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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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25 janvier 2007

Elections à Elzach

elzachwappenComme dans la France entière, les dimanche 22 avril et 6 mai on votera aussi à Elzach. Non pas pour le Président de la République (bien que jumelée avec Villé, Elzach est en Allemagne) mais pour l'élection du "bürgermeister" (maire). La commune de Elzach regroupe outre la ville elle-même, les localités de Katzenmoos, Prechtal, Oberprechtal et Yach, soit un total de 7 130 habitants. L'élection du maire correspond donc en importance à celle de président de la communauté des communes. Une élection au suffrage universel du président de cette collectivité, en attendant l'élection au suffrage universel de tous les délégués. Voilà qui permettrait plus de démocratie en rendant notre assemblée et ses dirigeants responsables devant le peuple qui aurait l'occasion de débattre des orientations pour notre canton. En tous cas, un exemple à méditer et un sujet à relancer dans le cadre des débats participatifs ?

A lire : Stellenausschreibung

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30 mars 2006

Elections à Elzach

c2683343_l20Ci-joints les résultats des élections du 26 mars au Landtag de Bade-Wurtemberg à Elzach.

Cliquer sur landtagwahlelzach.pdf

Si sur le plan du Land les résultats du SPD sont en dessous des prévisions des sondages, à Elzach la liste de Ute Vogt a bien résisté en réussissant à rassembler 21,29 % des électeurs.

A titre de comparaison, le SPD a obtenu lors des dernières élections :

- Gemeinderatswahlen (conseil municipal) du 13/6/2004 : 19,45 %.

- Kreistagswahlen du 13/6/2004 : 14,2 %.

- Europawahlen du 13/6/2004 : 14,5 %.

- Bundestagswahlen (législatives) du 18/9/2005 : 23,89 %.

25 mars 2006

Bientôt la démolition

ot2Construit en 1970, le bâtiment du "syndicat d'intiatives" avait fait l'objet de nombreuses polémiques lors de la campagne des municipales de 1971, où les "anti-" le surnommaient le "bunker". Il aura tenu près de 35 ans, et aura constamment servi la cause du tourisme (compétence à l'époque municipale, aujourdhui intercommunale). Ce bâtiment est destiné à la démolition dans le cadre des travaux de la requalification urbaine du bourg-centre et du réaménagement de la place du marché. L'office du tourisme quittera son local dès septembre 2006, ... pour aller où ? L'une ou l'autre piste, du moins pour un hébergement provisoire, sont évoquées, telle la maison Choiseul-Meuse de l'ancien Super-U. Oui mais voilà, elle appartient à une société privée et l'affaire est loin d'être faite. Quant à un réaménagement définitif, il relève de la communauté des communes, qui ne s'émeut guère de la situation ! Seuls les responsables de l'Office du Tourisme se posent des questions avec angoisse à quelques mois de la "sortie" de ces locaux.

22 mars 2006

Alpa-France : c'est fini

Entreprise implantée dans les anciens locaux d'Egelhof-Villé, dans la zone artisanale du Climont, depuis 1998, qui avait comme activité "le conditionnement à façon", elle employait de 15 à 20 personnes. Brutalement, hier soir les salariés ont été informés que le tribunal de Colmar venait de prononcer le règlement judiciaire de la société, et qu'un administrateur était nommé.

photosa350_004Renvoyés sans même toucher leur salaire ou solde de tout compte ! la direction leur a indiqué qu'il fallait les réclamer par voie prudhommale ! Certains de ces salariés ont déjà eu la même mésaventure à la fermeture de l'écloserie ! Il leur faudra attendre 6 mois, voire 1 an, pour obtenir le fruit de leur travail ! Comment vont-ils vivre ? qui leur fera seulement crédit ? photosa350_0051Une fois de plus, cette affaire touche les familles du Val de Villé qui ont déjà dû subir les fermetures de Satig Villé, Tricotages-Vosges-Alsace, Kodack, écloserie, et les licenciements (ou "suppressions de postes") de Signal-Lux, Egelhof et autres. La même politique continue à produire les mêmes effets !

Quand nos élus responsables, et notamment le conseiller général, vont-ils s'inquiéter des emplois, de garanties réelles dans ce domaine en contrepartie des aides apportées ? La solution est-elle pour eux de remplacer la précarité par plus de précarité ?

5 décembre 2011

Une dépêche qui ne vient pas d'Ems

15319128_pNicolas Sarkozy, président candidat, réfute l'idée qu'il est le mouton suiviste de Angela Merkel. En 2007, il préconisait son "travailler plus pour gagner plus". L'Allemagne était déjà au "travailler plus pour gagner moins" comme l'atteste l'image d'archives ci-dessous, prise lors d'une manifestation à Fribourg-en-Brisgau en juillet 2007 ! Voir notre post de cette époque ! Alors qui est devant ? qui est derrière ? Et quels intérêts défendent ces deux chefs d'Etat ? 

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30 novembre 2011

Pas de vagues, mais toujours des rancoeurs ?

images"Pas de vagues au Conseil Municipal" titre la presse ce matin en relatant les dernières délibérations dans la mairie du bourg-centre. Par contre, quelques interventions traditionnelles et encore quelques sourires crispés vestiges des dernières cantonales. Plus de grands travaux en cours, Monsieur le Maire avait d'ailleurs prévenu dans l'éditorial du dernier bulletin municipal. On apprend quand même que si les coupes forestières sont approuvées pour 2013, celles de 2012 ne sont pas connues. C'est comme Noël, on sait quel village l'organisera en 2013, mais on ne sait rien pour 2012 ! Quant au Smictom, on lui reproche sa distribution de calendriers ! Comme le maire affirme que le Smictom n'est pas une compétence communale, d'autres trouvent que c'est "un coup de comm". Toujours est-il que c'est l'intercommunalité dont le maire est vice-président qui facture les ordures ménagères, on aurait donc plutôt dû parler de "coût pour la comcom". Enfin, on est quand même surpris d'apprendre que c'est l'ex-ministre des gouvernements Raffarin et Villepin, François Loos, habitant du nord de l'Alsace, qui va faire avancer la deuxième tranche du lotissement des pommiers, à l'abandon depuis 2007 pour les raisons déjà développées sur ce blog. Peut-être veut-il y racheter quelques parcelles pour y construire un nouveau palais ? Et comme la séance se termine par l'immense rire d'un adjoint, nous proposons à tous les conseillers de le partager en imprimant le dessin ci-dessous pour le colorier lors de la prochaine séance (conseillers, n'oubliez pas vos crayons de couleurs !) ! Et prière tout de même de ne pas mettre de nom sous "le rigolo" !

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8 août 2011

ATTAC : des militants empêchés de voyager

visuel_0Trois ans après la première université d'été du mouvement ATTAC à Sarrebrück, les délégations du monde entier se réunissent à nouveau à Fribourg-en-Brisgau du 10 au 14 août. Un seul but à ces universités : construire un avenir commun. Les problèmes du monde entier seront abordés en ateliers : la crise du secteur bancaire qui entraîne le fait que certains s'enrichissent alors que d'autres deviennent toujours plus pauvres, les révolutions dans les pays arabes, les violations des droits humains, etc... Hélas, le monde entier ne sera pas là ! certains délégués d'Afrique de l'Ouest se sont vus refuser leur visa auprès des consulats allemands. Ainsi les responsables d'ATTAC de Côte d'Ivoire et du Togo ne seront pas au rendez-vous. Ils auraient pourtant beaucoup à dire sur les événements ivoiriens et le déroulement des élections dans ces anciennes colonies françaises. Après la Françafrique, voilà la Deutschafrika ?

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9 août 2011

Bade-Wurtemberg : suppression du français dans les petites classes

48284454_p_590_450Plus de français et parfois plus d'anglais dans les deux plus petites classes pour les élèves du Bade-Würtemberg, c'est en tous cas le plan annoncé par la ministre de la Culture du Land Gabriele Warminski-Leitheusser (SPD) dans une interview au journal "Frankfurter Allgemeine Zeitung". La ministre évoque le peu d'efficacité de l'enseignement des langues à ce niveau, qui peut même entraîner des effets négatifs pour la suite des études. Elle indique cependant qu'aucun calendrier pour la suppression de ces cours n'a encore été fixé. Elle tiendra cependant compte du Conseil des Experts de la Réussite Scolaire. Ce conseil a présenté son rapport final il y a quelques mois : "Les enfants sont dépassés par la précocité de l'enseignement des langues étrangères. Il est important de renforcer avant tout l'apprentissage de l'écriture et des mathématiques." Du côté des parents et des enseignants, on met plutôt en avant les avantages du bilinguisme, mais aussi le manque de moyens surtout en personnel. "Dans certains cas, ce sont des professeurs d'allemand ou de mathématiques qui enseignent les langues étrangères", précise la mère de deux enfants du primaire. La prise en compte de l'efficacité est-elle réelle ? ou une fois de plus, les rapports d'experts cachent-ils des plans d'austérité dont les enfants seront les premières victimes ? 

15 février 2012

A Elzach, on déguste la vallée

Pour la deuxième année consécutive, une délégation du Val de Villé s'est rendue en Forêt Noire chez nos "jumeaux" d'Elzach pour faire déguster les produits de notre terroir, essentiellement le vin d'Albé, mais aussi les pâtés, saucisses, fromages, etc..., le tout dans une soirée animée par la "Stimmungskanone Fernand Schultz".

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Nos chers villois sont arrivés avec un peu de retard. Huit jours plus tôt ils auraient pu participer au carnaval féminin (Frauenfastnet) de nos joyeuses elzachoises, et "déguster" un spectacle mexicain.

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15 juin 2011

Un habitant de Lalaye publie

2055__1_L’histoire de Mot, c’est l’histoire d’une adoption qui échappe à la loi. Mot a onze ans quand sa mère meurt et qu’il quitte sa cité sensible pour chercher un avenir en pleine campagne… Comment réagira la société ? Les rencontres seront-elles au rendez-vous, plus étranges les unes que les autres ? Y aura-t-il des êtres humains sur son chemin ? Oui, Mot verra tout cela de ses yeux d’enfant à la dérive : des jeunes capables d’inspirer l’admiration aussi bien que la peur, un roi dont on a effacé l’histoire, des amitiés adolescentes sous surveillance… Et des gens prêts à aimer les enfants, que ceux-ci soient, ou non, de leur sang.
Au-delà de ces destins hors du commun, on découvre un monde qui transforme les hommes à force de vouloir se parfaire. Notre monde.

Ce livre de 314 pages, écrit par Jamie Oberland-Sibilly, habitant de Lalaye, est en vente aux Editions Amalthée.

15 mai 2011

L'une des plus grosses fortunes d'Alsace trouve ses origines dans le Val de Villé

navire_croisieuropeLe Val de Villé, c'est connu, a une des moyennes de salaires les plus bas d'Alsace, seul vestige qui lui reste de l'ancienne mono-industrie du textile. Le magazine "Heb'di" vient cependant de publier la liste des huit plus grosses fortunes d'Alsace. Y figurent la société Croisi-Europe, créée en 1976 sous le nom Alsace-Croisières par un certain Gérard Schmitter, ancien habitant du Val de Villé, de Breitenbach plus exactement où il était directeur de la S.A. Plastique. Il a d'ailleurs quitté la vallée pour s'occuper du parc d'attractions de Paradisland de Berg (Alsace Bossue), puis de celui du Rhinland à Plobsheim. Le premier bateau, il l'achètera en 1982. C'est en 1999 qu'il transmet l'entreprise à ses quatre enfants. Chiffre d'affaires en 2010 : 122 millions d'€ pour 198.214 passagers, soit une hausse de 6% en un an ! De quoi offrir une croisière gratuite bien méritée sur le Mékong, au Cambodge et au Vietnam, à tous les anciens salariés de Breitenbach et du Val de Villé ayant travaillé sous sa direction.

26 avril 2011

Les forestiers délaissent leurs tronçonneuses

les_ouvriers_forestiers_se_presentent_comme_les_oublies_de_l_onf_photo_anthony_picoreLes ouvriers forestiers, travailleurs privés de l'ONF dans le Grand Est, se sont regroupés à Nancy pour rencontrer leurs responsables et les représentants de l'Etat. 200 sur un total de 500 ont fait le déplacement mercredi dernier. "Nous sommes dans la production, bûcherons et sylviculteurs, travaillant pour l'ONF. Nous avons tous les inconvénients de la fonction publique sans en avoir aucun avantage." Au coeur de leurs revendications, la dénonciation par l'ONF des conventions collectives et les renégociations des accords. "En trois ans, nos salaires ont augmenté de 1,6%. Une misère ! Nos RTT sont imposés à 50%. De nombreuses promesses n'ont jamais été tenues, telle les primes annuelles de 500 € non versées depuis 2008." Enfin, ils exigent l'aménagement de leur fin de carrière, la pénibilité du travail entraînant de nombreux problèmes de santé. Encore un beau résultat du système de plus en plus libéral !

21 mars 2011

Résultats des élections du canton de Villé

61051376Résultats du 1er tour du 20 mars :

Inscrits : 8901 - Abstentions : 4394 (49,37%) - Votants : 4507 (50,63%) - bulletins nuls : 200.

- Frédérique MOZZICONACCI (centriste sans étiquette) : 1490 voix (34,59 %).

- Bernard SCHMITT (UMP sans étiquette) : 1217 voix (28,26 %).

- Daniel MANGIN (FN) : 854 voix (19,83%)

- Claude LEDERGERBER (EELV) : 746 voix (17,32 %).

Il y a donc ballotage.

___________________________

Quelques leçons à tirer du scrutin :

1) D'abord le fort taux d'abstention, comme dans de nombreux cantons. Pourtant lors des scrutins précédents la participation était souvent supérieure à la tendance générale dans notre vallée. Ce n'est plus le cas et il faudra en trouver les raisons. Visiblement ce sont les électeurs de l'UMP et du PS qui ne se sont pas mobilisés.

2) Parrainage et manque de clarté d'étiquettes : L'électeur ne veut pas de candidats "parrainés", c'est un signe de faiblesse et de manque de caractère, alors que le citoyen veut des élus ayant force de caractère et affichant la clarté dans les positions prises. Enfin, l'électeur ne supporte pas que la répartition des rôles (conseil régional, conseil général) se fasse au sein d'une mouvance ou d'une institution comme la comcom. Le candidat UMP sans étiquette, tout en se voulant oecuménique et appelé de tous bords,  "dauphin du sortant", en a payé le prix, tout comme le candidat EELV à géométrie variable, soutien d'un camp à une élection et revendicant le soutien du camp adverse la fois suivante, en a payé encore un prix plus élevé par une élimination cinglante. Ce n'est là non seulement l'échec de deux candidats, mais surtout celui du président de la comcom qui était à la manoeuvre aux dernières élections, manoeuvre qui avait surtout pour but de saborder la gauche avec des hommes de droite. Il n'est pas sûr que ce soient ceux qu'on a voulu abattre qui auront le plus mauvais sort.

3) Le vote de contestation s'est donc logiquement reporté sur la candidate centriste qui est apparue blanche comme neige dans cet horrible micmac que représentaient les deux candidats cités ci-dessus.

4) Le vote FN est revigoré comme partout, du fait que l'extrême-droite présentait un candidat unique et du fait de l'effet Marine. Il est important, et ce ne sont pas les petites manoeuvres de la route de Bassemberg qui l'ont fait baisser..  

2 février 2011

Ils savaient et n'ont rien dit

richert_philippebuttner03photo_bas_rhin_guy_dominique_kennel936571chaton_christian_alsace_dabord_20060117_2984photo_antoine_herth1vie_pratique_christ8538414marcel_c1245

Comme promis, voici la palette des élus qui savaient que le tarif du péage du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines allait augmenter et se taisaient, tout en soutenant les élus locaux qui demandaient une baisse ! Et qui ont toléré que cette augmentation intervienne en plein hiver rigoureux avec un cynisme inqualifiable, en mettant les usagers devant un risque d'insécurité à deux vitesses ! Car, qui ne dit mot consent !

Rappel : http://jboehler.canalblog.com/archives/2011/01/27/20223484.html

Dans l'ordre :

  • Philippe Richert, aujourd'hui ministre et président de la région Alsace, co-signataire des Contrats de Plan en tant que président du Conseil Général du Bas-Rhin !
  • Charles Buttner et Jean-Dominique Kennel, présidents des Conseils Généraux 68 et 67
  • François Tacquard, conseiller général au moment de l'établissement des contrats de plan et aujourd'hui président de l'AMV !
  • Alain Ferry, Antoine Herth et Jean-Louis Christ, députés (NB : Alain  Ferry était aussi conseiller général au moment de la signature de ces contrats, Antoine Herth est aujourd'hui vice-président du conseil régional d'Alsace).
  • René Haag, Marcel Bauer, Christian Chaton, conseillers généraux locaux concernés par le tunnel et la RN59 (Christian Chaton était conseiller régional au moment de la signature des contrats, René Haag est aujourd'hui vice-président du conseil général du Bas-Rhin).

"Elle (la hausse) sera de 2,24% en moyenne pour les véhicules légers. Dans cette augmentation, issue de l'application des règles fixées par les contrats de plan avec l'État, la part dévolue aux sociétés d'autoroutes est limitée à 1,92%, pour une prise en compte de l'inflation à 1,52% et des besoins d'investissements. Les 0,32% qui s'y ajoutent représentent deux tiers de la compensation de hausse de la TAT (taxe d'aménagement du territoire), décidée par l'État pour financer les lignes de train déficitaires. Le dernier tiers sera répercuté en 2012."  déclare d'ailleurs Jean-François Roverato, président de l'ASFA (association des sociétés d'autoroutes françaises) au Figaro.

bschmittEt qu'aucun candidat aux prochaines élections cantonales ne vienne nous dire qu'il est contre, qu'il n'est pas au courant, surtout les UMP et apparentés, solidaires de la politique gouvernementale. D'ailleurs de ceux qui étaient au courant, tous vont rester en place ou seront candidats à leur propre succession, sauf dans le Val de Villé où le sortant ne se représente pas, mais parraine le vice-président de la Communauté des Communes, qui était déjà vice-président du temps de l'ancienne présidence ! Il serait étonnant que dans ce parrainage, le candidat UMP-écolo-divers n'ait pas hérité ou n'ait pas été informé des dossiers du secteur ! Et ne siégera-t-il pas dans la majorité de ceux qui ont approuvé cette politique gouvernementale, régionale et départementale, et qui approuvera non seulement l'augmentation du 1er février 2011, mais aussi celle à venir en 2012 ? 

28 novembre 2010

Austérité : après le Portugal, l'Irlande

 L'important cortège de 50'000 personnes, selon la police, à 150'000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance. Malgré un froid vif et des chutes intermittentes de neige sur Dublin, la mobilisation a été importante à l'échelle d'un pays de quelque 4 millions d'habitants. Les manifestants ont dénoncé dans le calme mais avec émotion le régime d'austérité prévu par le gouvernement pour sauver son secteur bancaire. «Il s'agit de sauver les gens, mais pas ceux à la tête des banques», a lancé Jack O'Connor, président du Siptu, premier syndicat irlandais. Il a dénoncé le gouvernement du Premier ministre centriste Brian Cowen qui «veut signer un chèque en blanc au nom des générations futures». Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, «il faut virer le gouvernement et faire la grève». Des bannières proclamaient : «Il y a une voie plus juste et meilleure» ou «l'Eire n'est pas à vendre, pas au FMI».

Attaques de boules de neigetopelement

Quelque 700 policiers et un hélicoptère ont été mobilisés pour la marche alors que plusieurs attaques ont ciblé ces derniers jours des ministres : l'un a été aspergé de peinture rouge, un autre saisi par la cravate par un électeur mécontent et un large «traîtres» a été peint sur la permanence d'un troisième. Les mesures d'austérité annoncées mercredi prévoient 15 milliards d'euros de réductions budgétaires et de hausses d'impôts d'ici à 2014, avec de réels sacrifices pour la population. Les allocations chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum, et près de 25'000 emplois publics seront supprimés.

Une réunion prévue dimanche

Ce plan vise à ramener à 3% le déficit public irlandais, actuellement de 32% du produit intérieur brut. L'annonce d'un accord d'aide internationale à l'Irlande, qui devrait atteindre 85 milliards d'euros, est en principe attendue avant l'ouverture des marchés, lundi matin. Selon une source proche du dossier à Paris, les ministres des Finances de la zone euro puis des Vingt-Sept se réuniront dimanche à Bruxelles pour débattre de cette aide. Dans un hôtel de Dublin, des négociateurs s'employaient samedi à mettre au point ce plan dont les dirigeants européens espèrent qu'il permettra d'éviter que la crise ne s'étende au Portugal et à l'Espagne. L'attention des contribuables irlandais se concentre sur le taux d'intérêt des prêts en négociation. Eamon Gilmore, dirigeant du Parti travailliste (opposition), a jugé «très inquiétant» une information de la chaîne publique RTE selon laquelle le taux d'intérêt pourrait atteindre 6,7%. «Si c'est vrai, ce serait une capitulation consternante du gouvernement. Et une trahison des principes fondateurs de l'Union européenne», a-t-il dit lors d'une conférence du Labour. (ats)

* Article paru dans 20 minutes.ch

8 octobre 2010

Ils arrivent !

groupe_voyageEh bien oui ! ils arrivent ! mais qui ? Le club des seniors d'Elzach, le bourg jumelé du Pays de Bade ! Le mercredi 13 octobre et avec 4 bus soit très exactement 195 joyeux lurons ! Voilà de quoi faire marcher notre pauvre marché du mercredi matin... hélas non, car la troupe n'arrivera que l'après-midi et ne pourra voir que les agents communaux balayer la place... Au groupe, accompagné du premier magistrat Holger Krezer, il sera proposé la visite d'une distillerie à Steige (devinez laquelle !), et une promenade jusqu'au sommet du Climont (avec le carburant ingurgité, la montée jusqu'à la tour ne posera aucun problème). Retour à Villé en soirée pour la visite de l'église (et naturellement aussi du cimetière bourgeois) et enfin, à 17h30, arrivée à la salle des sports intercommunale où sera servi l'apéritif offert par la commune de Villé, et le repas du soir, que chaque participant devra payer de sa poche. On a bien compris : la municipalité a encore quelques sous, la comcom point ! Et que dira-t-on aux sportifs qui viennent s'entraîner régulièrement dans cette salle et qui la trouveront occupée ? et aux associations locales auxquelles le bâtiment est fermé toute l'année pour toute manifestation festive ? 

7 octobre 2010

Elections cantonales : les 20 et 27 mars 2011

urne_electionsLes dates des prochaines élections cantonales sont désormais connues : les Français voteront les 20 et 27 mars 2011. Le calendrier a été officialisé lors du Conseil des ministres de ce mercredi 6 octobre. Les élections cantonales servent à élire les conseillers généraux, qui gèrent les départements. Il pourrait s'agir des toutes dernières élections cantonales. Car si la réforme territoriale est adoptée, les conseillers généraux et les conseillers territoriaux vont disparaitre, pour être remplacés par un conseiller unique, le conseiller territorial. La gauche a cependant annoncé que si elle revenait au pouvoir en 2012, elle reviendrait sur cette réforme. Quoi qu'il en soit, les nouveaux conseillers généraux ne seront élus que pour trois ans, et non six ans, afin que la fin de leur mandat coïncide avec l'arrivée des conseillers territoriaux. Pour la première fois, le suppléant devra être obligatoirement de sexe opposé au candidat, pour favoriser la parité. La moitié des conseillers généraux de tous les départements seront renouvelés, lors d'un scrutin uninominal à deux tours. Cela représente 1.941 élus, en métropole et en outre-mer. La campagne officielle démarrera le 7 mars. (extrait du jounal "LE MONDE")

9 septembre 2010

La Suisse paradis des pirates informatiques ?

79610502La Suisse, paradis fiscal, tout le monde connaît ! Mais voilà que ce pays va aussi devenir un vrai paradis pour tous les pirates d'internet. En effet, ce matin, le Tribunal Fédéral suisse, par un jugement, reconnaît que l’adresse IP des particuliers est une donnée personnelle. En conséquence, les sociétés privée comme Logistep qui traquent le réseau afin d’identifier les possesseurs de ces adresses sont dans l’illégalité et doivent stopper ce type d’activité. Le Tribunal Fédéral admet qu’il y a un vide juridique sur cette question. La décision prise ce matin pourrait donc forcer les politiciens suisses à trouver des solutions dans le domaine du droit d’auteur sur Internet. En attendant, voilà un pays où les internautes mal intentionnés pourront en toute impunité télécharger tout ce qui leur plaira, vous infester de virus dans le monde entier, vous envoyer des arnaques en tous genres!

14 septembre 2020

Le plan de relance enchante le patronat, pas les syndicats de salariés

Salué par les représentants du patronat, décrié par plusieurs organisations de salariés, le plan de relance présenté par le Premier ministre ce jeudi fait la part belle aux entreprises. Mieux que du grain à moudre, les milliards viendront renforcer leurs trésoreries pour les deux années à venir. Sans obligation de contreparties environnementales ou en matière d’emplois.

Castex

Pas réellement de surprise lors de l’annonce des mesures du plan de relance, appelé maintenant France Relance par exécutif, lors de la conférence de presse de Jean Castex, jeudi 3 septembre à 13 h. La plupart des dispositifs étaient déjà connus depuis quelques jours. Le montant du plan est bien de 100 milliards d’euros sur deux ans, s’ajoutant aux 470 milliards déjà injectés depuis le début de la crise du coronavirus. Comme prévu, l’enveloppe est répartie en trois grands chantiers. La compétitivité des entreprises pour un montant de 35 milliards d’euros, la transition écologique pour 30 milliards supplémentaires et la cohésion sociale et territoriale pour 35 derniers milliards.

« Le plan France Relance n’est pas un cadeau fait aux entreprises, c’est un cadeau fait à la France pour lutter contre le chômage. » C’est la formule choisie ce matin par Jean Castex dans la matinale de RTL pour se défendre des critiques à l’égard de son plan. Pour autant, une grande part des 100 milliards d’euros de l’État ira, sous une forme ou une autre, dans la trésorerie des entreprises. Le gouvernement espère en procédant de la sorte relancer la machine, sauvegarder des emplois et même en créer 160 000. Bien peu finalement face aux 600 000 à un million de destructions d’emplois attendus d’ici la fin de l’année.

« L’idéologie du pouvoir n’a pas changé : il faut aider les “riches” pour faire ruisseler sur nos têtes les miettes de leurs profits », tacle l’Union syndicale Solidaires. De l’autre côté de la lutte des classes : « un plan équilibré », « un message très fort et positif » et « un pacte de confiance entre le gouvernement, les acteurs économiques et la société tout entière » pour le président du Medef Anjou qui a promptement réagi au discours de Jean Castex. De son côté, François Asselin, le président de la CPME, s’est dit globalement satisfait, tout en restant vigilant sur la mise en œuvre du plan pour les petites et moyennes entreprises.

Le marché libre, mais subventionné !

 En tout cas, la relance passera par le secteur privé. De l'université d'été du Medef à la conférence de presse d’aujourd’hui, l’exécutif n’a eu de cesse de déclarer sa flamme et réaffirmer sa confiance auprès de patrons choyés pour faire face à la crise. Une confiance qui se retrouve dans les choix du plan de relance. Ainsi, un tiers des 100 milliards d’euros sont officiellement destinés à la compétitivité des entreprises. Sur ces 35 milliards, 20 serviront à baisser les « impôts de production » sur deux années. Onze milliards viendront renforcer le Plan d’investissement d’avenir (PIA) qui a déjà consacré 57 milliards à des projets innovants depuis 2010, dont une grande partie dans le numérique et le secteur privé. Le restant étant consacré au renforcement des fonds propres des entreprises – comprendre leur trésorerie – pour 3 milliards, et à l’investissement industriel pour un dernier milliard.

Mais sur les 65 milliards consacrés à la transition écologique et à la cohésion sociale et territoriale, une partie non négligeable finira encore dans les escarcelles des entreprises. En toute logique, toute relance et injection de fonds par l’État dans une économie fondée sur le marché et dominée par le secteur privé profite aux entreprises. Par exemple, les 6,7 milliards pour la rénovation énergétique des passoires thermiques permettront au secteur du BTP de se refaire une santé. Mais le gouvernement va plus loin. Par exemple, la décarbonisation d’entreprises polluantes sera prise en charge, au moins en partie, par l’argent public. Enfin, certaines des mesures présentées comme relevant de la cohésion sociale sont encore des cadeaux au patronat.

« C’est d’abord des milliards pour les entreprises », s’agaçait Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, ce matin sur France 2, à propos des 6,7 milliards en faveur de l’emploi des jeunes, intégré au plan de relance. Ici, les entreprises qui emploieront des salariés de moins de 26 ans recevront 4000 € d’aides directes. De plus, le coût d’un apprenti sera essentiellement à la charge de l’État : 5000 € pour un mineur, 8000 € pour un majeur. Du travail quasiment gratuit offert aux employeurs. Par contre, dans le volet cohésion sociale, la totalité des aides sociales est plafonnée à 800 millions d’euros, et la lutte contre la pauvreté récupère 200 millions, soit 0,2 % de la totalité du montant du plan de relance.

Pas de contreparties

« Les aides publiques massives, directes et indirectes […] doivent être soumises à la condition de l’interdiction à la fois des licenciements et du versement de dividendes et contrôlées en conséquence », réclamait le syndicat Force ouvrière dans une déclaration la veille du dévoilement officiel du plan gouvernemental. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas été entendu. Une absence de contrainte que regrette aussi le leader de la CGT qui interrogeait ce matin : « À quoi sert l’argent des contribuables qui est donné aux entreprises ? […] Les milliards donnés à Renault et Air France ont servi à supprimer des emplois. » Un avis également partagé par Greenpeace sur des « cadeaux » faits aux entreprises « sans condition écologique et sociale contraignante ».

« Le gouvernement change, mais le logiciel ne change pas », déplore Véronique Martin. Si la membre du bureau exécutif de la CGT dit ne pas être hostile en soi à « des aides aux entreprises pour que l’économie reprenne », elle insiste sur la nécessité de conditionner ces milliards donnés « au maintien ou à la création d’emplois » et sur le besoin de contrôle par les ministères en charge. Enfin, elle constate « qu’il n’y a rien pour les salariés y compris en termes de revalorisations ». Même pour celles et ceux en première et seconde ligne pendant la crise sanitaire au printemps. À contre-courant, la CFDT salue elle « des orientations qui restent à confirmer ». Satisfecit pour la centrale cédétiste qui souligne les mesures en faveur des jeunes tout en regrettant des manques pour les plus précaires : « il ne faut pas laisser les plus précaires basculer dans la grande pauvreté »

À défaut d’obligations, le gouvernement a préféré la confiance et l’incitation plutôt que la contrainte pour le monde de l’entreprise. Jean Castex en a même fait une « doctrine » : ni fiscalité punitive ni écologie punitive. (selon "Rapports de force", le quotidien des mouvements sociaux)

3 avril 2020

Le coronavirus chez nos amis de Thimister

Couac dans la distribution des masques

thimister

Ce n’est un secret pour personne, les masques manquent en Belgique.

Si on parle souvent du personnel hospitalier, il y a aussi les soignants indépendants qui peuvent être en contact permanent avec le virus. Heureusement, pour eux, hier, sur instruction de la Région Wallonne, les communes ont pu se fournir en masques avec des règles strictes. La commune de Thimister était l’une d’elles. Elle a pu récupérer 7 paquets de 50 masques à distribuer à ses infirmières de première ligne.

Cette nouvelle n’a malheureusement pas su soulager tout le monde puisque plusieurs communes, dont Thimister, n’ont pas reçu le quota espéré. " Ce ne fut pas simple comme démarche car les listes qui ont été communiqués pour la distribution ne sont pas du tout en accord avec la réalité. Les listes étaient incorrectes. Ils nous manquaient 11 paquets de masques. On espérait pouvoir les récupérer ce jeudi, mais sans certitude", explique Lambert Demonceau, le bourgmestre de Thimister. 

Malgré le hic, on espère, désormais, voir arriver fréquemment ce type de stock, surtout  si la crise venait à durer mais aussi pour aider d’autres professionnels au contact du virus, comme les aides soignants par exemple.

"Nous avons beaucoup d’aides familiales, d’aides soignantes qui sont, elles, aussi en contact possible avec le virus. On aimerait pouvoir contenter tout le monde", affirme le bourgmestre avant d’ajouter : " Nous sommes en contact permanent avec les différents bourgmestres de l’arrondissement afin de  relayer nos demandes et celles de nos soignants. C’est très important pour nous car ils sont en première ligne".

Il ne reste plus qu’à croiser les doigts. (selon Télé-Vedia)

13 octobre 2013

Sébastien Loeb, Bas-Rhinois ou Haut-Rhinois ?

"Le champion de l'asphalte a fait ses armes dans les vertes collines d'Alsace. Né à Haguenau dans le Bas-Rhin, Sébastien Loeb pratique dans l'enfance la gymnastique et se voue à une carrière d'électricien. Mais le nonuple champion du monde de rallye a la route dans le sang. En vivant en Alsace, on comprend l'envie de prendre le volant. Haguenau, à quelques kilomètres de Strasbourg, possède le plus grand territoire de la région et une immense forêt." Voilà ce qu'on peut lire sur le portail d'accueil d'Orange en fin de semaine sous la rubrique : "Où sont nés nos champions ?" Mais alors pourquoi présenter Loeb en médaillon sur une photo du centre-ville  de Colmar, capitale du Haut-Rhin ?

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3 octobre 2007

Distrayant, mais pas amusant !

photosA350_038Lors du conseil municipal du 2/10 a été abordé un point anodin à première vue : "demande de distraction du régime forestier". De quoi s'agit-il ? Le 17 avril, un habitant d'un quartier résidentiel le long de la forêt du Klosterwald obtient de Monsieur le Maire un permis de construire une piscine couverte le long d'une parcelle forestière communale. Ce n'est que le 16 mai que le conseil municipal est amené à se prononcer sur la vente de cette parcelle au propriétaire riverain qui souhaitait clôturer sous prétexte que ce lieu buccolique était le lieu de rendez-vous de quelques drogués (sic)! Il y aurait même trouvé des seringues! Lors de la commission Agriculture-Forêt précédente (9/1/2007), le représentant de l'ONF présent avait bien spécifié que la parcelle pouvait être vendue, mais qu'elle restait en régime forestier. Et la Commission Consultative d'Aménagement Foncier qui est en train d'établir un nouveau règlement de boisement, a bien projeté de laisser cette parcelle dans le périmètre boisé où elle était ! Fi de tout cela ! Malgré cette contrainte, le nouveau propriétaire s'est empressé de couper les arbres et d'y implanter une énorme grue qui n'a pas vocation sylvicole ! Une fois de plus tout se fait a posteriori, dans le cadre d'une politique du fait accompli devenue habituelle, sans même que je n'en ai été prévenu en tant que président de la commission Agriculture - Forêt, sans même que le conseil municipal en soit informé. J'ai donc appelé à voter contre. Car dans tout ça, où est la démocratie ? et où est le respect des hommes, des élus et des lois ? La seule réponse du maire a été une succession d'agressions verbales à mon égard. Dès ce matin, j'en ai référé au sous-préfet de Sélestat, autorité de tutelle.

  • Suite de mes interventions dans de prochains messages.

25 avril 2018

Danemark : quel socialisme ?

Une social-démocratie de "bofs"

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Depuis quelques mois, le vieux parti Social Démocrate et le juvénile parti DF (Parti du Peuple danois, xénophobe et populiste) né en 1995, se livrent à de tendres effusions et leurs conseillers se rencontrent sans cesse, quoique discrètement. L’amorce en a été la proposition adressée par Mette Frederiksen, dirigeante de SD, de ne pas accueillir au pays les 500 migrants qu’ imposerait une résolution de l’ ONU, mais de les installer quelque part à l’extérieur du pays, car ils risqueraient d’ôter aux Danois le smørrebrød de la bouche. Qu’est-ce à dire ? Où les rangera-t-on ? Et la SD ne dispose-t-elle donc d’aucune imagination, d’aucune inspiration aptes à intégrer des êtres humains marqués par les tragédies de l’Histoire ?

De 1945 au début des années 2000, le Parti SD a été en somme le parti majoritaire, le grand parti de gouvernement ; celui même qui imposait cette conception de l’Etat-providence qui faisait admirer le Danemark dans le monde entier. Un socialisme réel sans révolution sanglante, sans élucubration hallucinée et apocalyptique ou millénariste. Avec aussi l’objection de platitude et de grisaille que cette conception du socialisme entraîne nécessairement dans une certaine gauche. Comment cela a-t-il été possible ? On le sait : par l’importance de la concertation, du consensus entre décideurs économiques et travailleurs, et par l‘importance des syndicats. Le principal étant jusqu’à nos jours le 3F, qui rassemble plus de 2 millions d’adhérents. Mais plus fondamentalement, il y a la représentation sous-jacente, bien scandinave, que se font les Danois de la communauté nationale : on y pratique une solidarité très forte, qui transcende en une certaine mesure les différences de classes. Mais qui transcende rarement les différences ethniques, comme on le répétera.

Deux autres grands partis politiques dominent la vie politique du Danemark : le Parti conservateur populaire (KF) et le Parti Venstre (V). Le premier, précédé d’ailleurs par d’autres rassemblements grégaires de conservateurs, a exercé un rôle très important à partir de 1915 et jusqu’à 2011. Il est le parti bourgeois par excellence, et c’est ainsi qu’on le nomme très souvent. Le KF est membre du Parti Populaire européen, en compagnie des grandes formations de la droite européenne. Son grand-frère fondé en 1870, le parti Venstre, lui, est initialement le parti des paysans et des propriétaires terriens – un parti agrarien. Son nom signifie bizarrement « Gauche », parce qu’il se situait initialement à gauche des ligues conservatrices de la fin du XIX° siècle. C’est en réalité un parti libéral de centre-droit, qui siège auprès de ses petits camarades libéraux au Parlement européen. Venstre a été le premier parti du pays entre 2007 et 2015 ; il rassemble aujourd’hui environ 25 % de l’électorat.

Or, deux événements ont entraîné des coulées de boue dans la société danoise. Au milieu des années 1990, lorsque quelques Danois ont aperçu l’ombre subreptice de méchants migrants qui s’avançaient, le couteau entre les dents, pour violer la Frontière sacrée, on a commencé à sentir l’odeur d’une formation populiste et anti-immigrés : DF (le Parti du peuple danois) a sévi à partir de 1995. Il est devenu rapidement le 3eme plus grand parti du pays en 2000-2001.

Et un peu plus tard, la crise financière de 2008 a suscité des mouvements de fond dans l’économie et la société danoises, tout comme partout ailleurs en Europe. La droite conservateurs-libéraux est au pouvoir ; DF l’a aidée à y accéder, tout en ne participant pas au gouvernement – une stratégie assez habile qui vise à ne prêter le flanc à aucune critique sur des faits concrets de gouvernance. Et la droite met en place une politique qui mijote la destruction du vénérable Etat-providence que le Parti SD avait installé depuis de nombreuses décennies. Le welfare state à la danoise est alors démonté avec délectation et remplacé par ce qu’on a appelé la flexicurité, c’est-à-dire cet autre modèle danois qu’admirait tant cette fois la droite (modérée) européenne : une flexibilité maximale conjuguée avec un large dédommagement des chômeurs et des catégories les plus touchées par la crise . Avec un contrôle très contraignant et plutôt répressif des chômeurs, dont de nombreuses associations considèrent qu’il infantilise les personnes concernées …

Mais de 2011 à 2015, le SD est à nouveau au gouvernement. Alors, elle ne fait que continuer peu ou prou la politique de démantèlement libéral de ses frères ennemis conservateurs libéraux. Dans un contexte d’inquiétude sociale peu banal dans ce pays, arrive ce qui devait arriver : en 2015, le SD se retrouve une fois de plus dans l’opposition malgré ses 26 % aux élections, et elle ne peut rassembler de majorité au Ting (Parlement). La 2° place revient au parti d’extrême droite DF (21% des suffrages).

On assiste alors à un mouvement en tenaille : d’un côté, par pur opportunisme électoral, la SD décide de se rapprocher de DF, et cela très concrètement : en proposant des mesures démagogiques de contention de l’immigration et de limitation stricte des entrées des « non-Occidentaux ». Alors même que mus encore jusqu’en 2017 par un esprit de socialisme concret et d’ouverture, les dirigeants condamnaient avec grande force « la politique non danoise, inacceptable et xénophobe » de DF (P. Nyrup Rasmussen en 1999).

D’un autre côté, de nombreux électeurs DF, d’ailleurs venus parfois des rangs de la SD, rejoignent celle-ci dans la défense de l’Etat-providence. Il existe une grande similitude dans l’origine sociologique de ces électeurs, qui appartiennent majoritairement au grand syndicat 3F, grand artisan paradoxal et quelque peu tortueux du rapprochement SD-DF. « Il s’agit d’ouvrir des portes. C’est ce que nous faisons. », déclare Thulesen Dahl, le dirigeant de 3F, en février 2017. Mais ouvrir des portes à quoi ?

Ce « pragmatisme » cynique et dénué de scrupules semble atteindre son but : les sondages créditent actuellement SD de 30% environ des voix . Des électeurs SD partis chez DF reviennent ; d’autres, tentés d’abord par DF, joignent les rangs de SD.

Pourquoi cette xénophobie ? Pour les mêmes raisons qu’ailleurs en Europe. Mais s’y ajoute un vieux fond culturel scandinave : le sens profondément enraciné de la communauté. Une communauté formée des familles, des voisins proches, de cette société longtemps très homogène (et donc fort ennuyeuse). Une communauté exclusive, aussi : les étrangers différents n’y sont guère bienvenus.

Opération réussie, donc. Mais à quel prix ! Au prix peut-être de ce qui fait la substance même de la social-démocratie. Les petits partis de gauche (SF, RV, Alliance rouge-verte) devront réveiller l’imagination sociale de la SD, et envisager avec elle de vraies solutions aux maux de cette époque de mondialisation et de structuration européenne. (selon "eurojournalist")

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4 mars 2020

Macron relance la Françafrique

Soutien aux dictateurs : Franck Paris, l’Intriguant

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L’expression « Françafrique » est utilisée, en général, pour désigner la relation spéciale et surtout incestueuse et néocoloniale établie entre la France et ses anciennes colonies en Afrique. Les fondements de cette relation sont mises en place à la demande du général De Gaulle par Jacques Foccart, un obscur et hideux personnage nommé Secrétaire général de l’Elysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974, et se caractérise par des réseaux extra-diplomatiques (services de renseignement, entreprises, barbouzes, militaires, etc.) et l’ingérence directe des autorités françaises dans les affaires intérieures des anciennes colonies.

Cette monstrueuse créature qu’est la « Françafrique » a assassiné plusieurs chefs d’Etat et nationalistes, dignes fils de l’Afrique. Le premier président démocratiquement élu au Togo en 1958 fut la première victime, le 13 janvier 1963, de cette entreprise criminelle ayant plongé le pays dans l’obscurité depuis plus de 55 ans. Jacques Foccart fut l’un des pires assassins et personnages ayant marqué l’histoire de l’Afrique francophone. Son obscure organisation qui permet à son pays de continuer par maintenir son emprise et piller le noir continent a survécu à sa disparition. Plusieurs chefs d’Etat français se sont succédés à l’Elysée, ont promis de faire des reformes en matière de politique africaine, mais la Françafrique reste toujours en place. Elle est souvent pilotée par le responsable Afrique de l’Elysée nommé par le président de la République française.

Depuis Jacques Foccart à ce jour, plusieurs personnages ont occupé ce poste, avec à leurs actifs de nombreux dégâts et crimes diverses en Afrique. Le soutien implacable à des régimes peu recommandables afin de continuer le pillage de l’Afrique reste la norme, pour ne pas dire l’objectif. Les Bongo, Sassou, N’Guema, Deby, Gnassingbé, Biya qui ont pris en otage leurs pays respectifs depuis des décennies certains déjà plus d’un demi-siècle avec des bilans catastrophiques, continuent de bénéficier du soutien sans équivoque de la France, le pays des droits de l’homme et des libertés.

En Afrique de l’Ouest, le Togo, sous le joug de la famille Gnassingbé depuis plus de 50 ans, reste une curiosité et la France ne ménage aucun effort, quel que soit le président en fonction à l’Elysée, pour apporter son soutien à un régime anachronique, « humanicide » vomi par la majorité des populations. Pendant que le chef d’Etat français sert, décline des discours de bonnes intentions pour berner les Africains, particulièrement la jeunesse, comme ce fut le cas d’Emmanuel Macron à Ouagadougou, la partie lugubre des relations est pilotée par le conseiller Afrique de l’Elysée, celui-là qui sert en réalité de courroie de transmission entre les dictateurs africains et le locataire de l’Elysée. La pratique remonte au général De Gaulle et à Jacques Foccart et n’a jamais changé. Notre analyse nous conduit à braquer nos projecteurs sur l’actuel responsable Afrique de l’Elysée qui, malgré son jeune âge, est devenu le principal pilier des relations incestueuses entre la France et les régimes autocratiques en Afrique.

Franck Paris, une connivence incestueuse et relais de Gnassimbé Faure auprès de Macron.

Camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA ( Ecole Nationale d’Administration, promotion Leopold Sedar Senghor ), ce jeune homme de 41 ans qui est passé au département stratégie de la DGSE est le « Monsieur Afrique » de l’Elysée depuis quelques années. Et depuis, il a développé rapidement des relations, disons des liaisons dangereuses avec des régimes autoritaires et autocratiques en Afrique francophone.

Au Togo, sous l’éternel règne de la famille Gnassingbé, il y a bâti rapidement de solides relations et amitiés. Son relais local et maître à penser se trouve être l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy, dont la proximité, pour ne pas dire la promiscuité avec les autorités de Lomé n’est plus à démontrer. A chaque fois que l’occasion lui est offerte, cet ambassadeur apporte son soutien sans hésitation au régime autocratique togolaise malgré les crimes économiques, les violations massives des droits de l’homme, les restrictions des espaces de libertés, etc. Pour lui, le fait que le Togo de Faure Gnassingbé soit l’un des plus grands contributeurs à la mission de paix des Nations Unies au Mali suffit pour fermer les yeux sur les dérives intérieures du régime.

La connivence incestueuse de Franck Paris avec la dictature togolaise est un fait connu. Il se charge de ripoliner l’image et rendre lisse la dictature togolaise auprès de son patron Emmanuel Macron, en contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes, le tout habillé par une sollicitation d’une plus grande implication des autorités togolaises dans la sécurité sous régionale. Dans les contreparties, se trouvent aussi des intérêts privés d’amis d’Emmanuel Macron, à l’instar de Xavier Niel qui, avec sa société Freebox, s’en est pas mal tiré dans la scandaleuse et obscure privatisation de TOGOCOM, préalable à la validation par la France du 4è mandat de Faure Gnassingbé. Ce sont toujours les mêmes méthodes. On se souvient du Port Autonome de Lomé donné à Vincent Bolloré sur injonction de Nicolas Sarkozy au sommet de Lisbonne en 2010 moyennant le soutien de la France au second mandat de Faure Gnassingbé. On peut facilement imaginer ce que la boulimie du pouvoir coûte au peuple togolais. Deux joyaux bijoux de notre fragile économie et maigres ressources qui passent dans les mains d’obscurs réseaux français afin que Paris puisse fermer les yeux sur les puanteurs et les nauséabonds politiques non fréquentables. Emmanuel Macron peut vraiment se regarder dans la glace avec ces pratiques et dire qu’il veut mettre fin à la Françafrique ?

Pour revenir en 2010, les injonctions de Nicolas Sarkozy à Faure pour l’octroi du port de Lomé Bolloré n’ont pas seulement eu pour contrepartie le 2è mandat, mais aussi la mise au placard par l’action de la France du rapport d’enquête de l’ONU ayant conclu à 500 morts lors du massacre de 2005 qui a permis au fils du père de s’installer dans le fauteuil présidentiel. En dehors des mallettes, quel épouvantail la France a-t-elle pu agiter pour voir le régime de Faure Gnassingbé qui refusait de lâcher Togocom, s’exécuter et lâcher ce précieux bijou de famille contre l’avis des barons qui ruminent encore cette couleuvre que le duo Cina Lawson-Faure leur a fait avaler ? Franck Paris continue ses virées à Lomé où il n’hésite pas à solliciter l’implication des autorités togolaises dans la lutte contre le terrorisme sur le plan régional. C’est aussi un moyen pour celui qui n’a que du mépris pour la classe politique togolaise de l’opposition, de venir se servir à la source si entre-temps les émissaires de Lomé ne rallient pas vite Paris. C’est ainsi que ce jeune homme de 41 ans travaille dans l’ombre, avec la bénédiction de son patron Macron, pour soutenir l’une des pires dictatures encore en Afrique de l’Ouest, maintenant ainsi les populations, surtout la jeunesse dans la misère, la précarité. Pendant qu’ils prennent les mallettes, contournent le fisc en France pour s’offrir des appartements luxueux, la jeunesse africaine est livrée aux autocrates. On s’étonne par la suite de la vague d’immigration qui déferle en Europe.

En interpellant la cellule africaine de l’Elysée suite à la dernière fraude électorale consacrant un 4è mandat de Faure Gnassingbé, un Togolais, Prince Honoré Akotia, est tombé sur le fameux Franck Paris. Visiblement pris de court, il avait toutes les difficultés à répondre aux questions de ce franco-togolais sur le role de la France dans le soutien au 4è mandat de Faure Gnassingbé. L’entretien téléphonique enregistré et les réponses de Franck Paris balancées sur les réseaux sociaux ont montré le visage hideux de la France dans le soutien à la dictature cinquantenaire au Togo. Il est de notoriété publique que Faure Gnassingbé ne s’accroche au pouvoir que grâce à la France.

En continuant de soutenir aveuglement le régime de Lomé contre le bon sens et pour des intérêts de certains fonctionnaires, stratégiques ou géostratégiques, la France entretient une situation qui finira trop ou tard par lui exploser à la figure. Le temps est le tombeau des princes et des rois; trop ou tard, les Togolais se débarasseront de ce régime et en ce moment précis, ils seront reconnaissants envers ceux qui auront apporté un soutien sincère à ce noble combat.

Source : L’Alternative (Togo) du 28 février 2020

13 septembre 2016

Le Grand Contournement Ouest au Tribunal Administratif

GCO, RN59, même combat

gco

Il fallait s'y attendre ! Alsace-Nature ne pouvait s'empêcher de déposer un recours, histoire de faire traîner les travaux par une procédure longue. Il faut reconnaître que les élus marchent dans la combine et ne vont pas entamer les travaux, alors même que la démarche n'est pas suspensive. Mais quel élu concerné aura le courage politique de prendre la décision de commencer les travaux ?

Ce recours "en contestation de la validité de la convention de concession passée entre l'Etat et la société concessionnaire de l'autoroute de contournement ouest de Strasbourg pour le financement, la conception, la construction, l'entretien, l'exploitation et la maintenance de l'autoroute A355, approuvée par décret n°2016-72 du 29 janvier 2016" attaque le projet d'autoroute en plusieurs points.

Selon un communiqué publié ce matin par l'association qui fait partie du collectif "GCO non merci!", le projet d'autoroute "aura d'importantes conséquences directes et indirectes sur l'environnement, tant en matière de qualité de l'air, d'hydraulique, de protection des zones humides et des espaces agricoles et naturels et des espèces qu'en termes paysagers".

Pour les conséquences "directes ou indirectes" sur l'environnement, la solution actuelle des bouchons strasbourgeois serait donc plus satisfaisante ? au point que des salariés passent plus de temps sur la route qu'au travail ! au point que des artisans refusent des chantiers au centre-ville ! La photo ci-dessous vaut toutes les explications.

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Alsace Nature considère également que le projet d'autoroute tel qu'il est présenté aujourd'hui et sur le point d'être lancé diffère par trop du projet initial tel que présenté lors de l'enquête publique de 2006 qui a abouti à la signature de la Déclaration d'enquête publique en 2008. Notamment en ce qui concerne le nombre de voies et la structure de plusieurs ouvrages d'art.

Du n'importe quoi de quelques irresponsables à l'approche d'élections, pour tenter d'y réaliser 2,5% et obtenir un groupe parlementaire ?

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