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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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27 juillet 2009

Des néo-nazis alsaciens iront-ils porter la honte à Dortmund ?

anti_naziRégulièrement, les néo-nazis allemands profitent d'une opportunité pour défiler. Cette fois c'est à Dortmund, dans la métropole de la Ruhr, qu'ils vont manifester le 5 septembre prochain à midi, pour fêter ce qu'ils appellent de façon curieuse "der Antikriegstag" (journée contre la guerre) mais où les slogans restent : "Plus de guerre...après notre victoire totale !" et "Notre grand-père était un héros !". Mais surtout, ils veulent "marschieren" à l'occasion de l'anniversaire de l'invasion de la Pologne par les troupes allemandes le 1er septembre 1939, qui a marqué le début de la 2ème guerre mondiale ! Le groupe "Autonome Nationalisten" appelle à la mobilisation à travers toute l'Europe, et l'appel a été relayé en Alsace-Moselle grâce au site des "nationalistes autonomes français", dont quelques éléments s'étaient déjà fait remarquer à "la marche de Dresde" (des voyages en voiture sont en train de s'organiser). Ces combattants pour la paix distribuent tracts et affiches où l'on parle de "combattre l'ennemi" qu'on devine à travers les phrases "Stop à l'invasion", "pas de quartier pour les gauchos, sionistes et francs-maçons". On aura tout vu : l'idéologie d'incitation à la haine pour construire la paix. Les années précédentes, les manifestants s'en étaient pris aux étrangers, aux locaux, aux librairies des "Linke", et même aux habitations des militants antifascistes (graffitis sur façades). De nombreuses personnalités allemandes (élus, artistes, écrivains, etc...) considèrent ce défilé comme une provocation, l'invasion de la Pologne ayant été le début d'une mise à sac de toute l'Europe qui a causé la mort de 50 millions de personnes. Ils ont signé une pétition demandant au gouvernement d'interdire ce défilé.

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18 février 2009

La RN 59 ne passe plus dans Châtenois

rn591__3_Bonne nouvelle ?   Pas tant que ça, car le contournement de Châtenois n'est toujours pas réalisé. Il ne s'agit en effet que d'une délibération du conseil général du Bas-Rhin qui entérine un désengagement supplémentaire de l'Etat de ses charges :

Décision N° CP/2009/43

La commission permanente du Conseil Général, statuant par délégation et sur proposition de son président :

  • émet un avis favorable :

- au classement de la RN 59 entre le giratoire Est et le giratoire actuel RN 59 / RD 424 dans la voirie départementale (sous RD 1059)

- au déclassement de la section RN 59 au sud-ouest de l'actuel giratoire RN 59 / RD 424 dans la voirie communale de Châtenois, ainsi qu'au déclassement corrélatif de la RD 635 dans la voirie communale de Châtenois.

  • désigne M. Alfred BECKER, vice-président du Conseil Général en charge du pôle aménagement du territoire, en qualité de représentant du département habilité à signer les différents actes liés à cette procédure !

L'Etat n'a pas encore réalisé le contournement promis que déjà il se décharge de l'entretien de la route actuelle, en la nommant RD 1059 ! Et je n'ai vu aucun élu, départemental ou municipal, lever même le petit doigt pour dénoncer cet abandon aux collectivités territoriales, alors que le trafic du grand axe national continue à y passer ! Bien au contraire, leurs délibérations prouvent leur complicité !

7 février 2009

Villé perd 163 000 €

  • photo_0302_459_306_12443Monsieur le Président de la République a fait un effet de manche en annonçant pour 2010 la suppression de la taxe professionnelle. Il compte ainsi empêcher les délocalisations d'entreprises et règler la crise. Mais ce que Monsieur le Président ne dit pas, c'est que la très grande partie de la taxe professionnelle revient aux collectivités locales et aux municipalités ! Alors, c'est facile de jouer avec l'argent des autres et creuser un peu plus la misère dans les ménages. Je prends l'exemple de Villé : notre commune touche 163.000 € de taxe professionnelle, qui dès l'année prochaine vont manquer dans le budget ! Ce montant est l'équivalent des travaux de la 2ème tranche de la requalification urbaine ! Monsieur le Maire, en homme sage, va devoir mettre une croix  sur ces travaux et bien d'autres, pour ne pas endetter encore plus notre bourg ! En tous cas, grâce à la fabuleuse idée du président il faudra augmenter nos chers villois d'un montant moyen de 92 €/habitant pour compenser cette perte. Un ménage de 3 personnes, c'est la moyenne, paiera donc 276 € supplémentaires d'impôts locaux ? A ce tarif, de nombreux habitants vont se ... délocaliser !

Pour mémoire, voici ce que représentent les 4 taxes locales qui représentent l'essentiel des rentrées d'argent à Villé :

  • Produit foncier bâti : 120 200 €

  • Produit foncier non bâti : 3 000 €

  • Taxe d'habitation : 101 000 €

  • Taxe professionnelle : 163 000 €

Monsieur Sarkozy ampute les Villois de 44 % de leur budget !

24 novembre 2011

Hôpital de Sélestat : Le PS communique

parti_socialisteLa section PS de Sélestat tient à exprimer son total soutien aux actions entreprises par  l'intersyndicale CFDT, FO et CGT de l’hôpital de Sélestat. Les mesures présentées, sans concertation, par la  Direction  mettent en cause le bon fonctionnement des services de soins en prévoyant notamment d’importantes suppressions de personnels. La situation budgétaire difficile de cet établissement résulte de la politique nationale de santé soutenue par les élus UMP. Supprimer des emplois au nom d’une logique comptable, au risque de faire de notre nouvel hôpital une coquille vide, est inacceptable ! L’accès et la qualité des soins nous concernent tous !

Rendez-vous ce jeudi 24 novembre de 13 à 15h pour défendre notre hôpital et son personnel !

13 juin 2009

L'élève modèle Larisys

produit_la_163194Il y a quelque temps Monsieur le Préfet du Bas-Rhin et de la Région Alsace, en visite dans "la plus belle vallée du monde", le Val de Villé, s'était rendu dans les locaux des sociétés Larisys à Neuve-Eglise, et en a fait publiquement l'éloge. Je dis bien "les sociétés" puisque Larisys, c'est à la fois Larisys-industries, qui est déclarée pour la "fabrication d'autres outillages", en réalité il s'agit de contrôler des composants électroniques, et Larisys (tout court) qui est une société holding ! Capital social de Larisys-industries (augmenté en date du 5/11/2008) : 1.230.000 € et chiffre d'affaires déclaré de Larisys : 2.360.000 € ! Et tout ceci avec un effectif de 10 à 15 personnes ! une société qui avait prévu 32 emplois dits durables, paraît-il, dans son dossier de perspectives de développement déposé en son temps à l'ADIRA ! Et nous voilà revenus aux dures réalités : 5 licenciements annoncés, soit le 1/4 ou le 1/3 des postes de l'entreprise supprimés, selon les chiffres donnés aux uns (presse de ce jour = 20 emplois) ou aux autres (societe.com = 10 à 15) ! "Nous allons modifier notre façon de produire pour être plus performants et baisser les coûts, sans baisser nos marges !" Le discours de la PDG signifie en clair : licencier pour faire du bénéfice pour les actionnaires au détriment des salariés ! La crise a bon dos.

A lire : DNA1206larisys - larisys1 - larisys2

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20 février 2009

Egelhof : la preuve par neuf

t_egelhof2Dans le Val de Villé, c'est la loi des séries : la presse annonce ce matin 9 probables licenciements chez Egelhof, cette entreprise où en 2006 et 2007 on demandait aux salariés, pour ne pas être licenciés, de travailler plus sans gagner plus. En tous cas, si le "PDG-consultant" de l'entreprise l'annonce, c'est que la probabilité est grande. Les "affaires" ne devaient pourtant pas aller si mal, puisque ce PDG est même à l'origine de la création d'une deuxième société "EGELHOF SENSORIC", spécialisée dans le matériel électrique, qui a d'emblée un capital social de 1.200.000 €  ! On peut se demander aussi pourquoi 9 licenciements, et pas 10 avec un plan social ? Peut-être envisage-t-on un échelonnement de plusieurs charrettes de 9 ... et toujours sans plan social ?

A lire : DNA2002Egelhof - Sensoric - consultantBJ - AFF_du__26_1_

22 décembre 2008

L'Allemagne libérale invente les "Ein-Euro-Job" !

zwangsarbeitLe "tribunal du travail" (Bundessozialgericht) de Kassel a, le 16 décembre dernier, cadré le droit des "chômeurs travaillant occasionnellement", rémunérés par "un peu d'argent de poche". Selon un jugement rendu, qui fait jurisprudence, "un chômeur peut être amené à accepter un travail à salaire réduit, pour une durée maximale de 30 heures/semaine." Ce jugement vient d'être émis et confirmé par la cour d'appel de Münich envers un chômeur qui avait touché pour 30 h de petits travaux de jardinage et de nettoyage un montant de 1,50 €/heure, et qui a eu le malheur d'en réclamer davantage à la commune qui l'avait embauché pendant la semaine de Noël 2005. D'autre part, le tribunal a estimé qu'un chômeur ne pouvait refuser une telle possibilité de travail sous peine de se voir supprimer l'indemnité de chômage de 345 € ! Et dans le cadre d'un tel travail, l'indemnité est réduite du tiers ! Ce qui fait que ce chômeur n'a touché pour la période incriminée qu'une indemnité de 241,50 €. Une nouvelle catégorie de salariés est ainsi apparue, les E.E.J. (les Ein-Euro-Job) ! Elle est belle, l'Europe libérale !

2 janvier 2009

Boîte postale, c'est fini !

anima7Plus de boîte postale aux privés et aux trop petites entreprises depuis le 1/1/2009 ! C'était annoncé, c'est fait ! Le service public se démantèle un peu plus, même si dans un courrier aux habituels abonnés on propose un service de remplacement :

Pour les entreprises d'une certaine importance, la Poste propose un contrat payant pour apporter le courrier en priorité dès le matin ! Autrement dit : c'est l'expéditeur qui paye l'envoi, et le destinaire la réception !

Pour les autres (petites entreprises et particuliers) le facteur vous apportera votre courrier ... l'après-midi, ... ou le lendemain (l'après-midi, bien sûr) !

Dans notre vallée que 52 % des actifs (et bientôt plus ?) quittent le matin pour rentrer le soir, cela pose bien des problèmes : au lieu de prendre leur courrier en passant devant la poste, ils l'auront le soir après souper ! Quant aux lettres recommandées ou les colis, qu'ils pouvaient emporter de suite, ils attendront 2 ou 3 jours pour découvrir l'avis de passage du facteur, pour trouver un moment dans leur planning de travail et aller à la poste à une heure d'ouverture récupérer leur bien, voire prendre une demi-journée de congé pour être sûr que l'envoi ne retourne pas au destinataire ! Et pendant ce temps, les responsables de La Poste vous expliquent dans un courrier bien édulcoré qu'il s'agit d'augmenter la qualité du service pour arriver à 96 % du courrier distribué dans les 24 h, et qu'il s'agit de préparer l'ouverture à la concurrence en 2011 prévue dans les directives européennes ! Elle a bon dos, l'Europe de La Poste, dans laquelle on a déjà supprimé des levées de courrier dans les boîtes aux lettres, dans laquelle on tente de supprimer des tournées de facteurs, etc... Alors voici quelques conseils pour vos courriers à l'avenir :

  • Prévoyez de payer au percepteur 10 % de plus sur vos impôts, car lorsqu'arrivera l'avis de paiement de cet autre service public (un des rares qu'on n'envisage pas de supprimer) l'échéance pourrait être passée !

  • Ne commandez pas de fleurs, elles seront fanées à l'arrivée !

  • Envoyez vos cartes de voeux 2010 dès le 14 juillet pour être sûr qu'elles arrivent entre Noël et Nouvel An !

  • Et si vous écrivez à un destinataire de la vallée, apportez-lui vous même votre courrier ! cela ira plus vite !

  • Et surtout n'oubliez pas : en 2009, auront lieu les élections européennes ! Dites à nos gouvernants comment vous envisagez l'Europe ...

avec un service public de qualité !

12 décembre 2008

10 000 manifestants européens attendus à Strasbourg

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Le 17 décembre 2008, le Parlement européen va voter les propositions concernant une révision de la directive sur le temps de travail. La CES soutient une révision de la Directive sur le temps de travail seulement si les principes fondamentaux tels que des horaires de travail assurant la santé et la sécurité, une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée et des salaires décents sont préservés. La CES s’oppose aux propositions faites par le Conseil Emploi et Affaires sociales en juin 2008, car elles ne protègent pas ces principes et ne respectent pas les droits et les intérêts des travailleurs et de leurs familles. Pour rejeter les propositions inacceptable du Conseil, le Parlement européen doit adopter, en deuxième lecture et à majorité absolue, tous les amendements, sans exception, du rapport du Membre du Parlement Alejandro Cercas. Ces amendements ont déjà été adoptés par la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen. Il est temps de se battre sérieusement pour sauvegarder les principes fondamentaux. Ce n’est plus le moment pour rêver ou philosopher ce qui sera la meilleure révision possible de la Directive sur le temps du travail. L’Euro-manifestation, ‘Priorité aux travailleurs, et non aux horaires de travail à rallonge’ à Strasbourg le 16 décembre, vise à encourager le Parlement européen à rejeter les propositions du Conseil pour la révision de la Directive sur le temps du travail et à confirmer la position adoptée en première lecture. La CES attend un très grand nombre de syndicalistes pour cet événement afin qu’ils manifestent leur opposition à cette attaque contre l’Europe sociale.

NB : Rassemblement rue de Zürich. Le cortège empruntera à partir de 13h30 les quais, puis l'allée de la Robertsau, la place de Bordeaux. L'arrivée est prévue un peu plus d'une heure plus tard au Wacken, où les responsables syndicaux prendront la parole.

29 janvier 2024

La colère des agriculteurs ouvre la bataille des élections européennes

Les critiques adressées au « Pacte vert » et à « Bruxelles » renforcent la possibilité d’un basculement du Parlement européen vers une majorité alliant conservateurs et nationalistes.

europ_ennes« Le moment est venu de forger un nouveau consensus », a déclaré ce jeudi Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, en ouvrant un « dialogue stratégique sur l’agriculture ». C’est bien tard, avaient dès mardi grogné les ministres de l’Agriculture : le « Pacte vert » à la source de la colère date de janvier 2020, et les élections européennes ont lieu dans moins de cinq mois…

« Radicalement à droite »

« C’est tout l’enjeu de la campagne des Européennes », nous explique Mélanie Vogel, coprésidente du groupe écologiste au Parlement Européen, qui s’inquiète des conséquences de la colère paysanne : « La prochaine majorité sera-t-elle unie sur une politique climatique forte ? »

La donne est simple. Le Parti populaire européen (centre droit, dont LR en France), le plus important du Parlement, ne cesse déjà de rogner sur les mesures prévues dans le Pacte - qu’il avait massivement voté. Il forge pour ce faire des majorités avec les nationalistes de droite des groupes CRE (dont Reconquête !) et ID (dont le Rassemblement national, qui s’était abstenu), plus à l’occasion quelques députés libéraux (Renew) – récemment sur la loi sur la restauration de la nature et sur l’utilisation des pesticides.

Or, tous les sondages montrent qu’au Parlement de Strasbourg, « l’équilibre gauche-droite se déplacera radicalement à droite » avec les élections de juin, analyse une étude de l’EFCR (European Council on Foreign Relations). La majorité, aujourd’hui constituée des sociaux-démocrates (S&D), des libéraux (Renew) et du PPE, avec l’appui ponctuel du groupe écologiste, laisserait place à une « coalition de droite populiste (composée de PPE, CRE et ID) » qui détiendrait, dans l’état actuel des projections, 356 des 720 sièges. Le ralliement des eurodéputés Fidesz du Hongrois Viktor Orban, aujourd’hui parmi les non-inscrits, leur donnerait la majorité. (selon les "DNA")

15 juillet 2020

Albé, au pied de l'Ungersberg

Albé, entouré par les hauteurs de l'Ungersberg en Alsace Située à deux kilomètres au nord-est de Villé, la commune d'Albé est aussi localisée sur la rive gauche du Giessen, près du vallon de l'Erlenbach (430 m) entouré par les hauteurs de l'Ungersberg. Le village (altitude 300 mètres) est établi de part et d'autre du cours de l'Erlenbach, le ruisseau s'écoulant le long de la rue principale avant d'être recouvert. Réalisation : Jean Marc Coquelle

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12 avril 2018

Parti socialiste : quel gâchis dans la ruralité

Les nombreuses erreurs se paient maintenant !

PS_Vill__2Il y a longtemps que le feu couve dans les sections rurales du PS du Bas-Rhin. Et cela ne date pas d'hier. L'exemple de la section du PS du Val de Villé n'en est qu'un parmi d'autres du nord au sud et de l'est à l'ouest du département. Le problème est en fait vieux de 10 ans, voire de 15 ans, dans certains secteurs. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est peut-être les élections de responsables socialistes dans la communauté urbaine de Strasbourg qui en sont à l'origine. Les sections rurales sont restées les parents pauvres sans élus, et lors des négociations de désistement ou de soutien à d'autres partis de gauche elles servaient d'office de monnaie d'échange, car il fallait évidemment assurer la réélection des élus de la métropole strasbourgeoise. 

Tel a été le cas pour la section de Villé : les candidats PS locaux, magré de bons scores lorsqu'ils se présentaient, ont dû d'une façon ou d'une autre laisser place à des candidats parachutés de partis dits "frères" (PC en 1998, EELV en 2011), parfois même pour un candidat qui à d'autres élections avait soutenu la droite (voir communiqué du PS ci-dessus, datant de 2011).

Pire, pour des élections primaires aux présidentielles, le bureau de vote de Villé fut abandonné au PRG, à qui la fédération du Bas-Rhin a payé le taxi de Strasbourg à Villé, car il n'y avait bien sûr pas de militant PRG dans la vallée.

Puis les affaires allèrent en se dégradant : à des élections internes suivantes, les militants du Val de Villé furent invités à voter à Ranrupt, et comble, pour le dernier congrès à Dorlisheim.

Tout cela parce-qu'à Strasbourg, il semble que les deux derniers secrétaires fédéraux successifs, malgré les appels des sections rurales - et notamment celle de Villé - n'ont jamais voulu se rendre dans les campagnes.

Comme Jeanne d'Arc, elle veut venir avec son armure !

pernelle

Et voici qu'on apprend par la presse, que la nouvelle première secrétaire fédérale, pas différente de l'ancienne co-responsable du gâchis, veut au bout de 7 ou 8 ans faire une incursion dans la vallée, non pas pour relancer la section, mais pour laisser choisir ses éventuels adhérents, entre un rattachement à une grande (géographiquement) section Saâles - Schirmeck - Molsheim - Mutzig - Rosheim - Obernai - Wasselonne - Mossig, ou à une grande section Sélestat - Marckolsheim - Benfeld - Erstein, ce qui permettrait aux militants du Val de Villé de découvrir Rhinau lors d'un prochain vote interne...

« Je prendrai mon armure, sourit Pernelle Richardot, et j’irai à leur rencontre pour savoir s’ils préfèrent être rattachés à la section de Molsheim/Vallée de la Bruche ou à celle du Centre-Alsace. C’est d’ailleurs la première section que je vais rencontrer. » peut-on lire dans les DNA et L'Alsace qui à cette occasion deviennent ces jours-ci l'organe de communication interne de la Fédération 67 du PS.

Eh bien, Pernelle ! toi qui es élue conseillère régionale "à l'insu de ton plein gré", voilà une conception qui marque un peu plus ton mépris pour les campagnes, car ce n'est pas comme ça que tu implanteras un peu plus les sections et le parti dans le monde rural. Et d'ailleurs, la question reste posée : les militants de la plaine et des vallées, ont-ils encore envie de te revoir ?

Et à continuer sur la voie que tu as prise, tu pourras bientôt ne comptabiliser que 3 "grandes sections" : Bas-Rhin nord, Bas-Rhin sud et C.U.S.

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19 avril 2018

Grèves : et maintenant le métro ! et les syndicats de l'énergie !

La CGT-RATP dépose un préavis

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Concrètement, cette grève a débuté ce mercredi, 18 avril à 20h00 et se terminera samedi, 21 avril à 7h00. Pour justifier cette grève, le syndicat évoque la répression des droits "enfants malades", l'augmentation de la CSG, le gel des salaires, les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail. La CGT met aussi l'accent sur le démantèlement du service public et ses conséquences néfastes en matière de transports. L'UNSA a déposé un préavis pour permettre aux agents de participer à la manifestation prévue ce jour.

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 La CGT annonce 3 dates pour les coupures de courant, et ce n'est qu'un début !

La FNME-CGT, première organisation syndicale dans l'énergie, a annoncé mercredi son intention de faire grève jusqu'à la fin juin pour "un nouveau service de l'électricité et du gaz", avec des actions comprenant "des coupures ciblées" d'entreprises.

La fédération énergie souhaite mettre en œuvre la "convergence des luttes", a expliqué à l'AFP Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-Énergie, alors que la CGT organise au niveau national une journée de mobilisation interprofessionnelle jeudi.

Des assemblées générales vont se tenir mercredi et jeudi avec les salariés, lors desquelles seront mises "en débat des interventions sur l'outil de travail", a-t-il dit. 

Ces actions peuvent être "des coupures ciblées, en direction des entreprises où les employeurs licencient" ou "criminalisent l'action syndicale", a-t-il avancé, citant Carrefour en exemple, ou encore "des actions de baisse de production de l'électricité et de gaz qui peuvent commencer dès mercredi soir".

"Des actions en direction des usagers pour ceux qui ont subi des coupures d'énergie" sont également envisagées, ainsi que "des basculements d'heures pleines en heures creuses" pour faire baisser la facture des usagers, a-t-il ajouté.

Fin mars, la FNME-CGT avait annoncé appeler à la grève à partir du 3 avril et jusqu'au 28 juin, soit sur la même période que la grève à la SNCF.

Pour rouler, les trains "ont besoin d'énergie, donc on a aussi des actions à mener en ce sens", a averti M. Menesplier, alors que le quatrième épisode de grève des cheminots contre la réforme ferroviaire a débuté mardi soir.

Mais la fédération énergie porte également ses revendications propres. Alors que la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), déterminant la trajectoire énergétique de la France pour 2019-2023, est actuellement "débattue publiquement, on souhaite se faire entendre et peser dans le débat", a expliqué M. Menesplier.

Il faut "commencer par faire un bilan de la déréglementation énergétique qui depuis quasiment 20 ans (...) n'a apporté que des effets dévastateurs tant pour les salariés que pour les usagers", a-t-il déclaré.

D'autres "temps forts" sont prévus les 24, le 26 avril, le 1er mai, les dates suivantes restant encore à déterminer.

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20 juin 2025

Conflit Israël-Iran : un hôpital et des immeubles touchés

Israël et l'Iran ont échangé des frappes pour la septième nuit consécutive, ce qui laisse craindre un embrasement du Moyen-Orient. Suivez l'évolution de la situation en direct.

 

Après avoir échangé mercredi de nouvelles salves de missile, Israël et l'Iran entrent ce jeudi dans le septième jour du conflit. Donald Trump laisse toujours planer le doute quant à une intervention militaire américaine

 

Emmanuel Macron, qui a tenu mercredi un conseil de défense, a demandé à son chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot de prendre « dans les prochains jours une initiative, avec les proches partenaires européens, afin de proposer un règlement négocié exigeant, de nature à mettre fin au conflit ». (selon les DNA)

 

 

 

4 février 2024

Mécontentement des agriculteurs en Grèce également

Dans le nord de la Grèce, des manifestations ont eu lieu la semaine dernière, conduisant des convois de tracteurs vers les villes pour mettre en avant les défis auxquels leur secteur est confronté.

Gr_ceLes préoccupations majeures des agriculteurs portent sur la mise en œuvre de la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC), qu'ils estiment être une menace pour la durabilité de la production agricole et animale.

À Kozani, après une rencontre avec le maire, les agriculteurs ont annoncé leur intention de bloquer cette semaine l'autoroute Egnatia au carrefour de Siatista.

Ces manifestations s'inscrivent dans une série de mobilisations d'agriculteurs à travers le pays. Plus tôt cette semaine, les agriculteurs de Larissa et Karditsa, en Grèce centrale, ont protesté contre l'inaction du gouvernement concernant le remboursement des récoltes, du bétail et du matériel agricole perdus lors de la tempête Daniel en septembre 2023.

Afin d'apaiser les tensions, les ministres des Finances et de l'Agriculture ont eu des discussions avec des représentants de l'industrie alimentaire concernant l'établissement de prix équitables pour les produits, une priorité majeure pour les agriculteurs qui dénoncent la volonté du gouvernement de réduire les prix à la consommation.

Nouvelles mobilisations et manifestations anticipées à Larissa

De nouvelles mobilisations et manifestations ont eu lieu ce dimanche à Larissa, en Thessalie, avec des rassemblements de tracteurs dans le centre-ville. Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a programmé ce dimanche après-midi une réunion avec tous les ministres concernés par le sujet. L'ordre du jour comprenait une discussion sur les évolutions liées aux manifestations et aux revendications des agriculteurs. (selon "Le petit journal - Athènes")

19 décembre 2023

Les gendarmes recherchent un homme dans un canal et repêchent un autre corps

Le corps d'un homme d'environ 70 ans a été repêché dans un canal à Niderviller (Moselle) ce jeudi 14 décembre 2023. Les gendarmes recherchaient une autre personne disparue.

plongeurLes gendarmes ont repêché le corps d’un homme âgé d’environ 70 ans, ce jeudi 14 décembre 2023 vers 10h30, dans un canal situé à Niderviller (Moselle), selon une information du "Républicain lorrain" confirmée par Lorraine Actu.

Un autre homme recherché
En revanche, cette découverte s’est faite de façon fortuite, selon les gendarmes. Le corps de la victime a été aperçu en train de flotter et a pu être repêché.

Mais depuis plusieurs jours, c’est une autre personne que les militaires recherchent : un homme âgé de 27 ans, originaire d’Alsace et disparu depuis le 27 novembre dernier. Les derniers indices montrent que le jeune homme se trouvait dans le secteur du cours d’eau. Le canal a été sondé à plusieurs reprises par des plongeurs sans que les recherches n’aboutissent pour le moment.

25 novembre 2023

La Hongrie envoie des militaires au Tchad pour lutter contre «les migrations»

Alors que Budapest, farouchement hostile à la politique européenne d’accueil des réfugiés, continue à affirmer qu’il faut « soutenir la gestion des problèmes là où ils surviennent plutôt que de les transférer en Europe », le Premier ministre Viktor Orban a décidé de déployer d’ici mars 2024, un contingent militaire au Tchad pour deux ans, afin d’assister économiquement le pays, freiner l’immigration illégale et de l’aider à lutter contre le terrorisme.

hongriePlutôt que d’accueillir des réfugiés en Hongrie, le gouvernement de Viktor Orban préfère soutenir la population des pays africains sur place : la Hongrie va envoyer entre 200 et 400 militaires au Tchad. Le ministre hongrois de la Défense a détaillé l’objectif de cette mission :

« Avec la coopération des forces armées tchadiennes, notre contingent aura pour mission de contribuer à l'arrêt des migrations, de soutenir les efforts antiterroristes, et de fournir un cadre sûr à la mise en œuvre de notre programme d’assistance humanitaire et économique sur place », a expliqué Kristof Szalay-Bobrovniczky.

La Hongrie va aussi envoyer aussi des médecins, des conseillers économiques et des agronomes. Ce n’est pas sa première mission au Tchad, mais cette fois, Budapest va implanter à Ndjamena un centre permanent d’aide humanitaire et économique. Pour le secrétaire d’État hongrois chargé du programme d’aide à l’étranger Tristan Azbej, le Tchad est le seul pays stable dans la région du Sahel, et il faut éviter qu’il s’effondre.

« Des réfugiés et des migrants affluent au Tchad, alors que c’est l’un des 10 pays les plus pauvres au monde. Donc c’est important que nous aidions ce pays pour qu’il reste stable », explique le chargé du programme. À travers ce programme « Hungary helps » (« la Hongrie vous aide »), lancé en 2019 et qui vise à réduire l’émigration vers l’Europe, la Hongrie est également présente dans d’autres pays africains, notamment le Kenya, le Mozambique et l’Éthiopie.

Car le gouvernement continue à attiser la peur de la migration, à l'approche des élections européennes de 2024. Vendredi 17 novembre, la Poste hongroise a commencé à envoyer à tous les Hongrois un questionnaire du gouvernement, qui a été publié sur Internet. Avec des questions telles que « Bruxelles veut installer des ghettos de migrants en Hongrie. Êtes-vous d’accord ? ». Une affirmation totalement fausse. (selon RFI)

10 novembre 2023

Encore des retards pour le périscolaire !

Villé est la bonne dernière de la vallée pour la réalisation d'un périscolaire ! Et voilà qu'on apprend, dans le compte-rendu du conseil municipal du 6/11, que l'étude est à revoir et que les travaux d'aménagement vont encore prendre du retard. C'est sûr, les enfants du maire n'auront plus l'occasion d'en profiter.

Extrait de presse du 9/11 :

p_riscolaire0"Dans le cadre de la création d’un accueil périscolaire, un bâtiment existant doit être réhabilité.

Une rénovation thermique de l’ensemble des bâtiments du groupe scolaire est prévue. Pour cette partie, les architectes ont besoin d’un audit plus spécifique qu’initialement prévu. Le prédiagnostic ne prenait en compte que les petits investissements réduisant la consommation énergétique.

Le nouvel audit prend en compte un panel d’outils. Ce dernier comprend : une analyse technique du bâti, des installations et des contrats, une simulation énergétique du bâtiment, une synthèse architecturale et urbanistique, des solutions d’amélioration de la performance énergétique adaptées au bâtiment, une planification détaillée du programme d’amélioration, une étude des solutions de financement.

L’audit énergétique du bâtiment futur périscolaire coûtera 2 917 € HT. L’audit énergétique de l’école maternelle et du Rased sera facturé 2 917 € HT et celui concernant l’école primaire et la salle d’animation devrait être d’un montant de 6 363 €.

L’État, au travers du fonds vert, devrait subventionner ces dépenses à hauteur de 6 550 €, et la région Grand Est, via son programme Climaxion, devrait donner 3 000 €. La commune de Villé déboursera le reliquat en fonds propres, soit 2 648 €."

26 juillet 2023

L'Inde arrête d'exporter du riz blanc non basmati

L'Inde a interdit la semaine dernière l'exportation de riz blanc non basmati pour préserver son marché intérieur. Une décision qui pourrait avoir de fortes répercussions à l'étranger.

indeC'est une décision lourde de conséquences qu'a prise l'Inde jeudi dernier. Le premier pays exportateur de riz dans le monde a interdit l'exportation de riz blanc non basmati. Et ce, « avec effet immédiat ».

Les exportations indiennes de riz blanc non basmati ont bondi de 35 % sur un an, selon le ministère indien de la Consommation et de l'Alimentation, tandis que les prix de détail de la céréale ont augmenté de 11,5 % sur la même période et de 3 % le mois dernier, d'après le gouvernement. En interdisant les exportations de riz blanc non basmati, l'Inde cherche donc à « garantir » un approvisionnement « adéquat » pour les consommateurs indiens et à « atténuer la hausse des prix sur le marché intérieur », relève le ministère.

Des volumes impossibles à compenser

Mais en tentant de réduire le coût du riz en Inde, le gouvernement de Narendra Modi pourrait par la même occasion faire grimper les cours internationaux de la céréale. Ces derniers ont déjà fortement augmenté en raison de la pandémie de Covid, de la guerre en Ukraine et de l'impact du phénomène climatique El Niño sur les rendements des rizières. « Le prix du riz à la tonne est de 513 dollars sur le mois de juillet 2023, alors qu'en mai et juin, on était à 470 dollars la tonne. C'est exactement le même niveau qu'en 2008, au moment de la crise économique et financière », relève auprès de franceinfo Thierry Pouch, économiste à l'université de Reims Champagne-Ardenne.

Comme « la Thaïlande, le Vietnam et, dans une certaine mesure, le Pakistan et les États-Unis », les principaux exportateurs après l'Inde, « n'auront pas assez de riz pour remplacer » les volumes indiens non exportés, l'inflation va « évidemment » augmenter, selon Oscar Tjakra, analyste à l'institution financière Rabobank. Le jeu de l'offre et de la demande rentre évidemment en ligne de compte : « Les pays importateurs cherchent à remplir leurs stocks, et les pays exportateurs en profitent pour faire grimper la facture », résume Patricio Mendez Del Villa, économiste et chercheur au Cirad (le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) au Figaro.

Un risque d'insécurité alimentaire

Or, cette augmentation inévitable des prix internationaux du riz risque « d'exacerber l'insécurité alimentaire dans les pays fortement dépendants des importations », a alerté la société Gro Intelligence, qui analyse des données sur les matières premières. Le riz est en effet un aliment de base pour plus de 3 milliards de personnes dans le monde.

Selon l'agence de presse Reuters, les principaux acheteurs de riz non basmati indien sont le Bénin, le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Togo, la Guinée, le Bangladesh et le Népal. Pour Gro Intelligence, « la Turquie, la Syrie et le Pakistan devraient (aussi) souffrir de cette interdiction, alors que (ces pays) sont déjà confrontés à une forte inflation des prix alimentaires ».

« L’Inde (pourrait perturber) le marché mondial du riz avec une vitesse beaucoup plus grande que l’Ukraine ne l’a fait sur le marché du blé avec l’invasion de la Russie », a déclaré à ReutersB.V. Krishna Rao, le président de l’Association des exportateurs de riz. D'ailleurs, selon Thierry Pouch, Moscou pourrait bien profiter de la situation pour « vendre sa production de céréales (hors riz) à un prix bien inférieur ».

Les Français seront-ils touchés ?

Les consommateurs français seront-ils eux aussi touchés par une hausse du prix du riz non basmati ? Pas « immédiatement », assure l'expert à nos confrères. Il faudra pour cela attendre que les contrats entre fournisseurs et distributeurs soient « renouvelés ».

Autre élément rassurant : la France ne dépend pas des exportations indiennes : le riz que nous consommons provient principalement d'Italie, du Cambodge, de la Thaïlande, du Pakistan et de l'Espagne, selon FranceAgriMer. Nous pourrions donc moins souffrir de la décision indienne que d'autres pays. (selon AFP et DNA)

5 juin 2023

Châtenois : précisions !

extraitJe ne tiens pas à refaire ici toute l'histoire de la RN 59 et du contournement de Châtenois (voir l'extrait de presse ci-joint). Je rappellerai juste que l'association "RN 59 sécurité" était reçue dès 1999 au ministère des transports et avait obtenu du ministre Jean-Claude Gayssot la promesse de l'inscription du projet au contrat de plan Etat/Région 2000-2007. L'engagement fut respecté ! Il aurait suffi de commencer les travaux avant 2007 pour bénéficier des avantages de ce contrat ! Hélas, ce ne fut pas le cas pour de sombres intérêts régionaux (concurrence avec le projet de contournement de Mertzwiller) ou locaux (opposition des viticulteurs).

Aujourd'hui la route n'est toujours pas fonctionnelle, pourtant le contournement de Mertzwiller n'est pas réalisé et les viticulteurs touchés par le tracé à Châtenois ont été largement indemnisés ! Cherchez le problème... du côté de quelques orchidées et papillons ? ou de l'origine géographique d'un certain nombre de "grands élus" ?

Autre question d'importance : les travaux entamés sont-ils une "première tranche" (la deuxième pour l'aménagement de Val de Villé à Lièpvre étant prévisible pour le 22ème siècle) ou représentent-ils l'intégralité des travaux?

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1 mars 2023

Bamako et Moscou officialisent leur idylle

C'est une visite présentée comme "historique" par les deux pays. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, était au Mali mardi 7 février, pour afficher l'entente parfaite entre Moscou et Bamako. Et reléguer la France aux oubliettes.

bamakoLe cérémonial qui a été réservé à Sergueï Lavrov était digne d'un chef d'État : accueil devant les caméras dès sa descente d'avion, remise de la médaille de Commandeur de l'Ordre national et surtout long tête-à-tête avec le chef de la junte, le colonel Goïta, qui salue "la qualité d’un partenariat sincère orienté vers la défense de nos intérêts". Difficile de faire plus clair.

Serguei Lavrov n'est pas venu au Mali en simple ministre des Affaires étrangères, il est venu acter le remplacement de la France par la Russie, que ce soit dans le domaine économique ou militaire.

Des engagements plein les bras

Le ministre des affaires étrangères a d'abord promis d'intensifier l'aide de Moscou dans la lutte contre les jihadistes d'Al Qaïda et de l'État islamique. Non seulement au Mali, mais aussi dans toute la zone sahélienne – ce que l'armée française n'a pas su faire. Ce qui passe par de nouvelles livraisons d'armes (la Russie a déjà fourni en décembre et en janvier des avions et des hélicoptères de guerre au Mali) mais aussi par l'envoi "d'instructeurs" (le terme officiel pour les mercenaires de Wagner, qui sont déployés depuis deux ans déjà et régulièrement accusés d'exactions contre les civils).

Sur le plan économique, la Russie veut devenir un fournisseur régulier de produits stratégiques comme les hydrocarbures et les céréales. Un premier accord est en cours de finalisation sur "35 000 tonnes d’engrais et 50 000 tonnes de blé". Sur le plan diplomatique, aussi, le rapprochement s'accélère : le colonel Goïta doit participer un sommet Russie-Afrique cet été à Saint-Pétersbourg.

Finies les justifications

*Cette alliance se fait clairement contre les Occidentaux. Le chef de la diplomatie malienne est sans ambiguïtés : "Nous n'allons pas continuer à nous justifier pour le choix de nos partenaires". 

Comme d'autres pays africains, le Mali dénonce les sanctions prises contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine. Et acquiesce aux mots de Serguei Lavrov qui critique "l'approche néo-coloniale" des Occidentaux, un véritable mantra qu'il a répété tout au long de ses différents voyages en Afrique (neuf pays visités ces sept derniers mois).

Et puisque la symbolique se cache surtout dans les détails, Serguei Lavrov a reçu en cadeau une magnifique épée à double tranchant utilisée dans la tradition touareg pour protéger l'honneur. Son nom ? "Takouba". C'est le nom qui avait été choisi pour les forces européennes qui devaient aider le Mali dans sa lutte contre le terrorisme. "Takouba" est désormais entre les mains des Russes. "Je vais la garder à portée de main", a même plaisanté le ministre russe des Affaires étrangères. Aucun cadeau n'est trop beau pour le nouvel allié de Bamako. (selon "Franceinfo")

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22 janvier 2023

Le chasseur qui a tué Morgan Keane condamné à 2 ans de prison avec sursis

Morgan Keane avait été atteint d'une balle tirée par un chasseur inexpérimenté, le 2 décembre 2020, alors qu'il coupait du bois sur un terrain lui appartenant. Le chasseur a été condamné à 2 ans de prison avec sursis.

Il y a 6 ans, une même mésaventure m'était arrivée, sauf que le mauvais tireur m'avait raté (balle ricochant sur le sol à 50 cm de moi alors que je travaillais sur une de mes parcelles forestières).

chasseurs3A lire : Le tribunal correctionnel de Cahors s'est prononcé sur le sort du chasseur qui a tué Morgan Keane en 2020 dans un village du Lot, après l'avoir pris pour un sanglier, et du responsable de la battue : deux ans de prison avec sursis et une interdiction de chasser à vie.

Le directeur de la battue au cours de laquelle l'accident de chasse s'était produit a lui été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à un retrait du permis de chasse pendant 5 ans.

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur sur la durée de la peine, mais n'a pas prononcé de prison ferme alors que le ministère public avait requis un emprisonnement de six mois.

Cette décision de justice concernant la mort de ce Franco-Britannique de 25 ans, devenue emblématique des difficultés de cohabitation entre les chasseurs et d'autres ruraux, intervient alors que le gouvernement a annoncé lundi le renforcement de la formation à la chasse et un délit d'alcoolémie, mais pas de journée sans chasse, au grand dam de plusieurs associations.

Alors qu'il coupait du bois sur un terrain lui appartenant, à l'écart du centre du village de Calvignac, Morgan Keane, enfant du pays, avait été atteint d'une balle tirée par un chasseur inexpérimenté, le 2 décembre 2020.

Deux ans de prison requis

*Le 17 novembre dernier, à l'audience, le procureur de Cahors avait requis deux ans de prison pour le tireur et 18 mois pour le directeur de battue, dont six mois fermes pour chacun, ainsi que l'interdiction de chasser à vie et de porter des armes pendant cinq ans dans les deux cas.

Pour le directeur général de la Fédération nationale des chasseurs, Nicolas Rivet, « il faut que la justice passe. Nous ne sommes pas au-dessus des lois. S’il y a des gens qui ont commis des fautes, ils doivent être sanctionnés à la hauteur des fautes qui ont été commises ». « Le procureur a considéré que l'organisation de la battue ne répondait pas aux canons et aux critères habituels », a ajouté Nicolas Rivet. « Il y a peut-être des choses à améliorer dans ce domaine-là (…)  pour éviter que ça se reproduise », a-t-il encore dit à l'AFP.

« On attend des condamnations au moins à la hauteur de ce qu'avait requis le procureur », a déclaré de son côté Benoit Coussy, l'avocat du frère de la victime.

Et Audrey Tindilière, du collectif Un jour un chasseur, créé par des proches de Morgan Keane pour faire évoluer la législation sur la chasse, a souligné l'importance à ses yeux de l'interdiction définitive de chasser, regrettant que celle de porter des armes soit limitée à cinq ans.

« Quelqu’un qui a tué un humain à la chasse ne devrait plus avoir le droit, ni de chasser, ni de toucher une arme », a-t-elle affirmé à l'AFP. « Après, c'est clair que ces peines restent dérisoires, alors qu'un homme est mort ».

Le chasseur s'est dit « désolé »

L'enquête sur la mort de Morgan Keane avait mis en évidence que le tireur, venu du département voisin de l'Aveyron pour participer à la battue, ne connaissait pas les lieux et avait été posté à un endroit mal choisi sans avoir reçu les consignes nécessaires.

Visiblement ému et se disant « désolé » de son geste, ce chasseur de 35 ans avait reconnu ne pas avoir « bien identifié la cible ».

Les témoignages d'autres chasseurs présents à Calvignac faisaient état de plusieurs irrégularités dans le déroulement de la battue, que son directeur, un chasseur expérimenté de 51 ans, a pourtant qualifiée de « maîtrisée » à la barre.

En France, le nombre d'accidents de chasse est à la baisse depuis 20 ans, selon l'Office français de la biodiversité (OFB). Néanmoins, pour la saison 2021/22, l'OFB a recensé 90 accidents de chasse, contre 80 la saison précédente. Parmi eux, huit accidents mortels, dont deux concernant des victimes non-chasseurs.

Pour Léa Jaillard, d'Un jour un chasseur, « le problème de la sécurité, ce n'est pas seulement les morts et les blessés » mais aussi beaucoup d'incidents que l'OFB ne répertorie pas, comme « les balles qui passent à côté des personnes » ou « les gens qui entendent des coups de feu autour d'eux et font demi-tour, au lieu de faire leur promenade ». (selon DNA)

chasseurs1Et Macron continue à prendre des mesures favorisant les pratiques des chasseurs au détriment de la sécurité !

31 août 2022

L'Europe se prépare à un hiver sans gaz russe

Thermostats en baisse et chaussettes en laine: les Européens se préparent à un hiver difficile faute de recevoir assez de gaz provenant de Russie, dont l'invasion de l'Ukraine il y a six mois, a bouleversé le monde de l'énergie.

thermostatEn première ligne, les Lettons n'ont déjà plus de gaz russe, depuis fin juillet, et savent à quoi s'en tenir pour les prochains mois. "Les prix de l'énergie sont tellement exorbitants que nous avons installé notre propre chauffe-eau, c'est moins cher à utiliser que d'avoir recours à l'eau chaude collective", raconte Juons Ratiniks, habitant de la petite ville de Rezekne, non loin de la frontière russe.

Ce garde-frontière à la retraite prévient les "politiciens" qu'il attend une aide pour payer ses prochaines factures en hausse, sinon "ça va chauffer pour eux!"

Comme la Lettonie, le robinet de gaz russe est déjà coupé pour la Bulgarie, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas et la Pologne. Chez les autres, les flux vers l'Europe se tarissent: ils étaient en baisse d'environ 70% en juillet sur un an, selon plusieurs experts interrogés par l'AFP.

Dans les capitales du continent, la perspective de radiateurs froids ou d'usines à l'arrêt hante les gouvernements, qui savent que Vladimir Poutine use stratégiquement de l'arme énergétique. Les baisses de livraisons ont fait flamber les prix du gaz et, dans son sillage, de l'électricité, puisque nombre de centrales thermiques tournent au gaz. Le pétrole a aussi augmenté avant toutefois un reflux récent.

La guerre a déclenché la "première véritable crise énergétique mondiale de l'histoire", juge Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Et l'Europe se situe "à l'épicentre de la tourmente".

Le gaz est si crucial -surtout dans les pays très dépendants comme l'Allemagne pour son industrie lourde- qu'il est exempté de sanctions européennes, contrairement au charbon (embargo total) et au pétrole (embargo progressif).

- "Opération thermostat" -

Les flux déjà considérablement réduits dans le très important gazoduc Nord Stream 1 entre Russie et Allemagne "vont fluctuer entre zéro et 20% de la capacité ces prochains mois, entraînant une récession en Europe lors de l'hiver 2022/23", prédit Matt Oxenford, de l'Economist Intelligence Unit.

En cas de pénurie, les autorités couperont l'alimentation en priorité aux entreprises: en France comme en Allemagne, les gouvernements sont en train de choisir lesquelles seront sacrifiées en premier.

Mais les consommateurs qui se chauffent ou cuisinent au gaz sont aussi appelés à économiser l'énergie, alors que Bruxelles demande aux 27 pays membres de réduire de 15% leur consommation de gaz.

L'Italie a lancé dès le printemps une "opération thermostat" pour baisser le chauffage et réduire la climatisation dans les écoles et administrations. Initiative imitée par l'Espagne et l'Allemagne.

Dans ce dernier pays, une campagne a été lancée pour baisser la climatisation, privilégier les transports en commun ou acheter un pommeau de douche moins dispendieux en eau. De nombreuses villes ont diminué la température de l'eau des piscines ou l'éclairage urbain.

"J'économise l'énergie", explique Annette Kapaon, retraitée de 70 ans rencontrée à Berlin. "Je ne chauffe que la pièce où je passe du temps, dans les autres c'est juste pour que rien de gèle".

- Charbon et GNL -

La France a bloqué les prix réglementés du gaz pour les particuliers, mais en Allemagne, la facture des ménages s'alourdira de plusieurs centaines d'euros par an.

Face à l'hiver difficile qui s'annonce, le centre de conseil aux consommateurs de Rhénanie-du-Nord-Westphalie n'a jamais été autant sollicité en plus de 40 ans d'histoire. "Il y aura de nombreux ménages qui ne pourront pas payer", s'inquiète son porte-parole Udo Sieverding.

Beaucoup se renseignent sur l'installation de panneaux solaires, selon lui. Mais les vendeurs de charbon font aussi face à une ruée.

La France renoue pour sa part avec la "chasse au gaspi" des années 70: les magasins qui utilisent la climatisation sont priés de garder les portes fermées.

C'est aussi la course pour trouver des sources d'énergie alternatives comme le gaz naturel liquéfié (GNL) ou le charbon, pourtant très polluant.

La France a donc renoncé provisoirement à fermer une centrale à charbon et veut installer un nouveau terminal méthanier flottant, une décision décriée par les défenseurs de l'environnement. (selon "France-Antilles")

24 janvier 2022

Hôpital de Saint-Dié : la peur du covid

Des patients ont arrêté leurs soins, "c'est une catastrophe pour les diabétiques"

stdi_A l'hôpital de Saint-Dié (Vosges) les médecins sont confrontés à une nouvelle difficulté. La prise en charge des malades avec leurs peurs et leurs angoisses dues au Covid-19. Ils ne viennent plus en consultation. Avec des conséquences dramatiques pour les malades atteints de diabète.

Depuis l’apparition du coronavirus, il y a deux ans, les médecins de l’hôpital de Saint-Dié dans les Vosges sont confrontés à une nouvelle difficulté. La peur des patients de venir en consultation. Pascal Mattei est médecin-spécialiste du diabète. Dans son service, l'accueil des patients reste bien sûr une priorité. "C'est indispensable !".

Et pourtant lui aussi le constate, même s'il conseille en insistant à certains de ne pas attendre, la situation ne s'arrange pas du tout. "De nombreux malades sont en quelques sortes sortis du parcours classique des soins. Je pense beaucoup aux diabétiques. Ils ont tellement peur d'attraper le Covid à l’hôpital qu’ils ne viennent pas", explique Pascal Mattei. "Parfois ils sont vaccinés, parfois ils ne sont pas vaccinés. Ce matin par exemple, j’ai une patiente, vaccinée, qui devait impérativement venir. Il est 8h20 et elle vient d'annuler. Elle a peur. Elle me dit "je ne sors pas de chez moi j’ai peur d'attraper le Covid".  Des appels comme ça j'en reçois plusieurs par jour".

Le diabète une maladie chronique en augmentation

Le diabète est une maladie complexe. Sa prise en charge ne peut pas être approximative et irrégulière. "Alors vous allez dire que je ne pense qu'aux pieds ! Mais oui la première complication du diabète reste la gangrène et donc l’amputation. Et ça peut aller très très vite", dit-il.

La qualité des soins n'est pas en cause. Car déjà avant le Covid, c'est un sentiment spontané et anxieux que tout le monde ressent. L'appréhension d'arriver à l'hôpital, d’attendre dans une chambre. Le bruit, le va et vient. Le manque de sécurité. Et la pandémie n'a fait qu'aggraver cette situation. Les patients ne se sont pas sentis aussi fragiles depuis l'apparition de la l'épidémie. Pascal Mattei est inquiet. "Des patients atteints de pathologies chroniques repoussent leur consultation et on arrive à des situations très catastrophiques"

Dans les prochains mois ça va quand même être encore compliqué. Le personnel soignant le sait bien. Mais les prévisions du professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur apporte un petit espoir. Lundi 17 janvier 2022 il a déclaré sur France Inter : "Le scénario du pire s’éloigne, la décrue a commencé, le pic des infections au Covid-19 a été passé".

Dans son petit bureau de l'hôpital de Saint-Dié, le Docteur Pascal Mattei espère réussir à convaincre tous ses patients de revenir pour leurs soins. "C’est sûr que nous sommes dans une zone géographique où il y a beaucoup de gens âgés qui ont peur de l’hôpital". (selon "Franceinfo")

1 novembre 2021

Dix ans de prison pour le meurtre d’une enfant yazidie

Une Allemande de 30 ans, ex-membre de l’Etat Islamique, a été reconnue coupable de «crime contre l’humanité ayant entraîné la mort» et d’appartenance à une organisation terroriste.

yazidiAccusée d’avoir laissé mourir de soif une fillette yazidie réduite en esclavage en Irak, une Allemande membre du groupe djihadiste EI a été condamnée lundi à dix ans de réclusion par un tribunal de Munich. Jennifer W., 30 ans, a notamment été reconnue coupable de «crime contre l’humanité ayant entraîné la mort» et d’appartenance à une organisation terroriste, dans l’un des premiers procès au monde à juger un crime de guerre contre les Yazidis, minorité kurdophone persécutée par les djihadistes.

Vêtue d’un pull noir, sa longue chevelure brune détachée, la jeune femme n’a pas réagi à l’annonce de sa condamnation, plus clémente que la réclusion à perpétuité réclamée par le parquet. «Vous deviez savoir dès le départ qu’une enfant enchaînée sous un soleil de plomb serait en danger de mort», lui a lancé lundi le président de la Cour, Reinhold Baier.

Mais les juges ont également reconnu que l’ex-jihadiste «ne disposait que de possibilités limitées pour mettre fin à l’asservissement» des victimes, selon un communiqué du tribunal.

Fillette «punie»

Cette Allemande originaire de Lohne, en Basse-Saxe (nord-ouest), avait gagné l’Irak en 2014 pour rejoindre «ses frères», comme elle l’a expliqué lors du procès entamé en avril 2019. Pendant plusieurs mois, elle y a patrouillé, armée, au sein de la police des mœurs à Falloujah et Mossoul. Cette force veillait notamment au respect des règles vestimentaires et de comportement édictées par les djihadistes.

À l’été 2015, elle et son mari d’alors, jugé à Francfort dans une procédure parallèle, ont acheté comme esclaves, parmi un groupe de prisonniers, une fillette de cinq ans et sa mère issues de la minorité yazidie. Témoin clé des procès de Munich et Francfort, la mère survivante, qui vit désormais cachée en Allemagne, a livré à la barre le récit des sévices subis.

Après de nombreuses maltraitances, la petite fille a été «punie» par le mari de l’accusée pour avoir uriné sur un matelas, puis attachée, par des températures autour de 50 °C, à une fenêtre à l’extérieur de la maison. La fillette est morte de soif tandis que sa mère était contrainte de rester au service du couple.

Pas d’explication sur sa radicalisation

Accusée d’avoir laissé faire sans intervenir, Jennifer W. a affirmé à l’audience avoir «eu peur» que son compagnon «ne (la) pousse ou l’enferme». Au cours du procès, la jeune femme n’a pas vraiment apporté d’explications sur son parcours de radicalisation.

Timide lors des premières audiences, elle s’est ensuite enhardie. «On va faire de moi un exemple pour tout ce qui s’est passé sous l’EI. Il est difficile d’imaginer que cela soit possible dans un État de droit», s’était-elle défendue, selon des propos cités par le journal Süddeutsche Zeitung.

Elle avait été arrêtée par les services de sécurité turcs en janvier 2016 à Ankara puis extradée vers l’Allemagne. Elle n’a été placée en détention qu’en juin 2018, après avoir été arrêtée en tentant de rejoindre de nouveau, avec sa fille de deux ans, les territoires que l’EI contrôlait encore en Syrie. Durant cette tentative, elle a raconté sa vie en Irak à son chauffeur, qui était en réalité un informateur du FBI la conduisant dans une voiture équipée de micros. Le parquet a utilisé ces enregistrements pour l’inculper.

Crimes commis sur les Yazidis

Ce procès est l’un des premiers concernant des crimes commis sur les Yazidis, minorité kurdophone du nord de l’Irak. En octobre 2020, une Germano-Tunisienne, épouse d’un djihadiste, avait été condamnée par un tribunal allemand à trois ans et demi de prison pour avoir notamment contribué à réduire à l’état d’esclave une jeune Yazidie lorsqu’elle séjournait en Syrie.

Deux autres Allemandes rapatriées depuis 2020 des territoires de l’EI sont soupçonnées de complicité de crimes contre l’humanité en lien avec les exactions commises contre la minorité yazidie.

Cette communauté ethno-religieuse yazidie a été particulièrement persécutée par les djihadistes, qui ont réduit ses femmes à l’esclavage sexuel, enrôlé de force des enfants-soldats et tué des hommes par centaines. (selon "Le Matin" - Suisse -)

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