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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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15 mars 2021

Aux Philippines, l’accusation de “communiste” peut coûter la vie

Neuf militants des droits sociaux et économiques ont été tués par les forces de sécurité philippines dimanche 7 mars, deux jours après un appel du président philippin Rodrigo Duterte à “en finir” avec les communistes.

philippinesDeux jours après l’appel du président Rodrigo Duterte dans lequel il a demandé à la police et aux soldats de ‘tuer’ et d’‘achever’ les rebelles communistes qu’ils rencontraient, la police philippine et l’armée ont conduit une opération mortelle à Calabarzon, le 7 mars”, écrit Rappler, un site connu pour ses enquêtes sur les exactions commises par la police dans la "guerre contre la drogue" dès son arrivée au pouvoir, le 30 juin 2016.

En quelques heures, 24 perquisitions ont été menées dans la région située au sud de la capitale Manille, détaille le site dans un autre article, conduisant au décès de neuf personnes et à six arrestations.

Chacune des victimes, dont les noms ont été rassemblés par les activistes en l’absence d’informations données par les forces de sécurité, était connue pour son implication et sa remise en cause “des pouvoirs dans les domaines du travail, des droits des paysans et de la justice climatique”. Un combat mené jusqu’à “leur fin brutale

Rappler qualifie ce “Bloody Sunday”, d’“une des journées les plus sanglantes dans l’histoire récente pour les militants. Elle s’inscrit dans le cadre du combat de l’administration Duterte contre le Parti communiste des Philippines et les groupes qui lui sont liés.

Une guérilla communiste sévit depuis plus de quarante ans dans les régions les plus pauvres du pays, et les pourparlers de paix entre le gouvernement et la Nouvelle Armée du peuple, la branche armée du Parti communiste des Philippines, n’ont jamais abouti.

Dans un entretien au site, le chef de la police de Calabarzon, Felipe Natividad, affirme que l’opération menée correspond aux ordres du président figurant dans le décret présidentiel n° 70 pour “venir à bout de l’insurrection communiste aux Philippines

Le décret présidentiel n° 70 datant de décembre 2018 souligne la nécessité d’offrir des services sociaux de base dans les zones de conflits et les zones les plus vulnérables, mais, selon le site, le gouvernement utilise la police et l’armée pour combattre les forces communistes, y compris les activistes “désignés comme ‘rouges’”.

Dans un troisième article, Rappler explique que la Cour suprême des Philippines estime que qualifier de “rouge” une personne est “une stratégie utilisée par des agents de l’État, en particulier les forces de sécurité, contre ceux qui sont perçus comme des ‘menaces’ ou des ‘ennemis de l’État’”.

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14 mars 2021

Belmont

belmont

Ce chant a été composé vers 1860 par l'instituteur de Belmont Mr. Garnier. Il a été chanté par la chorale des patoisants en septembre 2013 lors du colloque du Champ du Feu.

13 mars 2021

Le vaccin Spoutnik V...

... comparable à la «roulette russe» pour l’Europe

spoutnikAlors qu’une entreprise italo-suisse basée à Lugano s’apprête à fabriquer le vaccin russe contre le Covid-19 sous licence, l’Agence européenne des médicaments le compare à la «roulette russe». Moscou s’indigne. Au total, 46 pays ont approuvé son vaccin dans le monde.

Adienne Pharma & Biotech, société italo-suisse basée à Lugano active dans la production de médicaments et de vaccins, s’apprête à fabriquer des vaccins Spoutnik V sous licence en Italie. La production de 10 millions de doses d’ici à la fin de l’année pourrait démarrer cet été dans une usine de la région milanaise. Selon l’agence Bloomberg qui a dévoilé l’information lundi soir, une demande d’autorisation a été déposée auprès des autorités italiennes. Pour sa part, le gouvernement italien attend lui-même que l’Agence européenne des médicaments (AEM) se prononce sur la demande d’homologation du vaccin russe. Cette dernière a commencé son examen il y a quelques jours.

12 mars 2021

Ruée sur les tests vendus par Aldi et Lidl en Allemagne

Les enseignes discount Aldi et Lidl ont été dévalisées ce samedi en Allemagne à la suite de la mise en vente de tests antigéniques «à domicile». Ces tests, dont la vente n’est pas envisagée dans les magasins français des deux marques, ne sont cependant pas reconnus par les autorités s’ils ne sont pas réalisés par des pharmaciens ou des médecins.

Aldi_OK_800x450La fréquentation du magasin Aldi de la Brême d’Or côté Sarrebruck était plutôt faible ce lundi matin, mais il en était bien différemment deux jours plus tôt. Le magasin a en effet été pris d’assaut ce samedi, comme les autres magasins Aldi en Allemagne, à la suite de la mise en vente de kits de tests antigéniques «à domicile» pour dépister le Covid-19. «C’était la ruée, nous nous sommes retrouvés en rupture de stock en une matinée», indique Singh Nagra, le manager du magasin, qui précise que «90 % des acheteurs étaient allemands».

DM devrait rapidement s’y mettre

Le supermarché sera réapprovisionné d’ici la fin de la semaine. Les tests sont vendus par paquet de cinq à 24,99 euros le paquet et les clients sont limités à l’achat d’un paquet par jour. «Ces tests ne sont pas reconnus par les autorités, alerte cependant Singh Nagra, mais ils le deviennent à partir du moment où on les fournit au pharmacien ou au médecin qui se charge de la prestation.» Ces tests «à domicile» n’ont donc que très peu d’utilité s’ils sont réalisés… à domicile.

L’enseigne concurrente Lidl a elle aussi été dévalisée à la suite de la mise en vente sur son site internet de «lots de cinq tests antigéniques rapides», au prix de 21,99 euros. Ces derniers sont eux aussi en rupture de stock. L’autre enseigne hard discount allemande DM devrait vendre prochainement les tests. «Nous les proposerons à la vente dans trois jours», affirme l’une des vendeuses du magasin situé à deux pas du Aldi de la Brême d’Or.

Rien de prévu en France

La vente de ces produits ne semble pas concerner les magasins français Aldi et Lidl. «Ce n’est pas prévu dans notre magasin, indique Julien Wisler, manager du Lidl de Stiring-Wendel. On nous aurait déjà prévenus si la mise en vente des tests était envisagée par le groupe.» Même son de cloche du côté d’Aldi. «Même si elle pourrait potentiellement arriver, la vente de tests n’est à ce jour pas envisagée dans nos magasins, informe David Rouhling, responsable des ventes à la direction régionale Aldi, basée à Ennery. Ce n’est pas un sujet autour duquel nous discutons actuellement.» (Selon "Le quotidien du Luxembourg")

11 mars 2021

Australie: des migrants libérés après des années de détention

Des dizaines de migrants ont été libérés en Australie après des années passées dans les camps de rétention du Pacifique où Canberra reléguait les clandestins pour dissuader les demandeurs d'asile de tenter d'entrer sur l'île, ont annoncé mardi des ONG.

australieCe sont plus d'une soixantaine de personnes qui ont été autorisées ces deux derniers jours à quitter des hôtels et centres de détention de Brisbane, Sydney et Darwin, selon la Coalition pour l'action pour les réfugiés ainsi que des avocats.

Ils ont obtenu un titre de séjour temporaire après avoir passé jusqu'à huit ans pour certains dans des centres de rétention offshore. Ils avaient été transférés en Australie pour raisons médicales.

Canberra a relégué pendant des années les clandestins tentant de gagner ses côtes vers des camps offshore financés sur l'île papouasienne de Manus ou dans le petit Etat de Nauru plus à l'Est, en application d'une politique d'immigration condamnée par les organisations de défense des droits de l'homme.

Un premier groupe d'une soixantaine de personnes avait déjà été libéré en décembre et janvier.

Le ministre de l'Intérieur Peter Dutton avait expliqué en janvier à la radio qu'il était moins cher de libérer les migrants que de les laisser en détention.

Noeline Balasanthiran Harendran, de l'organisation Sydney West Legal and Migration a expliqué que ces libérations intervenaient alors que de nombreux migrants avaient déposé des recours en justice contestant la légalité de leur maintien en détention.

Toujours 250 à Manus et Nauru


"Nous pensons que c'est parce que nous avons établi qu'ils étaient détenus sans raison", a-t-elle dit à l'AFP.

Ian Rintoul, de la Coalition pour l'action pour les réfugiés, a exhorté le gouvernement à libérer 75 migrants toujours détenus en Australie.

On estime par ailleurs à plus de 250 le nombre de migrants qui restent dans une impasse juridique en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Nauru.

"Ils n'ont aucune idée de la raison pour laquelle on les a laissés derrière et aucune idée de ce que peut être leur avenir", a-t-il dénoncé.

Le ministère de l'Intérieur a affirmé que la politique de l'Australie n'avait pas changé et que le gouvernement était déterminé à ne laisser aucun des réfugiés s'établir dans le pays de façon permanente.

"Les personnes en transit ont la possibilité de partir dans un pays tiers", a déclaré un porte-parole du ministère. "Nous les encourageons à terminer leurs traitements médicaux afin de poursuivre leur processus de relocalisation aux Etats-Unis, retourner en Papouasie ou à Nauru ou bien retourner dans leur pays d'origine."

M. Dutton a cependant admis qu'il serait désormais "très difficile" pour le gouvernement de les contraindre à partir.

Canberra a refoulé en mer à partir de 2013 tous les bateaux de clandestins, arguant sauver ainsi des vies en dissuadant les migrants d'entreprendre un périlleux voyage maritime vers ses côtes. Les arrivées de bateaux, jadis quasiment quotidiennes, sont aujourd'hui rarissimes.  

Les clandestins qui passaient au travers des mailles du filet étaient envoyés dans des camps, à Nauru ou Manus. Ils étaient interdits d'installation permanente en Australie, même s'ils remplissaient les critères de l'asile.

Les associations de défense des droits de l'homme ont longtemps dénoncé les conditions de vie dans les camps et l'impact psychologique de cette détention à durée indéterminée, notamment pour les enfants, accusant le gouvernement de ne pas offrir de solution. (Selon "Tahiti.infos")

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10 mars 2021

La vie devient plus chère en Allemagne

Depuis le mois de février 2020, la vie est devenue sensiblement plus chère en Allemagne. Et cette tendance risque de s’accentuer davantage, disent les économistes.

allemagneL’Office Fédéral des Statistiques vient de publier un rapport indiquant une nette hausse du coût de la vie en Allemagne. Les prix d’aliments, les loyers, l’essence, tout a augmenté. Comparé au mois de février 2020, le coût de vie a augmenté de 1,3% et, chiffre aussi inquiétant, les prix ont augmenté entre janvier 2021 et février 2021 de 0,7%. Et comme souvent, la crise frappe en premier ceux qui n’ont rien ou peu – cette augmentation du coût de vie affecte en premier lieu ceux qui souffrent déjà le plus de la précarité.

Plusieurs paramètres occasionnent cette augmentation du coût de la vie. D’une part, les prix pour des aliments comme des fruits et légumes augmentent, parce que les chaînes d’approvisionnement depuis les centres agricoles en Espagne et au Portugal ont été mises en difficultés. Les fermetures temporaires des frontières dans le sud de l’Europe ainsi que de grands bouchons aux frontières ont tellement allongé le temps de transport pour les denrées périssables que plusieurs grands transporteurs ont suspendu les transports. La raréfaction des fruits et légumes ne peut pas être épongée par les récoltes chez nous qui cette année, seront difficiles à cause du manque des colonnes d’ouvriers agricoles qui viennent tous les ans des pays de l’est pour parer à la pénurie de main d’œuvre dans l’agriculture occidentale. Et qui dit raréfaction, dit augmentation des prix. Ici, en France, on avait déjà assisté à ce phénomène lors du premier confinement l’année dernière.

A cela, il faut ajouter les frais augmentés des chaînes de distribution de marchandises. Beaucoup de commerçants survivent grâce aux systèmes de livraison, mais les livraisons ont également un coût qui lui, est in fine assumé par les consommateurs.

Et, bien sûr, il y a aussi les « profiteurs de la crise », comme les propriétaires qui, dans cette situation compliquée, ne trouvent rien d’autre que d’augmenter les loyers.

La crise sociale qui s’annonce depuis le début de la crise sanitaire, commence à se dessiner. Comme il fallait s’y attendre, ce sont les plus démunis qui sont touchés en premier. Les gouvernements font leur possible, mais force est de constater que ce « possible » ne suffira pas pour les mois et années à venir. Toutefois, il est urgent de trouver des solutions, car un moment donné, l’ambiance passera au rouge et risque de se traduire par une crise sociale qui pourrait dépasser tout ce que nous vivons depuis 2018. La solidarité européenne ne peut pas se limiter au bien-être matériel des actionnaires des laboratoires pharmaceutiques – le jour où des millions de personnes ne sauront plus comment nourrir leurs familles, elles iront chercher ce dont ils ont besoin. (Selon "Eurojournalist")

9 mars 2021

Bilstein d'Urbeis

bilstein

8 mars 2021

Affaire Sonko : le Sénégal s'enflamme

En France, la population sénégalaise est en effervescence

s_n_galDepuis plusieurs jours, le Sénégal pays qualifié de démocratique aux yeux du monde a basculé dans un mouvement populaire, voir un embrasement. L’affaire dite « Sonko » qui, à la base, n’était juste qu’une affaire privée, a pris de l’ampleur à tel point que les Sénégalais ont décidé de descendre dans les rues. Que se passe-t-il réellement au Sénégal ? Affaire politique ou un mal plus profond qui ronge les Sénégalais. La diaspora sénégalaise qui se demande bien ce qui se passe réellement dans leur pays.

Entre manifestations près du consulat, interrogations et angoisse, la diaspora sénégalaise de France semble perplexe face à la situation dans laquelle se trouve leur pays d’origine. Entre action, angoisse et réflexion, les Sénégalais de France ont décidé de réagir et d’alerter l’opinion internationale.

Manifestation à Paris

Ce samedi 6 mars 2021, à Paris, Place de la République, la population sénégalaise de France a manifesté comme un seul homme contre le Président du Sénégal Macky Sall. Ils réclament la démission de Macky Sall en criant «  Macky démissionne, Macky assassin ». Un homme a visiblement pris la parole lors de cette manifestation « La Françafrique, c’est fini », d’autres sont en pleurs et expriment leurs doléances : « Les Sénégalais sont fatigués, les gens ont faim, ils n’ont rien ».

Les genoux à terre, les Sénégalais de France pointent un autre responsable de la situation au Sénégal. Il ne s’agit plus vraiment d’un affrontement entre pro-Macky et pro-Sonko, mais d’une crise profonde de la démocratie au Sénégal, d’une crise sociale. D’un coup l’hymne sénégalais retentit et les Sénégalais de France se mettent à le chanter. Une minute de silence a été observée afin de rendre hommage aux victimes des manifestations au Sénégal. L’image du Sénégal est en jeu aux yeux du monde entier, plus particulièrement en France.

Image du Sénégal dans le monde en question

Si la situation qui prévaut au Sénégal ne les empêche pas de vaquer à leurs occupations, les Sénégalais de France gardent un œil sur ce qui se passe dans leur cher pays, celui de la Teranga. Khadija, jeune journaliste martèle sans cesse : « Mais quelle image donne-t-on du Sénégal actuellement ? Notre pays a toujours été vu comme un pays démocratique ». Pour sa part, Adama, jeune comptable, se demande « pourquoi le Président Macky Sall ne s’exprime pas ».

Les Sénégalais de France disent souhaiter que les autorités agissent au plus vite pour le bien de leur pays, surtout pour la jeunesse qui semble très touchée par la situation. C’est l’avis de Moustapha, jeune Sénégalais très inquiet de la situation qui prévaut dans son pays natal. Il se dit inquiet pour sa famille, mais aussi pour la jeunesse sénégalaise et même africaine. « Il faut agir », martèle-t-il sans cesse. (selon Afrik.com)

7 mars 2021

Dissolution de Génération identitaire

Le groupe d'extrême droite Génération identitaire, proche du Rassemblement national, a été dissous mercredi en Conseil des ministres, après des années de polémiques et d'actions musclées notamment contre l'immigration et l'islam, "des menaces" qu'il appelle à combattre.

identitairesLa procédure avait été lancée mi-février par Gérald Darmanin, après une énième action, fin janvier, de l'association contre des migrants dans les Pyrénées. Action qui avait "scandalisé" le ministre et donné lieu à une enquête préliminaire pour provocation à la haine raciale.

Aussitôt, le RN avait dénoncé une procédure "politique" et "une dangereuse atteinte aux libertés fondamentales". Dans la foulée, Génération identitaire avait organisé le 20 février à Paris une manifestation pour protester contre sa dissolution annoncée.

Clément Martin, un des porte-parole de l'association dont le siège est à Lyon, a prévenu que GI allait déposer un recours "pour excès de pouvoir" devant le Conseil d'Etat. "Sur l’aspect purement juridique, nous sommes plutôt confiants. La question est de savoir si le Conseil d’Etat va faire de la politique ou va faire du droit", a-t-il dit à l'AFP. Il a évoqué également un "référé suspension" et le dépôt de deux QPC (questions prioritaires de constitutionnalité).

Le ministre de l'Intérieur a annoncé la dissolution mercredi du mouvement dans un tweet, faisant valoir que Génération identitaire "incit(ait) à la discrimination, à la haine et à la violence".

"Autant qu’un crime politique contre la démocratie, une faute morale contre le peuple français", a réagi sur Twitter Gilles-William Goldnadel, un des avocats de GI, tandis que Philippe Olivier, conseiller de Marine Le Pen, a estimé dans un tweet que "cette dissolution arbitraire sign(ait) l'asservissement de la France aux mots d'ordre mondialistes". 

Pour sa part, SOS racisme s'est "félicité", dans un communiqué, de la décision du Conseil des ministres.

"Milice privée"

Le décret de dissolution pointe du doigt les incitations "à la violence envers des individus en raison de leur origine, de leur race et de leur religion". "Par sa forme et son organisation militaires", GI "peut être regardée comme présentant le caractère d'une milice privée", y justifie M. Darmanin.

Le décret fait également état des "liens avec des groupuscules d'ultradroite dont (GI) reçoit un soutien logistique et qui défendent une idéologie appelant à la discrimination, à la violence ou à la haine au nom de théories racialistes ou suprémacistes".

Il y est encore noté que l'association a reçu des dons de Bredon Tarrant, le tueur des mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande) où il avait assassiné 51 personnes en mars 2019.

Lors de son audition, en avril 2019, par la commission d'enquête parlementaire sur les groupuscules d'extrême droite, l'ancien directeur de Tracfin (organisme public chargé de l'action contre les circuits financiers clandestins) Bruno Dalles avait affirmé que Brendon Tarrant était "membre bienfaiteur" de GI.

"Par cette décision, nous mettons fin aux activités parfois violentes d'un groupe qui avait depuis fort longtemps coupé les ponts avec la République", a fait valoir le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, en rendant compte des travaux du Conseil des ministres. "Génération identitaire ne défendait plus des idées, il était le bras armé de l'extrémisme et la xénophobie", a-t-il ajouté.

Créée en 2012, l'association qui revendique 2.800 adhérents, présente "l'immigration et l'islam comme des menaces que les Français doivent combattre" et entretient "délibérément la confusion entre musulmans, immigrants et islamistes ou terroristes", selon le ministère de l'Intérieur.

Il rappelle que son "acte fondateur" avait été l'occupation spectaculaire du toit d'une mosquée en construction à Poitiers en 2017, accompagnée de slogans hostiles aux musulmans. Cinq militants de GI ont été d'abord condamnés en 2017 mais relaxés en juin 2020 en appel pour ces faits, jugés prescrits.

En 2019, GI avait occupé le toit de la caisse d'allocations familiales de Bobigny et déployé une banderole "De l'argent pour les Français, pas pour les étrangers". Pour ces faits, 19 militants ont été condamnés en mars 2020 à des peines d'un à trois mois de prison avec sursis.

A l'actif également de l'association, l'agression de supporters turcs lors de l'Euro 2016 de football en France.

La dissolution de Génération identitaire intervient alors que le ministère de l'Intérieur a obtenu, ces derniers mois, celle de trois associations proches de la mouvance islamiste (CCIF, BarakaCity, et le collectif Cheikh Yassine) dans le sillage de l'assassinat de Samuel Paty en octobre 2020, et de celle du groupe ultranationaliste turc des "Loups gris".

6 mars 2021

Huit jours de galère grâce à un technicien étourdi !

Depuis vendredi, 26 février à 9 h du matin, comme une grande partie du quartier "Petit Liban", j'ai été privé d'internet et de téléphone ! Une erreur d'un technicien étourdi de je ne sais quel opérateur, pour laquelle il a fallu un peu plus de huit jours à réparer (3 ou 4 câbles à rebrancher, semble-t-il). Je publie ci-dessous le courrier que j'ai envoyé à la presse, disons "à titre poshume".

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