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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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7 janvier 2022

Chili : changement climatique dans les eaux du "bout du monde"

Dans l'extrême sud du Chili, une expédition scientifique tente de mesurer l'impact mondial du changement climatique dans les eaux préservées de ce "bout du monde" et appelle à des "décisions concrètes" pour la sauvegarde des océans.

chiliRetardée d'un an en raison de la pandémie, l'expédition à bord du navire océanographique de la marine chilienne "Cabo de Hornos" a sillonné neuf jours fin décembre les eaux du détroit de Magellan et du canal de Beagle, entre Chili et Patagonie argentine.

Cette région de l'Etat de Magallanes présente un intérêt particulier en raison de la faible acidité et de la moindre teneur en sel et en calcium des eaux qui la baignent, par comparaison aux autres mers et océans du globe, en particulier dans les zones les moins profondes.

L'étude de ces eaux est donc essentielle car, avec la fonte de nombreux glaciers de Patagonie qui déversent de grandes quantités d'eau douce dans les océans Atlantique et Pacifique, elle préfigure les conditions qui devraient apparaître dans d'autres systèmes marins au cours des prochaines décennies.

"Nous ne savons pas comment les organismes, et en particulier les micro-organismes" présents dans l'eau "vont réagir" à mesure qu'augmente la température moyenne sur la Terre, admet le responsable scientifique de la mission, José Luis Iriarte.

L'expédition a ainsi fait 14 étapes pour prélever des échantillons d'eau à différentes profondeurs et jusqu'à 200 mètres.

Des prélèvements de sol profond, parfois à plus de 300 mètres, ont également été effectués, de même que des collectes d'algues et de mollusques.

"Nous sommes la voix de ce que la nature ne peut pas dire", estime Wilson Castillo, un étudiant en biochimie de 24 ans, l'un des 19 scientifiques à bord. "En tant que scientifiques, nous avons beaucoup à apporter, surtout dans un scénario de changement climatique", estime-t-il.

La mission scientifique a accordé une attention particulière aux "marées rouges", ces proliférations d'algues toxiques qui tuent les poissons et cétacés et génèrent des toxines vénéneuses pour les mollusques.

Elles ont été enregistrées pour la première fois à Magallanes il y a un demi-siècle et ont depuis été responsables de la mort de 23 personnes et de l'empoisonnement de plus de 200 autres.

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- "Dépassés" -

L'approche de baleines était également au centre de la mission. Scrutant des heures durant l'horizon, le biologiste marin Rodrigo Hucke recherchait leur présence pour lancer un petit bateau à moteur à leur rencontre.

Son but : tenter de prélever des excréments des cétacés pour étudier d?éventuels changements dans leur régime alimentaire. Mais cette tâche difficile s'est avérée infructueuse.

Avant de retourner dans leurs laboratoires, les scientifiques insistent sur la nécessité d'actions politiques pour faire face à l'urgence climatique.

"Les plans régionaux d'atténuation et d'adaptation au changement climatique sont dépassés par rapport à ce qui se passe dans l'environnement", alerte José Luis Iriarte.

Pour Rodrigo Hucke, l'un des principaux problèmes est historiquement le manque d'ambition pour la sauvegarde des océans, qui couvrent 70% de la surface de la planète.

Il espère que la prochaine conférence des Nations unies sur le changement climatique, la COP27 en Egypte, marquera un véritable changement de cap dans ce domaine.

"Il faut que tout cela change en 2022 et que des décisions concrètes soient prises pour avancer vers de profondes politiques de changement dans la façon dont nous, les humains, faisons les choses", a déclaré M. Hucke.

Scrutant les eaux limpides, il s'inquiète que cette région reculée du Chili ne devienne "l'un des derniers bastions de la biodiversité sur Terre". 'selon "Courrier international")

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6 janvier 2022

Il y a 80 ans, Saint-Pierre et Miquelon ralliait la France libre

Le 24 décembre 1941, l’amiral Émile Muselier débarquait à Saint-Pierre et Miquelon pour rallier la population locale à la France Libre. Une cérémonie de commémoration s'est tenue ce vendredi à Saint-Pierre au monument aux morts mais aussi au mémorial des Engagés volontaires récemment inauguré.

saint_pierre_111 heures ce vendredi 24 décembre. Officiels, élus et population de l'archipel sont réunis au monument aux morts de Saint-Pierre pour une cérémonie solennelle, afin de célébrer le 80e anniversaire du débarquement des Forces françaises libres à Saint-Pierre et Miquelon.

 
5 janvier 2022

Humour éclairé...

Décidément, à Villé on a des idées ... et de la suite dans ces idées !

_clairage_3C'est ce qui ressort dans les affaires de l'éclairage public gérées par la mairie. Des "réveillonneurs tardifs" du Nouvel An 2022, cherchant à rentrer chez eux dans la nuit du 1 au 2 janvier, ont eu bien du mal à trouver leur domicile, l'éclairage public étant anormalement éteint (la municipalité avait l'habitude de laisser l'éclairage allumé pour les week-end de Noël et Nouvel An).

Ayant interrogé à ce sujet un éminent responsable, celui-ci m'a répondu que les dates et horaires de l'extinction figuraient au bulletin municipal. J'ai donc cherché dans ce document arrivé vers Noël, mais je n'ai rien trouvé.

Finalement la précieuse note figurait dans le bulletin de l'été 2021. Je me suis demandé si dans une certaine imprimerie  on n'avait pas confondu le 1er janvier avec le 1er juillet. Car à Villé, tout peut arriver, c'est bien connu.

Je crois cependant avoir  trouvé la vraie raison de cette erreur. Lorsque vous allez à la mairie et demandez à parler au premier magistrat, le service d'accueil vous répond invariablement et très stoïquement qu'il est en réunion... et comme la Réunion se situe dans l'hémisphère sud, on peut bien comprendre une petite confusion entre été et hiver. On rectifiera à la fin de l'automne 2022.

- Extrait du bulletin municipal de l'été 2021 :

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4 janvier 2022

Biodiversité à Mayotte

Saziley ou la mise en œuvre d’un programme de suivi des pontes de tortues

mayotte3Elles sont 2300 tortues à être venues pondre en 2021 sur les plages de Saziley, le site est le 3ème site de pontes du Nord du Canal du Mozambique. C’est donc un lieu emblématique de la protection des tortues marines. Depuis septembre 2020 la surveillance est très régulière, près de 120 nuits sur le terrain depuis octobre 2020 soit 2 nuits par semaine au minimum.

L’équipe des Naturalistes de Mayotte assure une présence permanente sur les plages de Saziley, la nuit, le week-end et de manière aléatoire en semaine sur l’une ou l’autre des 7 plages. L’équipe est composée des salariés de l’association, des bénévoles de la structure ainsi que de personnes particulièrement sensibilisées à la question de la protection des tortues et qui viennent participer à l’aventure de la protection des animaux le temps d’une soirée. Mieux informés, formés, ils deviennent les ambassadeurs de la protection des tortues de Mayotte !

mayotte1La nuit se passe sur le terrain, vêtus en sombre, les uns et les autres se relaient sur la plage pour protéger les tortues des braconniers mais aussi pour repérer les montées de tortues et vérifier si celles-ci pondent. En effet le taux d’échec est élevé, près de 60 à 70% des tortues ne parviennent pas à pondre lorsqu’elles montent. Pourquoi ? Que deviennent ces tortues qui disposent de 3 jours maximum pour se libérer de leurs œufs ? C’est l’un des axes de travail des spécialistes : comment réduire les échecs ? Ces retours à l’eau avant la ponte peuvent être occasionnées par une perturbation humaine, la rencontre d’un obstacle sur le parcours ou encore une difficulté à creuser la cavité. Prévenir les échecs participe de la sauvegarde des espèces. La nuit, les localisations des montées sont matérialisées par un piquet et sont vérifiées le matin avant que les coordonnées GPS ne soient enregistrées. Des fiches de suivi sont complétées de manière à enregistrer les données de suivi et de pouvoir prévoir le cas échéant, les émergences. 

Depuis 3 saisons que les Naturalistes sont engagés dans le suivi régulier de Saziley, le nombre des pontes augmentent, cependant les tortues ne pondent que tous les 3 ans environ, ce sont les prochains cycles qui permettront de commencer à esquisser une cartographie plus précise. L’amélioration des connaissances se joue sur le temps long c’est ce que les données collectées sur le terrain enseignent à ce stade du travail méticuleux et très précis mis en œuvre tous les jours. C’est bien par l’amélioration des connaissances que les plans d’actions et de conservation peuvent être plus précis et donc plus efficaces. Comme les pays ayant exploité la baleine pendant des années, les habitants de l’île au lagon doivent être convaincus que les tortues vivantes sont bien plus lucratives que les tortues mortes. Augmenter la sensibilisation en associant les volontaires à la préservation est un axe de travail de l’association. 'selon "France Mayotte Matin")

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3 janvier 2022

Le Tchad, le Bénin et la RDC ensanglantés

Plusieurs pays d’Afrique, dont le Tchad, le Bénin et la République Démocratique du Congo, ont enregistré des morts suite à différentes violences. Des attaques menées, par des rebelles pour le cas de la RDC, par des terroristes pour ce qui est du Bénin. Au Tchad, ce sont des affrontements entre communautés rivales qui ont ensanglanté le pays.

tchadEn République Démocratique du Congo, le commandement militaire a annoncé la mort de huit soldats congolais qui ont été tués dans une série d’attaques menées par des rebelles du Mouvement du 23 mars. Selon le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike, porte-parole de l’armée dans la province du Nord-Kivu, « entre lundi et mercredi, nos positions de Bukima et Runyoni dans le territoire de Rutshru ont été attaquées par les combattants du M23 et nous avons perdu 8 vaillants soldats au total ».

En Afrique de l’Ouest, c’est le Bénin qui a été la cible avec un militaire qui a été tué dans une nouvelle attaque terroriste dans le Nord de ce pays frontalier avec le Burkina Faso. Les journaux locaux indiquent que c’est une position de l’armée béninoise qui a été visée par des terroristes, dans la nuit de mercredi à jeudi, dans le département de l’Atacora, faisant un mort et deux blessés dans les rangs de l’armée.

Au Tchad, au moins trois morts et une dizaine de blessés sont à déplorer, suite aux affrontements qui ont opposé, hier jeudi 23 décembre, deux communautés rivales, dans le Nord de ce pays d’Afrique Centrale. « Jeudi, les éleveurs arabes et les agriculteurs boulala du village Touka se sont affrontés faisant des dégâts humains et matériels », a indiqué à Anadolu Djimta Ben Dergon, gouverneur de la province du Batha. (selon "Afrik.com")

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2 janvier 2022

Villé : un bulletin municipal est arrivé

BulletinEn ces derniers jours de l'année, le bulletin prévu à l'automne paraît enfin ! Il faut dire que la municipalité y a mis le prix : maquette et impression chez un imprimeur professionnel, voilà qui a un coût ! Et au prix demandé, il faut évidemment limiter les éditions et leur contenu. Fini le temps où le bulletin, élaboré par les conseillers bénévolement, paraissait 10 fois dans l'année.

Je remarque que malgré tout chaque adjoint et le maire essaient d'apporter des informations utiles. Il ne manque qu'un article de la commission agriculture - forêt - chasse, dont le président me critiquait allègrement il y a quelque temps "pour n'avoir jamais rien fait pour la commune".

Je rappelle qu'ayant été en son temps président de la commission agriculture - forêt, le maire avait proposé de m'intégrer à la nouvelle commission, ce qui fut accepté à l'unanimité.

Pour prévoir un programme de travaux d'entretien des chemins ruraux, j'aurais dû notamment accompagner la commission lors d'une visite sur le terrain. Cette sortie devait avoir lieu le samedi 27 octobre 2020. Elle fut annulée le vendredi 26 octobre et n'a plus jamais eu lieu. Bravo cher président de commission ! Aujourd'hui, les chemins se dégradent et vous ne  vous en souciez guère.

Il y a bien dans le bulletin nouveau un encart sur les battues de chasse. Mais à quoi sert-il si les habitants ne peuvent emprunter les chemins. Même les sangliers ne s'y risquent pas.

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Un exemple d'article d'un ancien bulletin municipal de 2003 :

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1 janvier 2022

Bonne et heureuse année 2022 à tous les visiteurs

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31 décembre 2021

Australie: incidents antisémites en hausse de 35% en 2021

88 incidents antisémites avaient été relevés pour le seul mois de mai durant l'opération "Gardien du mur".

australieLes incidents antisémites ont augmenté de 35% au cours de la dernière année en Australie, avec plus de 440 cas enregistrés, selon un rapport du Conseil exécutif de la communauté juive australienne. 

Le rapport publié dimanche recense 272 attaques incluant des agressions physiques, du harcèlement verbal, du vandalisme et des graffitis, et 175 menaces en 2021, contre 331 attaques l'année précédente. 

Le rapport souligne une hausse des violences physiques et du harcèlement, qui ont augmenté de 14 %, passant de 128 à 147 incidents, et des graffitis, qui sont passés de 42 à 106. Les affiches et autocollants antisémites ont enregistré une hausse de 157 %.

"Derrière les statistiques se cachent des histoires personnelles terribles d'intimidation antisémite persistante à l'encontre d'étudiants juifs, ou d'agression physique brutale d'un homme sur le chemin de la synagogue", a indiqué dans un communiqué de presse Julie Nathan, auteure du rapport.

Elle a également mentionné le déploiement d'un drapeau nazi au-dessus d'une synagogue à Brisbane, et la peinture à la bombe d'une synagogue à Adélaïde.

"Ce qui est peut-être pire, c'est le discours honteux que l'on observe en ligne et parfois dans les médias, de ceux qui, pour une raison quelconque, cherchent à rationaliser ou à minimiser ces événements", a-t-elle déclaré, précisant que 88 incidents antisémites avaient été relevés pour le seul mois de mai durant l'opération "Gardien du mur" de Tsahal à Gaza. (selon "i24news")

30 décembre 2021

Venezuela : litige autour d'un magot stocké en Angleterre

Le bras de fer entre Nicolás Maduro, président contesté, et Juan Guaidó, président par intérim, ne fléchirait pas pour tout l’or du monde. Surtout pour celui du Venezuela, ces 31 tonnes d’or, qui dorment dans les coffres de la Banque centrale anglaise. L’équivalent de près d’un milliard d’euros, dont les deux hommes politiques se disputent la paternité.

venezuelaCe lundi 20 décembre, la Cour suprême britannique a renvoyé l’affaire de l’or vénézuélien devant le tribunal de Commerce. Une décision qui fait suite à un appel de Juan Guaidó, qui contestait la reconnaissance de Maduro comme président du Venezuela par un précédent jugement. «Les tribunaux britanniques refuseront de reconnaître tout jugement d’une juridiction étrangère, comme ceux de la Cour suprême du Venezuela, s’ils sont en conflit avec notre politique nationale» peut-on lire dans le communiqué publié par la Cour suprême britannique, dans laquelle elle motive cette décision.

C’est une véritable course au trésor entre les deux hommes forts du Venezuela qui dure depuis plus d’un an. Et un casse-tête pour la Banque centrale britannique, qui se retrouve à jouer le rôle d’arbitre. Depuis janvier 2019, le pouvoir vénézuélien est disputé entre Nicolás Maduro et Juan Guaidó. Quelques mois après la réélection contestée de Maduro, au pouvoir depuis 2013, Guaidó se proclame «président par intérim» en janvier 2019. Il bénéficie alors du soutien d’une cinquantaine d’États étrangers, dont la France et le Royaume-Uni. Un imbroglio juridique

Depuis, le Venezuela est un pays à deux têtes, du moins au plan juridique et vu de l’étranger. Car en interne le président Maduro tient les rênes du pays d’une main de fer et l’étoile d’opposant de Guaido a singulièrement pali, y compris auprès de ses partisans. L’un comme l’autre réclament l’accès à l’or vénézuélien stocké dans les coffres de la Banque d’Angleterre. D’abord par le biais du gouvernement de Caracas, sous la houlette de Nicolás Maduro. Dès le début de la crise sanitaire en 2020, il dit vouloir récupérer ces fonds pour les vendre, et ainsi disposer d’une manne économique pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Il avait déjà fait une demande similaire auprès de Londres en 2018, sans succès. La seconde reste également sans effet. Alors, Caracas dépose une plainte devant la Haute Cour de justice britannique, plus haute juridiction du pays, accusant l’Angleterre «d’empêcher le Venezuela de faire face à une situation d’urgence sanitaire».

En juillet 2020, la justice britannique rend un premier verdict : Juan Guaidó serait le bénéficiaire légitime puisqu’il est reconnu comme «président par intérim» par Londres. Mais la décision est annulée quelques mois plus tard par la Cour d’appel de Londres, relançant le débat. Le 28 janvier dernier, c’est au tour de Juan Guaidó de réclamer l’accès à l’or vénézuélien. En tant que «président par intérim», il estime disposer de la souveraineté qui lui confère ce droit. Une partie de la crise politico-économique du Venezuela se joue désormais à plus de 7 000 kilomètres de Caracas.

29 décembre 2021

Ethiopie : les civils en première ligne du conflit

Rafles, massacres, viols… Les exactions commises contre les civils par les forces gouvernementales et par leurs opposants, les rebelles du Tigré, se multiplient en Éthiopie.

Ethiopie

Alors que le conflit s’enlise dans le nord de l'Ethiopie entre le gouvernement et les rebelles tigréens, les atrocités contre les civils se multiplient, dans un camp comme dans l’autre. L’Onu a lancé vendredi 17 décembre une enquête internationale.

Un rapport d'Amnisty International et de Human Rights Watch a accusé jeudi les forces de police gouvernementales et leurs alliés, les milices amharas, d’avoir commis des rafles au Tigré voisin. Depuis début novembre, les forces pro-gouvernementales auraient rassemblé hommes et femmes dans les villes d’Adebai, Humera et Rawyan, au Tigré occidental, avant de les déporter à l’est, vers la rivière Tekezé, qui marque la frontière entre les zones contrôlées par chaque groupe.

« Quand les gens ont essayé de s’échapper… [les milices] les ont attaqués avec des machettes et des haches pour que personne ne puisse s’échapper… »​ a témoigné un fermier de 34 ans d’Adebai, mentionnant des dizaines de corps.

« Des crimes de guerre »

Les rebelles tigréens ne sont pas en reste. Début septembre, près de 125 civils ont été assassinés par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) dans le village de Chenna, près de Dabat, dans la région Amhara. Niés par le TPLF, les massacres ont été confirmés par des médecins.

Mi-novembre, seize femmes ont été violées par des rebelles tigréens dans la ville de Nifas Mewcha, dans la région Amhara. « Des crimes de guerre »​, voire « des crimes contre l’humanité »​, selon Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

Loin d'être seules, ces exactions sont difficiles à documenter. L’État contrôle les médias locaux et entrave le travail des journalistes et des ONG, depuis le début du conflit, en novembre 2020.

À l’époque, le Premier ministre Abiy Ahmed avait envoyé l’armée au Tigré contre le TPLF, qui défiait son autorité. Trois semaines et la prise de la capitale régionale Mekele plus tard, Abiy Ahmed proclamait une victoire express. Mais, en juin, le TPLF avait repris l’essentiel du Tigré, poursuivant son offensive dans les régions voisines de l’Amhara et de l’Afar, jusqu’à se retrouver aux portes de la capitale Adis-Abeba.

Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence début novembre. Depuis,  près de 7000 personnes seraient détenues, selon le Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme, la plupart de l’ethnie tigréenne. Elles sont emprisonnées dans des centres de détention de masse répartis dans l’ouest du Tigré, à Addis-Abeba et dans la région Afar.

Selon l’Onu, le conflit a déjà fait plusieurs milliers de morts, plus de deux millions de déplacés et plongé des centaines de milliers d’Éthiopiens dans des conditions proches de la famine. (selon "Ouest-France")

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