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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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25 avril 2022

Villé : 2ème tour des présidentielles

_lectionsAprès s'être battus pendant de nombreuses années pour le rattachemment électoral du Val de Villé à la circonscription de Sélestat, voilà la plus belle des vallées rattachée au canton de Mutzig ! Aussi, ne vous étonnez pas si  vous ne trouvez dans la presse aucun commentaire sur les élections dans le Val de Villé.

Et pourtant bien des analyses mériteraient d'être faites. Ainsi, on peut constater que l'avant-vallée a voté Macron, l'arrière-vallée a surtout voté Le Pen, sauf Fouchy et Maisonsgoutte.

Si le vote semble normal à Fouchy, souvent terre de gauche par le passé, on peut se poser des questions sur le vote maisonsgouttien. Mais peut-être les réputées "fourmis" ont-elles eu peur de devoir aider la Marine du RN à rembourser un énorme prêt bancaire à Poutine  ? Et on sait qu'à Maisonsgoutte le bas de laine sous l'oreiller c'est sacré.

Enfin, retenons que d'habitude les supporters du camp du vainqueur avaient, le soir d'élection, pour habitude de circuler dans la vallée à force de coups de klaxons. Cette fois rien, même le bourg-centre est resté bien silencieux et les rues bien désertes. Visiblement, la réélection du sortant n'avait rien d'enthousiasmant.

Commentaire pour Villé de BFMTV

A contre-courant des tendances nationales !

À l'occasion du premier tour de l'élection présidentielle 2022, le président sortant Emmanuel MACRON (LREM) arrive en première position à Villé avec 32,45 % des suffrages. Il réalise de ce fait une forte progression comparé à la dernière élection. Il avait alors remporté 19,88 % des voix exprimées. La candidate RN Marine LE PEN, grâce à 25,32 % des votes, se classe en deuxième position. C'est environ trois points de moins que ce qu'elle avait récolté en 2017. La troisième place revient à Jean-Luc MÉLENCHON (LFI), qui reçoit un résultat de 15,11 %. Il progresse de près de trois points par rapport au scrutin de 2017.

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3 mai 2022

Honduras : l'ex-président Hernandez poursuivi pour trafic de drogue aux Etats-Unis

La Cour suprême (CSJ) de justice du Honduras a ordonné l'extradition de l'ex-président Juan Orlando Hernandez vers les Etats-Unis où il est poursuivi pour trafic de drogue. Il n'a désormais plus aucun recours.

hondurasLa chute a été brutale. A peine venait-il de céder le pouvoir, le 27 janvier dernier, à la nouvelle présidente de gauche Xiomara Castro, que le tout frais ex-chef de l'Etat (2014-2022) se retrouvait enchaîné aux poignets et aux chevilles lors de son arrestation le 15 février devant les caméras. 

Le 17 mars, un juge d'extradition de première instance avait accédé à la demande présentée par le tribunal du District Sud de New York d'extrader l'ex-président de droite de 53 ans pour avoir participé à une "conspiration (qui) a transporté plus de 500 tonnes de cocaïne aux Etats-Unis". Lundi, les membres de la Cour Suprême de Justice (CSJ) du Honduras réunis en assemblée plénière ont rejeté l'appel formulé par sa défense.  

"La décision du juge de première instance d'accorder l'extradition de Juan Orlando Hernandez est confirmée", a déclaré le porte-parole de la CSJ, Melvin Duarte. 

L'épouse de l'ex-chef de l'Etat, Ana Garcia, s'est rendue lundi avec quelques soutiens devant le palais de justice de Tegulcigalpa pour clamer son innocence et prier pour lui. "Si un citoyen est jugé, il doit l'être dans (son) pays", a-t-elle estimé.  

"Nous sommes prêts et confiants que nous serons en mesure de démontrer devant la justice américaine que ces accusations sont un complot de vengeance des narcotrafiquants honduriens" contre Hernández, a déclaré la famille de l'ancien président dans un communiqué.  Selon les procureurs américains chargés du dossier à New York, M. Hernandez est un "co-instigateur" du trafic et a fait du Honduras un "narco-Etat" en impliquant l'armée et la police dans le trafic de drogue à destination des Etats-Unis. 

L'ancien chef de l'Etat hondurien aurait en outre reçu des millions de dollars de diverses organisations de trafiquants de drogue du Honduras, du Mexique, et d'autres pays. 

En échange de ces pots de vin, Juan Orlando Hernandez, connu dans son pays sous les initiales JOH, a "protégé les narcotrafiquants des enquêtes, (évitant leur) arrestation et leur extradition", assurent les autorités américaines. 

En 2013, "Hernandez a accepté environ un million de dollars du narcotrafiquant Joaquin Guzman Loera, alias El Chapo", ajoutent-elles.

- "Complot" -

"Je suis innocent, je suis victime d'une vengeance et d'un complot", a écrit JOH dans une lettre manuscrite rédigée en prison, destinée aux membres de la CSJ avant leur décision définitive. 

Ces accusations sont selon lui une "vengeance des cartels", "un complot orchestré pour qu'aucun gouvernement ne leur résiste plus jamais".  

Mais pour le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, l'ancien chef d'Etat "a commis ou facilité des actes de corruption et de trafic de drogue" et a "utilisé les gains retirés des activités illicites pour (financer) des campagnes politiques". 

S'il est reconnu coupable il encourt la perpétuité, peine déjà prononcée contre son frère l'ex-député "Tony" Hernandez. Les procureurs de New York ont estimé que l'ancien président était impliqué dans le trafic de drogue pour lequel ce dernier a été condamné en mars 2021. 

Huit ans à la tête du Honduras, JOH s'est présenté pendant ses deux mandats comme le champion de la lutte contre le trafic de drogue. Washington l'avait d'abord distingué comme un allié dans ce combat et a été l'une des premières capitales à reconnaître sa réélection en 2017, alors que l'opposition dénonçait des fraudes sur fond de manifestations qui ont fait une trentaine de morts. 

"Je n'ai jamais pensé que cette lutte pour la paix pour nous, Honduriens, nous ferait voir comme un narco-État", a dit M. Hernandez dans sa lettre. "Je savais que ce combat ne serait pas facile, qu'il était très risqué". 

A présent, les autorités américaines peuvent à tout moment organiser le transfert de l'ex-président. (selon "L'express")

20 avril 2022

Une grève des transporteurs paralyse l'Argentine

Des milliers de camions sont à l’arrêt en Argentine. Les manifestants réclament une hausse des tarifs de fret face à l’augmentation des prix du carburant.

argentineL’augmentation des prix du carburant a de multiples répercussions. Une grève des transporteurs de céréales et d’oléagineux en Argentine, lancée il y a quatre jours pour dénoncer cette hausse et réclamer une hausse des tarifs de fret, paralyse les exportations agricoles. «L’économie argentine ne peut pas se permettre ce luxe», a déploré jeudi dans un communiqué Gustavo Idigoras, président de la Chambre de l’industrie des oléagineux et du Centre d’exportations des céréales (Ciara-CEC).

L'Argentine est le plus grand exportateur mondial de farine et d’huile de soja, et parmi les plus gros exportateurs pour le blé, le soja et le maïs. Ces exportations ont représenté 35 milliards de dollars (32,4 milliards d’euros) en 2021, selon des chiffres officiels.

La grève des transporteurs intervient en pleine récolte 2021-2022 pour l’agronégoce, alors que les prix du carburant sont au plus haut sur le marché international en raison de la guerre en Ukraine.

Une reconnaissance du prix réel du gasoil demandée par les transporteurs

La Fetra, qui a lancé l’appel à la grève pour réclamer une hausse des tarifs pour les services de fret, déplore que les «entités de l’agronégoce ne reconnaissent pas le prix réel du gasoil que doivent payer les transporteurs».

«Avec ce coût, nous sommes obligés d’être à l’arrêt car nous ne pouvons plus travailler», a déclaré à l’AFP Ariel Juarez, l’un des représentants de la Fédération des transporteurs argentins (Fetra), sur une route près de la ville de Victoria, à 300 km au nord de Buenos Aires.

Le prix officiel du diesel dans les stations-service est de 110 pesos (0,93 dollar) par litre, mais la Fetra affirme que les camionneurs doivent payer 191 pesos (1,60 dollar) en raison de pénuries. Une réunion de dialogue mercredi à l’initiative du gouvernement entre les parties a tourné court.

«La grève entraîne une perte d’environ 100 millions de dollars par jour, soit 200 tonnes qui ne sont pas déchargées dans les terminaux portuaires. Nous avons 50 cargos qui attendent», a indiqué Gustavo Idigoras. Entre 3000 et 4000 camions se rendent dans les terminaux quotidiennement en temps normal, contre une dizaine actuellement, a-t-il souligné. (selon "Le temps")

14 avril 2022

Macron à Châtenois : et la sécurité routière ?

Une insulte aux 117 morts de la RN 59

rn59Venant à Châtenois pour parler de la RN 59 et du futur contournement ? on aurait pu le penser puisque son thème c'était "la sécurité",Tous espéraient que notre président-candidat allait au moins dire un mot de la route, une des plus accidentogènes d'Alsace, et même de France, avec ses 117 morts depuis l'ouverture routière du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines. Mais rien ! Macron, qui veut soudain apparaître comme proche du peuple, semble tout ignorer  de ce dossier, que connaissent surtout les salariés des vallées à travers les bouchons qu'ils subissent quotidiennement et les morts qu'ils enterrent.

Châtenois, pour notre président-candidat, c''est sur la route du vin ! et pour les habitants du Centre-Alsace, sur la route du vain. Le réaménagement et le financement de la périlleuse RN 59 étaient pourtant prévus depuis 1976 ! Mais l'argent a été utilisé ailleurs : une première fois transféré au budget  du tunnel de Rothau (merci au tandem Ferry-Bierry ?), une deuxième fois vers le contournement de Mertzwiller (merci à l'ancien ministre François Loos ?). Les vallées et le Centre-Alsace sont en fait restés orphelins, vu le peu de volonté politique de leurs élus !

Et l'on ne sait toujours pas à ce jour (tant le discours des responsables de l'Etat est vague) sous quelle configuration le contournement de Châtenois est prévu. 2x2 voies, comme le stipule la déclaration d'utilité publique, ou 2v1 voie comme les travaux entrepris le laissent penser, soit un contournement pour rien.

sittingbull2On a bien compris les raisons de l'arrivée de Macron à Châtenois : un maire tout acquis à sa cause, et un nouveau candidat très macronien à lancer pour les législatives prochaines : un inconnu de Sélestat, au nom sioux de Sitting-Bull (pardon, Sitzenstuhl en alsacien), qui est déjà directeur de cabinet et proche collaborateur du ministre des finances non moins macronien Bruno Lemaire. Il fallait bien une entrée parisienne pour attirer notre président dans le guet-apens castinétain.

15 avril 2022

Le Tibet célèbre la Journée de l'émancipation des serfs

Le Tibet a célébré lundi la Journée de l'émancipation des serfs, un jour férié qui marque la date où le peuple tibétain lança une réforme démocratique qui mit fin en 1959 au servage féodal que subissait la région, libérant un million de serfs, soit plus de 90 % de sa population à l'époque. Plus de 300 ans après la France...

tibetUne cérémonie de lever du drapeau organisée pour célébrer la Journée de l'émancipation des serfs sur la place située devant le palais du Potala à Lhassa, capitale de la région autonome du Tibet (sud-ouest de la Chine), le 28 mars 2022.

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12 avril 2022

Une trentaine de pays au chevet de la Moldavie

Une conférence internationale de soutien à la Moldavie a réuni, mardi 5 avril 2022 à Berlin, une trentaine de pays et différentes organisations internationales. La Moldavie, limitrophe de l'Ukraine, est considérée comme le pays le plus pauvre de l'Europe. Il a accueilli de nombreux réfugiés et est confronté à une grave crise économique.

moldavieDes prêts et différentes aides d'un montant total de 700 millions d'euros ont été décidés lors de la rencontre de Berlin, chapeautée par l'Allemagne, la France et la Roumanie.

La Moldavie, avec 2,6 millions d'habitants, a accueilli près de 400 000 réfugiés ukrainiens. Un quart se trouve encore sur son territoire. Certains ont déjà été transportés vers l'Europe de l'Ouest.

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a annoncé que 12 000 Ukrainiens se trouvant actuellement en Moldavie seraient pris en charge par différents pays européens.

« Nous nous sommes retrouvés aujourd'hui pour affirmer clairement : la Moldavie n'est pas seule. Nous voyons à quels défis vous êtes confrontés. Nous sommes à vos côtés et nous agissons préventivement », a déclaré Mme Baerbock.

Autres mesures prévues : une aide humanitaire pour la Moldavie, une aide aux réformes internes lancées sur place, un soutien pour le développement de l'indépendance énergétique du pays, dont l'approvisionnement en gaz dépend à 100% de la Russie.

La Moldavie, qui souhaite à terme intégrer l'Union Européenne, se sent menacée par Moscou. Comme en Ukraine, une partie de son territoire, la Transnistrie, est dominée par des forces pro-russes. (selon RFI)

17 mars 2022

Roumanie : Ceaucescu, le "génie des Carpates"

Il y a trente-deux ans, la chute

ceaucescuIl y a trente-deux ans prenait spectaculairement fin la dictature officiellement communiste la plus singulière d'Europe : celle, en Roumanie, de Nicolae Ceausescu, qui y avait associé étroitement son épouse Elena. Pour l'histoire officielle, c'est une insurrrection populaire qui en est venu à bout.

La séquence qui voit basculer en neuf jours la Roumanie en cette toute fin des années 80 devant le monde ébahi s’ouvre par une insurrection populaire. Elle se conclut – provisoirement - en mascarade judiciaire et en exécution sordide.

Le 25 décembre 1989 en milieu de journée, après trente-quatre années de règne, Elena et Nicolas Ceausescu, sont abattus comme à la sauvette d’une rafale de kalachnikov, après une heure d’un simulacre de procès. La première, à son dernier instant, conspue ses bourreaux. Le second chante l’Internationale.

Vite délivrées aux médias, des images montées du procès et de son issue font aussitôt le tour du monde comme pour signifier la fin d’une époque, deux mois après la chute du mur de Berlin.
Fruit de la guerre et de Yalta
Comme pour nombre de pays de l’Est, l’entrée 44 ans plus tôt de la Roumanie dans la sphère communiste découle de la Seconde Guerre mondiale. Invasion nazie, instauration d’un régime collaborationniste. Résistance. Retournement à la fois intérieur et extérieur. Appui et intervention de l’Armée Rouge. Victoire aux bons soins de l’Union Soviétique de Staline.

Dans la logique du partage de l’Europe - décidé un peu plus tôt à Yalta entre les alliés - le Parti ouvrier roumain (communiste) s'empare du pouvoir en Roumanie en mars 1945. Bien que son roi Michel ait résisté aux nazis, la monarchie est abolie deux ans plus tard. La République populaire roumaine est proclamée le 30 décembre 1947. Elle devient membre du Pacte de Varsovie, alliance militaire autour de l’URSS face à l’OTAN des Occidentaux.

Homme d’appareil d’origine modeste, Nicolas Ceausescu devient Secrétaire général du Parti ouvrier roumain en 1965, à la mort de son prédécesseur. Le titre vaut direction du pays ; ce n’est qu’en 1974 qu’il y ajoute celui de président de la République. D’abord classiquement aligné sur Moscou, son régime, au fil des ans, se distingue des autres pays « satellites » notamment par sa condamnation, en 1968, de l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie.
Ceaucescu "Conducator"
C’est pourtant une dictature singulière qui se bâtit en Roumanie. Prenant le titre de « Conducator » (guide) emprunté à un prédécesseur fasciste, Ceausescu y associe étroitement son épouse Elena, scientifique. 

Passée de mode depuis la mort de Staline dans la plupart des pays « communistes », le culte de la personnalité atteint en Roumanie des sommets. « Génie des Carpates », « Firmament de l’Humanité », « Danube de la pensée », « Doux baiser de la terre »… Les médias nationaux rivalisent de superlatifs pour leur maître absolu.

Le Parti Communiste compte jusqu’à quatre millions de membres pour vingt-deux millions d’habitants. Une inflexible répression, assurée en particulier par la puissante Securitate, convainc les autres de se taire.

En 1984, plus de 500 hectares du vieux Bucarest sont rasés pour permettre l'édification d'un palais à l'architecture stalinienne supposé abriter l’ensemble des structures de pouvoir et leurs administrations : 365 000 mètres carrés, 1 200 pièces. Mobilisant selon une cadence pharaonique 20 000 ouvriers et 600 architectes, celui-ci sera bien bâti. Mais les Ceaucescu n’en profiteront pas.

Vent d’Est

Un vent nouveau s’est lèvé à l’Est en 1985, à la faveur de l’accession au pouvoir à Moscou de Mikhaïl Gorbatchev. Avec lui, des mots apparaissent : Glasnost (transparence), Perestroïka (changement, restructuration). Le mur de Berlin tombe en novembre 1989 et avec lui le rideau de fer. 

Gorbatchev échoue à convaincre Ceausescu de procéder à la mue qui pourrait le sauver. Le 3 décembre, lors d’une réunion du Pacte de Varsovie, c’est Ceausescu qui tance le président soviétique et lui inflige une leçon de stalinisme. Selon l'historienne Catherine Durandin (1), Moscou donne alors son feu vert à la chute d’un régime que nombre de ses cadres – y compris de son appareil sécuritaire – ne veulent plus défendre. 

Insurrections

ceaucescu4La révolution commence à Timisoara, grande ville de Transylvanie, tout à l’Ouest du pays et proche des frontières yougoslaves et hongroises. Le 16 décembre, une foule prend la défense d’un pasteur protestant menacé de déplacement administratif par la Securitate.

Dans la soirée, la protestation vire à l’émeute. Les forces armées ouvrent le feu. Grève des grandes entreprises le lendemain. L’émeute devient insurrection. La répression se poursuit mais, le mercredi, des fraternisations ont lieu entre soldats et manifestants.

Un comité révolutionnaire prend le pouvoir. Timișoara est déclarée le 19 décembre première « ville libre » de Roumanie. Les combats font entre cinquante et cent morts, très loin des milliers inventés par des médias occidentaux (voir encadré).

Timisoara n’est pas la seule ville en proie aux troubles mais les récits de son émeute, amplifiés par les radios étrangères, gagnent la capitale Bucarest.

Le 21 décembre, un rassemblement de masse y est organisé par le régime. Il tourne à la manifestation hostile de plus de 100 000 personnes. Ceausescu, venu se faire acclamer à son retour d’un voyage officiel en Iran y est hué et doit se retirer.

Dans la soirée, des chars prennent position dans la ville en ébullition. Vers minuit, des blindés légers ouvrent le feu : trente-neuf morts.

  Cavale

Le lendemain, la foule investit le siège du Parti communiste. Le couple présidentiel fuit à bord d’un hélicoptère après avoir menacé le pilote. Peut-être faute de carburant, l’hélicoptère se pose à une cinquantaine de kilomètres. Selon, une autre version, le pilote était contrôlé par la Securitate, qui aurait décidé de livrer les Ceausescu. Ces derniers seront finalement arrêtés dans l’après-midi du 22 décembre par des militaires ralliés au changement– non sans quelques heures d’hésitation selon certains récits - puis transférés sur une base militaire. La nouvelle se répand.

A Bucarest, des groupes armés s’opposent dans une complète confusion. Une structure et quelques figures émergent dans les derniers jours : le Front du Salut National, un petit groupe clandestin d’opposants constitué durant l’été précédent ; Ion Iliescu, son fondateur, communiste gorbatchévien ; Petre Roman ingénieur formé en France. Ils sont rejoints par des éléments du régime et de la Securitate.

Le 24 décembre, alors que des combats sporadiques se poursuivent dans la capitale, une grande part des forces de répression opère sa conversion à la « démocratie ». Le Front du Salut National, lui, renonce au socialisme. 

Mascarade

C’est pourtant bien à la « stalinienne » que sont jugés, le 25 décembre, Nicolae et Irina Ceausescu. Tribunal improvisé dans la base militaire où ils sont détenus, composé de de trois hommes du régime. L’un d’eux est l’organisateur du procès : le général Victor Atanasie Stănculescu, qui a fait tirer sur la foule les jours précédents. Audience secrète mais filmée. Elle dure près d’une heure et demi mais les images enregistrées n’en retiennent que 55 minutes.

Le couple est accusé, notamment, des "massacres" de Timisoara. Un peu hagard, il semble ne pas comprendre la situation. Il récuse – non sans raisons – la compétence du Tribunal. Elena, en particulier, insulte ses juges. Ceux-ci, de leur côté soutiennent une accusation décousue.

La sentence est sans surprise, et sans appel : la mort. Elle est exécutée immédiatement à l'extérieur de la salle. Des images montrent les visages éteints des anciens maîtres de la Roumanie.

 

12 février 2022

Elections : l'Espagne rurale se rebiffe

Dans l'Espagne rurale, des plateformes électorales s'organisent pour revendiquer le désenclavement et mieux lutter contre la brèche numérique. Les candidats des petites listes locales espèrent créer la surprise aux élections régionales de Castille-et-León ce dimanche.

espagne« Ce n'est pas parce qu'on est moins nombreux qu'on a moins de droits », lit-on sur l'affiche placardée à l'entrée du bar de Duruelo, 190 habitants, dans la province de Ségovie. Ici comme ailleurs en Castille-et-León, la révolte gronde. Les villages de l'Espagne dépeuplée se rebiffent, décidés à lutter contre l'oubli et les a priori des citadins. Ils comptent se faire entendre ce dimanche, aux élections régionales où ils seront présents à travers une série de candidatures locales.

Les sondages situent le Parti populaire et les socialistes du PSOE loin devant, et annoncent la forte avancée de Vox à l'extrême droite. Mais les enquêtes signalent aussi une percée inattendue des mouvements locaux.

« Ce n'est pas juste des vaches »

« Nous allons montrer que le milieu rural, ce n'est pas juste des vaches », affirme Angel Ceña, le candidat de la liste baptisée Soria Ya, qui se bat pour le désenclavement de cette province du nord. L'important, selon lui, c'est d'obtenir des infrastructures, de maintenir des écoles et des services publics de proximité, ainsi que de lutter contre la brèche numérique en faisant arriver la fibre optique dans les villages. Il peste contre tous ces politiciens en campagne qui viennent faire une photo au milieu des vaches et s'en vont.

C'est contre cela, justement, que sont nées les mobilisations de cette Espagne de l'intérieur qui souffre de l'exode rural. « Avant, les gens quittaient les villages parce qu'il n'y avait pas l'électricité ni l'eau courante. Maintenant ils vont partir parce qu'ils n'ont pas accès à Netflix et qu'il n'y a pas de réseau suffisant pour pouvoir télétravailler ou construire de nouveaux projets. »

Pour Angel Ceña ce n'est pas une fatalité, mais la conséquence d'une gestion territoriale ratée et jamais corrigée. « Dans les années cinquante, l'idée avait été de dédier nos provinces à l'agriculture et à l'élevage, pendant que les industries locales se rapprochaient des villes pour bénéficier des services. » Sauf qu'avec la mécanisation, le secteur agricole n'a plus eu besoin d'autant de bras et les gens sont partis. « Aujourd'hui, on constate que seuls les villages qui ont maintenu des activités différentes ont réussi à garder leur population. »« 

Lutter contre les inerties

espagne1Après des décennies de promesses sans suite de la part des élus, les plateformes locales de cette « Espagne vidée » ont décidé de prendre les choses en main et d'entrer en politique. « C'est une question de justice, nous voulons donner voix à une population qui occupe 70 % du territoire espagnol, affirme Angel Ceña, le candidat de Soria Ya. Nous ne sommes ni de droite ni de gauche, mais transversaux, pour lutter contre les inerties et apporter des propositions constructives au futur gouvernement régional. »

Le désert d'aujourd'hui est le fruit d'un modèle qui encourageait activement les départs, raconte aussi Tomás Guitarte, qui a ouvert la voie, en 2019, en se faisant élire député pour Teruel Existe, un mouvement citoyen né dans une des provinces les plus isolées de la région de Castille-La Manche : « Quand on était gamins, le progrès était de partir. On nous disait qu'il fallait bien travailler à l'école pour pouvoir ensuite émigrer le plus formé possible vers la ville », raconte-t-il.

Inverser le mouvement

Le défi est maintenant d'inverser le mouvement. Encourager les entrepreneurs locaux, attirer de nouveaux habitants et éviter que les seuls investissements qui se profilent soient des élevages industriels qui ne respectent pas les normes environnementales. « Aujourd'hui, avec une bonne connexion Internet, on peut vivre au village et travailler pour une compagnie de centres commerciaux à Londres ou ailleurs. La pandémie a montré qu'on pouvait casser les distances… à condition que l'Etat nous en donne les moyens », affirme le député de Teruel Existe.

Pour exemple, il cite le cas de Torumas, une entreprise d'une centaine de salariés, spécialisée dans la machinerie de stockage et de découpe de verre, qui est installée dans le village de Rubielos de Mora, non loin de Teruel. Très développée à l'international, elle a vu ses projets d'expansion freinés, faute d'accès à une bonne connexion à Internet. Elle se trouvait sur le point de déménager face à cette situation intenable quand la fibre optique est enfin arrivée, en novembre dernier, après des années de retard. Il s'en est fallu de peu pour que parte l'entreprise avec tous les emplois associés.

- Selon Cécile Thibaud (Correspondante à Madrid - Les Echos)

15 février 2022

Brigade verte à la MJC

La presse locale nous a appris il y a quelques jours l'installation provisoire de la brigade verte à  Villé, au centre d'hébergement de la MJC.

MJVCe centre est le fleuron d'une MJC qui fonctionne à merveille pour l'ensemble de la vallée. Cette structure avait été construite en son temps grâce aux interventions au niveau de l'Etat du ministre de la Culture Jack Lang et de son directeur de cabinet sélestadien Gilbert Estève, ainsi que du député vosgien Christian Pierret. Ce centre accueillait régulièrement des groupes venus dans la vallée à des fins associatives, culturelles ou sportives.

On peut se demander ce qui a pris nos élus pour louer ce bâtiment à des brigades vertes. Quel intérêt ? alors que non loin de là dort l'ancienne gendarmerie gérée semble-t-il par une agence immobilère du Ried, alors que suite à des bisbilles politiciennes le bâtiment a échappé à toute tentative d'achat à travers une agence de la vallée. Et faut-il rapppeler qu'en son temps ces bâtiments ont été proposés à la municipalité de Villé à l'euro symbolique. Mais c'était trop cher, plus cher même que la villa Mathis ou les anciennes FTV, paraît-il.

Et pourquoi ne pas proposer les vestiaires du stade de football, le plus beau de la vallée, mais qui n'accueille plus aucune équipe.

Et ce point concernant le bâtiment de la MJC, a-t-il seulement été délibéré à la comcom (propriétaire des locaux) ou ailleurs ?

Villé et sa vallée est pleine de locaux vides pouvant convenir. Même le maire de Maisonsgoutte avait proposé des locaux dans son village. C'est donc un comble ! surtout lorsqu'on sait que dans ce coin d'Alsace, le provisoire devient facilement définitif ! Quant à nos élus villois et autres, chapeau pour leur vision pour l'avenir de la vallée : cela fait bien longtemps qu'on parle des brigades vertes sans qu'aucun responsable politique ne se soit soucié de leur hébergement !

gendarmerieL'ancienne gendarmerie, aujourd'hui à l'abandon, ne pouvait-elle servir aux brigades vertes ?

14 février 2022

Racisme au Brésil

La mort d'un Congolais à Rio rappelle les difficultés des migrants africains

br_silDans ce pays de plus de 212 millions d'habitants, les immigrés africains sont relativement peu mais subissent racisme et xénophobie au même titre que les Brésiliens noirs.

Des centaines de personnes ont manifesté le 5 février au Brésil pour demander justice pour un jeune Congolais de 24 ans battu à mort le 24 janvier sur une plage de Rio de Janeiro. Si l'immigration africaine reste à la marge dans ce pays de plus de 200 millions d'habitants, ce drame relance le débat sur le racisme au Brésil.

Arborant des pancartes avec son portrait et des slogans contre le racisme et la xénophobie, plusieurs centaines de manifestants, parmi lesquels des membres de la communauté congolaise, se sont rassemblés autour du bar de plage où Moïse Kabagambe était employé. Le jeune homme y a été lynché par cinq hommes. Selon sa famille, il était venu réclamer un arriéré de salaire de 200 reais (une trentaine d'euros) au gérant du bar.

br_sil1Des manifestations ont également eu lieu à Sao Paulo, Brasilia, Salvador de Bahia et Belo Horizonte, relate l'AFP. Trois personnes impliquées dans le passage à tabac fatal ont été arrêtées, selon la police brésilienne. La mort de Moïse Kabagambe a provoqué une vague d'indignation sur les réseaux sociaux. De nombreux artistes et sportifs ont réclamé justice pour le jeune homme, parmi lesquels le footballeur Gabriel Barbosa ou le chanteur Caetano Veloso.

Un "boom migratoire"

Fuyant avec ses deux frères les violences en Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo, Moïse Kabagambe avait été accueilli à son arrivée au Brésil en 2011 par l'ONG catholique Caritas. Tous trois avaient obtenu le statut de réfugié, précise "La Croix"

"Entre 2010 et 2018, le nombre de demandes d'asile déposées au Brésil a été multiplié par 80. Ce 'boom migratoire' est sans précédent, non seulement par son importance, mais surtout en raison de la variété des pays d'origine des migrants : Amérique du Sud, Caraïbes, Afrique, Europe et même Asie", précisait le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) en 2019. Ainsi, 70 000 Africains, principalement issus de l'ouest du continent, ont rejoint le Brésil pendant cette période. Le ministère de la Justice brésilien estime que les réfugiés congolais sont au nombre de 1 798.

"Une fois que vous entrez dans le pays et que vous faites votre demande d'asile, vous avez les mêmes droits que tout Brésilien", indiquait en 2015 le professeur Duval Fernandes, dans  "Le Point". Mais aujourd'hui, dans un contexte économique plombé notamment par la crise sanitaire, selon "Les Echos", trouver un travail devient plus difficile pour les migrants.

Un contexte de violence raciste

Ce meurtre "ne peut être considéré isolément du contexte dans lequel vivent et passent des milliers de jeunes hommes et femmes noirs tués ces derniers temps", a déclaré Zanoni Demettino Castro. Le responsable de la Pastorale afro-brésilienne de la Conférence épiscopale, repris par l"agence Fides, précise que "sur les 34 918 morts violentes de jeunes signalées à la fin de 2021, 80% étaient des jeunes Noirs"

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"Il s'agit de la mort d'un étranger qui était notre frère, parce qu'il était noir. Nous sommes ici pour montrer notre résistance, pour montrer que nous ne laisserons pas impuni ce qui s'est passé."

Bruna Lira, une étudiante de 19 ans à l'AFP

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Le Brésil "n'accorde de la valeur qu'aux étrangers aux yeux clairs et qui parlent anglais. Si c'est un Noir qui est venu d'Afrique pour essayer de grandir ici, il n'a aucune valeur", a déclaré à l'AFP Douglas Alencar, le coordinateur à Rio de Janeiro de l'Ipad, un institut militant pour la défense de la démocratie.

Au-delà d'un phénomène lié au boom migratoire, le racisme est fortement ancré au Brésil. Et la mort d'un homme noir roué de coups par des vigiles blancs d'un supermarché à Porto Alegre avait déjà mis le feu aux poudres dans le pays. A l'époque, l'Organisation des nations unies avait demandé une enquête indépendante et dénoncé un "racisme structurel" au Brésil. ('selon "Franceinfo.Afrique")

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4 février 2022

Chili : des apiculteurs font manifester leurs abeilles

Les manifestants sont venus avec une soixantaine de ruches en bois. Elles ont été ouvertes devant le palais gouvernemental.

chili4Manifester contre la sécheresse. À Santiago au Chili, les apiculteurs sont en colère. Alors qu’une vague de chaleur fait rage dans le pays, une poignée d’entre eux a décidé de se réunir devant le plais gouvernemental de La Moneda.

Pour se faire entendre, les manifestants ne sont pas venus seuls. Équipés de leur dispositif de protection, ils ont placé une soixantaine de ruches en bois devant le palais. Elles contenaient environ 10.000 abeilles.

Nous avons manifesté à cause de la sécheresse, la sécheresse dans la commune de Colina où les abeilles meurent. Les abeilles sont importantes dans le monde entier. Il n’y aurait pas de vie si les abeilles mouraient. C’est ce que nous voulions souligner avec notre manifestation culturelle”, précise le manifestant et l’apiculteur José Iturra à Reuters. La vague de chaleur touche la nourriture des abeilles, à savoir les fleurs et les cultures. Les apiculteurs souhaitent recevoir un soutien de la part du gouvernement pour les aider à faire face à cette météo difficile.

Sept policiers ont été piqués alors qu’ils tentaient de retirer les ruches positionnées par les manifestants. Quatre apiculteurs ont été placés en détention à la suite du rassemblement. (selon "Huffpost")

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13 janvier 2022

Forêt : chasseurs, exploitants et promeneurs

« Quand une journée de battue est annoncée, il faudrait apprendre à ne plus aller en forêt», estime Eric Trendel, chasseur à Breitenbach. « Il y a beaucoup d’autres endroits pour se promener. » Une prise de position qui intervient au moment où les élus nationaux créent une commission parlementaire concernant la chasse et la sécurité. 

En effet, notamment pendant les battues de chasse, les risques sont sérieux. Mais n'oublions pas qu'il n'y a pas que des promeneurs en forêt, il y  a aussi les exploitants de parcelles privées qui n'ont souvent que le samedi pour exercer leur activité. Alors notre brave chasseur n'a-t-il pas parlé un peu vite ?

Surtout que d'autres n'envisagent que l'interdiction de la chasse pendant le week-end.

Et si nous prenions tout simplement connaissance des positions des uns et des autres, laissant cependant nos élus nationaux trouver une solution équilibrée convenant à tous ? Voici l'interview d'un sénateur de Dordogne Serge Mérillou :

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15 décembre 2021

Une bavure française au Mali ?

Le rapport de l'ONU constitue la plus sérieuse mise en cause d'une opération de la force anti-djihadiste Barkhane depuis le début de l'engagement de l'armée française au Sahel en 2013.

MaliD'après la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), une frappe aérienne conduite par l'armée française au Mali le 3 janvier a tué 19 civils réunis pour un mariage, ainsi que trois djihadistes. Paris conteste ces conclusions, réfutant toute bavure. Voici ce qu'il faut retenir de ce dossier hautement inflammable pour l'armée française.

Les faits : une frappe sur un regroupement présumé de djihadistes

La Katiba Serma, affiliée au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou JNIM en arabe), alliance djihadiste elle-même affiliée à Al-Qaïda, a été la cible d'une frappe française, en tout début d'année, dans la région de Bounti. L'opération s'inscrivait dans le cadre d'"Eclipse", menée principalement dans le centre du Mali, mais également au Burkina Faso et au Niger voisins par Barkhane et ses partenaires locaux.

Les autorités françaises ont toujours assuré qu'il n'y avait pas de mariage, que le renseignement avait "formellement" établi avoir affaire à un des nombreux rassemblements de djihadistes dans la région et que l'intervention d'une patrouille d'avions français lâchant trois bombes avait "neutralisé" une trentaine de ces terroristes. Les éléments disponibles "permettent d'exclure la possibilité d'un dommage collatéral", avait déjà fait savoir en janvier l'état-major français dans un communiqué.

L'enquête : d'après l'ONU, la frappe a fait 22 morts, dont 19 civils

Problème, le document de l'ONU, rédigé à partir des investigations de la Division des droits de l'Homme de la Minusma appuyée par la police scientifique des Nations unies, indique que c'est bien un groupe d'hommes réunis par un mariage près de la localité de Bounti qui a été atteint par une frappe aérienne de Barkhane le 3 janvier. Mais principalement des civils.

Au moins 22 personnes ont été tuées, dont trois membres présumés de la Katiba Serma ; 19 sur le coup, 3 au cours de leur évacuation, dit le document. L'ONU s'appuie, dans son enquête, sur des entretiens directs avec au moins 115 personnes, presque autant d'entretiens téléphoniques et un certain nombre d'entretiens de groupes. La Minusma "est en mesure de confirmer la tenue d'une célébration de mariage qui a rassemblé sur le lieu de la frappe une centaine de civils parmi lesquels se trouvaient cinq personnes armées, membres présumés de la Katiba Serma", dit le résumé du rapport.

Les experts de l'ONU n'ont trouvé sur place aucun élément attestant la présence d'armes ou de motos, moyen de déplacement privilégié des djihadistes, livre également le rapport sans expliquer l'apparente contradiction avec le fait que des membres présumés de la Katiba Serma étaient armés.

Le rapport de la Minusma"soulève des préoccupations très importantes sur le respect de la conduite des hostilités", a réagi dans la foulée de la publication du document le porte-parole de l'ONU. Elles portent aussi sur "les principes de précaution et l'obligation des États membres de tout faire pour vérifier que les cibles sont bien des objectifs militaires", a ajouté Stéphane Dujarric lors de son point-presse quotidien.

La France se défend de toute bavure

Le ministère français des Armées a de nouveau réfuté mardi avoir commis toute bavure au Mali. Il a émis "de nombreuses réserves sur l'enquête de l'ONU. Il "maintient avec constance et réaffirme avec force" que "le 3 janvier, les forces armées françaises ont effectué une frappe aérienne ciblant un groupe armé terroriste identifié comme tel" près de Bounti (centre) et "émet de nombreuses réserves quant à la méthodologie retenue" et "ne peut considérer que ce rapport apporte une quelconque preuve contredisant les faits tels que décrits par les forces armées françaises".

La ministre des Armées Florence Parly avait assuré que les affirmations sur une bavure française relevaient d'une "guerre informationnelle". Les autorités maliennes avaient fourni des évènements une version cohérente avec celle de la France. La Minusma recommande toutefois aux autorités maliennes et françaises de diligenter "une enquête indépendante, crédible et transparente". Elle préconise d'examiner les processus préalables aux frappes, voire de les modifier. Elle recommande aussi aux Français et aux Maliens de chercher à établir les responsabilités et d'octroyer le cas échéant une réparation aux victimes et à leurs proches.

Pourquoi ça compte ?

La France engage environ 5 100 hommes au Sahel au sein de la force Barkhane. Elle a déjà en butte par le passé à des soupçons de bavure. La politologue Niagale Bagayoko, présidente de l'African Security Sector Network, organisation panafricaine qui réunit des spécialistes de la réforme des politiques de sécurité, estimait en tout début d'année que ce genre de manoeuvre pouvait alimenter le "doute de plus en plus généralisé quant à la pertinence, l'efficacité et la justification d'une présence militaire française dont les opérations ne procurent pas, aux yeux des populations locales, un surcroît de sécurité". Voire, carrément, un "sentiment anti-Français". (selon "Oeil d'Afrique")

30 octobre 2021

Non, pas ça !

Là, ça devient sérieux pour les Allemands : le prix de la bière sera sensiblement augmenté. On s’attend (enfin !) à la Révolution Allemande !

bi_reLa révolution n’est pas vraiment inscrite dans l’ADN des Allemands. Bien sûr, il y avait quelques petites révolutions, comme en 1848, mais généralement, les révolutions en Allemagne étaient importées depuis la France. De leur propre chef, les Allemands auraient plutôt tendance à créer beaucoup de formulaires pour que l’on puisse faire une requête de révolution auprès les administrations. Mais là, les choses pourraient changer – le prix de la bière sera augmenté et on peut se demander comment les Allemands avaleront cette nouvelle…

Les Allemands surnomment la bière tendrement « pain liquide » et une augmentation du prix de la bière constitue une attaque sur l’un des piliers de la culture allemande. Dans un pays où 1492 brasseries produisent environ 85 hectolitres de bière par an, une telle augmentation fait forcément désordre. La hausse du prix du gaz, la hausse du prix de l’essence, d’accord. C’est embêtant, mais une hausse du prix de la bière, c’est le signe qu’il y a des choses qui ne tournent pas rond au pays germanique.

La hausse a été annoncée par les trois plus grands groupes de brasseries en Allemagne, Radeberger, Krombacher et Veltins qui, ces dernières années, ont acquis bon nombre d’autres brasseries plus petites pour forger des « empire brassicoles ». Prévue pour le printemps 2022, il est évident que les autres brasseries suivront l’exemple des leaders sur le marché et cela se traduira par une augmentation de la chope de bière au restaurant ou dans les bars pouvant atteindre 0,50€ à 0,70€. Ceux qui achètent leur caisse de bière au supermarché, doivent compter au minimum avec une augmentation d’un euro. Un tremblement de terre économique en Allemagne.

Oui, il y a des arguments, comme la hausse du prix d’énergie (selon une porte-parole du secteur brassicole, les brasseries doivent gérer une hausse du prix d’énergie de 150% sur les trois dernières années), il y a la pénurie de matières premières (houblon ?), il y a des hausses des prix partout, dans la logistique, dans la distribution, il y a les conséquences de la pandémie, il y a plein de raisons. Mais ça, les Allemands ne voudront pas l’entendre. Si l’état peut sauver à coup de milliards des compagnies aériennes, pourquoi ne pas intervenir sur le prix de la bière ?

Maintenant, que feront les Allemands ? Peut-on s’attendre à une « Révolution allemande » ? Ou est-ce que les Allemands limiteront leur consommation de bière ? Bien sûr que non.

Le printemps 2022 sera chaud en Allemagne, lorsque cette hausse interviendra. Verra-t-on une « marche sur Berlin » ? Est-ce que les consommateurs de bière bloqueront les ronds-points ? Une grève générale ? Motion de confiance au Bundestag ? On verra bien. Mais là, les choses deviennent sérieuses…(selon "Eurojournalist")

5 octobre 2021

La Corée du Nord affirme son droit à tester des armes

Un tir de missile à l'appui !

missileLa Corée du Nord a tiré ce qui semble être un missile de courte portée en mer mardi, a déclaré l'armée sud-coréenne, son ambassadeur à l'ONU revendiquant peu après le "droit légitime" de son pays à tester des armes face à la "politique hostile" des Etats-Unis et de Séoul.

L'engin a été tiré depuis la province septentrionale de Jagang vers les eaux au large de la côte est, selon l'état-major des armées du Sud. Un porte-parole du ministère japonais de la Défense a pour sa part déclaré à l'AFP sous le couvert de l'anonymat que ce projectile "semble être un missile balistique".

Moins d'une heure après ce lancement, l'ambassadeur nord-coréen auprès de l'ONU, Kim Song, a déclaré à l'Assemblée générale des Nations unies que son pays a le "droit légitime" de tester des armes et de "renforcer (ses) capacités de défense".

"Volonté hostile"

Les Etats-Unis "devraient prouver dans les faits qu'ils n'ont aucune volonté hostile à notre égard", a poursuivi l'ambassadeur. "Si c'est le cas, nous sommes prêts à répondre" de la même manière, "mais il ne semble pas que les Etats-Unis soient prêts" à prendre cette direction, a-t-il déclaré.

Cette déclaration est la dernière d'une série de messages ambigus émanant de Pyongyang, quelques jours après que que Kim Yo Jong, l'influente sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, eut laissé entrevoir la possibilité d'un sommet entre les deux Corées, tout en exigeant au préalable que Séoul abandonne sa "politique hostile".

Ces remarques répondaient à de récents appels du président sud-coréen Moon Jae-in à déclarer une fin officielle au conflit inter-coréen de 1950-53 qui s'est terminé par une trêve, et non par un traité de paix, laissant les deux parties techniquement en guerre depuis plus d'un demi-siècle.

"On dirait que la Corée du Nord veut tester la sincérité de Séoul pour ce qui est de sa volonté d'améliorer les liens inter-coréens" a expliqué à l'AFP Yang Moo-jin, professeur à l'Université des études nord-coréennes.

"Pyongyang va surveiller et étudier la réaction de Moon après le lancement d'aujourd'hui et prendre des décisions" sur d'éventuelles mesures de détente, a-t-il ajouté. 

"Moment critique" 

Le Conseil de sécurité nationale de Corée du Sud s'est réuni en urgence après le tir de mardi. Dans un communiqué, il a "déploré ce lancement à un moment où la stabilité politique dans la Péninsule coréenne traverse un moment extrêmement critique". 

Le département d'Etat américain a également condamnant ce dernier tir de missile dans un communiqué lundi soir. 

"Ce lancement constitue une violation des multiples résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et représente une menace pour les voisins (de la Corée du Nord) et la communauté internationale", a-t-il estimé, appelant Pyongyang "à engager le dialogue".

L'armée américaine a indiqué "consulter étroitement (ses) alliés et partenaires" à ce sujet, assurant que "l'engagement des États-Unis à défendre la République de Corée et le Japon reste inébranlable".

Pyongyang a déjà procédé à plusieurs tirs de missiles ce mois-ci, l'un impliquant des missiles de croisière à longue portée et un autre, selon l'armée sud-coréenne, des missiles balistiques à courte portée.

Séoul a également testé avec succès, pour la première fois, un missile balistique lancé par un sous-marin (SLBM), faisant d'elle l'une des rares nations à disposer de cette technologie avancée. 

Mardi, elle a lancé son troisième sous-marin SLBM, tandis qu'elle dépense des milliards pour renforcer ses capacités militaires

Pyongyang est plus que jamais isolé depuis la fermeture de ses frontières en début d'année dernière pour empêcher la propagation du coronavirus.

Ses pourparlers avec les Etats-Unis sont dans l'impasse depuis l'échec du sommet de 2019 à Hanoi entre Kim Jong Un et le président américain de l'époque Donald Trump. 

Le gouvernement du président Joe Biden a fait savoir qu'il était prêt à discuter avec Pyongyang à tout moment et sans conditions préalables, mais le dialogue reste au point mort pour le moment.

Depuis l'arrivée de Kim Jong Un à la tête du pays, les programmes en matière d'armement ont progressé, mais Pyongyang n'a procédé à aucun essai nucléaire ou tir de missile balistique intercontinental depuis 2017. (selon "Tahiti.infos")

29 septembre 2021

Pneus hiver obligatoires dans le massif vosgien

À partir du 1er novembre, les pneus hiver ou chaînes seront obligatoires au sein de 48 départements français. Le massif  vosgien fait partie de les zones concernées par l’application de la loi Montagne II du 28 décembre 2016 et du décret n° 2020-1264 du 16 octobre 2020 relatif à l’obligation d’équipement de certains véhicules en période hivernale. Découvrez sur la carte quelles sont les communes concernées.

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Pour améliorer la sécurité des usagers et limiter les embouteillages sur les routes dans les régions montagneuses, il est nécessaire d’équiper sa voiture de pneus hiver ou de chaînes en période hivernale dans certaines communes entre le 1er novembre et le 31 mars.

Les Vosges, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Haute-Saône font partie des 48 départements concernés par l’application de la loi Montagne II du 28 décembre 2016 et du décret n° 2020-1264 du 16 octobre 2020 relatif à l’obligation d’équipement de certains véhicules en période hivernale.

Ainsi, les véhicules légers, utilitaires et les camping-cars devront soit détenir des chaînes métalliques à neige ou textiles permettant d’équiper au moins deux roues motrices, soit être équipés de quatre pneus hiver.

Les autocars, autobus et poids lourds sans remorque ni semi-remorque sont également soumis à l’obligation avec le choix entre les chaînes ou les pneus hiver. Les poids lourds avec remorque ou semi-remorque doivent, quant à eux, détenir des chaînes à neige permettant d’équiper au moins deux roues motrices, même s’ils sont équipés de pneus hiver.

Cette obligation ne s’applique pas aux véhicules équipés de pneus à clous.

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1 octobre 2021

Des présidents africains se soignent en Suisse

Après le président camerounais Paul Biya, c’est son homologue du Congo-Brazzaville Denis Sassou-Nguesso qui séjourne en toute discrétion sur les bords du Léman.

Après les vacances du président camerounais Paul Biya à Genève, un autre chef d’Etat a choisi les rives du Léman comme destination estivale. Ce jeudi, "Africa Intelligence", une lettre d’information sur l’Afrique généralement bien informée, confirmait la présence du président du Congo-Brazzaville Denis Sassou-Nguesso, 78 ans, qui cumule trente-sept ans à la tête de l’Etat pétrolier.

afriqueSelon cette publication, le vieux chef d’Etat subit depuis deux semaines «une batterie d’examens médicaux» dans une clinique de Montreux. Un séjour très discret. Cette fois, pas de manifestants faisant le siège du palace ou de la clinique, où résiderait le chef d’Etat, comme lors des nombreuses visites du président camerounais Paul Biya à l’hôtel Intercontinental.

C'est depuis le 15 août et la dernière apparition publique du président Denis Sassou-Nguesso lors de la Fête nationale que la capitale Brazzaville et les réseaux sociaux congolais s’interrogent. Dans un premier temps, il a d’abord été dit que le président était venu en Suisse au chevet de son épouse. Mais Antoinette Sassou-Nguesso est réapparue lors d’une messe à Paris vendredi dernier. La photo figurait en première page d’un journal de Brazzaville.Abonnez-vous à cette newsletter J'accepte de recevoir les offres promotionnelles et rabais spéciaux.

Sciences

Coordinateur au Congo-Brazzaville de la campagne Tournons la page, qui milite pour l’alternance en Afrique, Brice Mackosso y voit une opération de communication savamment orchestrée par le pouvoir. Il va falloir maintenant déminer les informations sur le séjour médical de Denis Sassou-Nguesso lui-même. La mission diplomatique du pays d’Afrique centrale à Genève était injoignable ce jeudi après-midi.

Les absences du président à cette période de l’année ne sont pas nouvelles. Traditionnellement, le chef d’Etat et ses ministres prennent des vacances après le 15 août et la vie politique reprend début septembre, un peu comme en France. Mais ces dernières années, Denis Sassou-Nguesso se reposait plutôt dans son fief d’Oyo, dans le centre du pays.

Quatrième et dernier mandat?

Réélu en mars dernier avec plus de 88,4% des voix, un résultat contesté en vain par l’opposition, le président aura 83 ans à la fin de son quatrième mandat. «Dans les deux camps, on pense que cela sera son dernier mandat, estime Brice Mackosso. Le président prépare donc sa succession.» En mars dernier, son fils Denis Christel Sassou-Nguesso, 46 ans, a été nommé ministre avec un portefeuille élargi, comprenant la coopération internationale et les partenariats publics-privés.

L’activiste fait état d’un «mécontentement généralisé» dans le pays mais doute que les Congolais osent s’opposer à une succession dynastique. Pour lui, le séjour médical helvétique du président est «scandaleux» au vu de la situation des hôpitaux du pays. «Les investissements débloqués pour la santé sont détournés ou sont très difficiles à suivre, accuse Brice Mackosso, dont l’ONG s’apprête à publier un nouveau rapport sur le suivi des budgets de santé. L’élite politique préfère dépenser l’argent public pour se faire soigner à l’étranger plutôt que d’améliorer le système de santé congolais.» Ce dernier est, selon lui, dans un état «déplorable», à tel point que «les Congolais qui le peuvent vont se faire soigner au Cameroun voisin».

D’autres liens avec la Suisse

La situation financière du Congo-Brazzaville est en effet préoccupante. Depuis la chute du prix du pétrole à cause de la pandémie de covid, le pays parvient de plus en plus difficilement à faire face à ses obligations. «La moitié des cargaisons pétrolières qui partent du Congo servent à payer la Chine et les traders suisses», assène Brice Mackosso.

Selon les chiffres du gouvernement, le Congo doit 2 milliards d’euros à la Chine, soit un cinquième de la dette totale du pays, qui représente 98% du PIB, beaucoup trop pour le Fonds monétaire international. Depuis deux ans, l’institution demande une restructuration des dettes bilatérales et privées du pays avant d’envisager d’aider de nouveau Brazzaville. En juin dernier, la Chine s’est dite disposée à rééchelonner les paiements du Congo.

L’entourage du président Denis Sassou-Nguesso profite-t-il de son séjour helvétique pour discuter avec les sociétés de négoce suisses? «Ces entreprises sont moins disposées à lâcher du lest. Car, d’un point de vue économique, les cours du pétrole sont remontés depuis le début de la pandémie et le Congo a aussi augmenté sa production», répond Brice Mackosso. L’hospitalité suisse a des limites. (selon Oeil d'Afrique)

12 août 2021

Le bluet bio

C’est au marché paysan, organisé dimanche dernier à Senones, que Blandine et Thierry Maire, ambassadeurs du bluet bio des Vosges, ont présenté leur récolte. Le bluet est un fruit qui séduit de plus en plus les particuliers.

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Le marché paysan s’est tenu dimanche dans sa forme habituelle au Dépôt. Comme tous les premiers dimanches du mois, un produit original ou un producteur de la région est à l’honneur et placé à l’entrée de la salle. Cette fois, c’était à Thierry et Blandine Maire d’accueillir les amateurs de produits frais avec sa production phare, le bluet bio des Vosges.

Quelle différence y a-t-il entre la myrtille et le bluet ?

« La cueillette des myrtilles a commencé dans les forêts vosgiennes, la récolte des bluets est en cours au Jardin des Hauts de Salm au Puid avec 2 ha de plants de petits fruits tels que groseilles, casseilles, fraises, mûres, plus de 2 000 plants en plus de la rhubarbe. Aujourd’hui, les 35 kg de bluets sont partis rapidement, on aurait pu en vendre le double. La demande des particuliers est de plus en plus importante, la cuisine est plus facile sans cueillette, sans queue ni raisin, congélation et décongélation n’altèrent pas le goût… On le consomme en tarte, en beignets, en clafoutis, en glaces, avec un yaourt ou du fromage blanc, pour accompagner les viandes. »

Quelles sont les exigences pour obtenir le label bio ?

« Pour répondre aux demandes de l’agriculture biologique du bluet, nous sommes contrôlés une fois par an sur rendez-vous et une fois à l’improviste. En moyenne, ce label demande 40 % de main-d’œuvre supplémentaire, comme le désherbage à la main. La cueillette se fait en 4 fois, selon l’état de maturité des fruits, en triant les baies mûres et les détachant des branches une à une pour une qualité optimale. Dans ce cas, les bluets se conservent plus longtemps, 10 à 15 jours au frais. »

Où peut-on les trouver ?

«  Le Jardin des Hauts de Salm est situé dans le haut du village du Puid, en bordure de route. Un magasin est ouvert tous les samedis de 9 h à 13 h et sur rendez-vous et il se déplace sur les marchés. »

Avec la coopérative Réseau Esprit Vosges

Blandine et Thierry proposent toutes sortes de petits fruits fraîchement cueillis ou dans le vinaigre, mais aussi des préparations bien de chez nous : confitures, compotes, gelées pesto à l’ail des ours et sirop d’orties. (selon Vosges.matin)

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21 août 2021

Sahara : Joe Biden dérape sur Twitter

Le 10 décembre dernier, les États-Unis du Président Donald Trump ont reconnu le Sahara Occidental comme territoire marocain. Mais, son successeur Joe Biden, a posté sur twitter une carte non conforme de présentation du Maroc, avant de la supprimer. Dans ce tweet, le royaume chérifien est cité parmi les pays qui ont reçu des doses de vaccin anti-Covid Janssen développé par le laboratoire Johnson & Johnson.

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Le Président américain Joe Biden vient de déclencher une nouvelle polémique, après avoir publié un tweet pour se féliciter du don de plus de 110 millions de doses de vaccin anti-Covid que les États-Unis ont envoyé dans 60 pays à travers le monde. Le Maroc, qui fait partie des pays bénéficiaires en a reçu 300 000. Seule fausse note dans le tweet publié par Joe Biden, une carte du Maroc en bleu clair sans le Sahara Occidental. Sur les réseaux sociaux, la publication a fait l’objet de trolls.

« Dès le premier jour, nous sommes convaincus que nous devons attaquer ce virus (Covid-19) à l’échelle mondiale. Et à ce jour, les Etats-Unis ont expédié plus de 110 millions de doses de vaccin dans plus de 60 pays et bien d’autres », a déclaré Biden montrant la carte des pays de l’Afrique du Nord, où le Sahara Occidental apparaît distinct et séparé du Maroc, loin de la carte donnée par l’ancien ambassadeur américain à Rabat.

Dans une dépêche, l’agence de presse algérienne APS note que l’administration Joe Biden n’a toujours pas donné sa position sur la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental acquise sous la gouvernance de son prédécesseur Donald Trump. Or, les États-Unis ont déclaré, à plusieurs reprises, qu’ils ne remettraient pas en cause la marocanité ce territoire de 266 000 km² revendiqué à la fois par le Maroc et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario en 1976. Mieux, ils ont adopté la nouvelle carte du royaume intégrant le Sahara.

28 juillet 2021

Covid-19 sur la route de vos vacances

Les îles Baléares enregistrent un nombre record de nouvelles infections en 24 heures.

bal_aresLes îles Baléares, avec Majorque comme île de vacances préférée des Européens, ont enregistré plus de nouvelles infections en un jour que jamais depuis le début de la pandémie.

En 24 heures, 795 infections par le coronavirus ont été enregistrées, ont annoncé jeudi à Palma les autorités sanitaires des îles espagnoles de la Méditerranée. C'est 115 cas de plus que le jour précédent. Le nombre le plus élevé jusqu'à présent avait été enregistré le 19 janvier avec 776. La région, qui compte près de 1,2 million d'habitants, a enregistré le plus grand nombre de cas dans toute l'Espagne pendant l'hiver.

Le gouvernement régional a souligné que, bien qu'une augmentation du nombre d'infections ait été enregistrée depuis plusieurs jours, "la situation dans les hôpitaux est sous contrôle". Étant donné qu'aux Baléares, comme dans toute l'Espagne, ce sont principalement des personnes plus jeunes qui sont actuellement infectées et que l'évolution de la maladie est donc le plus souvent plus bénigne, la situation était relativement détendue : Seuls 26 patients étaient dans des unités de soins intensifs sur les quatre îles avec Covid-19. Le taux d'occupation des lits de soins intensifs est resté à douze pour cent. En outre, environ 50 % des résidents des Baléares sont déjà entièrement vaccinés.

Selon les autorités des Baléares, l'incidence sur 7 jours était de 265, contre seulement huit en Allemagne. Dans l'ensemble de l'Espagne, les chiffres de l'infection n'ont cessé d'augmenter depuis la fin du mois de juin. Le gouvernement fédéral a donc récemment classé l'ensemble du pays comme une zone à risque.

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22 février 2021

A défaut de pouvoir vous faire vacciner à Sélestat, allez à ... Schirmeck

Aux Tanzmatten de Sélestat, les candidats au vaccin anti-corona de la vallée sont refusés ! Quel b... Voilà ce que c'est d'être citoyen du canton de Mutzig et dépendant du sous-préfet de Sélestat ? Il existe pourtant un centre de vaccination qui accepte les villois, à la clinique Saint-Luc à Schirmeck. Voir l'article des DNA-Molsheim du 20/2 (ci-dessous).

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Lorsqu’il s’est agi de mettre en place un centre de vaccination à la clinique Saint-Luc de Schirmeck, le GHSV (Groupe hospitalier Saint-Vincent), qui gère l’établissement, a répondu présent. C’est le service d’addictologie qui a été temporairement déplacé, pour accueillir les lignes d’injection des vaccins. Et en cette mi-janvier, il a fallu aussi faire appel à des bénévoles, afin d’accueillir le public qui souhaitait recevoir les doses, et l’accompagner dans le parcours.

Très vite, une centaine de bénévoles recrutés

schirmeck1La communauté de communes de la vallée de la Bruche — même si, à la base, ce n’est pas vraiment dans ses compétences et ses missions — a servi d’organisatrice de planning de bénévolat et de recrutement.

Des candidats au vaccin qui viennent de loin

Autre atout de la clinique Saint-Luc, celui d’avoir « tout ce qu’il faut sur place, en cas d’urgence », insiste Pascal Douvier. Dans le couloir du centre de vaccination, tout est prévu en cas de coup dur ou de réaction allergique. Un chariot de transport pour une personne attend sagement.

Les retours des personnes vaccinées sont « très positifs. Certaines ont découvert la clinique Saint-Luc pour la première fois. Elles viennent de la région de Molsheim ou même de plus loin, de Strasbourg, et sont tout étonnées de voir un établissement comme le nôtre », reprend Martine Henning. Les deux présidents des Croix-Rouge et Blanche sourient, eux aussi : « Eh oui, ils voient que même derrière la Lune, on sait se débrouiller ! ».

1 000 vaccinés à mi-février

Pour cette fin de semaine, le centre de vaccination de la clinique Saint-Luc fonctionne jusqu’à ce samedi inclus. Mais le vrai casse-tête pour sa responsable et toute la chaîne solidaire qui le fait fonctionner est le même que dans beaucoup de secteurs : la distribution au compte-gouttes des doses vaccinales. « Nous avons été obligés de décaler 150 rendez-vous », se désole Martine Henning. Pour l’heure, plus de 1 000 personnes ont reçu leur première injection à Schirmeck.

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8 juillet 2018

La nourriture des Touareg

Tikomart : le beurre et le fromage sec des nomades du Mali et du Niger

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Dans les régions habitées par les Kel Tamasheq et les Peulh se perpétue encore la production traditionnelle du tikomart, un fromage sec ancestral dont le rôle est, aujourd’hui encore, de conserver le lait, même par des températures élevées comme celles des régions désertiques, tout en permettant aux populations nomades de transporter des provisions alimentaires très nourrissantes lors de leurs longs déplacements et dans les périodes où les autres sources de nourriture se font rares à cause de la sécheresse.

Le lait (akh) joue un rôle essentiel chez les pasteurs touareg du Mali, car il nourrit, rafraîchit et guérit. Les produits laitiers comme le beurre fondu (widi) et le fromage sec sont également d’une grande importance dans leur culture gastronomique. Le tikomart est un fromage à base de lait de vache, de lait de chèvre ou d’un mélange des deux qui est tellement déshydraté qu’il ne peut plus être mâché. Seul un mortier et un pilon peuvent être utilisés pour le casser en morceaux afin qu’il puisse être mangé trempé dans du thé ou mélangé à de la bouillie de millet.

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Ce fromage est donc essentiellement utilisé comme assaisonnement. Un morceau d’estomac de chevreau séché fournit la présure pour cailler le lait, qui est placé dans une grande cuve en bois. À l’aide d’une grande louche, les femmes retirent le lait caillé et le placent sur un tapis pour égoutter. Ils façonnent les fromages à la main avant de les placer sur des tiges de fenouil sauvage pour les aromatiser.Tikomart est produit par les Touareg (ou Kel Tamahaq, « ceux qui parlent Tamahaq »), un peuple berbère africain qui vit nomade ou semi-nomade au Sahara désert et à qui le lait et les produits laitiers sont d’une importance énorme.

Au Mali, cette communauté est concentrée dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal. Le lait et les produits à base de lait comme le tikomart sont appréciés tant pour leur qualité nutritionnelle que pour leur valeur symbolique. La langue touareg a de nombreux adjectifs pour décrire les états du lait, qu’il soit frais, aigre, caillé ou dilué. Les bergers utilisent toute une gamme de techniques (comme la fabrication de fromages) pour s’assurer qu’ils conservent une quantité suffisante de lait pour la nourriture.

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24 mai 2018

Le maire de Villé commente !

Il a craqué au bout de 14 ans !

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Cela fait 14 ans que mon blog attend ta visite, mon cher André ! Et voilà le moment arrivé ! Toi qui as répété bien souvent que tu ne consultais jamais mon blog, tu as enfin laissé un commentaire bien sympathique qui révèle ton intérêt soudain pour mes publications. Je retransmets ci-dessous ton écrit, très réfléchi, très pondéré et très réaliste :

"Dans deux ans le PS et JLB & Co pourront montrer aux Villois ce dont ils sont capables, enfin ! 
Ça les changera de rester dans l’opposition et de la critique facile ! 
On a hâte de connaitre leur programme pour les citoyens de Villé ! 
A bientot, deux ans c'est demain !"

Juste quelques remarques, mon cher André :

- Que vient donc faire le PS dans ta galère ? Je ne t'ai jamais reproché d'être un apôtre de LR (Les Républicains) qui plus est mode "constructif", ce que tu n'es pas.

- Rester dans l'opposition et la critique facile ? Je crois que j'ai déjà prouvé autre chose notamment pendant mes sept ans de mandat municipal. Peut-être est-ce même grâce à moi que tu es vice-président de la comcom puisque dès 2001, puis en 2008, j'ai revendiqué un tel poste pour le maire de Villé quel qu'il soit. Hélas, malgré tous tes efforts que je reconnais volontiers, tu n'as jamais été à la hauteur de la tâche.

- Quant à me représenter en 2020 ? Non mon cher, j'ai atteint largement la limite d'âge, tu en conviendras. Tout comme tu as atteint l'âge de ta retraite pour mieux garder tes petits enfants et écrire tes mémoires.

- Je suis sûr que des plus jeunes sauront prendre ta relève en reprenant les vastes chantiers que tu n'as pas su mener à terme. Alors, lis bien mon blog les prochains temps, car je vais te faire des propositions très concrètes à mettre en oeuvre, notamment au niveau du PLU intercommunal (document que tu as eu tant de mal à expliciter lors du dernier conseil, et d'une voix si fluette que tous tes colistiers se sont endormis).

Sans rancune, et à bientôt, mon cher André.

25 mai 2018

Algérie : Amnesty International demande la libération d'un blogueur

Le blogueur Merzoug Touati est en détention depuis plus d’une année à Béjaïa (Bougie). Ce jeune homme risque une condamnation à mort pour «espionnage».

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Une accusation infondée, estime Amnesty International (AI) dans un communiqué rendu public hier : «Cette accusation est forgée de toutes pièces sur la base de publications en ligne.» L’ONG souligne que cette affaire ne fera que «ternir un peu plus le bilan de l’Algérie en termes de droits humains». L’organisation rappelle, dans ce sens, que Merzoug Touati «est inculpé de charges liées à un message publié sur Facebook et à une vidéo publiée sur YouTube qui, selon les autorités, ont encouragé les troubles civils».

Une charge qui ne tient pas la route, selon la même source : «Amnesty International a examiné les pièces judiciaires qui répertorient à titre de ‘‘preuves’’ les commentaires publiés par Merzoug Touati avant que son compte Facebook et son site internet ne soient supprimés. Elle a conclu qu’ils ne contenaient ni incitation à la violence ni appel à la haine, et que ses publications entraient dans le cadre de la liberté d’expression en lien avec son travail de journaliste citoyen.»

Pour AI, Merzoug Touati est «un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exprimé ses opinions pacifiques». «Chaque jour que Merzoug Touati passe en prison est un jour de trop et entache un peu plus le bilan de l’Algérie en termes de droits humains.

Il est absurde qu’un post exprimant une opinion pacifique sur Facebook puisse entraîner une condamnation à mort», affirme AI dans son communiqué. Merzoug Touati, lit-on dans le même communiqué, «incarne les rêves brisés d’une génération dans un pays où la liberté d’expression est régulièrement mise à mal»

A la veille du procès, Amnesty appelle les autorités algériennes à «libérer immédiatement ce prisonnier d’opinion dans l’attente de son procès pour ses publications en ligne». Il est à rappeler que Merzoug Touati, détenu depuis le 22 janvier 2017, se trouve actuellement à la prison d’El Khemis, à Béjaïa. Il a observé au moins trois grèves de la faim pour protester contre le prolongement de sa détention.

14 avril 2018

Le "manu militari" de plus en plus fréquent sous l'ère Macron

Scandale : Violente expulsion d'un sans-papiers sur un vol Air France Paris-Abidjan, trois Ivoiriens interpellés par la police

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L'intervention de forces anti-émeutes sur un vol Air-France malgré l'opposition des passagers, voilà l'illustration du durcissement du tandem Macron - Collomb. Jeudi 12 avril à 10h30 à Roissy-Charles de Gaulle, des voyageurs médusés et indignés ont pu assister et voir une personne conduite manu militari, menottée, encagoulée, pieds ligotés, solidement tenue par les policiers jusque dans l'avion.

Les passagers se sont mis à protester contre cette déportation forcée. Certains ont même été "embarqués" vers le poste de police. Au sein de l'appareil, il y a eu des cris, les passagers refusaient de s'asseoir. L'homme était traité comme un animal. L'ivoirien monté de force, pleurait et s'agitait. Les policiers menaçaient aussi les personnes qui tentaient de s'interposer, ou qui, simplement, ne se taisaient pas. Les voyageurs qui ont filmé la scène avec leurs portables se sont vus expulsés de l'appareil. 

L'ambassade de Côte d'Ivoire a été appelée, mais est restée sans réaction. C'est habituel. La Côte d'Ivoire fait encore partie de la françafrique. France, terre d'accueil... pour riches roitelets africains au service de ...

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