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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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15 décembre 2019

L'Europe spatiale veut rester un géant de l'espace

L'agence spatiale européenne (ESA) s'est dotée d'un budget record pour financer ses futurs programmes, un investissement massif destiné à rester un géant de l'espace face à la montée en puissance des Etats-Unis et de la Chine, dans un secteur chamboulé par l'explosion des nouveaux acteurs.

espace"C'est un pas de géant pour l'Europe, cinquante ans après le débarquement sur la Lune", s'est félicité Jean-Yves Le Gall, le président du CNES, l'agence spatiale française. 
Les 22 pays membres de l'ESA, réunis à Séville, ont alloué une enveloppe de globale de 14,4 milliards d'euros aux futurs programmes spatiaux, sur une durée de trois à cinq ans. "Je suis heureux, c'est plus que ce qu'on avait demandé (14,3 milliards d'euros) !", s'est félicité Ian Wörner, le directeur général de l'ESA, lors d'une conférence de presse.
Il s'agit d'un budget record dans l'histoire de l'organisation intergouvernementale fondée en 1975, auquel vient s'ajouter celui de la Commission européenne (16 milliards d'euros sur sept ans). 
L'accord trouvé entre les différents pays après deux jours de discussions "est un témoignage évident de notre ambition commune pour l'Europe", a commenté la ministre française de la Recherche, Frédérique Vidal, qui co-présidait la réunion.
L'Allemagne a mis sur la table la plus grosse enveloppe (3,3 milliards d'euros), devant la France (2,7 milliards), devenant ainsi, sur le long terme, le premier pays contributeur de l'ESA. "Mais sur les trois prochaines années, la France reste en tête", a précisé la ministère de la Recherche. 
Rapporté aux 500 millions d'habitants des 22 pays, le budget spatial européen représente 8 euros par an et par citoyen.
Cette impulsion s'inscrit dans une nouvelle donne internationale, avec la montée en puissance des Etats-Unis et de la Chine, qui investissent massivement dans l'espace - le budget américain est cinq fois supérieur à celui de l'ESA - mais aussi celle des pays émergents, comme l'Inde.
 

L'observation de la Terre en pointe 

 
Pour maintenir sa place de choix sur l'échiquier spatial, l'Europe a donc musclé l'ensemble de ses programmes, scientifiques, d'exploration (station spatiale internationale, Lune, Mars), d'accès à l'espace (fusées, port spatial de Kourou) et de développement des applications (observation de la Terre, télécommunications...).
L'observation de la Terre voit ainsi ses moyens exploser (2,5 milliards d'euros, soit une hausse de près de 90% depuis 2016), notamment pour son programme phare Copernicus, pour qui l'agence spatiale va fournir six nouvelles sentinelles afin de "mieux surveiller et mieux prévoir le changement climatique" a précisé Frédérique Vidal. 
"L'Europe va garder son leadership mondial dans ce domaine", se réjouit l'ESA. Pour le patron du CNES, l'investissement massif dans la surveillance de la Terre "façonne une nouvelle Europe spatiale, plus proche des citoyens avec des préoccupations climatiques".
L'ESA mise aussi beaucoup sur l'exploration de Mars et de la Lune (près de 2 milliards d'euros), dans un contexte marqué par les annonces américaines de retour sur la Lune dès 2024. Au menu: le développement d'un module de service pour la future mini station en orbite lunaire, Gateway. 
Sur Mars, outre son projet d'exploration Exomars qui devrait partir en 2020, le Vieux continent entend jouer sa partition dans la mission américaine "Mars sample return", qui doit ramener sur Terre des échantillons de la planète rouge. "L'enjeu pour l'Europe est de ramener des échantillons purs", explique Gilles Rabin, chargé de la science au CNES.
L'Europe espère pouvoir maintenir un accès souverain à l'espace (2,6 milliards d'euros), alors que le marché des lanceurs est chamboulé par l'explosion du nombre d'acteurs privés, dont la firme américaine Space X et sa fusée Falcon 9, qui défie la compétitivité européenne avec sa technologie du réutilisable.
La réponse européenne, la future Ariane 6, dont le lancement est prévu en 2020, prévoit le développement du moteur à bas coûts Promethéus et un démonstrateur d'étage réutilisable, Thémis, permettant de maîtriser les technologies de retour sur terre.
Le président d'Arianespace, Stéphane Israël, a salué auprès de l'AFP la "mobilisation" de l'ESA. Son budget "nous donne les moyens" pour "la montée en puissance d’Ariane 6 et les financements de démonstrateurs technologiques innovants absolument essentiels pour assurer une compétitivité durable", a complété dans un communiqué André-Hubert Roussel, président exécutif d’ArianeGroup.(selon AFP)

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14 décembre 2019

Macron contesté, même en Afrique

Les 5 présidents des pays du Sahel sommés de clarifier leur position

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Emmanuel Macron a "convoqué" et recevra les cinq présidents des pays du Sahel le 16 décembre prochain à Pau dans le sud-ouest de la France (les inviter à l'Elysée serait leur donner trop d'importance). Ce sera l’occasion pour ces derniers de clarifier leur position sur la présence des troupes françaises dans la région et aussi sur « l’ambiguïté » qui perdure selon le président français sur les mouvements anti-français.

Emmanuel Macron a besoin de clarifications afin de décider de maintenir ou non les troupes françaises dans le Sahel. C’est ce qui ressort d’une récente intervention du président français réagissant ainsi à la montée des mouvements anti-français au Burkina Faso, au Mali et au Niger notamment.  C’est à cet effet que les cinq Etats membres du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Mauritanie) sont attendus à Pau le 16 décembre prochain. Selon les propos d’Emmanuel Macron, « Ils nous doivent la clarté et le fait qu’ils nous demandent d’être là et qu’ils l’assument. Il faut que ce soit très clair et assumé par tout le monde, et pour le moment ce n’est pas suffisamment le cas ». Et d’ajouter, « j’ai besoin de ces clarifications pour continuer à maintenir la présence française », a-t-il insisté sur un ton ferme. Le n°1 français affirme que ce sera à l’issue de cette rencontre et de ce qui y sera dit qu’il « tirera les conséquences ».  « Je ne peux ni ne veux avoir des soldats français au Sahel alors que l’ambiguïté perdure à l’égard des mouvements antifrançais », a martelé Emmanuel Macron.

Depuis 2012 et les incursions meurtrières des djihadistes dans le Nord, la France alors dirigée par François Hollande s’était engagée aux côtés des forces armées maliennes à travers la Force Barkhane. Depuis le début de cette intervention, 38 soldats français sont morts dont 13 il y a une semaine dans la région du Liptako au Mali.

Depuis quelques temps, les populations et des activistes face à la résurgence des attaques terroristes estiment, inefficace la présence des troupes françaises dans la région du Sahel et le font savoir à travers diverses manifestations. Mais, en fait d'ambiguïté, la "Françafrique à la Macron"  n'en est-elle pas une ? Et au fait, les troupes françaises sont-elles chargées de défendre les populations du Sahel ? ou les intérêts des Bolloré, Bouygues, Vinci and co ?

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barkhaneAux dernières nouvelles, Macron aurait annulé ces convocations !

13 décembre 2019

Au Mali, menacé par la guerre et l’oubli...

... un patrimoine historique unique

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Biton Mamary Coulibaly, qui régna sur le royaume bambara de Ségou, repose depuis le XVIIIe siècle dans un tombeau en bordure du fleuve Niger. Mais dans un Mali où les préoccupations sécuritaires relèguent la culture au second rang, sa tombe risque de « tomber dans l’oubli », avertit un de ses descendants.

Le Mali, fort d’un passé riche et de la présence de dizaines d’ethnies, coeur de plusieurs empires qui ont régné sur l’Afrique de l’Ouest, s’est construit sur son histoire. Qui ne connaît la cité de Tombouctou, grand centre intellectuel de l’islam, mythique carrefour du commerce saharien dont les mausolées consacrés à ses 333 saints musulmans ont été partiellement détruits par les jihadistes, puis reconstruits grâce à l’Unesco, qui les a classés au patrimoine mondial de l’humanité? Ou encore la grande mosquée de Djenné, symbole de l’architecture sahélo-soudanaise? Ces deux joyaux, tout comme la falaise de Bandiagara (centre), en pays dogon, et le tombeau des Askia, dans le Nord, situés en zone de conflit, sont aujourd’hui inaccessibles. « Il faut qu’on préserve cette tombe, c’est notre culture traditionnelle à tous », estime Kokè Coulibaly, chef du village de Ségou-Koro, ancienne capitale du royaume bambara animiste qui s’étendait à l’époque de son ancêtre sur une bonne partie du Mali actuel. Edifiée à côté d’une mosquée ocre, la sépulture est entourée d’un mur dont une partie s’est effondrée.

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« Il faudra que nous nous en occupions tous, pour que le monde entier s’intéresse à notre patrimoine. Sans entretien, la tombe tombera dans l’oubli », explique à l’AFP le vieil homme édenté, vêtu d’un boubou blanc et coiffé d’un bonnet brun. Havre de tranquillité bordé d’arbres, le site est visité quotidiennement par à peine une cinquantaine de Maliens dont, ce dimanche-là, quatre trentenaires de Bamako qui profitent d’une visite familiale à Ségou pour venir voir la tombe de l’ancien roi. « C’est vrai qu’il y a un panneau qui explique, mais il faudrait autre chose pour qu’on remette en perspective le royaume et que les visiteurs comprennent vraiment où ils sont », estime l’un de ces visiteurs, Adama. Dans un pays en proie depuis 2012 à des insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes, ainsi qu’à des violences interethniques meurtrières, la culture a été reléguée au second plan et la sensibilisation des 18 millions de Maliens à leur patrimoine est semée d’obstacles.

 Aller au contact 

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Dans le centre, où les violences d’abord cantonnées au nord se sont déportées depuis 2015, l’insécurité empêche d’accéder aux villages. « Presque la moitié des cercles (départements) sont inaccessibles », regrette le chargé de la mission culturelle de Ségou, Boukounta Sissoko, qui avait l’habitude de partir en brousse au contact des populations, à moto ou en pick-up. « Il faut mettre des moyens techniques et financiers à la disposition des professionnels de la culture pour qu’ils puissent avoir accès aux détenteurs du patrimoine, qui peuvent être des chefs de village, des chefs de tribu, des griots ou même des chefs de famille, afin qu’ils puissent à leur tour sensibiliser leur communauté », dit-il. Pour des raisons de sécurité, l’Etat avait interdit l’usage des pick-up et des motos, mode de transport privilégié des jihadistes et des bandits de toute sorte. Et même si cette interdiction a été levée en août à Ségou, Boukounta Sissoko n’a pas recommencé à sillonner les campagnes. Le chargé de mission privilégie à présent l’usage de la radio. « Les gens écoutent, c’est un bon moyen », dit-il, en plaidant pour un renforcement de ses moyens financiers.

S’approprier le récit national

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Face au conflit et son lot quasi quotidien de victimes, l’Etat, l’un des plus pauvres au monde, ne consacre cette année à la culture que 8,7 milliards de francs CFA (environ 13,3 millions d’euros), contre 278 milliards (plus de 423 millions d’euros) à la défense, selon la loi de finances. « Les pesanteurs du quotidien ne facilitent pas les choses, les gens sont pris dans des questions de survie », explique Doulaye Konaté, professeur d’histoire à l’Université de Bamako. « Mais il y a une question qui se pose sur l’appropriation du patrimoine, et cela date même d’avant la crise. Il faut que les jeunes trouvent leur place dans le récit national. Quand l’histoire paraît lointaine, quand ça ne prend pas pied dans leur quotidien, ça devient difficile », explique l’universitaire. A Ségou, la « journée nationale du Patrimoine », fin septembre, a fait un flop, n’attirant que quelques personnes. « Nous avons un héritage commun qui nous lie, malgré nos différences », estime le professeur Konaté, pour qui la culture et la connaissance de l’histoire des différentes ethnies doivent faire office de socle commun, dans un Mali où les violences entre communautés font des centaines de morts.(lu sur Afriquinfo.com, selon AFP)

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12 décembre 2019

Guyane : condamné pour violences conjugales et libéré "par erreur"

Un homme, condamné à de la prison ferme en correctionnelle pour violences conjugales, a été libéré le même jour du centre pénitentiaire de Guyane "par erreur" avant d'être repris mercredi par les gendarmes, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Cayenne. 

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"Il venait d'être condamné à de la prison ferme pour violences conjugales à l'audience de comparution immédiate. Il était en détention provisoire avant sa comparution devant le tribunal. Il y a eu une erreur d'analyse sur sa situation à la prison et il a été remis en liberté", a indiqué le procureur Samuel Finielz, confirmant une information du site Guyaweb.

"Il s'agit d'une erreur du greffe du centre pénitentiaire", a affirmé le procureur.
Quand l'erreur a été décelée, "la victime a immédiatement été avisée et s'est vue remettre un téléphone grand danger", a souligné Samuel Finielz.
Il s'agit d'un téléphone qui permet d'alerter rapidement les autorités judiciaires sans composer de numéro. Utilisé en France métropolitaine depuis 2015, ce téléphone est arrivé en Guyane en 2019.
Le condamné a été interpellé au bout de 24 h de cavale par la gendarmerie, a confirmé le général Stéphane Bras, commandant de la gendarmerie en Guyane.
Il a été reconduit au centre pénitentiaire de Remire-Montjoly, près de Cayenne. (selon AFP)
11 décembre 2019

Conseil municipal restreint et silencieux à Villé

Des questions au compte-gouttes !

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Décidément, chaque fois que je vais assister à un conseil municipal, le maire passe en mode "messe basse". Il paraît, selon certaines mauvaises langues, que, quand la presse ou les blogueurs sont là, le mot d'ordre est donné de la mettre en veilleuse. Et ce soir, la presse est là, et moi aussi. Quant aux conseillers, c'est dans leur rang qu'on compte les absences. 13 présents sur 19 élus ! Et seulement, 18 places étiquetées ! La multi-conseillère absente habituelle n'a même plus son nom sur la table ! Et pour une fois, elle n'a même pas donné sa procuration à un (ou une) collègue. Absente déjà le matin à la séance plénière du Conseil Départemental, elle ne pouvait évidemment pas se pointer le soir à Villé.

Mais ce qui a surtout retenu mon attention, c'est la vitesse à laquelle ont été "expédiés" les deux points les plus importants, à savoir :

- programmation des travaux forestiers pour 2020

- plan de prévention du risque d'inondation

Et pas une question de la part des élus ! Alors, 5 minutes 30 secondes pour la forêt, et 7 minutes pour la montée des eaux ! c'est fantastique ! Et un conseil complet en moins d'une heure, c'est fabuleux !

Mais que dire, lorsqu'un plan de protection contre les inondations de 61 pages est présenté avec un seul schéma pratiquement illisible (voir ci-dessous) ? ou lorsqu'une fois de plus, au niveau des travaux forestiers, la réfection des chemins n'est pas intégrée ? Tous les élus ont-ils compris ? raison pour laquelle ils ont voté ces points à l'unanimité ?

Afin d'éclairer les villois, je vais donc reprendre ces deux points, de façon détaillée, dans deux messages qui seront publiés bientôt.

giessenSeul plan présenté aux élus !

bierrySur la photo prise lundi matin au Conseil Départemental, voir sur la droite de la photo la place laissée vide par notre conseillère !

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10 décembre 2019

Deux ans après Irma...

... Saint-Barth connaît une reprise économique éclair

Saint_BarthDévastée par l'ouragan Irma en septembre 2017, la petite île antillaise de Saint-Barthélemy, haut-lieu de la jet set internationale, connaît une reprise économique éclair, et s'attend à une saison touristique record.

Deux ans après le passage de l'ouragan, "le redressement est assez remarquable", apprécie Gilles Genre-Grandpierre, directeur de l'Iedom (Institut d'émission des départements d'outre-mer, filiale de la Banque de France).
Quasiment tous les hôtels de luxe ont rouvert leurs portes et le taux de réservations est au beau fixe. "On attend 20% de plus que pour 2016 qui était un record de fréquentation", se félicite Nils Dufau, président du Comité du tourisme. "Et la saison a commencé plus tôt que d’habitude, dès début novembre". Aux Antilles, la saison touristique s'étend de décembre à avril.
Le taux de chômage, qui avait connu un pic après l'ouragan, est redescendu autour de 4%. 
La Collectivité d'outre-mer, qui n'a ni dette ni emprunt en cours, a terminé l'année 2018 avec 72 millions d'euros de recettes réelles, une baisse de seulement 6% par rapport à l'exercice précédent.
Une performance alors que l'ouragan Irma, de catégorie 5, qui a tué 11 personnes à Saint-Martin, île voisine de Saint-Barth, et endommagé 95% du bâti des deux territoires, est la catastrophe naturelle la plus chère de l'histoire de France. A Saint-Barth, -24 km2 et moins de 10.000 habitants-, les assurances ont versé plus de 830 millions d'euros d'indemnités.
Si l'île, prisée par les célébrités et les grandes fortunes, s'est vite redressée -on ne voit quasiment plus de traces du passage d'Irma-, c'est parce que la Collectivité, les entreprises et nombre de particuliers ont pu engager des fonds pour réparer, sans attendre les assurances.
"Nous avions un excédent de trésorerie qui a été bénéfique. Nous avons repoussé les projets prévus et mobilisé les fonds sur les réparations", explique le président de la Collectivité, Bruno Magras (Les Républicains). 
La chance de Saint-Barth a aussi été la remise en route rapide des usines de traitement des déchets, de production d'eau et de la centrale EDF. "Nos principales infrastructures ont tenu. Ce n'est pas dû au Saint-Esprit mais à la qualité du bâti", dit-il.
La perte de recettes publiques sur la taxe de séjour (-66% en 2018) a été compensée par le boum du BTP dû à la reconstruction. Tout ce qui entre sur l'île, via le port, est taxé à hauteur de 5% de sa valeur ; ces droits de quai ont rapporté plus de 18 millions d'euros à la Collectivité. 
 

"Pas de miracle"

Les taxes sur l'immobilier, principale manne financière de la Collectivité, n'ont été que peu impactées et la crise post cyclonique n'a pas freiné l'enthousiasme des investisseurs.
"Il n'y a pas de miracle. C'est le résultat d'une gestion rigoureuse depuis 25 ans, et le bénéfice des choix de développement touristique effectués il y a des années", commente Bruno Magras.
Depuis onze ans, Saint-Barth est passée de commune de Guadeloupe à Collectivité d'Outre-mer, ce qui lui a permis de récupérer de nombreuses compétences (urbanisme, fiscalité, social, énergie, etc.), et d'améliorer la réactivité administrative. 
Après Irma, les projets de reconstruction à l'identique ont pu se passer de permis de construire. "J'ai fait face à un tollé, mais nous n'avons pas eu de désagréable surprise", assure M. Magras. 
La pression démographique a encore augmenté depuis l'ouragan, mais elle est limitée par une profonde crise du logement. Le prix locatif est estimé à 2.000 euros mensuels… par chambre. Même les bons salaires ont du mal à se loger, et beaucoup de familles qui vivaient sur l'île depuis des années ont dû partir. 
"On perd des gens utiles", reconnaît Bruno Magras. "Mais le coût élevé de la vie et l'absence de logements permettent à Saint-Barth de maintenir un équilibre démographique. C'est égoïste, mais la charité bien ordonnée commence par soi-même".  
La Collectivité prévoit tout de même de construire de nouveaux logements pour les enseignants et le personnel de santé, indispensables pour l'île. (selon AFP)

9 décembre 2019

Conseil municipal de la Saint-Nicolas à Villé

Les élus présents au complet ?

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Il fallait s'y attendre ! Comme beaucoup de monde dans la vallée, le maire de Villé a dû croiser la conseillère départementale, encore toujours élue municipale, et s'est-il dit qu'il devait profiter de son passage dans la vallée pour organiser une réunion du conseil municipal, qui pour une fois pourrait siéger au grand complet, et sans se déplacer en Ariège. 

Alors, vite, un ordre du jour a été établi ! Même Saint-Nicolas y trouve son compte avec un programme de travaux forestiers (sur les chemins manquant d'entretien depuis des décennies ?) qui devraient à l'avenir lui permettre de se déplacer plus facilement ! Peut-être les propriétaires forestiers, qui ont laissé leur revenu de la chasse à la commune, s'y retrouveront-ils  enfin aussi. 

Une invitation a été envoyée aux conseillers, et publiée dans la presse, avec comme date et heure :

Lundi, 9 décembre 2019 à 20h00 à la mairie !

Evidemment la réunion est publique. Et peut-être un participant ou deux annonceront-ils leur candidature aux municipales de mars 2020 ?

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8 décembre 2019

Les Polonais défendent leurs juges

Un interminable bras de fer

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Dimanche dernier, les Polonais des villes sont descendus nombreux dans les rues pour défendre leurs juges, effectivement de plus en plus menacés par les tentatives obstinées du pouvoir national-populiste de les mettre au pas de l’exécutif, et d’en faire autant que se peut un instrument malléable. 4 années que cela dure, avec aujourd’hui une belle mobilisation des citoyens. En Pologne, les juges et le droit sont marqués au corps, comme on dit au rugby.

C’est une vieille histoire, déjà. Le gouvernement PiS avance ses pions, avec obstination, depuis presque 5 ans maintenant. Et il se heurte à une opposition consciente et résolue – bien que minoritaire : la société polonaise est clivée, toujours davantage, semble-t-il. Ville versus campagne, et dans les grandes villes mêmes, bourgeoisie branchée relativement europhile versus classes inférieures/moyennes… Mais le PiS demeure largement majoritaire, à cause de de cela précisément. La situation est donc plutôt bloquée.

Les juges polonais, en tout cas, font toujours davantage l’objet de contrôles serrés, y compris de contrôles fiscaux impromptus et arbitraires. Plus encore, le parti populiste au pouvoir, le PiS (« Droit et Justice »!) a concocté d’ingénieuses procédures disciplinaires qui peuvent aboutir à des suspensions, et même à des radiations. Le but n’est nullement d’atteindre à davantage de rigueur dans l’exercice de leur profession par les juges ; globalement, on ne voit pas ce qu’on pourrait reprocher aux magistrats polonais – pas davantage qu’à ceux de certains pays plus à l’ouest, par exemple… Non, leur but, c’est bel et bien d’articuler le législatif avec l’exécutif, national-conservateur, pour en faire un instrument de ce dernier.

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Dimanche dernier, des milliers de personnes (environ 2000 à Varsovie) sont descendues dans les rues pour défendre leurs juges, et avec eux, le droit lui-même. Ils savent bien que la soumission des magistrats aurait pour conséquence l’effacement et peut-être, la disparition des droits et de l’Etat de droit. On est d’ailleurs frappé par la différence avec les manifestations qui ont marqué les esprits en 2017, sur le même thème et avec les même revendications de défense de la justice : il y a 2 ans, les Polonais étaient beaucoup plus nombreux dans les rues, peut-être 35 000 au total, et tenaient des chandelles qui formaient symboliquement une route de lumière en ces temps de menaces et de ténèbres.

Le motto de ce dernier weekend était en somme : « Nous sommes la nation, et nous soutenons les juges ! » et comme depuis que les menaces sur l’État de droit se sont précisées (à partir du moment où le PiS s’est senti solide, hélas, sur sa base populaire et électorale), le mot Konstitucja (Constitution) ! pouvait se lire partout.

Les Polonais  plus si jeunes et ceux d’entre eux qui bénéficient de la meilleure mémoire se souviennent des combats contre le stalinisme et pour la liberté ; ils se souviennent des temps héroïques de Solidarność (qui hélas, a beaucoup changé depuis 1989!). Actuellement, ils ont la puissante impression de revenir à la case départ… Désespérant ? Non, il en faudrait plus que cela. Et la pression des institutions de l’Union européenne ne faiblit pas. C’est bien heureux pour ce pays qui, malgré ce que projettent les expectorations ultra-nationalistes qu’on y inflige sans cesse aux citoyens d’esprit ouvert, a fait un bond en avant impressionnant après son adhésion à l’UE, en 2010.

Comme dans d’autres pays d’Europe Centrale, la tâche est rude pour l’UE  : il s’agit de séduire derechef les Polonais, tout en restant intransigeant quant aux principes du droit.Quitte a parâtre arrogant ou méprisant. Rude tâche, oui. (Marc Chaudeur, "Euro-journalist")

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7 décembre 2019

La conseillère est de retour ?

Incroyable, mais vrai !

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La conseillère aurait-elle abandonné l'Ariège pour revenir quelques jours dans son cher Val de Villé ? Elle aurait été reconnue à plusieurs reprises ces derniers jours, et hier soir le voile a été définitivement levé : elle a défilé à travers le bourg-centre en tête du cortège des enfants, déguisée en Saint-Nicolas. Mais elle n'était visiblement pas seule. Elle était accompagnée d'une personne déguisée en père fouettard. Certains spectateurs auraient reconnu le maire de Villé, d'autres plus perspicaces sont persuadés que c'était le président du conseil départemental Frédéric Bierry. Pour moi, je pencherai pour Fredo le schirmeckois, car la promenade aurait été précédée dans la nuit du 5 au 6 décembre d'une distribution à deux de la "lettre du canton de Mutzig". Le plan de distribution était d'ailleurs plus ou moins bien au point, puisque certains destinataires n'ont pas reçu cet intéressant courrier, alors que d'autres l'auraient trouvé deux fois dans leur boîte aux lettres. 

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6 décembre 2019

RN 59 : une nouvelle pose de première pierre !

Décidément, on aura tout vu à propos de cette route !

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 Voilà qu'on imagine la pose d'une première pierre ! alors qu'une même cérémonie a déjà eu lieu le 7 décembre 2013 ! Mais pardonnons l'oubli à ces élus qui ne savent pas forcément ce qu'ont fait leurs prédécesseurs ! Ainsi, le président du département 67 Bierry ne pouvait connaître  ce qu'ont fait ses ancêtres Richert et Kennel. Si la binôme de son canton avait été présente, elle aurait pu le renseigner. A l'époque on imaginait cette route opérationnelle à l'horizon 2017 (voir le panneau en illustration sur le message de ce blog : Le réel et le fictif  )

Relevons quand même quelques incongruités :

  • Alors que le trafic de la RN 59 a passé en 20 ans de 17000 véhicules/jour à 23000 au giratoire de Val de Villé, le contournement de Châtenois (qui dans la DUP devait être réalisé à 2x2 voies) va être réalisé à 2x1 voies, et l'aménagement d'une nouvelle route de Lièpvre à Val de Villé est abandonné !
  • En 2000, l'Etat s'engageait dans le cadre du Contrat de Plan 2000/2006 à débloquer 290 millions de francs. Pour la nouvelle réalisation, il reste à 47 millions d'euros ! Cherchez l'erreur ! Visiblement le coût des routes serait bien le seul qui n'a pas augmenté en 20 ans !
  • On annonce le début des travaux, mais l'achat de parcelles n'est pas réalisé et pose toujours problème.
  • Des ouvrages d'art (ponts, etc...) sont prévus pour une 2x2 voies alors qu'on ne prévoit plus ce gabarit pour cette route. D'autres sont prévus au-dessus de la ligne de chemin de fer ... dont la SNCF a annoncé la destruction dans un futur proche à ses utilisateurs !

Enfin, on est au mois de décembre, on a le droit de croire au Père Noël ... et aux affabulations de certains élus !

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