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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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15 décembre 2010

Transports, AMV ... et règlements de compte

boucEmissaireA la comcom du canton de Villé, la guerre des transports a fait rage au dernier comité directeur et tout le monde l'aura bien compris, il s'agissait avant tout de régler des comptes. La phrase anodine prononcée à l'état-major UMP bas-rhinois : "Si vous voulez perdre le canton de Villé, soutenez F..." est revenue dans le Val de Villé comme un boomerang, a fait le tour des chaumières et des mairies. Et comme cet élu est président de la commission "transports", il était évident que c'est sur les points traités dans cette commission que certains allaient "mettre le paquet" bien que son éviction de la candidature départementale soit déjà entérinée par l'UMP strasbourgeoise ! Mais enfin, dans une élection, il faut un bouc émissaire à un parti au pouvoir depuis des décennies et responsable de tous les échecs des dernières années (démantèlement du service public, de l'agriculture, de l'industrie et de l'emploi, du petit commerce, les transports et j'en passe). Alors autant accuser le maillon faible tout trouvé à la comcom pour mieux protéger "le bon candidat", qui était pourtant déjà partie prenante de tous ces échecs lors des mandats précédents en tant que vice-président du président UMP sans étiquette sortant, qui était déjà à ses côtés pour le soutenir lors du fiasco de la villa Mathis, du scandale de l'écloserie,... et j'en passe. Et on envoie ainsi en première ligne des seconds couteaux qui d'habitude n'ont qu'à se taire sur les dossiers les plus divers : un délégué de Dieffenbach et un autre de Breitenau contestent même le contenu des comptes-rendus de commission (ce qui, au passage, ne sert à rien puisque les décisions définitives sont prises par le Comité Directeur) ! Il faut "préserver" le candidat pour l'assaut final !

Puis, on monte en puissance en s'envoyant à la figure les camions de Neuve-Eglise et de la Rue de Luttenbach à Villé, comme si toutes les communes ne siégeaient pas au SCOTT, là où se règlent les problèmes d'aménagement du territoire ! Et, évidemment on n'allait pas oublier les pistes cyclables : et là, on veut sauvegarder des prés, aller jusqu'à Maisonsgoutte, où l'on oublie que les prés ont déjà été pris pour la ZAIM (zone artisanale et industrielle de Maisonsgoutte), à croire qu'en fin de compte on va arriver à faire passer, en toute logique électorale, les camions allant dans cette zone... par la piste cyclable. Oups ! Heureusement qu'il n'y a pas encore d'entreprises installées !

Et on monte encore en puissance, en évoquant la RN 59, le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines, autant de problèmes que notre représentant cantonal (toujours ce candidat éjecté) devrait connaître puisqu'il siège à l'AMV (association des élus du massif vosgien), une AMV qui, justement, n'a pas de position claire, les Vosgiens et Alsaciens ne s'entendant en rien sur l'aménagement du tunnel et des arrêtés à prendre. Et finalement, la faute à tout cela, c'est le GPS ! ben voyons !

Mais, à trop considérer ce président de commission responsable de tous les maux, on peut se poser la question de la responsabilité de ceux qui l'on désigné. Non pas que je veuille le défendre : j'ai toujours dit que Villé devait avoir au moins une vice-présidence à la comcom, mais j'ai aussi toujours ajouté que Villé devait être le moteur du canton... Et de cela, on peut à l'heure actuelle en douter !

Pour en revenir aux élections cantonales, il faudra m'expliquer la différence de politique pour notre vallée entre un UMP-évincé et un UMP-apolitique ! Car c'est de politique qu'il faut changer, de fond en comble, et donc d'une autre majorité au Conseil Général ! Or, l'UMP-indépendant rejoindra, s'il est élu, la majorité actuelle. Il ne changera donc rien. Tout le reste c'est du cinéma !

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10 avril 2010

Katyn tue encore

200px_Lech_Kaczy_skiEnviron 130 personnes ont été tuées dans l’accident de l’avion transportant le président polonais Lech Kaczynski ce samedi matin dans l’ouest de la Russie, a annoncé le ministère russe des situations d’urgence. Le chef de l’Etat polonais figure parmi les victimes. De précédentes informations faisaient état de 87 morts. Le gouverneur de la région Sergueï Antoufiev a par ailleurs indiqué qu’il n’y avait pas de survivant. En s’approchant de la piste d’atterrissage, «l’avion s’est accroché à des arbres, est tombé et s’est décomposé», a-t-il dit. Outre Lech Kaczynski et son épouse, de nombreux hauts responsables polonais se trouvaient dans l’appareil, dont le chef de l’état- major, le vice-ministre des Affaires étrangères Andrzej Kremer et le président de la banque centrale, Slavomir Skrzypek. Lech Kaczynski était également accompagné par les familles d’officiers polonais exécutés il y a 70 ans par la police de Staline. Ils devaient se recueillir sur leurs tombes à Katyn, près de Smolensk. L’accident s’est produit à l’extrémité de la ville de Petchorsk de la région de Smolensk «dans la situation d’un fort brouillard», a précisé un responsable du département d’enquête du parquet, Vladimir Markin, cité par l’agence RIA Novosti. Le président polonais Lech Kaczynski avec son épouse et des familles d’officiers polonais exécutés il y a 70 ans par la police de Staline se dirigeait à Katyn, près de Smolensk, pour se recueillir sur leurs tombes. Le président russe Dmitri Medvedev, «immédiatement informé» du crash, a dépêché le ministre des Situations d’urgence Sergueï Choïgou sur les lieux du drame, a indiqué le service de presse du Kremlin cité par les agences russes. Le gouvernement polonais devait pour sa part tenir une réunion extraordinaire dans la journée.

Le souvenir de Katyn

katyn_wood_massacreAu début de 1943, les corps d'environ 4 500 officiers polonais, prisonniers de guerre disparus en Urss, sont retrouvés, abattus d'une balle dans la nuque, dans huit fosses communes d'une forêt appelée Katyn...«Crime soviétique!», proclame Goebbels. «Odieuse propagande nazie!», répondent immédiatement les Soviétiques. En réalité, en septembre 1939, une partie de l'Armée polonaise combat les Allemands à l'est de la Pologne lorsque l'Armée rouge envahit ces territoires, en vertu du pacte germano-soviétique. Capturés par les Soviétiques, les officiers sont internés dans des camps du Nkvd en tant que prisonniers de guerre. Le 5 mars 1940, Staline et le Politburo du Pcus au Kremlin ordonnent officiellement le massacre de 25 700 officiers et résistants polonais aux nazis, ainsi que l'assassinat ou la déportation de leurs familles et de plus d'un million et demi de civils polonais. Après 50 ans de négation, Moscou reconnaît sa culpabilité en 1990 et en livre les preuves accablantes en 1992.

4 octobre 2020

Cuba: des files d’attente partout

La galère pours’approvisionner en nourriture

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Cuba s’enfonce dans la crise alimentaire. Sans tourisme, avec des dépenses pour affronter la crise du coronavirus et des sanctions américaines accrues, l’économie cubaine manque de devises. Le pays importe 70% de son alimentation et le gouvernement parvient difficilement à financer ses importations, le quotidien des Cubains est désormais aux pénuries, aux rationnement et aux files d’attente.

Le soleil n’est pas encore levé, mais déjà plusieurs dizaines de personnes font la queue avant même l’ouverture des magasins, des banques ou des pharmacies. Les files d’attente sont désormais partout !

Leonardo Gonzalez est assis sur le trottoir, comme lui plus de 100 personnes attendent d’entrer dans cette boutique en devises, ici il y a du shampoing, un produit que Leonardo n’avait pas vu en magasin depuis deux mois. « Dans les magasins en monnaie cubaine tu ne trouves rien, ici tu fais la queue mais au moins il y a quelques produits ! »

L’ouverture des magasins en devises depuis juillet dernier est une des solutions mise en place par l’État pour récupérer des dollars et financer ses importations. Mais tous les Cubains n’y ont pas accès.

À l’angle de la place, justement, un magasin en monnaie cubaine, ici il n’y a pas beaucoup de monde, ce qui indique qu’il n’y a sans doute pas beaucoup de produits, Mercedes Morena Agueyo sort avec un petit sac en plastique. « Aujourd’hui il y a du fromage et du jambon, il y a différents produits, pas beaucoup mais il y en a ! Parfois la queue est beaucoup plus longue ! S’il y a du poulet c’est très long, si c’est de l’huile beaucoup plus ! »

Pour un litre d’huile, dans cette ville de l’est de l’île, il faut faire la queue dès la veille. Cette petite dame au dos vouté travaille « pour le peuple », comme elle dit, dans une bodega, l’une de ces épiceries où l’État distribue à des prix subventionnés une certaine quantité de riz, de café, de sucre et de grains. Cela ne suffit pas à se nourrir durant un mois entier, mais c’est une aide non négligeable selon Mercedes Agueyo. « Il faut essayer de survivre comme on peut, mais il apparait toujours quelque chose à manger. Le monde entier est dans cette situation, ce n’est pas seulement Cuba ! »

La FAO estime que la crise du coronavirus pourrait entraîner plus de 83 millions de personnes dans des conditions d’extrême pauvreté et de famine en Amérique latine et dans les Caraïbes. Et Cuba ne fait pas exception, malgré les aides de l’ONU et de l’Union européenne.

Excédé, collé-serré, abrité du soleil sous des parapluies rafistolés, un groupe de femmes fait la queue pour acheter du savon, l’ambiance est clairement tendue, personne ne souhaite s’exprimer au micro, mais Marisa Gonzalez finit par lâcher : « Ici ce qu’il faut c’est qu’on nous enlève le blocus, pour qu’il y ait plus d’approvisionnement ! C’est tout ! Parce qu’ici tout le monde est libre et nous vivons heureux sur cette île ! »

Mais ces files d’attente ne respirent pas le bonheur et les pénuries n’ont jamais été aussi dures en 60 ans de blocus américain.

Depuis le mois de février, le jeune Ramon qui travaille dans un magasin et n’a pas le droit de s’exprimer, ne voit pas s’améliorer la situation.
« Il y a toujours des problèmes dans la queue, les gens s’énervent, il fait chaud, il y a du tumulte. Depuis qu’il y a le coronavirus l’entrée des marchandises a vraiment beaucoup diminué. Ils nous ont dit que l’approvisionnement devrait revenir à la normale quand le monde -avec ce problème de coronavirus- reviendra à la normale ! »

Mais la crise du coronavirus n’explique pas tout et le gouvernement a annoncé un grand plan de souveraineté alimentaire, un discours que beaucoup de Cubains ont déjà entendu à plusieurs reprises ces dernières décennies. (selon RFI)

8 octobre 2009

Quand l'extrême-droite suisse copie Sarkozy

anemasseEn France, personne n'a oublié une certaine phrase dite par Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, lors d'une visite de banlieue : "Je vous débarrasserai de la racaille !". Et voilà que l'UDC (parti d'extrême-droite suisse) réalise un copier/coller à propos des Hauts-Savoyards d'Annemasse, dont un grand nombre d'habitants travaille en Helvétie, et leur attribue le même qualificatif. L'affaire, abondamment relayée dans les médias français, a encore pris de l'ampleur hier. Le maire de la ville, Christian Dupessey, nous a confié qu'il avait décidé de porter plainte contre l'UDC: «Je le fais pour l'honneur des Annemassiens, qui sont tous concernés.» De fait, dans les rues, les passants sont unanimes : la publicité genevoise les a blessés dans leur identité. Un rassemblement contre le racisme antifrontalier est organisé à Genève, aujourd'hui. Il rassemblera des personnalités suisses et françaises. Michel Charrat, président du Groupement transfrontalier, y sera: «J'espère qu'il y aura du monde, observe-t-il. Il ne faut pas laisser des politiciens sans scrupule nous monter les uns contre les autres

Affiche antiminaret à Bâle

minaret_afficheA Bâle, l'UDC subit un autre camouflet : l’affiche des antiminarets, montrant une femme voilée et des tours de prières poussant sur un drapeau suisse n’aura pas droit de cité dans l’espace public bâlois. «Elle est en infraction avec le paragraphe 7 de notre règlement sur l’affichage», note le Département des constructions. Celui-ci interdit toute campagne «à contenu raciste ou discriminatoire». Le responsable UDC menace la ville de Bâle et les autres villes qui prendraient le même arrêté d'interdiction, de "se livrer à l'affichage sauvage" ou de "placer ces placards sur des domaines privés". Voilà qui va encourager les propriétaires ciblés à rallier l'UDC ?

18 juillet 2009

Où était le député ?

41801786_pFabien Becker a pris une excellente initiative en publiant le vote de son député de la IIème circonscription du Haut-Rhin à propos du repos dominical. Villé, qui fait partie (pour peu de temps encore ?) de la circonscription Molsheim-Villé, et qui pourrait passer dans celle de Sélestat-Erstein, doit être intéressé par le vote de ces deux députés UMP. Alors, HERTH (UMP) a voté comme CHRIST (qui est aussi UMP). Quant à Alain FERRY (aussi UMP) , nulle trace ni dans les votes "pour", ni dans les "contre", ni dans les abstentions. Il faut donc admettre qu'il était à la pêche ! Et qui donc a dit que l'absence était la pire des démissions ?

NB : Merci aussi à Fabien pour cette très belle illustration ! 

A lire : http://socialistes.canalblog.com/archives/2009/07/16/14413722.html

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10 août 2009

Quel est l'avenir du Saint-Gilles ?

reve_d_une_nuit_d_ete_dans_le_val_de_ville_300Si ni la qualité du spectacle ni l'investissement des bénévoles ne sont en cause, il se pose semble-t-il depuis quelques années un problème de fréquentation en baisse : 23.000 cette année, 26.000 l'année dernière, après des baisses déjà les années précédentes, et ceci malgré les réductions faites aux habitants de la vallée, dont un grand nombre s'est même fait offrir le billet par la presse locale. En voie de conséquence, l'aspect financier devient inquiétant. Alors, on en vient à demander des avances à la Communauté des Communes, qui en vient ensuite du fait du manque à gagner à transformer ces avances en subventions. De plus en plus, c'est donc le contribuable de la vallée qui paye. Par les temps de crise économique et sociale, on peut s'interroger pour savoir s'il est bien sage de continuer dans cette voie. Autre aspect du problème : bien sûr le spectacle est amélioré d'année en année, il n'en reste pas moins vrai que l'effet de lassitude s'installe peut-être, et qu'il faudrait se poser la question de savoir s'il ne faut pas arrêter ce spectacle qui a maintenant 20 ans et imaginer d'autres activités  attractives pour la vallée. La décision va être difficile à prendre par les responsables, mais la disparition ne sera-t-elle pas encore plus dure si elle est imposée par les chiffres, surtout si l'on sait que de nombreux élus de la comcom sont aussi acteurs de ce spectacle. Et ce n'est pas en accusant la presse ou la météo (qui n'était d'ailleurs globalement pas défavorable) qu'on résoudra le problème !

A lier aussi : DNA0508stgilles

15 avril 2009

Egelhof : plaidoieries en appel

harry6Chez Egelhof, les licenciements se suivent et se ressemblent en passant par la filière des tribunaux : prudhommes, appel, ....  Et c'était donc hier matin, à la Chambre Sociale de la Cour d'Appel de Colmar que se déroulait le procès intenté par des licenciés. Alors que d'habitude cette chambre accueille autant de monde qu'un confessionnal, bien que les audiences soient publiques, il y avait foule hier matin. Pas seulement les occupants de "la charrette" étaient là, mais aussi d'autres employés curieux de savoir à quelle sauce ils pourraient un jour être mangés à leur tour ? Attendons le jugement, et peut-être le pourvoi en cassation, où certains prévoieront un TGV spécial, avec arrêt exceptionnel à Sélestat, pour se rendre à Paris ?

20 mars 2009

Le 19 mars, vu d'Allemagne

Des millions protestent contre Sarkozy

12850168_p_349_261Voici la journée du 19 mars vue à travers le journal allemand "Berliner Zeitung" : Ce sont les manifestations et les grèves les plus importantes auxquelles le président Nicolas Sarkozy a été confronté depuis le début de son mandat. Selon la police, 1,2 millions de personnes ont participé à environ 220 manifestations à travers tout le pays. Les syndicats parlent de 3 millions de manifestants. En plus de la fonction publique, de nombreuses grèves ont été observées dans le privé, notamment dans les industries de l'automobile, de l'énergie et de l'électro-ménager. "Cette journée de protestation est une réussite, a déclaré le responsable de la CFDT François Chérèque, maintenant le gouvernement doit négocier. Le silence n'est pas une réponse." Le premier ministre François Fillon a renoncé à son voyage à Bruxelles pour l'ouverture du sommet européen. Il réaffirme qu'il n'est pas question pour le gouvernement de creuser davantage le déficit de l'Etat (il avait déjà concédé 26 milliards supplémentaires aux syndicats après la journée du 29 janvier, pour des mesures sociales. Le DGB (Deutsche Gewerschaftsbund) soutient la lutte des huit syndicats français. "Des signes forts pour encourager la croissance et l'activité, la formation, l'environnement et la justice sociale ont été donnés" a écrit le responsable du DGB Michael Sommer à ses collègues français. Les syndicats européens n'accepteront pas que les salariés paient le prix de la crise provoquée par des pratiques irresponsables d'autres. (...) La direction du MEDEF a condamné la grève qu'elle trouve démagogique et qui coûte cher. Le responsable de la CGT a répondu en traitant le MEDEF de rétrograde. Les syndicats enseignants prévoient de nouvelles grèves pour fin mars et avril. En conclusion, depuis la dernière journée de protestation du 29 janvier, l'ambiance sociale s'est considérablement dégradée en France. La raison en est la montée à la vitesse grand V du nombre de chômeurs et les annonces de gains et de dividendes énormes pris par certains acteurs économiques sur les bénéfices de 2008. Les grèves et manifestations qui ont duré de longues semaines dans l'outremer ont aussi contribué à "chauffer l'atmosphère". Et pendant ce temps, le gouvernement français s'est limité à un engagement auprès de ses partenaires européens à ne pas laisser filer le déficit. Selon : DPA (Deutsche Presse Agentur)

12 septembre 2008

Menaces sur les sous-préfectures

871568_2393542_1lightAprès la réforme de la carte militaire, de la carte judiciaire et de la carte hospitalière, Nicolas Sarkozy va s'attaquer à l'implantation de l'Etat dans les départements. Un arrêté du Ministère de l'Intérieur donne une liste de 115 sous-préfectures (la France en compte 245) où les sous-préfet va être remplacé par un "conseiller d'administration". Selon Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, l'Etat aurait du mal à trouver des sous-préfets pour les arrondissements ruraux (l'ère du "Sous-Préfet aux champs" d'Alphonse Daudet semble bel et bien révolue). 40 % des sous-préfets seraient "des célibataires géographiques" ! En effet, quelle drôle de situation ! Il paraît que même Michèle Alliot-Marie aurait été émue après avoir lu l'ouvrage d'une épouse de sous-préfet intitulé : "Ciel mon mari est nommé à ... Molsch-heim !" Un autre haut-fonctionnaire parle très sérieusement : "Les départs à la retraite des personnels des sous-préfectures iront de pair avec le redéploiement des attributions : les mairies traitent déjà les passeports et les cartes d'identité, et au 1er janvier 2009 les cartes grises." La suppression de la moitié des postes de fonctionnaires partant à la retraite, ça doit bien se voir quelque part ! Alors pourquoi ne pas donner certains services aux mairies (du moins dans leur coût en personnel que le contribuable local supportera) tout en encaissant pour l'Etat le timbre fiscal qui y est attaché !

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A partir de 2009, notre mairie assurera-t-elle le service des cartes grises ?

Et qui paiera la secrétaire pour ce travail ? - Le contribuable du bourg, bien sûr !

28 février 2020

Coronavirus : La Chine salue la solidarité française et polynésienne

Le consul de Chine en Polynésie française, Shen Zhiliang, s’est fendu jeudi soir d’un long communiqué, saluant la soldarité de la France et de la Polynésie française dans la lutte contre l’épidémie du COVID-19.

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Dans un communiqué, le consul de Chine en Polynésie française, Shen Zhiliang, est revenu jeudi soir sur l’épidémie du COVID-19, assurant que « le gouvernement et le peuple chinois ont uni leurs forces et adopté les mesures de prévention et de contrôle les plus complètes, les plus rigoureuses et les plus drastiques pour lutter contre l'épidémie ». Reprenant l’historique des collaborations de la France et de la Chine dans la lutte contre la propagation de l’épidémie, le consul rappelle également les dons de matériels médicaux de l’Etat français. « Le gouvernement de la Polynésie française et les amis de tous les secteurs de la société ont également exprimé leur solidarité et leur soutien à la Chine de diverses manières à travers différents canaux. Plusieurs groupes sociaux et particuliers ont fait don », indique le consul. « L'ami véritable se fait connaître face aux difficultés. Le soutien précieux de la France à la Chine dans sa lutte contre l'épidémie reflète l’amitié profonde entre la Chine et la France et le haut niveau du partenariat global stratégique sino-français. » (selon "Tahiti-infos")

28 novembre 2019

Togo : Faure Gnassingbé joue la Russie contre la France

Tout s'est joué au sommet Russie-Afrique tenu à Sotchi

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Le Togo, tout comme 39 autres pays d’Afrique a participé du 22 au 24 Octobre dernier au sommet Russie Afrique tenue à Sotchi. Ce sommet continue de parler de lui, suscite des réactions et des réflexions. C’est vrai que pour un nombre important de Togolais, ce sommet est comme tous les autres sans incidences ni retombés directes sur les populations. Oui cela peut être une évidence, mais pour des analystes politiques, le sommet de Sotchi risque d’avoir des conséquences politiques très grave sur le Togo. Le 4ème mandat de Faure Gnassingbé pourrait être gravement négocié là-bas.

En organisant son premier sommet avec l’Afrique, Moscou met en avant la coopération militaire et de défense. Pour des experts, Moscou de Poutine se pose en défenseur de la stabilité du continent, en proie à des mouvements de contestation et au terrorisme. Ce sommet qui, durant deux (2) jours, a réuni plus d’une quarantaine de chefs d’État africains est un pari gagné par Vladimir Poutine. Le pari selon lequel, marquer le retour en force de l’ancienne puissance communiste sur le continent africain. Selon les conclusions issues de la rencontre, le président russe a promis de doubler dans les cinq ans à venir les échanges commerciaux avec l’Afrique. En 2018, ceux-ci ont été évalués à 17 milliards de dollars, bien loin des échanges commerciaux avec l’Europe (275 milliards de dollars) et avec la Chine (200 milliards de dollars). Mais outre le côté économique de la chose, qui d’ailleurs reste à vérifier, il est temps de se plancher sur le côté politique de la rencontre. Si chacun des chefs d’Etat participant à sa petite idée dans la tête, ce n’est pas le président togolais qui serait le saint. Le sommet Russie Afrique, il y a le visible mais aussi les non-dits. Il y a les évidences et les analyses.

Très longtemps effacée de la scène, la Russie après s’être imposée en Europe, veut s’attaquer à l’Afrique, et ce, par tous les moyens. Et cela fait visiblement craindre. De l’URSS à la Russie actuelle, Il n’est un secret pour personne que le régime est totalitaire pour ne pas dire dictatorial. C’est le président ou rien, Poutine est le seul maitre. Et dans cette logique, il compte emmener d’autres dirigeants, surtout africains. Les présidents africains, la plupart étant des accros au pouvoir pourraient facilement se faire enrôler par la Russie de Poutine qui se donnerait le plaisir de les porter sur ses ailes. Il y en a qui n’ont aucune intention de quitter le pouvoir, et pour ça, ils sont capables de tout. Et si dans ce cas, on pourra compter sur une force externe ou étrangère de la trempe de la Russie, ce serait l’ouverture du boulevard pour les mandats illimités. La présence de la Russie en Afrique représente un risque et la France le sait : ‘’l’influence grandissante de la Russie dans un pays d’Afrique francophone, pré carré de la France, inquiète Paris. « Il y a eu un certain effet d’optique ces derniers mois avec l’apparition d’une présence russe en Afrique francophone à laquelle on n’était pas habitué, explique Igor Delanoë, Directeur-adjoint, Observatoire franco-russe. Moscou a profité d’une brèche ouverte en 2017 par l’allègement de l’embargo décidé par l’ONU [contre la Centrafrique] pour mettre un pied là où elle avait déjà une forme de présence », a détaillé Arnaud Kalika, spécialiste de l’Afrique.Des dictatures africaines ont déjà ouvertement le soutien de la Russie, et le cas du Togo ne pourrait être écarté.

Poutine et le 4ème mandat de Faure Gnassingbé…

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S’il y a un sujet qui divise l’opinion depuis un moment, c’est sans doute la question politique, notamment celle liée à un quatrième mandat de Faure Gnassingbé à la tête du Togo.Et sur ce sujet, même les puissances comme la France ne s’est pas encore prononcée puisque dans les pays francophones, l’histoire a fini par montrer que c’est la France qui choisit les dirigeants. La France pour peut-être faire semblant de satisfaire le peuple togolais tout en protégeant ses intérêts, peut demander à UNIR de présenter un autre candidat que Faure Gnassingbé. Mais, avec l’ivresse du pouvoir dont fait preuve le locataire du palais de la marina, doublé de la présence de la Russie qui inquiète la France, les donnes risquent de changer.Qu’est-ce que cela donnerait si on veut faire une petite réflexion sur le Togo. Aujourd’hui, le destin politique de Faure Gnassingbé est dans les mains de la France. Et selon des analystes, le président togolais, dans le but d’assouvir sa gourmandise pour le pouvoir, peut s’offrir les garanties de la Russie de Poutine si jamais la France change de langage. Les scénarios possibles…, soit la France joue avec Faure Gnassingbé et garde ses intérêts qui sont au même moment menacé par la Russie, une chose qui sera visiblement difficile puisque cela risque de ne pas durer et la France perdra tout au profit de la Russie. Soit la France montre son refus catégorique pour un quatrième mandat tout en protégeant aussi ses intérêts et soutenir un candidat de l’opposition. Ou le troisième scénario, s’y prendre tôt pour couper l’herbe sous les pieds de Faure Gnassingbé.Dans toutes les situations, il risque de se poser une question de rapport de force entre la France et la Russie.

La Russie veut des territoires, et le Togo ne sera pas son premier. Pour exemple, en janvier 2019, lors d’un discours officiel, Alexandre Bregadzé, ancien ambassadeur de la Russie en Guinée-Conakry, a soutenu ouvertement le projet de révision de la Constitution qui pourrait permettre à Alpha Condé de se représenter pour un troisième mandat. « Les Constitutions ne sont ni des dogmes, ni la Bible, ni le Coran. Elles s’adaptent à la réalité. Nous vous soutenons, Monsieur le président, la Guinée a besoin de vous », avait-il déclaré. Si la Russie soutient Alpha Condé dans cette forfaiture, rien ne pourra l’empêcher au Togo. Faure Gnassingbé a besoin de soutien, et si ça proviendrait de la Russie, il ne peut que dire ‘’благодаря путину’’ (merci à Poutine). Mais, même si la Russie peut garantir un quatrième mandat à Faure Gnassingbé, c’est sans compter avec la détermination et une aspiration d’une jeunesse africaine plus favorable aux alternances et aux valeurs démocratiques. La Russie en a déjà fait les frais au Soudan avec le renversement d’Omar el-Béchir pourtant proche de Moscou. Et la jeunesse togolaise en est une puisqu’elle développe de plus en plus l’idée d’une alternance à la tête du pays. En clair, la France peut proposer, la Russie peut reproposer, mais c’est le peuple qui décide. Le quatrième mandat de Faure Gnassingbé, c’est le peuple qui décidera, même s’il se joue entre la France et la Russie. (Richard Aziague, Source : L’Indépendant Express)

8 juillet 2019

Thimister-Clermont à Villé

Villé-Infos et Comcom Info !

Deux bulletins (en un) viennent d'arriver dans les foyers de nos concitoyens. On espérait y trouver des informations sur la visite de nos amis belges de Thimister-Clermont du 19 au 21 juillet. J'ai trouvé 3 lignes dans l'éditorial du maire de Villé et autant du côté de l'intercommunalité ! Je me permets donc de diffuser le contenu du bulletin de Thimister, nettement plus intéressant et concret ! Espérant pouvoir être utile aux élus encore non informés qui daignent consulter ce blog, ainsi qu'à toute la population souffrant de désinformation chronique ...

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10 octobre 2018

Visite présidentielle à Villé !

Bierry arrive ! On nettoie les rues !

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Quand je parle de visite présidentielle, ce n'est évidemment pas à Macron que je pense ! Mais au président du Conseil Départemental 67 Frédéric Bierry qui est aussi le représentant de notre canton Mutzig-Villé. Les ouvriers communaux se sont dévoués pour poser les panneaux d'interdiction de stationner pour que le balayage soit impeccable. Dès mardi soir à 17h56, le maire de Villé a d'ailleurs prévenu les élus pour les inviter à être présents dès le lendemain matin aux côtés de notre président bas-rhinois. Sûr qu'avec une nuit de délai, nos conseillers municipaux seront présents et nombreux aux côtés du maire. Heureusement que la visite a lieu ce mercredi, les élèves des écoles auront toute latitude pour se rendre dans les rues du vieux Villé en agitant de petits drapeaux tricolores (distribués gratuitement par la mairie?)

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On se demande d'ailleurs à quelle occasion Bierry vient en pélerinage à Villé. Accueil des premiers réfugiés à l'ancienne gendarmerie de Villé ? Nomination d'une nouvelle première adjointe ? Mise à disposition d'un fonds départemental exceptionnel pour finaliser l'élimination des friches agricoles, administratives ou industrielles ? Remise en état des voies communales et notamment des chemins ruraux et forestiers ? Ou viendra-t-il faire quelques courses au marché (achat d'un poulet grillé, de quelques sacs de pommes de terre et d'une nouvelle veste ?). Et aurons-nous droit à un beau discours qui sera retransmis en direct à la télévision ? 

Tous ceux qui espèrent des réponses claires et précises de la part de notre personnalité départementale, rendez-vous au marché de Villé ce mercredi !

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30 juin 2018

Retraités : après la hausse de la CSG ...

... voilà la suppression des pensions de réversion ?

Décidément, Macron ne manque pas d'air ! et son projet est simple : tout ce qui n'est pas économiquement et financièrement rentable doit disparaître ! Et étrangler 4,5 millions de veufs et veuves à la retraite ne le dérange pas. Ci-dessous, le communiqué de F.O. à ce sujet :

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7 novembre 2020

Une frontière "ouverte" qui est fermée...

Le nouveau confinement en France est une sorte de fraude aux étiquettes. On nous dit que la frontière entre la France et l'Allemagne restera ouverte - mais en pratique, il n'est pas possible de la franchir depuis la France...

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En pratique, donc, pas beaucoup de changements par rapport au premier confinement entre mars et mai. À l'époque, comme aujourd'hui, les frontaliers pouvaient traverser la frontière pour se rendre au travail et en revenir ; à l'époque, comme aujourd'hui, les visites médicales et les passages frontaliers similaires pouvaient être effectués sur la base d'une "bonne raison", bien que la reconnaissance d'une "bonne raison" reste à la discrétion des fonctionnaires des frontières. Et même s'il n'y a pas de contrôle systématique à la frontière, les autorités allemandes ont déjà annoncé des "Schleierfahndungen" (fouilles avec voile) dans un rayon de 30 km de la frontière, afin de vérifier lors de ces "Schleierfahndungen" (fouilles avec voile) si les règles d'entrée sont respectées. Voilà pour la frontière "ouverte".

L'affirmation selon laquelle ce deuxième "verrouillage" serait moins sévère que le premier n'est pas non plus vraie. C'est exactement la même mesure, à la seule différence que les écoles et les jardins d'enfants restent ouverts afin que les enfants puissent y être hébergés pendant la période où leurs parents sont censés aller travailler. Essayer de répondre à la fois aux besoins sanitaires ET économiques conduira à les mettre au pied du mur. Pendant la journée, le virus peut continuer à circuler joyeusement dans le triangle école-lieu de travail-famille, sinon tout le monde doit rester à la maison.

Dans un élan de conviction, le président Macron et le premier ministre Castex ont tous deux annoncé que ce "lockdown" n'avait rien d'inhabituel, alors que les mêmes mesures étaient appliquées dans d'autres pays européens. Mais même cela n'est que partiellement vrai. Dans la plupart des pays, par exemple, les magasins sont encore ouverts, ce qui assure la survie de nombreuses petites entreprises en cette période de pré-Noël. En France, les petits magasins sont désormais fermés, mais les centres commerciaux géants sont autorisés à continuer d'ouvrir avec tous leurs départements et à vendre non seulement des produits "essentiels" mais toute leur gamme. Et il y a fort à parier que, même si ces centres commerciaux se trouvent à plus d'un kilomètre de l'habitation humaine la plus proche, les policiers chargés du contrôle à proximité immédiate de ces centres commerciaux fermeront les yeux, même si théoriquement personne n'est autorisé à s'y rendre s'il habite à plus d'un kilomètre.

Le concept de "permis de sortie" n'est pas non plus familier dans d'autres pays européens - toute personne qui veut promener le chien le soir doit remplir ce permis, tout comme celle qui veut faire des courses, qui doit aller travailler, ou qui a un rendez-vous chez le médecin ou une autre "raison valable" de quitter la maison. Comme la plupart des Français remplissent ce permis en ligne, un merveilleux outil de surveillance est à nouveau créé - et le gouvernement se demande alors pourquoi la grande majorité des Français refusent d'installer l'application anti-covid sur leurs smartphones ?

L'opinion populaire en France est que même sur la durée du deuxième confinement la vérité n'est pas dite. Beaucoup de gens pensent que ce nouveau "verrouillage" durera deux à trois mois, bien qu'il soit tout à fait compréhensible que le gouvernement ne lâche pas la population les uns sur les autres après que le "verrouillage" ait eu lieu à la fin de l'année. Néanmoins, la question se pose de savoir pourquoi il est si difficile pour la politique française de dire la vérité.

Non, entre les deux "vagues", aucune nouvelle capacité hospitalière n'a été créée (au contraire, des lits ont été fermés dans des hôpitaux comme à Nancy !), non, les professions infirmières et médicales n'ont été en aucune façon revalorisées, non, les conditions de travail du personnel infirmier n'ont pas été améliorées, même si le ministre de la santé Véran se tape sur le dos et est très enthousiaste quant au grand travail que font ses administrations.

Il est clair que le gouvernement français a dû réagir à l'explosion des chiffres de l'infection. Cependant, le fait que le gouvernement dise constamment des demi-vérités à sa population signifie que la confiance déjà fragile de la population dans le gouvernement ne cesse de diminuer. Quel dommage, car beaucoup de choses pourraient être mieux gérées sans trop d'efforts. (selon "Euro-journalist")

16 janvier 2006

Que faire des anciens abattoirs ?

abattoir11Alors que l'on parle de plus en plus du début sous peu des travaux de requalification urbaine, la première "séquence" consistant à aménager la place des fêtes, il serait utile de lancer la réflexion sur l'avenir des anciens abattoirs qui se situent sur cette place.

abattoir2Ce bâtiment datant de la période impériale, construit en grès taillé, a servi depuis l'arrêt de sa vocation première à des utilités de fortune : local de stockage pour certains marchands ambulants du marché hebdomadaire, dépôt du syndicat des eaux, de la commune, des associations sportives (après la construction du complexe sportif voisin). Rien n'a pu cependant arrêter son délabrement.

abattoir41Des idées d'aménagement ou de destruction ont déjà été lancées. D'aucuns y voient les vestiaires sportifs, la salle des fêtes, les bureaux de l'office du tourisme... et j'en passe. D'autres pensent le raser pour une meilleure occupation de l'espace.

Lors de la mise en place du conseil municipal en 2001, le règlement de cette affaire était une priorité. Aujourdhui plus que jamais, la question reste posée : "que faire de ce bâtiment pour le moins vétuste ?"

20 février 2024

Champ du Feu : défricher une forêt pour un stade de biathlon à 1.000 mètres d’altitude…

En 2023, la Collectivité européenne d’Alsace (CeA) veut financer un projet de construction d’un stade de biathlon sur 4 hectares qui nécessiterait de défricher une forêt. Les opposants au projet de pôle Biathlon au Champ du Feu le jugent anachronique et questionnent sa pertinence.

champ_du_feuLa petite « station de ski » du Champ du Feu (Vosges) tire des plans sur la comète. Avant-gardiste en installant les premiers canons à neige de l'Hexagone au début des années 1960, le Champ du Feu veut garder son esprit pionnier. Et se projette dans l’avenir. Malgré les évolutions climatiques et le recul inexorable de l’enneigement, il est notamment question de bâtir un stade de biathlon de 4 hectares au cœur d’une zone forestière.

A 1.000 mètres d’altitude, un tel investissement – financé par la Collectivité européenne d’Alsace – fait réagir. Car au-delà de la question d’investir dans un équipement de sport de neige à 4 millions d’Euros à une telle altitude, les travaux vont nécessiter d’importants déboisements. Le dossier de concertation rappelle d’ailleurs que le « massif tout entier est fragilisé du fait des changements climatiques ». Il est même question des souffrances de la forêt : « érosion de la biodiversité, (…) développement de maladies affectant les espaces forestiers les moins résistants, (…) prolifération d’espèces invasives ». Pour autant, le projet se veut plutôt sobre. Pas de neige de culture, pas non plus d’éclairage de la piste comme des pratiquants l’espéraient.

Un besoin confidentiel ?

L’association Alsace Nature remet en question le véritable besoin, peu étudié à son goût. Et se permet d’évoquer « le rapport entre le coût de l’opération (…) et le nombre d’utilisateurs de ce nouveau stade de biathlon ». Un sport jugé « confidentiel ». Pour lequel d’autres équipements existent « à proximité, celui de La Bresse et de la Notschrei en Forêt Noire ». Sans oublier celui de « Metabief dans le Jura ». Elle pointe surtout le défrichement de « 3 hectares de hêtraie ». Autrement dit « la destruction définitive d’un milieu naturel ». L’illustration de cet article est une photo de l’emplacement du futur « pôle nordique », avec ce stade de biathlon.

Un accès payant

Une concertation publique a eu lieu cet été pour un projet que le financeur conditionne à un retour sur investissement. « Des sources de profits doivent être mises en évidence et les hypothèses envisagées à ce jour comprennent, entre autres : la mise en place d’un parking payant, d’un espace de location des skis géré par la CeA, d’un accès payant à la station » explique le dossier de concertation. Le stade de biathlon pourrait entrer en service « courant 2026-2027 ». (selon "Altitude news" et "Rue 89")

8 janvier 2024

Bulgarie et Roumanie : une entrée partielle dans l’espace Schengen

La résistance de certains pays de l'Union Européenne face à une intégration totale de la Bulgarie et de la Roumanie dans l'espace Schengen a donné naissance à un compromis typique de l'UE...

BulgarieAu 31 mars, la Bulgarie et la Roumanie vont finalement accéder après des années de négociation à l’Espace Schengen. Pour les voyageurs, cette décision se traduira par l’abolition des contrôles aux frontières qui subsistent encore pour le moment.

Cependant, l’inclusion des deux états des Balkans dans la zone Schengen n’est pas totale. L’Autriche et les Pays-Bas se sont notamment fortement opposés à l’intégration des deux pays. L’Autriche craignait un afflux important de migrants sur ses frontières terrestres via la Hongrie en provenance de Roumanie. Les Pays-Bas avaient les mêmes réticences envers la Bulgarie.

L’Union Européenne a finalement trouvé un compromis au 30 décembre 2023. Selon un communiqué officiel du Conseil de l’Union Européenne, à partir du 31 mars 2024, il n’y aura plus de contrôle des personnes uniquement aux frontières aériennes et maritimes intérieures de l’UE entre la Bulgarie et la Roumanie et les autres pays de l’espace Schengen. Cette date correspond au changement du calendrier hiver/été de l’Association internationale du transport aérien (IATA). Le Conseil de l’UE estime que le contrôle des frontières de l’espace Schengen reste en effet bien maîtrisé dans les aéroports et les ports.

À la suite de cette première étape, une autre décision devrait être prise par le Conseil afin de fixer une date pour l’ultime libéralisation totale des mouvements. Celle qui inclut en particulier la levée des contrôles aux frontières terrestres intérieures.

Avec l’entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’espace Schengen, ce dernier couvrira 29 pays. Outre les 25 pays de l’UE, la zone comprend également la Suisse, le Liechtenstein, l’Islande et la Norvège. (selon "Voyages d'affaires")

5 janvier 2024

Qui était Gustave Eiffel, l’homme derrière la tour ?

"Je vais être jaloux de cette tour, a dit un jour Gustave Eiffel. Elle est plus célèbre que moi." Il avait raison : la tour Eiffel, qui a soufflé ses 130 bougies, reste le symbole inébranlable de la France, tandis que le millier d’autres œuvres de Gustave Eiffel a sombré dans l’oubli. Retour sur le parcours du parcours du créateur de la Dame de Fer dont on célèbre cette année le centenaire de sa mort.

Eiffel21889. La France, en pleine Révolution industrielle, se couvre de voies ferrées, de ponts et de charpentes en acier. Une tour de fer puddlé de 324 mètres de haut, à l’esthétique novatrice, s’apprête à faire entrer son concepteur dans la légende.

L’homme aux ponts

Gustave Bonickhausen dit Eiffel naît en 1832 à Dijon, en Bourgogn . Il fait ses premiers pas dans la chimie à l'École centrale des arts et manufactures de Paris, mais choisit finalement, une fois diplômé, de s’orienter vers la métallurgie. Le jeune ingénieur se fait embaucher en 1858 pour construire un pont ferroviaire sur la Garonne. Collaborant avec Paul Régnauld, ingénieur en chef de la Compagnie des Chemins de fer du Midi, il assume à 26 ans la direction du chantier. Ce premier succès précoce crée sa réputation.

Il invente alors les ponts portatifs, livrés en kit partout dans le monde. En France, ses ouvrages traversent la Dordogne à Cubzac, le Thouet à Thouars… L’un de ses chefs-d’œuvre est le pont Maria Pia sur le Douro, au Portugal, achevé en 1877. Quelques années plus tard, l'ingénieur des ponts et chaussées Léon Boyer confie la réalisation du viaduc de Garabit à Gustave Eiffel. Un arc énorme, doté d’une portée de 165 mètres, soutient le tablier du pont : il s’agit d’un record du monde.

Les constructions Eiffel fleurissent au Vietnam, au Portugal, en Hongrie et jusqu’à New York, puisque c’est le centralien qui conçoit la structure de la Statue de la Liberté, montée à Levallois-Perret en 1883. Sa tête couronnée avait été présentée à l’Exposition universelle de 1878, dans le Champs de Mars.

La tour Eiffel

Mais c’est une autre exposition Universelle, celle de 1889, qui apporte à Gustave Eiffel la notoriété. Dès 1880, il avait été décidé qu’on présenterait à cette occasion une tour métallique de 1 000 pieds, soit 300 mètres. Le projet de Gustave Eiffel et de deux ingénieurs de son équipe, Maurice Koechlin et Émile Nouguier, remporte le concours : la  construction de la Tour Eiffel est lancée en 1887. En deux ans et deux mois, l’édifice est terminé.

Pourtant, l’entreprise ne fait pas l’unanimité. Des articles pamphlétaires lui sont consacrés dès 1886 et en 1887, le journal Le Temps publie une lettre ouverte, la "Protestation des artistes contre la tour de M. Eiffel". Une cinquantaine d’hommes d’arts et de lettres, parmi lesquels Alexandre Dumas fils, Guy de Maupassant et Émile Zola, dénoncent "une tour vertigineusement ridicule, dominant Paris". "Pendant vingt ans, écrivent-ils, nous verrons s’allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, comme une tache d’encre, l’ombre odieuse de l’odieuse colonne de tôle boulonnée."

Malgré leurs protestations indignées, la tour Eiffel est inaugurée pour l’Exposition universelle, qui célèbre aussi le centenaire de la Révolution Française. Aussitôt, la gigantesque tour en fer remporte un immense succès populaire. Durant la seule Exposition universelle, deux millions de curieux iront contempler les Champs de Mars au sommet de l’édifice.

Le scandale de Panama

Fort de cet immense succès, Gustave Eiffel entreprend la construction des écluses du canal de Panama. Bien mal lui prend : en 1893 éclate un énorme scandale financier qui ébranle la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama, créée par Ferdinand de Lesseps. Des parlementaires corrompus sont accusés d’avoir tenté de dissimuler le mauvais état des finances de la société. Le nom d’Eiffel est cité, et l’ingénieur est condamné en première instance à deux ans de prison et à 20 000 francs d'amende. Le jugement est finalement cassé et Gustave Eiffel blanchi, mais le mal est fait.

Profondément affecté par ce scandale, l’ingénieur se retire des établissements Eiffel en 1893 et se tourne vers la science "pure" : la météorologie et l’aérodynamisme. Il meurt octogénaire le 27 décembre 1923, à Paris. Il se sera employé dans les dernières années de sa vie à démontrer le potentiel de la tour Eiffel en matière de télégraphie sans fil. Avec succès, puisque son émetteur de TSF joue un rôle décisif durant la Première Guerre mondiale - permettant notamment de déjouer l’attaque allemande sur la Marne et d’identifier l’espionne allemande Mata Hari. (selon "Géo")

27 décembre 2023

Guerre Israël-Hamas

Les frappes israéliennes continuent lundi à Gaza, où les civils sont toujours au bord de la famine. Le territoire palestinien administré par le Hamas n'a connu aucun répit lors de la veillée de Noël.

guerreLes frappes israéliennes continuent dans la bande de Gaza. Un bombardement a fait 12 morts près du petit village d'Al-Zawaida, dans le centre de l'enclave palestinienne, au matin de Noël, lundi 25 décembre, selon le bilan du ministère de la Santé du Hamas. Dans la nuit, un bombardement à Khan Younès (sud) a fait au moins 18 victimes, a-t-il ajouté dans un communiqué. Suivez notre direct.

• Un week-end particulièrement meurtrier. Au total, le centre du territoire a aussi subi une cinquantaine de frappes successives. Au moins 70 personnes ont été tuées dans une frappe dimanche sur le camp de réfugiés d'al-Maghazi, selon le gouvernement du Hamas. Ce bilan n'a pas pu être confirmé de manière indépendante par l'AFP. Cette langue de terre surpeuplée est contrôlée depuis 2007 par le Hamas, organisation considérée comme terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne. 

• Plus de 15 soldats israéliens tués en trois jours. Côté israélien, plus d'une quinzaine de militaires sont morts ces trois derniers jours. Lundi matin, l'armée a annoncé la mort de deux nouveaux soldats, portant à 156 le nombre de ses pertes depuis que ses troupes opèrent au sol dans Gaza. "Nous payons un très lourd tribut à la guerre, mais nous n'avons pas d'autre choix que de continuer à combattre", a martelé dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "Nous sommes confrontés à des monstres", a-t-il insisté dans son message de Noël, adressé aux Chrétiens du monde entier.

• Pas de festivités à Bethléem pour Noël. "Notre cœur, ce soir, est à Bethléem", a déclaré le pape François lors de la messe de Noël à Rome, en dénonçant la "logique perdante de la guerre". "Nous devons arrêter ces hostilités et tourner la page", a plaidé dimanche le patriarche latin de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, venu célébrer Noël à Bethléem en Cisjordanie occupée avec un keffieh noir et blanc autour du cou. Dans cette ville qui a vu naître Jésus, selon la tradition chrétienne, les célébrations de Noël ont été largement annulées par la municipalité palestinienne et la tristesse domine.

La situation humanitaire catastrophique. Dans la bande de Gaza, la plupart des hôpitaux sont hors service. Dans les six prochaines semaines, l'ensemble de la population risque de subir un niveau élevé d'insécurité alimentaire, pouvant aller jusqu'à la famine, selon l'ONU. "La décimation du système de santé de Gaza est une tragédie", a déploré dimanche le chef de l'Organisation mondiale de la Santé Tedros Adhanom Ghebreyesus. Malgré le vote vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution réclamant l'acheminement "immédiat" et "à grande échelle" de l'aide humanitaire, celle-ci n'a pas connu d'augmentation significative. L'armée jordanienne a annoncé dimanche soir que ses forces aériennes avaient largué de l'aide à environ 800 personnes réfugiées dans l'église Saint-Porphyre, dans le nord de Gaza. (selon "Franceinfo")

30 décembre 2023

Crise diplomatique entre Alger et Bamako

La relation entre l’Algérie et le Mali traverse une période de turbulences délicate en raison de l’ingérence algérienne dans les affaires intérieures du Mali. Cette situation a conduit à une crise diplomatique entre les deux pays, avec la convocation réciproque de leurs ambassadeurs respectifs. Le gouvernement malien accuse l’Algérie de nouer des partenariats avec des groupes terroristes et de violer ainsi la souveraineté du Mali. Cette situation a le risque de compromettre davantage la stabilité et la sécurité de la région dans son ensemble si chères à la communauté internationale qui ne cesse de dissuader Alger dans cette attitude belliqueuse et déstabilisatrice.

AlgerLe 19 décembre, le ministre des Affaires étrangères du Mali, a dans un communiqué, exprimé son mécontentement face à l’ingérence de l’Algérie dans les affaires internes du pays. Il a condamné les actions des autorités algériennes, les accusant de nouer des partenariats avec des groupes terroristes. Ces allégations ont entraîné la convocation de l’ambassadeur d’Algérie à Bamako pour protester énergiquement contre ces actes jugés inamicaux. Cet appel serait vu par Alger comme une humiliation en adoptant la réciprocité. Un acte jugé peu diplomatique par certains observateurs.

En réponse aux accusations du Mali, l’Algérie a convoqué l’ambassadeur malien en Algérie pour discuter des développements de la situation. Le ministère des Affaires étrangères algérien a tenu à rappeler l’attachement de l’Algérie à l’intégrité territoriale, à la souveraineté et à l’unité nationale du Mali. L’Algérie soutient que toutes ses actions visent à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité au Mali. Elle affirme également que le processus de paix en cours est la meilleure voie pour garantir la stabilité à long terme du Mali.

Malgré les tensions, les deux pays ont affirmé leur engagement envers l’Accord de Paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger. Accord que les autorités algériennes ont foulé au pieds en tenant des rencontres avec des forces accusées de vouloir déstabiliser un État. Voilà le jeu favorite du régime algérien. Cependant, Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères a exprimé l’espoir que le Mali s’associe aux efforts actuellement entrepris par son pays pour donner un nouvel élan à cet accord. Sauf qu’ organisant des réunions secretes avec des « ennemis » du Mali, Attaf ne pouvait pas s’attendre au silence de son voisin malien.
Toutefois, les divergences entre les deux pays concernant l’accusation d’ingérence et la relation avec les groupes terroristes font planer des doutes sur une résolution de la crise diplomatique.

La situation en cours entre l’Algérie et le Mali a des répercussions régionales importantes. Le Mali est déjà confronté à des défis sécuritaires avec la présence active de groupes terroristes dans certaines régions du pays et voir Alger saper sa souveraineté risque d’accentuer davantage la crise.

Les accusations d’ingérence algérienne risquent de compliquer davantage la mise en œuvre de l’Accord de Paix et de Réconciliation et la lutte contre le terrorisme au Mali. Une déstabilisation accrue du Mali pourrait également affecter les pays voisins, créant ainsi une menace régionale plus vaste dont Alger serait l’auteur à cause de son comportement qui est de vouloir toujours fricoter avec des organisations du genre milice comme le Polisario ou terroristes comme les groupes armés qui évoluent dans la région du Sahel. (selon "Maroc diplomatique")

23 décembre 2023

Russie : Ce que l’on sait de la disparition de l’opposant Alexeï Navalny

Condamné à dix-neuf ans de prison, le militant anticorruption et opposant de Vladimir Poutine a été extrait de sa prison vers une destination inconnue.

Navalny2Comment gagner une élection à coup sûr ? En jetant tous ses opposants en prison, évidemment. La recette a été testée et approuvée en Russie, dirigée par Vladimir Poutine depuis… si longtemps qu’on ne sait plus vraiment (2000, en fait). Alors qu’une nouvelle élection présidentielle se profile dans le froid pays, la quasi-totalité des adversaires politiques du président (et parfois leurs avocats) ont été jetés en prison ou poussés à l’exil. Après près d’un quart de siècle au pouvoir, Vladimir Poutine, qui a annoncé la semaine dernière être candidat pour un cinquième mandat, sera réélu sans aucun doute.

Car le sort réservé à ses opposants ne peut que dissuader d’éventuels candidats à se présenter. Prenons le cas d'Alexeï Navalny, 47 ans. Le militant anticorruption a été condamné par un tribunal de Moscou, le 4 août 2023, à dix-neuf ans de prison pour extrémisme, après un procès à huis clos. Une peine qu’il doit exécuter dans une colonie à « régime spécial », la catégorie d’établissements où les conditions de détention sont les plus rudes et qui sont d’ordinaire réservés aux condamnés à perpétuité et aux détenus les plus dangereux.

Ses proches sans nouvelles

Arrêté en janvier 2021, Alexeï Navalny purgeait jusqu’ici sa peine dans la région de Vladimir, à environ 250 km à l’est de Moscou. Il était très souvent placé à l’isolement, en représailles de violations supposées des règles carcérales. La semaine dernière, son équipe a lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour appeler les Russes à voter contre Vladimir Poutine à la prochaine présidentielle. Hasard ou conséquence, dans le même temps, il a été extrait de sa prison vers une destination inconnue. « On ne sait pas vers quelle destination exactement », a écrit sur X (ex-Twitter) sa porte-parole, Kira Iarmich, précisant que ce transfert aurait eu lieu le 11 décembre.

Ses proches sont sans nouvelles de l’opposant depuis le 6 décembre. Il faut dire que les transferts d’une colonie pénitentiaire à une autre en Russie prennent souvent plusieurs semaines de voyage en train avec des étapes, les proches des détenus restant sans informations pendant cette période. Cette soudaine disparition a en tout cas suscité la préoccupation de plusieurs pays occidentaux. Vendredi, un porte-parole de la diplomatie française a appelé Moscou à assurer « la santé de ses détenus, en particulier les prisonniers politiques ». L’Union européenne a, elle, réitéré son appel à la libération « immédiate » d’Alexeï Navalny, tandis que la Maison-Blanche s’est dite « très préoccupée ».

Prison et empoisonnement

Pourquoi tant d’acharnement ? A l’hiver 2011, Alexeï Navalny prend la tête du mouvement de contestation des législatives remportées par le parti au pouvoir. Les rassemblements sont d’une ampleur inédite depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000. Il écope de ses premières peines de prison et crée la Fondation anticorruption (FBK). Le 18 juillet 2013, il est condamné à cinq ans de camp pour détournement d’argent au détriment de Kirovles, une exploitation forestière de la région de Kirov (ouest). Dénonçant un procès politique, il obtient en appel une peine avec sursis.

Il devient peu à peu le visage de l’opposition et obtient 27,2 % des voix à l’élection pour la mairie de Moscou en septembre 2013, face au maire sortant proche de Vladimir Poutine. Deux ans plus tard, son parti, le Parti du progrès, est interdit. En 2018, il se porte candidat à la présidentielle, mais la commission électorale le déclare inéligible pour sa condamnation dans l’affaire Kirovles.

Le 20 août 2020, il frôle la mort. Hospitalisé dans un état grave en Sibérie, il est transféré dans le coma à Berlin à la demande de ses proches. Le 2 septembre, Berlin conclut à  un empoisonnement par une substance de « type Novitchok », produit neurotoxique développé à des fins militaires à l’époque soviétique. Alexeï Navalny accuse Vladimir Poutine, "inacceptable" pour Moscou.

Sur la liste des « terroristes et extrémistes »

Rentré en Russie après sa convalescence, il est arrêté dès son atterrissage à Moscou le 17 janvier 2021. Quelques semaines plus tard, la justice convertit son ancien sursis pour fraude en sentence ferme de deux ans et demi. Il est envoyé dans une colonie pénitentiaire à Pokrov, à 100 km à l’est de Moscou. Dans le même temps, son organisation anticorruption FBK est fermée pour extrémisme. Le 20 octobre 2021, il reçoit le prix Sakharov de défense de la liberté de pensée. Mais en Russie, il rejoint la liste des « terroristes et extrémistes ». Jugé coupable d’escroquerie et outrage à magistrat, il est condamné le 22 mars 2022 à neuf ans de prison et transféré dans une prison à 250 km à l’est de Moscou, d’où il pourfend toujours l’invasion de l’Ukraine.

Après sa condamnation à dix-neuf ans de prison en août dernier, les autorités russes ont engagé de nouvelles poursuites à son encontre, cette fois pour vandalisme. Ce qui pourrait ajouter trois années de détention supplémentaires à sa peine. (selon "Le Monde")

3 septembre 2023

Du calcium et du magnésium pour tenter de préserver les forêts du massif vosgien

L'office national des forêts, en partenariat avec la municipalité et l'université de Strasbourg, a procédé, le 2 juin 2023, à un dépôt naturel de calcaire et de magnésium pour sauver la forêt d'Aubure. Son fonctionnement est rendu difficile à cause des nombreux épicéas et du sol en granite.

aubureIl faut sauver les 330 hectares de la forêt d'Aubure. L'office national des forêts (ONF) s'attelle à une tâche difficile. Avec l'aide de l'observatoire hydro-géochimique de l'environnement de l'université de Strasbourg et la municipalité, ils ont procédé, ce vendredi 2 juin, à l'amendement de calcium et de magnésium dans les sols afin d'aider à la régénération des arbres. 

Une vingtaine personnes s'est mobilisée toute la matinée en parsemant le sol d'un dépôt de calcaire et de dolomie, qui a pour objectif de recharger le complexe argilo-humique du sol, source de fertilité pour la flore. "Le fonctionnement est rendu difficile par le granite, qui est pauvre en éléments. Mais aussi en termes de régénération, étant donné qu'elle est biaisée par une densité de gibier très élevée", indique Alain Schall, forestier à l'ONF et adjoint au maire de la commune d'Aubure.

Les forêts du massif vosgien, essentiellement peuplées d'épicéas, sont concernées par de nombreux risques sanitaires. Selon l'ONF, plusieurs parcelles sont concernées par des carences nutritives, en particulier en calcium et magnésium, à cause de la nature acide des sols. Elles sont aussi sujettes au changement climatique, comme le stress hydrique, les canicules ou encore les risques de feux.

Des résultats visibles dans deux ans

Les relais de cette forêt montrent des signes de dépérissement et présentent un danger écologique. "Une seule essence a été plantée dans ces massifs durant l'entre-deux-guerres", déplore Alain Schall. La raison première était le besoin croissant de bois de construction. "Il y avait aussi une raison de coût pour la commune et l'ONF". 

Un problème qui a motivé les scientifiques et les acteurs locaux à agir depuis presque 40 ans. L'OHGE étudie le bassin-versant forestier du Strengbach à Aubure depuis 1986. À cette époque la problématique principale était de mieux comprendre le lien entre les pluies acides et le dépérissement forestier. Toujours selon Alain Schall, forestier à l'ONF, si les aiguilles et les feuilles sont jaunes, c'est un signe de carence.

Aujourd'hui, les enjeux principaux actuels de l’OHGE sont de se pencher sur la question de la ressource en eau et de la santé des sols et des forêts en zone de moyenne montagne et notamment l’impact du changement climatique. 

Le déficit en magnésium et en calcium est aussi visible sur les arbres dès l'arrivée du printemps. "Les aiguilles et les feuilles sont jaunes. C'est un signe de carence qui affecte leur fonction chlorophyllienne", observe Alain Schall. Les résultats du nourrissage de cette parcelle de forêt seront visibles d'ici deux ans. (selon "Franceinfo:")

1 juillet 2023

Érythrée : la Corée du Nord de l’Afrique

L’Érythrée, l’une des dictatures les plus fermées au monde, vient de célébrer les 30 ans de son indépendance, toujours dirigée par le même homme.

_rythr_eL'Erythrée a fêté ses 30 ans le 24 mai. Des célébrations qui sonnent comme le douloureux rappel des années perdues et un « appel à agir », confie Vanessa Tsehaye, une militante des droits de l'homme suédo-érythréenne. Souvent qualifié de « Corée du Nord de l'Afrique », ce pays est dirigé d'une main de fer par Issayas Afeworki, premier et seul chef de l'État depuis 1993. Toute information y demeure quasiment inaccessible et aucune donnée officielle ne filtre de ce huis clos, jusqu'au nombre d'habitants, qui se trouveraient entre 3 et 6 millions.

Les votes aux Nations unies sur la guerre en Ukraine représentent un bon indicateur des positions de l'Érythrée. Lorsqu'un texte est proposé au vote pour que la Russie « cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine », le 23 février dernier, 141 pays membres y sont favorables. Seuls six pays se distinguent en apportant leur soutien à Moscou : la Corée du Nord, la Biélorussie, la Syrie, le Nicaragua, le Mali… et l'Érythrée d'Issayas Afeworki.

Le président érythréen, officieusement au pouvoir depuis 1991, a dès le départ installé un régime autoritaire. Il n'a, pour cela, pas hésité à se débarrasser de tous ses concurrents, jusqu'à faire exécuter son propre frère de sang. En 1993, l'ONU et l'Union africaine reconnaissent l'indépendance de l'Érythrée. Les espoirs de démocratie auxquels s'accrochaient les Érythréens vont rapidement être déçus. Les élections n'auront jamais lieu et un régime de parti unique s'impose.

Un an après, le dictateur, admirateur de Mao, fonde un nouveau mouvement politique : le Front populaire pour la démocratie et la justice (FPDJ). Le pays se dirige dès lors vers le totalitarisme, contrairement à ce que les idéaux de liberté et de justice suggèrent. Au pouvoir, Afeworki rompt avec les ambitions du FPLE (Front populaire de liberté de l'Érythrée), le parti de libération, qui s'était largement inspiré du FLN algérien.

Guerre contre l'Éthiopie

La guerre contre l'Ethiopie, déclarée par Issayas Afeworki en 1998, a ensuite plongé de nombreux Érythréens dans le désarroi. « Ils ont dansé pour l'indépendance puis ont été sacrifiés pour une guerre qui n'avait aucun sens », explique Meron Estefanos, journaliste d'origine érythréenne qui vit en exil en Suède. Au contraire, la dérive s'est accentuée.

Cela a provoqué, en 2001, la formation du G15, un groupe de 15 anciens compagnons de route du chef de l'État. Dans une pétition, ces dissidents réclament des élections ainsi que l'application d'une constitution. Leurs demandes ne sont pas entendues et onze d'entre eux sont directement emprisonnés. Depuis ce jour, leur sort est toujours inconnu. La même année, des étudiants suivent le modèle du G15. En guise de réponse, l'université ferme ses portes et, dès 18 ans, les Érythréens sont envoyés dans des camps de travail forcé.

À partir de ce tournant de 2001, tout espoir de démocratie est effacé. Dans cette « prison à ciel ouvert » qu'est devenu ce petit pays de la Corne de l'Afrique, la répression et les détentions arbitraires n'ont jamais cessé. À ce jour, il n'existe aucune information concernant le nombre de prisonniers politiques détenus dans le pays.

Issayas Afeworki « ne se soucie absolument pas de son peuple, et tous ceux qui ne sont pas de son avis sont des traîtres », explique Alain Gascon, professeur à l'université de Paris-VIII et spécialiste de l'Érythrée. En 2013, des membres de l'armée ont tenté un coup d'État au Forto, l'ancien fort colonial italien où se trouvent la radiotélévision d'État et le ministère de l'Information. Ils réclamaient notamment l'application d'une constitution et la libération des prisonniers politiques. Mais le putsch a échoué.

Cet épisode conduit le chef d'État à se constituer une garde prétorienne, composée principalement de réfugiés originaires de la région éthiopienne du Tigré. Cette milice présidentielle est réputée pour sa violence, ses pillages, ses exécutions sommaires et ses viols. « Ces méthodes sont la base de la répression en Érythrée, explique le spécialiste. On n'a jamais connu, du moins dans cette partie de l'Afrique, un régime aussi brutal, aussi sanguinaire, aussi peu soucieux de la vie humaine. » L'Érythrée, classée 176 sur 191 à l'indice du développement humain en 2021 par l'ONU, serait ainsi « un des régimes les plus horribles qui puisse exister à la surface de la Terre », d'après Alain Gascon. (selon "Le point")
15 juillet 2023

Le Ghana, poubelle de la « fast fashion » mondiale

Le pays d’Afrique de l’Ouest est submergé par le débarquement massif de textiles usagés en provenance des pays occidentaux et d’Asie, dont la qualité de plus en plus médiocre empêche la commercialisation. Des activistes dénoncent un « colonialisme des déchets ».

ghanaSur la plage de Jamestown, le parcours matinal de l’équipe de Joey Ayesu n’a rien d’une promenade de santé. A l’extrémité de ce quartier populaire d’Accra, la capitale du Ghana, il faut slalomer entre les embarcations des pêcheurs, les barquettes de polystyrène, les bouteilles en plastique et, plus encore, entre les amas de chaussures, les pantalons et les lambeaux de tee-shirt qui forment par endroits de véritables dunes où s’attardent les cochons.

Un spectacle de désolation que traversent Joey et ses acolytes pour aller prélever un peu d’eau de la mer. Ces échantillons, collectés chaque semaine depuis août 2022 dans l’océan (le golfe de Guinée) et la lagune, visent à évaluer la pollution causée par le débarquement massif de textiles usagés en provenance des pays occidentaux et d’Asie.

« Nous mesurons la quantité de microfibres dans l’eau, issues de tous ces vêtements en nylon ou en polyamide qui échouent sur nos plages », explique Joey en rebouchant un tube à essai. « Il y a un vrai danger pour nos métabolismes, ne serait-ce que parce que les poissons avalent ces substances et que nous mangeons les poissons », poursuit le technicien de laboratoire, responsable de la recherche écologique à la Or Foundation, l’ONG qui coordonne cette enquête, dont les premiers résultats devraient être publiés d’ici à la fin de l’année. (selon "Le Monde")

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