats de travailleurs s’étaient d’ailleurs joints au cortège. Tous ont appelé à la libération de plusieurs militants, arrêtés fin novembre, alors qu’ils protestaient eux-aussi contre les nouveaux tarifs de la Senelec.

9 novembre 2022

Lettonie : le Parlement coupe les amarres avec Moscou

C’est un raz-de-marée. Les partis russophones, jusqu’ici confortablement installés au parlement letton, ont été balayés, alors même qu’ils représentent près du tiers de la population du pays. Un message nationaliste puissant, chez un voisin exposé de la Russie.

La Lettonie a désigné ses représentants à la Saeima, son parlement.

lettonieEt dans les urnes, le message s’est révélé radical : le parti Harmonie (Saskana en letton), qui disait parler au nom des quelque 30 % de russophones lettons et qui se sortait régulièrement en tête des législatives, a été balayé. Le prix à payer pour ne pas avoir condamné assez tôt et assez fort le déclenchement de la guerre en Ukraine.

Harmonie a bien décidé de renoncer à ses relations avec Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, mais trop tard. Avec 4 % des suffrages exprimés, contre 1 voix sur 5 par le passé, le parti est écarté du parlement. Une descente aux enfers, après la perte de la mairie de Riga, où habitent majoritairement des Russophones, perdue en 2020 pour une sombre affaire de corruption.

Le nouveau gouvernement sera constitué autour du parti centriste du Premier ministre Karins, Nouvelle Unité (JV), qui devra composer avec trois mouvements modérés, proches des écologistes. Mais Alliance nationale, le parti nationaliste, qui a été de pratiquement tous les gouvernements depuis 1995, est également à la table.

Un fort sentiment national

Mais qu’on ne s’y trompe pas : ce ne sont pas les russophones qui sont montrés du doigt. C’est le sentiment national qui l’emporte. Si Alliance nationale symbolise la peur des Lettons face à l’ours russe, le parti nationaliste a les faveurs du Président de la République actuel, Egils Levits, pourtant juif russophone marié à une Germano-Baltique.

C’est que, justement, le chef de l’État incarne l’unité et la diversité de la Lettonie actuelle et passée. Les déportations de Lettons par les Soviétiques, en 1941 et en 1944, en particulier, mais aussi jusqu'à la fin de l’URSS en 1991, sont ancrées dans les mémoires. Dans la sienne, en particulier. En 1972, la famille d’Egils Levits a été déplacée par les Soviétiques en Allemagne de l’Ouest. Leur tort : avoir été « Refuzniks », ces Juifs à qui l’autorisation d’émigrer avait été refusée.

Des russophones très lettons

Au fond, les russophones ne sont pas toujours russes, et ils peuvent venir d’anciennes régions de l’ex-URSS. Des Ukrainiens, par exemple, installés de longue date, ou des Bélarussiens, implantés, autour de Daugavpils, dans le sud-est de la Lettonie.

Mais les véritables Russes de Lettonie, eux, habitent à Riga, depuis les Tsars, depuis des siècles. Depuis tellement longtemps qu’ils parlent letton, qu’ils sont lettons. Au retour de l'indépendance, en 1991, le passeport letton leur a d’ailleurs été attribué automatiquement. Ces ressortissants russes parlent évidemment letton mais aussi allemand, et accueillent volontiers les opposants à Vladimir Poutine : des journalistes de l’opposition, par exemple, issus des rédactions de Dojd TV, Meduza ou de la Novaia Gazeta, des médias désormais en exil.

Lorsqu’on leur demande où va leur allégeance, ils sont clairs : les 4 % d’Harmonie, pas assez critique à l’égard du Kremlin, et les 3 % de l’Union russe de Lettonie (LKS en letton), arrimé à Moscou, en témoignent. Russophones ou pas, les Lettons sont avant tout pro-européens. (selon "Radio-France")

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8 novembre 2022

Les déchets des touristes mettent en colère des villageois en Thaïlande

Les habitants d’un village de la province de Kanchanaburi se plaignent d’être envahis par des ordures provenant, pour la plupart, d’un site touristique de la région.

tha_lande

Des villageois du district touristique de Sangkhla Buri demandent que des mesures soient prises d’urgence contre les chauffeurs de camions-poubelles paresseux qui déversent leur chargement sur une route locale plutôt que dans la décharge voisine.

Selon eux, les tonnes de déchets en décomposition, non seulement génèrent une odeur nauséabonde et attirent la vermine, mais elles bloquent également l’accès aux plantations de caoutchouc et de palmiers à huile voisines.

La plupart des déchets de la décharge proviennent de la commune de Wang Ka, 20 à 25 tonnes en moyenne chaque jour, car le district de Sangkhla Buri est une destination touristique.

Les touristes sont souvent rendus responsables de l’excès de déchets dans les endroits les plus populaires de Thaïlande.

Leurs plaintes ayant été ignorées par les autorités locales, les habitants ont porté leur affaire devant les médias.

Chan Thavornchatchawan, un résident, a déclaré :

« Les tas d’ordures en décomposition non seulement sentent mauvais mais attirent la vermine et bloquent l’accès aux plantations voisines.

Les journalistes ont vu une centaine de tonnes, voire plus, de déchets industriels et ménagers déversés sur la route de 3 mètres de large, sur une distance de plus de 400 mètres.

Les ordures comprenaient des déchets toxiques, des ampoules électriques et des conteneurs de produits chimiques.

Les trieurs d’ordures qui subsistent grâce à la décharge ont déclaré que les camions ne pouvaient pas se rendre sur le site pendant la saison des pluies.

Nombre d’entre eux s’embourbant dans la boue, les chauffeurs se contentaient de déverser les ordures aussi près de la décharge qu’ils le pouvaient.

Il a été construit en 1953 par les peuples Mon et Karen et a été transféré dans le village en 1985.

Comme Wangka ne dispose pas de sa propre installation de traitement des déchets, elle utilise le site de Phra Chedi Sam Ong depuis plus de 20 ans.

D’autres déchets proviennent des usines de la région.

Mme Chan a déclaré que ses demandes pour que quelque chose soit fait pour résoudre ce problème étaient restées lettre morte. (Source : "toutelathaïlande")

6 novembre 2022

Dans l'Amazonie profonde, les autochtones Ticuna célèbrent la victoire de Lula

Dans l'extrême ouest de l'Amazonie, dans la région où le journaliste britannique Dom Phillips et son accompagnateur brésilien ont été assassinés en juin, les Indiens Ticuna suivent, anxieux, à la télévision la soirée électorale : à l'annonce de la victoire de Lula, c'est l'explosion de joie.

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Dans la réserve d'Umariaçu 2, un village composé principalement de maisons en bois aux toits de tôle, à la frontière du Pérou et de la Colombie, on soutient sans limite le candidat de la gauche.

Dans la municipalité de Tabatinga - qui englobe cette réserve indigène - Lula a recueilli 66,93% des suffrages exprimés, Jair Bolsonaro suscitant le rejet auprès des indigènes pour son refus de délimiter de nouveaux territoires afin de préserver leurs habitats et coutumes. 

"J'étais très nerveuse dans l'attente du résultat, mais quand Lula a gagné, j'étais si heureuse", déclare à l'AFP Nagela Araújo Elizardo, conseillère autochtone à Tabatinga. "Je sais que Lula obtiendra de bonnes choses pour l'Etat (d'Amazonas, nord) parce qu'il est différent de Bolsonaro". 

Elle place beaucoup d'attentes dans l'ancien président (2003-2020), réélu pour un troisième mandat. Elle espère notamment qu'il améliorera le sort des 57 communautés autochtones de la municipalité. 

"Mais la première chose qui doit changer c'est la présidence de la Funai", l'agence gouvernementale brésilienne pour les affaires indigènes, dont les moyens et champs d'action ont été volontairement réduits, selon les détracteurs du gouvernement actuel.

Sebastião Ramos Nogueira, président du Conseil général du peuple Ticuna de Rio Solimoes, 57 ans, portant une coiffe de plumes jaunes et bleues, se réjouit d'avoir "réussi à élire notre président qui avait déjà oeuvré pour nous lors de son premier et deuxième mandat".  

- "On fait la fête" -

Luz Marina Honorato, enseignante Ticuna de 53 ans, dit qu'elle se sent doublement concernée par les aspirations de Lula "pour les peuples autochtones et pour les droits des femmes". 

Dans son premier discours en tant que président élu, Lula a promis de lutter contre la "déforestation", qui a augmenté de plus de 70% pendant les quatre années de mandat Bolsonaro, selon les statistiques officielles. 

C'est non loin des villages d'Umariaçu qu'ont été retrouvés les corps du journaliste britannique Dom Phillips et du militant autochtone Bruno Pereira, assassinés par des pêcheurs clandestins sur ces terres autochtones.

En 2019, c'était le responsable antibraconnage de la Funai dans la région qui avait été tué à Tabatinga. 

Dans les villages d'Umariaçu 1 et 2, où vivent quelque 12.000 Indiens Ticuna, les voisins se sont rassemblés pour suivre ensemble le décompte des voix face au petit écran. 

Concert de klaxons, drapeaux du Parti des Travailleurs (PT) de l'ancien leader syndical, musique ticuna, la fête était totale.

"On a souffert pendant quatre ans et il n'y avait pas d'issue possible. Maintenant, ma communauté fait la fête", savoure le président du Conseil général du peuple Ticuna de Rio Solimoes. (selon "orange.actualités")

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5 novembre 2022

"Attaque massive" russe en Ukraine

Un Français habitant à Kiev témoigne sur BFMTV

kievLa Russie a une nouvelle fois bombardé Kiev ce lundi mati , coupant l'eau pour 80% des habitants et l'électricité dans 350.000 foyers. Une attaque qui a notamment paralysé les transports en commun de la capitale ukrainienne. Jérémy habite la ville et témoigne pour BFMTV de ce qu'il a vu et de son ressenti.

Après plusieurs lundis de suite marqués par les bombardements, l'intensité des frappes ne semble pas faiblir. "Je dirais que c'est de la même ampleur malheureusement, parce que c'est quand même une frappe massive, c'est pas seulement un ou deux missiles ou quelques drones, c'est vraiment une grosse attaque sur les infrastructures", explique le Français.

"C'est peut-être le quatrième lundi de suite, alors je ne vais pas dire qu'on s'y habitue parce qu'on s'y habitue vraiment jamais, mais on vit avec les conséquences que ça a. Moi par exemple, je n'ai plus d'eau. Bon ce n'est que de l'eau, mais oui je n'ai plus d'eau depuis une heure", ajoute-t-il.

Face aux attaques répétées et aux coupures, Jérémy a fait des stocks: "J'ai trois bidons de 20 litres chez moi, j'ai de la nourriture pour 15 jours et puis même des bougies si besoin. Et puis après des pulls, parce qu'il commence quand même à faire froid et comme il n'y a pas de chauffage, s'il faut mettre deux pulls on mettra deux pulls, tout simplement".

"Mon sac est toujours prêt"

Pour suivre l'intensité des attaques, Jérémy peut compter sur les réseaux sociaux. "Je suis avec Telegram les différentes informations concernant les missiles qui sont envoyés et là je sais que sur Kiev ça s'est calmé. Mon sac est toujours prêt pour aller me mettre à l'abri dans le métro. Dans ces cas-là, il y a toujours une préparation mentale qui se met en place naturellement", explique-t-il.

"Mais moi, même pendant la frappe, je voyais des gens qui jouaient au foot en bas de chez moi. C'est pour dire qu'on a l'habitude mais on se prépare quand même à aller se mettre à l'abri", raconte le Français.

Jérémy communique aussi avec d'autres habitants de la ville pour savoir comment chacun gère les frappes: "Il y en a qui se mettent à l'abri, d'autres qui ont peur, d'autres pas. C'est une routine malheureusement".

"Ça ne fera pas reculer l'armée ukrainienne"

Face à la volonté de Vladimir Poutine de viser des infrastructures énergétiques et aux coupures d'eau engendrée par les bombardements, le Français relativise les difficultés que ces frappes ont sur sa vie quotidienne: "Si on va par exemple dans des restaurants ou dans des centres commerciaux faire nos courses, dès qu'il y a une alerte, il faut sortir, donc on va dire que c'est ça l'impact que ça a quand on va dehors. À la maison, s'il n'y a pas d'électricité - moi je ne suis pas touché par les pannes d'électricité jusqu'à présent - ou d'eau, on s'adapte".

"On se dit qu'il y en a qui se battent au front, alors s'il n'y a plus d'eau et d'électricité, c'est rien. Les frappes qui visent les infrastructures ukrainiennes, est-ce que ça fait reculer les troupes ukrainiennes au front? Non", lance-t-il encore.

Il explique qu'un sentiment de résistance l'anime lui et les habitants de Kiev avec qui il échange. "On se dit, ils peuvent nous toucher nous, mais ça ne fera pas reculer l'armée ukrainienne, donc ça fera pas gagner la Russie. C'est un moyen de voir les choses mais c'est un moyen de se dire que la Russie est en train de perdre la guerre aussi", analyse-t-il.

"C'est un esprit de combat, à notre niveau, mais qui montre que le peuple ukrainien est prêt à subir ce genre de frappes pour la victoire", affirme Jérémy.

17 octobre 2022

Pour Poutine, la Russie fait «tout ce qu'il faut» en Ukraine

Le président russe n’envisage pas de nouvelles frappes massives dans l’immédiat, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse ce vendredi en marge du sommet des anciennes républiques soviétiques, qui se tient au Kazakhstan.

poutine

Il n’a jamais été dit que la capacité d’introspection était la principale qualité de Vladimir Poutine. Le président russe, qui se trouve toujours au Kazakhstan dans le cadre du sommet des anciennes républiques soviétiques, a estimé lors d’une conférence de presse ce vendredi que la Russie fait « tout comme il faut » dans ce conflit engagé contre l'Ukraine. Et ce, après huit mois de guerre, et une situation pour le moins délicate pour les troupes russes, qui essuient de nombreux revers sur le front Est.

« Ce n’est pas agréable ce qui se passe maintenant, mais (si la Russie n’avait pas attaqué l’Ukraine le 24 février), on aurait été dans la même situation un peu plus tard, juste les conditions auraient été plus mauvaises pour nous », développe-t-il.

Pas de volonté « de détruire l’Ukraine »

Cette semaine, la Russie a lancé une vague de représailles aux quatre coins de l’Ukraine, une décision prise selon le Kremlin par la volonté de riposter à la destruction partielle du pont de Crimée le 8 octobre dernier, imputée à Kiev. La Russie avait mené lundi des bombardements massifs des villes ukrainiennes ayant endommagé tant des infrastructures électriques que des zones résidentielles ou encore un terrain de jeu à Kiev.

À ce stade, Vladimir Poutine assure ne pas avoir l’intention de réitérer ce type d’attaque. « Dans l’immédiat, il n'y a pas la nécessité de frappes massives. Actuellement, il y a d’autres objectifs. Pour l’instant. Après on verra », poursuit-il, assurant qu’il n’a pas pour but « de détruire l’Ukraine ». Vladimir Poutine a également dit vendredi ne pas prévoir une nouvelle vague de mobilisation des Russes dans l’armée, tout en reconnaissant que l’actuelle avait connu des ratés.

Des pourparlers avec Biden « pas nécessaires »

Selon lui, 222 000 hommes sur les 300 000 prévus ont été recrutés, dont 16 000 se trouvent d’ores et déjà dans des « unités impliquées dans des combats ». « Rien d’autre n’est prévu. Aucune proposition n’a été reçue du ministère de la Défense et je n’en vois pas la nécessité dans un avenir prévisible », a déclaré Vladimir Poutine, ajoutant prévoir la fin de la mobilisation « dans deux semaines environ ».

« La ligne de front est longue de 1100 km, il est donc quasiment impossible de la tenir exclusivement par des troupes formées de militaires sous contrat », a justifié le président russe, alors que l’annonce de la mobilisation a poussé des dizaines de milliers de Russes à fuir le pays. Vladimir Poutine s’est par ailleurs dit « ouvert » aux négociations avec Kiev et aux médiations de pays tels que la Turquie ou les Émirats arabes unis, critiquant Kiev pour son refus d’entamer des pourparlers avec lui.

Le président russe a pour la première fois reconnu que les partenaires de Moscou en ex-URSS étaient « préoccupés » par le conflit en Ukraine. Pas question, en revanche, d'entamer des pourparlers avec Washington, même dans le cadre du G20. « Je n’en vois pas la nécessité, il n’y a pas de plateforme de négociations actuellement ». Les pays membres du G20 sont censés se réunir en novembre prochain à Bali, en Indonésie. (selon "Le Parisien")

11 octobre 2022

Alignement de l'Arabie saoudite sur la Russie

Un désastre total pour la Maison-Blanche, pour l'Ukraine et pour votre plein d'essence!

arabieFin septembre et à la suite du G7, l'Union européenne annonçait ce qu'elle pensait être l'une des armes les plus efficaces pour assécher les finances guerrières de Moscou tout en luttant contre sa propre crise énergétique: un plafonnement du prix du pétrole.

Quelques semaines plus tard, et alors que le continent n'a pas encore réussi à cesser de s'abreuver à la source russe pour étancher sa soif d'énergie, patatras pour l'Occident, qui voit son plan fortement mis à mal.

Menés par l'Arabie saoudite et complétés par la Russie, faisant face à une baisse sévère du prix du brut, les pays de l'OPEP annonçait leur décision de réduire leur production de pétrole de deux millions de barils par jour pour le mois de novembre, l'équivalent de 2% de la fourniture mondiale.

À quelques semaines d'élections de mi-mandat forcément cruciales, l'administration Biden est bien sûr furieuse: luttant chez elle contre une inflation galopante –menée notamment par les prix de l'énergie–, elle a longuement pressuré ses alliés au sein de l'OPEP, à commencer par l'Arabie saoudite, pour qu'ils ne réduisent pas ainsi leur production.

Alignement

Elle accuse ainsi Mohammed ben Salmane, prince héritier de la couronne saoudienne, désormais premier ministre en exercice et admirateur patenté de Vladimir Poutine, de s'aligner avec la Russie.

Alors que Riyad avait joué les intermédiaires dans un échange de prisonniers entre Kiev et Moscou cet été, c'est toute la politique de l'administration Biden dans le Golfe qui est remise en cause, après une visite estivale aux maigres résultats que d'aucuns avaient décrite comme humiliante pour les États-Unis.

L'Union Européenne peut partager son ire. En renchérissant ainsi le prix du brut, la décision du cartel pétrolier écarte à nouveau l'Inde et la Chine de sa stratégie face à la Russie. Les deux pays, qui semblaient quelque peu s'éloigner ces dernières semaines des livraisons de pétrole russe à prix discount, risquent d'autant plus de retomber dans les bras de Moscou que le cours mondial du brut remonte fortement.

En Europe comme aux États-Unis, cette coupe de la production mondiale risque en outre d'annihiler une partie des coûteuses politiques mises en place pour juguler le prix de l'énergie et l'inflation. Et de contribuer à remplir les caisses du Kremlin, sans doute ravi de pouvoir financer plus aisément dans les mois qui viennent une guerre en Ukraine qu'elle est en train de perdre sur le terrain, comme sur le long terme économique. (selon "Slate.fr")

13 octobre 2022

10 degrés maximum cet hiver dans les églises du diocèse de Fribourg

« Pour nous, en tant qu'Eglise catholique, il est important de donner un signe de solidarité à la société. » C’est par ces mots que le vicaire général de l’archevêché de Fribourg-en-Brisgau, Christoph Neubrand, a justifié l’annonce, ce mardi, de mesures drastiques destinées à économiser l’énergie dans toutes les églises.

Les 1,8 million de catholiques que compte ce diocèse, qui s’étend de la Forêt Noire jusqu’au lac de Constance, devront porter une petite laine pour assister à la messe. Dans les églises, le chauffage sera limité à dix degrés. Le diocèse recommande aussi de concentrer les heures d’utilisation des bâtiments cultuels afin d’optimiser le chauffage. Enfin, l’archevêché demande aux paroisses d’éteindre l’éclairage extérieur et l’illumination des églises.

Le diocèse de Fribourg-en-Brisgau est connu en Allemagne pour son engagement sans ambiguïté en faveur de la lutte contre le changement climatique. L’archevêché a par exemple régulièrement appelé les fidèles à participer aux « grèves pour le climat » et à descendre dans la rue aux côté des militants du mouvement Friday for Future. (selon "L'Alsace")

fribourg

14 août 2022

Venezuela : les manifestations se multiplient

Des syndicats de fonctionnaires ont défilé le 2 août à Caracas, pour dénoncer des nouvelles coupes budgétaires, alors que le pays subit toujours la crise économique. Des protestations désormais quotidiennes qui renforcent la pression sur le président Nicolás Maduro.

venezuela1Énième manifestation sur fond de crise économique sans fin au Venezuela. Au bruit des casseroles et des poêles martelées, plusieurs centaines de Vénézuéliens ont fait le 2 août une « marche des casseroles vides » dans les rues de Caracas. Menés par des syndicats du secteur public, professeurs, infirmiers et retraités ont défilé devant le ministère du travail. Ils réclament le versement de plusieurs primes par le gouvernement de Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2014 : la prime des vacances - 1,48 euro par mois - aux enseignants, qui devait être accordée en juillet, ne l’a pas été.

22 manifestations par jour

Le calcul de celle-ci, versées aux employés de l’éducation à la fin de l’année scolaire, a été faite sur la base des salaires de 2021 par l’Office national du budget (Onapre). Les syndicats assurent eux, ne pas avoir perçu cette prime (comme d’autres) et dénoncent une «violation » de leurs droits du travail.

Loin d’être un épiphénomène, c’est une nouvelle manifestation de la colère qui s’exprime désormais quotidiennement dans le pays. Au premier semestre de 2022, l’observatoire vénézuélien des conflits sociaux en a enregistré 3 892 dans le pays. Plus de 1 600 d’entre elles ont eu lieu pour réclamer des salaires décents. Des chiffres qui donnent le tournis : en moyenne, cela représente 22 manifestations par jour, soit une hausse de 15 % par rapport à l’année passée.

Le pays traverse une profonde crise économique depuis 2015, provoquée initialement par la baisse du coût du pétrole, principale ressource économique du pays. Les sanctions américaines, la mauvaise gestion de l’économie due à la corruption ont provoqué une hyperinflation (jusqu’à 3 000 % en 2020) et plongé les habitants dans la misère. Trois quarts de la population vit actuellement sous le seuil de pauvreté. L’économie est exsangue : en neuf ans, le PIB national a chuté de 80 %.

Menaces sur la rentrée scolaire

Début de 2022 une légère reprise a été enregistrée avec la remontée des prix du pétrole liée à la guerre en Ukraine et à l’adoption généralisée du dollar américain. Mais alors que l’inflation grimpe toujours (53 % en 2022), les salaires ont stagné. Pour un professeur, le revenu moyen avoisine les 50 dollars (48,5 euros) par mois depuis mars dernier. Une somme dérisoire, alors que le prix du panier alimentaire moyen d’un Vénézuélien est presque huit fois plus élevé. Et reste inaccessible pour la plupart des ménages.

À Caracas, hier, les manifestants ont remis leurs demandes au ministère du travail et annoncé qu’ils resteront dans les rues jusqu’à ce qu’ils obtiennent une réponse des autorités. La fédération des enseignants du Venezuela, qui regroupe une grande partie des professeurs, a déclaré se préparer à ne pas assurer la rentrée scolaire en septembre, si le gouvernement de Maduro ne remplit pas ses obligations​ envers le corps enseignant. (selon "Ouest-France")

venezuela

8 août 2022

Pays-Bas : demandeurs d’asile sur des bateaux de croisière

Comme d’autres pays européens avant eux, les Pays-Bas ont annoncé leur intention d’héberger des demandeurs d’asile sur des bateaux de croisière afin de pallier le manque de places dans les centres d’accueil. Une proposition critiquée par l’ONU et plusieurs ONG.

pays_basLes Pays-Bas pensent avoir trouvé la solution pour répondre à la crise de l'accueil que connaît le pays. La semaine dernière, le secrétaire d’État à l’Asile, Éric van der Burg, a annoncé que le gouvernement prévoyait de loger les migrants sur des bateaux de croisière.

Les autorités envisagent d’amarrer trois grands navires dans leurs ports, voire de les ancrer au large si ces énormes bateaux ne trouvent pas de place à quai. Le premier devrait être fonctionnel dès le mois d’août, le deuxième en septembre et le troisième en novembre. Chaque navire pourra héberger environ un millier de demandeurs d’asile.

Des centres d'accueil surpeuplés

Cette alternative aux centres d’accueil traditionnels a été proposée pour pallier le manque de places dans les structures déjà existantes. "Tous nos logements sont débordés et très encombrés", a expliqué au média Bloomberg un porte-parole du ministère de la Justice et de la Sécurité, qui estime que la situation a atteint un stade "aigu".

Ces dernières semaines, des centaines de demandeurs d’asile, dont des familles, ont été contraints de dormir sous une tente ou à même le sol à l’extérieur du centre de Ter Apel, au nord-est des Pays-Bas. Des images qui ont créé la polémique dans le pays.

Les établissements des Pays-Bas ont été submergés par les déplacés venus d’Ukraine. Plus de 60 000 ressortissants ukrainiens ont afflué dans le pays depuis le début de l’offensive russe en février, provoquant une saturation des centres d’accueil.

Mais plus largement, c’est toute la machine de l’asile qui se grippe dans le pays. Depuis quelques temps, les dossiers des demandeurs d’asile sont traités à un rythme très lent. Résultat : peu de personnes obtiennent une protection, et les centres ne se vident pas. Les migrants attendent des mois une réponse qui leur permettrait de libérer des places dans les structures d’accueil.

Des demandeurs d’asile "en dehors de la société"

La proposition de loger les exilés dans des ferries a été vivement critiquée par plusieurs instances engagées dans l’aide aux migrants. En premier lieu, le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), pour qui cette décision n’est "pas souhaitable". "Vous placez [les demandeurs d’asile, ndlr] en dehors de la société. Ils n’auront aucune liberté de mouvement. Et les traumatismes existants peuvent refaire surface [dans ces conditions]", a affirmé la branche de l’agence onusienne néerlandaise sur Twitter.

Pour répondre aux inquiétudes concernant la liberté de circulation dans le cas où les bateaux seraient positionnés en pleine mer, les autorités cherchent des solutions. L’État étudie la possibilité de leur permettre de faire la navette entre la côte et le port afin que les migrants puissent sortir quand ils le souhaitent.

Malgré tout, le Conseil pour les réfugiés (VluchtelingenWerk en néerlandais) ne voit pas cette alternative d’un bon œil. "Il n’est pas nécessaire de faire des recherches pour comprendre que vous ne pouvez pas imposer cela à des personnes qui ont fui la guerre et les violences", a déclaré l’ONG sur Twitter. "Nous comprenons que les solutions sont difficiles pour faire face à cette crise mais celle-ci est la plus laide qu’il soit."

L'Italie, précurseuse

D’autres pays ont déjà utilisé ce moyen d’hébergement pour loger des migrants. Lors de la crise sanitaire, l’Italie a été la première à mettre à disposition plusieurs ferries pour placer en quarantaine les nouveaux arrivants. Le dispositif a pris fin le 31 mai dernier, mais aura duré près de deux ans, malgré les critiques répétées de plusieurs associations.

La France a elle aussi eu recours à cette solution pendant quelques semaines pour accueillir des déplacés ukrainiens au large de Marseille, dans le sud du pays.

Le Royaume-Uni, quant à lui, avait envisagé en 2020 d’héberger des migrants sur des ferries désaffectés avant de finalement renoncer en raison d’un coût financier trop élevé. (selon "Info-migrants")

10 août 2022

Mali : une organisation peule dénonce des violences ciblées

Alors que les autorités maliennes de transition démentent toute allégation d’exactions ciblées de son armée contre les Peuls du Mali et accusent ceux qui se risquent à évoquer le sujet d’inciter à la haine et de nuire à la cohésion du pays, l’organisation culturelle peule Tabital Pulaaku Mali fait part de son inquiétude.

mali1Une organisation culturelle peule, Tabital Pulaaku Mali, a fait part ce mercredi de son inquiétude dans un communiqué. Elle y condamne d’abord toutes les attaques ayant frappé l’armée malienne, qui ont été nombreuses ces dernières semaines.

Mais l’organisation communautaire peule déplore également que ces attaques servent de prétexte pour « la poussée d’un sentiment de haine » et des « appels à la violence », contre les Peuls spécifiquement, notamment sur les réseaux sociaux.

Plus grave encore, Tabital Pulaaku « enregistre de nombreux cas d’arrestations » qualifiées d’« arbitraires » et d’« injustifiées », et dénotant, selon l’association, « stigmatisation » et « amalgame ». Et de rappeler certaines évidences : « Tous les Peuls ne sont pas des jihadistes », « tous les jihadistes ne sont pas des Peuls » et, selon la loi, « la responsabilité de l’infraction est individuelle ». Une manière de dénoncer des actes perçus comme une punition collective contre la communauté peule.

« Soumission ne signifie pas adhésion »

L'association rejette aussi les accusations de collusion avec les groupes terroristes, dans des zones échappant au contrôle de l'Etat. C’est notamment le cas de nombreux villages du centre du Mali, où s’exerce la domination de la katiba Macina, dirigée par Amadou Kouffa et membre du Jnim, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à al-Qaïda. « Dans les zones sous occupation jihadiste, les populations sont soumises contre leur volonté », rappelle l’association,et « soumission ne signifie pas adhésion ». Tabital Pulaaku demande la libération de plusieurs dizaines de Peuls arrêtés sans qu’aucun lien ait pu être établi avec les groupes terroristes.

Elle sollicite également des enquêtes sur l’assassinat de 16 notables peuls du hameau de Zanancoro en juin dernier, de « l’enlèvement et la détention » au camp militaire d’Alatona dans le cercle de Niono, de « plusieurs dizaines de personnes depuis plus de deux mois » et « de l’arrestation et de la détention » de 21 villageois de Diaba, près de Sofara.

Tabital Pulaaku salue les propos du chef d’état-major de l’armée malienne, qui a dénoncé les amalgames. L’association demande enfin au Premier ministre Choguel Maïga, qui avait en avril dernier évoqué une « rébellion peule » en préparation au Mali, et surtout au président de transition, le colonel Assimi Goïta, de prononcer rapidement « un discours d’apaisement ». (selon RFI)

mali

5 août 2022

Brésil : autoroute et déforestation

Le gouvernement brésilien a annoncé une nouvelle étape dans la rénovation d'une autoroute qui traverse la forêt amazonienne. Mais cette opération inquiète particulièrement les associations environnementales.

br_silConsidérée comme une prouesse, puis laissée à l'abandon, la route BR-319 est maintenant un objet de discorde. Cette autoroute traverse le nord-est du Brésil, en plein cœur de la forêt amazonienne, et relie les villes de Manaus et Porto Velho. Le gouvernement a annoncé avoir accordé un permis pour une nouvelle phase de rénovation de cette voie rapide.

En pleine campagne pour la prochaine élection présidentielle brésilienne, Jair Bolsonaro a promis de poursuivre la rénovation de la BR-319. Cette route a été construite dans les années 1970, mais son entretien s'est fortement dégradé. Son tronçon central est couvert de boue et est presque impraticable au moment de la saison des pluies, de décembre à juin.

Marcelo Sampaio, ministre des infrastructures, a annoncé, jeudi, sur Twitter, la délivrance d'un permis qui permettra au gouvernement de passer un contrat avec des entreprises pour réaliser les plans des futurs travaux de cette portion de 400km de route.

"En alliant ingénierie et respect de l'environnement, nous allons sortir la société amazonienne de l'isolement" a ajouté Marcelo Sampaio.

Le risque d'accélérer la déforestation

Selon des experts cités par le quotidien britannique The Guardian, paver cette portion de l'autoroute faciliterait l'accès à l'Amazonie aux exploitants forestiers illégaux. Une étude estime que le projet multiplierait par cinq la déforestation d'ici 2030. Des effets sont déjà visibles autour des grandes villes, où d'autres tranches de travaux ont déjà commencé.

Selon Paula Guarido, chercheuse en politique publique à l’Institut pour la Conservation et le Développement Durable de l’Amazonie (IDESAM) citée par l'ONG française Planète Amazone, la situation s'est déjà dégradée.

"Les résultats de janvier 2022 sont alarmants. Le taux de déforestation a été 339% plus élevé qu’en janvier 2021, dans la zone la plus prisée de la BR-319" indique-t-elle. 

Les mois de janvier, février et avril 2022 ont tous battu des records de déforestation en Amazonie. La politique de président Jair Bolsonaro a accéléré ce phénomène, en allant à l'encontre de plusieurs agences environnementales de son pays. (selon BFMTV)

2 juillet 2022

2ème réunion du conseil municipal en 2022

cm1Il fut en temps, pas si lointain que cela, où le conseil municipal de Villé se réunissait mensuellement ! Voilà qu'il semble soumis à un rythme trimestriel, et avec un ordre du jour très réduit (4 points) ! A se demander qui prend les décisions ! et à se féliciter de l'évolution de la démocratie villoise ?

Rappelons aussi que ces réunions sont ouvertes au public, ce qui n'est plus mentionné dans la presse !

CM_Juillet

10 juin 2022

Macron interpelé ...

... au sujet des ministres accusés de viols

14h13 ce jeudi, 9 juin : Macron interpellé par une jeune femme sur les ministres accusés de violences sexuelles

macronLors d'un bain de foule ce jeudi à Gaillac (Tarn), le président de la République a été interpellé par une jeune femme, qui lui a demandé : « Vous mettez à la tête de l'Etat des hommes qui sont accusés de viol et de violences sur les femmes ! Pourquoi ? ». Ce à quoi Emmanuel Macron, qui était accompagné de Gérald Darmanin lors de ce déplacement, a répondu : la libération de la parole, « je l'ai accompagnée et je continuerai de l'accompagner, de la protéger. En même temps, pour fonctionner en société vous devez avoir de la présomption d'innocence ».

Les cris de « menteur » et un « vous êtes abominable » ont alors retenti. Imperturbable, le chef de l'Etat a continué à serrer des mains. 

Pour rappel, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, avait été visé par une plainte pour viol, d'abord classée sans suite, puis relancée et pour laquelle le parquet a requis un non-lieu début 2022. Damien Abad est quant à lui accusé de violences sexuelles. Dans ce dossier, le parquet de Paris n'a pas ouvert d'enquête préliminaire « en l'état ». (selon "AFP")

4 juin 2022

La "une" ne vient pas de la campagne électorale

Décidément, à Villé, rien ne va plus ! Alors que les habitants attendent une campagne électorale qui tarde à démarrer, ce sont les  gendarmes qui créent l'animation notamment dans le quartier dit du  "Petit Liban".

Une vingtaine de policiers sont en effet intervenus pour neutraliser d'horribles terroristes  néonazis, descendants directs de ces fameux "loups noirs" des années 70 et 80 (également originaires pour certains du val de Villé). Un attentat  aurait-il été prévu dans la vallée ? Dans ce cas, le ministre Bruno Le Maire présent ces jours à Steige l'a échappé belle.

Cavaleri

Pendant ce temps un candidat se plaint de vandalisme : quelqu'un a arraché une de ses affiches dans la vallée, à Neubois !!! On croit rêver ! Si toutes les affiches  déchirées donnent lieu à une plainte, les procureurs de la République vont  devoir vider leur poubelle plusieurs fois par jour ! On comprend qu'avec ce genre de réclamations les tribunaux soient surchargés et engorgés.

Mertz

Enfin, au niveau des annonces, le lecteur n'a rien à se mettre sous la dent, mises à part quelques annonces de réunions parues après la date prévue ! Il ne reste finalement que la date de la candidate NUPES qui va permettre d'aller assister à une réunion le jeudi, 9 juin à l'école de Villé !

Toulza

13 juin 2022

Martinique : quatre séismes sous la Montagne Pelée

Entre le 3 et le 10 juin, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de Martinique (OVSM) a enregistré au moins 4 séismes de type volcano-tectonique, dont 2 séismes de magnitude inférieure à 0.1. Ces séismes de faible énergie ont été localisés à l’intérieur de l’édifice volcanique entre 0.5-0.9 km de profondeur sous la surface. Cette sismicité superficielle de type volcano-tectonique est associée à la formation de micro-fractures dans l’édifice volcanique.

martiniqueDeux autres séismes ont été enregistrés avec une magnitude de 0.2 et 1.9, localisés respectivement à 8.6 et 13.5 km de profondeur sous la surface à environ 10 km de distance au sud-ouest et au nord-ouest du volcan. Ces séismes pourraient être associés à de la fracturation à l’intérieur de la plaque Caraïbe située sous l’édifice volcanique.
Aucun de ces quatre séismes n’a été vraiment ressenti par la population.

Deux zones de végétation détériorées

La zone de dégazage en mer à faible profondeur entre Saint-Pierre et le Prêcheur est toujours observée. L’IPGP (Institut Physique du Globe de Paris) a procédé à des prélèvements de fluides afin de contraindre l’origine de ce dégazage et d’évaluer sa relation éventuelle avec le système hydrothermal de la Montagne Pelée.
Une extension de deux zones de végétation détériorée situées entre le Morne Plumé et la rivière Chaude a été constatée lors de survols héliportés réalisés le 9 février et le 5 mai avec le soutien du Dragon 972, et confirmée par analyse d’images satellitales et d’un drone (survols du 11 mai et 7 juin).
Le niveau d’alerte reste en vigilance jaune.

10 juin 2022

Enfin une réunion digne de ce nom

Cela fait plusieurs fois que j'essaie d'aller à une réunion d'un candidat à Villé. Oui mais, pour me retrouver seul avec un candidat pressé de partir, non merci.

toulza0Alors j'ai été tout heureux de me retrouver avec près d'une quarantaine de personnes (peu de Villé, mais surtout des villages voisins) à écouter le discours très cohérent de la candidate de la NUPES Véronique Toulza, même si son suppléant se présente en shorts, ce qui ne va pas résoudre la crise du textile dans la vallée.

Il est vrai qu'ici, des hommes politiques vieillissants et en shorts on connaît, et ils sont en général plus proches de la droite de la droite que de la gauche. Mais enfin, le jeune Thomas, en écoutant ses paroles, me semble quand même à gauche. Et il semble malgré tout capable d'assurer la relève dans cette circonscription.

Et je me dis surtout qu'avec l'unité de la gauche retrouvée, et avec une telle mobilisation, la gauche peut gagner et secouer le cocotier macronien.

NUPES

toulza3

17 juin 2022

Vie chère en Nouvelle-Calédonie

Les syndicats mobilisent !

vie_ch_reTroisième réunion au gouvernement néo-calédonien avec les partenaires sociaux sur les mesures de lutte contre la vie chère. Les syndicats des salariés ont donné leur avis et leurs propositions lors d'une conférence de presse conjointe.

Depuis fin avril, les partenaires sociaux participent aux discussions sur l’inflation et du maintien du pouvoir d’achat des Calédoniens avec le gouvernement.

Revoir les grilles salariales

Pour les syndicats de salariés, il faut régler l’urgence avant de s’attaquer aux mesures structurelles. Outre les solutions de l’exécutif, ils ont aussi apporté leurs idées et certaines améliorations. Le gouvernement planche ces dernières semaines, sur une série de mesures de lutte contre la vie chère en Calédonie, comme une aide sur les ménages à faible revenu ou encore des suppressions de taxes sur les carburants. Pour les syndicats des salariés, il faut aller encore plus loin, notamment sur les salaires. Ils demandent l'organisation d'une conférence sur ce thème.

"Le fait que le SMG augmente, ça vient provoquer un tassement des grilles de salaires et tous les premiers échelons de la plupart des grilles salariales sont absorbés par le SMG ce qui fait que les grilles ne sont plus d'actualité il faut y retravailler de façon à re-étaler les grilles et ça va conduire à une augmentation des salaires" explique Christophe Coulson, président de l'UT CFE-CGC.

Un travail de fourmi

D'autres mesures sont proposées par les syndicats, notamment sur l'alimentaire, l'automobile, la construction et la mine. Objectif : contenir rapidement l'inflation.

"On voudrait que les choses aillent plus vite, mais on sait que les sujets sont complexes. Pour autant, on a appris que certains projets de texte sont déjà sur la table donc on y va "step by step" plutôt que de faire un package, traitant sujet par sujet, pour que les délibérations puissent être sur la table du Congrès, pour pouvoir être votées et ensuite, être en déclinaison"  explique Fidel Malalua, vice-président de l'USTKE.

Les syndicats veulent également que les sociétés pétrolières fassent un effort pour diminuer leur marge. De son côté, le gouvernement va également encadrer les prix de la viande, des fruits et des légumes. (selon "Franceinfo")

9 mai 2022

La campagne des législatives est lancée

C'est parti ! pour les divisions à droite !

A lire l'extrait de presse (rubrique "Esch's wohr") de ce dimanche 8 mai qui devait pourtant être le jour de la fête de l'armistice !

soutiens

Mais dans le  Val de Villé on voit encore mieux ! et c'est toujours dans le camp du macronien Sitzenstuhl ("Sitting Bull" pour les intimes, selon le nom d'un chef indien) !

sitzenstuhl1Le candidat a certes déjà distribué des tracts au marché du mercredi matin dans le bourg-centre. Mais comme il prétend "ouvrir sa porte à tout le monde", il va certainement y revenir.

Tous les électeurs ne se retrouveront cependant pas sur un pied d'égalité, ce jeune candidat ne prévoyant des réunions publiques qu'à Villé et Steige. Dans les autres  communes, les électeurs se satisferont d'un signe de la main à son passage dans la rue.

On peut d'ailleurs se demander pourquoi Steige ? Cela semble être dû à l'influence de madame la maire Monique Houlne, élue par aillleurs conseillère départementale du canton de Mutzig sous l'étiquette LR en duo avec un certain Frédéric Bierry. Voilà encore un changement de camp qui va plaire à notre président de la CEA !

Il est vrai que rattacher la vallée de Villé au canton de Mutzig est déjà en soi d'une logique implacable ! Voter avec la vallée de la Bruche aux cantonales, avec le Centre-Alsace aux législatives, il fallait oser !     

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