Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Publicité
27 février 2015

Noël à Villé : opération "volets fermés"

volets_ferm_s

La réunion annoncée pour le 25 mars dans la nuit du 24 au 25 a eu lieu ! Décision prise aussi rapidement que pour un Coup d'Etat napoléonien, autour de quelques "vétérans" de 2001. Le grand Noël de Villé aura lieu les 5 et 6 décembre ! Et ceci malgré les nombreuses réticences exprimées et malgré une mini-réunion d'à peine 50 personnes plus ou moins convaincues!  

Rappelons le résultat d'un coup d'Etat manqué par Napoléon III : lors de sa visite en Alsace en 1854, l'empereur qu'il était devenu était si populaire qu'il ne trouva personne dans les rues sur son passage et que les habitants se donnèrent la consigne de garder les volets clos. Espérons qu'il n'en sera pas de même pour le Noël à Villé surtout que le 6 décembre, le père Noël sera accompagné de Saint-Nicolas, patron des écoliers, qui apporte des bonbons et du chocolat, et qui n'y est pour rien dans la décision de la tête municipale de Villé.

Relevons quand même la belle conclusion de notre conseillère générale qui ne peut être qu'un encouragement à la participation ... aux élections départementales des 22 et 29 mars ?

mozNB : les 5 et 6 décembre, les chaînes allemandes ont de magnifiques programmes de chants et  de musique de Noël ! 

Publicité
20 juin 2014

Histoires de Marseillaise

lampions2

Au Brésil, le match France - Honduras a été privé d'hymne national pour cause de sono défaillante. A Villé, pour la retraite aux flambeaux du 13 juillet, le problème est tout autre. Le défilé nocturne, aux torches et aux lampions, s'arrête devant l'hôtel de ville, et une fanfare entame la Marseillaise. Oui, mais... les fanfares dans la vallée se font vieillissantes et rares. Et à la date d'aujourd'hui, la municipalité fait chou blanc pour trouver des musiciens et prévoit déjà de louer à la Communauté des Communes une sono restante du stock utilisé autrefois au Saint-Gilles. Espérons que l'on en trouvera encore une en état de marche et que le résultat soit meilleur qu'à la coupe du monde. Car, avec le spectacle de Décibulles en concurrence, les quelques voix en état de chanter ne suffiront pas pour être entendues. Espérons aussi que l'électricité, pour cause d'économie, ne soit pas coupée ce soir-là. Quant au son, ce blog est prêt à participer à la fête et à mettre à disposition une video de la Marseillaise, geste que tous les élus se chargeront d'honorer au garde-à-vous.

28 mai 2014

Débats internes parus dans la presse

Membre du Parti Socialiste, ne recevant que peu d'informations de ma fédération, j'ai été étonné de lire un compte-rendu du Conseil Fédéral, en principe interne au parti, dans la presse régionale (DNA - rubrique "la une" sur internet). Alors autant aussi publier sur mon blog avec les compléments qui s'imposent.

 

CUEJCT

« Sévère », le mot est faible. Catherine Trautmann, l’eurodéputée sortante n’a épargné aucun détail aux militants du PS 67, réunis en conseil fédéral lundi soir, pour débriefer et tenter de digérer le « choc » et l’ampleur de la défaite électorale. Sa charge, si elle a été « digne » et « contenue » sur la forme, selon des témoins, n’en a pas moins été forte sur le fond : la « stratégie de la direction nationale » - incarnée alors par deux hommes, l’ex-premier secrétaire Harlem Désir, mais aussi par son conseiller politique, qui n’est autre qu’Alain Fontanel, aujourd’hui premier adjoint au maire de Strasbourg.

Pour ce qui a été, a-t-elle dit aux militants, « la campagne la plus dure de ma carrière ». Et pour cause, cette relégation s’est faite, apprend-on, dans son dos. À La Rochelle, l’ancienne députée européenne a présenté un bilan et tracé des pistes pour la nouvelle campagne. Avec un avertissement : la montée du FN, qui n’a « jamais vraiment été prise en compte ». Puis la composition de la liste : « opaque ». Une réunion des premiers secrétaires fédéraux du Grand Est, « dans une drôle d’ambiance ». Et pour cause : presque tous - hormis le Bas-Rhinois Mathieu Cahn - étaient au courant de sa relégation en n° 2… Tandis que la liste est validée - la mieux élue de France même - par les militants, circule la rumeur d’un atterrissage d’Édouard Martin.

Exigence du président de la République

Dix minutes avant le Bureau national, Harlem Désir et son conseiller politique Alain Fontanel convoquent Catherine Trautmann - pressentie par Martin Schulz pour diriger le groupe socialiste européen - et lui font part de la nouvelle : elle va devoir céder sa place à Édouard Martin. Exigence du… président de la République, lui explique-t-on.

Qu’à cela ne tienne, elle saisit son portable et fait un SMS à François Hollande ! Celui-ci lui aurait répondu qu’il ne se mêlait pas de cette question des têtes de listes. On attire l’attention du Bureau national sur la parité. Sans résultat. Un journaliste annonce qu’un plateau télévision est loué par le PS pour faire l’annonce officielle. Les DNA joignent Édouard Martin juste avant ; le syndicaliste confirme, il sera le n° 1. Catherine Trautmann décide de rester loyale et de mettre tout son poids politique dans la balance. Rien n’y fera.

« Harlem Désir, un passe-plat...»

Robert Herrmann, Mathieu Cahn, Liliane Tetsi et Philippe Bies se sont succédé lundi soir au micro pour dénoncer des « méthodes inqualifiables » de la direction nationale. En sa qualité de conseiller politique d’Harlem Désir, Alain Fontanel est visé. Sans être nommé. Hormis par Catherine Trautmann qui, dans son récit, n’oublie pas de donner du « notre camarade Alain », « qui était présent » ou « qui menait la réunion ». Et qui, pour le coup, lundi soir, est resté silencieux. C’est Jean-Baptiste Gernet et Paul Meyer qui sont venus à sa rescousse. « La décision ne pouvait venir que du président, l’ancien premier secrétaire [Harlem Désir, aujourd’hui secrétaire d’État des Affaires européennes] n’était qu’un passe-plat au PS (Sic) », a confirmé avoir expliqué durant la soirée Paul Meyer à quelque 70 personnes présentes - parmi lesquelles figuraient aussi les élus municipaux et l’autre parlementaire, Armand Jung.

« Martin n’arrive même pas en tête à Florange »

hayange1

« On a bafoué le vote des militants du grand Est qui avaient choisi Catherine Trautmann comme tête de liste, et méprisé les parlementaires locaux qui ont écrit en ce sens », a rappelé pour sa part Mathieu Cahn, qui a dû peu goûter la dissimulation de la candidature d’Édouard Martin jusqu’au dernier moment.

Et le premier secrétaire du PS 67 d’enfoncer le clou de cette stratégie : « Il n’y a pas eu d’effet Martin : il n’arrive même pas en tête à Florange. »

Quant à Roland Ries, il a lui aussi remis en cause la stratégie nationale. Sans accabler son premier adjoint.

Alain Fontanel est sorti de son silence, hier soir : « L’émotion après ce résultat, je la partage. Il faut éviter les mauvaises querelles. Le choix d’Édouard Martin a été collectif et il vient de plus haut. Il n’a pas produit le résultat escompté. J’avais alerté sur le risque d’injustice vécu localement, je n’ai pas été écouté. C’est qu’il y a peut-être un autre objectif derrière… », a-t-il estimé sans en dire plus. Et de conclure : « Ce n’est pas le moment de polémiquer. »

Jointe brièvement en début d’après-midi, avant de discuter du périmètre de ses futures délégations à la Ville et (ou) à la communauté urbaine de Strasbourg, l’ancienne eurodéputée a déclaré ne pas vouloir « régler ses comptes en public ». Mais, a insisté l’élue de la Ville et de la CUS, elle « ne souhaite pas - à ce stade - ajouter une crise municipale » au fiasco retentissant d’une stratégie calamiteuse pour la campagne des européennes."

Je vais brûler des palettes à Bruxelles

le_piquet_de_greve_vient_d_etre_leve_a_l_usine_de_rillettes_grand_vallee_image_article_large

Je rajouterai pour ma part quelques informations  venues de Lorraine : aux municipales de mars 2014, les communes de Hayange et de Florange traditionnellement à gauche, dont Martin serait l'icône, ont passé à la droite (Florange) et au FN (Hayange). Comble, les élus intercommunautaires FN de Hayange refusent même de siéger au CAVF (communauté des communes de la vallée sinistrée de la Fensch, présidée par le député-maire PS Michel Liebgott). Mais avec la communication par sémaphore, la nouvelle n'était pas arrivée à la rue de Solférino. Quant au syndicaliste Martin, il déclare à la presse : "Il n’y a pas de quoi faire la fête, il faut tirer les leçons de cette élection." Il donne des interviews aux médias par téléphone, cigarette et bière à la main. Le cœur et l’envie lui manquent pour répondre aux sollicitations des journalistes. A son attaché de presse, il lance : "Si tu reviens avec un média au téléphone, je le gicle." En finissant de siroter sa bière avec ses copains de Florange, il leur dit : "A Bruxelles, je vais brûler des palettes!" Même député européen, Edouard Martin reste Edouard Martin. Encore un qui va défendre le siège à Strasbourg. 

29 septembre 2013

Les illuminations de Guido Kennel

KennelLes élections municipales approchent, le temps des inaugurations est arrivé. C'est la raison de la visite de Philippe Richert, président du Conseil Régional, Esther Sittler, sénatrice, Antoine Herth, député, et Guy-Dominique Kennel, président du Conseil Général, dans cette belle vallée de Villé. Et les voici à Albé où ils inaugurent l'école : 450 invités pour une village de 250 âmes ! Même toutes les mémés étaient là ! On avait prévu large pour la réception, si large que les enfants de l'école, à qui l'on a certes pas voulu servir du pinot noir local, s'en sont sortis sans boisson et ont même été privés de dessert, selon certains participants ! Peut-être nos nombreuses huiles avait-elles pris deux parts ? Puis notre belle équipe s'est rendue à Villé fêter la fin des travaux de la deuxième tranche de la requalification urbaine si chère au maire de céans. Visite et discours de mise ! Nous ne retiendrons qu'une phrase de Guido Kennel : "Je suis époustouflé devant une si belle réussite ! Et la nuit, avec les illuminations, ce centre-bourg doit être le plus radieux d'Alsace !" Ce qui a fait rougir de honte le maire de Villé ! Car tous les villois savent que par mesure d'économie, l'éclairage des rues est coupé la nuit ! Décidément, Kennel connaît mieux l'Afrique que le Val de Villé !

6 février 2024

La Corée du Nord tire plusieurs missiles de croisière en direction de la mer Jaune

C'est la troisième série de tirs de missiles de croisière par la Corée du Nord en une semaine, en pleine escalade des tensions entre Séoul et Pyongyang.

Cor_ePyongyang continue d'intensifier ses "préparatifs de guerre". La Corée du Nord a en effet tiré plusieurs missiles de croisière en direction de la mer Jaune, vendredi 2 février, selon l'armée sud-coréenne. Celle-ci "a détecté de multiples missiles de croisière non identifiés autour de 11 heures", vers la côte ouest de la péninsule, a déclaré l'état-major sud-coréen, qui a dit surveiller de près "tout nouveau signe d'activité supplémentaire". Il s'agit de la troisième série de tirs de missiles de croisière par la Corée du Nord cette semaine, en pleine escalade des tensions entre Séoul et Pyongyang.

Des tensions croissantes

Le dictateur nord-coréen Kim Jong-un s'est également rendu dans le chantier naval de Nampho, où il a appelé à un renforcement de la marine nord-coréenne "pour défendre de manière fiable la souveraineté maritime du pays et intensifier les préparatifs de guerre", a indiqué KCNA, l'agence officielle nord-coréenne. En janvier, la Corée du Nord avait déjà annoncé avoir testé un "système d'armement nucléaire sous-marin" et un missile balistique hypersonique à combustible solide, après une année 2023 marquée par de très nombreux tests d'armement.

Kim Jong-un a récemment désigné la Corée du Sud comme le "principal ennemi", a dissous les agences gouvernementales dédiées à la réunification et aux contacts avec Séoul, tout en menaçant de déclarer la guerre si son voisin empiétait sur son territoire "ne serait-ce que de 0,001 mm". Ces dernières semaines, les deux pays ennemis ont renoncé à des accords conclus en 2018 pour prévenir les incidents armés, renforcé leur présence militaire à la frontière et procédé à des exercices d'artillerie à munitions réelles près du territoire de l'autre. (selon "Franceinfo")

Publicité
26 novembre 2023

Allemagne : les entreprises sidérurgiques déplorent une perte de confiance

Le chancelier Olaf Scholz a déclaré à huis clos aux membres de son parti que le gouvernement pourrait lever les limites d'emprunt et les entreprises sidérurgiques ont mis en garde jeudi contre une "grande perte de confiance" en matière d'investissement.

AllemagneLa coalition tripartite de M. Scholz est ébranlée par une décision de justice rendue la semaine dernière, qui a effacé d'un coup 60 milliards d'euros (65 milliards de dollars) du budget et l'a forcée à geler la plupart des nouveaux engagements de dépenses, retardant ainsi les discussions sur le budget 2024.

Le verdict a suscité des avertissements selon lesquels la croissance de l'économie déjà chancelante pourrait être ralentie l'année prochaine, le Macroeconomic Policy Institute prédisant jeudi que l'Allemagne pourrait se diriger vers une récession hivernale.

L'arrêt de la Cour constitutionnelle, qui a empêché le gouvernement de réaffecter les fonds inutilisés pour la lutte contre la pandémie à des projets écologiques et au soutien de l'industrie, a suscité des craintes quant à la compétitivité future des entreprises allemandes et à la perte d'emplois à l'étranger.

Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), basée à Paris, la crise pourrait entraver l'économie européenne dans son ensemble.

"Si les investissements et les dépenses diminuent en Allemagne au cours des prochaines années parce qu'il y a moins d'argent disponible, cela aura inévitablement un impact sur l'économie de l'UE", a déclaré Robert Grundke, chef du bureau de l'OCDE pour l'Allemagne, à l'agence Reuters.

"L'incertitude concernant la future politique fiscale a déjà un impact négatif sur l'activité d'investissement des entreprises et le comportement de consommation des ménages en Allemagne", a-t-il déclaré, ajoutant que la crise était l'occasion de s'attaquer aux réformes structurelles.

 PERTE DE CONFIANCE

Le secteur sidérurgique allemand a ajouté sa voix à l'inquiétude croissante, avertissant que la décision du tribunal avait remis en question plus de 40 milliards d'euros d'investissements prévus.

"Les responsables politiques doivent trouver des réponses très rapidement en raison de la grande perte de confiance dans l'industrie", a déclaré Bernhard Osburg, directeur de l'association allemande de l'acier et PDG de la division acier de Thyssenkrupp, le plus grand sidérurgiste du pays.

Mais surtout dans d'autres pays, parmi les fournisseurs et les partenaires potentiels de la chaîne de valeur, pour savoir comment cette transformation, qui est en cours, peut être financée de manière fiable.

Ses commentaires soulignent la grande incertitude qui règne au sein des entreprises industrielles allemandes, qui sont déjà aux prises avec une inflation et des taux d'intérêt plus élevés et qui se tournent de plus en plus vers des marchés plus favorables tels que les États-Unis.

M. Osburg a déclaré que cela signifiait que l'argent promis par Berlin pour aider à transformer l'industrie vers la décarbonisation, un aspect clé de l'agenda politique de M. Scholz, n'était plus disponible et qu'il serait difficile de boucher le trou.

De nombreuses entreprises ont lancé des projets de décarbonisation en espérant que le financement du budget de Berlin finirait par arriver, ce qui crée une grande incertitude pour les entreprises et leurs fournisseurs quant à la viabilité économique des projets.

Mercredi soir, M. Scholz a déclaré qu'il s'attendait à ce que le Parlement adopte bientôt le budget 2024, mais pas à la hâte avant d'avoir évalué l'impact de la décision.

"Je trouve correct que les conséquences de l'arrêt de la Cour constitutionnelle (...) soient vérifiées avec soin", a déclaré M. Scholz lors d'une conférence de presse.

Achim Post, un législateur du parti social-démocrate (SPD) de M. Scholz, a déclaré lors d'une réunion à huis clos mercredi qu'il était inévitable que le gouvernement suspende le frein à l'endettement inscrit dans la Constitution, une mesure à laquelle le ministre des finances s'est opposé jusqu'à présent.

M. Scholz a également qualifié cette éventualité de concevable, ont déclaré à Reuters des participants à la réunion, ajoutant que la décision de la Cour mettait la coalition dans une situation difficile, mais qu'elle pouvait être résolue. (Reportage d'Andreas Rinke, Christoph Steitz, Holger Hansen, Rene Wagner ; rédaction de Matthias Williams ; édition de Christina Fincher) (selon "Zonebourse")

3 décembre 2023

Guerre au Soudan : vers un nouveau génocide au Darfour ?

La « guerre civile » au Soudan, qui oppose l’armée régulière (FAS), fidèle au président-putschiste Abdel Fattah al-Burhan, à son ancien allié, le groupe paramilitaire des Forces de Soutien Rapide du général Hemetti, dure depuis avril dernier. Les combats se sont concentrés dans la capitale Khartoum et dans la province du Darfour, scène d’un nettoyage ethnique, 20 ans après le génocide perpétré notamment par les Janjawid, milice dont les FSR sont issues.

soudan

En 2019, des grandes manifestations avaient eu lieu au Soudan pour mettre fin au règne du dictateur al-Bashir, au pouvoir depuis 1989. L’armée soudanaise a profité de la colère populaire pour orchestrer un coup d’État et renverser Al-Bashir. En août de la même année, un gouvernement civil est mis en place, sous fort contrôle militaire. Mais cette administration civile sera de courte durée, puisque al-Burhan, soutenu par les FSR d’Hemetti, la renversera dans un nouveau coup d’État en octobre 2021. Après un bref retour au pouvoir pendant l’hiver, le premier ministre Abdallah Hamdok démissionne, ouvrant la voie à un contrôle total du pays par les militaires.

Au-delà des ambitions politiques des deux chefs de guerre, l’alliance de circonstance qui les unissait était vouée à l’échec. Dans le cadre de la transition « vers la démocratie », al-Buhran insistait sur l’intégration des FSR à l’armée régulière sous deux ans (avant que les FSR ne deviennent trop puissantes et incontrôlables), Hemetti était prêt à l’effectuer sous 10 ans. À partir de là, le ferment d’un affrontement entre les deux factions était semé. Le 15 avril, alors qu’un nouveau premier ministre devait être annoncé, les combats ont éclaté à Khartoum. Les combats s’y sont concentrés pendant les premiers mois, et ont continué malgré des tentatives de cessez-le-feu sous médiation saoudienne et étasunienne.

Une épuration ethnique est en cours au Darfour

Un front majeur s’est ouvert dans le Darfour, une région d’une importance stratégique considérable. Les combats s’y sont concentrés depuis cet automne, et actuellement, les FSR ont consolidé leur emprise sur quatre des cinq capitales des wilayat du Darfour ; la cinquième, Al-Fashir, est sur le point de tomber. Tenir le Darfour aurait pour conséquence que les FSR domineraient la majeure partie du pays du côté ouest du Nil blanc (le nord-ouest étant désertique), ce qui leur conférerait un avantage décisif. Les combats dans le Darfour ont été particulièrement meurtriers pour les populations civiles, qui ont été victimes de nombreuses exactions des forces armées, et en premier lieu par les FSR.

Les populations du Darfour sont essentiellement non-arabes ; les trois principaux groupes ethniques, les Fours, les Masalit et les Zaghawa ont été victimes d’un nettoyage ethnique systématique entre 2003 et 2005, mais qui a continué à une intensité moindre depuis deux décennies. La majorité des massacres, qui ont fait plusieurs centaines de milliers de victimes, a été perpétré par la milice Janjawid, un groupe principalement composé de nomades arabes, avec la bénédiction d’Al-Bashir. Ce dernier devait être délivré par les putschistes à la Cour Pénale Internationale pour y être jugé pour génocide et crime contre l’humanité.
Ce génocide n’a jamais réellement pris fin, mais s’est intensifié depuis le début du conflit, particulièrement ces derniers mois avec l’escalade des affrontements dans la région. Les Masalit, qui vivent essentiellement dans le Darfour-Occidental, en sont les premières victimes. Les exactions commises par les FSR présentent tous les traits caractéristiques d’un génocide : massacres, viols systématiques, mise en esclavage des populations, humiliations. « Le dernier épisode d’assassinats ciblés ethniquement perpétré par les Forces de Soutien Rapide au Darfour occidental porte les marques d’une campagne organisée d’atrocités contre les civils Massalit », selon Mohamed Osman, de Human Rights Watch.

De nombreux charniers, abritant pour la plupart des corps de Masalit ont été mis à jour. En novembre, une vidéo montrant des membres des FSR enterrer des dizaines de personnes, certaines vivantes, a été rendue publique. Le nombre total de victimes est encore inconnu, mais des estimations basses parlent déjà de plusieurs milliers de victimes depuis le début du conflit, et de plus de 10 000 selon certaines sources. Les massacres se sont intensifiés en novembre. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 800 personnes ont été tuées début novembre à Ardamata.

Les personnes ayant réussi à traverser la frontière et à se réfugier au Tchad attestent toutes d’une épuration ethnique en cours dans la région. De nombreuses femmes affirment avoir été violées, tandis que des hommes et des femmes ont été vendus en esclavage. Les massacres s’accompagnent d’humiliations et d’une déshumanisation systématique. En réaction à ces massacres, deux groupes rebelles opérant dans le Darfour, le Mouvement pour la justice et l’égalité et l’Armée de libération du Soudan, qui étaient parmi les principaux acteurs de la Guerre du Darfour de 2003, ont décidé de mettre fin à leur position de neutralité, et ont rejoint l’armée régulière malgré leurs désaccords, pour combattre les FSR.

L’écrasante responsabilité des puissances étrangères

Le conflit en cours découle bien entendu de la confrontation entre des puissances étrangères et apparaît à bien des égards comme une guerre par procuration. Les puissances régionales voisines ont de nombreux intérêts au Soudan, chacune choisissant et renforçant le camp qui sert au mieux ses propres objectifs. Le Soudan se trouve géographiquement à l’intersection du Maghreb, du Proche-Orient, du Golfe et de l’Afrique sub-saharienne, dont la corne de l’Afrique.

En raison de sa position stratégique entre l’Éthiopie et l’Égypte, la région revêt une importance vitale pour cette dernière. Les eaux du Nil Bleu prennent leur source en Éthiopie, conférant ainsi à ce pays un poids crucial dans le contrôle du niveau du Nil en aval. La construction en cours d’un immense barrage en Éthiopie est perçue comme une menace existentielle pour l’Égypte, et constitue le principal point de tension entre les deux pays. Ceux-ci se trouvent donc à soutenir les deux parties opposées dans le conflit soudanais, l’Égypte soutenant les FAS d’al–Burhan, et l’Éthiopie étant plus proche des FSR.

Ce soutien de l’Égypte aux FAS créé une contradiction importante pour l’Égypte, dont un des principaux alliés, les Émirats Arabes Unis, soutient les Hemetti. Les Émiratis et les FSR ont en effet conclu des accords commerciaux, principalement dans l’export d’or, dont le Soudan est le 3ème plus gros producteur en Afrique. De plus, les FSR ont combattu aux côtés des troupes saoudiennes et émiraties contre les forces houthies, et ont soutenu le protégé des EAU, Khalifa Aftar, en Libye. En revanche, l’Arabie Saoudite a choisi de soutenir al-Burhan dans le conflit, une décision que Foreign Policy explique par la rivalité entre les deux pétromonarchies.

Du côté d’Israël, il est plus délicat de déterminer quel chef de guerre il soutient. Il est plus probable qu’il soutienne avant tout la stabilité du pays, afin de ne pas risquer de compromettre le rapprochement récent entre les deux États, le Soudan étant le dernier signataire des Accords d’Abraham, mais dont les modalités ne sont pas encore définies. Mais il est également évident qu’Israël va tout faire pour conserver la domination de militaires sur le pays, un Soudan plus démocratique risquant de revenir sur les Accords,  seuls 3% des Soudanais soutenant leur signature en avril 2023.

Au-delà des puissances régionales, le Soudan est également un terrain de conflit entre les grandes puissances. La Russie a de nombreux intérêts dans la région : depuis 2017, la milice Wagner est active au Soudan, ayant établi une holding dans le but d’exploiter des gisements aurifères, et atténuer les sanctions occidentales suite à son annexion de la Crimée. Wagner est un partenaire essentiel des FSR, mais le Kremlin a une position moins tranchée et ne soutient officiellement aucun des chefs de guerre. À cela s’ajoute une base navale russe en projet à Port-Soudan, qui n’attendait que l’approbation du Parlement soudanais… qui n’existe toujours pas ; et qui risque de ne pas exister de sitôt. Un nouvel acteur inattendu est par ailleurs apparu sur la scène du conflit soudanais ces derniers mois, avec l’arrivée de soldats ukrainiens à Khartoum et Omdurman, où ils auraient effectué une attaque de drones sur les FSR alliées à Wagner, selon CNN.

Il est difficile de discerner quel camp les États-Unis favorisent. Leurs alliés dans la région soutiennent chacun des camps différents, et se positionner fermement pour l’un ou l’autre apparaît difficile. Wagner est proche des FSR, donc mécaniquement, les États-Unis devraient soutenir al-Burhan. Mais la question des alliances n’est pas si simpliste au Soudan comme nous venons de le voir. Soutenir les FAS pourrait leur mettre à dos les EAU. De plus, il n’est pas évident que les États-Unis auraient beaucoup à gagner de la victoire de l’un ou l’autre camp.

Les Soudanais, et plus particulièrement les habitants du Darfour, sont doublement pris en otage par des conflits qui ne sont pas les leurs : tout d’abord celui opposant deux groupes armés et deux chefs de guerre qui se désintéressent totalement du sort des Soudanais, et participent à leur massacre, et en trame de fond le conflit par procuration que se livrent des puissances étrangères par pions interposés, qui a été comparée à la guerre civile libyenne. Cette exploitation cynique du conflit alimente les massacres de populations civiles, leur déplacement, et est en train de recréer les conditions d’un génocide au Darfour. (selon "Révolution Permanente")

13 novembre 2023

Le nouveau drone sous-marin autonome du Hamas

Le groupe palestinien a produit un appareil autonome sous forme de torpille pour attaquer les bateaux et les ports israéliens. En voici les principales caractéristiques.

drone

La marine de guerre israélienne n’est pas à l’abri d’une attaque du Hamas. Le groupe palestinien a diffusé une vidéo montrant sa toute nouvelle création : un drone sous-marin autonome qui a la forme d’une torpille guidée. Pour le site Naval News, l’analyste militaire H I Sutton a décrit les capacités de cette arme encore mystérieuse, qui a été baptisée «Al-Asef». Ce submersible, fabriqué localement, aurait déjà été utilisé contre plusieurs bateaux de l’État hébreu. Ces attaques ont permis aux experts de deviner plusieurs caractéristiques de l’appareil.

Le nez de cet engin aquatique semble comporter un déclencheur rudimentaire qui fait exploser une ogive de taille modeste lors d’un impact avec un navire ennemi. Ce drone autonome se comporte donc comme une torpille. Al-Asef est guidé par une caméra de type go-pro montée sur le fuselage. Cela laisse supposer que l’appareil effectue une plongée très superficielle lors de l'attaque, davantage comme un semi-submersible que comme un véritable véhicule sous-marin.

L’expert H I Sutton estime que le corps de cette torpille autonome est en métal. Il est possible qu'il soit assemblé à partir de bouteilles de gaz comprimé utilisées pour de la plongée récréative. Le drone ne semble pas disposer d'un système de flottabilité sophistiqué, de sorte que la profondeur de plongée est probablement contrôlée par les grands ailerons situés à l'arrière de l’engin. La vis arrière (l’hélice) et le carénage pourraient provenir d'un véhicule de propulsion qui aide normalement les plongeurs à aller plus vite sous l’eau.

On ne sait pas si Al-Asef utilise des batteries pour la propulsion ou une forme de moteur à combustion interne. Cependant, un tuyau creux court le long de l'extérieur du véhicule jusqu'à ce qui pourrait être un mât de schnorchel. Il s'agit donc d'un moteur à combustion interne, peut-être à essence. Si c'est le cas, le moteur est à peu près de la même taille que ceux des véhicules aériens autonomes qui sont utilisés dans la guerre en Ukraine. La présence d’un pilote humain pour guider cette torpille permet au Hamas de se passer de capteurs complexes et difficiles à obtenir pour construire ce type de drones. Cependant, cette conception plus simple et bon marché rend Al-Asef plus vulnérable au brouillage électronique. (selon "Capital")

6 novembre 2023

TGV Colmar - Paris

4 allers-retours à nouveau assurés à partir du 11 décembre prochain

colmar0

Dans une lettre adressée à la députée Brigitte Klinkert, qui avait saisi la société de chemins de fer sur la question, la SNCF précise que 7.000 places supplémentaires seront mis en place pour la fin de l'année.
Les liaisons quotidiennes entre Colmar et Paris reviennent. Dès le 11 décembre prochain, quatre allers-retours par jour seront assurés entre la ville alsacienne et la capitale en TGV, a annoncé la SNCF dans une lettre adressée à la députée du Haut-Rhin Brigitte Klinkert.
"L'actuelle diminution de l'offre entre ces deux villes n'est que temporaire", assure la SNCF, qui évoque des travaux qui nécessitent un arrêt "anticipé" du TGV pour pouvoir "accéder à l'atelier de maintenance de Neudorf avant la fermeture de la ligne". Dès le 11 décembre, "le TGV reprendra sa circulation normale jusqu'à Colmar".
7.000 places supplémentaires
La SNCF a également précisé que 7.000 billets supplémentaires "à destination de Colmar" vont être mis en vente "lors de la période des marchés de Noël" pour "participer à l'attractivité de Colmar pendant cette période essentielle (au) territoire".

La députée, qui avait saisi la SNCF, a salué une "bonne nouvelle". "Le transport ferroviaire est indispensable à la vitalité économique et touristique de la région en facilitant les déplacements professionnels et la mobilité décarbonée", a-t-elle ajouté. (selon "BFM Alsace")

Colmar2

4 novembre 2023

Villé : le Père Noël 2023 a disparu !

Les "détectives" Acroballes à Villé le 15 décembre !

mjc0Bouloud et Mme Armelle sont deux clowns détectives. Ils sont chargés de retrouver le Père Noël qui a disparu. Ils décident de mener une enquête à leur manière pour en savoir plus sur ce fabuleux personnage.

Un moment de spectacle burlesque et interactif pour public familial.

Spectacle gratuit, à partir de 4 ans.

Sur inscriptions à la Médiathèque (03.69.33.23.40 ou par mail à bdbr.ville.accueil@alsace.eu).

Attention, le spectacle aura lieu dans la salle de spectacle de la MJC Le Vivarium.

12 novembre 2023

Une conférence pour la Palestine attaquée par des militants d'ultradroite, 3 blessés

Selon l'organisateur de l'événement, des militants d'ultradroite ont tenté de s'introduire dans la salle de conférence en utilisant des « mortiers », des « barres de fer » et des « bouteilles en verre ».

LyonTrois personnes ont été légèrement blessées samedi soir à Lyon lorsque des militants d'ultradroite ont tenté de s'introduire par la force dans une conférence sur la Palestine, selon la préfecture et des témoins.

Une personne a été interpellée dans les rangs de l'ultradroite, a précisé la préfecture en « condamnant fermement les violences commises ».

Autour de 20h, une présence massive des forces de l'ordre et des camions de pompiers se trouvaient autour du local qui a été pris pour cible.

Christophe Oberlin, chirurgien habitué de Gaza qui venait présenter ses deux derniers livres, a décrit des personnes qui « tapaient avec des bâtons » pour enfoncer la porte de la salle dans laquelle se tenait la conférence, sans parvenir à entrer.

« Ils ont attaqué avec des mortiers »

Plusieurs participants décrivent une salle « comble », avec une capacité de « 120 places », dont des enfants et des personnes âgées. Selon eux, une vitre a été brisée.

Jérôme Faÿner, président du Collectif Palestine 69, organisateur de l'évènement, a déclaré vouloir porter plainte. « C'est l'extrême droite, ils ont attaqué avec des mortiers, j'en tiens un dans ma main », a-t-il dit par téléphone, citant aussi des « barres en fer » et des « bouteilles de verre ».

« On s'est retrouvé dans une souricière », a décrit, très angoissée une participante. « On a mis plein de choses pour barricader la porte ».

Environ 1 200 personnes avaient défilé dans l'après-midi à Lyon contre l'extrême droite à l'appel d'un collectif soutenu notamment par le parti La France insoumise (gauche radicale) et des mouvements antifascistes. (selon les "DNA")

26 octobre 2023

Adhésion de la Suède à l’Otan : la Hongrie traîne des pieds

Alors que la Turquie semble avancer, le Premier ministre hongrois retarde toujours l’entrée de Stockholm dans l’alliance.

hongrie« Notre Premier ministre, Viktor Orban, a toujours dit que nous ne serions pas les derniers » à ratifier l’adhésion de la Suède à l’Otan, confiait en juillet dernier une source diplomatique hongroise à l'Opinion. On peut désormais en douter. En effet, lundi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a transmis au Parlement le projet de loi approuvant l’adhésion du royaume scandinave à l’Alliance atlantique, après des mois de blocage. De son côté, le président de la Grande Assemblée nationale turque a « espéré » que les députés en décideront « aussi vite que possible », sans donner de date. Les choses pourraient donc encore traîner, Erdogan se défaussant sur les parlementaires turcs... (selon "L'opinion")

11 octobre 2023

Chine : qu'en est-il du sous-marin coulé ?

Un sous-marin nucléaire chinois aurait coulé fin août, en mer Jaune, avec 55 membres d’équipage. Selon le «Daily Mail», il aurait été pris dans un piège dressé par la marine chinoise contre les sous-marins étrangers.

chineQue s’est-il passé le 21 août dernier au large de la mer Jaune ? Selon un rapport des services secrets britanniques, dévoilé par le Daily Mail, un sous-marin nucléaire chinois aurait coulé avec tout son équipage, à proximité des côtes de la province chinoise du Shandong. Cet accident aurait provoqué la mort de 55 personnes.

Le submersible de type 093 «aurait été pris dans un piège destiné aux sous-marins britanniques en mer Jaune» ou plus généralement aux sous-marins ennemis. Selon le document, «le sous-marin a heurté une chaîne et une ancre utilisées par la marine chinoise comme piège». Il serait ainsi resté coincé pendant près de six heures avant de pouvoir être ramené à la surface. Le sous-marin, bloqué, aurait subi un «dysfonctionnement» de son système de ventilation. «Le système d'oxygène à bord a subi une panne catastrophique qui a entraîné l'empoisonnement de l'équipage», selon le renseignement britannique.

Pékin nie en bloc

«L'incident s'est produit à 8h12, entraînant la mort de 55 membres d'équipage : 22 officiers, 7 élèves officiers, 9 officiers mariniers, 17 marins. Parmi les morts figure le capitaine, le colonel Xue Yong-Peng», indique le rapport qui précise que leur décès serait causé par «une hypoxie due à un défaut du système sur le sous-marin».

De son côté, la Chine a nié l’existence de cet accident tragique. Le ministère de la Défense de Taïwan a, lui, expliqué ne pas pouvoir confirmer cette information, alors même que l'armée de l'île effectuait fréquemment des opérations de surveillance. Les services secrets américains auraient, par ailleurs, signalé l'incident, et Pékin aurait refusé de demander une assistance internationale pour son sous-marin. Or, si l’accident a bien eu lieu, il représenterait un échec sévère pour Pékin. Le sous-marin de type 093 est en effet considéré comme l'un des plus puissants sous-marins d'attaque de la marine chinoise, indique le journal Les Échos. Six bâtiments de ce type seraient actuellement en service. (selon "Capital")

13 septembre 2023

Chez nos voisins vosgiens

saint_di_Avec plus de 70 éditions au compteur, la Grande Braderie de Saint-Dié-des-Vosges est une véritable institution. Ce temps fort de la rentrée déodatienne fera sa 72ème édition le dimanche 17 septembre prochain.

Comme la 71e, cette 72e braderie s’inscrit dans la continuité. Elle sera toujours ouverte de 7h30 à 19h, avec un périmètre qui reste identique aux années précédentes. Soit de la rue Thiers à la rue d’Alsace – jusqu’au pont de Foucharupt – en passant par la place Saint-Martin, le pont de la République, une partie des rues Dauphine et Stanislas, la Place du Marché et ses proches alentours, ainsi que les quais du Maréchal-Leclerc, Jeanne-d’Arc et De-Lattre-de-Tassigny. Six entrées avec chacune une couleur différente permettront d’accéder au périmètre de la braderie. Des navettes circuleront tout au long de la journée, en continu de 8h à 20h, avec un départ toutes les 20 minutes depuis les parkings des hypermarchés E.Leclerc et Cora.

200 commerçants non sédentaires participent à cette 72e édition, pour environ 70 boutiques, restaurants et cafés déodatiens… et seulement 40 exposants pour les puces, qui n’attirent plus autant qu’auparavant. A ce propos, l’adjointe Dominique Chobaut précise que « une réflexion sera menée d’ici l’année prochaine, pour éventuellement fermer les puces et refaire à la place un salon de l’automobile. » En linéaire, cette 72ème Grande Braderie totalisera plus de 2 kilomètres.

Au titre des nouveautés, une politique du zéro déchet sur les emplacements sera pratiquée, comme c’est déjà le cas sur les marchés de Saint-Dié-des-Vosges. Celles et ceux qui ne nettoieront pas leurs emplacements avant de plier bagages seront verbalisés d’une amende de 3e classe. A noter également que Le poste mobile de la Police Municipale sera installé sur les quais. « Si un enfant se perd, il sera emmené au commissariat par la Police Nationale, où ses parents pourront venir le chercher » souligne Dominique Chobaut, tout en remerciant le lycée Jeanne-d’Arc de Bruyères pour la participation d’une quarantaine d’élèves au bon déroulement des opérations.

saint_di_0

9 septembre 2023

Attaque de drones russes contre des sites industriels sur le Danube, près de la Roumanie

Des drones russes ont attaqué des sites «industriels civils» dans la nuit de samedi à dimanche 3 septembre sur le Danube, dans le sud-ouest de l’Ukraine, non loin de la Roumanie.

roumanie«L’ennemi a attaqué les infrastructures industrielles civiles de la région du Danube», a déclaré le bureau du procureur général de l’Ukraine sur Telegram. «L’attaque a fait deux blessés, qui ont été hospitalisés», a-t-il précisé.

Selon le procureur, les forces ukrainiennes ont toutefois réussi à abattre 22 des 25 drones utilisés lors de cette attaque. L’armée russe a de son côté indiqué avoir mené une attaque de drones contre le port de Reni, à la frontière avec la Roumanie, pays membre de l’Otan.

«Cette nuit, les forces aériennes russes ont mené une frappe groupée avec des drones sur des dépôts de carburant utilisés pour ravitailler les équipements militaires de l’armée ukrainienne dans le port de Reni», a indiqué le ministère russe de la Défense, assurant que l’objectif de la frappe avait été «atteint» et toutes les cibles touchées.

Des attaques «injustifiées»

Après la suspension de l’accord qui permettait à l’Ukraine d’exporter en sécurité ses céréales via la mer Noire, la Russie a multiplié les attaques contre les régions d’Odessa et de MyDes installations sur le Danube, notamment le port de Reni et d’Ismail, ont été déjà été ciblées par les forces russes. Condamnant (une nouvelle fois fermement) ces attaques, le ministère roumain de la Défense «réaffirme avec la plus grande fermeté que ces attaques contre des cibles et des infrastructures, dans le sud ukrainien, où se trouvent des ports et autres infrastructures capitales pour ce commerce. (selon "Le Temps")

5 septembre 2023

Un élu réagit quant aux « petits maires »

Alain Grisé, maire d’Urmatt, a réagi quant à l’annonce d’une augmentation des indemnités des maires des communes de plus de 3 500 habitants

urmatt0« La presse s’est récemment fait l’écho des attentions que l’État portait aux maires des communes de plus de 3 500 habitants, en paraissant oublier qu’il existait également plus de 32 000 maires de communes de moins de 3 500 habitants… Mais apparemment, ceux-ci ne semblent pas pouvoir être considérés de la même façon que les autres. La ministre déléguée chargée des Collectivités Territoriales et de la Ruralité, Dominique Faure, laissait entendre, vendredi 18 août, que les maires des communes de plus de 3 500 habitants pourraient voir leur indemnité augmenter… Le niveau de l’augmentation n’a pas été abordé, mais la ministre a confirmé cette évolution de l’indemnité des maires “afin de la porter à la hauteur de leur engagement et pour lutter contre leur découragement”.

Alors, quand doit-on parler d’engagement ?

On peut en déduire immédiatement que les petits maires n’ont pas un engagement à la hauteur, et que, naturellement, ils ne connaissent pas le découragement, puisque supposés être peu engagés. Ce n’est pas la première fois qu’un ministre délégué aura été maladroit, très maladroit. Un ministre devrait savoir que les petites communes doivent répondre aux mêmes impératifs administratifs, réglementaires et financiers que les plus importantes. À une différence près : elles n’en ont pas les moyens, ni humains, ni financiers. Alors que dans les collectivités plus importantes le personnel est plutôt en nombre, avec des services organisés et spécialisés. Le maire y est un chef d’orchestre, le patron d’une structure. Dans les petites communes le personnel et les élus sont en nombre restreint. Chacun met la main à la pâte, tous les jours, jour et nuit quand cela est nécessaire. Le petit maire n’a pas d’amortisseur, toutes les réclamations lui parviennent directement, tous les problèmes s’accumulent sur son petit bureau. Il est censé penser à tout, veiller sur tout, être responsable de tout… , avec bien peu de moyens.

Alors, quand doit-on parler d’engagement ? Tous ces maires sont très conscients de ce que leur mandat implique comme engagement, souvent au détriment de leur vie familiale et parfois professionnelle. Ils n’attendent pas de pourboire ou d’argent de poche. Juste un peu de considération. D’où le sentiment désagréable de se voir relégués dans la tranche la plus basse, celle dont il n’est guère besoin de se préoccuper. » (selon DNA - vallée de la Bruche)

31 août 2023

Etats-Unis : où en sont les affaires judiciaires visant Donald Trump ?

L'ancien président américain doit comparaître dans les prochains jours en Géorgie, après avoir été inculpé pour des soupçons de tentatives d'inverser les résultats de la présidentielle de 2020 dans cet Etat. Il est aussi poursuivi dans trois autres affaires.

donaldDonald Trump est à nouveau attendu au tribunal. Lundi 21 août, l'ancien président américain a confirmé qu'il comparaîtrait devant un tribunal d'Atlanta, en Géorgie (Etats-Unis) jeudi 24 août, dix jours après son inculpation pour des soupçons de tentatives d'obtenir l'inversion des résultats de l'élection présidentielle de 2020 dans cet Etat. L'ex-dirigeant doit verser 200 000 dollars (environ 184 000 euros) de caution au tribunal, d'après des documents judiciaires rendus publics lundi.

New York, Washington, Atlanta... Cette inculpation en Géorgie est la quatrième en quelques mois pour l'ancien chef d'Etat, favori pour les primaires républicaines avant l'élection présidentielle de 2024. Franceinfo revient sur les affaires judiciaires de l'ancien locataire de la Maison Blanche.

Inculpé en Géorgie pour des soupçons de tentatives d'inverser le résultat de l'élection

Le 14 août, un grand jury a inculpé Donald Trump et 18 autres personnes, suspectant des tentatives de modifier le résultat de l'élection présidentielle de 2020 en Géorgie. Le président démocrate des Etats-Unis, Joe Biden, y était arrivé en tête avec 49,47% des votes, contre 49,24% pour Donald Trump. Les 19 inculpés sont poursuivis dans le cadre d'une loi sur la délinquance en bande organisée, prévoyant des peines de cinq à vingt ans de prison. Parmi eux, l'ancien maire de New York et avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani.

L'ancien président républicain et ces 18 autres prévenus sont notamment accusés de "fausses déclarations et faux documents", "faux et usage de faux", "usurpation de fonction publique" ou encore "tentative criminelle de commettre une influence sur des témoins". D'après l'acte d'accusation, "Trump et les autres prévenus ont refusé de reconnaître qu'il avait perdu, et ont en connaissance de cause et délibérément participé à un complot pour changer illégalement le résultat de l'élection en sa faveur".

L'acte d'accusation, publié et décrypté par le New York Times, revient sur un appel entre Donald Trump et Brad Raffensperger, secrétaire d'Etat républicain de Géorgie, le 2 janvier 2021. Lors de cet appel, le président alors encore en exercice martèle qu'il l'a emporté en Géorgie, lançant notamment cette phrase : "Je veux juste trouver 11 780 votes, soit un de plus que [le retard que] nous avons, car nous avons gagné l'Etat." Au cours de l'échange, Donald Trump est accusé d'avoir divulgué de fausses informations sur le déroulé de l'élection et le décompte des votes dans l'Etat. Autre accusation portée contre les prévenus : le fait d'avoir "conspiré" pour "accéder illégalement à du matériel électoral sécurisé et aux données d'électeurs".

La procureure du comté de Fulton, en Géorgie, a proposé que le procès des 19 co-accusés débute le 4 mars 2024. Il risque néanmoins d'être retardé du fait de procédures juridiques lancées par les prévenus pour le repousser, souligne le New York Times.

Poursuivi pour "complot à l'encontre de l'Etat américain" lors de l'assaut du Capitole

Deux semaines avant son inculpation en Géorgie, Donald Trump a été inculpé, le 1er août, de quatre chefs d'accusation dans l'enquête menée par le procureur spécial Jack Smith : "complot à l'encontre de l'Etat américain", "atteinte aux droits électoraux", "complot" et "entrave à une procédure officielle". Ces accusations concernent les efforts de l'ancien président pour inverser les résultats de l'élection présidentielle, jusqu'à l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, à l'heure de la certification officielle des résultats.

"Malgré sa défaite, le prévenu était déterminé à rester au pouvoir. Pendant plus de deux mois après le scrutin du 3 novembre 2020, le prévenu a diffusé des mensonges selon lesquels il y avait eu des fraudes ayant modifié le résultat et qu'il avait en fait gagné", précise l'acte d'accusation publié, entre autres, par le New York Times. "Ces allégations étaient fausses et le prévenu savait qu'elles étaient fausses. Mais le prévenu les a répétées et les a largement diffusées malgré tout, pour que ses affirmations fausses apparaissent comme légitimes, pour créer une atmosphère nationale de méfiance et de colère et éroder la confiance du public dans la gestion des élections."

Lors d'une brève allocution le 1er août, Jack Smith a déclaré que l'assaut du Capitole avait "été encouragé par des mensonges. Des mensonges de l'accusé destinés à entraver une fonction essentielle de l'Etat américain : le processus par lequel la nation collecte, compte et certifie les résultats de l'élection présidentielle". Le procureur souhaite que le procès de Donald Trump commence dès le 2 janvier 2024, mais la défense de l'ancien président a proposé une date bien plus tardive : avril 2026, soit un an et demi après la prochaine présidentielle. Une audience prévue le 28 août doit fixer la date exacte du procès. L'ancien président a plaidé non coupable.

Inculpé pour avoir conservé des documents présidentiels confidentiels

En parallèle de cette enquête, Donald Trump est également visé pour avoir conservé des documents confidentiels après son départ de la Maison Blanche. Le milliardaire a annoncé, le 8 juin, avoir été inculpé par la justice fédérale dans le cadre de ces accusations. Il s'agissait alors d'une première pour un ancien chef d'Etat américain, souligne NBC News. Le dossier comprend 40 chefs d'accusation, précise le Washington Post. Le procès dans cette affaire doit débuter le 20 mai 2024.

Donald Trump, qui plaide non coupable, est accusé d'avoir gardé des archives présidentielles en violation des lois ampéricaines. L'acte d'accusation, décrypté par le New York Times, vise l'ancien locataire de la Maison Blanche pour "rétention illégale d'informations portant sur la sécurité nationale", "entrave à la justice" et "faux témoignage". Dans sa résidence de Mar-a-Lago (Floride), le milliardaire est accusé d'avoir gardé dans l'illégalité des dizaines de documents confidentiels, portant notamment sur les capacités militaires des Etats-Unis et d'autres pays, ou encore sur la force nucléaire américaine.

Le républicain a gardé ces boîtes d'archives dans plusieurs pièces de sa résidence privée, comme sa chambre, une salle de bain (et une douche), son bureau, ou encore une salle de bal. L'acte d'accusation précise qu'entre janvier 2021 et août 2022, plus de 150 événements ont été organisés dans la luxueuse résidence... tandis que les boîtes de documents confidentiels étaient stockées au même endroit, sans sécurité renforcée. Dans un enregistrement dévoilé par CNN datant de juillet 2021, Donald Trump évoque des documents "hautement confidentiels". "Voilà les documents, l’armée me les a préparés et me remis", déclare-t-il.

Poursuivi dans l'affaire Stormy Daniels

Au tribunal de Manhattan, à New York, Donald Trump a été inculpé, début avril, de 34 chefs d'accusatio , dans le cadre de l'affaire le liant à l'actrice et réalisatrice de films pornographiques Stephanie Clifford (mieux connue sous le nom de Stormy Daniels). Le procès est également attendu en 2024, à partir du 25 mars.

L'ancien président est accusé d'avoir falsifié des documents comptables peu après son arrivée à la Maison Blanche, dans le but de masquer le remboursement à son avocat, Michael Cohen, de la somme de 130 000 dollars. L'avocat personnel de Donald Trump avait versé ce montant à Stephanie Clifford en octobre 2016, peu avant l'élection présidentielle, pour obtenir son silence sur une supposée relation extraconjugale avec le milliardaire. Le motif exact du remboursement a été masqué, entre autres, via des factures ou des paiements en chèque pour des services juridiques fictifs, selon l'acte d'accusation. Le document détaille aussi deux autres affaires de transactions pour faire taire des rumeurs compromettantes pour Donald Trump. (selon Franceinfo)

18 août 2023

La Russie se relance dans la course vers la Lune

Vendredi 11 août, la Russie a lancé sa première sonde lunaire depuis cinquante ans. Une mission à haut risque, mais éminemment symbolique.

luneDécollage réussi ! La fusée Soyouz s’est élevée dans un panache de fumée et de flammes sous un ciel gris, vendredi 11 août à 02 h 10 heure de Moscou (23 h 10 GMT) depuis le cosmodrome de Vostotchny en Extrême-Orient, emportant avec elle la sonde lunaire Luna-25.

L’équipage doit atteindre dans cinq jours l’orbite lunaire, sur laquelle il passera ensuite entre trois et sept jours pour choisir le bon endroit avant de se poser dans la zone du pôle sud lunaire.

« La mise de l’appareil en orbite lunaire de 100 km de haut est prévue le 16 août, et son alunissage en douceur sur la surface du satellite naturel de la Terre est attendu le 21 août au nord du cratère de Bougouslavski », sur le pôle sud lunaire, a précisé Roscosmos dans un communiqué.

Un décollage historique

Il s’agit de la première mission lunaire pour Moscou depuis 1976, époque à laquelle l’URSS faisait figure de pionnier dans la conquête spatiale. Une étoile qui a pâli en raison de problème de financement et de scandales de corruption. Cette mission est dès lors destinée à donner un nouvel élan au secteur spatial russe, en difficulté depuis des années et isolé du fait de la guerre en Ukrain .

Et « pour la première fois dans l’histoire, l’alunissage sera effectué sur le pôle sud lunaire. Jusqu’ici, tout le monde alunissait dans la zone équatoriale », s’était félicité un haut responsable de Roscosmos, Alexandre Blokhine, dans un récent entretien au journal officiel Rossiïskaïa Gazeta.

« L’ambition de nos ancêtres »

La sonde, qui devra rester sur la Lune pendant un an, aura pour mission de « prélever (des échantillons) et analyser le sol », ainsi que de « mener des recherches scientifiques à long terme », a encore indiqué l’agence spatiale.

Ce lancement est la première mission du nouveau programme lunaire russe, qui démarre au moment où Roscosmos est privé de ses partenariats avec l’Occident. Comme pour son orientation diplomatique, Moscou cherche ainsi à développer la coopération spatiale avec la Chine.

Les ambitions sont grandes : selon l’expert russe spécialiste de l’espace Vitali Iegorov, c’est la première fois que la Russie post-soviétique tente de placer un appareil sur un corps céleste. « La plus grande question sera : peut-il se poser ? », a-t-il expliqué à l’AFP, soulignant que cette mission est « d’une grande importance » pour la Russie.

Le président Vladimir Poutine a promis de poursuivre le programme spatial russe malgré les sanctions, prenant pour exemple l’envoi par l’URSS du premier homme dans l’espace en 1961, en pleine escalade des tensions Est-Ouest.

« Nous sommes guidés par l’ambition de nos ancêtres d’aller de l’avant, malgré les difficultés et les tentatives extérieures de nous en empêcher », a déclaré M. Poutine, s’exprimant sur le cosmodrome de Vostotchny l’année dernière.

Mission « risquée »

Reste que la mission Luna-25 est « risquée », de l’aveu même du patron de Roscosmos Iouri Borissov. « La probabilité de réussite de telles missions est estimée à environ 70 % », a-t-il dit à Vladimir Poutine lors d’une réunion en juin.

Le premier étage du lanceur Soyouz est retombé à 28 km du village de Chakhtinski, dans la région de Khabarovsk en Extrême-Orient, a annoncé sur Telegram le gouverneur régional, Mikhaïl Degtiariov. Selon lui, les 18 habitants du village ont été évacués une heure avant le lancement et ont pu regagner leurs maisons quelques heures plus tard. (selon "Paris-Match")
4 septembre 2023

La Côte d’Ivoire à la conquête de l’espace

Les autorités ivoiriennes, en partenariat avec l’Institut national polytechnique de Yamoussoukro, veulent lancer le premier nanosatellite ivoirien à l’horizon 2024 et créer une agence spatiale ivoirienne. L’annonce a été faite officiellement lors de la conférence NewSpace Africa, qui a regroupé du 25 au 28 avril à Abidjan les acteurs du secteur spatial sur le continent. Nommé Yam-Sat CI 01, ce nanosatellite toujours au stade de projet pourrait permettre à la Côte d’Ivoire, pays le plus développé d’Afrique de l’Ouest francophone, de s'émanciper des satellites internationaux.

abidjan0

Un satellite 100 % ivoirien. L’annonce a été faite par le ministre de l’Enseignement et de la Recherche scientifique lors de la conférence NewSpace Africa, qui s’est tenue à l'hôtel Ivoire d’Abidjan du 25 au 28 avril. Une nouvelle applaudie par la centaine d’acteurs du spatial en Afrique participant à l’événement. Parmi eux, Boubacar Fofana, président de l’entreprise à l'initiative du projet de nanosatellite baptisé "Yam-Sat CI 01". "Yam" pour Yamoussoukro, la capitale ivoirienne, et "Sat CI 01" pour marquer le fait qu’il s’agit du premier satellite fabriqué en Côte d'Ivoire.

"Avec notre propre satellite, nous pourrons mieux observer l'avancée des terroristes, cartographier l'étendue de la déforestation, détecter l’orpaillage clandestin ou encore faciliter l'accès à l’eau potable", se réjouit déjà l'entrepreneur. Ce satellite ivoirien, Boubacar Fofana en rêve depuis 2019. Pour parvenir à ses fins, il s’est associé à l'Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro, une prestigieuse école ivoirienne. Un partenariat entre le public et le privé qui lui permet d’obtenir des soutiens techniques, des locaux et une collaboration avec des ingénieurs.

"Dans notre école, nous avons des connaissances et nous travaillons déjà sur le domaine spatial. Mais nous avions besoin d'un soutien extérieur comme celui de Boubacar Fofana et de financements pour pouvoir convaincre les politiques", se souvient le professeur Pierre Yourougou, directeur adjoint de l’INP-HB. Ensemble, ils montent le projet Yam-Sat CI 01 et se donnent pour mission de persuader les autorités. "Le nanosatellite sera lancé en août 2024", assure Boubacar Fofana.

46 satellites et nanosatellites africains dans l’espace depuis 1998

Ce visionnaire n’est pas le premier à rêver d’un satellite pour son pays. En 2015 déjà, le président de la République Alassane Ouattara avait lancé une étude de faisabilité à ce sujet. Mais à ce jour, aucun satellite ivoirien n’a encore rejoint les 46 engins africains gravitant dans l’espace depuis 1998. La création d’une agence spatiale ivoirienne annoncée en 2021 par le ministre de l’Enseignement et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, ne s’est toujours pas concrétisée.

En cause : le manque de financement, l’absence de structures et des réglementations "souvent vagues ou inexistantes", a reconnu le ministre lors de son discours à la conférence. "L’expertise existe en Côte d'Ivoire, comme dans beaucoup de pays d'Afrique, mais elle n'est pas structurée, ni utilisée", a-t-il souligné, rappelant la volonté de l'État ivoirien de faire avancer le projet.

Pour Boubacar Fofana, nul besoin d’attendre la création d’une agence spatiale ivoirienne pour lancer des satellites. L’argument selon lequel la Côte d’Ivoire manque de moyens pour ce genre de projets n’est pas recevable selon lui. L'entrepreneur estime que l’on peut commencer à construire et lancer des nanosatellites avec 50 millions de francs CFA, soit près de 80 000 euros. "On peut mobiliser cet argent assez facilement, que ce soit avec des investissements du secteur privé, des dons d’anciens de l’INP-HB, des fonds gouvernementaux, etc. Plus on augmentera le budget, plus on visera un satellite de qualité et durable."

Mais lancer des satellites ne suffit pas, estime-t-il. Si la Côte d’Ivoire veut allonger la liste actuelle des 15 pays africains présents dans l’espace, elle devra aussi miser sur le traitement des données satellite, notamment en investissant dans les écoles d'ingénieurs.

L'expert spatial auprès de la Commission de l'Union africaine et coordinateur du programme GMES (Global Monitoring for Environment and Security) pour l'Afrique, Tidiane Ouattara, appelle les dirigeants africains à s'emparer du spatial comme d'un outil de souveraineté. Ceux-ci pourraient bénéficier de l’appui au développement de l’Agence spatiale africaine, créée par l’Union africaine en 2018. Une agence approuvée par 55 pays du continent et dont le siège se situe au Caire. L’existence de cette agence démontre qu’il existe une prise de conscience au niveau continental. Le chiffre d'affaires du secteur spatial africain est d'ailleurs estimé à 10 milliards de dollars d’ici 2024 selon Sékou Ouedraogo, auteur de "L’agence spatiale africaine. Vecteur de développement" (éd. L'Harmattan), interrogé sur France 24. (selon "France 24")

30 juillet 2023

Wagner : les USA sanctionnent 3 colonels maliens

Les Etats-Unis ont annoncé lundi des sanctions économiques visant trois militaires maliens, dont l'actuel ministre de la Défense, pour avoir "facilité le déploiement et l'expansion" des activités au Mali du groupe paramilitaire russe Wagner.

wagnerCes sanctions visent trois gradés de l'armée malienne : le colonel Sadio Camara, ministre de la Défense, qui détient également la nationalité française, ainsi que le colonel Alou Boi Diarra et le lieutenant-colonel Adama Bagayoko, tous deux responsables dans l'armée de l'air.

Washington fait état "de preuves montrant que ces responsables maliens ont contribué aux activités malveillantes du groupe Wagner au Mali", dans un communiqué du Trésor américain.

"Ces responsables ont rendu leur peuple vulnérable aux activités déstabilisatrices et aux violations des droits humains du groupe Wagner tout en ouvrant la voie à l'exploitation des ressources souveraines de leur pays au profit des opérations du groupe Wagner en Ukraine", a-t-il ajouté.

Les avoirs aux Etats-Unis de ces trois responsables sont gelés et il leur est interdit d'effectuer des transactions avec des personnes ou des entreprises américaines.

Selon Washington, depuis l'arrivée du groupe Wagner au Mali en décembre 2021, le nombre de victimes civiles dans ce pays a augmenté de 278%, notamment en raison d'opérations menées par les forces armées maliennes aux côtés de membres du groupe Wagner.

Des sanctions économiques avaient été prises par les Etats-Unis contre ce groupe en juin 2017, puis réitérées en janvier dernier.

L'avenir de Wagner, qui a combattu en Ukraine et dont la présence a été attestée dans plusieurs pays d'Afrique mais aussi en Syrie, est en question après la rébellion de 24 heures conduite en juin en Russie par son patron, Evguéni Prigojine.

Moscou a affirmé que son avenir en Afrique dépendrait "des pays concernés". (selon  "RFI")

28 août 2023

L’Éthiopie et l’Égypte parmi les six nouveaux membres des Brics

Réuni à Johannesburg, le groupe des Brics va accueillir six nouveaux pays à compter de janvier 2024, a annoncé le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, ce 24 août.

bricsL’Iran, l’Argentine, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, mais aussi l’Égypte et l’Éthiopie, vont rejoindre le groupe des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui s’est réuni en sommet à Johannesburg du 22 au 24 août. « L’adhésion prendra effet à compter du 1er janvier 2024 », a déclaré le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, lors d’une conférence de presse conjointe des dirigeants des cinq nations qui composent actuellement le bloc. « Avec ce sommet, les Brics entament un nouveau chapitre », s’est-il félicité.

La veille, Pretoria avait annoncé que tous les pays membres s’étaient accordés sur le principe d’un élargissement. « Nous avons adopté un document qui définit les lignes directrices, les principes et les processus d’examen des pays qui souhaitent devenir membres des Brics », avait précisé la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Naledi Pandor, en soulignant une avancée « positive ».

Une quarantaine de pays avaient demandé leur adhésion ou manifesté leur intérêt. Selon les dirigeants du « club des cinq », qui produit un quart de la richesse mondiale et rassemble 42 % de la population du globe, cet engouement montre l’influence grandissante des pays émergents sur la scène mondiale.

Chine vs Inde

La question de l’élargissement était la priorité de ce quinzième sommet. Alliance hétérogène de pays géographiquement éloignés et d’économies aux croissances respectives inégales, les Brics ont dû s’accorder sur le choix stratégique des nouveaux entrants. Les tractations ont eu lieu lors d’une session plénière qui s’est tenue à huis clos mercredi. Les rencontres bilatérales se sont également multipliées depuis l’ouverture du sommet.

La Chine, poids lourd comptant pour environ 70 % du PIB du groupe, était clairement en faveur de l’ouverture. Mais l’Inde, autre locomotive économique qui se méfie des ambitions de son rival chinois, avait des réserves. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, avait rappelé qu’un « consensus » sur les modalités devrait être trouvé. Le processus de décision au sein des Brics requiert en effet l’unanimité.

Selon les observateurs, le Brésil craignait également qu’une expansion ne « dilue » sa propre influence, à la fois à l’échelle mondiale et au sein du bloc.

Les Brics ont réaffirmé leur position « non alignée » lors du sommet, à un moment où le conflit en Ukraine accentue les divisions. Les États-Unis, quant à eux, ont déclaré ne pas voir dans les Brics de futurs « rivaux géopolitiques » et vouloir maintenir de « solides relations » avec le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud. (selon AFP et JEUNEAFRIQUE)

2 août 2023

Châtenois : Alsace Nature refuse la médiation

ch_tenois1« Nous avons pris la décision de ne pas répondre positivement à la proposition de médiation » concernant le projet de contournement de Châtenois, annonce Michèle Grosjean, présidente d'Alsace-Nature, lors d’une conférence de presse mardi 1er août. Les "pseudo-écolos" sortent du bois ! Leur but : faire traîner le plus possible les négociations et obtenir à terme l'arrêt définitif des travaux ! Cela a le mérite d'être clair dans des manoeuvres où tous les coups leur paraissent permis.

La médiation étant refusée, la décision de la cour administrative d’appel de Nancy devrait être rendue dans plusieurs semaines. Si cette juridiction confirmait la décision du tribunal administratif de Strasbourg, les porteurs du projet seraient obligés d’obtenir une nouvelle autorisation environnementale, un processus qui serait long et difficile vu l’implantation du projet. Mais visiblement, la pollution, les bouchons, les finances sont autant de sujets qui n'intéressent pas Alsace-(si peu)Nature. Ils ont réussi leur (mauvais) coup, c'est tout ce qui compte pour eux.

ch_tenois2

Communiqué de presse d'Alsace-Nature du 1/8/2023

A1

A2

A3Motion du  conseil municipal de Rombach-le-Franc

Le maire rappelle l’annulation par le tribunal administratif de Strasbourg de l’autorisation environnementale permettant de réaliser les travaux de la déviation de Châtenois. Les élus de l’association du massif vosgien (AMV) réunis le vendredi 2 juin au Bonhomme ont proposé aux conseils municipaux d’approuver une motion de soutien à la reprise rapide des travaux, estimant que cette déviation est un élément essentiel à la mise en place d’une politique de transports de marchandises au niveau du massif vosgien. La motion est adoptée à l’unanimité. (selon DNA)

16 août 2023

Grève chez Ryanair en Belgique

15.000 passagers qui devaient décoller de Charleroi ou y atterrir ont été affectés ce lundi et ce mardi par ce mouvement social.

belgiqueUn total de 88 vols au départ et à l'arrivée de l'aéroport de Charleroi (Belgique) sont annulés ce lundi et mardi en raison d'une grève des pilotes de Ryanair pour leurs conditions de travail, la troisième en l'espace d'un mois. Quelque 15.000 passagers qui devaient décoller de Charleroi ou y atterrir sont affectés par le mouvement social, a précisé à l'AFP la direction de l'aéroport.

Les pilotes de Ryanair basés en Belgique avaient déjà fait grève le week-end des 15 et 16 juillet (120 vols annulés) puis le week-end des 29 et 30 juillet (96 vols annulés). Ils reprochent à la compagnie irlandaise de ne pas vouloir respecter une convention collective prévoyant un certain nombre de jours de repos en échange des baisses de salaires consenties en 2020 au moment de la crise du Covid-19.

"Il y a une exaspération du personnel"

Par ailleurs, à rebours de ses engagements, "la compagnie n'a pas voulu restaurer la totalité du salaire et considère que les indexations qui ont eu lieu", conformément à la législation belge, "valent pour restauration", indique Kevin Cam, un pilote de Ryanair interrogé par l'AFP. Les syndicats de pilotes accusent l'entreprise de ne pas respecter le droit belge et de prospérer grâce à un "dumping social" qui crée une concurrence déloyale envers les autres compagnies.

"Il y a une exaspération du personnel. Nous sommes face à un employeur qui dit ouvertement qu'il ne respectera pas les législations (...) qui nous dit +retirez toutes les plaintes, sinon j'augmente le temps de travail et je n'indexe pas vos salaires+", déclare Didier Lebbe, représentant du Syndicat des employés. De son côté, la compagnie affirme que plus de la moitié du trafic Ryanair à Charleroi est assuré par des avions exploités par du personnel non belge.

"Les syndicats de pilotes belges devraient négocier plutôt que de faire grève", avait réagi Ryanair en juillet, en se félicitant des accords déjà conclus avec leurs homologues italiens, espagnols et français sur les conditions de travail. (selon AFP)

29 juillet 2023

Châtenois : la CEA accepte la médiation

La collectivité européenne d’Alsace a répondu favorablement à la proposition de la cour administrative de Nancy, formulée le 20 juillet. Elle avait saisi la juridiction d’appel pour tenter de suspendre la décision d’arrêter les travaux prise par le tribunal administratif de Strasbourg le 12 mai.

ch_tenoisUne bonne nouvelle ? A voir, tant les positions des élus et d'Alsace-Nature divergent. La CEA veut continuer les travaux du contournement très rapidement. Alsace-Nature veut la remise en état du chantier, donc l'abandon du contournement. Les négociations risquent de durer sans que les travaux ne reprennent. En fait, ne serait-on pas à  remplacer la déviation par une impasse ?

On n'est pas au bout d'un feuilleton qui risque de coûter cher aux usagers, aux riverains et aux contribuables.

Extrait de la presse locale :

Num_risation_20230729

28 juillet 2023

Malgré le retrait de ses troupes : Berlin maintient son aide au développement au Mali

Berlin veut poursuivre son aide au Mali, même après le retrait des soldats de la Bundeswehr, a confirmé le secrétaire d’État au ministère du Développement dans une interview au quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung. Des propos qui tranchent avec la position française.

Allemagne« L’Allemagne est active au Mali, avec les Nations-Unies, les organisations non gouvernementales et les 300 personnes de notre société pour la coopération internationale. Il ne s’agit pas de coopérer financièrement avec le gouvernement militaire malien, il s’agit d’activités sur le terrain qui se veulent au plus proches de la population », a déclaré Jochen Flasbarth, le secrétaire d’État au ministère allemand du Développement.

C’est donc ainsi qu’il définit et justifie la position de Berlin qui, même après le retrait de la Bundeswehr du Mali, d’ici à la fin de l’année, veut poursuivre son aide au développement, voire la renforcer dans la région du Sahel.

Cette interview est une réponse aux propos de la ministre française des Affaires étrangère dans les colonnes du même journal. Catherine Colonna avait indirectement conseillé à Berlin de faire preuve de clairvoyance et de suivre le même chemin que la France. Les autorités françaises avaient, en retirant leurs troupes, mis fin également aux coopérations.

« Je ne partage pas ce point de vue français, a expliqué Jochen Flasbarth. Nous ne sommes pas naïfs à l’égard du gouvernement malien mais si l’on n’aide pas les gens sur place, dans leur vie quotidienne, il n’y a plus de levier pour changer son comportement ».

Avec un millier de soldats environ, l’Allemagne est le plus important contributeur occidental à la Minusma. Le pays avait prévu de se retirer progressivement d’ici à mai 2024 mais la décision de l’ONU de mettre terme à la mission avec effet immédiat a précipité les choses. Tous les pays participant à la mission onusienne doivent désormais se concentrer sur l’organisation du retrait de leurs troupes, qui devra être bouclé d’ici au 31 décembre 2023.

De son côté, le ministre malien de la Défense a assuré Berlin du «soutien » des autorités maliennes pour un retrait ordonné de ses troupes de la mission de l’ONU, Minusma, d’ici à la fin 2023, a annoncé le jeudi dernier, le ministère de la Défense allemand. (selon Maliweb.net)

Publicité
Publicité
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Visiteurs
Depuis la création 2 280 556
Publicité