En réa à Saint-Denis
Des jeunes, des femmes enceintes et plus aucun lit
"Les vagues se suivent et ne se ressemblent pas" : au service réanimation de l'hôpital de Saint-Denis, la moitié des patients Covid ont moins de 43 ans. Et deux sont des femmes enceintes. Du "jamais vu", s'alarment les soignants, épuisés.
Dans les vastes chambres entièrement vitrées, des respirateurs maintiennent en vie, parfois depuis plusieurs semaines, des malades aux visages gonflés. Une infirmière et une aide-soignante installent un trentenaire, regard vide, dans un fauteuil : "On l'a désintubé hier, c'est une belle histoire", sourit Daniel Da Silva, le chef de service.
A l'hôpital Delafontaine, situé au coeur du département le plus pauvre du pays, qui affiche aussi un taux d'incidence record, on est passé de 18 à 26 lits de réanimation sous la pression de ce qu'on appelle désormais "la troisième vague".
Samedi, deux malades ont dû être transférés vers d'autres hôpitaux franciliens, faute de lits disponibles.
Alors que les plus hauts responsables médicaux parisiens ont alerté dimanche sur le risque grandissant de "débordement" des hôpitaux, où les médecins se préparent avec une certaine "colère" à "faire le tri" entre les patients, le docteur Da Silva est plus modéré.
"Même à l'acmé de la première vague, on n'a jamais été confronté à l'impossibilité de prendre en charge un patient", affirme-t-il, estimant que la "dynamique de la situation épidémique en Ile-de-France est proche de celle du premier épisode", "un tsunami" où son hôpital avait accueilli jusqu'à 259 malades infectés par le coronavirus, contre une centaine aujourd'hui.
Pour autant, le praticien s'alarme de voir "de plus en plus de jeunes avec des formes graves, et des évolutions rapides de la maladie". "On a dû intuber et faire une césarienne en urgence à une jeune femme de 23 ans", raconte-t-il, "frappé" de voir arriver des femmes enceintes, "du jamais vu pendant la première vague".
Selon lui, l'âge des patients pose la question du "décalage" avec la cible actuelle de la campagne de vaccination, ouverte seulement aux plus de 70 ans.
"Crises d'angoisse"
"Si la pression continue à augmenter", six lits supplémentaires seront installés dans les blocs opératoires, au prix de nouvelles déprogrammations de "chirurgie non urgente". "Après, on sera au maximum", prévient le soignant.
Un conseil de Défense doit se tenir mercredi pour décider d'un éventuel durcissement des mesures sanitaires.
"J'ai conscience des ravages d'un confinement strict et, en même temps, je vois ce qu'on vit ici. Ce qui est sûr, c'est qu'avec le confinement, on a sauvé un nombre incalculable de vies", souffle le médecin qui se dit plein de "doutes et d'interrogations", au regard notamment de la situation dramatique des étudiants.
"Le sujet, maintenant, c'est surtout les ressources humaines", ajoute-t-il. "Les gens sont épuisés et le syndrome de stress post-traumatique de la première vague est loin d'être réglé. Quand les malades Covid ont réapparu, des soignants se sont mis en arrêt maladie, d'autres ont fait des crises d'angoisse".
Alice Auroux, infirmière, "ne s'attendait pas à cette troisième vague".
"On est fatigué moralement, on a l'impression qu'on ne s'en sort pas. Ca fait un an qu'on n'a pas eu de vraies vacances", souffle la jeune femme en nettoyant le cathéter d'une patiente placée dans le coma.
Certaines de ses collègues sont en arrêt de travail pour sciatique et lombalgie : "C'est dur, on doit porter, tourner les malades", explique-t-elle.
Mathilde Azzi, jeune médecin réanimateur, vient elle d'annuler ses vacances pour "doubler ses gardes".
"Ca va pouvoir se faire, mais c'est sûr qu'on va se sentir vite en difficulté", dit-elle. A ses yeux, "ce sont les patients non Covid qui vont en pâtir. Comme à la première vague, on voit déjà moins d'infarctus, certaines personnes renoncent à consulter ou sont prises en charge trop tardivement".
Derrière une des vitres, un homme de 30 ans ouvre les yeux. Mathilde Azzi lui prend la main : "Vous vous réveillez là, ça fait trois semaines que vous êtes chez nous et là vous commencez à vous améliorer."
Il a 30 ans, et aucun antécédent. "Lui, il faut qu'il s'en sorte", lance une infirmière à sa collègue. Avant d'ajouter : "J'ai appris à ne plus trop espérer". (selon AFP)
Raoult a-t-il manqué son train ?
Non, c'était un poisson d'avril !
Evidemment, il n'a jamais été question pour nos élus de transformer notre stade si fréquenté en énorme vaccinodrome ou d'aménager des locaux vides en infirmerie. Et le val de Villé restera à l'avant-garde des idées originales jamais appliquées.
Nous avons quand même constaté que hier, à 10 heures, pas un chat ne s'est déplacé pour être vacciné. Tous les habitants de la vallée se sont aperçus de la plaisanterie, surtout les 1200 visiteurs de mon blog pour ce jour.
Le professeur Didier Raoult à Villé
Le premier vaccinodrome alsacien pour les blattaschlaker
C'est fait ! Pour une fois, les villois sont en avance et ils vont être les premiers alsaciens à bénéficier d'un vaccinodrome (la dernière idée géniale de notre président de la république).
Nos élus cherchaient un lieu utilisable 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Ils l'ont trouvé avec le stade municipal de Villé où l'on pourrait parquer tous les candidats à la piqûre salvatrice. Celle-ci sera administrée à l'abattoir voisin transformé en infirmerie et c'est là qu'exercera le sympathique et renommé professeur de Marseille. Pour les jours suivants, quelques vétérinaires prendront le relais.
Et pour ceux qui ne supportent pas le vaccin l'ancienne gendarmerie sera transformée en hôpital de séjour. L'ARS a déjà inspecté les lieux et donné son accord sous condition : une unité de réanimation devra aussi être prévue à l'ancienne maison de retraite. Deux hélicoptères seront également prévus pour le transport des malades.
Pour une fois, les Rottner, Klinkert et Bierry auraient rapidement trouvé un accord. Aux dernières infos, les volontaires de la vaccination pourront se présenter sur la place du stade ce jour même à 10h00. Le professeur Raoult signera des autographes et la comcom de la vallée offrira des boissons anti-covide : hé oui, c'est le moment de prouver que le kirsch et la mirabelle de la vallée sont plus efficaces que la chloroquinine et le savon de Marseille.
Le vapotage interdit au Cambodge
Après une première interdiction de l’utilisation, la vente et l’importation, de cigarettes électroniques en 2014, le gouvernement cambodgien relance la guerre contre le vapotage.
L’Autorité Nationale Cambodgienne de Lutte contre la Drogue (NACD) affirme que les ventes en ligne d'e-cigarettes et de Produits du Tabac Chauffés (PTC) ont conduit à une généralisation du vapotage chez les jeunes. Selon la NACD, cette pratique est une passerelle vers d'autres drogues et qu'il peut « conduire à la propagation de maladies mortelles par le partage des appareils ».
Si en 2014, la loi interdisait déjà les shisha (pipe à eau), les produits du tabac chauffés qui n’étaient pas encore largement diffusés, étaient toujours autorisés.
Le Cambodge suit activement les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de son bras antitabac : la Convention-cadre pour la Lutte Antitabac (CCLAT). Les missions de ces deux organisations sont financées par le milliardaire américain et ancien maire de New York, Michael Bloomberg.
Les pays du Sud-est sont extrêmement investis dans la lutte contre le tabagisme et la drogue et nombreux sont eux suivant les recommandations de l’OMS. Récemment, le Vietnam a également annoncé qu'il interdisait les e-cigarettes et les PTH. Le Brunei, la Malaisie, le Myanmar, Singapour et la Thaïlande ont eux aussi interdit les vapes.
La dernière enquête nationale menée au Cambodge en 2015 a montré que 32,1 % des citoyens masculins de plus de 15 ans fumaient des cigarettes, selon l'Atlas du tabac. Plus de 15 000 Cambodgiens meurent chaque année de maladies causées par le tabagisme. (selon "Lepetitjournal.com")
Turquie: 4 journalistes de Charlie Hebdo inculpés pour «insulte» à Erdogan
Un procureur turc a réclamé jusqu'à quatre ans d'emprisonnement contre quatre collaborateurs de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo qu'il accuse d'avoir « insulté » le président Recep Tayyip Erdogan dans une caricature publiée l'an dernier.
Selon l'agence de presse étatique turque Anadolu, les quatre collaborateurs de Charlie Hebdo inculpés sont la caricaturiste Alice Petit et trois responsables du célèbre hebdomadaire, Gérard Biard, Julien Sérignac et Laurent Sourisseau, dit Riss.
La publication de cette caricature, en octobre, avait suscité la colère de Erdogan dans un contexte de vives tensions diplomatiques entre Ankara et Paris. On y voyait l'autoritaire président turc dessiné en slip, bière à la main, soulevant la robe d'une femme voilée en s'écriant : « Ouuuh ! Le prophète ! ».
Dans son acte d'accusation, qui doit encore formellement être accepté par un tribunal pour que s'ouvre un procès, le procureur turc estime que cette caricature « n'entre d'aucune manière dans le cadre de la liberté d'expression ou de la presse », qualifiant le dessin de presse de « vulgaire, obscène et déshonorant ».
Des dizaines de journalistes arrêtés ces dernières années
Après la parution de cette caricature, Recep Tayyip Erdogan avait dénoncé une « attaque ignoble » commise par des « vauriens ». Cette affaire était intervenue dans un contexte de crise diplomatique entre la Turquie et la France, le chef de l'État turc accusant notamment le président français Emmanuel Macron d'« islamophobie » pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet.
L'annonce de l'inculpation des journalistes de Charlie Hebdo intervient par ailleurs quelques jours après qu'Emmanuel Macron a accusé la Turquie d'« ingérence » et en pleine polémique en France sur le financement d'une mosquée soutenue par une association pro-turque à Strasbourg (est).
L'ONG Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé ce vendredi les poursuites contre les collaborateurs de Charlie Hebdo, accusant Ankara de vouloir « élargir la censure au-delà de la Turquie ». Régulièrement épinglée par les ONG, la Turquie est classée à la 154e position sur 180 dans l'index de la liberté de la presse publié par RSF. Des dizaines de journalistes ont été arrêtés et plusieurs médias d'opposition poursuivis ou fermés ces dernières années dans ce pays.(Avec AFP)
Une histoire de chemin
Qui est responsable de l'entretien des chemins ruraux dans une commune ? La plupart du temps c'est la commune (sauf si elle reverse le produit de la chasse aux propriétaires, auquel cas ce sont ces derniers). Pour le bourg-centre, la situation a été clarifiée par des délibérations du conseil municipal de septembre et octobre 2006.
Il fut un temps où Villé était connu pour interdire les chemins dégradés.
Plus près de nous, l'ex-maire a même poursuivi en justice un conseiller municipal d'opposition et moi-même qui lui reprochaient d'avoir goudronné le chemin de la Bosse à l'occasion du mariage de notre célèbre Roger Siffer ! Il paraît que ce qui avait déplu au maire c'est que j'avais proposé que l'artiste se marie dix fois à Villé pour que tous les chemins ruraux soient enfin entretenus. L'histoire ayant tourné à la débâcle juridique pour le maire, on pensait ce genre d'affaires enterré.
Oui, mais voilà qu'on assiste à un rebondissement à l'occasion de l'entretien de l' "ancienne route d'Albé" ! Il en était déjà question il y a une vingtaine d'années, sans que les municipalités d'Albé et de Villé n'arrivent à s'entendre pour la réfection. Il est vrai que Roger Siffer ne s'est jamais marié ni au VVF d'Albé, ni au Schmissberg à Villé.
Il semblerait donc qu'on s'achemine vers la solution inverse de celle qui fut mise en oeuvre il y a plus d'une décennie à la Bosse : on risque fort de voir disparaître le chemin, côté Albé. Madame le maire risque même d'interdire les véhicules ! Sans tenir compte des propriétaires riverains des terrains s'étendant sur deux communes qui ne pourront plus se rendre à leur propriété (vigne, jardin, pré ou forêt) ! Et sans passer par une enquête d'utilité publique ? Je sens que le tribunal administratif va avoir du pain sur la planche à ce sujet.
Cette brave nouvelle maire, descendue des hauteurs de l'Ungersberg, a-t-elle déjà situé l'ancienne route d'Albé ? ou va-t-elle aussi me poursuivre au tribunal ? J'en ai déjà la peur au ventre.
J'avais proposé, à l'époque, que les chemins intercommunaux relèvent de la compétence intercommunale, ce qui aurait fait disparaître bien des conflits. Et si cette proposition revenait d'actualité ?
Congo-Brazzaville et le sentiment « anti-français »
Alimenté par Macron !
Alors que la diplomatie française ne se remet toujours pas de l’explosion du sentiment « anti-français » qui a embrasé le Sénégal, il y a quelques jours, Paris s’apprête-t-elle à avaliser des élections fantoches organisées par certains des régimes les plus caricaturaux de son ancien pré carré ? Tout l’indique pour les scrutins en préparation au Tchad et à Djibouti en avril, et dès ce dimanche au Congo Brazzaville. Survie rappelle que le soutien de l’État français à ces dictatures alimente le sentiment « anti-français » sur le continent africain.
Ce dimanche 21 mars au Congo-Brazzaville, le dictateur-candidat Denis Sassou N’Guesso, au pouvoir depuis 1979 se présente à une élection présidentielle qui semble jouée d’avance. La campagne électorale a été une nouvelle fois rythmée par les arrestations d’opposants et de défenseurs des droits de l’Homme. Dernier en date, jeudi 11 mars dernier, Alexandre Ibacka Dzabana, coordonnateur de la Plateforme congolaise des ONG des droits humains et de la démocratie, membre de la coalition Tournons La Page Congo, qui a été arrêté à son domicile, à Brazzaville. Poil à gratter du régime congolais, cette coalition d’ONG milite pour la transparence du scrutin en sensibilisant les citoyens sur les enjeux du vote et en formant des observateurs électoraux. Si la diplomatie française demeure discrète sur ce contexte électoral, c’est que le régime de Denis Sassou N’Guesso peut compter sur le soutien sans faille de Paris.
Celui-ci se matérialise notamment par une étroite coopération militaire, maintenue malgré la grossière modification de la Constitution permettant depuis 2015 à Sassou N’Guesso de rester au pouvoir sans limitation de mandats, et la répression sanglante des manifestations populaires s’opposant à ce projet. En 2017, la France se targuait par exemple de disposer d’un « conseiller spécial » auprès du ministre de la Défense. Pas plus tard que le mois dernier, les autorités françaises indiquaient fournir un « appui au commandement et à l’organisation interarmées, en fournissant conseil et ingénierie de formation aux plus hauts niveaux de l’état-major général (CEMG) » congolais, et de former « plusieurs dizaines d’hommes et de femmes de la Force publique congolaise »
Par ailleurs, dans un pays quasiment en cessation de paiement, le soutien économique de la France reste déterminant pour le maintien au pouvoir de Sassou N’Guesso. La France est ainsi un des principaux investisseurs au Congo et se targue d’être le premier donateur d’aide publique au développement bilatérale. Dans le même temps, l’exploitation pétrolière bat son plein : il y a dix-huit mois, le pays annonçait la découverte d’un gisement onshore qui pourrait faire quadrupler la production nationale, assurer de juteux bénéfices à Total, déjà à la fête dans le pays, et fournir de nouvelles ressources à la présidence à vie de Sassou N’Guesso.
Pour Patrice Garesio, co-président de l’association Survie, « tant que la France apportera son soutien à de tels régimes, à travers une étroite coopération militaire, policière et économique, il ne faut pas s’étonner de voir fleurir un peu partout un « sentiment anti-français ». Il s’agit en réalité d’un rejet de la Françafrique, conforté par la politique actuelle d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. (selon "Afrik.com")
Villé hors concordat
Tous à l'école le vendredi-saint ?
Décidément à Villé, certaines lois seraient difficiles à appliquer ! Après la régie électrique qui empêche les habitants du bourg-centre d'adhérer à l'opérateur de leur choix, voilà que le bulletin municipal annonce l'ouverture de l'école ce vendredi-saint 2 avril.
Mais peut-être y a-t-il eu erreur sur la date de parution du Villé-info qui ne devair "sortir" que le 1er avril ? Raison d'une photo du Giessen en première page ?
Rappelons rapidement aux oublieux ce qu'est le Concordat : un accord signé entre le pape et Napoléon Ier en 1802, relancé par l'Etat allemand "par une ordonnance du 16 août 1892 , qui donne aux Alsaciens et aux Mosellans deux jours fériés supplémentaires (par rapport au reste de la France) : le jour de Saint Étienne, fêté le 26 décembre, et le Vendredi saint (qui précède le dimanche de Pâques)." Cette ordonnance est toujours en application.
Alors, cette annonce du bulletin municipal sera-t-elle maintenue ... ou devra-t-elle être considérée comme un gros poisson d'avril, avec un vin d'honneur servi aux parents arrivant ce jour-là ?





