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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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30 mai 2020

Quand la police française va faire son plein au Luxembourg

FRONTIÈRES - "FAITES CE QUE JE DIS, PAS CE QUE JE FAIS"

police

Un internaute a pris une photo alors que des agents de police français faisaient le plein de carburant au Luxembourg.

Si l'interdiction de se rendre au Luxembourg pour faire son plein s'applique aux citoyens français, il semblerait qu'elle ne s'applique pas aux agents de police.

En effet, deux policiers français ont été surpris mardi après-midi en train de faire le plein de leur voiture de service à une station située à Esch-sur-Alzette.

La photo d'origine que l'on nous a envoyé mardi indique que le véhicule est immatriculé en Meurthe-et-Moselle.

Alors les agents sont-ils allés faire le plein au Luxembourg de leur propre chef ou ont-ils reçu l'instruction de le faire? Une question qui risque de rester sans réponse.

Cette histoire n'est pas sans rappeler les deux policiers français qui avaient été surpris en train de faire des stocks de tabac en Belgique en plein confinement. (Selon RTL-5 minutes)

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14 mai 2020

En Chine, des écoliers retournent en classe...

...avec des chapeaux de distanciation sociale

chineUn petit air de carnaval pour la rentrée. Pour leur retour en classe, dimanche 26 avril, des élèves chinois ont arboré des chapeaux surmontés de tiges d'un mètre visant à leur rappeler les consignes de distanciation sociale face au Covid-19. Ces images proviennent d'une école primaire de Hangzhou, dans la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine.

Ces accessoires rappellent les couvre-chefs de la dynastie Song, qui visaient à empêcher les officiels de chuchoter les uns avec les autres. "Ils servaient déjà pour la distanciation sociale", note la directrice d'une école de journalisme de Taïwan.

En Chine, les écoles rouvrent progressivement, avec des règles d'hygiène contraignantes, note Europe 1, qui précise que "chaque élève travaille sur une table et doit porter un masque tout au long de la journée". A Taïwan, des collégiens portent des visières par-dessus leur masque, rapporte Courrier International. (selon "Oeil d'Afrique")

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2 février 2020

Villé : le silence des carpes

En vue d'une candidature aux municipales ?

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Au repas de Noël des anciens, on a pu voir quelques visages nouveaux parmi les serviteurs. Très certainement des candidats aux municipales. Car il faut tout mettre en oeuvre pour se faire connaître.

D'autres ont choisi le mode associatif, comme ce bon villois qui sent brusquement en lui monter une âme de pêcheur. Et qui, au moment du repas festif des anciens, assiste à l'assemblée générale des pêcheurs de la vallée.

Cela ne lui suffit évidemment pas. Il ne va quand même pas rester "muet comme une carpe".  Alors, il lui vient "une idée géniale" : il apostrophe deux anciens de l'association qui discutaient entre eux au fond de la salle : "Vous vous taisez ou vous sortez !" Un bon entraînement de conseiller municipal ou de maire, qui n'a cependant eu pour seul effet que de vexer tous les participants.

Cher Lionel, si cet individu est sur ta liste, vire-le ! Il risque de te faire perdre les élections ! Même les truites et les carpes de l'étang pourraient voter contre toi !

4 janvier 2020

Un passant honnête rend un sac...

...avec 16 000 € à l’intérieur !

krefeldUn Allemand de 63 ans a eu un belle surprise de Noël lorsqu’un passant d’une honnêteté scrupuleuse lui a rendu son sac à dos rempli de cadeaux et de 16.000 euros en liquide, qu’il avait oublié sous un arbre.

Le passant de 51 ans a alerté la police après avoir trébuché sur le sac, près du centre-ville de Krefeld, dans l’ouest de l’Allemagne, peu avant minuit le soir du réveillon de Noël.

Le bon samaritain a même refusé la récompense

Les policiers ont pu rapidement identifier le propriétaire, auquel ils ont rendu le sac à dos et son précieux contenu.

L’homme qui a découvert le sac «a refusé une récompense parce que c’était Noël». En Allemagne, toute personne rendant un objet trouvé peut recevoir une récompense basée sur la valeur de l’objet. Dans ce cas, l’homme aurait pu toucher 490 euros s’il avait accepté la récompense.

Le propriétaire du sac «se sentait plus en sécurité» en transportant son argent sur lui.

La publication de la police racontant l’histoire sur Facebook s’est rapidement attiré plus de 1.000 «likes» et quelque 180 commentaires, parmi lesquels certains s’interrogeaient sur les raisons poussant quelqu’un à se promener avec une pareille somme en liquide sur lui.

Un porte-parole de la police de Krefeld a expliqué que bien que ce soit «inhabituel», le propriétaire du sac a dit «qu’il se sentait plus en sécurité» en transportant son argent sur lui. Même en cas d'égarement...

27 décembre 2019

Retraite : cadeaux aux riches et déficit organisé

Jean-Luc Mélenchon s'exprime

m_lenchonPendant qu’il débite des mensonges contre les régimes spéciaux des petites payes, Macron créé un nouveau régime de retraites pour les grosses payes. Mais ce n’est pas sûr que ça leur profite non plus. Car il sera financé par l’ensemble des contribuables. Une autre conséquence de ce dispositif c’est le manque à gagner que cette faveur va entrainer pour les caisses de retraites. Et cela au moment même où il est question de lutter contre un éventuel déficit de celle-ci. Au total, c’est un somptueux cadeau supplémentaire fait au patronat : une somme supérieure à l’abolition de l’impôt sur la fortune. Et un beau trou dans la caisse de 7 milliards par an au total.

Premier volet : le nouveau régime spécial grosse paye. En effet dans la loi PACTE votée il y a quelques semaines, il y a du neuf. Ceux qui cotiseront pour une retraite dans une assurance privée pourront déduire de leurs impôts le montant de leurs cotisations. Génial non ? Ce qu’ils ne paieront pas devra bien être payé par quelqu’un. C’est prévu : tous les autres contribuables passeront à la caisse. Ou bien sinon ce sera des services publics en moins. Ce nouveau régime spécial payé par les contribuables sera en fait quasi obligatoire si les cadres veulent maintenir leur niveau de revenu à la retraite. Ils paient dès maintenant, cela va de soi. Donc pour avoir de l’argent demain ils auront moins de pouvoir d’achat aujourd’hui. Une mesure qui va aggraver le ralentissement de l’activité économique. Pour compenser cette mauvaise affaire d’aujourd’hui, Macron fait un deuxième cadeau qui sera donné après-demain quand les heureux cotisants arriveront à l’âge de payer leur pension. En effet il a décidé que les pensions acquises de cette façon seront dispensées d’impôt pour 70 % de leur montant. Encore un cadeau à la charge de l’ensemble des contribuables. Les bénéficiaires de ces trouvailles devraient se demander à quel prix ils les payent vraiment. Ce qu’ils reçoivent d’une main ils le payent maintenant comme contribuables ou usagers des services publics de l’autre. Toute la classe moyenne supérieure ferait bien de se demander ce qu’elle gagne dans un système ou l’éducation de ses enfants, la santé de la famille et la retraite tout privé coûte autant. Le service public et la solidarité étaient plus économiques.

Et maintenant voyons l’autre volet de ce système c’est-à-dire ce qu’il va coûter aux caisses de retraite. Reprenons : au-dessus d’un salaire annuel de 120 000 euros brut, la réforme « libère » 28.29% de cotisations qui ne seront plus versés au régime général. Total 7 milliards d’euros. Je viens de dire que c’est une façon de pousser les cadres et leurs milliards de cotisations dans les bras de « BlackRock » et des fonds de pensions. Mais ce n’est pas la seule arnaque non dite de cette réforme. Car sur ces 28.28% de cotisations sur le brut (qui font 7mds /an), 60% sont en fait des cotisations patronales et 40% seulement sont des cotisations salariales. Première conséquence : en ne payant plus ces cotisations, les cadres ne vont gagner que 11.3% (28.29 × 40%) en salaire net et encore moins en pouvoir d’achat puisqu’ils paient des impôts sur leur salaires. Après impôts, les cadres ne vont donc recevoir qu’environ 1,3 milliards à placer, s’ils le veulent, chez les « BlackRock » et consorts.

Les « entreprises » de leur côté vont empocher 16.9 % du gain. Un effet non négligeable : le prix réel du travail pour tous ces salariés payés au-dessus de 120 000 euros annuels va baisser d’autant. Une part plus importante de la plus-value produite retourne dans la poche de l’actionnaire. Le total a été chiffré en interne par l’AGIRC ARCO. Ça représente 4.2 mds d’euros par an offerts aux entreprises qui ont des très hauts salaires.

La voilà la vraie arnaque ! Un cadeau égal à une fois et demi l’impôt sur la fortune déjà supprimé. Un cadeau égal à 20% du Crédit Impôt Compétitivité Emploi offerts aux entreprises qui ont des très hauts salaires. Champagne chez Total, Atos, Sanofi et, surtout, dans les banques les assurances et autres secteurs de financiers.

Autant de nouvelles liquidités qui trouveront un accueil chaleureux dans les fonds de pension et les instituts prévoyance.

Mais le pire pour nous tous c’est que, à partir de 2025, le régime général de retraite perd de son côté 7 milliards d’euros tous les ans.

Ce qui veut dire que pour la période réputée chaude pour les comptes de ces caisses, c’est à dire entre 2025 à 2040, il leur en coûtera plus de 70 milliards d’euros cumulés. Ce qui creusera d’autant le déficit que cette réforme était justement censée combler.

Ce n’est pas fini.

Ceci s’ajoute à la suppression d’une autre cotisation sociale (CET/CEG). Elle permet de payer les droits solidaires (maternité, famille, chômage...). Elle rapporte chaque année près de 3 milliards d’euros.

Nouveau déficit 45 milliards cumulés pour la période 2025 à 2040.

Contrairement au discours racoleur du gouvernement, sortir 10% des cadres du système par répartition est tout sauf une mesure de « justice sociale ». C’est un énorme cadeau à la finance qui sera cher payé par l’ensemble des salariés.

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2 décembre 2019

Verger communal sur terrain de foot

Depuis samedi, le très discuté verger communal de Tagolsheim (dans le Sundgau) est installé sur le terrain de football. Une vingtaine de bénévoles ont mis la main à la pâte pour planter la cinquantaine d’arbres fruitiers. Pommiers, cerisiers et autres mirabelliers ont donc remplacé les joueurs de foot d’un club « en sommeil ».

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Une vingtaine de bénévoles étaient réunis autour du maire François Gutzwiller, ce samedi matin, à Tagolsheim, pour planter les arbres du verger communal. Une petite affluence en raison des polémiques entourant le lieu d’implantation du verger sur le terrain de football (notre édition de jeudi 21 novembre). Un terrain inoccupé depuis plus de deux ans puisque le club de l’AS Tagolsheim, qui s’était senti poussé vers la sortie par la municipalité pour des problèmes de vestiaires, s’est exilé sur les installations d’Aspach ces deux dernières saisons. Au niveau sportif, le club de football local est actuellement « en sommeil ».

Existant toujours en tant qu’association, l’AST n’a guère accepté la décision d’implanter un verger communal sur « son » ancien rectangle vert et l’a fait savoir. Des habitants du village ont également eu du mal à comprendre ce choix et ont « boycotté » le moment fort de l’histoire du village.

« Des arbres sur un terrain de foot, on n’a jamais vu ça ailleurs »

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« C’est quand même bizarre de planter des arbres sur le terrain, on n’a jamais vu ça ailleurs, glissait d’ailleurs un Tagolsheimois croisé dans la commune. C’est triste de voir le terrain dans cet état et incompréhensible quand on sait que la commune s’agrandit avec notamment des jeunes ménages qui auraient pu être intéressés à terme par un club de foot dans le village pour y inscrire leur(s) enfant(s). Je pense qu’il y avait de la place à d’autres endroits et qu’on aurait pu épargner ça au terrain de football. »

Avec une hausse de plus de 22 % du nombre de ses habitants, selon les derniers chiffres de l’Insee publiés en janvier (notre édition 16 janvier), Tagolsheim détient actuellement le record de croissance démographique dans le Sundgau.

Un petit terrain de football au printemps, un autre de basket dès le mois de décembre

« Le terrain n’était plus utilisé et nous voulions implanter le verger à côté de la zone de loisirs et de la salle communale pour créer un espace très sympathique, avait justifié le maire, en début de semaine. Et, même s’il n’y a plus de club de football, l’offre sportive et loisirs reste très importante pour une commune de notre taille avec déjà le tennis et la piscine, ainsi qu’un nouveau petit terrain de foot en herbe pour jouer en sept contre sept ou huit contre huit qui verra le jour d’ici le printemps et un terrain de basket, accessible dès le début du mois de décembre, qui sera protégé et clôturé. »

« Dans quelques années, les gens auront oublié ce terrain de foot »

« Dans quelques années, les gens auront oublié ce terrain de foot et seront contents de profiter de nos fruits locaux », a conclu, ce samedi, un maire dont la décision n’a pas fini de faire causer à Tagolsheim et dans les communes voisines. Mais, opposants et sympathisants de ce projet sont désormais tous face à une seule et même réalité : le verger communal et ses 50 arbres ont bel et bien vu le jour sur l’ancien terrain de football. Et, les Tagolsheimois récolteront le fruit de cette décision dans les années à venir.

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Et à Villé ?

Là aussi le club est en sommeil depuis plus d'un an. Evidemment, la mairie n'a pas encore osé s'attaquer au terrain (l'un des plus beaux de la vallée avec des aménagements toujours d'avant-garde, tel l'arrosage automatique). Mais des bruits ont déjà couru concernant le mobil-home servant de vestiaires. Des envies se seraient fait jour du côté de la municipalité, donc du maire, pour vendre cet outil au village voisin. Alors même que l'une ou l'autre association locale souhaiterait l'utiliser ! Le sujet sera-t-il évoqué lors de la campagne électorale à venir ?

20 septembre 2019

Elzach, capitale du masque

Du 14 au 16 novembre, un symposium européen sur le masque réunissant des conférenciers de renom aura lieu à Elzach en avant-première de la campagne "Elzacher Larvae return home".

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Quoi? une annonce de "Fasnet"? Maintenant, à la fin de l'été ? Exceptionnellement - oui! Parce qu’aujourd’hui exactement dans huit semaines, du 14 au 16 novembre, se déroulera dans le Schuttigstädtchen Elzach un grand symposium européen des masques - une première. Les préparatifs de cet événement folklorique, qui attirera des amis de masques de près et de loin, se poursuivent au moins depuis le début de l'année et entrent maintenant dans leur dernière phase.

Ce colloque est organisé par la ville d’Elzach avec le soutien du magazine de l’année du carnaval "Narri, Narro". "La particularité du complexe coutumier du Fasnet souabe-alémanique est la multitude de masques aux motifs les plus divers, essentiellement sculptés dans du bois et une expression, qui rendent la coutume unique en Europe. Le site Elzach n’est pas choisi par hasard, la ville a son grand carnaval et sa figure folle, le Schuttig, qui la met à un rôle de premier plan dans le Fasnet souabe-alémanique". indiquent les organisateurs.

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18 septembre 2019

Explosion de dengue en Asie du Sud-Est

Les chercheurs expérimentent une bactérie pour l'éradiquer

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Des centaines de morts aux Philippines, des hôpitaux envahis de malades au Vietnam, en Malaisie, en Birmanie et au Cambodge: une épidémie de dengue ravage l'Asie du Sud-Est, et les scientifiques s'attaquent à la propagation du virus avec une expérimentation testée dans neuf pays dont le Vietnam.

Conduite par le programme mondial de lutte contre les moustiques, elle consiste à injecter à des moustiques en laboratoire une bactérie, la wolbachia, qui réduit considérablement une possible transmission à l'homme de la dengue - mais aussi d'autres virus comme le Zika, le Chikungunya ou la fièvre jaune. 
Une fois les insectes lâchés dans la nature, ils se reproduisent avec l'espèce vecteur de ces maladies. Les bébés, porteurs de la bactérie, n'ont qu'une infime chance de transmettre le virus.
Au Vietnam, les premiers résultats sur la dengue - principal virus transmis par les moustiques dans le monde - sont prometteurs.
"Nous avons constaté une importante baisse des cas" à la suite de cette expérimentation, indique à l'AFP Nguyen Binh Nguyen, l'un des coordinateurs du projet au Vietnam.
Son équipe a relâché l'an dernier environ un demi-million de moustiques porteurs de la wolbachia à Vinh Luong, un district surpeuplé dans le sud du pays, particulièrement vulnérable à la dengue. 

86% de cas en moins 

Depuis, les cas ont diminué dans cette zone de 86% par rapport à la station balnéaire voisine de Nha Trang, assure Nguyen Binh Nguyen.

Et les habitants sont soulagés car si les insectes continuent de circuler, la majorité sont désormais porteurs de la wolbachia.

"Je me sens plus à l'aise maintenant (...) mais je dois tout de même continuer à faire attention", relève Cong Thi Thu, une comptable qui, avec ses deux enfants, a été victime d'une sévère crise de dengue en 2016.
La dengue, dont les symptômes (douleurs articulaires, forte fièvre, vomissements...) s'apparentent à un syndrome grippal, touche plus sévèrement les enfants, en particulier les jeunes filles, bien que les scientifiques ne sachent pas pourquoi.
Aucun traitement spécifique n'existe.

Plus de 1.800 décès

Depuis le début de l'année, cette maladie frappe de plein fouet l'Asie du Sud-Est : au moins 670.000 personnes ont été infectées et plus de 1.800 sont décédées dans la région, selon des données compilées par l'AFP à partir des chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et des autorités sanitaires de ces pays.
En cause: les températures élevées et une nouvelle souche du virus qui se propage vite parmi les populations non immunisées.
Les moustiques qui transmettent la dengue à l'homme prospèrent le plus souvent dans des zones urbanisées chaudes et humides, où l'eau stagnante est abondante.
La moitié des habitants de la planète vivent dans des zones à risque, principalement en Amérique latine, en Afrique et en Asie.
Perturbation des écosystèmes, déplacements des populations et des marchandises à cause de la mondialisation, urbanisation galopante sans assainissement des eaux, réchauffement climatique: "le cocktail est parfait pour que l'épidémie progresse très rapidement", souligne Rachel Lowe, professeure adjointe à la London School of Hygiene & Tropical Medicine.
Il existe quatre souches du virus. Une personne infectée est immunisée à vie contre celle qui l'a contaminée. Mais si elle est touchée par une autre forme, les symptômes sont souvent beaucoup plus importants.

Vaccin ou bactérie ?

Il existe un vaccin contre la dengue, mis au point par le laboratoire Sanofi Pasteur et approuvé pour utilisation dans une vingtaine de pays et dans l'Union européenne. Mais il est controversé. Aux Philippines, son déploiement raté en 2016 s'est traduit par la mort de dizaines d'enfants et a conduit à son interdiction.
La communauté scientifique s'intéresse aujourd'hui d'autant plus à la bactérie wolbachia que les insecticides pulvérisés à grande échelle dans certaines zones d'Asie du Sud-Est ne sont efficaces qu'à court terme et que les moustiques développent une résistance à ces produits.
Présente dans 60% des espèces d'insectes, la wolbachia a été découverte pour la première fois dans les années 1920 chez des moustiques vivant dans le système de drainage situé sous l'Université d'Harvard aux Etats-Unis. 
D'autres travaux, notamment en Malaisie et à Singapour, utilisent la wolbachia, mais la méthode est différente: les chercheurs infectent les moustiques mâles avec elle, ce qui les rend "incompatibles" avec les femelles non infectées et empêche ainsi les oeufs pondus de se développer et d'éclore.
En l'absence d'études à grande échelle, il est encore trop tôt pour se prononcer sur le réel succès des expériences ayant recours à cette bactérie.
"Au bout du compte, notre objectif est de nous assurer que cela conduira à une véritable réduction de la maladie", relève Raman Velayudhan, coordinateur à l'OMS du programme mondial de lutte contre la dengue. (selon AFP-Vietnam et Tahiti.infos)

13 septembre 2019

Comcom de la vallée de Villé

Nouvelle répartition des délégués

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A partir de 2020, la répartition par commune sera modifiée ! De 37 sièges, on passera à 35 ! Quelle économie ! Certaines petites communes vont avoir moins de délégués, et leur voix sera moins entendue ! Quant au bourg-centre, si remarqué par ses absences aux réunions, il verra son nombre augmenter jusqu'à 5 délégués. 

Le prochain conseil municipal villois désignera-t-il 10 ou 12 délégués, pour être sûr qu'il y aura 5 présents ?  

Voici en tous cas la délibération de la comcom du 11 juin :

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15 septembre 2019

Le loup de retour en Lorraine

Ce n’est pas officiellement confirmé, mais pour les éleveurs, le doute n’est pas permis. Le loup a refait son apparition en Moselle. Depuis 15 jours, cinq attaques ont été dénombrées au sud de Sarrebourg. Au total, près de 40 moutons ont vu la bête de trop près…

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Le loup est-il de retour en Moselle? Pour les éleveurs, cela ne fait aucun doute. Entre le 22 août et le 3 septembre, au moins cinq attaques ont été dénombrées sur des troupeaux ovins dans le sud de Sarrebourg, à Saint-Georges, Lorquin ou encore Landange. Quatre éleveurs ont été touchés et 38 moutons ont été tués ou blessés.

Les premières analyses confirment que ces attaques proviennent d’un même animal. Et, pour chaque attaque, la mention «Loup non écarté» accompagnait les rapports officiels. L’animal proviendrait des Alpes. Et les autorités le suivaient à la trace, au gré des attaques commises ici ou là. Cet été, il a ainsi sévi en Alsace, suivant une trajectoire le conduisant potentiellement jusque dans le sud de la Moselle.

Des attaques en 2014

Rien n’a été confirmé et les autorités ont demandé aux syndicats d’éleveurs de ne pas ébruiter l’affaire, le temps de mettre en place des mesures dans la sérénité. Mais aujourd’hui, le loup semble se plaire en Moselle-Sud et s’y être installé. Ce qui fait craindre de nouvelles attaques dans le secteur, et provoque une montée de psychose chez les éleveurs locaux.

En 2014, ils avaient été sérieusement impactés par un autre loup solitaire, descendu du massif du Donon. Le Pays de Sarrebourg, connu pour son important élevage ovin, semble être un terrain particulièrement apprécié par le grand canidé. Entre janvier et mai 2014, 33 brebis ou agneaux avaient péri sous les crocs et des dizaines d’autres avaient été blessés.

Dernière attaque mardi

Après cette série d’attaques, un comité Grand Carnivore a été créé en 2017, le retour du loup en Moselle semblant inéluctable, alors que la population de loups progresse en France. Ce comité rassemble tous les acteurs du dossier, y compris les pro-loups et les éleveurs.

L’organisme n’a pas encore été saisi après ces dernières attaques. «Mais une réunion est en train de se mettre en place», souligne une source. «De toute façon, ces attaques ne pouvaient pas rester secrètes bien longtemps…»

La dernière recensée a eu lieu mardi matin, à Landange. Dans cette seule exploitation, une dizaine de bêtes ont été victimes du loup, en deux dates. Les éleveurs redoutent un scénario pareil à celui de la Meurthe-et-Moselle, où un loup solitaire sévit depuis des mois dans la plaine des Vosges, certains l’ayant même qualifié de  «loup le plus meurtrier de France». Entre les Vosges, le Toulois et la Meuse, 136 bêtes ont été tuées au cours de l’année.(selon Le Quotidien du Luxembourg)

17 septembre 2019

Elz'Art à Elzach

Le week-end des 28/29 septembre : peinture de rue

elzartElzach, commune jumelée avec Villé, finalisera bientôt un de ses grands projets avec "ElzArt", les samedi et dimanche 28 et 29 septembre. Il s’agit d’art, ou plutôt de "street art": graffitis, street painting, peintures murales, street art, tatouages et "body painting". Un programme coloré pour les enfants et une vaste offre gastronomique des bouchers et aubergistes d'Elzach. Les magasins seront ouverts le samedi jusqu'à 18h et le dimanche de 12 à 17 heures. "Elzach déborde d'idées", tel est le slogan de ces deux journées.

Le programme de "ElzArt"

Samedi 28 septembre:

- magasins ouverts de 9h à 18h. 

- 18h "Le plus grand spectacle", spectacle de danse présenté par deux clubs de danse, 19h DJ Benni au "Fuhrmannskeller"; 20h groupe de musique "Knock Out" d'Elztäler avec Rockclassics; 21h30 DJ Bocki au "Bären".

Dimanche 29 septembre:

- les magasins sont ouverts de 11h à 18h

- 14h00 et 15h30 Spectacle de danse par et pour tous les âges: danse jazz et danse moderne du club de ballet et de gymnastique Elztäler.

ElzArt

8 septembre 2019

Haïti : manifestations contre la pénurie de carburants

En Haïti, la pression monte face au pouvoir. Déjà très en colère contre le président Jovenel Moïse suite à une enquête pour corruption, les Haïtiens ont manifesté à Port-au-Prince contre des pénuries de pétrole qui laissent des stations d'essence à sec.

haitiLes rues de Port-au-Prince noires de la fumée des pneus enflammés par les manifestants. Les Haïtiens sont en colère face aux pompes à essence désespérément à sec. La pénurie paralyse les activités journalières et économiques.
"Nous ne pouvons pas vivre sans carburants. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités, et corriger la situation", réclame Eddy Charles, habitant de Port-au-Prince.

Le chef de l’État mis en cause

Sans essence, les taxis, par exemple, ne roulent plus. Leurs chauffeurs sans revenus, accusent le chef de l'État. Certains, comme Belance Muez, exigent qu’il se retire et "laisse le pouvoir à un autre homme capable de tenir la barre du pays". Toutefois, le président Moïse refuse de démissionner. Le litre d’essence à 3 euros au marché noir.

La croissance en 2019 devrait stagner à 1,5% comme l'an dernier. Mais l'inflation annuelle atteint 17%. Au marché noir, le litre d'essence avoisine les 3 euros, dans un pays où le salaire mensuel moyen est en dessous de 60 euros.

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haiti_penurie_nx_frame_74_1159747Des pneus enflammés jonchent les rues de Port-au-Prince

24 août 2019

Chez nos voisins de Sarre

Les scolytes causent encore de gros dégâts

scolyteAu cours de l'année en cours, les scolytes ont de nouveau causé des dégâts considérables dans la forêt domaniale de la Sarre.

Par rapport à l’année précédente, les experts forestiers s’attendaient à un doublement de la quantité de copeaux de bois, a déclaré le ministère de l’Environnement à Sarrebruck. Sur environ 360 hectares, 10% de la superficie d’épinettes de la forêt domaniale, des dégâts causés par les scolytes seraient signalés. On prévoit actuellement qu'une superficie totale de près de 100 hectares.

Les dégâts causés par l'attaque de scolytes auraient considérablement augmenté dans toutes les régions du pays, a rapporté le ministère. Ils continueraient d'augmenter au cours du second semestre et seraient encore plus visibles de septembre au premier trimestre de 2020. Les scolytes se propagent massivement, surtout par temps sec et chaud.

C'est l'un des parasites les plus dangereux pour la forêt. Même les arbres en bonne santé peuvent mourir très rapidement en cas d'attaque. Les insectes forent des passages dans l'écorce et le bois pour la ponte - et interrompent l'alimentation entre la racine et la couronne. En Sarre, les dommages causés par le "coléoptère" en 2018 ont été estimés à environ un million d'euros.

L'été chaud et sec a provoqué dans la forêt un dommage extrême. "Au moins l'étendue de l'année précédente", a-t-on déclaré. Les résultats d'un inventaire des dégâts forestiers sont attendus dans les prochaines semaines. De nouvelles inspections ont également permis de constater des "dégâts de séchage" chez le sapin de Douglas. En outre, ce même type de dégâts sont visibles chez de vieux hêtres notamment dans le "Saarkohlenwald".

3 juin 2019

Quand l’État allemand arrache des enfants à leur famille

Si le problème est bien connu et depuis longtemps des eurodéputés, avocats spécialistes du droit familial et autres spécialistes de l'Allemagne, le grand public l'ignore souvent.

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Un documentaire qui sera diffusé lundi par France 3 met en lumière le calvaire des parents non allemands qui se battent pour garder un lien avec leur enfant que l’État veut garder sur son territoire.

« Des milliers de personnes sont concernées », «Des pratiques inimaginables», «L’Allemagne se réserve le droit de garder les enfants sur son sol, un aveuglement qui crée des drames». Les extraits tous azimuts de médias français claquent au début du documentaire Déchirures de familles qui sera diffusé lundi sur France 3 Grand Est. Ils évoquent tous un même sujet : la préférence allant systématiquement au parent allemand pour la garde de l’enfant en cas de séparation d’un couple binational. Vendredi soir, le film a été diffusé en avant-première à Strasbourg au cinéma l’Odyssée et suivi d’un débat avec les protagonistes.

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Le problème est grave. Pourtant, s’il est bien connu et depuis longtemps des eurodéputés, avocats spécialistes du droit familial et autres spécialistes de l’Allemagne, le grand public l’ignore souvent. À la frontière qui sépare l’Allemagne de la France ou du Luxembourg, les couples se forment naturellement dans l’Europe de Schengen. Ils font des enfants, sans savoir le risque qui plane en cas de séparation avec un Allemand. Le jour où ils l’apprennent, souvent de façon violente, c’est trop tard, ils sont pris dans une machinerie étatique. C’est ce qui s’est passé pour Séverine, Christophe et Joseph.

La première vivait en Allemagne avec son fils français. Quand elle s’est séparée de son ex-conjoint dont elle dit avoir subi des violences, elle est retournée chez ses parents avec son fils dont elle avait alors l’autorité parentale. Ce dernier a été inscrit à l’école maternelle du village et continuait de voir son père. Le tribunal a convoqué cette mère avec son enfant, et le petit lui a été retiré sur-le-champ. Il est parti sans affaires, en short et t-shirt, chez son père. Un procédé normalement illégal. Après plusieurs mois, cette mère a obtenu une garde partagée, à condition de vivre sous le même toit que l’homme dont elle dit avoir été victime de violences et sa nouvelle compagne.

Interdiction de parler à la presse

Dans le débat qui a suivi le film, elle explique le harcèlement qu’elle doit subir en silence de peur qu’on lui retire son fils ou encore le chantage exercé sur elle. Obligée de consulter une pédagogue désignée par le tribunal, celle-ci lui a demandé de signer un papier dans lequel elle s’engage à retirer tous les écrits sur internet où elle parle du système familial allemand, y compris la pétition déposée au Parlement européen dans laquelle elle dénonce les pratiques de l’État allemand et du Jugendamt, l’administration chargée de la protection de la jeunesse.

Joseph, lui, n’a plus le droit de voir son enfant depuis des mois. La chambre de sa petite fille, dans laquelle elle a vécu avant la séparation, reste désespérément vide.

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Christophe était sur le point d’obtenir la garde partagée de son fils en Moselle, là où la famille a toujours vécu. Il ne se remet pas de la suite des évènements. La mère s’est enfuie avec son enfant en Allemagne où elle a obtenu la garde. Il ne voit son fils plus qu’un week-end sur deux et doit tout accepter pour ne pas prendre le risque, comme Joseph, de ne plus voir son enfant. Ainsi, après une audience, il a accepté à contrecœur qu’on donne un médicament à son enfant contre l’hyperactivité, alors que celui-ci est décrit comme particulièrement calme par les gens qui le côtoient.

Dans la salle de cinéma comble, on entend les bruits de mouchoirs, et pour cause, des parents de toute la France qui sont dans cette situation sont venus assister au film dans lequel ils placent beaucoup d’espoir.

«Quand ils ont pris votre enfant, ils essayent de prendre votre argent», explique Séverine Breit, qui dit actuellement se battre pour garder sa maison, dont elle est propriétaire à 50%. Son ex-compagnon va la mettre aux enchères sans son consentement. Une nouvelle procédure coûteuse débute, mais elle est obligée de se battre, puisque quitter cette maison, c’est peut-être perdre la garde partagée. Un danger qui la ronge.

Les parents qui n’ont plus le droit de voir leur enfant sont dans l’obligation de payer une pension alimentaire et se ruinent littéralement en frais d’avocat et de justice. Ils sont exténués par des années de procédures et de souffrance.

Mandat d’arrêt contre une mère

Paule-Andrée prend la parole, la voix étranglée par les larmes : «Je voulais dire qu’ils vont beaucoup plus loin que ce qu’on voit dans le documentaire. Ils utilisent le mandat d’arrêt européen pour le simple divorce.» Cette maman en a été victime lorsque ses filles (dont le père a la garde en Allemagne) ont fait une fugue pour rejoindre leur mère. Heureusement, dans son cas, les autorité françaises ont pu le faire annuler. D’autres ont eu moins de chance et ont passé des mois en prison dans leur propre pays.

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Natalie Kühlmorgen s’exprime à son tour : «Moi, je suis allemande et je peux vous dire que je n’irai plus jamais dans mon pays.» Son histoire ressemble à un film d’horreur. Mariée à un médecin français qui travaille à Strasbourg, le couple était installé à Kehl, juste de l’autre côté de la frontière. Il y a une dizaine d’années, la famille prévoyait de déménager en France. Un jour, alors qu’elle va chercher ses filles à l’école, elle ne les trouve pas. Ces dernières avaient été placées brutalement, sans qu’un jugement soit prononcé, dans une famille d’accueil pour qu’elles restent sur le sol allemand. Pendant six mois, le couple n’avait le droit qu’à quelques heures de visite, jusqu’au jour où lors d’une de ces visites les parents volent leurs propres enfants avec la complicité de la police française.

«Voilà jusqu’où l’État allemand peut aller […]. Je peux vous assurer que ce sont des blessures qui ne se referment jamais.» La fille la plus âgée est adulte aujourd’hui et est encore traumatisée par l’épisode, d’autant qu’elle aurait subi des attouchements par l’homme de la famille d’accueil. Un documentaire avait été réalisé sur cette histoire surréaliste et tous les faits sont avérés. Pourtant, la mère reprend : «Quand on raconte notre histoire, personne ne nous croit. On nous fait passer pour des fous.»

Audrey Libiez, journaliste

19 mai 2019

Ghana : le fléau de la prostitution des enfants et des adolescentes

Des dizaines de milliers de mineures se prostituent au Ghana. Parmi elles, des enfants de moins de 10 ans. Sans que les autorités n’interviennent alors que la loi ghanéenne réprime ce genre de crime.

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« La plus jeune prostituée que j’ai vue avait 9 ans », a confié à une journaliste de la RTBF (radio-télévision belge) une responsable de l’association ghanéenne Women of Dignity Alliance. Le phénomène semble très répandu dans un pays qui jouit pourtant « d’une démocratie solide et d’une stabilité politique enviable » en Afrique de l’Ouest. Mais un pays où, selon l’ONU citée par Jeune Afrique, « la forte croissance économique des dernières années n’a entraîné aucune réduction significative du nombre de pauvres (24 % de la population), tandis que celui des millionnaires en dollars n’a cessé de croître ».

Selon une enquête très fouillée de l’hebdomadaire Der Spiegel, on compterait plus de 100 000 enfants qui vendent leurs corps dans les grandes villes du pays. Leurs clients ? « Généralement des hommes âgés entre 40 et 50 ans », dixit la RTBF. La situation du Ghana attire investisseurs (notamment chinois) et touristes (notamment européens), dont certains viennent notoirement pour le sexe.

Les prostituées ont souvent rompu avec leurs familles. Des familles où l’on compte de nombreux enfants (pour une population de quelque 28 millions d’habitants). « Rien ne changera si les gens continuent à avoir 15 enfants. Les parents sont contents quand l’un d’eux disparaît. Cela signifie pour eux une bouche de moins à nourrir », a expliqué au Spiegel un volontaire de l’ONG Defence for Children International (DCI).

Entre 4 et 7 euros la passe

Si elles disparaissent du foyer parental, les mineures réapparaissent ensuite dans les rues d’Accra, la capitale, ou dans d’autres grands centres urbains du pays. Là, elles sont « prises en charge » par des souteneurs qui les prostituent. Des réseaux qui, grâce à leurs complices, contrôlent tous les faits et gestes de ces enfants et leur soutirent leurs gains : entre quatre et sept euros la passe, jusqu’à cinq fois par nuit.

Les adolescentes « préfèrent les clients étrangers » qui payent davantage et « ont tendance à moins (les) frapper », constate le Spiegel. Car la violence est leur quotidien.

Apparemment, leur sort ne semble guère émouvoir les autorités. Pourtant, sur le papier, la loi ghanéenne punit d’une peine d’environ 15 ans de prison « le fait d’avoir une relation tarifée avec une mineure », rappelle l’association Women of Dignity Alliance. « Mais cette loi est finalement très peu appliquée car il faut que la police soit témoin de l’échange d’argent. » Peut-être aussi parce que la situation profite à bien du monde dont « des agents de police corrompus » (Der Spiegel)…

Et l’avenir de ces enfants dans tout ça ? A DCI, on tente de les remettre sur les bancs de l’école. Avec très peu de succès. Même si l’on observe quelques (très) rares cas qui s’en sortent. « Quand je serai grande », a expliqué une petite de 13 ans au Spiegel, « j’aimerais être infirmière », ou coiffeuse, « ou avoir une famille »… Mais peut-on vraiment voir si loin quand à cet âge on doit se prostituer pour survivre, loin de sa famille…

  • source : Franceinfo Afrique
27 avril 2019

Strasbourg : importante opération policière à l'Elsau

Les autos-casses visées !

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C'est une opération de grande ampleur qui s'est déroulée ce jeudi 25 avril, rue de l'Untereslau à Strasbourg. Sous l'autorité du préfet du Bas-Rhin et du procureur de la République de Strasbourg, des contrôles ont eu lieu sur plusieurs parcelles abritant des activités économiques illégales.

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Une zone dite verte, non constructible et non viabilisée entre le quartier de l'Elsau et l'autoroute A35! Depuis des mois, elle est au coeur des préoccupations des autorités. Sur 5 à 6 hectares, des activités totalement illégales y ont fleuri. Stockage sauvage de ferrailles et d'objets de casse, squats, construction sans permis."C'est devenu en quelques années, une zone de non-droit", explique le préfet du Bas-Rhin, Jean-Luc Marx. Et d'ajouter "avec cette opération, nous avons pu constater de nombreuses infractions au code de l'urbanisme, au code du travail ou encore au code de l'environnement avec de probables pollutions des sols". 

Une opération "inter-ministérielle" préparée durant de longues semaines et qui a mobilisé : 130 policiers, la gendarmerie, des services de l'état aussi divers que la direction de l'environnement, celle des territoires ou encore la brigade fluviale.

De quoi perturber la circulation sur l'A35.

L'opération a duré une bonne partie de la journée, le temps d'effectuer des prélèvements, de faire les constations d'infractions ou de délits.

  • NB : Cette affaire n'a évidemment rien à voir avec un ferrailleur désirant s'installer à Villé (bien que la même société possède une aire d'autocasse à deux pas de là...) 

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 Bilan de l’opération (communiqué du ministère de la Justice et du préfet du Bas-Rhin)

Une opération interservices administrative et judiciaire, menée sous l’autorité conjointe du préfet du Bas-Rhin et du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Strasbourg, a été effectuée ce matin rue de l’Unterelsau à Strasbourg.

Douze parcelles abritant des activités économiques sans autorisation ont fait l’objet de contrôles au titre du droit du travail, du droit de l’urbanisme et de la police de l’environnement.

Cette vaste opération a mobilisé plus de 130 effectifs des services de police et de gendarmerie, de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, de la direction départementale de la protection des populations, de la direction départementale des territoires, de l’agence française de la biodiversité, ainsi que des services de l’Eurométropole de Strasbourg.

22 contraventions

Près d’une vingtaine de délits ont été relevés au cours de cette vaste opération dont 6 délits concernent la police de l’environnement (défaut d’agrément, exploitation d’installation classée sans autorisation), 8 délits
concernant le droit de la concurrence et la répression des fraudes (pratiques commerciales trompeuses, suppression d'éléments d'immatriculation de véhicule, défaut de qualification professionnelle, défaut d'immatriculation à la chambre des métiers, entrepôt de déchets non conformes, achat de véhicules destinés à la destruction sans agrément), 3 délits au titre du droit de l’urbanisme (constructions illicites sans permis de construire et non respect du plan local d’urbanisme) et 1 délit pour non tenue d’un registre mobilier.

22 contraventions ont également été dressées à l’occasion des contrôles, dont la moitié concernent des infractions liées à la gestion des déchets.

4 mai 2019

Ponctualité des trains SNCF

Le Grand Est parmi les bons élèves

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L’année 2018, marquée par une très longue grève des cheminots, a été particulièrement mauvaise pour la régularité des trains, indique l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST) dans son bilan annuel. Le Grand Est fait partie des plus ponctuels.

« L’année 2018 a constitué la pire année depuis 2012 (date de création de l’AQST) en termes d’annulation pour l’ensemble des transports ferroviaires longue distance. On peut retenir la forte augmentation du taux d’annulation des circulations TGV à 7,8% contre 1,0% en 2017 et 0,3% en 2016 », écrit l’Autorité.

Les trains ont aussi été fort peu ponctuels l’an dernier : 17,8% des TGV ont par exemple été en retard en 2018, contre 15,4% et 11,5% les deux années précédentes. Seuls les trains de banlieue parisiens s’en sortent relativement bien, selon le document. C’est la liaison Paris-Arras qui a été la plus victime d’annulations l’an dernier, tandis que les passagers du Paris-Le Mans ont subi le plus de retards. A l’inverse, Paris-Nancy et Paris-Lyon sont les relations les plus ponctuelles.

Quant aux TER, Bretagne, Grand-Est et Normandie sont d’assez bons élèves pour la ponctualité, tandis qu’Auvergne-Rhône-Alpes, PACA et l’Occitanie ferment la marche loin derrière.

Grève inédite et panne monstre

« 2018 a été marquée par des mouvements sociaux nationaux significatifs », et en particulier la grève nationale du 2e trimestre qui a « grandement impacté le trafic ferroviaire », souligne l’Autorité, rappelant aussi la grande panne électrique ayant touché Paris-Montparnasse du 27 juillet au 6 août.

« 2018 a été, sans conteste, une année particulièrement difficile pour les clients du train », a confirmé la SNCF. Cette piètre performance « s’explique assez logiquement par la plus longue grève qu’a connue SNCF ». « De telles perturbations sur un quart de l’année impactent naturellement de façon importante les données présentées par l’AQST », selon un porte-parole.

La SNCF préfère mettre en avant les efforts entrepris depuis deux ans « pour améliorer la régularité de tous les trains ». Un « retour aux fondamentaux » qui produit des résultats « particulièrement encourageants depuis le début 2019 ». (selon AFP)

22 février 2019

Autriche : ce demi-jour férié qui fait râler

Un pays qui instaure un demi-jour férié supplémentaire pour tous les salariés et suscite le mécontentement général ? Ça se passe en Autriche où la décision de faire du vendredi précédant le week-end de Pâques une journée à moitié chômée fait l'unanimité contre elle. 

vienneLe gouvernement autrichien pensait avoir trouvé un compromis acceptable pour se conformer à une récente décision de justice européenne le contraignant à réviser le régime du vendredi saint dans les entreprises : la journée de travail s'arrêtera désormais à 14h00, a décidé la coalition entre conservateurs et extrême-droite. 
Mais mercredi, au lendemain de l'annonce qui faisait les titres de la presse nationale, les critiques pleuvaient sur cette nouvelle organisation valable dès le 19 avril prochain. 
Les membres des Eglises évangéliques, qui jusqu'ici bénéficiaient de toute la journée fériée, jugent injuste la solution présentée ; le patronat la juge trop coûteuse tandis que les syndicats estiment que le gouvernement "se moque" des salariés. 
"Un jour férié qui commence à 14h00 un vendredi où de toute façon beaucoup de salariés finissent de travailler à la mi-journée est ridicule", a réagi Bernhard Achitz, membre du bureau de la Confédération autrichienne des syndicats (ÖGB). 
La journée de travail commençant généralement tôt en Autriche, beaucoup de salariés ont l'essentiel de leurs heures quotidiennes derrière eux lorsque sonne 14h00. A cela s'ajoute l'usage dans de nombreuses entreprises autrichiennes de terminer la semaine le vendredi en début d'après-midi. 
"Les commerces pourront-ils rester ouverts durant la demi-journée fériée ?", s'interrogeait le quotidien Die Presse, alors que le régime d'ouverture des magasins est étroitement encadré en Autriche. 
Les réseaux sociaux ont relayé les critiques sur un mode plus léger, certains ironisant sur un "vendredi à moitié saint", d'autres imaginant Jésus "mort de rire" devant le compromis trouvé. Le vendredi saint précédant le dimanche de Pâques marque pour les chrétiens le jour de la crucifixion et de la mort du Christ. 
Dans une décision rendue fin janvier, la Cour de justice de l'UE (CJUE) avait qualifié de discriminatoire la législation autrichienne prévalant jusqu'ici et réservant aux seuls membres de certaines églises chrétiennes l'octroi d'un jour férié à l'occasion du vendredi saint. Ce régime spécial ne bénéficiait qu'aux Eglises protestantes des confessions d'Augsbourg et helvétique, Eglise vieille-catholique et Eglise évangélique méthodiste.

19 février 2019

Guadeloupe : la folle ardoise laissée par une ancienne ministre de Balladur

Lucette Michaux-Chevry, ancienne ministre du gouvernement Balladur, souvent appelée "la dame de fer des Antilles" ou "la reine-mère de Guadeloupe", quitte la communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbes avec une facture de 55 millions d'euros d'impayés.

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Elle abandonne la vie politique en laissant une comptabilité en piteux état. À 89 ans, Lucette Michaux-Chevry, qui doit comparaître en juin devant le tribunal correctionnel pour une affaire de favoritisme dans un dossier de transports publics, a démissionné de la présidence de la communauté d'agglomération grand Sud Caraïbes. Et la "dame de fer" de la Guadeloupe laisse derrière elle 55 millions d'euros de factures impayées, comme l'explique le quotidien Le Parisien. La dette de la communauté d'agglomération s'élève à près de 75 millions d'euros. Une situation alarmante pour une administration qui ne doit gérer "que" 80.000 habitants.

La masse salariale (environ 14 millions d'euros) pèse sur la santé financière de la structure, qui emploie 456 agents. Un document dressé par la direction générale des finances publiques conseille à la collectivité de "retrouver une sincérité budgétaire". Le nouveau président, qui sera élu en fin de semaine, devra de toute urgence adopter des mesures de redressement budgétaire, sous peine "d'impacter l'économie de la Guadeloupe toute entière", selon une source proche du dossier interrogée par Le Parisien.

L'ancienne ministre déléguée de l'Action humanitaire et des Droits de l'Homme sous le gouvernement Balladur de 1993 à 1995 a démissionné pour "protéger" sa famille. Et, si sa carrière politique semble désormais terminée, les procédures devant les tribunaux risquent encore de durer.

  • Ci-dessous : extrait du "Canard enchaîné".

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23 février 2019

Rochefort-en-Terre, village préféré des français en 2016, l'est-il encore en 2019 ?

Le maire poursuit son premier adjoint pour diffamation.

l_adjoint_s_exprimait_dans_un_magazine_parisien_qui_4385979_540x271pEn proie à une crise municipale, le maire de Rochefort-en-Terre (56) n’a pas pu faire condamner son premier adjoint pour diffamation, ni le magazine parisien qui relatait ses propos. Au contraire, c’est lui qui a été condamné.

Honneur ne rime pas toujours forcément avec bonheur ! Près de trois ans après avoir été élu « Village préféré des Français » (en 2016), dans le cadre d’une émission de télévision animée par Stéphane Bern sur France 2, la pittoresque commune de Rochefort-en-Terre (Morbihan) ne vit plus dans la même tranquillité. Car des conflits sont nés au sein du conseil municipal, au point que le maire Jean-François Humeau y a été mis en minorité et s’est vu retirer toutes ses délégations, sans pour autant démissionner. Et ce jeudi c’est devant le tribunal correctionnel de Vannes que cet édile poursuit son premier adjoint, Stéphane Combeau, pour diffamation. Il lui reproche des propos tenus à son égard dans un article d’un magazine parisien, paru le 27 juillet dernier, pour lesquels sont d’ailleurs aussi poursuivis le directeur de cette publication et la journaliste auteure de ces écrits.

« Je n’ai jamais tenu ces propos »

Cette dernière était venue à Rochefort-en-Terre pour s’intéresser à l’impact de cette émission télévisuelle et au conflit politique dans cette localité très touristique. « À cette occasion, le premier adjoint a tenu des propos très désagréables et mettant en cause l’honneur du maire. Je regrette aujourd’hui devant le tribunal que ce premier adjoint n’assume pas ses propos », souligne Me Cabioch, avocat du maire, qui réclame un euro symbolique pour le préjudice.

Car le premier adjoint a d’emblée affirmé aux juges : « Je n’ai jamais tenu ces propos ». Son défenseur Me Couespel rajoute, en demandant une amende de 5.000 € contre le maire. : « Il n’y a aucune preuve pour savoir qui aurait tenu ces propos puisque la journaliste dit avoir effacé son enregistrement audio ».

Les trois prévenus relaxés

Pour la défense de la journaliste, Me Fourlon précise : « Celle-ci n’a pas rapporté des propos diffamatoires mais l’opinion émise par le premier adjoint, dans le cadre d’une enquête sérieuse et contradictoire, dans le contexte politique de ce conflit. Un élu peut être l’objet de critiques sur ses fonctions et activités ».

Le tribunal décide de relaxer les trois prévenus et condamne le maire à verser un euro à son adjoint et 500 € à la journaliste et autant au directeur de la publication. (paru dans "Le Télégramme", quotidien du Morbihan)

Quant aux frais de justice et d'avocats, nous laisserons au maire de Villé, qui a une certaine expérience en la matière, le soin de les calculer.

26 février 2019

Pays de Bade : des patrons protestent contre l’expulsion des migrants

Dans le Bade-Wurtemberg, une centaine de chefs d’entreprise réclament que les autorisations de séjour soient liées aux contrats de travail. Ils ont embauché beaucoup de migrants depuis trois ans, une main d’oeuvre intégrée, menacée désormais d’expulsion.

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69 réfugiés afghans expulsés vers leur pays le jour de son 69ème anniversaire. La remarque et le rictus du ministre de l’Intérieur allemand, Horst Seehofer, ont suscité une vive polémique le mois dernier en Allemagne. Le pays manque en effet de main-d'oeuvre qualifiée, surtout dans le sud du pays. Pour de nombreuses entreprises, les demandeurs d'asile, arrivés en nombre depuis trois ans, ont permis de répondre à leurs besoins. Mais certains sont aujourd’hui sous le coup d'une expulsion. Les chefs d'entreprise concernés sont de plus en plus nombreux à protester et à exiger que des migrants intégrés sur le marché de l'emploi puissent rester en Allemagne.

Parmi ces demandeurs d’asile déboutés se trouvait Ahmed Ahmadi. Arrivé comme des centaines de milliers de réfugiés ces dernières années en Allemagne, il était intégré et avait un travail. Son employeur Wolgang Strahl est sous le coup de l'émotion : "Je suis déçu, ajoute Wolfgang Strahl. Je ne pensais pas que ça puisse frapper Ahmad qui est expulsé alors qu’il était parfaitement intégré." 

Des conséquences économiques pour les entreprises mais aussi pour l'État

Beaucoup de chefs d’entreprise comme Wolfgang Strahl dénoncent ces pratiques. Ils ne comprennent pas que leur engagement pour l’intégration des réfugiés, ou tout simplement le temps passé et l’argent dépensé pour leur formation, soient remis en cause du jour au lendemain. Jürgen Rudeck a une petite entreprise de peinture sur métaux et il n’arrive pas à satisfaire toutes les commandes. "Il y a trois ans, les pouvoirs publics nous ont demandé de contribuer à l’intégration des réfugiés. Nous l’avons fait. Et maintenant, on les expulse. Cela a des conséquences négatives sur notre chiffre d’affaires et sur nos bénéfices. L’État perd des recettes car nous payons moins d’impôts."

Dans le Bade-Wurtemberg, région où règne pratiquement le plein emploi et où les entreprises recherchent désespérément de la main d’œuvre qualifiée, une centaine de chefs d’entreprise ont lancé une initiative pour que leurs salariés ne soient pas expulsés. "Ma proposition serait que si un demandeur d’asile a un contrat de travail, son autorisation de séjour soit liée à ce contrat", explique Jürgen Rudeck.

L’Allemagne veut adopter une loi favorisant la migration économique. Elle pourrait répondre aux cas de ces migrants souvent dans l’impasse. Et pendant ce temps, la France se refuse à cette politique...

13 février 2019

Le Cameroun aura bientôt son tramway

Où l'on reparle de Siemens !

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On se doutait bien qu'avec le refus de la commission européenne de Bruxelles d'accepter la fusion Alstom-Siemens, des intérêts financiers étaient en jeu. Et une fois de plus, on les comprend au détour d'une affaire africaine.

Lisez la suite : la société belge Iristone a annoncé, mercredi par voie de communiqué le début, «prévu pour le courant du premier semestre 2019 pour une durée de 3 ans», de la construction d’une ligne pilote de tramway d’un linéaire de 18 kilomètres dans la métropole économique camerounaise.

La mise en service partielle dudit tronçon est envisagée pour 2021 mais est conditionnée par la conclusion à date du contrat entre le groupement belgoturc Iristone-Ilci Holding et le gouvernement camerounais, «dont le début des négociations est imminent». C’est en juillet 2016, rappelle-t-on, qu’un protocole d’entente a été signé par les parties en vue des études, du financement et de la construction de cette ligne de «train de ville» ayant déjà abouti aux études d’insertion, de solution énergétique autonome et de plans de financement éligibles aux fonds internationaux dont le montant n’a pas été précisé.

Le tandem Alstom-Siemens remplacé par un consortium euro-canadien !

Pour le projet, Iristone, Illci, l’allemand Siemens et la canadien Bombardier Transportation ont mis en place un consortium dans le cadre d’un partenariat public-privé, le chantier pilote devant mobiliser plus d’un millier de postes de travail, pour une ville comptant actuellement plus de 3 millions d’habitants. Ainsi, on apprend que le rapprochement Alstom-Siemens, prévu de longue date, est remplacé par un consortium belge-allemand-canadien !

Le tramway de Douala disposera d’une centrale électrique autonome dont la puissance, selon ledit regroupement d’entreprises, «dépasse les besoins de son exploitation» et contribuera, également, à l’amélioration de l’attractivité de la zone industrielle de Douala-Bonabéri.

Pour rappel, le projet de construction d’un Tramway au Cameroun remonte en 2011 pendant la campagne présidentielle. Plus de cinq ans après le scrutin, ce projet est rentré dans les oubliettes. Ce n’est qu’en juillet 2016 qu’il est remis à l’ordre du jour avec la signature du protocole d’entente entre le Cameroun et les groupes belgo-turc IRISTONE et ILCI. Ce protocole était axé sur l’exécution des études, du financement et de la construction de la ligne de 18 km dans la ville de Douala. Il a fallu attendre pratiquement 3 ans encore, pour que l’on en reparle et  se voir souffler le projet pour Alstom.

17 février 2019

Paul François, "porte-étendard" du combat contre Monsanto

Procès pour l'agriculteur !

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"Je me retrouve porte-étendard bien malgré moi": l'agriculteur Paul François fait face pour la quatrième fois à Monsanto devant la justice, mercredi, pour tenter de faire reconnaître la responsabilité de l'entreprise américaine dans son intoxication à un herbicide en 2004.

"On continuera (le combat) jusqu'au bout mais je suis fatigué", a déclaré mercredi le Charentais lors d'une conférence de presse à Lyon avant cette nouvelle audience devant la cour d'appel.  
Ce céréalier de Charente avait été intoxiqué en avril 2004 après avoir inhalé des vapeurs de Lasso, un herbicide de Monsanto. Après plusieurs malaises, M. François avait été longuement hospitalisé et frôlera même la mort. Il souffre toujours de graves troubles neurologiques. 
Une fois son mal reconnu comme maladie professionnelle, l'agriculteur s'est lancé en 2007 dans un combat judiciaire contre le géant américain, filiale de l'allemand Bayer depuis 2018. Il réclame "plus de un million d'euros" à Monsanto. 
M. François avait obtenu gain de cause en première instance et en appel. Mais l'affaire a été de nouveau renvoyée l'année dernière devant la cour d'appel par la Cour de cassation. 
Celle-ci a estimé nécessaire le réexamen de l'affaire en se basant non pas sur un fondement de droit commun - le "défaut d'information" - mais sur la responsabilité de produits défectueux. 
Pour la sociologue du travail Annie Thebaud-Mony, fervent soutien de l'agriculteur, "ce procès est une brèche dans l'impunité" des industriels qui saisissent les juridictions "indéfiniment", tandis que les juges ont "déjà dit que +Oui, Monsanto a intoxiqué Paul François+". 
La chercheuse à l'Inserm a également jugé "scandaleux" que "les industriels paient des scientifiques - ce qui fait la honte de la communauté scientifique - pour produire le doute là où il n'y en a plus" sur la dangerosité des pesticides. 
"Dire que les pesticides ne sont pas dangereux, c'est dire n'importe quoi et c'est faire de l'expérimentation humaine", a-t-elle fustigé. 
Interdit en France depuis novembre 2007, l'herbicide Lasso incriminé par M. François a été jugé dangereux et retiré du marché au Canada dès 1985, puis en 1992 en Belgique et au Royaume-Uni.

Manque de courage politique !

Le groupe Bayer s'est dit mardi "attaché à une juste compréhension des situations". 
"Nous souhaitons également rappeler que l’utilisation de produits phytosanitaires ne présente pas de risque pour la santé humaine lorsque ceux-ci sont utilisés dans les conditions d’emploi définies dans le cadre de leur autorisation de mise sur le marché", a poursuivi l'entreprise. 
Président de l'association Phyto-victimes, Paul François réclame la mise en place d'un fonds d'indemnisation pour les victimes de pesticides, voté à l'unanimité au Sénat mais qui n'a depuis pas été voté à l'Assemblée nationale, la ministre de la Santé Agnès Buzyn ayant "mis tout son poids" pour empêcher ce vote. 
"C'est scandaleux pour les milliers de personnes qui n'ont pas obtenu d'indemnisation, ça montre vraiment que le problème des pesticides n'est pas pris en compte", a dénoncé le céréalier. 
A la tête d'une exploitation de plus de 200 ha, M. François s'est converti en bio à partir de 2015, assurant dégager depuis "de la rentabilité", avoir maintenu un emploi et avoir "aussi repris (sa) liberté d'agriculteur". 
"Il ne s'agit pas de sortir des pesticides du jour au lendemain mais sortir sur les quinze prochaines années, c'est réalisable et c'est là que les politiques manquent de courage", a assuré le céréalier. 
S'agissant du glyphosate, autre herbicide commercialisé par Monsanto, le président Emmanuel Macron avait déclaré le 25 janvier lors d'un débat-citoyen dans la Drôme que la France ne parviendrait pas à se passer "à 100%" du glyphosate dans les trois ans comme il s'y est engagé. (selon AFP)

10 février 2019

L'assaut contre le dernier fief du groupe EI en Syrie est lancé

La force arabo-kurde soutenue par Washington a annoncé ce samedi avoir lancé son offensive « finale ».

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La bataille finale lancée samedi par les Forces démocratiques syriennes, les FDS, soutenues par Washington, se concentre sur la dernière poche de quatre kilomètres carrés où sont encore retranchés quelque 600 jihadistes, dont des étrangers, et leurs familles.

La coalition arabo-kurde affirme dans un communiqué que la bataille sera terminée d’ici quelques jours. Le président Donald Trump avait affirmé que le groupe Etat islamique sera définitivement vaincu en Syrie d’ici une semaine.

En parallèle à l’opération militaire, des négociations seraient en cours pour obtenir la reddition des jihadistes, selon des sources de l’opposition syrienne.

Les derniers combattants de l’EI examinent une offre d’abandonner leur dernier fief et de se retirer soit vers la région d’al-Anbar, en Irak, soit vers Tanaf, dans le triangle frontalier syro-irako-jordanien. Les jihadistes seront accompagnés des membres de leurs familles. Les blessés et quelques prisonniers seraient remis aux FDS.

A l’apogée de sa puissance, en 2015, le califat autoproclamé par l’Etat islamique couvrait la moitié de la Syrie et le tiers de l’Irak. Il était défendu par une armée de plus de 100 000 hommes, dont des milliers de jihadistes étrangers. Aujourd’hui, il ne contrôle plus qu’un pour cent de ce vaste territoire.

9 février 2019

Les absences de la comtesse

Y a-t-il des pauvres dans la vallée de Villé ?

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La dernière séance plénière du conseil départemental 67 a eu lieu lundi 4 février, avec deux points à l'ordre du jour :

- Vote pour une collectivité européenne d'Alsace.

- Démarche de lutte contre la pauvreté.

Une fois de plus, la conseillère départementale de la vallée a brillé par son absence. Si l'on peut comprendre aisément que le premier point dépasse largement son niveau politique, on peut se poser des questions quant à sa conception de la représentation pour le deuxième : n'y aurait-il plus de pauvres dans la vallée ?  Ou notre élue ne serait-elle plus que la conseillère des riches, un peu comme notre président de la république qui apparaît lui aussi comme le représentant des riches, voire des très riches ?

Après sa "glorieuse prestation" lors de la réunion de bilan à mi-mandat, on aurait pu envisager qu'elle se ressaisisse dans l'enceinte strasbourgeoise du CD. Hélas, elle est restée au niveau de ses présences aux réunions à mi-mandat : présente de corps à Villé (mais pas d'esprit), absente à Saâles, Schirmeck et Muzig ! Avec une présence sur quatre, elle est devenue "madame 25%" ! Mais peut-être ne touche-t-elle que le 1/4 de son indemnité ?

  • Ci-dessous : extrait du PV de la réunion plénière du 4 février 2019.

pauvres

vill_

schirmeck

mutzig

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