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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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8 décembre 2021

Heurts policiers-étudiants à Abidjan

Abidjan a connu des heures chaudes, ce lundi 6 décembre 2021. Policiers et étudiants s'affrontaient à coups de machettes et d'armes improvisées contre gaz lacrymogène.

abidjan1En cette fin d'année, la vie scolaire est rythmée par le fléau des congés anticipés. L'Agence ivoirienne de presse indiquait dans une dépêche que des cours ont effectivement été perturbés dans plusieurs localités ivoiriennes, notamment à Man (ouest), Dimbokro (centre) et Minignan (nord).

L'AIP informait par ailleurs des obsèques de Kouakou Raoul, élève de 15 ans en classe de 4ème au Lycée municipal d’Issia, qui est décédé dans la cour de l’établissement, vendredi 3 décembre 2021, après avoir reçu des coups de couteau en pleine poitrine.

C'est dans ce contexte déjà très tendu que policiers et étudiants se sont affrontés, ce lundi 6 décembre 2021, à quelques encablures de l'Université Félix Houphouët-Boigny. C'est ainsi que le rapporte l'ambassade américaine à Abidjan. « L'ambassade des États-Unis est au courant des manifestations étudiantes en cours à l'intersection du boulevard François Mitterrand et Avenue Grandes Écoles, à proximité de l'entrée principale de l'Académie de Police et de l'Université Félix Houphouët-Boigny. Des rapports font état d'un affrontement entre la police ivoirienne et une centaine d'étudiants armés de machettes et d'autres armes improvisées », a publié la mission diplomatique américaine.

Puis, d'ajouter : « À l'heure actuelle, on ne sait pas si les manifestations s'étendront à d'autres parties de la ville. Il est conseillé aux étrangers d'éviter la zone. Mesures à prendre : Évitez les zones et les routes touchées. Trouvez des itinéraires alternatifs vers votre destination. Gardez un profil bas. Surveiller les médias locaux et les agences gouvernementales. Soyez conscient de votre environnement. »

Mais évidemment, comme d'habitude, le gouvernement et la presse locale ne parlent de rien.

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7 décembre 2021

L’Allemagne impose de sévères restrictions aux non-vaccinés

Un nouveau tour de vis avant une obligation vaccinale qui fait désormais consensus: l’Allemagne a décidé jeudi d’imposer de sévères restrictions aux non-vaccinés pour tenter d’endiguer la virulente quatrième vague d’infections.

allemagne« La situation est très, très difficile », a souligné le futur chancelier, Olaf Scholz, à l’issue d’une réunion avec Angela Merkel et les 16 régions du pays. Si les chiffres se stabilisent ces derniers jours, ils restent globalement alarmants, avec des dizaines de milliers de cas supplémentaires chaque jour, une incidence proche de 440 et de nombreux hôpitaux proches de la saturation.

Pour y faire face, les autorités ont décidé de cibler les personnes non-vaccinées, qui représentent à peu près un tiers de la population.

Pas de feux d’artifice

« Nous allons organiser les activités culturelles et de loisirs dans toute l’Allemagne uniquement pour les personnes vaccinées et guéries » du Covid-19, a détaillé Mme Merkel, qui quittera le 8 décembre le pouvoir après 16 années aux commandes de l’Allemagne. Cette règle dite « 2G », vacciné ou guéri, « sera également étendue au commerce de détail, à l’exception des magasins de consommation courante », a précisé la chancelière.

Cette limitation drastique de l’accès à la vie sociale pour les personnes non vaccinées est qualifiée par plusieurs responsables politiques de « confinement » pour ceux qui n’ont pas reçu d’injection. Les personnes non vaccinées sont déjà soumises à des restrictions d’accès à la vie publique mais les règles étaient à géométrie variable et ne couvraient pas l’ensemble des régions.

Pour éviter les rassemblements durant les Fêtes de fin d’années, gouvernement et Länder ont aussi interdit les pétards et feux d’artifice, très prisés des Allemands. Clubs et boîtes de nuit devront fermer à partir d’une incidence de 350, un indice actuellement dépassé dans une majorité de régions. Le port du masque redevient obligatoire dans les établissements scolaires du pays.

Ces mesures doivent permettre une amélioration dans les prochaines semaines, avant le vote et l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale. Cette mesure drastique, déjà choisie par le voisin autrichien, pourrait entrer en vigueur en février, après un avis du Conseil de l’Ethique et un vote du parlement.

L’opinion publique allemande a elle-même largement évolué sur la question. Si deux tiers environ des sondés étaient contre une obligation vaccinale l’été dernier, la proportion s’est totalement inversée, avec 64% d’Allemands désormais favorables, selon un sondage pour RTL et ntv. Dans les rues de Berlin, l’obligation à venir est plutôt bien accueillie.

« En principe, je trouve toujours qu’une obligation est délicate. Mais je pense que nous sommes déjà si profondément dans la pandémie qu’il n’y a pas moyen » de faire autrement, explique ainsi à l’AFPTV Clara. « Dès le début, ça aurait été une bonne idée. Parce qu’apparemment, ça ne marche pas » quand seuls certains font la démarche de se faire vacciner, abonde Alicia Münch.

SOS des hôpitaux

La mesure est également soutenue par les Verts et les Libéraux, pourtant traditionnellement rétifs à toute contrainte, ainsi que les conservateurs d’Angela Merkel, désormais dans l’opposition. Seul le parti d’extrême droite AfD s’y oppose, avec une campagne d’affichage « Le vaccin obligatoire? Non merci ! » reprenant un slogan des opposants au nucléaire.

Le contexte est compliqué par la transition politique en Allemagne, entre une Angela Merkel sur le départ – elle donnera un discours d’adieu jeudi soir lors d’une cérémonie militaire – et un Olaf Scholz qui ne sera élu chancelier que la semaine prochaine par le Bundestag. Les restrictions impulsées par la nouvelle coalition doivent ainsi montrer, espère le futur chancelier, qu' »il n’y a pas de vide du pouvoir, comme certains l’évoquent en ce moment ». La Bundesliga se verra imposer une limitation du nombre de spectateurs dans les stades, évitant, après d’ultimes discussions, le retour au huis clos total.

« Du point de vue de la médecine intensive et d’urgence, la situation de la pandémie n’a jamais été aussi menaçante et grave qu’aujourd’hui », s’alarme l’Association allemande de médecine intensive (DIVI) qui réclame un confinement partiel de l’ensemble de la population. Les autorités allemandes essuient également des critiques sur l’embouteillage constaté pour accéder à la vaccination, avec des difficultés à obtenir un rendez-vous médical. Les pharmacies seront mises à contribution pour élargir la distribution. (selon "Le Quotidien du Luxembourg")

6 décembre 2021

Une réunion du conseil municipal à Villé

La prochaine réunion du conseil municipal de Villé est fixée au mardi, 7 décembre à 19 h 00 à la mairie. (19h01 pour les habituels retardataires).

conseil3Ordre du jour

1) Décisions bugétaires et mandatement anticipé de dépenses d'investissement.

2) Subvention.

3) Renouvellement de postes communaux.

4) Convention pour l'acquisition de la friche FTV.

5) Etat prévisionnel des coupes forestières 2022.

6) Communications du maire.

7) Divers.

NB : La réunion est ouverte au public.

5 décembre 2021

Détention au Qatar de deux reporters norvégiens

La Norvège convoque l'ambassadeur du Qatar à Oslo

qatarLa Norvège a convoqué mercredi l'ambassadeur du Qatar à Oslo après la détention temporaire dans l'émirat de deux reporters de la télévision norvégienne qui y documentaient les préparatifs, controversés, de la Coupe du Monde de football. Selon leur employeur, la chaîne publique NRK, Halvor Ekeland et Lokman Ghorbani ont été arrêtés, sans explication selon la chaîne, peu avant leur départ de Doha dans la nuit de dimanche à lundi, un an jour pour jour avant le coup d'envoi de la compétition.

Ils ont été libérés après une trentaine d'heures, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux, et ont atterri mercredi matin à Oslo. Le ministère norvégien des Affaires étrangères a indiqué avoir convoqué l'ambassadeur du Qatar à Oslo pour évoquer la situation des deux reporters. "L'arrestation de journalistes de NRK au Qatar est inacceptable", a estimé le Premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, sur Twitter."Une presse libre est décisive pour une démocratie qui fonctionne", a-t-il écrit, en estimant que cela soulignait l'importance du prix Nobel de la paix attribué cette année à deux champions de la liberté de l'information, la Philippine Maria Ressa et le Russe Dmitri Mouratov. Au Qatar, les autorités ont de leur côté affirmé que les deux journalistes avaient été mis en cause pour une intrusion non autorisée dans une propriété privée. "L'équipe a été autorisée à filmer où elle voulait au Qatar. On leur a remis tous les permis de tournage qu'ils avaient demandés avant leur arrivée et on leur a proposé de rencontrer des hauts fonctionnaires du gouvernement et des tiers", ont-elles indiqué dans un communiqué. "Ces libertés ne prévalent cependant pas sur l'application du droit commun, que l'équipe a sciemment et volontairement violé", ont-elles précisé.

Selon le caméraman Lokman Ghorbani, l'équipement des journalistes a été saisi et ils ont dû montrer "pendant des heures" les enregistrements réalisés. "Tout le monde était intrigué par l'équipement, la mission, pourquoi on était là, à quoi cela devait servir, combien de reportages nous avions faits", a-t-il témoigné lors d'une conférence de presse à Oslo. Le chef de la rédaction sportive de NRK, Egil Sundvor, a jugé "inquiétant" que les autorités qataries aient ainsi pu prendre connaissance des sources interrogées par l'équipe. Le patron de la chaîne, Thor Gjermund Eriksen, a lui dénoncé une "attaque contre la liberté de la presse". Déjà critiques à l'époque de l'attribution du Mondial au Qatar, les pays nordiques sont à la pointe des pressions internationales visant à obtenir une amélioration des conditions de travail des travailleurs migrants dans l'émirat.

Des rapports d'ONG accusent le Qatar d'exploiter les travailleurs étrangers, notamment dans la construction des stades du prochain Mondial. Le pays rejette vigoureusement ces critiques, soulignant avoir réformé son droit du travail et instauré un salaire minimum. La présidente du comité olympique norvégien, Berit Kjøll, a qualifié de "choquantes et totalement inacceptables" les informations sur ces arrestations. "Il faut en finir avec l'attribution de grandes compétitions sportives à des pays qui ne respectent pas la liberté de la presse et la liberté d'expression", a-t-elle dit dans un communiqué.

L'idée d'un boycott du Mondial a un temps eu le vent en poupe dans le pays nordique mais un vote au sein de la Fédération norvégienne de football avait finalement exclu cette éventualité en juin. Troisième du groupe G derrière les Pays-Bas et la Turquie, la sélection norvégienne n'a en définitive pas décroché son ticket de qualification. (selon JeanMarcMorandini.com)

4 décembre 2021

2022, année électorale, arrive ...

... le député Antoine Herth aussi !

Herth1Il fallait s'y attendre ! Antoine Herth refait surface et sort de son habituelle torpeur en envoyant aux habitants de sa circonscription un sympathique dépliant de six pages où il présente son bilan d'un mandat. Arrivé peu avant la St-Nicolas dans les boîtes aux lettres, son courrier est pourtant moins fourni en cadeaux que la hotte du patron des écoliers.

Je ne vais pas m'attarder sur la totalité de son chef d'oeuvre, mais en sortir quelques exploits "significatifs" : d'abord son positionnement politique ! Entièrement soumis aux macronistes, il n'a même pas réussi à obtenir le poste de ministre de l'agriculture qu'il convoitait en tant que paysan patenté du Ried. A force de jouer les moutons de Panurge, que pouvait-il espérer de plus ?

herth5Et malgré son beau paragraphe pour embellir sa position (voir ci-dessous), tout le monde a compris, et pour une majorité des habitants notre député est resté un illustre inconnu, même absent des manifestations dans notre vallée !

Herth_agirQuant à être l'homme de terrain qu'il prétend être, parlons-en ! Plus de la moitié des habitants de la vallée ne le connaît pas, même pas de nom !

Herth2Mais la plus grosse bévue concerne l''un des dossiers les plus importants, la RN 59. La seule fois où il a daigné rencontrer les dirigeants de l'association RN59Sécurité, il leur a proposé de le tenir informé car... il ne connaissait rien de cette affaire !

Pire ! il a eu une idée géniale il y a quelques années : retirer le tunnel Maurice Lemaire du GPS ! Idée si géniale que des camions mal dirigés se sont retrouvés à faire demi-tour dans les chemins viticoles sur les petites communes de Rodern et de Rorschwihr. Bravo Antoine, avant de te lancer  dans un nouveau mandat, prends des cours de géographie !

Herth3* NB : La RN59 a déjà été inaugurée trois fois et elle n'est toujours pas terminée. Avec les vins d'honneur, la viticulture alsacienne se porte bien ! Merci Tonio !

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3 décembre 2021

Pas annulé, juste reporté !

C'était prévu le 27 novembre ...

ehpadC'est reporté au 4 décembre ! Victoire sur la covid ?

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2 décembre 2021

Sapins garantis sans covid-19

Entre Neubois et Dieffenbach, venez choisir votre 🌲, il sera coupé à la demande.

neubois

1 décembre 2021

Saint-Nicolas pour les écoliers de Villé

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30 novembre 2021

Crise économique en Turquie

La dévaluation rapide de la monnaie rend la vie difficile aux Turcs

turquieUn commerçant du centre-ville d'Istanbul a du mal à suivre les changements sur les étiquettes de prix. Chez le grossiste, il doit payer de plus en plus cher ses légumes, ses fruits et ses œufs à des intervalles de plus en plus rapprochés. Et il le répercute immédiatement sur ses clients. Sa facture d'électricité au magasin, qui n'était que de 150 lires par mois il n'y a pas si longtemps, est passée en peu de temps à près de mille lires en plusieurs étapes.

Mille lires, c'est presque un tiers du salaire minimum turc, avec lequel la moitié des salariés doivent vivre en Turquie. A la maison aussi, les dépenses pour les besoins de base augmentent constamment, raconte le marchand de légumes. Le salaire total d'une connaissance suffit tout juste à payer sa facture de gaz.

Depuis le début de l'année, la lire a perdu plus d'un tiers de sa valeur par rapport à l'euro et au dollar. Rien que mardi, le cours a chuté de neuf pour cent par rapport à la veille. L'inflation est officiellement de 20 pour cent, mais de nombreux citoyens et experts indépendants observent que la valeur de leur argent fond encore bien plus vite.Débiter ses cartes de crédit et vivre à crédit

C'est pourquoi les gens économisent où ils peuvent. Un cordonnier d'Istanbul dit que ses clients font réparer leurs vieilles chaussures au lieu d'en acheter de nouvelles. Dans un garage automobile, le maître et son compagnon attendent en vain les clients. Rares sont ceux qui viennent encore faire entretenir ou réparer leur voiture, dit-il. Les pièces de rechange et l'huile moteur - des produits importés de l'étranger - sont devenus presque inabordables.

Même les visites régulières chez le coiffeur sont désormais limitées par de nombreux Turcs afin de garder l'argent. Les boulangers d'Istanbul réfléchissent à une forte augmentation du prix du pain, les prix du gaz et de l'électricité ne cessent d'augmenter. Les loyers ont augmenté de plus de 20 pour cent en un an, les prix des denrées alimentaires de près de 30 pour cent.

Au début de l'année, le salaire minimum correspondait à plus de 300 euros, aujourd'hui il n'est plus que de 200 euros. Comment les gens arrivent-ils encore à joindre les deux bouts ? Le maraîcher hausse les épaules. Sa réponse : "Débiter les cartes de crédit et vivre à crédit tant que c'est possible".

Pour beaucoup, il n'est donc plus question de faire de gros achats. Autrefois, les gens de la classe moyenne inférieure achetaient un ordinateur portable d'occasion parce qu'ils n'avaient pas les moyens d'en acheter un neuf, se souvient un vendeur d'ordinateurs. Aujourd'hui, même les ordinateurs d'occasion sont inabordables. Cela a aussi des conséquences pour lui : Pour le revenu qu'il obtenait auparavant en travaillant une heure, il doit aujourd'hui travailler cinq heures. "J'en ai assez de cette crise", dit-il.

Ceux qui ont encore de l'argent placent leurs lires en or ou les échangent contre des dollars pour mettre leurs économies à l'abri. C'est pourquoi les prix de l'or sont à leur plus haut niveau historique. Les consommateurs ont en outre quelque 240 milliards de dollars en devises étrangères sous leurs oreillers, un montant jamais atteint auparavant. Le dollar est devenu la véritable monnaie en Turquie, celle à laquelle tout le monde se réfère.

Les baisses de taux d'intérêt attisent la chute de la monnaie

Pour l'opposition et de nombreux experts, la faute revient au président Recep Tayyip Erdogan. Le chef de l'Etat est convaincu que les taux bancaires doivent baisser pour lutter contre l'inflation. La grande majorité des spécialistes disent le contraire. Selon eux, une inflation élevée doit être combattue par des hausses de taux d'intérêt. Sous la pression d'Erdogan, la banque centrale turque a baissé les taux d'intérêt à plusieurs reprises au cours des derniers mois, ce qui a accéléré la chute de la lire. Semih Tümen, un ancien vice-directeur de la banque centrale renvoyé par Erdogan, qualifie le cours du président d'"expérience irrationnelle sans perspective de succès".

Erdogan continue malgré tout à mettre les gaz. La prochaine baisse des taux d'intérêt est attendue dès le mois de décembre. Le président veut stimuler la conjoncture avec des taux d'intérêt aussi bas que possible afin de pouvoir lutter contre le chômage à temps avant les prochaines élections dans un an et demi. Il ignore les avertissements des experts selon lesquels il pousserait les gens à la pauvreté en raison de l'inflation élevée et de la chute de la monnaie. Il veut plutôt voir derrière ces problèmes un complot international contre la Turquie. C'est pourquoi il vient de déclarer une "guerre d'indépendance économique" qu'il veut gagner "avec l'aide de Dieu et le soutien de la nation".

Même si de tels propos peuvent paraître absurdes, de nombreux Turcs croient le président et le soutiennent, malgré toutes les plaintes concernant la faiblesse de la lire et la hausse des prix. "L'étranger n'aime pas que la Turquie devienne forte", explique un menuisier. Ce vendeur d'ordinateurs est convaincu que la crise de la lire prendrait fin immédiatement si la Turquie cessait d'irriter l'étranger avec son engagement à Chypre, en Syrie, en Libye et dans le Caucase et renonçait à la recherche de gaz naturel en Méditerranée. "Ils ne veulent pas que nous gagnions la pleine indépendance" est une idée très répandue.

A cela s'ajoute le fait que de nombreux électeurs ne voient pas d'alternative à Erdogan. Selon un sondage du prestigieux institut MetroPoll, deux électeurs sur trois ne font pas confiance à l'opposition pour résoudre les problèmes économiques du pays.

(selon "der Tagesspiegel")

29 novembre 2021

Péril djihadiste en Afrique de l’ouest

La Côte d’Ivoire mise sur la carte du multilatéralisme

c_te_d_ivoire_1Cible d’attaques armées sporadiques depuis deux ans, le nord de la Côte d’Ivoire, frontalier du Mali et du Burkina Faso, affronte une menace terroriste croissante face à laquelle les autorités prônent une réponse sécuritaire en collaboration avec les pays voisins.

A Tengrela, près de la frontière malienne, les ballets de véhicules militaires rythment désormais le quotidien des habitants. Depuis des menaces d’attaques jihadistes en 2020, directement adressées au bureau du préfet de région, une base militaire a été installée dans la ville. Une présence plutôt bien accueillie par la population.

« On est contents de voir les forces spéciales parmi nous, on sait qu’on est en sécurité », assure à l’AFP Zié Coulibaly, un chauffeur qui roule dans la zone.

« On est rassurés que les militaires soient là, si on peut en envoyer encore plus, on sera contents! », plaide Koné Zoumana président d’une coopérative d’orpaillage. Au sommet de l’Etat ivoirien, on le martèle: la situation dans le nord est sous contrôle.

« Les Ivoiriens peuvent être rassurés, les forces ont été accrues sur cette zone nord et tous les moyens de l’Etat sont mis à disposition pour sécuriser cette frontière nord », affirme le Premier ministre Patrick Achi. Plusieurs attaques contre l’armée ont toutefois secoué ces deux dernières années le nord-est du pays, vers la frontière du Burkina Faso, la plus meurtrière étant celle de Kafolo qui a coûté la vie à 14 soldats en juin 2020.

– Base arrière des jihadistes –

La région est attenante au parc de la Comoé, une forêt de 11.000 km² proche du Burkina Faso, qui sert de base arrière pour des groupes jihadistes, principalement liés à Al-Qaida, selon plusieurs sources sécuritaires. Et si la zone de Tengrela, proche de la frontière malienne, est sous étroite surveillance, elle est pour l’heure relativement épargnée par les attaques.

Le gouvernement ivoirien prend néanmoins la menace au sérieux et prône une collaboration renforcée avec ses voisins pour y faire face. « Aujourd’hui, le Burkina Faso et le Mali constituent l’épicentre de la menace terroriste qui descend vers la Côte d’Ivoire. Le gouvernement a tout intérêt à collaborer avec ces Etats », explique l’expert antiterroriste ivoirien Lassina Diarra.

Vendredi dernier, les chefs d’état-major de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédeao) se sont engagées à multiplier les opérations conjointes dans la région.

La Côte d’Ivoire en mène déjà certaines avec l’armée burkinabè et malienne et bénéficie en outre de l’aide de certains partenaires occidentaux. Les Etats-Unis ont par exemple débloqué 19,5 millions de dollars sur cinq ans pour le projet « Résilience pour la paix », visant à aider les communautés frontalières à lutter contre l’extrémisme, en particulier les jeunes.

Un Centre de formation de militaires, policiers, gendarmes et magistrats dans la lutte contre le « terrorisme » a été inauguré en juin à Jacqueville, près d’Abidjan, avec le soutien de la France.

La Côte d’Ivoire veut à tout prix éviter un scénario à la burkinabè où les groupes jihadistes ont gagné du terrain dans la plupart du territoire en quelques années, menant des attaques sanglantes presque chaque semaine contre civils et militaires.

-Objectif des jihadistes, le sud-

« L’objectif des terroristes est d’étendre leur hégémonie économique, culturelle et religieuse le plus possible vers le Sud », reconnaît Fidèle Sarassoro, directeur de Cabinet du président ivoirien.

Mais si la Côte d’Ivoire ne connaît pas le même niveau de violence que ses voisins, plusieurs experts mettent en garde contre l’implantation des groupes terroristes au sein des populations.

« La première forme de lutte, avant même la lutte militaire, c’est de faire en sorte que les populations sur votre sol ne s’associent pas à ce genre d’actes totalement inacceptables », concédait au début du mois le Premier ministre Patrick Achi.

« Les jihadistes proposent de fortes sommes d’argent à leurs nouvelles recrues. Confrontés au manque d’emploi et à la précarité, beaucoup de jeunes peuvent trouver dans le terrorisme jihadiste un emploi rémunérateur », pointent des travaux du Centre de recherche et d’action pour la paix (Cerap).

Alors existe t-il une réponse ivoirienne au-delà de la réponse sécuritaire? Le gouvernement assure mener des projets de développement dans le nord du pays, mais certains experts s’interrogent.

« L’Etat oppose une approche purement militaire qui ne permet pas de prendre en compte certaines dynamiques. Les groupes terroristes évoluent sur des dynamiques sociales, sur les carences structurelles de l’Etat avec des discours pouvant séduire des personnes en vue de leur recrutement », s’inquiète Lassina Diarra qui déplore également des actes de « racket » des forces de sécurité dans la région.

« Il faut d’autres approches pour éviter que le pays bascule comme ce que l’on a connu au Burkina Faso », conclut-il. (selon AFP).

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