Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Publicité
29 janvier 2020

Histoire des oppositions aux municipales de Villé

Où se situera le débat démocratique ? 

gilardeau

En cette année électorale 2020, il semblerait que les opposants aient bien du mal à se retrouver et à constituer une liste. Une liste unique ne permettra pourtant guère d'alimenter un débat et une confrontation des idées nécessaires à un bon fonctionnement de la démocratie. Il est à peu près acquis aujourd'hui qu'aucune liste concurrente à celle de la majorité sortante ne verra le jour, une majorité qui a pourtant beaucoup été critiquée lors des mandats successifs du maire actuel. On peut se demander comment on en est arrivé là. 

1971 : "le Xavier"

L'année évoquée marque un tournant dans la démocratie (ou "l'anti-démocratie") villoise. La liste des sortants (liste Paul Bastien) fut attaquée régulièrement à raison d'un tract hebdomadaire pendant un trimestre, non pas sur le plan politique ou sur celui de la gestion municipale, mais des attaques personnelles de bas étage systématiques. Chaque semaine, un autre membre de l'équipe sortante fut moqué et dénigré. Faute de l'avoir pris à la légère, les sortants furent largement battus et leurs quelques représentants élus ne siégèrent plus ou démissionnèrent. L'affaire du Xavier hanta  longtemps les esprits et fut un frein au débat démocratique.

Aux élections suivantes de 1977, l'ambiance fut plus calme, mais la liste d'opposition de Marc Weill n'obtint que trois sièges et n'eut guère de moyens de peser sur les débats.

1983 : débat politique

Changement d'ambiance. Trois listes se présentèrent : la liste du maire sortant Herrbach, la liste Marc Weill et celle que je menais et intitulée "liste de la majorité présidentielle". A l'époque, les choses avaient changé : au niveau national, avec François Mitterrand élu en 1981, il semblait impossible que la gauche soit absente du débat. Personne ne songeait à ce moment que les candidats ne devaient pas annoncer leur étiquette. On était loin des conceptions "macroniennes" d'aujourd'hui qui imagine cacher les appartenances politiques dans les communes de moins de 9000 habitants, histoire de camoufler une débâcle électorale à venir.

Toujours est-il que la surprise fut totale en 1983 de voir, dans cette petite commune de Villé très marquée à droite, une liste de gauche contraindre au ballotage le maire Lucien Herrbach. Et quand bien même ils ne furent pas élus, tout en réalisant un score honorable de 40%, ses représentants furent respectés pour la campagne qu'ils avaient menée.

Les deux scrutins suivants ne virent guère d'opposition monter en ligne, et en 2001 il faillit en être de même.

2001 : Personne n'y avait pensé

_lections

Le maire Jean-Marie Watt ne se présentant plus, une nouvelle équipe se lançait dans la conquête de la mairie, avec à sa tête le novice André Frantz. J'avais moi-même envisagé de présenter une liste, mais finalement j'avais décidé de renoncer faute de candidats volontaires. Certains de mes amis politiques se retrouvèrent sur la liste unique du futur maire.

Oui, mais voilà : une "liste sauvage" se présenta au dernier moment et il y eut ballotage pour un siège. Je profitai de l'occasion pour entrer de façon très inattendue au conseil municipal. Seul membre de l'opposition depuis bien longtemps, j'en ai profité pour obtenir des présidences de commission (agriculture-forêt, marché du terroir, industrie-artisanat, transports) et des délégations (syndicat des 26 communes forestières, ADAC, collège de Villé, CCAF - commission consultative d'aménagement foncier, et CCC = commission communale de la chasse) et c'est ainsi que j'ai pu faire avancer de nombreux dossiers, malgré le frein que représentait le maire.

Je ne suis plus au conseil depuis 2008. Il semblerait que toutes ces commissions ne se réunissent plus. Le maire décide maintenant seul, même ses colistiers se plaignent de ne pas être au courant des affaires. La démocratie est à nouveau au plus bas.

De plus, le mode de scrutin a changé et ne favorise pas les candidatures multiples dans les petites communes. Mais je reviendrai là-dessus ultérieurement.

Publicité
29 décembre 2019

Villé : la pagaille organisée continue

Que se passe-t-il avec les biodéchets ?

DSCF0688

Depuis quelques temps, le système des biodéchets fonctionne bien dans le Centre-Alsace ... sauf à Villé. Les quatre très beaux bacs du bourg-centre débordent régulièrement, au point d'attirer les rats des égoûts voisins ! Pourtant, lors de l'aménagement de ces containers, les représentants du SMICTOM en avaient préconisé huit à Villé ! Monsieur le maire, avec son bâton de maréchal du bourg-centre, en a décidé autrement : "Quatre, et pas un de plus !" Et pas un socle en béton comme recommandé ! On voit le résultat en cette fin de mandat de notre premier magistrat : les ordures traînent à côté et sur les bacs ! 

DSCF0683

Autre service non rendu : en ces fêtes de fin d'année, les services du SMICTOM ont des horaires aménagés ! Oui, mais une fois de plus, dans la montée de la croix, des voitures stationnent de façon gênante, mais non interdite car Monsieur le Maire refuse toujours de mettre en application sa vieille promesse d'arrêté municipal, de pose de panneau d'interdiction de stationner et de lettre d'information des riverains. Et ainsi tout le quartier "du petit Liban" bénéficie de la dynamique politique municipale et voit ses poubelles rester pleines au bord du trottoir. Là aussi, les rats menacent ! Pourvu qu'ils n'amènent pas la peste !

Question posée : faudra-t-il appeler à la grève du paiement des impôts locaux pour services non rendus ?

Et surtout, n'écrivez pas à la mairie : le stock de timbres-poste pour les réponses est épuisé !

rats

14 octobre 2019

Syrie : Erdogan désavoué

L'offensive turque contre les forces kurdes suscite une volée de critiques

syrie

La Turquie a lancé mercredi, comme elle s'y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte antijihadistes, suscitant une volée de critiques internationales et des menaces de sanctions américaines.


Mercredi, des régions voisines de la Turquie, notamment les zones de Tal Abyad et de Ras al-Aïn, ont été bombardées par l'aviation et l'artillerie turques. Le ministère turc de la Défense a annoncé en soirée que des militaires turcs et leurs supplétifs syriens avaient pénétré en Syrie, marquant le début de la phase terrestre de l'opération.
"Les forces aériennes et l'artillerie ont jusqu'ici frappé 181 cibles appartenant au groupe terroriste", a précisé le ministère sur Twitter vers 21h00 GMT.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), ont affirmé de leur côté mercredi soir avoir "repoussé" l'offensive turque, dont l'objectif est d'éloigner de la frontière les YPG.
L'assaut turc a d'ores et déjà fait 15 morts dont 8 civils, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ajoutant que des "milliers de déplacés" fuient les zones bombardées.
Le président américain Donald Trump a estimé que l'opération d'Ankara était "une mauvaise idée", tout en espérant que son homologue turc Recep Tayyip Erdogan agisse de manière "rationnelle" et aussi "humaine" que possible. En début de semaine, c'est pourtant le retrait des troupes américaines de secteurs frontaliers en Syrie et les déclarations contradictoires de la Maison blanche qui ont ouvert la voie à l'offensive.
Deux sénateurs démocrate et républicain ont dévoilé mercredi une proposition visant à sanctionner très sévèrement la Turquie si elle ne retire pas son armée. Ce projet imposerait au gouvernement de Donald Trump de geler les biens aux Etats-Unis des plus hauts dirigeants turcs, imposerait des sanctions à toute entité étrangère qui vendrait des armes à Ankara, et viserait aussi le secteur énergétique turc.
Poids lourd des Républicains et proche de M. Trump, le sénateur Lindsey Graham l'a accusé d'avoir "honteusement abandonné les Kurdes" et s'est dit favorable à ce qu'"Erdogan paie très cher".
L'offensive turque, qui a provoqué un tollé international, sera au centre d'une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU jeudi. 
A Ras al-Aïn, un correspondant de l'AFP a entendu une forte explosion et vu s'élever de la fumée tout près de la frontière, ajoutant que des avions survolaient le secteur.
Des tirs d'artillerie visent en continu la ville, provoquant la fuite de dizaines de civils à bord de motos et voitures, partant même à pied, chargés de valises et de sacs, a-t-il constaté.
Equipés de lance-roquettes, des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes dominée par les YPG, se sont déployés dans la ville, selon le correspondant de l'AFP.
 
"Mobilisation générale"
 
Les médias turcs ont rapporté que huit projectiles tirés par les YPG étaient tombés sur les villes turques frontalières d'Akçakale et de Nusaybin, sans faire de victime.
L'offensive de la Turquie est la troisième en Syrie depuis 2016. Elle ouvre un nouveau front dans un conflit qui a fait plus de 370.000 morts et des millions de déplacés depuis 2011.
"Les Forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (ANS, une coalition financée et entraînée par la Turquie soutenus par Ankara, ndlr) ont débuté l'opération +Source de paix+ dans le nord de la Syrie", a annoncé M. Erdogan sur Twitter.
Au moins 18.000 combattants syriens supplétifs d'Ankara – faisant partie de factions regroupées au sein de l'ANS – ont été mobilisés pour participer à l'offensive, a affirmé mercredi un de leurs porte-parole.
L'offensive doit permettre la création d'une "zone de sécurité" destinée à séparer la frontière turque des positions kurdes et accueillir des réfugiés, a dit M. Erdogan. Le ministère turc de la Défense a assuré que tout était fait pour éviter les pertes civiles.
Les YPG sont considérées par Ankara comme une organisation "terroriste", pour leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).
Quelques heures avant le début de l'offensive, les Kurdes de Syrie, confrontés aux atermoiements de leur allié américain, avaient décrété une "mobilisation générale", tout en appelant Moscou à intervenir pour faciliter un dialogue avec Damas.

 Tollé
Le déclenchement de l'offensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui craignent un chaos susceptible d'ouvrir la voie à un retour en force de l'EI, et qui fait planer l'incertitude sur le sort des jihadistes prisonniers des YPG.
Le porte-parole de M. Erdogan, Ibrahim Kalin, a appelé les pays européens à "reprendre" leurs ressortissants ayant intégré l'EI et aujourd'hui détenus par les forces kurdes.
Paris a "très fermement" condamné l'incursion turque, qui "doit cesser". Même exigence du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. L'Allemagne a estimé que l'opération risquait "de provoquer une résurgence" de l'EI, et Londres a dit sa "sérieuse préoccupation".
Avant le déclenchement de l'offensive, le président russe Vladimir Poutine avait appelé M. Erdogan à "bien réfléchir". 
L'Egypte a pour sa part jugé cette "attaque inacceptable" et Ryad a condamné "l'agression" de la Turquie en Syrie.
Amnesty International a souligné qu'"à la fois les forces turques et kurdes" avaient, "dans le passé, mené des attaques aveugles en Syrie" ayant "fait de nombreuses victimes parmi les civils". L'ONG a exhorté à faire en sorte que "cela ne se reproduise pas".
Le pouvoir de Damas s'est engagé à "contrecarrer toute agression" de la Turquie, se disant prêt à "accueillir dans son giron" la minorité kurde.
Longtemps marginalisés et victimes des discriminations du pouvoir central, les Kurdes ont réussi à instaurer une autonomie de facto à la faveur du conflit qui ravage la Syrie depuis 2011.(selon AFP)
2 septembre 2019

L'été au SPD d'Elzach

Six membres locaux honorés pour leur fidélité

SPD

Une fête estivale au SPD à Elzach, c'est l'occasion pour les délégués du parlement fédéral et de l'État, ainsi que le chef de groupe du conseil de district de rendre compte de leurs travaux.

Depuis plus de deux décennies, les membres du "SPD Ortsverein" Elzach profitent de leur fête d’été. Si pendant des années les festivités se déroulaient sur le terrain de sport d'Oberprechtal, cette année on était resté au foyer des footballeurs de Yach.

Il est évident, au sein de la section locale du parti, que les représentants responsables sont présents durant cette journée. Le président, Michael Meier, a particulièrement accueilli la députée Sabine Wölfle, le député Johannes Fechner, membre du Bundestag, ainsi que la conseillère de district Pia Lach. Cette dernière a félicité Meier pour sa performance à l'élection municipale ainsi que la présidence du groupe au conseil de district et lui a offert pour son engagement dans son travail social une décoration florale.

Avec les députés, Michael Meier a pu récompenser certains membres pour leur fidélité au parti social-démocrate (SPD) et les remercier d'un certificat, d'une épinglette et d'un bouquet de fleurs. Carmen Pontiggia, qui a «réussi» lors des élections au conseil local, et Franko Liso, membre du conseil local du SPD et mis à la retraite en raison de son poste d'employé dans la ville, ont été honorés pour dix ans de loyauté. Dix ans, comme Martin Singler.

Sont reconnus comme SPD très actifs, le couple Nicole et Manfred Kubitschek, qui appartiennent déjà à la section  locale depuis 25 ans. Roswitha Bellaire, qui a récemment quitté Pirmasens pour aller vivre avec sa fille dans la Forêt-Noire et qui est également membre de la section, est honorée pour ses 40 ans de membre du SPD. Meier, Wölfle et Fechner ont rendu hommage à sa longue affiliation au parti.

Ce n'est pas encore chez les jumelés du val de Villé qu'on verrait une telle fête des partis. La dernière "fête de la rose du PS" dans la vallée remonte au 13 novembre 1981. L'intégration des partis politiques dans la vie quotidienne n'est pas encore d'actualité de ce côté du Rhin.

4 août 2019

Quand la papauté chasse les pauvres

À Paris, le Vatican menace d'expulser une locataire ainsi que son frère et sa sœur handicapés

vaticanUne locataire, ainsi que son frère et sa soeur handicapés, risquent de se faire expulser de leur logement parisien à cause de loyers impayés depuis avril 2015. L'appartement en question appartient au Vatican.

Selon une information du Parisien, Pascale N., une locataire de 59 ans, est menacée d'expulsion, en compagnie de son frère et de sa sœur handicapés, tous deux à sa charge. Son appartement, situé au 41 avenue Bosquet (VIIe), est géré par la société Sopridex au nom de l'Etat souverain du Vatican. N'ayant pas payé ses loyers depuis avril 2015 (même si l'Etat français s'en est chargé à sa place), elle risque aujourd’hui l'expulsion.  

L'avocat de Pascale a assigné Sopridex ce lundi 29 juillet devant le juge de l'exécution (magistrat chargé notamment des expulsions),  dans l'espoir d'obtenir un nouveau délai.

Après leur départ forcé de Tunisie en 1961, les parents de Pascale se sont installés dans un 160 m² au premier étage de l'immeuble, tandis que les travaux n'étaient pas encore achevés. Pascale explique qu'elle a dû s'occuper de ses parents, puis qu'elle a été victime des aléas de la vie : elle a dû abandonner son travail de directrice commerciale. Elle ne payait donc plus son loyer depuis avril 2015. 

À présent , elle touche 1.198 euros par mois, tandis que le montant mensuel du loyer est de 3.700 euros. La dette locative dépasse les 110.000 euros. L'État français rembourse pourtant tous les loyers impayés au Vatican depuis avril 2017.

"Dès que j'ai été incapable de payer, j'ai entrepris les démarches pour un logement social adapté, j'ai même écrit au représentant du Vatican, et je continue à remuer ciel et terre », assure Pascale au Parisien. 

Cette dernière reproche à Sopridex de bloquer la situation: "Elle m'empêche d'avoir un plan de surendettement, or sans ce plan, aucun bailleur social n'acceptera notre dossier. On veut nous faire sortir de l'appartement mais on ne nous en donne pas les moyens !"

Me Baptiste de Monval, qui défend les intérêts de Pascale N., a expliqué de son côté que : "Le Vatican a contesté les mesures imposées par la commission de surendettement ce qui a pour conséquence directe de bloquer le relogement de Madame N. Pourtant, il continue de s'opposer aux demandes de délai à une mesure d'expulsion de ma cliente."

SDF, pour un logement adressez-vous au pape !

vatican1

Publicité
8 juin 2019

TGV : nouvelles liaisons vers le sud

La SNCF et la Région Grand Est ont conclu un accord afin d’améliorer la desserte de plusieurs grandes métropoles comme Marseille, Nice et Montpellier depuis l’Est, dès 2020.

19

Prendre le TGV pour relier plusieurs villes du sud de la France (Marseille, Nice et Montpellier) devrait être plus simple à partir de 2020 depuis la Lorraine et l’Alsace. La Région Grand Est annonce de nouveaux trajets pour ce secteur du pays, plutôt mal desservi depuis l’Est.

• Ainsi, le TGV qui desservait Metz vers le Sud va faire son grand retour. La suppression le 9 décembre du direct Metz-Nice ralliant la Côté d’Azur avait provoqué la colère des usagers. Rétabli, il passera désormais par l’Alsace et non plus par Nancy. Autre retour : un troisième train quotidien vers Marseille , qui passera par Metz également.

Mais aussi :
• retour d’un TGV matinal vers le sud, à partir de Metz (6h), Strasbourg (7h) et Mulhouse (8h);
• création d’un aller-retour en TGV entre Nancy et Nice, via Strasbourg ;
• retour d’un 3e aller-retour vers Marseille, pour Strasbourg, Metz et Mulhouse;
• retour d’un aller-retour Luxembourg-Marseille ;
• accroissement de l ’offre vers Montpellier pour Mulhouse (2 allers-retours contre 1,5 en 2019 et 1 en 2018);
• Maintien de l’expérimentation Nancy-Lyon via LGV (Marne-la-Vallée) avec un temps de parcours de 3h40, et une modification horaire dans le sens Nancy vers Lyon.
Selon la Région Grand Est, ces annonces s’entendent avec un « maintien des tarifs TGV à l’identique ».

Selon Jean Rottner, président du conseil régional Est, la SNCF n’a pas souhaité rétablir de trajets directs entre le Grand Est et la métropole lyonnaise. D’importants travaux sont toujours en cours à la gare de Lyon-Part Dieu, ce qui implique que les TGV passent par Marne-la-Vallée en région parisienne. Pour 2020, la SNCF maintiendra cette «expérimentation» et promet un temps de parcours de 3h40 contre 4h en direct.
Pour le président de la Région « si ces décisions vont dans le bon sens, les négociations doivent désormais se poursuivre pour pérenniser les deux allers-retours quotidiens du TER Fluo Grand Est entre Nancy et Dijon ». (selon "le quodidien luxembourgeois") 

10 mai 2019

Un jeune migrant ivoirien se suicide en France

Un Ivoirien de 25 ans, qui venait de purger quatre ans de détention à Grasse, dans le sud de la France qui et devait être libéré puis expulsé vers la Côte d’Ivoire, a été retrouvé pendu, seul, dans sa cellule.

migr01_750x430

Une source proche du dossier souligne qu’il « a été retrouvé lors de la dernière ronde du matin, dans la nuit de samedi à dimanche, vers 06 h 00. Il était seul en cellule et l’autopsie devrait confirmer le suicide ».

Il était incarcéré pour des faits d’aide à l’entrée illégale d’étrangers sur le territoire national.  Au sein du lieu de détention, on explique qu’il n’a pas laissé d’explications.

Le journal Nice-Matin relaie ce drame dans ses colonnes et parle d’un jeune homme arrivé en France via l’Italie. Ce pays, qui semble être celui de sa première entrée en Europe ne voulait pas le reprendre. Le jeune migrant savait donc que la police aux frontières allait venir le chercher pour l’expulser. « On n’en sait pas plus sur les enjeux, si c’est la perspective de retourner en Côte d’Ivoire ou s’il était menacé à l’extérieur » précise la source proche du dossier qui n’a pas divulgué l’identité de la victime.

L’échec de la migration ou un retour sans réussite après avoir foulé le sol européen est vécu par de nombreuses familles africaines comme une humiliation. La pression reste énorme car les volontaires au départ ont soit contracté des prêts ou les familles ont dû s’endetter pour financer le voyage. Des paramètres et plusieurs autres qui conduisent par moment à forcer le destin ou à préférer la mort à l’humiliation.

prison_2_0_1

18 avril 2019

Réponse à Alsace-Nature !

Mon communiqué à la presse

orchid_e1

Pour cette réunion publique en comité restreint à Ste-Marie-aux-Mines concernant la déviation de Châtenois, les DNA ont publié dès hier matin ma réponse ! Aux dernières nouvelles, les quelques présents à ce meeting de cabine téléphonique auraient beaucoup évoqué mon blog qui a donc été la seule vedette de la soirée. Hélas, même les nombreux élus écologistes des vallées, bien qu'invités, étaient absents.

NB : aux dirigeants de cette association dite d'utilité publique, subventionnée par les pouvoirs publics (donc avec l'argent du contribuable), je signale qu'il existe au haut de la colonne de gauche une rubrique "Contactez l'auteur". Ils sont autorisés à y inscrire leurs doléances ! 

route_RN59

21 avril 2019

Polynésie française : Festival de danse aux îles Gambier

Pour la première soirée de chants et danses au festival des îles Gambier, l'honneur est donné aux îles de Hao et de Hiva Oa. Les prestations ont totalement séduit le public...

tuamotouLe groupe de danse de Hao, la délégation la plus importante avec une quarantaine de danseurs et danseuses, a fait le show pour la première soirée de spectacle au festival des Gambier qui couvre toute la semaine de Pâques. Les artistes de l'atoll ont choisi le thème de la culture dans sa généralité. "On a pris différents thèmes de l'île de Hao, celle d'une princesse ou encore d'artisanats", explique Teiki Piriotua, chef de la délégation de Hao.

Pour les Puamotu, la difficulté a aussi été de s'adapter à la fraîcheur des soirées. "Toutes les filles voulaient danser en pull lors des répétitions", confie Maria Kalinski, danseuse de Hao. Les Marquisiens étaient également sur la scène pour cette première soirée. Le feu était au centre de leur show. "Nous avons essayé de vous raconter le don du feu aux hommes par Maui", souligne Patrice Kaimuko, chargé de la culture de la commune de Hiva Oa.

15 décembre 2020

Eoliennes de Saâles

Elles ne rapportent strictement rien aux collectivités

_oliennes

Mis en service à l’automne 2017, le parc éolien de Belfays rapporte, pour le moment, des clopinettes aux collectivités locales comme Saâles. La nouvelle municipalité s’interroge sur le bien-fondé de sa participation à la suite de l’aventure. Elle envisage de revendre ses parts.

Ce n’est pas un scoop en soi : les dix éoliennes installées sur le plateau de Belfays, qui tournent depuis fin 2017 (dont deux sur le ban communal de Saâles) ne rapportent pas un kopeck aux 11 actionnaires qui constituent la SEM (société d’économie mixte) créée en rapport, en 2018. Saâles en fait partie (à hauteur de 480 000 €), tout comme les cinq autres communes d’implantation des machines.

Il fallait réaliser ce parc

Le montage administratif et financier, pour résumer, ne prévoyait pas de verser des dividendes immédiatement. « Ils seront versés dans les années à venir ! », déclare l’ancien maire de Saâles, Jean Vogel. Cheville ouvrière et initiateur du projet d’installation de ce parc éolien pendant 13 ans, celui qui est redevenu à plein temps producteur de petits fruits persiste et signe : ce projet sera viable et il fallait le faire.

Du côté du nouveau maire saâlois, souffle un vent contraire, ou presque. Romain Mangenet ne remet pas en cause « l’idée de départ, qui était louable. Il y avait beaucoup d’enthousiasme (mais aussi des protestataires, constitués en associations, qui ne voulaient pas des éoliennes, ndlr). On ne peut pas en vouloir à l’ancien maire, si tout avait marché comme prévu ».

Mais les garanties contractuelles qui auraient pu permettre à Saâles et aux autres actionnaires (dont la communauté de communes de la vallée de la Bruche) de percevoir quelques bulles d’air financières auraient pu être bornées différemment. « EDF verse ces dividendes comme bon lui semble, déplore le maire. Peut-être que le parc sera rentable dans cinq, dix, quinze ans ; ou du moins, il sera alors décidé de verser des dividendes. Ou pas… ».

Pour construire ces éoliennes les partenaires ont investi au total 30 millions d’euros, ce qui laisse augurer, il est vrai, une rentabilité de long terme.

La production électrique dépasse les espérances

Pour faire partie de la SEM et entrer dans son capital à hauteur de 25,91 %, Saâles a versé 300 000 €, qui ont été empruntés, sur 25 ans. Et qu’il faut donc rembourser. Du côté du rendement énergétique global des éoliennes, tout va bien. « La quantité d’électricité produite est bien plus élevée qu’espéré, analyse Romain Mangenet. À hauteur d’un million d’euros de plus que ce qui était prévu ». Ainsi, à la louche, la SEM aurait pu percevoir 200 000 € de ce million supplémentaire. Alors qu’elle est en déficit de 35 882 € depuis sa création. Mais quoi qu’il en soit, EDF-Energies nouvelles ne verse que pouic à la SEM. Ce qui ne fait forcément pas le bonheur de la nouvelle municipalité de Saâles. « C’est maintenant que j’ai besoin d’argent ! », assène le maire. En effet, de gros travaux doivent être entrepris pour se mettre en conformité, notamment au niveau de la station d’épuration et du réseau d’assainissement (380 000 €).

Saâles pourrait se désengager

Romain Mangenet songe donc sérieusement à revendre les parts que Saâles détient dans la société d’économie mixte du parc éolien de Belfays. Pas simple, car « on peut céder ces parts au bout de cinq ans et il faut l’autorisation de l’intégralité du conseil d’administration de la SEM ». Mais si cette vente se réalisait, elle constituerait un appel d’air pour Saâles, estime le nouveau maire.

Le conseil municipal saâlois a décidé, la semaine dernière, de lancer la machine pour réfléchir sur cette vente de parts. Même si Saâles se retirait du parc éolien, la commune continuerait à percevoir 26 000 € par an, pour la location des terrains des deux éoliennes à EDF-EN, et au travers de la taxe sur les entreprises de réseaux.

Pas question d’emprunter

Et pas question d’emprunter à nouveau pour les travaux et aménagements locaux à venir. Romain Mangenet atteste que sa commune est surendettée, comme le présente le Trésor public dans un audit financier commandé par la nouvelle équipe municipale. Jean Vogel, lui, pense que l’emprunt serait encore possible. « Je souhaite à toutes les communes d’être endettées comme Saâles, avec tout ce que nous avons pu mettre en place, en matière de solaire, de chaufferie bois, etc. ».

Un point où se rejoignent les deux maires, ancien et nouveau : la SEM possède des vertus. Elle peut être un outil intéressant, sur laquelle peuvent s’adosser des projets de transition énergétique. Si Saâles la quitte, et qu’un repreneur privé rachète les parts, elle peut imploser. Car la participation publique au capital deviendrait insuffisante.

Au final, l’équation n’est pas simple à formuler et encore moins à résoudre. Pendant la lecture de cet article, les éoliennes ont continué à tourner et à produire des euros. (selon DNA Schirmeck - JS Arnold)

belfays

10 janvier 2021

Niger: 100 morts dans les attaques de deux villages

Cent personnes ont été tuées au Niger, qui est en pleine élection présidentielle, dans l'attaque de deux villages de l'ouest, un des pires massacres de civils dans ce pays et au Sahel régulièrement visé par des groupes jihadistes.

niger"Nous venons juste de rentrer des lieux des attaques" perpétrées samedi. "A Tchoma Bangou il y a eu jusqu'à 70 morts et à Zaroumadareye 30 morts", a déclaré dimanche à l'AFP Almou Hassane, le maire de Tondikiwindi, commune qui administre les deux villages, situés dans le département de Ouallam.

"Il y a eu également 25 blessés dont certains ont été évacués à Niamey et à Ouallam pour des soins", a-t-il ajouté. 

L'attaque, qui n'a pas été revendiquée, a été perpétrée samedi "par des terroristes venus à bord d'une centaine de motos". "Pour attaquer les deux villages (distants de 7 kilomètres), les assaillants "se sont divisés en deux colonnes: pendant que l'une attaquait Zaroumadareye, l'autre a attaqué Tchoma Bangou", a précisé le maire.

Les deux villages sont situés à environ 120 kilomètres au nord de la capitale Niamey, dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina Faso. Cette région dite "des trois frontières" est régulièrement visée depuis des années par des attaques meurtrières de groupes jihadistes.

Cette double attaque avait été annoncée samedi mais sans bilan précis par des élus locaux, une source évoquant alors "une cinquantaine de morts"

Une délégation avec le Premier ministre Brigi Rafini s'est rendue sur place, alors que le président Mahamadou Issoufou dirigera un Conseil national de sécurité exceptionnel lundi matin. 

Le président sortant Mahamadou Issoufou a fait part dimanche dans un tweet de ses "condoléances les plus émues aux populations de Tchombangou et Zaroumdareye, suite à l’attaque lâche et barbare de leurs villages".

D'après un haut responsable de la région de Tillabéri, elle a été commise en plein jour, vers midi (11H00 GMT), au même moment que la proclamation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle du 27 décembre, donnant largement en tête (39,33%) le candidat du parti au pouvoir Mohamed Bazoum, ancien ministre de l'Intérieur qui a promis de renforcer la lutte contre les groupes jihadistes. 

Dans une vidéo, M. Bazoum a indiqué avoir une "pensée pieuse" pour les populations touchées par ce "drame (qui) rappelle que les groupes terroristes constituent une menace grave pour la cohésion au sein de nos communautés et un danger à aucun autre comparable".

 

Série d'attaques



Selon un ex-ministre originaire de Tillabéri, Issoufou Issaka, contacté par l'AFP, qui évoque un bilan provisoire de "83 morts", les jihadistes auraient commis ce double massacre après que deux d'entre ont été "lynchés" par la population.

Sept soldats avaient été tués le 21 décembre dans l'Ouest, où sévit régulièrement l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS). Et 34 personnes avaient été massacrées le 12 décembre dans le village de Toumour dans le sud-est, une attaque revendiquée par Boko Haram. 

Le Niger a organisé en décembre une série d'élections, d'abord municipales et régionales le 13 décembre, puis présidentielle et législatives couplées le 27 décembre. Le second tour de la présidentielle doit se dérouler le 20 février.

La région de Tillabéri est placée sous état d'urgence depuis 2017. Pour lutter contre les jihadistes, les autorités ont interdit en janvier 2020 la circulation à moto de jour comme de nuit et la fermeture de certains marchés qui alimentent "les terroristes" selon elles.

Pays parmi les plus pauvres du monde, le Niger lutte depuis des années contre des groupes jihadistes sahéliens dans sa partie occidentale et les islamistes du groupe nigérian Boko Haram dans le sud-est, sans parvenir à les vaincre, malgré la coopération régionale et l'aide militaire occidentale. 

L'armée nigérienne avait subi dans l'ouest deux défaites désastreuses il y a un an, contre les camps militaires d'Inates (71 morts fin 2019), et Chinégodar (89 morts début 2020).

Les attaques jihadistes à l'ouest et au sud-est ont fait des centaines de morts depuis 2010, et fait fuir de leurs foyers environ 500.000 réfugiés et déplacés (dont 160.000 dans l'ouest), selon l'ONU.

1 mars 2018

Chez les anciens mineurs lorrains : la hausse de la CSG passe mal

"On nous a donné avec une fourche ce qu’on nous reprend avec une pelle."

moyeuvre

Chez Suzanne et Denis, au café Cyrano, à Moyeuvre-Grande, ancienne cité minière où mes parents se sont mariés, d’habitude on ne parle pas beaucoup de politique. Mais là, Claudy, Jean-Luc, André, Fernand et les autres font une exception. « Parce que vous nous posez la question, et aussi parce que ça nous touche vraiment », prévient Fernand. « Ça devient dur pour nous, pour tout le monde. » Avec ses deux mains, l’ancien représentant en habillement, qui touche 1 480 € par mois, mime le geste d’une prise dans un étau. « On gratte sur tout. On fait aller. Moi je marche beaucoup. Jusqu’à Clouange, ou Jœuf, à pied. À 89 ans ! »

Entre deux traits d’humour, autour d’un petit noir ou d’une petite mousse, à l’heure de l’apéro, vendredi, ils évoquent la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG), perceptible sur leur pension, depuis le 1er février.

Jeannot aime les images. « On nous a donné avec une fourche ce qu’on nous reprend avec une pelle. Tout est passé au travers », assure l’ancien mineur et chauffeur de taxi. Pour lui, la baisse représente 25 € prélevés par mois. « On n’a jamais vu un truc pareil. On a cotisé toute notre vie. Même la caisse d’assurance maladie rembourse moins. »

Ils restent philosophes. Finalement, ils n’ont pas vraiment le choix. « On ne va pas lever le poing quand même ! », rit Jean-Marie, quand un téléphone sonne. « Réponds, c’est peut-être Macron qui t’appelle ! » Fou rire général.

Ils sont retraités de la sidérurgie, souvent, depuis plus ou moins longtemps. Et ont le sentiment unanime que ce n’était vraiment pas sur leur feuille, à eux, qu’il fallait taper. Jean-Marie a arrêté de travailler depuis trois ans. « Moi, je faisais partie de la dernière promotion d’apprentis dans la sidérurgie. Ensuite, j’ai bossé au Foyer Sonacotra, jusqu’à 62 ans. Il a fallu que je travaille quatre années supplémentaires pour avoir une retraite à taux plein. Les groupements paient le minimum. Et là, ça me fait 240 euros en moins par an. »

Pour Jean-Marie, 76 ans, « c’est 30 € de moins par mois ». « Rien que pour moi. Ma femme aussi, évidemment ! » Un apprentissage à la campagne, puis un passage par la métallurgie et la chaîne de fabrication Bata ne paient pas tant que ça. « Heureusement que je ne cours plus, j’aurais même plus de quoi m’acheter une paire de baskets ! », plaisante Jean-Marie avant de relancer, l’air un peu grave. « C’est quand même la première fois que quelqu’un touche aux retraites… »

Une première, mais ils s’y attendaient, plus ou moins. Et chacun a un avis bien tranché. « C’était dans son programme de campagne, à Macron. Il faut trouver ceux qui ont voté pour lui. Mais quand on pose la question, y a jamais personne ! », sourit Christian. « Il y a quand même des aberrations. De qui se moque-t-on ! », grogne André. Claudy, 74 ans, l’ex-sidérurgiste, gagnait 2 000 €. « Ça me fait 40 € de moins. Enfin… avec l’augmentation du gaz et de l’électricité, ça fait quand même beaucoup. Il faudra bien que je les économise quelque part. Pas sur la pêche, parce que j’aime vraiment ça. Mais peut-être sur d’autres sorties. »

Malgré tout, ça rigole beaucoup autour du bar. Et le petit détour quotidien, au Cyrano, personne n’envisage de le supprimer. Pour le plus grand plaisir de Suzanne qui est formelle : « Ma clientèle, elle est vraiment très belle. »

11 novembre 2020

Le SODN demande le report de Noël !

Un syndicat demande le report de Noël au moins jusqu'à Pâques. Et ce syndicat a d'excellentes raisons pour formuler cette demande. Sera-t-il entendu ?

dindeLe SODN (Syndicat des Oies et Dindes de Noël) a formulé une demande claire concernant un éventuel report de Noël, si possible jusqu’à Pâques ou même plus tard. Dans un communiqué, le président du SODN, Jacques Duck, explique que cette année, il ne sera pas possible d’organiser des fêtes familiales autour d’une dinde de Noël et des portions généreuses de foie gras.

« Nous étions prêts pour les fêtes de fin d’année », explique Jacques Duck, « mais l’évolution de la pandémie et le contexte général ne permettent pas d’envisager de faire la fête autour d’une dinde de Noël. Nous regrettons cette situation, mais pour éviter la propagation pendant les fêtes, nous demandons le report de ces fêtes, au moins jusqu’à Pâques ». La demande est compréhensible, le monde politique nous prépare déjà à des fêtes de fin d’année pas comme les autres.

« Soyons sérieux », souligne Jacques Duck, « nous avons actuellement d’autres soucis que le génocide annuel des oies et des dindes. Si nous, on était prêts, les humains ne seront pas en mesure d’organiser des fêtes dignes de ce nom. Il vaudrait donc mieux s’occuper d’abord de cette pandémie avant de penser au festin à Noël. En plus, » poursuit Duck, « nous serons encore plus gras et nos collègues oies auront été gavées encore plus longtemps, ce qui donnera un foie gras exceptionnel. Il ne faut pas tout voir en négatif ! »

Donc, un report de Noël vers le mois d’Avril ? Ou même plus tard ? En été ? « Nous soutenons toute initiative allant en ce sens », confirme Jacques Duck, « le plus tard nous semble le plus sûr, pour les humains, bien entendu. »

Le SODN a organisé un vote parmi ses membres et l’approbation à cette demande était très largement majoritaire. « 89,2% de nos adhérents ont voté en faveur du report de Noël », dit Jacques Duck, « seules, quelques oies fatiguées du gavage auraient préféré en finir. Mais le vote est clair – nous allons nous battre pour ce report de Noël. Et si les humains ne sont pas assez flexibles pour l’envisager, nous sommes tout à fait prêts à annuler tout simplement Noël 2020, pour reprendre en 2021. » (selon Eurojournalist)

13 novembre 2020

La guerre-éclair des Malouines

Totalement déminées près de 40 ans plus tard

malouines

Les îles Malouines, territoire britannique de l'Atlantique Sud, sont totalement débarrassées des mines antipersonnel, près de 40 ans après la fin de la guerre éclair entre le Royaume-Uni et l'Argentine, a annoncé mardi le ministère britannique des Affaires étrangères.

Des milliers de mines avaient été placées durant la guerre des Malouines, quand l'Argentine avait envahi en 1982 cet archipel situé à 400 kilomètres de ses côtes et à 12.700 km de Londres, avant qu'il ne soit repris 74 jours plus tard par le Royaume-Uni.

"Un programme financé par le Royaume-Uni, lancé en 2009, a terminé sa mission dangereuse consistant à déminer les îles dans l'Atlantique Sud, avec trois ans d'avance sur le calendrier", a souligné le ministère dans un communiqué. 

"En conséquence, les signaux d'avertissement et les barrières visibles sur les îles depuis la fin du conflit seront retirées durant une célébration locale", prévue le 14 novembre, a-t-il ajouté. Pour l'occasion, la toute dernière mine sera déclenchée. 

Des matchs de cricket et de football seront aussi organisés sur les plages désormais totalement libres d'accès. 

Le déminage a été opéré par une équipe provenant du Zimbabwe, sous supervision britannique, permettant au Royaume-Uni de remplir ses obligations en vertu de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel. 

"Le retrait des dernières mines signifie qu'il n'y a plus de mines antipersonnel sur les territoires britanniques à travers le monde", s'est félicité le ministère. 

Il a également annoncé débloquer 36 millions de livres sterling supplémentaires (environ 40 millions d'euros), portant le total à 124 millions, pour financer des projets de déminage en Afrique, au Proche-Orient et en Asie. (Selon "Tahiti.infos")
31 octobre 2020

Côte d’Ivoire : Pas d’élection ce 31 octobre ?

De nombreux centres d'élections incendiés !

CI Ce vendredi, les CEI de Koun Fao, Daloa, Gueyo, Liliyo, saccagées et incendiées, empêchant ainsi le scrutin présidentiel dans ces villes.

La population de Koun Fao est sortie massivement ce vendredi pour dire non à un 3e mandat illégal et anti-constitutionnel du président Alassane Ouattara, a appris un journaliste.
A l’instar de plusieurs autres localités, elle a tout saccagé au bureau locale de la commission électorale indépendante (CEI) pour clairement signifier que conformément au mot d’ordre de désobéissance civile de l'opposition, il n’y aura pas d’élection à Koun Fao comme dans tout le reste du pays le samedi 31 octobre 2020.

Même scénario aux CEI loccales de DALOA et GUEYO également parties en fumée.

En effet ce vendredi, plusieurs villes de l’interieur étaient en ébullition comme Daloa, Bonoua, Gagnoa, Alepé , Koun Fao, Lakota, Divo, Soubré, Yamoussoukro, Gueyo, Tankessé, etc…et de nombreux bureaux de vote et sièges locaux de la CEI saccagés ou incendiés.

Des axes routiers entiers étaient bloqués à la circulation comme à Alépé et l'axe Divo-Lakota, par de gros troncs d’arbres où par des grumiers comme constaté par des sources jointes sur place.

Le début de contestations et de troubles post-électoraux ? L'Afrique nous y a habitués. (selon Ivoire business)

14 juillet 2020

Encore une avalanche de PV !

Cette fois, c'est à Fouchy-Noirceux !

fouchy

Décidément les rave-parties remplissent les caisses de l'Etat vidées par le coronavirus ! du moins dans la vallée de Villé. Et comme à Maisonsgoutte, c'est par cinquantaines de "cotisations obligatoires" que les gendarmes font prospérer l'affaire, cette fois du côté de Fouchy.

Je rappelle que les organisateurs de la "fête de la Honel" ont même envisagé de porter plainte en diffamation alors que je ne les mettais pas en cause. Il niaient simplement le fait que des jeunes du village avaient pris part à l'affaire, et prétendaient que ce beau monde un peu turbulent venait de Strasbourg. Nos fins limiers du blog ont donc enquêté et on retrouvé un certain nombre de participants de la vallée, et même de Maisonsgoutte. Ce qui ne signifie d'ailleurs pas la mise en cause d'une quelconque association.

Et voilà que la même équipe des jeunes originaires de Neuve-Eglise, Fouchy, Albé, Steige, Villé, Maisonsgoutte, mais aussi de Sélestat, Strasbourg et même Remiremont (Vosges) ont pu être pointés à Fouchy (réseaux sociaux) dans la nuit du 11 au 12 juillet ! Par ces temps de crise sanitaire, on s'amuse comme on peut, même dans nos chaumières. Et tant pis pour le risque d'être soulagé de 135 €.

Un côté moins amusant pourtant : les vols de bois de chauffage aux exploitants voisins par stères entiers, pour alimenter les barbecue et autres feux de joie !  Le minimum aurait été de demander. 

Ci-dessous : des instruments de musique prouvant que la nuit ne s'est pas transformée en "tapage nocturne" !

rave3

rave1

Ci-dessous : ancienne gendarmerie de Villé  que certains envisagent d'aménager avec des cellules pour les "gardés à vue" des rave-parties !

gendarmerie

24 novembre 2024

Allemagne : vers une récession de 0,2% en 2024

En attente des futures élections législatives du 23 janvier 2025, le gouvernement allemand a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour 2024. Il table désormais sur une récession de 0,2%. Avant une possible reprise en 2025.

 

Une deuxième année dans le rouge

 

Le ministre fédéral de l’Économie, Robert Habeck, a présenté cette semaine à Berlin les prévisions de croissance du gouvernement allemand. Et contrairement à ses anticipations positives faites en avril dernier, la reprise n’a pas eu lieu et l’économie d’outre-Rhin reste encalminée. L’Allemagne espère renouer avec la croissance à partir de 2025. Mais pour 2024, il prévoit une nouvelle récession de 0,2% du PIB, après celle de 0,3% enregistrée en 2023.

 

En début d’année, les prévisions tablaient plutôt sur une reprise timide en 2024, avec une croissance de l’ordre de 0,3% de PIB. Mais l’investissement, la consommation, la production et, plus globalement, le climat des affaires, n’ont pas permis le retournement espéré. Les causes de ce ralentissement sont en partie structurelles, selon le gouvernement. Les problèmes démographiques et la dégradation de la compétitivité de l’Allemagne se sont ajoutés à certains facteurs conjoncturels comme la morosité des consommateurs, le manque de dynamisme de la demande étrangère et le niveau élevé des taux d’intérêt, frein à l’investissement

 

Un rebond attendu pour 2025

 

Certains signaux positifs permettent toutefois d’espérer une reprise cet hiver et l’année prochaine. D’abord une possible reprise de la consommation, poussée par les fortes hausses de salaires décidées ces derniers mois et par la stabilisation de l’inflation. Elle devrait atteindre 2,2% sur l’ensemble de l’année 2024. Ensuite, une meilleure conjoncture économique internationale, ce qui devrait permettre de redynamiser l’investissement et les exportations.

 

Le gouvernement allemand a par ailleurs adopté une vaste initiative pour la croissance forte de 130 mesures : incitations à l’investissement, baisse de la taxe sur l’électricité pour les entreprises, incitations à l’emploi des seniors, assouplissements pour le recrutement de main-d’œuvre étrangère, allègements fiscaux pour les particuliers, etc. Il prévoit aussi d’investir 100 milliards d’euros pour renforcer sa compétitivité industrielle. Objectif, renouer avec une croissance de 1,1% de PIB en 2025 et de 1,6% en 2026. Ces projections devront évidemment être actualisées en février prochain, après les résultats des prochaines élections législatives.

 
14 juin 2010

La retraite de Roselyne

bachelotL'affaire Boutin en a révélé des perversités du système, et même Roselyne Bachelot n'est pas vaccinée contre ce genre de dérive qui lui fait toucher un salaire de ministre et une retraite de député! Et ne parlons pas de la très célèbre MAM, ministre de (l'injustice ?). Mais n'oublions pas que les cumuls en espèces sonnantes et trébuchantes sont organisés à tous les niveaux, du ministre ex-sénateur ou député-maire au maire-président de collectivité territoriale-conseiller régional ou général. Et n'oublions surtout pas que ce sont ces gens qui veulent nous retarder l'âge de la retraite et nous en abaisser le montant, ainsi que celui de nos salaires. "Travaillez plus pour qu'ils gagnent plus", leur slogan pour 2012 ?

20 novembre 2009

RPI Lalaye-Bassemberg : suppression de poste

Bassemberg_042

Une fois de plus, les petits villages ruraux, dont les écoles sont regroupées en RPI, font les frais de la politique de démantèlement du service public engagée par nos gouvernants. Et on n'oublie rien : pas même ces postes précaires d' "Employé à la Vie Scolaire", grâce auxquels pouvaient se résoudre de nombreuses difficultés à l'école : la lourdeur du travail administratif du directeur, l'aide au travail en groupes, l'accompagnement des élèves lors de sorties et la sécurité des enfants ... Et voici que l'Etat annonce la fin de ces postes pour la rentrée scolaire 2010 ! Le conseil d'école du RPI de Lalaye-Bassemberg s'était déjà saisi de ce problème lors de sa réunion du 20 octobre. Compte-rendu : "Messieurs Bass et Barthelmé (maires de Lalaye et Bassemberg, NDLR) ne connaissent pas d'issue favorable à donner à la reconduction de cet emploi. Le sous-préfet leur a confirmé que ces postes (CAV) n'ont pas vocation à être pérennisé, et qu'en fin de droit l'employée doit céder sa place à un(e) autre EVS (jusqu'en juin 2010 à la suite de quoi le poste n'existera plus). Les communes ne sont pas assez riches pour supporter le coût d'un salaire. Les personnes présentes déplorent la situation. Mme Schmitz Kaminsky (parent d'élève, NDLR) souhaite que le sujet soit évoqué au conseil municipal. Les maires acquiescent. Mesdames Stauffer et Fourneret (parents d'élèves, NDLR) veulent que la presse relaye l'information concernant la situation. Madame Flajolet (parent d'élève, NDLR) rappelle que la situation des enseignants, seuls, avec leur classe pose un problème de sécurité et que, Myriam (EVS, NDLR) partie, Le problème se posera à nouveau, de la même façon."

NB : Lalaye = 450 habitants, Bassemberg = 250 habitants.

16 février 2008

Les règles de la toile

toileDepuis que la presse locale du 15/2 a fait paraître un article sur "la bataille de l'internet", je suis assailli d'appels concernant la pratique et la règlementation des sites et blogs de campagne. Il est vrai que la règlementation est encore floue et variable, car aucune jurisprudence n'a encore été établie par le Conseil d'Etat. Des règles simples à respecter existent cependant, ce sont celles qui ont trait à la propagande : il vaut mieux avoir un support payant, qu'un support gratuit...payé par la publicité. Il faut en effet rappeler qu'aucun candidat n'a droit au financement d'une personne morale ou d'un organisme commercial. Les supports dits gratuits ne le sont pas en réalité. Méfiance donc ! A noter que cette règle n'a rien à voir avec le remboursement de la campagne, et même dans le plus petit village, il reste interdit d'avoir un financement publicitaire. Depuis un certain temps, j'observe les réactions d'un certain nombre de candidats bloggeurs : certains ont arrêté leur blog sur support publicitaire gratuit, et l'ont au mieux remplacé par un blog sur support payant. C'est dommage car on perd des informations et des visiteurs (il faut un certain temps pour que le nouveau blog soit répertorié et connu). D'autres préfèrent arrêter toute activité sur la toile. La peur de l'invalidation et de l'illégibilité fait son oeuvre. J'ai quant à moi choisi la solution que seuls quelques fournisseurs de support proposent : la suppression de la publicité sur le blog contre le paiement d'une location facturée pendant la campagne électorale. Attention, certains organismes considèrent que la campagne peut commencer un an avant l'élection. Rien à voir avec la durée de la campagne officielle. C'est donc sur une période de 1 an que j'ai payé une location du support. Et je suis en règle avec la législation tout en gardant mon blog visité en moyenne 600 à 700 fois/jour. Voilà ma situation éclaircie, par rapport à certains qui me laissaient entendre que mon blog est illégal. Quant à ceux qui trouvent que mon blog m'avantage par rapport à ceux qui n'utilisent pas ce moyen d'information, je répondrai simplement que chacun est libre de concevoir son blog. D'ailleurs, je laisse même mon propre blog ouvert à ceux qui veulent s'y exprimer.

17 février 2024

Alexeï Navalny: l'opposant politique à Poutine mort en prison

Alexeï Navalny, opposant politique à Vladimir Poutine, était condamné à une peine de 19 ans de prison pour "extrémisme". Il serait mort en prison. Les causes de son décès ne sont pas connues.

alexeiL'opposant russe de 47 ans Alexeï Navalny, condamné à une peine de 19 ans de prison pour "extrémisme", est mort en prison, annoncent ce vendredi 16 février les services pénitentiaires (FSIN). Il serait mort dans la prison de l'Arctique où il purgeait une peine de 19 ans de prison. "Tous les gestes de réanimation nécessaires ont été pratiqués mais n'ont pas donné de résultat positif. Les médecins urgentistes ont constaté la mort du patient. Les causes de la mort sont en train d'être établies", a-t-il précisé, dans ce communiqué lapidaire.

Le président russe Vladimir Poutine a été "informé" du décès, selon son porte-parole Dmitri Peskov. L'équipe d'Alexeï Nalvany affirme de son côté ne pas avoir été informée de sa mort.

Le ministre des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a réagi sur X (anciennement Twitter), estimant que l'opposant à Vladimir Poutine "a payé de sa vie sa résistance à un système d'oppression".

L'ennemi numéro 1 de Poutine

Considéré comme l'ennemi numéro 1 du Kremlin, Alexeï Navalny purgeait une peine de prison dans une colonie pénitentiaire reculée de l'Arctique, dans des conditions très difficiles. Ses multiples procès avaient été largement dénoncé comme politiques et une manière de le punir pour son opposition à Vladimir Poutine.

Il avait été arrêté en janvier 2021 à son retour de Russie d'une convalescence en Allemagne pour un empoisonnement qu'il impute au Kremlin. Depuis, il a alterné les séjours à l'isolement avec des conditions de détention plus ou moins strictes.

Il avait disparu début décembre de la colonie pénitentiaire de la région de Vladimir, à 250 kilomètres à l'est de Moscou, où il était jusque-là détenu, ce qui signifiait son probable transfert vers un autre établissement.

Il avait enchaîné les problèmes de santé lié à une grève de la faim et à l'empoisonnement dont il avait été victime en 2020 et auquel il avait survécu miraculeusement.

Fin décembre, les États-Unis se sont dits "profondément inquiets" des "conditions de détention" d'Alexeï Navalny, exigeant sa libération.

Opposant à l'invasion russe en Ukraine

Malgré ses multiples condamnations, Alexeï Navalny n'a cessé de conspuer Vladimir Poutine, qualifié de "papi caché dans un bunker", car le président russe n'apparaît que rarement en public. Dans son procès pour "extrémisme", il a fustigé "la guerre la plus stupide et la plus insensée du XXIe siècle", évoquant l'assaut russe contre l'Ukraine.

Le mouvement d'Alexeï Navalny a été méthodiquement éradiqué par le pouvoir ces dernières années, poussant ses collaborateurs et alliés à l'exil ou en prison, alors qu'une nouvelle élection présidentielle est prévue en mars en Russie.Le président Vladimir Poutine compte s'offrir un cinquième mandat depuis 1999, le troisième d'affilée. Dans un message le 1er février diffusé par son équipe sur les réseaux sociaux, il avait appelé à des manifestations partout en Russie lors de la présidentielle prévue du 15 au 17 mars prochains. (selon BFMTV)

alexei0

 

17 janvier 2024

Dégâts de sangliers

Belgique : une association de protection de l’environnement fait appel aux chasseurs pour réguler les sangliers.

sanglierNon, l’augmentation des populations de sangliers n’est pas l’apanage de la France et de l'Alsace (ou même du massif vosgien). En Belgique, et plus particulièrement en Wallonie le gouvernement a pris des mesures chocs.

Natagora, une association de protection de l’environnement active en Wallonie et à Bruxelles, travaille sur plus de 5 500 hectares de réserves, dont celle de Tertre où les sangliers sont bien trop nombreux. Elle a fait appel aux chasseurs faute de prédateurs naturels pour régler le problème….

Vincent Swinnen de l’association Natagora explique : « C’est une espèce ( le sanglier) qui n’a plus de prédateur. On se trouve dans la zone de Mons-borinage, c’est pas demain la veille que le loup va revenir. Un petit nombre de sangliers, on peut très bien s’en accommoder, mais lorsqu’ils se multiplient de façon trop importante, ils causent énormément de dégâts… le sanglier est omnivore, il va manger tout ce qu’il va trouver au niveau du sol : des œufs, des petits batraciens… Quand il y a une quantité normale ça ne pose pas de problèmes, quand il y a surpopulation ça provoque des dégâts importants ».

sanglier1

4 janvier 2024

La Moldavie et l'Union européenne

La présidente de ce petit pays roumanophone Maia Sandu, incorporé jadis dans l'empire russe, compte organiser un référendum sur l'adhésion à l'Union européenne.

MoldavieLa Moldavie a rapidement embrayé. Dix jours après avoir bénéficié, comme son voisin ukrainien, d'une invitation des Vingt-Sept à entamer des négociations d'adhésion à l'Union Européenne, la présidente moldave a annoncé dimanche qu'elle allait demander au Parlement de « lancer l'organisation d'un référendum sur l'adhésion à l'automne prochain, au cours duquel la voix des citoyens serait décisive ».

L'objectif est de montrer que le gouvernement est soutenu dans ses négociations par la majorité des 2,6 millions d'habitants de cette ancienne république soviétique. Le « oui » devrait l'emporter, si l'on en croit un sondage de juillet qui donnait une majorité de 55 % en faveur de l'adhésion.

Ne plus rester assis entre deux chaises

Voilà longtemps que les Moldaves sont majoritairement favorables à l'entrée dans l'Union. Ils ont pourtant longtemps été dirigés par des gouvernements voulant ménager à la fois Bruxelles et Moscou, quand ils n'étaient pas carrément alignés sur le Kremlin.

Mais Maia Sandu, élue en 2020 sur une plate-forme anticorruption et résolument pro-occidentale, estime que l'heure n'est plus à rester assis entre deux chaises. Au vu de l'invasion de son voisin ukrainien par la Russie, son gouvernement a déposé au printemps 2022 une demande d'adhésion à l'Union européenne.i Chisinau a condamné l'invasion de l'Ukraine, elle n'a pas déposé de candidature à l'Otan, afin de ne pas brusquer Moscou. Peine perdue, puisque le Kremlin a coupé la moitié de l'approvisionnement en gaz du pays, au prix d'une inflation galopante.

Si Chisinau a condamné l'invasion de l'Ukraine, elle n'a pas déposé de candidature à l'Otan, afin de ne pas brusquer Moscou. Peine perdue, puisque le Kremlin a coupé la moitié de l'approvisionnement en gaz du pays, au prix d'une inflation galopante.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a aussi menacé la Moldavie de connaître « le même sort » que l'Ukraine. Conséquence : le pays, qui affirme que Moscou fomente des coups d'Etat chez lui et qui a interdit des partis politiques pro-Kremlin, n'exclut plus de demander à rejoindre l'Alliance atlantique.

Sphère d'influence

Moscou a toujours considéré que la Moldavie devait rester dans sa sphère d'influence, voire fait partie du « monde russe ». Seuls 8 % des Moldaves sont russophones, mais ils sont rassemblés dans l'enclave séparatiste de Transnistrie qui échappe à la souveraineté de Chisinau et où le référendum sur l'adhésion à l'Union ne pourra vraisemblablement pas être organisé.

Une force de « maintien de la paix » de 2.000 soldats russes y est déployée depuis trente ans. La Moldavie avait été intégrée à l'Empire russe dès 1812 et, après une parenthèse au sein du royaume de Roumanie, absorbée par l'URSS en 1940.

Second mandat présidentiel

Pour guider la marche de son pays vers l'Union européenne, Maia Sandu, une ancienne économiste de la Banque mondiale âgée de 51 ans, a logiquement annoncé dimanche qu'elle briguerait un second mandat lors de la présidentielle de l'automne prochain. Elle a de grandes chances de l'emporter, puisque son action est approuvée par une moitié des Moldaves, dont près des deux tiers estiment que le pays « va dans la bonne direction ».

Son parti, Action et Solidarité, a largement remporté les dernières élections municipales. Elle bénéficie aussi d'une conjoncture économique favorable après des années difficiles (un million de Moldaves ont émigré depuis vingt ans). Le think tank moldave Expert Grup estime que l'économie, qui a fait face à un « mix de crises sans précédent en 2022, avec une chute du PIB de 5,9 % »,  se redresse grâce à une aide extérieure robuste. Il prévoit une croissance de 5,4 % l'an prochain, après 4,7 % cette année. (selon "Les Echos")

28 décembre 2023

Trêve de Noël 1914 dans les tranchées

En décembre 1914, tout devint calme sur le front de l’Ouest lorsque des soldats des deux camps, en pleine lutte alors que Noël arrivait, conclurent spontanément des trêves. Ils fabriquèrent des décorations, échangèrent des cadeaux et jouèrent au football.

tr_veQuand la Première Guerre mondiale éclata en juillet 1914, nombreux étaient les Européens qui pensaient que les combats ne seraient à Noël plus que de l’histoire ancienne. Mais ce ne fut pas le cas, et près de six mois après le début de la guerre, des centaines de milliers de soldats célébrèrent la période des fêtes du mieux qu’ils le purent dans les tranchées gelées d’Europe de l’Ouest.

 LA BONNE HUMEUR DE YULE

Dans toute l’Europe, des campagnes permirent de collecter et de distribuer des cadeaux de Noël aux soldats du front. Les soldats britanniques reçurent une boîte en laiton estampée à l’effigie de la princesse Mary contenant du chocolat, du tabac et un message du couple royal qui disait : « Que Dieu vous protège et vous ramène sain et sauf à la maison. » Les forces allemandes reçurent des présents de la part du Kaiser Guillaume II : les soldats eurent droit à des pipes et les officiers à des paquets de cigarettes.

Quelques jours avant Noël, le président français Raymond Poincaré visita l’entrepôt parisien où les cadeaux pour les soldats français étaient en train d’être amassés. « Un grand nombre de paquets sont prêts à être transportés au front ; les vignerons ont fourni 1 200 bouteilles », rapportait le quotidien parisien Le Temps le 22 décembre 1914.

JOYEUX NOËL

Le personnel hospitalier fit en sorte que Noël ne passe pas sans une petite célébration en l’honneur des blessés. Mary Dexter, Américaine s’étant engagée volontairement au sein de la Croix-Rouge britannique, décrivit dans le détail les préparatifs de la fête dans ses lettres : « Noël est après-demain […] Nous sommes occupés, quand nous avons quelques rares minutes de temps libre, à confectionner des chaussettes de Noël en gaze pour nos 200 hommes ; chacune contiendra des fruits, de la confiture, du tabac. » Dans un hôpital berlinois, les infirmières distribuèrent des friandises et décorèrent de petits sapins de Noël.

Louie Johnson, infirmière anglaise, se souvint longtemps des modestes présents tels qu’un paquet de cigarettes ou une écharpe qu’on lui donna afin qu’elle les transmette aux soldats. Et voilà ce que l’infirmière allemande Anna von Mildenburg dit de Noël 1914 : « L’image restera avec nous pour toujours, la façon dont nous nous tenions tous entre les soldats, les mains jointes avec ferveur. Et à la lueur vacillante des bougies de l’arbre de Noël, dans le parfum de sapin de l’arbre scintillant, nous chantâmes doucement le traditionnel chant bien-aimé en l’envoyant vers le ciel comme une ardente prière, une supplication sincère : Paix pour les hommes de la Terre. »

Les trêves spontanées qui eurent lieu le long du front de l’Ouest, en particulier celles entre forces britanniques et allemandes, comptent parmi les événements les plus célèbres de décembre 1914. La veille de Noël, à certains endroits, des soldats allemands décorèrent leurs tranchées avec des Tannenbäume, c’est-à-dire des sapins, et entonnèrent des chants de Noël. Flottant à travers le no man’s land, une sérénade de Noël britannique se fit entendre en retour. Le lendemain, les hommes passèrent du temps ensemble en dehors des tranchées, échangèrent des salutations ainsi que des cadeaux, comme du rhum ou des cigares. (selon "National Geografic")

tr_ve0

26 décembre 2023

Un Père Noël arrêté ivre au volant

Le groupement de gendarmerie départementale du Morbihan raconte sur sa page Facebook avoir arrêté un homme déguisé en Père Noël alcoolisé au volant.

p_re_noel

Le Père Noël rattrapé par la patrouille. En ce réveillon de Noël, la préfecture du Morbihan avait publié une annonce pleine d'humour et de douceur : une autorisation exceptionnelle accordée au Père Noël de circuler en traîneau dans la nuit du 24 au 25 décembre. Cette autorisation avait pour motif la livraison urgente de « cadeaux par milliers, de tonnes de bonheur, etc. ».

Mais le message a, de toute évidence, été mal compris par au moins une personne. Un homme déguisé en Père Noël a été arrêté par la police municipale d'Auray (dans le Morbihan, donc) avant d'être contrôlé positif à l'éthylomètre. Les gendarmes ont eux-mêmes fait part de cette prise en partageant des photos sur leur page Facebook. « Nous avons le regret de vous informer que le Père Noël aura un petit peu de retard ce soir pour sa livraison de cadeaux habituelle », écrit le groupement de gendarmerie départementale du Morbihan.

Les gendarmes racontent avec humour : « Contrôlé par une police municipale morbihannaise à bord de son « traîneau à 4 roues », il a été contraint de faire un détour par la gendarmerie locale pour se soumettre à l'épreuve de l'éthylomètre. Verdict : il n'est plus apte à piloter le traîneau. Un remplaçant est recherché de toute urgence… » L'occasion, également, d'appeler une nouvelle fois à la plus grande prudence sur la route en cette période de fêtes de fin d'année. (selon "Yahoo-actualités")

Publicité
Publicité
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Visiteurs
Depuis la création 2 280 559
Publicité