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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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3 mai 2021

Premiers échos des élections à venir

Bierry et le Val de  Villé

houlne

Enfin, c'est parti ! La presse locale vient d'annoncer les premiers candidats aux départementales de juin : Frédéric Bierry (le président sortant) et sa suppléante Monique Houlné, maire de Steige. Une élue très engagée au niveau de la vallée : elle n'est ni vice-présidente, ni présidente de commission à la comcom ! juste deux ou trois fois déléguée suppléante (Ehpad, PETR et OT, où elle ne doit donc pas siéger souvent). Bref, une vraie "Mozziconacci en herbe" choisie par Bierry pour sa docilité.

Il n'est donc pas étonnant qu'on se pose des questions : va-t-elle jouer le même rôle que la précédente représentante du Val de Villé (enfin, si on peut dire ça)? Et les électeurs de la vallée vont-ils juste servir à bloquer les éventuels ambitieux concurrents de Bierry dans la vallée de la Bruche ? Quelle démocratie, celle qui a permis à la dernière représentante du bourg-centre d'empocher pendant près de 18 mois des salaires ... tout en étant absente.

Et Bierry était allé jusqu'à la pousser à la vice-présidence du Comité de Massif (comité qui siégeait à Metz près le Préfet de Lorraine), organisme où elle n'a jamais été présente (sauf le jour de sa nomination). Et pour cause, elle était déjà installée dans sa nouvelle vie en Ariège ! Et à qui demandait des explications, Bierry répondait qu'elle était malade pour un moment, mais qu'elle reviendrait, et contribuait aux rémunérations d'un fantôme. Farceur, va !

J'avais promis de rappeler ce haut fait d'armes de notre président au moment des élections (Il faut bien que quelqu'un fasse le bilan de Bierry dans la vallée). Voilà, c'est chose faite : nous ne l'oublierons pas les 22 et 29 juin prochains.

A relire :

EVASION OU ENLÈVEMENT ?

- BATTUES CITOYENNES DANS LA VALLÉE DE VILLÉ

ABSENCES ET PROCURATIONS AU CONSEIL DÉPARTEMENTAL

DÉMISSION DE MOZZICONACCI

 

- Extrait des DNA : 

Canton de Mutzig 

La conseillère départementale Frédérique Mozziconacci est abonnée aux absences

Conseillère départementale du Bas-Rhin pour le canton de Mutzig, Frédérique Mozziconacci est absente depuis presque un an de l’instance départementale. L'élue n'assiste plus non plus aux conseils municipaux de Villé, ni aux conseils communautaires de la vallée de Villé.

Par Vivien MONTAG - 26 nov. 2019 à 17:30 | mis à jour le 28 nov. 2019 à 18:23 - Temps de lecture : 3 min
5 | Vu 1725 fois
Frédérique Mozziconacci est absente depuis presque un an du conseil départemental du Bas-Rhin. Photo archives DNA / Laurent Réa
Conseillère départementale pour le canton de Mutzig, Frédérique Mozziconacci ne participe plus aux réunions du Département, ni aux commissions permanentes depuis décembre 2018. Les dernières représentations officielles dont se sont fait écho Les DNA remontent à janvier. La conseillère avait d’abord suivi une réunion avec le collectif Véloval. Elle était aussi au côté de son binôme, le président du conseil départemental Frédéric Bierry, pour une réunion bilan à mi-mandat à Villé. La conseillère avait été excusée pour des raisons de santé pour les autres réunions sur le canton. Depuis, Frédérique Mozziconacci est aux abonnés absents. Lors des séances plénières et des commissions permanentes du Département en 2019, Frédérique Mozziconacci n’a été présente à aucune de ces commissions. À chaque fois, à l’exception du 4 mars, un pouvoir est donné soit à Frédéric Bierry, soit à Philippe Meyer, vice-président.

Au conseil départemental, Frédérique Mozziconacci est vice-présidente de la commission des dynamiques territoriales et déléguée à l’accompagnement et à la valorisation des sites touristiques. Elle représente aussi le Département auprès du comité de massif des Vosges.

Contacté par Les DNA, le cabinet du président du conseil départemental du Bas-Rhin affirme que Frédérique Mozziconacci est « toujours en arrêt maladie ».

Catapultée en politique en 2011, Frédérique Mozziconacci avait été élue conseillère générale du canton de Villé face à Bernard Schmitt, maire de Dieffenbach-au-Val représentante de la majorité alsacienne. Elle avait été réélue aux côtés de Frédéric Bierry en 2015.

L’élue ne siège plus à la communauté de communes de la vallée de Villé depuis deux ans

Déléguée titulaire pour la ville de Villé à la communauté de communes de la vallée de Villé, Frédérique Mozziconacci ne siège plus au sein de cette instance depuis au moins deux ans.

Au printemps 2018, sur la demande des DNA, Frédérique Mozziconacci, alors première adjointe au maire de Villé, avait fermement démenti des rumeurs de démission au sein du conseil municipal. L’élue avait néanmoins choisi d’abandonner sa fonction quelques semaines plus tard, tout en restant conseillère municipale. Sa décision effective, en date du 30 juin, avait seulement été rendue publique lors d’un conseil municipal fin juillet, en point divers et, sur la demande expresse d’une conseillère municipale… Mais Frédérique Mozziconacci ne siège plus au sein du conseil municipal depuis plus d’un an. Il y a quelques mois, l’élue a vidé son compte Facebook.

Les DNA ont essayé de joindre la conseillère départementale à plusieurs reprises par courriel et par téléphone. Sans succès.

bierry

- Extrait des DNA concernant une certaine réunion de bilan à mi-mandat citée plus haut :

Les soucis de la vallée

Les questions du public ont souvent porté sur des aspects hors de la compétence départementale : vignoble de Triembach (association des Vins d’Alsace), casse auto à la friche FTV (privé), contournement de Châtenois et RN 59 (Etat). L’ineptie du non-classement de l’ensemble des villages de la vallée en zone de montagne a été soulevée par Jean-Louis Boehler, mais Frédérique Mozziconacci, qui est aussi vice-présidente de l’Agence du massif Vosgien, n’a pu fournir la réponse attendue pour un reclassement. C’est l’altitude qui en fixe la possibilité, ce qui n’est pas le cas de l’avant-vallée.

bierryL'ex-tandem Bierry-Mozziconacci au travail

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2 mai 2021

L'auberge de la ferme du Manou - Steige

ferme

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1 mai 2021

Spécial "premier mai"

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1 mai 2021

Navalny oui, Assange non

On comprend les officiels européens qui ne cessent de réclamer la libération immédiate et inconditionnelle d’Alexis Navalny, l’opposant russe. Mais pourquoi se taire en ce qui concerne Julian Assange ?

navalny

Selon des témoins, l’état d’Alexis Navalny, détenu dans un camp en Russie, se dégrade de jour en jour. Son épouse qui avait l’occasion de lui rendre visite, a dit qu’il avait perdu 10 kg en l’espace de quelques semaines et un porte-parole de son comité de soutien a fait savoir que ses jours étaient en danger. Par conséquent, les institutions européennes réitèrent leurs appels au gouvernement russe de libérer Alexis Navalny. Etonnamment, les mêmes institutions européennes ne se sont jamais exprimées avec la même clarté auprès du gouvernement britannique en ce qui concerne Julian Assange.

Une prise de position très claire venait de la part de Dunja Mijatović, la Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil d’Europe : « Je réitère mon appel de libérer Alexis Navalny et je demande aux autorités russes de lui accorder immédiatement le plein accès aux soins médicaux en vue de la dégradation de son état de santé. Le commissariat des Droits de l’Homme estime que sa condamnation était arbitraire et déraisonnable, Navalny doit être libéré. »

assange

Très bien. On ne peut que souscrire à cet appel. Mais pourquoi est-ce que les institutions européennes n’affichent un tel courage uniquement lorsqu’il donne l’occasion de critiquer la Russie de Poutine ? En ce qui concerne le traitement infligé à Julian Assange, traitement qualifié par les Nations Unis de « torture », les mêmes institutions européennes ne se sont pas prononcées. Aucune déclaration adressée aux gouvernements britanniques successifs de libérer immédiatement Julian Assange dont l’état de santé s’est dramatiquement détérioré pendant 9 ans de captivité totalement injuste et injustifiée. Mais puisque le régime responsable pour cette torture est un gouvernement occidental, on se tait.

L’absence de toute intervention en faveur de Julian Assange décrédibilise en partie les démarches en faveur d’Alexis Navalny. Ce « deux poids, deux mesures » jette un doute sur le côté « humaniste » de la démarche des institutions européennes en faveur d’Alexis Navalny. Un appel aux deux gouvernements britannique et russe, aurait été crédible. Là, l’Europe institutionnelle ne fait que profiter d’une occasion de faire des reproches à la Russie. Dommage. (selon "Eurojournalkist")

30 avril 2021

Les pratiques du confinement chez des élus

Lu dans la presse locale

pot

À la communauté de communes des Portes de Rosheim, on tient à conserver les traditions, contre vents et marées. Alors que bon nombre d’intercommunalités ont purement et simplement annulé les pots qui clôturent les conseils communautaires en raison de la crise sanitaire et des consignes de prudence des autorités, les élus de cette comcom – ils sont 31 au total - continuent de partager le verre de l’amitié et quelques encas à l’issue des assemblées, comme si de rien n’était.

Ce fut le cas (pour ne parler que de l'année 2021), le 9 mars à l’Espace du Vallon à Griesheim mais aussi le 13 avril, au complexe sportif et culturel de Bischoffsheim, quelques jours après le début du troisième confinement.

Des citoyens ayant eu vent de ces agapes se demandent si les élus montrent vraiment le bon exemple. 

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29 avril 2021

Comptes contre la politique française au Sahel

Le Premier président de la Cour des Comptes, Pierre Moscovici, qui ne passe pas pour un grand spécialiste de l’Afrique, vient d’adresser une lettre au Premier ministre, Jean Castex, qui résume les travaux des magistrats sur la politique française au Sahel et qui n’est pas franchement tendre. 

comptes

Est ce le signe qu’un véritable hallali pourrait débuter contre la politique d’Emmanuel Macron au Sahel? Même la vénérable Cour des comptes de la rue Cambon et son très prudent président, Pierre Moscovici, mettent à nu dans leurs travaux les échecs flagrants de la présence militaire française

En préambule de cette lettre, Pierre Moscovoci rappelle les objectifs des magistrats de la Cour des Comptes. « En 2009, la France a adopté une stratégie pour le Sahel, qu’elle a révisée en 2014 et en 2016 après son intervention militaire au Mali. L’Union européenne l’a suivie en adoptant en 2011 une stratégie « intégrée » pour le Sahel. Dans l’un et l’autre cadre, ont été définies des priorités dont la Cour a cherché à s’assurer qu’elles s’étaient effectivement traduites dans les faits, sept ans après le début de l’opération Serval ».

Rien de très fracassant, même si le soudain intérêt des magistrats pour le continent africain n’est pas leur marque de fabrique. Plus surprenante est la sévère conclusion des travaux de la Cour.des Comptes résumée par Pierre Moscovici  « Les travaux de la Cour l’amènent à conclure que ces priorités n’ont été qu’en partie suivies d’effet, que la connaissance et le suivi de l’aide comportent des lacunes et que la coordination des actions de sécurité et de développement de la France dans la région doit être renforcée ». Dans le langage policé d’un Moscovici s’adressant au Premier ministre, l’évocation « de lacunes » correspond à une sévère critique de la politique suivie. 

Les dépenses de développement négligées

Dans l’espace sahélien, « l’une des régions du monde les plus déshéritées », rappelle la Cour,  la priorité affichée en faveur de l’aide au développement n’est pas surprenante, notent les magistrats. Sauf que cet objectif  » a tardé à se traduire dans les faits ». Or entre 2012 et 2018, les dépenses dans les pays du G5 Sahel ont plus que doublé, passant de de 580 M€ à 1,35 milliard d’euros, dont près de 60 % de dépenses militaires.

Les dépenses de l’aide publique au développement en revanche n’ont pas suivi la progression des crédits de la Défense. Les cinq Etats sahéliens représentaient en 2018 10 % de l’Aide au développement en Afrique, des proportions inchangées par rapport à 2013. Le plus grave, notent nos experts de la rue Cambon, est que l’administration française ne dispose pas de tableaux de bord par région et par pays qui permettraient de mieux cibler les dépenses dans ces pays.

Coût annuel : 1 milliard !

Surprise, les magistrats de la rue Cambon n’hésitent pas, depuis Paris, à évaluer le bilan sécuritaire de la présence française. Le 11 janvier 2013, rappellent-ils, l’opération Serval visait à arrêter la progression, vers le sud du Mali, de bandes armées djihadistes. Le 1er août 2014, l’opération Barkhane prenait le relais, notamment dans la région dite des trois frontières, une  priorité accentuée lors du sommet de Pau, le 13 janvier 2020. Du coup, entre 2014 et 2020, le nombre des militaires français présents est passé de 4 000 à 5 100. Or, selon ces experts, le résultat sur le terrain ne serait pas à la hauteur des objectifs: : « L’extension du périmètre d’intervention de l’armée française, ainsi que la diversification des objectifs ont rendu incertains les critères qui permettront de dire qu’un terme satisfaisant de l’opération, pour la France et pour les Etats du G5 Sahel, aura été atteint ».

« Il n’y a pas de sécurité pérenne sans développement économique, social et institutionnel ». Pierre Moscovici, premier président de la cour des Comptes

En règle générale, les magistrats de la Cour des Comptes, pas franchement keynésiens, ne manquent pas une occasion de dénoncer les dérives des dépenses publiques en France. Avec les « Opérations Extérieures » de l’armée en Afrique,  ces tètes d’oeufont trouvé une formidable confirmation de leurs craintes. Le montant annuel de dépenses liées aux opérations militaires dans la bande saharo-sahélienne est aujourd’hui de l’ordre d’1 milliard d’euros. Ce n’est pas rien !

Un nécessaire recadrage

Quant à la supposée coopération avec le reste de l’Europe, véritable élément de langage d’Emmanuel Macron et de sa ministre des Armées,  Florence Parly, qui voient là un moyen privilégié de réduire les couts de l’intervention au Sahel, elle en prend un sérieux coup. « Par rapport à l’Allemagne et au Royaume-Uni, note Pierre Moscovici dans sa lettre à Jean Castex, la France a tardé à définir ses règles d’intervention dans les pays en crise au titre de la stabilisation, et à s’en donner les moyens ». D’où effectivement une certaine inertie des « alliés » européens à rejoindre la France dans le bourbier sahélien.   

Un audit, concluent nos magistrats, devrait être effectué afin de préciser les critères de réussite de l’opération conduite par la France et ses partenaires au Sahel. « Il n’y a pas de sécurité pérenne sans développement économique, social et institutionnel. Dans les espaces du Sahel où les services rendus aux populations sont faibles, l’action militaire contre les groupes armés ne suffira pas à garantir à elle seule les conditions d’une vie digne et d’une activité pérenne ; les complémentarités entre actions militaires et civiles d’aide à la stabilisation et au développement doivent donc être recherchées et se traduire dans l’organisation de la réponse française ».

Dans un langage convenu, les propositions faites à Jean Castex, Premier ministre, sonnent comme un véritable rappel à l’ordre. Quelle mouche a piqué Pierre Moscovici, connu pour son opportunisme légendaire, qui lui a valu une des plus belles carrières de ces dernières années à l’ombre de l’État? (selon Nicolas Beau, "Mondafrique")

28 avril 2021

Petite ville de demain

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Depuis un certain temps, nos élus locaux ne parlent que "petite ville de demain". Mais sur le nouveau site de la commune de Villé, il est impossible de trouver la moindre information à ce sujet. Alors, ci-dessous une video officielle très intéressante !

Les Petites villes de demain ont été sélectionnées fin 2020 et Villé en est. Les compléments éventuels à l’offre de services pour tenir compte des spécificités seront à établir dès 2021, en lien étroit avec les préfectures et les collectivités concernées, et en articulation avec le futur programme Montagne. Très bien !

Oui mais voilà, par manque de vigilance, nos élus ne se sont pas aperçus dans les années 2000 que notre bourg-centre n'est pas resté classé en zone de montagne. Alors, que va-t-il se passer ?

27 avril 2021

Vente de muguet : le dispositif de l’année 2021 précisé

Communiqué de la Préfecture

muguet

Le 1er mai approche et, comme chaque année, le muguet sera à l’honneur. Dans le contexte sanitaire actuel, un dispositif particulier est prévu pour permettre à la fois la célébration de cette tradition populaire et le respect du protocole sanitaire en vigueur.

La vente de muguet sera autorisée cette année :
– Dans les commerces déjà ouverts et listés dans le décret du 19 mars 2021. Cette liste intègre notamment les fleuristes, les jardineries et les enseignes de la grande distribution.
– Dans les points de vente tenus sur la voie publique par des associations et par des particuliers, dans le respect de la limite des rassemblements à 6 personnes prévue par le décret du 29 octobre 2020.
Il est également rappelé que les mesures de restriction des déplacements demeurent au 1er mai. Ainsi, la collecte de muguet par les particuliers devra se faire entre 6h et 19h et dans la limite d’un périmètre de dix kilomètres autour de leur lieu d’habitation.

26 avril 2021

Guadeloupe : Napoléon 1er l'esclavagiste

En Guadeloupe, le nom de Napoléon Bonaparte est lié à celui de Louis Delgrès, colonel métis de l'armée française, célèbre pour s'être rebellé contre le rétablissement de l'esclavage décrété par le Premier consul, préférant mourir que vivre enchaîné.

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Quand le commissaire chargé par le Comité de salut public, Victor Hugues, est venu en 1794 proclamer le décret d'abolition de l'esclavage en Guadeloupe, il en a profité pour rallier la population à sa cause, et chasser les Anglais qui occupaient alors l'île.

"On ne peut comprendre l'histoire de la Révolution en France sans tenir compte de l'expansion des idéaux républicains consacrés par l'émancipation et par la mobilisation décisive d'armées d'anciens esclaves au service de la République contre les Anglais", assure l'historien Laurent Dubois dans son livre "Les esclaves de la République".

"En 1801-1802, différents régimes autonomes administrés par d'anciens esclaves et gens de couleur s'étaient emparés du pouvoir à la Guadeloupe et à Saint-Domingue" (aujourd'hui Haïti), ajoute-t-il.

Alors quand Bonaparte, devenu Premier consul, décide par la loi du 30 Floréal de l'an X (20 mai 1802) de maintenir l'esclavage "conformément aux lois et règlements d'avant 1789", premier acte vers un rétablissement, la décision ne passe pas. 

Pourtant, "cela ne concernait pas la Guadeloupe, ni Saint-Domingue, par exemple, puisque l'esclavage y avait été aboli", explique à l'AFP l'historien René Bélénus, auteur de "La rébellion de la Guadeloupe 1801-1802".

Avant même que la loi ne soit promulguée par Bonaparte, celui-ci dépêche début 1802 les troupes consulaires du général Richepance, censées rétablir "l'ordre esclavagiste" et préparer le terrain pour le retour de l'esclavage.

"Vivre libre ou mourir"

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Cette troupe de 3.500 hommes se confronte vite à la résistance de plusieurs militaires, dont Louis Delgrès, qui, nourri de l'idéal révolutionnaire, déclare: "la résistance à l'oppression est un droit naturel", et rallie les hommes dits "de couleur", contre Richepance, le 10 mai 1802.


C'est le début la guerre de Guadeloupe, un conflit sanglant, qui court de Pointe-à-Pitre au Sud de la Basse-Terre, et dont la mémoire est encore vivante dans cette île des Antilles.

A Basse-Terre, entre le volcan de la Soufrière et la mer des Caraïbes, le Fort Saint-Charles, qui prendra plus tard le nom de Fort Delgrès et deviendra un lieu de souvenir, a été le témoin d'une célèbre bataille, quand Delgrès et ses hommes s'y replient le 20 mai 1802.

Submergés, ils réussissent à s'échapper par la Porte du Galion, à l'arrière de l'édifice, et se réfugient au pied de la Soufrière. 

Acculés à l'habitation Danglemont au Matouba, dans la montagne, le colonel Delgrès choisit avec 300 hommes de se suicider à l'explosif, le 27 mai 1802, plutôt que de tomber aux mains de Richepance qui écrasait la rébellion. 

Un mémorial rend aujourd'hui hommage à ces 300 hommes fidèles à la maxime révolutionnaire "vivre libre ou mourir" qu'ils ont clamée avant l'explosion.

En juillet 1802, Bonaparte signe un arrêté : "La colonie de la Guadeloupe (...) sera régie, à l'instar de la Martinique (...) par les mêmes lois qui y étaient en vigueur en 1789". L'esclavage est donc rétabli, et ne sera définitivement aboli qu'en 1848.

Aujourdhui, la figure de Louis Delgrès nourrit la sensibilité nationaliste de l'île, et elle est souvent convoquée dans les discours politiques. Ses alliés, même parfois des personnages fictifs, sont rentrés au rang de légende, comme par exemple, la Mulâtresse Solitude, dont la vie, très fortement romancée dans une biographie d'André Schwartz-Bart, n'est en réalité que très peu connue. 

A la sortie d'une visite du fort Delgrès, des visiteurs s'étonnent pourtant: "On ne connaissait pas l'histoire de cette guerre", disent Paola et Corentin. "A l'école, on n'apprend pas trop que Bonaparte était un esclavagiste", témoignent ces trentenaires.

"La rébellion de Guadeloupe a été écrasée", rappelle René Bélénus. "Après ça, les politiques locaux ont milité ardemment pour l'assimilation". (selon "AFP")

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25 avril 2021

Ferme-auberge du Kreuzweg

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