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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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22 janvier 2012

Afghanistan : une dure réalité

2995251Les soldats français attaqués dans leur propre campement, là où ils devaient être en sécurité, voilà un pas supplémentaire franchi dans la guerre  en Afghanistan, où les talibans ne vont pas laisser à l'occident l'occasion de s'en sortir "avec les honneurs", tout comme ils ne l'avaient pas laissé aux soviétiques. L'infiltration des troupes gouvernementales afghanes n'est qu'un pas supplémentaire auquel tous les stratèges auraient dû s'attendre. La réponse rapide du président de la République Nicolas Sarkozy est à la fois un aveu de faiblesse et une tentative de récupération électoraliste déplacée : il suspend temporairement toutes les opérations et n'exclut pas un retrait anticipé. Vite dit, car nous faisons partie d'une coalition et la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton lui rappelle immédiatement : elle ne doute pas un seul instant que la France accomplira sa mission jusqu'au bout. Arrivé en Afghanistan, Gérard Longuet, ministre de la défense, reprend : "La mission reste exactement la même, faire émerger une force stable pour transmettre le relais au Afghans." Il y a les préoccupations électoralistes qui surgissent alors même que les morts ne sont pas enterrés, et il y a la guerre dans laquelle on s'est peut-être engagé inconsidérément, qu'on ne pouvait imaginer sans casse (notre président a certainement déjà entendu parler de Dien Bien Phu) et qu'il faut maintenant mener jusqu'au bout. Et nos alliés sont là pour nous rappeler nos engagements. Mais qui donc, autre que Sarkozy, a rejoint le commandement unique de l'OTAN à son arrivée au pouvoir ? Il doit aujourd'hui en assumer les conséquences, aussi douloureuses soient-elles, car ce n'est pas avec une pirouette supplémentaire qu'il s'en sortira.

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22 novembre 2011

Hôpital de Sélestat : Fillon passe, le passif reste

2011_05_30_fillon_1Le 30 mai dernier, François Fillon et son armada UMP de ministres (Xavier Bertrand, ministre du travail, Nora Berra, secrétaire d'Etat à la santé, et bien sûr le ministre alsacien Philippe Richert), le député-conseiller régional, le conseiller général-maire en écharpe tricolore, inauguraient en grandes pompes l'hôpital de Sélestat rénové ! D'ailleurs le maire Marcel Bauer jubilait : "J'ai fait un rêve, il s'est réalisé !" Presque aussi important ce rêve que celui de Martin Luther King ! Et le premier ministre déclarait même que c'était "l'hôpital le plus moderne".

Cinq mois plus tard, la chansonnette est toute autre et le rêve s'est transformé en cauchemar ! Les "huiles" sont loin, mais le déficit de gestion reste ! L'hôpital rénové a d'ailleurs moins de lits que l'ancien ! Comme la situation budgétaire devient intenable, c'est le personnel qui est appelé à l'aide par la direction : "Notre établissement est confronté depuis plusieurs mois à des difficultés financières ...", dans une lettre adressée à tout le personnel pour l'inviter à une réunion d'information le vendredi, 18 novembre. Plus de 300 personnes concernées sont venues crier leur indignation de voir qu'on voulait leur faire payer la mauvaise gestion des dirigeants qui annoncent un déficit prévisionnel de 2,5 millions d'€, alors que l'Etat est en retard de dotation de plus de 1 million d'€. La direction annonce donc sous les huées du public 12 mesures dont les plus graves sont le non-renouvellement des contractuels (CDD), l'encadrement voire la réduction des ITT (20 jours de RTT ramenés à 10) et de nombreuses primes (indemnité d'astreinte de 500 €, ...). 

D'ores et déjà, la CGT appelle à la mobilisation. D'autre part, il semble qu'un collectif "les indignés de Sélestat" s'est également mis en place. Tous se donnent rendez-vous le 13 décembre prochain pour des "actions de masse", car la mise en déficit de nos services de santé a lieu au plan national (voir "L'Est Républicain" du 17/11 qui relate la mise sous tutelle de l'hôpital de Hayange en Moselle).

16 novembre 2011

La rigueur pratiquée par des élus locaux

austerite__1_A Villé, les économies de bout de chandelles sont d'actualité depuis quelque temps. Ainsi l'éclairage public qui s'éteint toutes les nuits. Mais notre très sarkozyste maire de Villé, candidat UMP aux élections régionales, vient de passer à la vitesse supérieure, à lire le dernier bulletin municipal enfin arrivé : "Pour notre commune, après une longue période d'investissement (sentier multi-activités, école primaire, école maternelle, église Notre-Dame, requalification urbaine, voieries diverses, sanitaires-vestiaires, club-house et mairie), il est nécessaire de suspendre momentanément les grands travaux au regard des impératifs budgétaires et de la baisse des aides des partenaires institutionnels (Etat, Région, Département)." A Maisonsgoutte, où la ZAIM est toujours inoccupée, l'austérité mal placée apparaît aussi : on ne déneigera plus les rues cet hiver ... sauf quelques-unes trop en pente ! Bon sang, pourvu que cette municipalité ne se mette pas à éteindre les lampadaires, sinon bonjour les dégâts en cas de verglas. Mais la meilleure, se situe à Schirmeck, dans la vallée voisine, où le maire conseiller général UMP et sa municipalité veulent suivre à leur échelle l'exemple de leur chef de file national. Celui-ci ayant repoussé l'âge de la retraite de 60 à 62 ans (et ce n'est pas fini ?), la municipalité réfléchit à repousser de 65 à 70 ans l'âge d'invitation des retraités au traditionnel repas de Noël. Il n'y a pas de petites économies, que des petites cervelles ? 

15 novembre 2011

L'ail-phone de Triembach-au-Val

Et n'oubliez pas de consulter le magnifique site en cliquant sur le titre ci-dessous :

Noël 2011 à Triembach-au-Val

Vous le trouverez à partir de n'importe quel ordinateur branché à internet, mais aussi d'un i-phone (ail-phone à Triembach, ou plutôt en dialecte "knowli-phone").

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Le nouveau "knowli-phone" disponible chez les fournisseurs téléphoniques.

9 novembre 2011

Baroin en échec par effraction

echecs_BaroinLe ministre des finances, maire de Troyes, François Baroin est connu pour être un spécialiste du jeu des échecs : " C’est un jeu intelligent, qui associe à la fois la prise de décision tactique à court terme, et la réflexion stratégique à plus long terme. Le jeu d’échecs est même pour moi, dans un certain sens, une forme d’expression poétique. " Mais cette fois c'est lui qui a été mis en échec ! Répondant à une question sur le plan d'austérité du gouvernement, François Baroin lançait : "Est-ce du courage de mentir, de basculer dans la démagogie, de taire la vérité, de vous accrocher à des vieilles lunes socialistes qui vous ont certes conduit par effraction au pouvoir en 1997 ?" Alors que son chef de file Fillon a avoué publiquement qu'il mettait en place le plan d'austérité le plus grave "depuis 1945", Baroin a provoqué à l'Assemblée Nationale l'incident le plus grave de la Vème République, provoquant non seulement la suspension, mais la levée de la séance publique ! Une attitude digne du "Casse-toi pov'con" de son mentor Sarkozy. Voilà une atteinte grave au débat démocratique et une insulte au suffrage universel.

Vidéo - Pour la socialiste Aurélie Filipetti, les propos de François Baroin relèvent de l'injure.


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29 octobre 2011

Saupoudrage


FR67VVIL0008La délibération du conseil général n° CP/2011/659 du 3 octobre 2011 est ainsi formulée : 

Développement des filières - 2152 - Aide départementale aux ateliers de transformation et de vente en zone de montagne :

La Commission Permanente du Conseil Général, statuant par délégation et sur proposition de son président, décide d'attribuer au bénéficiaire figurant au rapport une subvention de 1249,50 € au titre de l'aide aux ateliers de transformation et de vente en zone "Massif Vosgien". Le versement de la subvention interviendra sur production de factures justificatives certifiées acquittées."

Dans le Val de Villé, toutes les entreprises ou commerces ne toucheront pas cette petite rustine céleste. En effet, sur l'ensemble de notre canton, seuls Albé, Saint-Martin, Breitenbach, Maisonsgoutte, Steige, Breitenau, Bassemberg, Fouchy, Lalaye et Urbeis. Toute la vallée ne profitera donc pas de cette mesurette inefficace de saupoudrage qui n'encouragera ni ne découragera aucune entreprise. Je tiens pourtant à rappeler que la loi-montagne de 1985 (adoptée à l'unanimité sous le gouvernement Fabius, mais dont le gouvernement suivant de Chirac n'a pas pris la plupart des décrets d'application) était basée sur le fait que des entités géographiques, économiques et culturelles de montagne étaient des zones handicapées. Visiblement, ce principe n'a pas été appliqué ici où l'entité, c'est toute la vallée, pour quelque action qu'elle soit à mener, et nos élus locaux, anciens ou nouveaux, ne s'en sont jamais ému ni même aperçu, alors qu'il faut ranger depuis un demi-siècle notre vallée parmi les plus sinistrées du fait de la disparition de l'industrie textile, et plus récemment des délocalisations.

12 octobre 2011

Arnaud MONTEBOURG : Lettre ouverte à Martine Aubry et François Hollande

le_nouveau_clip_de_campagne_d_arnaud_montebourgParis, le 11 octobre 2011

 

A l'attention de Madame Martine Aubry
et de Monsieur François Hollande

 

                  Chère Martine, cher François,

 

 Je voudrais en premier lieu féliciter chacun d'entre vous pour sa qualification au second tour des Primaires citoyennes. Dans cette campagne loyale et cordiale, j'ai défendu des solutions nouvelles destinées à répondre par des propositions concrètes, réalisables et efficaces à l'extrême gravité de la crise financière, économique, sociale et morale qui a commencé à ravager tous les pays européens, dont la France. Je me suis attaché à dégager des perspectives d'actions nouvelles auprès de ceux qui se sentent à juste titre écrasés par l'économie et oubliés par la politique.

 Cette lettre a pour objectif d'éclairer avant dimanche l'opinion finale des 450.000 Françaises et Français qui m'ont fait l'honneur de leur confiance. Ces femmes et ces hommes sont libres et feront leur choix en conscience. Mais je tiens à ce qu'ils fassent ce choix important, en toute connaissance de cause. C'est cela, la VIème République en actes.

 1 - La première des questions que je souhaite vous poser concerne les conditions précises et concrètes dans lesquelles vous entendrez reprendre le contrôle politique du système financier qui soumet aujourd'hui l'économie réelle et les entreprises à ses exigences indues, tout comme il le fait des gouvernements et des contribuables.

 J'ai rappelé à maintes reprises que les Français refuseraient à bon droit -particulièrement ceux qui n'ont que leur travail pour vivre- de payer les conséquences des graves fautes commises par le système financier, dans lesquelles ils n'ont aucune espèce de responsabilité. Mettre à contribution par l'impôt les classes moyennes et populaires pour secourir les banques, leurs filiales, comme tel est d'ores et déjà le cas dans les projets de renflouement de la banque privée Dexia, serait une faute morale et politique, contre laquelle la gauche aura l'obligation de nous prémunir.

 Ceci implique des mesures de mise sous tutelle publique des banques, sans frais pour les contribuables, conduisant à faire entrer des représentants de l'Etat ainsi que des usagers du crédit, avec droit de veto, dans les conseils d'administration des banques.

 En plus des mesures de séparation des activités de collecte des dépôts et celles d'affaires, il paraît logique et juste d'utiliser les bénéfices des banques profitables pour renflouer les banques en difficulté par des mesures de solidarité interbancaire, mesures qui éviteront aux Français de payer les futurs plans de renflouement des banques fragilisées.

 De surcroît, il sera nécessaire d'interdire par la loi la spéculation dans l'activité bancaire avec l'épargne des Français et d'édicter une procédure pénale sévère réprimant l'évasion fiscale afin d'obtenir le rapatriement des avoirs actuellement placés dans les paradis fiscaux tout en faisant fermer les filiales des banques dans ces territoires.

 Je veux rappeler avec force que la dette publique accumulée au cours des derniers mois est le prix direct et indirect du secours accordé par les Etats de l'Union Européenne au système financier, embarqué dans une course à la spéculation.

 Un Président de la République issu de nos rangs devra s'engager solennellement devant les Français à mettre à contribution le système financier et bancaire européen et national par une taxation européenne et nationale sur les transactions financières afin de solder le poids de la dette publique contractée pendant la crise, évaluée à la somme de 450 milliards d'euros.

 Ces mesures, dont beaucoup de Français approuvent la nécessité comme la sévérité, sont un préalable à tout redressement de notre économie et, a fortiori, à toute application du projet socialiste.

 C'est à ce prix que nous pourrons reconquérir les marges de manœuvre dont nous avons tant besoin pour reconstruire la France. Ces choix devront s'articuler avec une réforme nécessaire des statuts de la Banque Centrale Européenne, afin de lui permettre de racheter la dette des Etats, ce qui lui est encore interdit à ce jour.

 2 - C'est ce même objectif que poursuit le protectionnisme européen, social et écologique, que j'ai, avec les soutiens de nombreux économistes et philosophes de renom, défendu dans cette campagne.

 Ce protectionnisme européen n'est rien d'autre que la demande de remise en ordre d'une économie internationale affranchie de toute règle : règle sociale, règle environnementale, règle sanitaire, règle économique et, il faut le rappeler, règle humanitaire. Le « juste échange », contenu dans le projet socialiste, ne saurait suffire car il consiste à faire croire en une régulation multilatérale négociée, que l'OMC n'a jamais été capable d'imaginer ni d'appliquer en 20 ans. Il reviendrait à demander l'autorisation à nos concurrents mondiaux dans la guerre économique de pratiquer le protectionnisme, ce que nous n'obtiendrions jamais. Ce serait là pécher par naïveté, car ces négociations auraient dû commencer il y a 20 ans, et n'ont jamais eu lieu. Aujourd'hui, l'urgence exige que nous prenions des mesures au plan européen et national.

 Dans l'arsenal protectionniste à créer, il serait utile que les prises de contrôle de nos entreprises à forte valeur technologique par des capitaux extra-européens soient soumises à autorisation publique, que des mesures de sanction économique ciblées soient codifiées contre les entreprises transnationales ayant délocalisé leurs productions au détriment de nos territoires et de nos populations, et que les marques appartenant à ces entreprises puissent faire l'objet de mesures d'expropriation publique en cas de comportements déloyaux aggravés. Goodyear, Lejaby, et l'Eléphant, autant d'exemples du comportement inacceptable de certaines firmes multinationales ; autant de symboles de cette désindustrialisation de la France que la gauche doit désormais combattre résolument.

 Je souhaiterais donc connaître quelles mesures précises et concrètes vous envisagez de prendre pour protéger notre industrie, nos savoirs-faire, nos emplois, à l'abri desquelles nous pourrons réindustrialiser le pays et financer la révolution industrielle, technologiqueet écologique.

 Vous le savez, pour appliquer ces mesures, pour retrouver aussi la confiance des Français, la politique doit redevenir plus forte que l'économie et que la finance.

 3 - Des dizaines de milliers de Français que j'ai rencontrés, comme vous, ont perdu espoir dans l'action publique. Pour leur éviter l'errement du vote extrémiste, les amener dans notre rassemblement populaire issu des primaires, il nous faut, ensemble, rendre à la politique force et respectabilité. C'est ce que je défends depuis 12 ans avec le projet de VIème République.

 L'un comme l'autre, vous avez, dans le passé, soit renoncé, soit refusé d'engager notre parti que vous dirigiez dans ce projet de renaissance de la démocratie française que j'ai appelé la VIème République, projet dont l'essentiel consisterait dans :

- l'augmentation des pouvoirs de contrôle du Parlement par des commissions d'enquête parlementaires libres et par le contrôle parlementaire des nominations aux postes clés dans l'administration ;

- la fin de l'impunité présidentielle s'agissant des actes sans rapport avec sa fonction ;

- la protection de l'indépendance de la justice par la naissance d'un Procureur général indépendant chargé des poursuites dans les cas sensibles ;

- le renforcement des moyens de lutte contre la corruption en limitant notamment la portée du secret défense ;

- la transformation du Conseil constitutionnel en une véritable Cour constitutionnelle indépendante ;

- l'instauration du mandat parlementaire unique ;

- le référendum d'initiative populaire, y compris abrogatif et révocatoire des élus afin d'organiser la responsabilité politique de ceux-ci ;

- le vote aux élections locales des personnes de nationalité étrangère présentes de façon régulière sur notre territoire depuis 5 ans ;

- la libération des données publiques dans les collectivités locales et dans l'Etat (Open Data).

 Ce programme que je vous soumets est ambitieux mais parfaitement réaliste et réalisable. Il ne coûterait pas un euro aux Français ; mieux, il générerait des ressources financières nouvelles et permettrait un essor industriel et productif.

 Sans lui, j'en suis convaincu, aucune victoire de la gauche face à Nicolas Sarkozy, au printemps prochain, n'est envisageable. Pire, c'est Nicolas Sarkozy, lui-même qui, si nous n'avons pas le courage de l'assumer, le proposerait alors aux Français, dans une ultime contorsion politique.

 Les propositions que je formule sont majoritaires chez nos concitoyens. Elles correspondent à une remise en ordre de notre pays et à un retour à la sagesse dont nous nous sommes beaucoup trop éloignés depuis 25 ans.

 C'est donc confiant dans votre intelligence politique et dans votre volonté de l'emporter demain face à la droite que je vous ai écrit. Beaucoup de Français, avec moi, attendent votre réponse.

Chère Martine, Cher François, soyez assurés de ma meilleure estime et de toute mon amitié socialiste.

Arnaud MONTEBOURG

11 octobre 2011

A propos des primaires citoyennes : Sarkozy - Hu Jintao, même combat

sarkozy_jintaoDécidément, Sarkozy est impayable : alors que son premier ministre Fillon parle à propos des primaires du PS de "processus moderne" et d' "événement politique majeur", notre nain présidentiel tente de dénigrer les primaires : "Le général De Gaulle a voulu une élection à deux tours, pas à quatre" et "Les socialistes s'occupent des socialistes, nous nous devons nous occuper de l'ensemble des Français." Evidemment, une sixième république moins présidentielle ne l'intéresse guère, pas plus que la démondialisation ! Quant à s'occuper des Français, il s'en occupe : délocalisations, retraites à 65 ans, licenciements, baisse du pouvoir d'achat, il sait y faire ! D'ailleurs il n'y a qu'en Chine (où l'on propose de délocaliser certains de nos salariés à 100 €/mois) qu'il trouve un peu de répondant. Dans ce grand pays, les Français de l'étranger ont pu se rendre à trois bureaux de vote, à Pékin, Shanghaï et Taïpeh. Peu de français de gauche ont donc pu se rendre aux urnes (163 au total) et la presse d'habitude baillonnée a pu donner "très démocratiquement" quelques commentaires : "En France, UMP et PS c'est la même chose !" Il est vrai que dans un régime de parti unique... "En France, on vote mais on ne change rien, par contre en Chine, on ne vote pas, mais les changements sont nombreux." Il y a décidément des régimes qui conviendraient mieux à Nicolas Sarkozy ! Nous ne pouvons que lui conseiller d'émigrer ! Le président de la République Populaire Chinoise Hu Jintao l'accueillera avec joie.

  • Résultats du vote des Français de Chine :

- Pékin : votants 110, François Hollande 31, Martine Aubry 43, Arnaud Montebourg 20, Manuel Valls 13, Ségolène Royal 3, Jean-Marie Baylet 0.

- Shanghaï : votants 46, François Hollande 16, Martine Aubry 16, Arnaud Montebourg 6, Manuel Valls 5, Jean-Marie Baylet 0.

- Taïpeh : votants 7, François Hollande 1, Martine Aubry 6.

8 octobre 2011

Presse : Nadine Morano, bonne élève de Sarkozy

morano_0AUDIENCE INHABITUELLE hier devant le tribunal correctionnel de Nancy où la ministre de la Formation professionnelle et de l’apprentissage poursuivait notre journal pour un article intitulé « Caprice », paru dans notre édition de Nancy du 22 mars dernier. Il s’agissait d’un « billet » d’humeur comme le relève le président Formet, évoquant le témoignage d’une Nancéienne dont un proche, employé de l’aéroport de Rome, faisait état d’un retard à l’embarquement sur un vol Air France où la ministre, en voyage privé avec sa mère et sa fille traitées en VIP dans le salon d’honneur, aurait demandé l’embarquement de ses bagages en cabine au moment des contrôles de sécurité.

Le président interroge l’auteur, Christophe Dollet. « J’ai été informé de cette affaire par une copie de mail qui était adressée à deux amis. Mon premier souci a été de me renseigner sur la fiabilité de ce témoignage qui émanait d’une personne, conseillère municipale de la majorité de M. Rossinot et honorablement connue à Nancy. Ses informations étaient plausibles et convaincantes ». Cette lectrice évoque aussi ses fréquents voyages en Italie où en famille, on parle de Berlusconi, mais aussi de Nadine Morano. « J’ai vérifié l’information auprès d’un contrôleur aérien, qui m’a indiqué qu’il y avait un quart d’heure de retard et auprès d’un délégué syndical d’Air France que ce retard était lié à l’embarquement dans l’espace VIP » reprend notre journaliste, fort de ses 30 années d’expérience.

Christophe Dollet qui a différé son billet de cinq jours laissant passer les élections cantonales, éclaire la plainte de la ministre par cette confidence : « J’ai travaillé avec de grandes figures politiques comme MM Seguin, Chevènement, Poncelet ou Forni. J’ai écrit plus de 4.000 billets dans ma carrière, sans le moindre souci. Jamais, je n’ai été confronté à une telle violence, à une volonté de me nuire et de me détruire professionnellement ».

e Thibaut, avocat de la ministre absente de l’audience, estime que sa cliente est suspectée d’avoir « bénéficié d’un avantage indu alors que l’accès VIP est un usage. Elle conteste avec force tout prébende ou autres avantages ». L’avocat rapporte que Nadine Morano est « peinée et blessée, car les temps changent, et ce qui était acceptable il y a 20 ans ou faisait rire voici 10 ans, peut effectivement ternir l’image des politiques. Or si l’avion a eu du retard, c’est du fait de la reconduite à la frontière de deux clandestins. Le fait donc d’attribuer le retard à un caprice de Nadine Morano est une interprétation subjective particulièrement grave ». Estimée par Nadine Morano à 15.000 euros de dommages et intérêts.

« UNE MANIÈRE DE DIRE : TAISEZ-VOUS ! »

Les temps changent en effet car là où dans les affaires de diffamation, la plupart des substituts de permanence dans les audiences correctionnelles s’en remettent « à l’appréciation » ou à la « sagesse » du tribunal, pour cette audience, le procureur Morey s’est déplacé en personne. Pour requérir 1.500 euros d’amende et affirmer « qu’un journaliste doit être en mesure d’apporter la preuve de ce qu’il avance ». Dans ce cours magistral d’une demi-heure, le parquetier estime que le journaliste ne peut être crédité que du droit d’informer et de l’absence d’animosité. C’est-à-dire deux des quatre principes juridiques de la bonne foi, mais le magistrat écarte les deux autres, « l’enquête sérieuse et la prudence ». Il appuie aussi sans mollir la plainte ministérielle de cette formule : « Attribuer le retard de l’avion à un caprice constitue un élément objectif de l’atteinte à l’honneur et à la considération ».

e Vohmann, avocat de L’Est Républicain enchaîne derrière « un parquet qui agit sur ordre », et pointe d’emblée l’enjeu du procès : « ce dossier touche à la démocratie et à la liberté d’informer car Mme Morano qui est pourtant ultra-médiatique et a le cuir dur, a mis en œuvre les grands moyens. J’espère que ce n’est pas une tentative d’intimidation de la presse que l’on estime insuffisamment docile, une manière de dire aux journalistes : taisez-vous ! » M eVohmann égrène ensuite les plus récentes affaires où Nadine Morano a défrayé la chronique, la demande de visite de sa fille en VIP au Louvre, révélée par le Canard Enchaîné ou le licenciement au Printemps de Nancy d’une vendeuse dont elle s’est plainte à la direction. À chaque fois, il y avait des témoins. À Rome, l’atmosphère du « caprice » présumé était plus feutrée. L’avocate du journal a écrit à Air France qui n’a pas communiqué ses comptes rendus. En revanche, la ministre les a obtenus. Et son avocat les produit. Le rapport du chef d’escale d’Air France codifie le retard de l’avion. Deux chiffres apparaissent le 86/03 pour l’embarquement de ressortissants expulsés et sur la même ligne le code 16. Et dans la nomenclature des procédures, cela signifie «traitement VIP ». M e Vohmann estime donc que Nadine Morano, « tellement persuadée que personne ne pourrait apporter la preuve », a « voulu mettre au pas M. Dollet et son journal à sa botte ». Décision en délibéré le 4 novembre prochain.

Alain DUSART ("L'Est Républicain" du 8/10/2011)

2 octobre 2011

A propos du lotissement "Les Pommiers II" de Villé

maison_durableEn 2008, à la fin du mandat de l'équipe municipale précédente, les parcelles du lotissement "Les Pommiers II" étaient prêtes à être commercialisées. Puis il semblerait que les nouveaux élus aient remis en question la forme de ce lotissement, et souhaitent en faire un quartier dit écologique selon la formule proposée par le conseil général du Bas-Rhin, appelée "Quartier Plus 67".

Dans sa délibération n° CP/2011/594 du 5 septembre 2011, il décide effectivement de retenir dans les actions éligibles l'extension urbaine "Les Pommiers" à Villé. 

Mais il décide aussi de n' "examiner la labellisation définitive "Quartier Plus 67" que d'ici un an (-), compte-tenu du stade d'avancement qui est encore très en amont de la phase opérationnelle."

Quant à la subvention prévue pour le financement des études et l'assistance à maître d'ouvrage, selon la délibération du conseil général n° CG/2010/96 du 25/10/2010, elle est limitée à 50% des coûts HT concernés et plafonnée à 80000 € ! Et "le versement de la moitié de cette subvention départementale est cependant subordonné à la labellisation définitive du projet", donc pas avant un an !

Tout ça pour ça ! N'aurait-il pas mieux valu laisser ce lotissement aller à sa réalisation définitive en 2008, ce qui aurait permis à une municipalité qui semble manquer sérieusement de liquidités de rentrer dans ses frais, au moins sur ce chapitre ! surtout que les clients attendaient, alors qu'avec la crise économique et sociale actuelle tout va être compromis ! Un "tiens, tu l'as" aurait quand même mieux valu que "deux tu l'auras" surtout lorsque, comme on a pu le lire dans la presse, la gestion financière du département n'est pas des plus glorieuses !

En tout cas, la population de Villé cherche toujours ce qui se cache réellement derrière ce report qui atteindra donc au bas mot trois ans 1/2 à quatre ans.

27 septembre 2011

Un exemple à méditer

photo_9Pour répliquer au déferlement publicitaire des partis bourgeois, les Jeunes socialistes suisses ont lancé une action à la hauteur de leurs moyens: le "Post-it". Ils ont annoncé lundi qu'ils allaient en coller 100'000 sur les luxueuses affiches de leurs adversaires et même 10'000 à un format "surdimensionné".

L'action vise notamment l'UDC qui a investi des millions de francs dans sa campagne. Les Jeunes socialistes entendent faire passer le message que "les candidats bourgeois ne font pas ce qu'ils promettent mais ce que leurs donateurs leur ordonnent". Ils ne veulent pas d'une "démocratie self-service pour les milliardaires".("24 heures", quotidien suisse)

Un exemple à méditer à l'approche des présidentielles et des législatives de 2012 !

25 août 2011

Les voies ferrées dans les vallées de Villé et d'Elzach

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Les vallées de Villé et Elzach, jumelés depuis plus d'un quart de siècle, ont souvent des histoires parallèles. Vallées des Vosges ou de Forêt Noire, les constructions des voies ferrées à la fin du 19ème siècle sont liées à l'industrie du textile, donc à l'importation du coton. 1891, c'est l'arrivée du premier train à Villé et l'ouverture de la ligne Val de Villé - Villé. 1901 : nos jumeaux voient enfin se terminer leur combat pour la construction de la ligne Waldkirch - Elzach. La ressemblance s'arrête là : l'Alsace, avec son statut particulier, était gérée par l'Etat impérial allemand, et a bénéficié à ce titre de nombreuses "largesses", telles les constructions de voies ferrées. Dans l'Elzthal, par contre, la ligne a été essentiellement financée par les communes traversées. D'où ce long combat. Autre différence, le train arrive encore aujourd'hui à Elzach (il est même question de renforcer les cadences) alors que le dernier train de marchandises a quitté Villé en 1976 et que le transport des voyageurs a été transféré vers les bus dès 1946. Aujourd'hui, quelque jeune rêveur pense pouvoir faire revivre une ligne ferroviaire jusqu'à Villé (avec quels moyens ? et dans quelles conditions ?) et l'un ou l'autre élu, à peine moins utopique imagine déjà une plate-forme multimodale du côté de Val de Villé ! Elzach a pu garder son train, à Villé il a passé.

20 août 2011

Le "Schwarzwaldverein" d'Elzach dans les Vosges

Le  "Schwarzwaldverein" d'Elzach et le "Club Vosgien" du bourg jumelé de Villé se sont rencontrés cette année au  Col de la Schlucht, pour une journée de marche commune. L'année prochaine, la rencontre, devenue traditionnelle depuis un certain temps, aura lieu du côté d'Elzach et de la Forêt Noire.(selon "Badische Zeitung")

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22 août 2011

A propos de la règle d'or

Un élu mosellan répond à Sarkozy

LiebgottMonsieur le Président de la République,

Vous m’avez adressé, comme à l’ensemble des parlementaires, un courrier daté du 25 juillet dernier m’informant de votre souhait de voir inscrire dans la Constitution une règle d’or visant à l’encadrement de nos finances publiques et qui serait appliquée après vote du Congrès pour l’exercice budgétaire 2013. A la lecture de votre courrier, j’ai été assez surpris par le mode d’expression que vous avez employé à l’endroit de la Représentation Nationale puisque que celui-ci n’est pas prévu dans la Constitution. Mais ne souhaitant pas faire preuve d’un formalisme outrancier dans la période économique plus que tourmentée que nous connaissons, c’est sur le fond que je veux vous répondre.

Je fais d’abord le constat que votre action de Président de la République depuis 2007 n’a pas permis, loin s’en faut, d’améliorer l’état des finances publiques de notre Pays et moins encore de son dynamisme économique, les deux étant extrêmement liés. Ainsi sous votre quinquennat, qui s’achèvera en mai prochain, le déficit budgétaire annuel sera passé de 3.2% à 7.1% du PIB et la dette se sera littéralement envolée. Elle était de 62% du PIB lors de votre prise de fonction, elle atteint désormais 84.5% du PIB. Vous expliquez cette évolution bien peu flatteuse uniquement par les effets de la crise économique qui sévit depuis fin 2008. C’est à mon sens une échappatoire facile. En réalité, selon plusieurs rapports émanant de grands corps d’Etat, seulement un tiers de l’augmentation de la dette serait directement dû à la crise.

L’endettement massif qui pèse sur notre budget au point que désormais le remboursement des intérêts de la dette est le deuxième poste des dépenses de l’Etat derrière l’Education Nationale, n'est pas le résultat d'une hausse des dépenses qui auraient pu servir à relancer l'économie ou aider à des politiques sociales plus justes. Je fais le constat qu’il est surtout la conséquence d'une baisse des recettes au profit de ceux qui n'en n'avaient pas le plus besoin. Je pense en particulier au bouclier et aux niches fiscales qui ont permis à quelques grandes fortunes de s'enrichir plus encore, à l'abaissement de la TVA pour les restaurateurs dont chacun d'entre nous aura pu remarquer qu'il n'a pas été répercuté sur les prix, à la suppression une fois encore mal compensée de la taxe professionnelle et plus grave encore à la funeste politique d'exonération de charges sur les heures supplémentaires qui a créé un effet d'aubaine et qui nuit à l'emploi de l'avis de tous.

Cette dernière mesure est d'ailleurs la seule qui survive encore à la loi TEPA (Travail, Emploi, Pouvoir d'Achat) que vous aviez présenté comme l'alpha et l'oméga de votre politique économique et que le groupe socialiste de l’Assemblée Nationale auquel j’appartiens avait alors justement qualifié de pêché originel. Entre les allègements fiscaux et les exonérations de charges sociales, c'est plus de 100 milliards d’euros par an qui sont soustraits au budget de l’Etat et à celui de la Sécurité Sociale. Reprenant une célèbre phrase d’un débat télévisé qui opposa naguère deux candidats à l’Election Présidentielle, je dirais qu’en matière de finances publiques, vous avez été l’homme du passif. Vous réclamez la recherche de l’unité nationale autour des problèmes financiers alors que vous les avez indéniablement amplifiés.

S’agissant précisément de la règle d’or, considérant qu’il est urgent d’agir rapidement, je crois pour ma part qu’il serait plus judicieux d’ajouter un amendement à la prochaine Loi de Finances pour l’exercice 2012 que les deux assemblées examineront à l’automne prochain et par lequel la France s’engagerait à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3% de déficit annuel, dès 2013.

20501_2011_07_economie_france_dette_etat_regle_d_or_bloem_dessin_dijonscopeAprès tout, c’est par la loi de finances et par le débat politique qu’il implique que le Parlement doit fixer les engagements financiers de la Nation. Chaque groupe politique apportera dans le débat ses propositions de nature à rétablir l’équilibre budgétaire et à baisser la dette de l’Etat. Je conviens qu’un effort collectif est désormais nécessaire mais les moyens et les choix pour y parvenir ne seront, à n’en pas douter, pas les mêmes selon les groupes politiques.

Je considère ainsi qu’il faut cesser de faire toujours porter directement ou indirectement l’effort fiscal sur les classes moyennes et préserver ceux qui sont en capacité d’y échapper par des stratégies fiscales particulièrement coûteuses pour le budget de l’Etat. Ce dont notre Pays a besoin, au plus vite, c’est d’une réforme fiscale d’ampleur, pour plus de justice, d’égalité et d’efficacité au service de l’investissement et de l’emploi.

Puisque vous m’avez interrogé sur la règle d’or, je profite également de ce courrier de réponse pour formuler plusieurs remarques s’agissant de votre récent entretien avec la chancelière de la République Fédérale Allemande, Angela MERKEL qui avait également à l’ordre du jour ce sujet. Sur le renforcement de la gouvernance de la zone Euro, je ne peux que souscrire aux propositions qui ont été formulées. On peut toutefois nourrir quelques doutes quant à la capacité d’action de ce gouvernement économique européen si ce dernier ne se réunit que deux fois l’an alors que le chantier des réformes est tellement vaste.

A propos des « eurobonds » ou obligations européennes, je suis en revanche bien plus critique. Ce sujet n’a pas été opportunément abordé alors que cet outil, à travers la mutualisation d’une partie des dettes, pourrait permettre aux Etats les plus fragiles de la zone euro de se retrouver mieux protégés des attaques spéculatives, de taux d’intérêt exorbitants obligeant à des coupes budgétaires massives se traduisant par des reculs sociaux particulièrement dangereux.

En réalité, si les pays dont la dette est importante ne sont pas protégés au plus vite (Grèce, Italie, Portugal, Irlande) c’est de toute façon toute la zone euro qui sera exposée à un risque majeur pour son économie et notamment pour sa monnaie. Ainsi Outre-Rhin, si la chancelière est viscéralement opposée à la création d’eurobonds, certaines personnalités issues du même parti qu’elle commencent désormais à s’inscrire à contre-courant. Le député CDU Johann WADEPHUL a ainsi indiqué qu’il ne croyait pas que les euro-obligations soient « un instrument du démon ».

Au final, je fais le constat que cette rencontre franco-allemande qui devait servir à rassurer les marchés, et en réalité bien peu les peuples, n’aura pas permis de faire des avancées significatives. Les marchés ne semblent d’ailleurs pas avoir entendu un message susceptible de les rassurer.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de ma très haute considération.

 Michel LIEBGOTT

29 juillet 2011

Sur la route du whisky

Cooley___AlambicsIl fut un temps, la vallée de Villé, la plus belle du monde selon certains, 100% Nature selon des élus, était considérée comme la vallée du kirsch (Breitenbach avait même sa fête de la cerise) et certains se rappellent encore du député Grussenmeyer distillant du schnaps sur un char lors d'un défilé à travers ce sympathique village. Las, la "fête de la cerise" est morte au même titre que le "rêve d'une nuit d'été" au "Saint-Gilles". Plus récemment, le maire du bourg-centre revendiquait que sa commune se situe sur la route du vin, quelques ares bénéficiant encore de l'appellation A.O.C. de vin d'Alsace. Mais ce n'est pas ce développement que le Conseil Général et le Conseil Régional privilégient pour notre vallée, mais bien la présentation du whisky sur les bords de la D-424 à l'entrée du val.

En effet, l'instance départementale vient de délibérer : "N° CP/2011/481 : Autres équipements à vocation touristique - 2145 - Aménagements muséographiques et scénographiques du Musée des eaux-de-vie d'Alsace et du whisky alasacien à Châtenois". La commission permanente du Conseil Général, statuant par délégation et sur proposition de son président, décide d'attribuer à la société "MEYER-Val-de-Villé" une subvention de 41.790 € en vue de financer la réalisation des aménagements muséographiques et scénographiques du Musée des eaux-de-vie d'Alsace et du whisky alsacien à Châtenois. (-) Elle décide de verser cette subvention selon les modalités suivantes : un acompte de 50% sur présentation d'un certificat de démarrage des travaux, le solde sur justification d'au moins 90% des dépenses."

Pendant ce temps, le Conseil Régional versera une subvention de 42.000 €. Au total : 84.000 € de financement public. Mais aucun des élus départementaux  ou régionaux, du canton ou même du Centre-Alsace, n'ont jugé utile d'informer la population ! Voilà un oubli réparé. 

26 juillet 2011

Medvedev, super-héros américain

hero_1311632393Fini le temps du Soviet Suprême, de l'U.R.S.S. Même le dernier vestige du KGB, Poutine, a changé son fusil d'épaule et est devenu (un peu ?) tolérant. De mystérieuses affiches apparaissent à Moscou, présentant Mevedev dans le costume de "Captain America", comme dans le film "Captain America : First Avenger" (Capitaine Amérique, le premier vengeur), qui raconte l'histoire d'un jeune homme chétif volant au secours de l'Amérique et qui sort actuellement sur les écrans du monde entier. L'auteur de ces affiches, resté anonyme, n'en est pas à son coup d'essai. Il en avait déjà publié d'autres, où Medvedev et Poutine apparaissaient côte à côte en short et maillot de tennis, faisant de la publicité pour un centre commercial (de luxe, évidemment). Dernièrement, une affiche du même auteur présentait le portrait de Kadhafi sous-titré des mots "cherche appartement". Aux dernières nouvelles, le mystérieux artiste n'est (encore ?) pas en prison. Même son site http://monolog.tv/ est toujours ouvert. Dépêchez-vous de le consulter. Il pourrait disparaître, on ne sait jamais.

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28 juin 2011

Après la Françafrique, la Chinafrique

225715_205678612806395_126827920691465_567676_7256771_aAprès avoir été perçus commes les "sauveurs" de l'Afrique qu'ils ont arrosée d'argent sous forme de dons, de prêts à taux zéro et bien sûr de troc (par exemple au Congo: 6 milliards de dollars d'infrastructures médicales contre 10 millions de tonnes de cuivre et 400 000 tonnes de cobalt), les relations-sino-africaines commencent à se dégrader. 

C'est très intéressant à observer car l'Europe aussi, à commencer par la Grèce et le Portugal, bénéficiera de plus en plus de ces investissements et découvrira aussi le revers culturel de la médaille. Aujourd'hui la Chine importe 35% du pétrole africain et construit à tour de bras dans 35 pays de ce continent. Ainsi en Angola où j'ai vécu et travaillé, les Chinois (70 000!) ont indéniablement amélioré les équipements publics, construisant 4000 km de route, des banlieues résidentielles à perte de vue, un nouvel aéroport etc...

Mais les entreprises chinoises qui profitent de ces financement publics (via les banques) et mènent ces projets fonctionnent exactement comme en Chine sans s'adapter du tout au contexte local. Contrairement à ce qu'elles sont contraintes de faire en Europe (et qui les décourage d'y investir plus) elles ne respectent pas en Afrique les lois du travail et les règles de sécurité. Elles exportent leur "culture d'entreprise" fondée sur le rapport de force et aussi leurs ouvriers, 30% moins chers qu'en local.

16387393Dans les mines de Zambie, les salaires sont inférieurs à la moyenne et les équipements de sécurité dégradés. Des accidents graves se succèdent faute de ventilation des conduits. Impossible de négocier: les managers chinois ne parlent pas anglais (disent-ils). En octobre 2010, ils ont tiré sur des mineurs grévistes...gloups! En Afrique du Sud les industriels chinois ont considéré que le salaire minimum est trop élevé pour que leurs usines soient rentables. Elles peuvent compter sur une main d'oeuvre prête à tout pour avoir un emploi.

Or les entreprises chinoises créent peu d'emploi, ainsi le projet de restauration du chemin de fer angolais emploierait 160 chinois contre 60 Angolais, une proportion qui illustre bien le peu d'estime des Chinois pour la capacité de travail des Africains, et qui leur évite en outre l'effort de s'adapter à leurs valeurs, leurs comportements et de les former. Or cet effort les entreprises pétrolières opérant en Afrique sont forcées de le faire par les politiques de "localisation" de leur main d'oeuvre que leur imposent des Etats africains. Contraintes qui ne s'imposent pas aux Chinois... 

Le management interculturel n'intéressera pas les Chinois tant qu'ils seront ultra dominants dans le rapport de force, pourvoyeurs d'argent frais et de BTP à prix cassés. Et c'est la logique de l'Histoire, les entreprises occidentales n'ont commencé à intégrer la "dimension culturelle" que lorsqu'elles ont été obligées de prendre en considération les attentes de leurs partenaires et salariés des filiales étrangères (notamment Moyen-Orient, Chine et Inde), parce que ces dernières devenant "stratégiques" et que le rapport de force s'inversait.

Les Africains s'aperçoivent que parfois le "deal" n'est pas "fai
r" quand les hôpitaux se fissurent dès leur inauguration et que le goudron des routes est si fin qu'il ne résiste pas aux premières pluies.

Chloé Ascencio (Aujourd'hui la Chine)

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Présence chinoise en Afrique

6 juin 2011

Accident ferroviaire de Müllheim : des leçons à tirer dans tout le couloir rhénan

Le 20 mai dernier, le déraillement d'un train de marchandises transportant des produits chimiques a entraîné des conséquences sérieuses sur la Rheinthalbahn (bloquage du trafic pendant 3 jours sur la ligne Karlsruhe - Bâle, caténaires arrachés, pollution dûe aux produits écoulés). L'axe ferroviaire nord-sud dans le fossé rhénan a l'un des plus forts trafics du monde, mais reste très inadapté tant du côté allemand que français. Les infrastructures apparaissent comme d'un autre âge. Ainsi, sur le côté allemand, la séparation des voies ferrées pour le transport des voyageurs et celui des marchandises ne correspond plus aux réalités et 20% des trains de marchandises passent par le réseau réservé aux voyageurs, déboulant à plus de 100 kmh dans les gares où des voyageurs attentent leur train sur le quai, comme c'est le cas par exemple à Fribourg-en-Brisgau. Du côté français, la ligne Mulhouse - Strasbourg est tout aussi surchargée, au point que chaque rajout de train spécial devient un casse-tête pour la SNCF. Ce n'est pas pour autant que l'on se presse de construire dans son intégralité une ligne réservée aux trains de marchandises. Les finances inscrites pour une telle réalisation au contrats de plan Etat-Région sont infimes par rapport à ce qui doit être réalisé. Bien sûr, tout le monde sait que le réseau ferroviaire est inadapté d'un côté comme de l'autre du Rhin. Mais en France, on préfère s'en prendre aux couloirs à camions, et en Allemagne, à la construction de lignes (Offenbourg) et de gares (Stuttgart). Combien d'accidents ferroviaires faudra-t-il pour que la classe politique et la population qui l'élit reviennent à une meilleure conception, et réalise que la modernisation des infrastructures est la rampe de lancement du développement économique et de la sécurité. Quand on pense que du côté Centre-Alsace "on mène la réflexion" d'un arrêt TGV à Sélestat, et du côté allemand un arrêt ICE, correspondant du TGV français, à Rust (Europapark oblige). Tout cela, c'est bien irréfléchi !

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Déraillement de 11 wagons-citerne à Müllheim

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20% du trafic marchandises doit emprunter les lignes "voyageurs" sur la Rheintalbahn.

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En France, seuls les projets TGV comptent ? 

28 avril 2011

En passant par la Lorraine ... et la Chine

442_detailA l’origine, c’est du bois lorrain. Au final, il est vendu en Lorraine sous forme de parquet ou d’ameublement. Sauf qu’entretemps, ce même bois a été transformé… en Chine. Pas besoin d’être un observateur aguerri du marché pour constater que ce n’est pas vraiment le chemin le plus court. Et pourtant… « L’an dernier, environ 60 % des grumes de chênes d’Alsace et de Lorraine sont partis en Chine », détaille Didier Daclin, acheteur pour le compte des Chênes de l’Est à Hambach. Sachant que 13 % du marché part aussi en Allemagne ou en Italie, friande de nos peupliers. Premier producteur mondial dans l’ameublement, l’Empire du milieu est devenu le plus grand importateur mondial de bois. Les deux tiers sont transformés et re-exportés vers les Etats-Unis, l’Europe et le Japon. La situation inquiète très sérieusement l’économie locale. « Beaucoup de scieries sont menacées. Les fabricants de parquet ont divisé par deux leur production », assène Jean-Michel Bach, patron de la même entreprise. « Un savoir-faire est en passe de disparaître », ajoute son confrère Bert Rutten, PDG de la scierie du Rupt-de-Mad à Bayonville-sur-Mad (54). Tous deux rencontrent aujourd’hui les pires difficultés pour mettre la main sur la matière première devenue beaucoup plus chère depuis que la Chine fait main basse sur les ventes aux enchères descendantes de l’ONF. « Les prix à l’achat ont augmenté de 30 % en 2009, et d’autant en 2010 », soupire Jean-Michel Bach. Une aubaine pour les producteurs. Une catastrophe pour les scieurs. Son confrère meurthe-et-mosellan ne parvient toujours pas à comprendre la stratégie chinoise : « Ce schéma ne répond à aucune réalité économique. Si on prend en compte le prix d’achat élevé de la matière première et le coût du transport, même avec une main-d’œuvre peu coûteuse, ils vendent à perte. À part casser notre outil pour prendre définitivement la main sur le marché lorrain, je ne vois pas quelle peut être leur stratégie. » Jean-Michel Bach a une autre analyse : « Ils viennent en France pour acheter du bois certifié, porteur de la norme PEFC, garantissant qu‘il est issu de forêts qui sont gérées durablement. Un label qu’ils ne peuvent obtenir dans leurs propres forêts ou en Russie. En gros, ils viennent s’acheter une virginité, sans que nous n’ayons la certitude que ce soit le même bois qui nous revienne transformé. »

Un pays sous-développé... 

La situation inquiète aussi les collectivités territoriales. « On se comporte comme un pays sous-développé, qui exporte sa matière première », résume Christian Franqueville, vice-président du conseil régional en charge de la forêt. Pour sauver les meubles, la collectivité aide un dispositif visant à favoriser l’exportation en Chine de bois déjà scié ou avivé. « Cela a au moins le mérite de rapatrier sur la région de la valeur ajoutée », explique l’élu. Les entreprises qui y souscrivent bénéficient de contrats d’approvisionnement. Mais s’engagent en contrepartie à ne vendre aucune grume à la Chine : « En 2010, les trois entreprises partenaires ont ainsi exporté 3 000 m³. Pour 2011, nous espérons doubler ce chiffre, avec huit entreprises partenaires », détaille Didier Daclin. Pour information, selon les propriétaires forestiers, les 445 000 m³ de bois lorrain exportés pourraient générer d’un bout à l’autre de la chaîne 2 200 emplois s’ils restaient à domicile. Philippe MARQUE. ("Est Républicain" du 25/04/2011)

21 avril 2011

Les trois derniers groupes à Décibulles

dEUS est le premier groupe de rock belge de renommée internationale. Après une longue pause de 5 ans, la bande à Tom Barman signe un fabuleux retour en 2005 avec la sortie de l'album « Pocket Revolution » et enchaine depuis les concerts tendus et électriques.

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Nili et Benjamin sortent leur premier album « Invincible Friends » en 2010. Depuis, leur ascension est fulgurante, les concerts s’enchainent et les passages radios se multiplient. Ce duo folk français aux chansons tendres et envoutantes marche sur les traces de Cocoon et The Do. Révélation du public aux Victoires de la Musique !

lilly

Armés de leurs 5 titres de champions du monde au sein du collectif C2C, Atom et Pfel prennent le large en créant Beat Torrent. Depuis 2007, la formation revendique un son éclectique et frénétique alliant la fureur du rock à l’ardeur du hip hop, le tout saupoudré par une mouture électro.

beat

Ces trois groupes seront présents à Décibulles

le samedi, 25 juin !

Le festival, c'est les 24 - 25 - 26 juin !

19 avril 2011

Grève des cheminots en Allemagne

1838740_1_gdl_29893636_originalC'est la plus longue grève que mènent les cheminots allemands du syndicat GDL (Gewerkschaft Deutscher Lokomotivführer) et qui reprend ce matin en cette semaine pascale de départs en vacances, et qui est prévue pour durer jusqu'à jeudi soir au moins (le vendredi-saint du 22 avril est férié). Dans le nord du pays, la grève est suivie de 70 à 80%. La GDL, avec ses 26000 conducteurs de locomotive, revendique de meilleures conditions de travail, des effectifs supplémentaires et une augmentation substantielle des salaires, alors que les directions des sociétés de transport ne proposent qu'une augmentation de 2% qui ne garantit même pas le maintien du pouvoir d'achat. Et bien sûr, ces mêmes sociétés dénoncent "la prise en otage des voyageurs par des grévistes irresponsables". Histoire de tenter de rendre le mouvement impopulaire. Politique d'austérité sans fontières... 

7 avril 2011

La Cour des Comptes épingle le sommet de l'OTAN de Strasbourg

Cour_des_Comptes_SennseD'après un rapport publié par Challenges, l'organisation du sommet de l'Otan à Strasbourg en 2009 a coûté 50 millions d'euros. La Cour des Comptes tire à nouveau la sonnette d'alarme.

Aucun sommet international n'échappe à la Cour des Comptes. Pas même celui de l'Otan. Dans un rapport transmis fin décembre au Parlement et publié par "Challenges" , la Cour dénonce le coût beaucoup trop élevé de l'organisation du 60ème sommet de l'OTAN qui s'est déroulé à Strasbourg, en avril 2009. D'après elle, l'événement a coûté 50 millions d'euros, hors dépenses de sécurité allemandes, dont 36 millions d'euros à la charge du contribuable français. Ce sommet, co-organisé par la France et l'Allemagne, s'était déroulé à Baden-Baden et à Strasbourg. La France avait dû avancer 80% des frais d'organisation car le co-financement de l'Allemagne n'avait été obtenu qu'à la veille du sommet. Dans ce référé, Didier Migaud, le président de la Cour, critique sévèrement le travail effectué alors par le ministère des Affaires étrangères , évoquant une maîtrise d'ouvrage «peu rigoureuse». 2009_04_04_incendie_strasbourg_insideLes magistrats critiquent notamment le choix des sociétés Jaulin et Decoral pour l'organisation, et le manque de contrôle de leurs prestations. Ils font ici référence aux dépenses d'aménagement des huit sites de Strasbourg qui ont coûté à elles seules 13 millions d'euros, «un record historique». De même, 12.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour une facture finale de 12,7 millions d'euros, sans que ces derniers ne parviennent à contenir les casseurs. Résultat: l'État a encore dû mettre la main à la poche en déboursant 5 millions d'euros pour rembourser les victimes. «Au motif qu'il s'agit de conférences internationales au plus haut niveau, les impératifs de maîtrise de la dépense publique ne sont pas prioritaires pour la maîtrise d'ouvrage et les coûts d'organisation de ces conférences sont en constante augmentation», déplore Didier Migaud.

3 avril 2011

Près de chez nous, un petit village se meurt

fermeture_de_l_epicerie_du_villageCe n'est pas d'hier que nous pouvons constater que nos zones de montagne, nos vallées se désertifient de plus en plus, du fait de la perte d'emplois constante depuis la mort de l'industrie textile, entraînant outre le départ de la population jeune, l'effondrement de pans entiers de l'économie (petit commerce, agriculture, ...) et le démantèlement du service public (écoles, poste, ...). Et cette désertification est loin d'être terminée. Ainsi vient d'en faire la douloureuse constation un petit village de moins de 500 habitants, près de chez nous, à quelques encâblures du très touristique Haut-Koenigsbourg. Thannenkirch vient de voir se fermer en même temps la seule épicerie restante, "la Griotte", pour raison de rentabilité : seule, la période touristique permettait de survivre, c'est-à-dire deux mois en été. Même la clinique ou maison de cure Sainte-Anne qui aurait pu être un client potentiel n'ouvre plus ses portes. Certains de chez nous qui lancent très régulièrement l'idée du "tout-tourisme" devraient pouvoir méditer à partir de cet exemple. Mais en même temps, la colère gronde chez les parents d'élèves : une classe (sur les deux qui sont encore ouvertes) de l'école primaire risque de fermer. Pour le moment, on en est à une bataille de chiffres : les enseignants et les parents annoncent 27 élèves à la rentrée prochaine, ce qui permettrait d'atteindre le seuil pour garder ouverte la deuxième classe, mais l'inspection académique n'en retient que 24, ce qui entérine une fermeture. Mais quoi qu'il en sera à l'automne prochaine, la situation qui va continuer à se dégrader, va faire de ce village un hameau sans âme, sans vie. Il est temps pour nos hommes politiques de prendre conscience de cette réalité : la France ce n'est pas seulement Paris, l'Alsace ce n'est pas seulement Strasbourg, Colmar et Mulhouse et un peu la route du vin, c'est aussi la ruralité qui veut vivre toute l'année.

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28 mars 2011

Angela Merkel perd le Bade-Würtemberg

La CDU, qui gouvernait le Bade-Würtemberg depuis plus d'un demi-siècle, a été victime d'un tsunami rouge-vert ! Angela Merkel perd ainsi la main dans ce Land considéré comme le plus riche d'Allemagne.

Résultats : CDU : 39% - die Grüne : 24,2% - SPD : 23,1% - FDP : 5,3% - die Linke : 2,8% - Divers : 5,6%. Sièges au Landtag : CDU : 60 (-9) - die Grüne : 36 (+19) - SPD : 35 (-3) - FDP : 7 (-8).

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Le duo Kretschmann - Schmid dirigera la coalition "Grüne - SPD"

  • A voir aussi les résultats de nos jumelés d'Elzach : BZ280311ELZACH . A noter aussi, que 65% d'électeurs se sont rendus aux urnes, et que l'extrême-droite si "active" ne recueille que 1% des voix ! A méditer !
25 mars 2011

Cantonales : les Dieux de l'Olympe pètent un câble

h_20_1782948_1257789789Les tracts des deux candidats de droite viennent de parvenir aux habitants. L'un d'eux me rappelle des publications haineuses provenant de candidats de la même mouvance il y a près de 50 ans, faisant toujours perdre leurs auteurs. Voici ce qu'ils m'inspirent :

Depuis la prise de pouvoir du conseiller général sortant à la comcom, l'institution était devenue un "bunker" entouré d'un mur et de barbelés ! C'est là que la succession, visiblement, se répartit les postes selon le bon vouloir du "maître": tout pour la verdure, et hors l'écologisme point de salut ! Le partage des pouvoirs entre les dirigeants pseudo-verts du canton, puis le soutien "contre nature" de celui qui pendant trois mandats a pris comme slogan pour la vallée "100% nature", mèneront, quel que soit le résultat de dimanche prochain, à une foire d'empoigne digne des arrières-boutiques de bistrot. Car, à n'en pas douter, ils ne vont tirer aucune leçon de leur échec autre que celui de "préparer la revanche de 2014". Les "crocs-en-jambes", dénoncés par l'un des candidats pourtant acteur de cette bataille de coups fourrés, risquent de se transformer en "tentatives d'assassinat" et le Val de Villé apparaîtra comme "la Corse du sud du Bas-Rhin". Et pendant ce temps, qu'en sera-t-il des emplois, des services publics, du petit commerce, de l'agriculture, du tourisme, des transports, de la vie associative et culturelle, de l'école, des retraités et même de l'écologie ? N'aurons-nous plus qu'une vallée désertifiée où quelques potentats obtiendront l'unanimité en votant pour eux-mêmes ? Mais peut-être leur reste-t-il un tant soit peu de lucidité qui fera tomber ce mur qui cache tant de secrets qu'on oublie de rendre publics de crainte de provoquer une révolution ou de leur faire perdre leur semblant de pouvoir. Espérons toujours !

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