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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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6 juillet 2020

Un nouveau virus découvert en Chine

Une nouvelle souche de grippe susceptible de provoquer une pandémie a été identifiée en Chine par des scientifiques. Elle est apparue récemment et est véhiculée par les porcs, mais peut aussi infecter les humains suggère les premières observations. Ce virus, que les chercheurs appellent G4 EA H1N1, peut se développer et se multiplier dans les cellules qui tapissent les voies respiratoires humaines. En examinant les données de 2011 à 2018, ils ont trouvé des preuves d’une infection récente chez des personnes qui travaillaient dans des abattoirs et dans l’industrie porcine en Chine. Les vaccins antigrippaux actuels ne semblent pas protéger contre cette maladie, bien qu’ils puissent être adaptés pour le faire si nécessaire.

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Les chercheurs craignent qu’elle puisse muter davantage pour se propager facilement d’une personne à l’autre et déclencher une épidémie mondiale. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un problème immédiat, ils affirment que le virus présente « toutes les caractéristiques » d’une grande adaptation pour infecter les humains et qu’il doit être surveillé de près. Comme il est nouveau, de nombreuses personnes pourraient n’avoir que peu ou pas d’immunité face au virus.

Les scientifiques écrivent dans la revue "Proceedings of the National Academy of Schiences" que les mesures de contrôle du virus chez les porcs et la surveillance étroite des travailleurs de l’industrie porcine devraient être rapidement mises en œuvre. Une nouvelle souche de grippe figure parmi les principales menaces de maladie que les experts surveillent, alors même que le monde tente de mettre fin à l’actuelle pandémie de coronavirus.

La dernière pandémie de grippe que le monde a connue – la grippe porcine de 2009 – a été moins meurtrière qu’on ne le craignait initialement, en grande partie parce que de nombreuses personnes âgées y étaient immunisées, probablement en raison de sa similarité avec d’autres virus de la grippe qui avaient circulé des années auparavant. Ce virus, appelé A/H1N1pdm09, est désormais couvert par le vaccin annuel contre la grippe. La nouvelle souche de grippe qui a été identifiée en Chine est similaire à la grippe porcine de 2009, mais avec quelques nouveaux changements. Jusqu’à présent, elle n’a pas représenté une grande menace, mais le professeur Kin-Chow Chang et ses collègues qui l’ont étudiée disent qu’il faut la surveiller. (Ebony T. Christiandans "Eburnie today")

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5 juillet 2020

Après Maisonsgoutte, Macron à Breitenbach ?

L'opposition mène une campagne posthume !

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Décidément, à Breitenbach - Bas/Rhin - on aura tout vu. D'abord un grand journal régional et local annonce sur son site internet  la réélection du maire Jean-Pierre Piela à Breitenbach - Haut/Rhin - ! Et l'erreur reste en place plusieurs jours avant qu'un responsable du journal pense à rectifier ! On a bien ri dans les vallées de Munster et de Villé !

Et voilà encore mieux. Après la fin du confinement sanitaire lié au coronavirus, et après l'élection d'une liste unique le 15 mars, puis de l'élection du maire, voilà qu'au bout de 15 jours des tracts apparaissent dans certaines boîtes aux lettres du village. Il y en a qui ont dû penser que le 28 juin il y aurait un deuxième tour ? Hélas non.

L'ami anonyme Würzel m'a même fait un envoi postal à mon adresse à Villé, histoire de trouver un peu d'écho sur mon blog. Après quelques jours d' hésitations, je vais quand même publier un petit article à ce propos. Trop marrant, donc trop tentant ! 

Surtout que l'auteur semble reprocher à la municipalité l'absence de fête de la cerise. Une manifestation qui n'a plus lieu depuis des années, mais qu'on regrette en cette période de protection sanitaire ! "La fête avant la santé !" Serait-ce le nouveau slogan des opposants "beylorschretscher" ?

Et inviteront-ils Macron, lors de son passage à Maisonsgoutte, à venir aussi à "Large Rivière" ? Histoire pour eux, de se faire connaître pour les municipales de 2026, après avoir manqué celles de 2020 ? Et après tout, après le village "aux deux maires", il n'apparaît que logique que le président se rende aussi "chez le maire unique de deux villages".

Mais la fête de la cerise, la yourte du Champ du Feu, les Euros qui servent à l'alambic et aux bains de schnaps, tous ces sujets abordés par les lutins de l'opposition, seront-ils encore d'actualité dans 6 ans ?

- Ci-dessous : tract de l'opposition, certes plus comique que méchant ! surtout, qu'il viendrait, selon les fins limiers informant ce blog, d'un ancien élu ayant convoité un moment le poste de maire, et qui faute de l'obtenir aurait démissionné. Il avait cependant "oublié" de constituer une liste. Il se satisfera donc, en bon chantre, d'un poste de ténor au comité directeur d'une chorale intercommunale de la vallée.

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4 juillet 2020

Insécurité routière et les nuisances sonores

L'association "SOS Massif des Vosges" pointe du doigt

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En cette fin juin, l’association SOS Massif des Vosges pointe du doigt « le bruit et l’insécurité générés par un nombre élevé de motos sur les routes des vallées et des crêtes du Massif Vosgien, qui s’en sont trouvés décuplés à la faveur du déconfinement. »

« Les week-ends qui ont suivi le déconfinement ont connu ce que beaucoup de personnes ont perçu comme un déchaînement de vacarme et de bruit, constituant une atteinte insupportable à la qualité de vie que l’on est en droit d’espérer dans un espace naturel. Cela ne peut plus durer » déplore l’association, qui ne veut cependant pas engager une guerre contre les motards.

« Les motards ont, comme n’importe quels autres usagers de la route, le droit d’y circuler. Mais à ce doit sont associés des devoirs. Le premier d’entre eux est, pour les motards comme pour les autres usagers, de respecter le Code de la Route et notamment de rester maître à tout moment de leur véhicule, en adaptant leur comportement au contexte et aux circonstances. Il est par conséquent parfaitement inacceptable, qu’au nom d’un petit plaisir égoïste, quelques individus colonisent, par le bruit et l’insécurité, des espaces naturels, lieux de calme et de sérénité, en excluant de fait tous les autres. »

Concrètement, SOS Massif des Vosges propose les mesures suivantes :

  • Le classement symbolique de la route des crêtes en « route touristique » et la limitation de la vitesse à 40 Km/h (vitesse paysagère), sur la totalité de son parcours et des tronçons adjacents ainsi que la réduction à 60 Km/h sur l’ensemble des routes du Massif;
  • La fermeture aux véhicules à moteur de tronçons significatifs de la route des crêtes, entre le col de la Schlucht et le col du Calvaire par exemple, partie de la route qui traverse de part en part la réserve nationale du Gazon du Faing et qui affecte fortement ses objectifs de protection de la faune et de la flore;
  • La fermeture de la route d’accès au Hohneck qui transforme ce sommet emblématique des Vosges en parking embouteillé et inutile;
  • La mise en place de contrôles sérieux et ciblés, tant de la vitesse que du bruit (il existe aujourd’hui des radars de bruit qui peuvent être déployés en points fixes ou mobiles). Chacun a pu constater pendant le confinement la présence nombreuse et très inhabituelle de forces de gendarmerie chargées du contrôle d’éventuels randonneurs sur l’ensemble du Massif, il serait difficilement compréhensible que l’on nous oppose aujourd’hui le manque d’effectifs ou toutes autres raisons pour justifier le laisser aller et se satisfaire de quelques opérations « coups de poing » sans lendemains. (selon "Saint-Dié.info")

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3 juillet 2020

La nécropole de la Révolution Française

Paris : des ossements retrouvés dans les catacombes de la Chapelle Expiatoire 

parisDans les souterrains de la chapelle Expiatoire du 8e arrondissement de Paris, Le Parisien révèle que l'administrateur de l'édifice aurait trouvé des ossements datant de la Révolution Française. Après avoir mener des fouilles, les archéologues ont découvert quatre ossuaires qui pourrait bien contenir les corps de révolutionnaires.

La Chapelle Expiatoire, nouvelle "Nécropole de la Révolution" ? C'est en tout cas ce que révèle Le Parisien ce samedi 27 juin 2020, en racontant l'histoire d'Aymeric Peniguet de Stoutz, l'administrateur de la chapelle Expiatoire, située dans le 8e arrondissement de Paris, et qui a fait une découverte stupéfiante. 

Depuis près de deux ans, des fouilles archéologiques ont été menées dans les catacombes de l'édifice religieux dédié à la mémoire de Louis XVI et la reine Marie-Antoinette, tous deux décapités pendant la Révolution Française en 1793. Et elles ont révélé "quatre ossuaires constitués de caisses de bois vraisemblablement tendues de cuir, remplies d'ossements humains" précise l'administrateur. 

Après avoir croisé les sources historiques, à partir des documents d'époque entreposés aux Archives Nationales, Aymeric Peniguet de Stoutz et les historiens chargés du projet en ont conclu qu'il s'agissait des corps des 500 personnes décapitées place de la Concorde, qui auraient été déplacés de l'ancien cimetière de la Madeleine. 

Dans un second temps, le féru d'histoire a fait une demande auprès de la direction générale des affaires culturelles afin de mener des fouilles complémentaires. Il souligne également que ces fouilles "seront réalisées sous l'égide de la Fondation de France", et poursuit qu'ils espèrent "les mener en 2021". Une découverte historique, qui pourrait bien marquer une étape importante dans les recherches historiques autour de la période de la Révolution Française.

2 juillet 2020

Saint-Pierre-et-Miquelon

L'archipel perdu

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1 juillet 2020

Une statue du général de Gaulle vendue aux enchères

A Amnéville et ses alentours, cette nouvelle suscite l’émoi des habitants défenseurs du patrimoine.

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Sur son socle en pierre, elle est aussi grande que le Général lui-même. Cette sculpture en bronze patiné de Charles de Gaulle, installée sur une place d'Amnéville (Moselle), a été inaugurée en 1995 par Alain Juppé. Mais elle pourrait bientôt ne plus faire partie du paysage — sans aucun lien toutefois avec la récente vague de déboulonnage de statues  — au grand désarroi des habitants défenseurs du patrimoine. Son sort s'est même immiscé dans la campagne des élections municipales.

La sculpture de l'artiste lorrain Claude Goutin va, en effet, être vendue aux enchères le 9 juillet. A moins de faire une offre, la ville ne peut la garder puisqu'elle n'en est pas propriétaire. Cette statue appartenait à l'association gérant l'office de tourisme de la commune, qui a récemment été liquidée. La vente des actifs ayant été ordonnée, l'œuvre est mise à prix à 5000 euros.

Le maire de Metz également ému

A 20 km de là, à Metz, le nouveau maire s'en est aussi ému. François Grosdidier a fait savoir qu'il ferait une offre pour éviter que la sculpture ne quitte le département « parce qu'elle est née d'une initiative de Messins pour rendre hommage au général de Gaulle, commandant d'un régiment à Metz avant de devenir le libérateur de la France. Je ne surenchérirai pas contre la ville d'Amnéville si elle souhaite la conserver. Mais si elle l'abandonne, Metz se portera acquéreur. »

Le commissaire-priseur précise que « l'enlèvement devra être effectué avant le 1er septembre 2020 ». A moins qu'elle ne reste sur place, si l'adjudication est prononcée en faveur d'Amnéville. (selon "Le Parisien")

30 juin 2020

Strasbourg vert

On s'attendait à une course très serrée entre les trois listes en lice à Strasbourg et – on a assisté à un glissement de terrain. Jeanne Barseghian (EELV) a remporté la mairie de Strasbourg haut la main.

strasbourg

La ville de Strasbourg sera désormais gérée par un exécutif vert qui ne doit sa victoire à personne. Si les derniers maires de Strasbourg avaient besoin du soutien d’autres groupes politiques, les Verts millésime 2020 se sont imposés tout seuls. Le score n’était pas aussi serré que prévu, mais il constitue un glissement de terrain et annonce un vent nouveau dans la capitale européenne. Et cette soirée du 28 juin 2020 est à marquer en rouge, euh, en vert, sur le calendrier – elle marque aussi le début de la fin de la « Macronie ». Ayant ramassé les « soutiens » de tous ceux qui n’arrivaient pas à se caser sur d’autres listes, la liste fusionnée LREM-LR a coulé. A Strasbourg, on n’aime pas trop les opportunistes politiques et pas non plus les traîtres.

Les scores sont sans appel – Jeanne Barseghian obtient 41,74% des votes, Alain Fontanel et Jean-Philippe Vetter 34,90% et Catherine Trautmann 23,34%. Bien entendu, même ce résultat impressionnant ne peut pas faire oublier le faible taux de participation : encore une fois, environ deux électeurs et électrices sur trois ne sont pas allés voter, et l’abstentionnisme constituera une lourde hypothèque pour le nouvel exécutif. Jeanne Barseghian n’aura pas seulement à gérer les crises actuelles ; il lui incombe également de restaurer la confiance en ce monde politique qui, ces derniers temps, est fait de mensonges, trahisons, promesses non tenues.

Les innombrables soutiens récoltés par la liste Fontanel-Vetter n’étaient pas les bons. Roland Ries, Fabienne Keller, Robert Grossmann, Emmanuel Macron, Chantal Cutajar et les autres – c’ est le monde d’hier qui s’ est rangé derrière les deux « sunny boys » qui s’étaient retrouvés pour un « mariage contre nature » qui avait visiblement un seul but : ouvrir la voie vers le pouvoir et des carrières politiques individuelles. Mais les Strasbourgeois n’avaient visiblement pas envie de cautionner cette démarche ; ils voulaient une équipe qui s’occupe davantage de la ville que de promotions personnelles.

Une « vague verte » a déferlé hier sur toute la France ; de nombreuses villes seront désormais gérées par les écologistes. Ceci constitue déjà une annonce pour les présidentielles et les législatives en 2022 – l’époque où ces élections n’avaient comme objet qu’une alternance pour bloquer le Front National est révolue. Désormais, il faudra aussi compter sur les Verts qui s’inviteront sans aucun doute aussi dans ces scrutins à venir.

Pour rassurer ceux qui parlaient avant ce deuxième tour d’« éco-terroristes », il convient de regarder de l’autre côté de la frontière. La ville de Freiburg était la première grande ville en Allemagne ayant élu un Vert au siège de maire (Dieter Salomon) ; la capitale du Bade-Wurttemberg, Stuttgart, est gérée par un Vert (Fritz Kuhn) et le Land est gouverné par un Vert (Winfried Kretschmann). Depuis, l’économie ET l’écologie se portent bien chez nos voisins, les entreprises n’ont pas quitté le Land, et on n’oblige pas les enfants à se nourrir de manière végane.

On ne peut que féliciter Jeanne Barseghian d’avoir tenu le cap, de ne pas s’être laissée impressionner par les manœuvres politiques autour d’elle et à partir d’aujourd’hui, comme elle l’a dit hier soir, « la capitale européenne deviendra aussi la capitale de la transition écologique et sociale ». Hier, une nouvelle époque politique a commencé à Strasbourg – une aventure prometteuse qui met un terme à « l’ancien monde » qui lui, n’a pas su s’adapter au monde d’aujourd’hui ! (selon "Eurojournalist")

29 juin 2020

L’Afrique face à la COVID-19, un continent méconnu

Dans cette tribune, le dr. Solomon Zewdu, directeur adjoint du Programme de Développement mondial pour l’Afrique de la Fondation Bill et Mélinda Gates, met en lumière les trois leçons fondamentales que le monde peut tirer du parcours de l’Afrique face à la pandémie.

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Il y a deux mois, lorsque le pic de la pandémie a été atteint en Chine avant de gagner les États-Unis et l’Europe occidentale, les épidémiologistes ont tenté de prédire le prochain épicentre de la COVID-19. Beaucoup pensaient que l’Afrique serait la prochaine zone à haut risque, mais lorsque la COVID-19 a finalement fait son apparition sur le continent, la plupart des prédictions les plus pessimistes ont été déjouées.

Le continent est aujourd’hui le moins touché au monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), avec moins de 5% des cas signalés et moins de 1% des décès, alors qu’il représente 17% de la population mondiale (en revanche, les États-Unis représentent 4 % de la population mondiale, mais ont enregistré 25% des décès dus à la COVID-19).

Il est évident que la pandémie est toujours présente et que les choses évoluent de jour en jour, mais les prédictions qui ont si manifestement manqué la cible ont laissé perplexes les modélisateurs et les spécialistes de la santé publique. Pourquoi l’Afrique a-t-elle connu une pandémie beaucoup plus modérée qu’ailleurs ?

De nombreuses théories ont été proposées. Certaines évoquent la relative jeunesse du continent africain : alors que près de 95% des décès liés à la COVID-19 en Europe concernent les plus de 60 ans, l’âge médian en Afrique n’est que de 19 ans et 60% du continent a moins de 25 ans. D’autres suggèrent que le faible nombre de cas en Afrique n’est qu’un mirage, et que les véritables données ne sont pas visibles en raison des faibles capacités de dépistage et de suivi de la mortalité. Cet argument sous-entend qu’il y a beaucoup de choses que nous ignorons encore.

Voici comment je perçois la question : ce que nous ne savons pas sur l’Afrique et sur la COVID-19 est beaucoup moins important que ce que nous en savons. Car ce que nous savons est fondamental et précieux, et a sans doute contribué à la réussite globale de l’Afrique dans la lutte contre cette maladie.

Par exemple, nous savons qu’en janvier, tandis que de nombreux pays occidentaux hésitaient encore, l’Éthiopie avait commencé un dépistage intensif à l’aéroport d’Addis-Abeba. Nous savons également que le CDC Afrique avait mis en place son groupe de travail COVID-19 le 5 février, bien avant que le continent ne recense un seul cas. Le Rwanda a été le premier pays africain à décréter le confinement de sa population le 21 mars, suivi de peu par d’autres pays africains : l’Afrique du Sud a procédé à un confinement total alors même que le pays ne comptait que 400 cas et deux décès (avec une population de même taille, l’Italie comptait plus de 9 000 cas et 400 décès lorsqu’elle est passée à l’action).

En bref, quand la menace de la COVID-19 est survenue, la quasi-totalité des 55 nations du continent africain a agi rapidement pour enrayer sa propagation. Elles l’ont fait malgré un risque économique important — plus de 80 % de la population africaine travaille dans le secteur informel et dépend de ses revenus quotidiens — et avec des ressources nettement plus limitées qu’aux États-Unis et en l’Europe. De plus, puisque ces régions ont dû se focaliser sur leurs propres crises, l’Afrique a, majoritairement réagi seule.

Les chefs d’État africains ont beaucoup de mérite, mais cette réponse rapide et efficace n’a été possible que grâce au soutien et au sacrifice des populations. Des dizaines de milliers d’agents de santé se sont déployés, prenant les températures et dépistant la maladie. Des laboratoires de recherche et des entreprises de toutes tailles se sont mis à l’œuvre. Au Sénégal, des scientifiques ont mis au point un kit de dépistage de la COVID-19 à 1 $ et réalisé des respirateurs par impression 3D. Au Nigeria, des tailleurs ont confectionné des masques et des équipements de protection individuelle (EPI).

Bien entendu, des millions de citoyens ordinaires africains ont également fait leur part. Beaucoup sont restés chez eux, interrompant ainsi le rythme normal de leur vie, au prix d’un grand sacrifice personnel. Certains ont dû se battre pour faire renouveler leurs ordonnances ou recevoir des soins de routine. D’autres se sont retrouvés sans emploi ni revenu. Mais le continent a jusque-là réussi à éviter le désastre dans une large mesure.

À mon avis, le monde peut tirer trois leçons de ce parcours remarquable.

La première est évidente ; les mesures de dépistage, de suivi et de distanciation sociale sont efficaces, surtout lorsqu’elles sont appliquées rapidement. Il est communément admis que le confinement total de l’Afrique du Sud a fait gagner un temps précieux pour préparer les systèmes de santé et aplatir la courbe de la COVID-19.

La deuxième leçon concerne le passé récent de l’Afrique, notamment autour de l’expérience dans la lutte contre d’autres épidémies. La Sierra Leone et le Liberia, par exemple, se sont servis des leçons tirées de l’épidémie d’Ebola de 2014 sur la mise en place de réseaux de recherche de contacts afin de suivre la courbe de la COVID-19. Ailleurs sur le continent, des interventions non pharmaceutiques ont été adoptées malgré la pénurie d’EPI, ce que les pays occidentaux ont mis du temps à faire.

La troisième et dernière leçon à tirer est que l’Afrique a montré au reste du monde une réalité forte et paradoxale : les nations n’ont pas nécessairement besoin d’être riches pour rester en bonne santé. Il est vrai qu’une économie forte contribue à construire un système de santé solide. Mais des politiques intelligentes, des mesures rapides, des professionnels de santé et des communautés engagés sont tout aussi importants.

Toutefois, l’heure n’est pas à la complaisance. Les chiffres augmentent et cela pourrait durer un certain temps avant qu’un vaccin sûr et efficace ne soit mis au point et largement distribué. L’histoire de cette pandémie est loin d’être terminée, les dirigeants et les citoyens africains doivent donc poursuivre sur la voie de la protection des vies tout en reconstruisant les économies. Néanmoins, les performances du continent jusque-là constituent une lueur d’espoir, et méritent ainsi la reconnaissance du monde entier.

Dr. Solomon Zewdu - Directeur adjoint du Programme de Développement mondial pour l’Éthiopie et l’Afrique - Fondation Bill & Melinda Gates

28 juin 2020

Conseil municipal à Villé

conseilCiel, un conseil municipal à Villé, lundi 29 juin 2020 à 20 h à la salle festive de l'école primaire (promenade du Klosterwald, Covid-19 oblige).

Ordre du jour :

1) Modification de tarifs

2) Désignation des membres de la commission communale des impôts directs

3) CCAS : fixation  du nombre de membres et élection des représentants du conseil municipal

4) EHPAD : Désignation du représentant de la commune de Villé

5) Désignation des représentants dans différentes instances

6) Commission de contrôle de la liste électorale

7) Création de commissions communales

8) Urbanisme : mainlevée de droit à résolution

9) Communications du maire

10) Divers

27 juin 2020

En Afrique, la covid-19 détectée grâce au GPS ?

Voici un article paru dans le journal ivoirien "Eburnie today". On y parle de reprise du trafic aérien et de géolocalisation virale.

Reprise des vols internationaux en Côte d’Ivoire à partir du 1er juillet

avionLe ciel ivoirien sera de nouveau ouvert aux avions à partir de ce 26 juin avec les vols intérieurs et le 1er juillet pour le trafic international.

L’annonce de la reprise du trafic aérien a été faite ce jeudi au terme d’une rencontre du Conseil national de sécurité de Côte d’Ivoire présidée par le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara. Les vols ont été suspendus depuis trois mois à cause de l’épidémie de coronavirus. Cette décision s’inscrit dans la droite ligne du processus d’allègement des mesures de lutte contre le coronavirus qui a commencé avec la levée du couvre-feu, la reprise progressive des cours et la réouverture des commerces et restaurants à l’exclusion des lieux de spectacle et des boîtes de nuit.

Les frontières terrestres et maritimes restent cependant fermées au moins jusqu’au 15 juillet, a déclaré le ministre de la Santé Eugène Aka Aoulé lors d’un point presse à l’issue du conseil national de sécurité. Les vols reprendront dans le strict respect des protocoles sanitaires imposés par l’urgence du Covid-19.

Les voyageurs arrivant en Côte d’Ivoire feront l’objet d’un suivi grâce à un système de géolocalisation, a aussi précisé le ministre. La Côte d’Ivoire est l’un des premiers pays africains à annoncer la reprise de ses vols internationaux aux côtés de la Zambie qui a annoncé jeudi la réouverture immédiate de ses frontières aériennes pour relancer son économie. Le Liberia doit rouvrir dimanche l’aéroport international de Monrovia.

Concernant les autres mesures de protection des populations, l’état d’urgence et le bouclage de la région d’Abidjan, qui concentre 96% des quelque 8.000 cas de coronavirus recensés dans le pays restent également en vigueur au moins jusqu’au 15 juillet.

Ebony T. Christian

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