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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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13 juin 2018

PLUi : friches agricoles et viticoles

Le bourg-centre : paroles, paroles ...

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Lors du dernier conseil municipal, nos élus (ou plutôt notre élu, le maire de Villé, car il n'y a pas eu de vote) se sont penchés en point unique de la réunion sur le PLUi. Voici in extenso le compte-rendu intégral ! Un monument du genre ! En contradiction complète avec le projet bourg-centre, établi certes de façon téméraire sans évaluation budgétaire en 2003 (ce qui a en grande partie amené à l'impasse budgétaire actuelle de la commune). J'avais déjà dit à cette époque que ce document pouvait au plus figurer dans les archives de la Société d'Histoire, mais manquait de sérieux et de chiffré pour des demandes de subvention. La suite me donnera raison, puisque toutes les subventions espérées, notamment une grosse partie du FISAC (fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) n'a pas été versée. Les travaux de la succession villoise du baron Haussmann ont été payés par les  seuls villois.

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PV4Pourtant, en 2003, le maire de Villé André Frantz écrivait dans son projet :

"3 secteurs d'Appelation d'Origine Contrôlée partiellement plantés en vignes, au nord et au nord-est de la commune couvrent une superficie totale de 2,1 ha..."

Puis un peu plus loin :

"Après avoir effectué une étude paysagère sur Villé, deux problèmes importants se sont posés, à savoir les friches sur les versants vers Albé et Triembach-au-Val et les plantations forestières sans réglementation pour Villé depuis 1968. Une nouvelle réglementation et une résorpsion des friches passent par la création d'une Commission Communale d'Aménagement Foncier, financée par le Conseil Général du Bas-Rhin.

En date du 12 mars 2002, le conseil municipal décide à l'unanimité de demander au Conseil Général la création d'une C.C.A.F.

Le 21 octobre 2002, la commission permanente du Conseil Général émet un avis favorable à l'institution à Villé d'une C.C.A.F. ayant pour vocation de donner un avis sur la réglementation de certains boisements."

Si par la suite, il a bien été créé une CCAF, celle-ci ne s'est réunie qu'une fois pour sa création et pour deux visites sur le terrain, restées sans aboutissement ! et ceci malgré toutes mes relances (j'en étais membre en tant que représentant des propriétaires forestiers). A mes dernières relances, en 2014, monsieur le maire n'a même pas daigné répondre. (voir ci-dessous)

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Aujourd'hui, à l'heure du PLUi, on  en voit le résultat : 

1) Les friches viticoles et agricoles ne sont pas résorbées. De deux zones, elles sont même devenues trois (Giesshübel, vers Saint-Martin, en plus) !

2) Les zones AOC restantes risquent de disparaître à jamais ! au profit de lotissements-bidon (comme "les Pommiers 2"?). Et pourtant les élus de Villé ont souscrit au P.A.D.D. du PLUi (projet d'aménagement et de développement durables) : "Les terres agricoles et viticoles seront préservées de I'urbanisation. De plus, il s'agira d'en reconquérir d'autres sur les nombreux terrains en friche, pour faire face à la forte demande en foncier agricole ou viticole AOC. Cet objectif est nécessaire au maintien d'une agriculture de montagne dynamique qui entretient le paysage et évite l'enfrichement." Mais c'est connu, à Villé on n'a peur de rien, surtout pas des contradictions.

3) Et la réglementation des boisements n'aura pas lieu ! Voilà encore un point qui va rendre plus complexe le zonage ! J'y reviendrai dans un article ultérieur.

Quelle crédibilité peut-on accorder à un vice-président de la comcom pour la réalisation d'un PLUi cohérent, alors qu'il a échoué dans l'application de sa propre politique dans le bourg-centre qu'il dirige d'une main plus que tremblante ?

NB : Dans les années 1960/70, dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) et à l'occasion des quotas instaurés par la commission de Bruxelles, de nombreuses terres viticoles de la vallée - et notamment à Villé - furent achetées par des viticulteurs de Scherwiller, Nothalten, Dambach-la-Ville, qui ont ainsi contourné la règle des quotas dans leur vignoble. Les anciennes vignes de la vallée, sont restées à l'abandon et devenues des friches. Les 2,1 ha cités par le maire de Villé sont la surface viticole encore cultivée et non le périmètre de la zone AOC.

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Friche d'une ancienne vigne à la Gänzlach !

* Prochain article à propos du PLUi : toujours, et encore des friches,  F.T.V. ou les occasions manquées !

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1 juin 2018

Algérie, Libye : même combat ?

Des migrants vendus comme esclaves !

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Alors que l’Algérie n’a pas fini de s’insurger contre les critiques de l’ONU quant au traitement réservé aux migrants, voilà que ce pays d’Afrique du Nord fait ainsi face à de nouvelles accusations. Il s’agit, cette fois, de migrants subsahariens qui ont affirmé avoir été torturés et vendus comme esclaves par des « passeurs » qui étaient le plus souvent de leur propre nationalité dans la ville de Tamanrasset.

C’est du moins ce qu’a rapporté, ce mercredi 30 mai 2018, l’agence de presse Reuters, qui, en plus de témoignages rassemblés par l’agence à Agadez au Niger, cite une enquête de l’Organisation internationale pour les migrations (IOM), qui a questionné des milliers de migrants après qu’ils ont quitté le pays dirigé par le Président Abdelaziz Bouteflika.

Reuters indique que des témoignages ont fait état des détails de travail forcé et d’esclavagisme imposés à des migrants de différentes nationalités subsahariennes. Le cas d’un jeune Guinéen a été évoqué. Il s’agit d’un nommé Ousmane Bah, un ouvrier guinéen de 21 ans, qui a affirmé avoir été vendu deux fois en Algérie par des ravisseurs non identifiés. « La première fois, ils m’ont vendu pour 100 000 francs CFA », a-t-il déclaré à l’agence de presse. Pour sa part, un migrant togolais a indiqué avoir été torturé dans la ferme à moutons où il avait été forcé de travailler.

Abdoulaye Maizoumbou, membre d’une organisation caritative à Agadez au Niger, a confié à l’agence de presse qu’une vingtaine des 30 migrants renvoyés de l’Algérie qu’il a rencontrés ont également affirmé avoir été esclaves, la plupart vendus à Tamanrasset, souvent par des passeurs de leur propre nationalité.

Pour l’heure, les autorités algériennes n’ont pas réagi à ces accusations, du reste graves et qui pourraient porter un sacré coup à l’image de ce pays d’Afrique du Nord.

(selon l'agence Reuters)

4 juillet 2007

Vous avez dit : rapprochements franco-allemands...

ICE3Le président Sarkozy vient de tenir à Strasbourg un beau discours sur le couple franco-allemand. Mais alors que la France verra cet été le gouvernement mettre en place un service minimum en matière de transports, en Allemagne les cheminots se mettent en grève (pour le moment une simple grève d' "avertissement"). A lire l'article de TV Südbaden du lundi, 2 juillet :

Warnstreiks im Fern- und Regionalverkehr auch in Freiburg und Karlsruhe

Mit diesen Warnstreiks wollen die Gewerkschaften den Druck auf die Bahn erhöhen. Die landesweiten Bahnstreiks haben in Freiburg zu weniger Verspätungen geführt als erwartet. Zwischen 6 und 8 Uhr legten heute Morgen rund 40 Bahnangestellte am Freiburger Hauptbahnhof ihre Arbeit nieder. Bei der Protestaktion wurden zwei ICEs aus Basel blockiert. Von den Streiks war auch der Fernverkehr zwischen Freiburg und Karlsruhe betroffen. Zu Verspätungen im Regionalverkehr kam es dadurch aber nicht. Auslöser für die Warnstreiks ist der Tarifkonflikt zwischen den Gewerkschaften und der Deutschen Bahn AG um höhere Löhne. Die Warnstreiks sollen morgen ausgeweitert werden.

En résumé, si le trafic local a subi peu de retards à Fribourg, c'est surtout la grande ligne Fribourg - Karlsruhe qui a été touchée. Quant aux deux ICE venant de Bâle, ils ont été bloqués. La grève était prolongée hier. Les syndicats allemands, d'habitude si réticents aux grèves, se radicalisent et y appellent de plus en plus.

A lire l'article du 9/7 concernant la nouvelle grève des chemins de fer en Allemagne : BADZEI0907STREIK

Autre sujet : alors qu'en Alsace on manifeste ces jours pour le bilinguisme franco-allemand, les parents d'élèves badois préfèrent pour leurs enfants l'étude de l'anglais à celui du français...

Rapprochements ou divergences franco-allemands ?

18 avril 2018

Bachar, Plenel, Bourdin : les esquives jupitériennes

Pas de président au menu !

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On se demande bien si des aviateurs ou des marins français ont envoyé des missiles sur des usines désaffectées en Syrie. Même Poutine annonce que les Russes n'ont détecté aucun avion français dans l'espace aérien syrien. C'est quoi, ça ? Un gros mensonge ? Et de la part de qui ? Ou une fois de plus a-t-on droit à une grossière esquive macronienne, notre président ne souhaitant déplaire ni à Trump, ni à Poutine ?

Et ses esquives dans le débat sur BFMTV avec J-Jacques Bourdin et Edwy Plenel sont d'un bagoût sans limite. Ainsi, on apprend que c'est le président lui-même qui a demandé à ses interlocuteurs journalistes de l'appeler "Emmanuel Macron" et non "Monsieur le Président". Il paraît que ça le rend plus jeune, et les autres plus impolis. 

Et cela évite à notre président, pourtant pas à court d'idées lorsqu'il s'agit de parler finances avec les plus riches, d'éviter d'exposer la suite de son programme. Juste une petite allusion à un deuxième jour férié sacrifié pour les malades et les impotents. Juste pour tâter la température...

Quant au "match de boxe électrique", il a bien eu lieu comme prévu. Enfin, c'est ce qu'on veut nous faire croire. Même nos amis africains s'en sont rendus compte (voir ci-contre l'extrait de "L'éléphant déchaîné", journal satirique de Côte d'Ivoire).

Il n'y a pas eu besoin de faire appel au KGB pour détecter que le "combat de coqs" était arrangé en "envoi de gentillesses cogitées à l'avance". Pour le plus grand plaisir du président ou d'Emmanuel Macron ?

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14 mars 2018

Grève générale à Mayotte

Le déplacement de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin n'a pas convaincu à Mayotte, où la rentrée des classes a été fortement perturbée, notamment par la grève des transports scolaires.

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Depuis quatre semaines, un mouvement populaire d'envergure secoue Mayotte, confetti français dans l'océan Indien. La "grève générale" paralyse l'île, tout comme les barrages routiers.

Le déplacement de la ministre des Outre-mer ce lundi n'a pas permis d'endiguer le mouvement. En vain pour l’instant. Durant la rentrée des classes hier, seulement 110 écoles sur 180 étaient ouvertes selon la ministre, et des barrages continuaient de paralyser l’île.

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Le point pour comprendre la situation 

Le mouvement, parti de l’exaspération de la population contre l’insécurité après une série de violences aux abords des établissements scolaires commises par des bandes de jeunes, s’est élargi à des revendications contre l’immigration clandestine et pour le développement économique et social du territoire.

La ministre annonce des mesures sécuritaires...

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé hier à Mamoudzou une série de mesures, notamment sécuritaires. Elle a confirmé le maintien sur le territoire, jusqu’à la fin de l’année scolaire, de 60 gendarmes arrivés la semaine dernière, la présence permanente d’un demi-escadron de gendarmes mobiles sur place depuis 2016, et la création d’une brigade de gendarmerie nationale à Koungou.

... et contre l'immigration clandestine mais elle ne convainc pas.

En ce qui concerne la lutte contre l’abus du droit du sol, la ministre a indiqué que la création d’un statut d’exterritorialité pour l’hôpital, qui est aussi la plus grande maternité de France, ferait l’objet d’un groupe de travail. Des moyens supplémentaires et la création d’un état-major de la lutte contre l’immigration clandestine ont également été annoncés.

Dans un communiqué, le collectif et l’intersyndicale à la tête du mouvement ont dit "refuser de s’associer à cette mascarade", regrettant qu’il n’y ait "aucune intention de mener de véritables négociations sur nos revendications", et déplorant une "tentative de divisions des élus". 

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Plus de barrages qu'avant

Toute l’île était paralysée lundi, avec douze barrages recensés par la préfecture, plus qu’il n’y en avait jamais eu depuis le début du mouvement, entravant l’accès aux établissements.

Alors que le bon déroulement de la rentrée scolaire apparaissait comme un enjeu majeur de la journée de lundi, Mme Girardin a relevé que 2 000 professeurs et 2 500 élèves étaient présents, dans 110 écoles ouvertes sur 180.

Des services publics pas à la hauteur

Département français depuis 2011 avec un taux de chômage très élevé (26%), Mayotte subit une forte pression migratoire des Comores, à seulement 70 kilomètres de ses côtes. La population mahoraise dénonce la saturation de l’hôpital, des services publics ou des écoles, où faute de classes suffisantes, les enfants vont en cours par rotation.

Mayotte, c’est "84% des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, (...) c’est quatre fois plus de population en trente ans, (...) c’est 45% de population étrangère en situation irrégulière, (...) c’est la première maternité de France et oui, pour être au rendez-vous, il nous faudrait créer une classe par jour", a reconnu mardi Annick Girardin.

Santé, éducation, immigration... Des revendications précises

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Une plateforme revendicative a été présentée vendredi. Fatihou Ibrahime, un des porte-parole, a réclamé "l’application pure et simple du droit commun, que le gouvernement cesse de justifier son inaction (...) par la spécificité mahoraise".

Les manifestants ont présenté 50 mesures revendicatives, portant notamment sur l’éducation, comme la réduction des effectifs des écoles et le placement de l’ensemble du département en réseau d’éducation prioritaire renforcé. Ils exigent aussi un "plafond d’accueil des mineurs isolés" à Mayotte, et que ceux-ci soient également pris en charge par des communes de métropole.

De nombreuses revendications portent aussi sur l’immigration clandestine, la santé et les aides sociales.

mayotte4Mayotte, le département français le plus pauvre.

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7 juillet 2006

Cynthia : enfin en Lorraine !

cynthia5Cynthia, c'est le nom du tunnelier qui a creusé la galerie de sécurité du tunnel de Ste-Marie-aux-Mines, et c'est aussi le nom de Miss Lorraine 2004, 1ère dauphine de Miss France 2005, qui avait participé au baptême de la machine. Plus de 200 personnalités étaient présentes à la réception donnée à Lusse par le société APRR (Autoroute - Paris - Rhin - Rhône). Nous avons pu relever dans le discours d'accueil du président de la société qu'il espérait ouvrir bientôt le tunnel aux voitures, et "surtout" aux camions !  Annoncée pour fin 2007, l'ouverture n'aura lieu qu'en 2008, si toutefois les retards dans les travaux ne continuent à s'accumuler ! Et pendant ce temps, les élus alsaciens en sont à des travaux de réflexions sur 9 variantes entre Lièpvre et Val de Villé pour une réalisation éventuelle d'un aménagement de la RN 59 à l'horizon 2012 ! Invités absents à la réception, leur frilosité contraste avec la volonté de privilégier le développement économique des Lorrains !

A lire dna0807tunnel

20 avril 2006

Sentier des mines : le vrai chemin du patrimoine

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En septembre 2005, la municipalité a ouvert son "chemin du patrimoine" et organisé une marche qui allait jusqu'au kiosque de la Schrann. Le 13 mai prochain,  sera inauguré le sentier multiactivités.schrann21 Mais ne pourra-t-on un jour faire connaître le "vrai" chemin du patrimoine, lui aussi témoin de l'économie d'autrefois de Villé, sur lequel on trouve les vestiges à la fois :

- des anciens murs de limites des vignes.schrann42

- des anciennes carrières de pierre qui ont permis de construire toutes les maisons du bourg-centre.

- d'anciennes mines de charbon, qui donnaient le combustible pour le maréchal-ferrant et le forgeron. schrann122

Ce sentier qui va du kiosque de la Schrann vers le ban d'Albé mériterait d'être connu et fréquenté par les promeneurs (circuit possible en revenant par le chemin de la Gaenzlach, ou par l'aérodrome d'Albéville). Un sentier qui retrace l'histoire de Villé avec ses aspects économiques du 18ème siècle... et qui permet la promenade à travers la forêt et la nature. Et pourquoi ne pas flécher ce sentier avec les insignes du "cingle plongeur" et l'intégrer dans le circuit du patrimoine existant ?

1 avril 2019

Des poissons jaunes manifestent dans le Giessen !

Y en a marre de bouffer de l'huile de vidange !

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Il fallait s'y attendre. La pollution des eaux du Giessen n'est pas du tout du goût de ces truites vagabondes dont certaines sont retrouvées "sur le dos, ventre en l'air" (pour une sieste éternelle) par les promeneurs de la piste piétonne qui longe le ruisseau !

Face aux pratiques d'un ferrailleur international autocasseur, face au silence des pêcheurs et face à l'inertie de la comcom et de la mairie de Villé, les truites survivantes ont décidé de prendre leur destin en main, et de manifester devant les bouches d'égoûts provenant de l'usine textile voisine.

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Elles seront habillées exceptionnellement d'un gilet jaune, certaines pouvant même être entièrement peintes dans cette nouvelle couleur de la contestation.

Elles invitent tous les humains de Villé et des environs à manifester à l'entrée de l'usine, coiffés d'un bonnet jaune visible au loin. Les poissons rouges des bocaux peuvent également être peints en jaune par leur propriétaire et pourront se joindre aux truites sauvages. Le rendez-vous de tout ce beau monde est fixé au lundi, 1er avril à 10h01 au pont de la rue de Breitenau. Pour une fois, les lignes de pêche seront interdites !

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22 février 2018

Villé : réunion du conseil municipal ! La première en 2018 !

Un important problème de lunettes !

La prochaine réunion du conseil municipal de Villé aura lieu lundi, 26 février 2018 à 20h00 à la mairie de Villé. La réunion est publique !

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Ordre du jour

1) Compte administratif 2017 et compte de gestion de la commune de Villé.

2) Compte administratif 2017  et compte de gestion du lotissement "les Pommiers 2".

3) Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel.

4) Mainlevée d'un droit de résolution.

5) Convention avec GRDF.

6) Remplacement des lunettes de vue d'un agent.

7) Approbation du contrat départemental de développement territorial et humain du territoire d'action sud.

8) Divers.

9) Communications du maire.

__________________________________________

Points très importants qui méritent débat : des lunettes cassées ! Monsieur le maire proposera-t-il encore une modification de contrat d'assurance, voire un transfert vers une autre compagnie ?

Autre point très importantle compte administratif du lotissement Les Pommiers 2, à l'état de stagnation depuis 2007 (sauf les intérêts qui s'accumulent). Un vrai copié-collé dans l'ordre du jour et dans la délibération depuis 10 ans, suffira. 

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 En février 2013, "Pommiers 2" avait déjà fait "la une" du mensuel Heb'di !

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5 mars 2018

Les homards remercient les électeurs suisses

La Suisse vient de voter une loi qui est censée adoucir la mort des homards. Mais est-ce que ces animaux seront au moins reconnaissants ?

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La vie d’un homard se partage en deux phases. Dans un premier temps, le crustacé grandit en mer, se balade dans son territoire et cherche à se reproduire. Les journées se passent agréablement jusqu’au début de la deuxième phase qui aboutit dans nos assiettes. L’étape la moins cool est la mise à mort dans l’eau bouillante, considérée désormais en Suisse comme un crime. Par conséquent, les restaurateurs suisses sont soumis à l’obligation d’endormir le homard avant de le glisser (délicatement !) dans l’eau bouillante. On espère que le homard appréciera, mais en tout cas, les gastronomes suisses auront une meilleure conscience.

Selon les scientifiques, les crustacés disposent d’un système nerveux sophistiqué qui leur permet de ressentir la douleur. Pour endormir le homard avant de le bouillir, la méthode préconisée est l’électrochoc. C’est un peu la chaise électrique avant l’ébouillantage. Chatouiller à mort ou ennuyer à mort représentaient sans doute des méthodes trop onéreuses ; la fin d’un homard ayant eu la chance d’atterrir dans un restaurant suisse ressemblera à une exécution à l’américaine.

Les homards peuvent applaudir des deux pinces, car non seulement, ils seront protégés du chaud, mais aussi du froid : dès le 1er mars entre en vigueur la nouvelle loi qui interdit aussi de les transporter sur de la glace ou dans l’eau glacée.

 En tout cas, il est rassurant de voir que, pendant que d’autres gouvernements se limitent à briller dans la communication politique, la Suisse se penche sur les questions vraiment importantes. Les homards finiront mangés, comme auparavant, mais les Helvètes les dégusteront avec la bonne conscience qu’autorise une mise à mort pleine d’humanité. Heureusement que le ridicule ne tue pas… (selon "Eurojournalist.com")

6 novembre 2008

Un col trop loin

7438223_p_349_261Cela fait maintenant quelques décennies que Villé et son canton sont jumelés avec Elzach. Les échanges ont été nombreux à tous les niveaux entre le bourg-centre de la vallée vosgienne et la petite ville de Forêt-Noire. Et ceci surtout au niveau associatif et festif...  et même le 8 mai 2005, une fanfare d'Elzach était présente pour le 60ème anniversaire de la victoire des Alliés sur l'Allemagne ! D'ailleurs, ce jour-là, la musique municipale d'Elzach a joué devant une place du marché vide...pendant que le maire prononçait un discours à l'intérieur de la mairie. Mais on a rarement vu se développer des échanges scolaires entre élèves du Val de Villé et d'Elzach. Aussi, ne faut-il pas s'étonner si de tels échanges ont lieu depuis quelque temps entre les collèges d'Elzach et de ... Provenchères-sur-Fave, au pied du col d'Urbeis, mais sur le versant vosgien. N'y avait-il donc pas de professeur d'allemand parmi les élus de notre canton ?

29 août 2008

Moutain biking (vélo de montagne)

Mountain_20BikingPour la première fois, le rassemblement national de vélo de montagne (moutain biking), organisé par le Club Alpin Français, a lieu cette année dans les Vosges.  Plus de 100 pratiquants, originaires de tous les coins de France, sont au rendez-vous. Quotidiennement, des circuits de niveaux différents sont proposés, de part et d'autre de la ligne bleue des Vosges, allant de 28 km et 700 mètres de dénivelé, à 65 kilomètres et 2500 mètres de dénivelé. Avantage du massif vosgien : c'est le seul en France dont on peut atteindre les sommets en vélo. La compétition n'a pas sa place, il s'agit de découvrir la région, ses forêts, ses chaumes, ses lacs, ses tourbières, ses villages et hameaux. Pour ne pas gêner les autres usagers de la montagne, les participants se déplacent en groupes de 10 à 15. Demain, dernier jour de cette manifestation.

26 juin 2007

Fraize au rêve

img_28_490x600En début de mandat, notre municipalité avait eu de nombreux échanges avec celle de Fraize et le conseil municipal avait été invité pour la visite des nombreuses réalisations des élus de ce bourg vosgien. Puis le conseil de Fraize était venu à son tour à Villé et dans la vallée. Il s'en est suivi des échanges plus festifs et un groupe important de fraxiniens (habitants de Fraize) était venu au marché du terroir et à l'une des soirées-guinguette. Puis, ces échanges sont devenus plus rares et se sont estompés...Pourtant cette année, un bus de fraxiniens viendra le 4 août au spectacle du Saint-Gilles (rêve d'une nuit d'été). Les reponsables du "Rêve" ne pourraient-ils prévoir une sortie en bus à la prochaine fête des brimbelles qu'organisent nos amis lorrains le 29 juillet prochain ? Un échange de bons procédés, pourquoi pas ?

18 décembre 2023

La Moselle va aider l’Allemagne à sortir du charbon

L’industrie allemande va se sortir de ses idées noires en abandonnant (un petit peu) le charbon.

charbonLa France va en effet fournir à la sidérurgie de la Sarre (ouest de l’Allemagne) l’hydrogène nécessaire à sa sortie du charbon, au moyen d’une canalisation de 91 km depuis la Moselle (51 km en France) attendue mi-2027, a-t-on appris vendredi auprès GRTgaz.

Le transporteur d’énergie et son homologue allemande, la société Creos, ont décidé de lancer la construction d’un réseau de transport d’hydrogène partant du département lorrain, « auquel se raccorderont les usines de Dillingen et Völklingen dans la Sarre, du groupe sidérurgique SHS, dans le cadre de leur rénovation complète », a détaillé Vincent Rousseau, délégué territorial de GRTgaz nord-est.

« Sans doute une première mondiale à une telle ampleur »

Sa réalisation représente un « investissement d’environ 100 millions d’euros », montant « qui reste relativement modeste », car le projet résultera « aux deux-tiers de la conversion de canalisations existantes de gaz naturel », a poursuivi le responsable français. Ce changement de destination constitue « sans doute une première mondiale à une telle ampleur », a-t-il estimé.

Le lancement du projet, baptisé Mosahyc (Moselle Sarre hydrogène conversion), est déclenché par la décision de SHS d’abandonner progressivement, à partir de 2027, le recours au charbon pour la fabrication de ses aciers, afin de lui substituer entre autres de l’hydrogène. Dévoilé en décembre 2022, le projet a été conforté lundi dernier par l’annonce à Völklingen du ministre allemand de l’économie Robert Habeck de l’octroi par l’Etat fédéral d’une subvention de 2,6 milliards d’euros, en assurant que celle-ci obtiendra l’approbation de la Commission européenne. Cette aide publique d’un montant record en Allemagne « est essentielle pour mener l’investissement requis », avait réagi SHS dans un communiqué.

La canalisation tirera son hydrogène de sa production sur la plateforme chimique de Carling-Saint-Avold en Moselle grâce aux installations qu’ouvriront dans les prochaines années les sociétés GazelEnergie, filiales du groupe EPH de l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, et Verso energy, a précisé Vincent Rousseau. L’objectif consiste « à gagner d’autres clients utilisateurs pour Mosahyc, également côté français », a-t-il ajouté.

En France, quatre autres projets comparables mais moins avancés sont situés dans les secteurs de Dunkerque et Valenciennes (Nord), de Marseille-Fos et en Alsace. Avec celui de Moselle-Sarre, le réseau national pourrait ainsi s’étendre sur 500 km à l’horizon 2030. (selon "20 minutes")

23 novembre 2023

Noël dans le Val d'Argent

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L’association Val Avenir vous propose un petit marché de Noël dans son local, 60 rue Wilson à Ste Marie aux Mines, lors des FÉERIES DE NOËL, les samedi 25 ( 10h – 21h) et dimanche 26 (11h – 18h)novembre .Parmi les vêtements, jouets, livres et CD, vous trouverez peut-être le cadeau qui vous fera plaisir ou fera plaisir à ceux que vous aimez.

Par cette démarche, vous donnez  une deuxième vie aux objets, vous vous inscrivez dans la  transition écologique.

Merci pour la planète et ses habitants.

Alain Florentz, président de Val Avenir

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17 septembre 2023

Roumanie : découverte d’un second drone russe sur son territoire

Le ministère roumain des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires russe après que les forces navales roumaines ont annoncé la découverte de nouveaux fragments de drone russe dans le comté de Tulcea, samedi (9 septembre), selon Reuters.

roumanieLa Roumanie a protesté contre la violation de son espace aérien après avoir identifié de nouveaux fragments de drone russe sur son sol.

Les restes de drone ont été trouvés à environ 2,5 kilomètres au sud-est de Plauru, le village où des fragments d'un premier drone russe avaient été découverts mardi dernier (5 septembre).

Iulian Fota, secrétaire d’État aux Affaires stratégiques, a transmis les objections de Bucarest concernant la violation de l’espace aérien roumain suite à l’identification, près de la frontière avec l’Ukraine, de fragments de drones similaires à ceux utilisés par les forces russes dans le cadre de la guerre en Ukraine.

Le chargé d’affaires a demandé au Kremlin de cesser ses actions contre la population et les infrastructures ukrainiennes, y compris celles qui menaceraient de quelque manière que ce soit la sûreté et la sécurité des citoyens roumains dans la région, a rapporté Reuters.

« Je condamne fermement cet incident causé par les attaques russes contre les ports ukrainiens sur le Danube », a déclaré le président roumain Klaus Iohannis, ajoutant qu’il avait eu une conversation téléphonique avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, samedi, au cours de laquelle il l’a informé des « nouveaux développements ».

Le Comité national pour les situations d’urgence a adopté des mesures visant à alerter les citoyens roumains dans la région frontalière avec l’Ukraine.

Le ministère roumain de la Défense évaluera et définira les zones du territoire roumain adjacentes aux zones de conflit de Reni et d’Izmaïl, en Ukraine. Des mesures spécifiques seront mises en œuvre dans ces zones. (selon "EurActive")

21 août 2023

Israël et l'Australie veulent faire pousser des plantes sur la lune d'ici 2025

Les graines seront transportées par le vaisseau spatial israélien Beresheet 2

israel_plantes1Des scientifiques australiens veulent tenter de faire pousser des plantes sur la lune d'ici 2025 dans le cadre d'une nouvelle mission dévoilée vendredi avec pour objectif de développer une colonie.   

"Ce projet est une première étape vers une culture des plantes pour l'alimentation, la médecine et la production d'oxygène, qui sont toutes cruciales pour l'établissement d'une vie humaine sur la lune", ont déclaré les chercheurs dans un communiqué.

Brett Williams, biologiste des plantes à l'université de technologie du Queensland, a fait savoir que les graines seront transportées par le vaisseau spatial Beresheet 2 - une mission spatiale privée israélienne. 

Après l'atterrissage et une fois en terre, les graines seront arrosées dans une chambre scellée et les scientifiques surveilleront tout signe de germination.

Les types de plantes seront choisis en fonction de leur capacité à résister à des conditions météorologiques extrêmes mais aussi en fonction de la vitesse de leur germination.

A part créer les prémices d'une vie humaine sur la lune, cette mission pourrait également servir de laboratoire pour trouver des solutions aux problèmes de sécurité alimentaire causé par le réchauffement climatique, avance Caitlin Byrt, professeure à l'université nationale australienne. 

"Si l'on peut créer un système pour faire pousser des plantes sur la lune, alors on peut créer un système pour faire pousser des aliments dans certains des environnements les plus difficiles sur Terre", a-t-elle noté dans un communiqué. 

Ce projet est dirigé par l'organisation Lunaria One, qui inclut des scientifiques australiens et israéliens. (selon i-24)

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14 août 2023

L’Allemagne veut prolonger le déploiement de ses Patriot en Pologne

Avec cette main tendue, le pays d’outre-Rhin espère apaiser les tensions avec son turbulent voisin. Selon la “Tagesschau”, ces systèmes de missiles guidés sol-air pourraient rester en Pologne jusqu’à la fin de l’année 2023.

canonQuelques semaines après avoir cédé à la Lituanie sur l’installation “durable” de soldats allemands dans l’État balte, l’Allemagne tend la main à un autre pays européen. Pour répondre au “besoin de sécurité de son voisin”, elle souhaite maintenir ses systèmes de défense antiaériens Patriot en Pologne.

“Berlin a proposé à Varsovie de prolonger ‘le déploiement de [ses] trois systèmes de défense antiaériens Patriot […] jusqu’à la fin de l’été’,. et probablement jusqu’à la fin de l’année”, confirme le Tagesschau

Ces dispositifs de défense ont été installés en janvier près de Zamosc, dans le sud-est du pays, non loin de la frontière avec l’Ukraine. Mais comme le rappelle le média d’outre-Rhin, “ils ne devaient au départ pas y rester plus de six mois”.

Apaisement de courte durée

Le changement d’échéance proposé par Berlin fait suite à une demande lancée en juillet par le ministre de la Défense polonais, Mariusz Blaszczak. Mais il montre aussi que l’Allemagne souhaite apaiser les tensions avec Varsovie. Que ce soit sur le dossier de l''état de droit en Pologne, sur celui de la pollution du fleuve Oder ou sur celui des réparations de la Seconde Guerre Mondiale, les deux pays sont à couteaux tirés.

Le déploiement même des systèmes Patriot en Pologne avait fait l’objet de frictions, rappelle la Tagesschau. Après une frappe accidentelle de missile en territoire polonais en novembre dernier, “Varsovie avait suggéré de céder à l’Ukraine les systèmes antiaériens que Berlin proposait de lui prêter”. Mais “le gouvernement allemand avait refusé”, provoquant une “dispute” entre les deux pays. “Les deux gouvernements s’étaient finalement entendus sur un déploiement en Pologne, sans transfert vers l’Ukraine.”

Néanmoins, le répit entre Berlin et Varsovie pourrait n’être que de courte durée. Le ministère de la Défense allemand a d’ores et déjà précisé que le prêt allemand n’irait pas au-delà de 2023. “D’après lui, les systèmes Patriot auront un rôle important à jouer au sein de la Force de réaction de l’Otan (NRF) au cours de l’année à venir, pour renforcer le pouvoir de dissuasion et la capacité de défense de l’Alliance transatlantique.” (selon "Courrier international")

11 juillet 2023

Un soi-disant défenseur de l'environnement se prépare-t-il aux élections ?

Décidément, avec l'affaire du contournement arrêté de Châtenois, on aura tout vu : même un conseiller municipal de la vallée "un peu écolo sur les bords"  en profite pour lancer ses futures campagnes électorales pour les cantonales, régionales, législatives et peut-être même  les européennes et les présidentielles !

jaegerEn tous cas, en deux jours il s'accapare deux fois la presse locale : une  première fois dans un article concernant le contournement de Châtenois où il laisse ses rares amis strasbourgeois d'une association pseudo-naturelle menacer de plainte devant les tribunaux tous ceux qui s'opposeraient à lui, et une deuxième fois le jour suivant pour une réponse très fantaisiste au maire de la ville voisine (les 18 premiers magistrats de la vallée ''n'étant pas assez importants pour  lui" ?) pour une soi-disant défense de jeunes qui ne lui ont rien demandé. Et en plus, il n'hésite pas à faire la leçon au  député. Va-tt-il bientôt ajouter Macron à son tableau de chasse ?

Espérons que bientôt la presse nationale, et peut-être même internationale, s'intéresse à son tour à lui. Un président de la république issu d'un des plus petits villages de notre belle vallée, voilà qui aurait de la gueule. Fort-Brégançon délaissé au profit du château de Thanvillé ? Et finie l'époque où la vie des papillons était plus importante que celle des hommes ? 

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7 mai 2023

Faute de munitions, le groupe Wagner menace de quitter Bakhmout

Dans une vidéo publiée dans la nuit de jeudi à vendredi, Evguéni Prigojine le patron de Wagner s'en prend au ministre de la Défense et au chef de l'état-major russe.

ukraineLe patron du groupe paramilitaire russe Wagner a menacé vendredi de retirer à partir du 10 mai ses combattants de la ville de Bakhmout, épicentrre des combats dans l'est de l'Ukraine, à cause d'un manque de munitions qu'il impute à l'armée sur fond de rivalité.

« Nous allions prendre la ville de Bakhmout avant le 9 mai. Lorsqu'ils ont vu cela, les bureaucrates militaires ont stoppé les livraisons (de munitions) (...) Par conséquent, à partir du 10 mai 2023, nous nous retirerons de Bakhmout », a déclaré Evguéni Prigojine dans une vidéo publiée par son service de presse.

Des tensions avec l'armée russe

Il refuse que « (ses) gars, sans munitions, subissent des pertes inutiles et injustifiées ». « Nous attendons un ordre pour quitter Bakhmout. Nous serons à Bakhmout jusqu'au 9 mai (...) Après, nous irons vers les camps à l'arrière », ajoute-t-il.

Cet ultimatum arrive après des semaines de tensions croissantes entre le groupe Wagner et l'armée. Evguéni Prigojine accuse régulièrement l'état-major de ne pas fournir suffisamment de munitions à son groupe Wagner, en première ligne dans la bataille de Bakhmout, pour le priver d'une victoire qui ferait de l'ombre à l'armée régulière.

« Où sont mes putains d'obus ?! »

Dans une autre vidéo particulièrement virulente publiée dans la nuit de jeudi à vendredi, Evguéni Prigojine accuse nommément le ministre de la Défense Sergueï Choïgou et le chef de l'état-major russe Valéri Guérassimov d'être responsables des pertes de Wagner.

Déambulant au milieu de dizaines de corps présentés comme ceux de membres de Wagner tués au combat, il lance: « Ils sont morts pour que vous puissiez vous engraisser dans vos bureaux ! » « Choïgou ! Guérassimov ! Où sont mes putains d'obus ?! », crie-t-il, le visage déformé par la rage et en lâchant une pluie d'insultes.

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18 février 2023

Convoitise d'un magnat russe pour un aéroport allemand

Viktor Kharitonin, magnat russe de l’industrie pharmaceutique, souhaite racheter un aéroport régional à Francfort. Si ce milliardaire n’est sur aucune liste de sanctions, la prise de contrôle d’un site, ancienne base militaire américaine, par un Russe, en pleine guerre avec l’Ukraine, inquiète à Berlin.

berlin2Ancienne base pour l’US Army en Allemagne, utilisé occasionnellement pour le transport de matériel militaire américain en Europe, un aéroport régional de Francfort pourrait dorénavant passer... sous bannière russe. 

Du moins, si le ministre allemand de l’Économie et vice-Chancelier, Robert Habeck, donne son feu vert à la vente de l’aéroport en faillite Francfort Hahn - qui a longtemps survécu dans l’ombre du grand aéroport international de Francfort -  à Viktor Kharitonin, le roi russe de l’industrie pharmaceutique et PDG du groupe Pharmstandard.

Infrastructure critique ?

Le gouvernement a, en effet, reconnu, mercredi 8 février, avoir été saisi de la tentative de rachat de cet aéroport par l’un des rares multimilliardaires russes à ne pas encore être visé par des sanctions internationales en raison de la guerre déclenchée par Moscou contre l’Ukraine.

“Le ministère de l’Économie a chargé le ministère de l’Intérieur d’évaluer si l’aéroport Francfort-Hahn doit être considéré comme une infrastructure critique”, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Une telle dénomination permettrait à Berlin de bloquer la vente en raison d’un risque pour la sécurité nationale. Dans le contexte de la guerre en Ukraine, la perspective de voir un richissime homme d’affaires russe prendre le contrôle d’un aéroport a en effet suscité une véritable levée de bouclier depuis plus d’une semaine. Et a placé le gouvernement allemand dans une situation délicate.

Le problème est triple pour Robert Habeck. Difficile, d’abord, de se faire une idée sur les liens de Viktor Kharitonin, qui demeure l’un des milliardaires russes les plus mystérieux, avec le Kremlin. Nul ne sait ensuite pour quelle raison il est prêt à dépenser 20 millions d’euros afin d'acquérir un aéroport régional en faillite, et qui peine à trouver un repreneur depuis près d’une décennie. Enfin, il n’a pas dévoilé ses plans pour ce site et les plus de 400 emplois qui en dépendent directement.

Le Land de Hesse, qui détient plus de 17 % du capital de Francfort-Hahn, implore le gouvernement de bloquer la vente. Donner les clefs d’un aéroport en plein cœur de l’Europe, utilisé occasionnellement par l’armée américaine, en pleine guerre en Ukraine, à un “oligarque” russe serait du plus mauvais effet, assure le gouvernement régional.

Attention au délit de faciès, répliquent les administrateurs de cet établissement en cessation de paiement depuis 2021. Ils refusent de s’opposer par principe à la vente et rappellent que Viktor Kharitonin a déjà une présence dans la région. Le milliardaire a acheté, en 2014, le célèbre circuit automobile allemand de Nürburgring, qui se trouve à environ 100 km de l’aéroport Francfort-Hahn.

L’homme d’affaires n’a en outre été inscrit sur aucune liste noire - ni aux États-Unis, ni en Europe - depuis le début de la guerre. “Il n’a aucune influence particulière à Moscou”, veulent-ils croire. 

Un avis qui n’est pas partagé de tous. En 2018, le patron du groupe Pharmstandard avait été placé sur une liste américaine de plus de 200 noms de personnalités russes réputées proches de Vladimir Poutine.

Milliardaire très discret

berlin1Mais il est difficile de connaître l’influence politique réelle de ce milliardaire, tant il reste en retrait de la vie publique. Il est l’un des rares riches russes à n’avoir jamais donné d’interview à la presse, occidentale ou même russe, souligne la Süddeutsche Zeitung, le principal quotidien du sud de l’Allemagne.

Il a cependant eu certains des Russes les plus influents comme compagnons de route professionnels. L’autre cofondateur de l’empire Pharmstandard n’est autre que l’un des oligarques historiques les plus célèbres sur la scène internationale : Roman Abramovitch, l’ex-propriétaire du club de football britannique de Chelsea. 

“Ses protecteurs actuels font aussi partie de l’élite du paysage économico-politique à Moscou”, indique un connaisseur du régime politique russe qui a préféré garder l’anonymat. Viktor Kharitonin peut, en effet, compter sur le soutien de Tatiana Golikova, la vice-Première ministre de Russie, et de Sergueï Tchemezov, l’influent patron du conglomérat Rostec et ancien agent du KGB en poste à Dresde à la même époque que Vladimir Poutine.

Difficile, donc, de prétendre que le candidat à l’acquisition de Francfort-Hahn n’est pas introduit dans les cercles du pouvoir russes. Mais “ça ne veut pas dire qu’il agit uniquement sur ordre du Kremlin, surtout pour une affaire qui n’est pas très importante financièrement”, assure l’expert interrogé par France 24. 

Les 20 millions d’euros proposés ne pèsent pas très lourd pour ce milliardaire dont la fortune est estimée à plus de cinq milliards de dollars

Mais pourquoi s’intéresser à cet aéroport, même pour la “modique” somme de 20 millions d’euros. C’est un autre grand mystère qui stimule l’imagination des commentateurs outre-Rhin. “La région est stratégique pour les mouvements militaires américains en Europe et la livraison d’armes en Ukraine”, assure Joachim Krause, politique allemand et spécialiste des questions de sécurité nationale à l’université de Kiel, interrogé par la radio Südwestrundfunk (SWR). 

L’armée américaine - qui a exploité cet aéroport jusqu’en 1992 - continue à l’utiliser pour le transit de ses soldats et des munitions. À la fin des années 2000, par exemple, les troupes américaines utilisaient ce site comme escale avant de rejoindre l’Afghanistan et l’Irak.

Aéroport stratégique ou caprice de milliardaire ?

D’autres commentateurs pensent, en revanche, que ce lieu n’est plus aussi important aux yeux des Américains. Viktor Kharitonin aurait porté son dévolu sur cet aéroport plutôt par amour pour les courses de voitures. S’il en détient les clefs, il pourrait arriver rapidement, et surtout discrètement, au circuit de Nürburgring, estime l’émission Tageschau de l’ARD, la première chaîne de télévision allemande.

La bataille pour le contrôle de cet aéroport est aussi un énième chapitre d’une histoire très mouvementée. L’Allemagne n’a jamais réussi à transformer cette ancienne base militaire en aéroport capable de délester celui de Francfort, l’un des plus importants d’Europe. Il a longtemps été question de laisser Ryanair, la compagnie low-cost irlandaise, le gérer, mais ce projet n’a jamais abouti.

En 2016, l’aéroport pensait avoir trouvé son sauveur chinois : la société Shanghai Yiqian Trading avait soumis une offre de rachat. Problème : une rapide enquête des médias allemands avait alors démontré que ce groupe… n’existait probablement pas ou était une société écran. La vente avait alors été annulée en urgence.

Quelques mois plus tard, un autre groupe chinois  - HNA Group - s’était présenté. Cette fois-ci, l’offre paraissait plus sérieuse, mais Berlin avait insisté pour que cette entreprise chinoise n’achète que 20 % de l’aéroport, afin de rester actionnaire minoritaire.

C’est d’ailleurs ce qui semble se dessiner dans le cas de Viktor Kharitonin, qui a fait savoir, dimanche 12 février, qu’il pourrait se contenter, le cas échéant, de 20 % de Francfort-Hahn. La balle est maintenant dans le camp du vice-Chancelier allemand, Robert Habeck. (selon "France 24")

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17 février 2023

Programme nucléaire iranien : un défi pour Washington et Pékin.

Le programme nucléaire iranien constitue un défi pour Washington et Pékin.

ChineLe porte-parole du département d'État américain, Ned Price, a déclaré qu'"il n'y a pas longtemps, les États-Unis ont fait un effort pour s'engager avec la Chine sur la question du programme nucléaire iranien" car il s'agit d'un défi pour les deux pays, a-t-il reconnu lors d'une conférence de presse.

"Notre relation bilatérale avec la Chine est complexe", a-t-il déclaré, avant d'ajouter que "certains aspects de la relation sont conflictuels, potentiellement conflictuels", tandis qu'il existe des domaines qui "peuvent être collaboratifs en raison d'intérêts communs".

Dans ce sens, M. Price a souligné que le programme nucléaire iranien représente un défi pour Washington et Pékin, sans en préciser la raison.

"Il y a d'autres défis au système international posés par l'Iran qui impliquent également la Chine, tout comme il y a des défis au système international auquel (le géant asiatique) participe qui nous préoccupent profondément", a-t-il déclaré.

Ces déclarations interviennent alors que le président iranien Ebrahim Raisi entame mardi une visite en Chine à l'invitation de son homologue chinois, Xi Jinping, pour discuter de l'état des relations bilatérales entre les deux pays.

Les deux pays ont signé en 2021 un "pacte de coopération stratégique" de 25 ans comportant des volets "politique, stratégique et économique". La Chine est le premier partenaire commercial de l'Iran. Les exportations vers Pékin se sont élevées à quelque 12 milliards d'euros au cours des dix derniers mois, contre le même montant approximatif pour les importations de produits chinois, selon l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Source: (EUROPA PRESS)

31 octobre 2022

Conflit entre Varsovie et la Cour de Justice de l’Union européenne

Le Tribunal constitutionnel polonais a repris l’examen de la constitutionnalité des amendes imposées par la plus haute juridiction de l’UE pour non-respect d’arrêts précédents. En début de semaine, l’exécutif européen avait menacé, dans un geste inattendu, de retenir les fonds de rattrapage de Varsovie pour des raisons d’indépendance judiciaire.

varsovieLa Commission européenne a provoqué un tollé à Varsovie en annonçant lundi (17 octobre) son intention de retenir les paiements de la Politique de cohésion, destinée à aider les pays économiquement à la traîne à rattraper leur retard. Cette décision est motivée par le fait que la Pologne ne s’est pas conformée aux exigences essentielles de l’UE en matière d’Etat de droit.

La Pologne doit recevoir 75 milliards d’euros du Fonds de cohésion dans le cadre du budget à long terme de l’Union européenne, appelé « cadre financier pluriannuel 2021-2027 ».

Le Tribunal constitutionnel polonais, décrié par ses détracteurs pour son manque d’indépendance et son instrumentalisation à des fins politiques, a repris mercredi (19 octobre) l’examen d’une affaire datant de février concernant la constitutionnalité des amendes imposées par la plus haute juridiction de l’Union européenne pour non-respect de décisions antérieures des juges européens.

L’année dernière, lorsque la Pologne a refusé d’appliquer des arrêts de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) lui ordonnant de démanteler la chambre disciplinaire de la Cour Suprême et de mettre fin à l’activité de la mine de lignite de Turow, la CJUE a condamné le pays à deux jours-amendes, à savoir 1 000 000 € pour la chambre disciplinaire et 500 000 € pour Turów.

« Les amendes sont illégales. La Pologne ne devrait pas payer un seul złoty, c’est ce à quoi je vais m’atteler », a déclaré le ministre de la Justice, Zbigniew Ziobro, qui a déposé la plainte relative aux amendes de l’UE auprès de la Cour constitutionnelle, ouvrant ainsi la voie au procès.

M. Ziobro a remis en question l’article 279 du traité sur le fonctionnement de l’UE, qui confère à la CJUE le droit de « prescrire les mesures provisoires nécessaires » pour garantir l’efficacité de ses décisions.

Il a déclaré que la Pologne n’avait pas accepté les dispositions permettant à la CJUE d’imposer des amendes en cas de non-respect des mesures provisoires lorsqu’elle a ratifié les traités de l’UE avant de rejoindre l’Union en 2004. Les traités internationaux qui régissent le fonctionnement de l’UE ont été réorganisés en 2009 avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, également connu sous le nom de « traité modificatif ».

M. Ziobro estime qu’en pénalisant financièrement la Pologne, la CJUE enfreint l’article 90 de la constitution polonaise, selon lequel toute décision de la Pologne de transférer ses compétences à des organisations internationales doit être ratifiée par le parlement.

Le Tribunal constitutionnel traite l’affaire des amendes de l’UE depuis février mais n’a pris aucune décision jusqu’à présent. L’audience de mercredi a été ajournée après seulement une heure, selon le quotidien Gazeta Wyborcza, et la nouvelle date de l’audience est fixée au 14 décembre.

Le Tribunal a fait la une des journaux européens l’année dernière lorsqu’il a jugé que certaines parties des traités étaient incompatibles avec la constitution polonaise, remettant en cause la suprématie du droit européen sur les règles nationales, un principe fondamental de l’intégration européenne.

La Commission européenne est en conflit avec Varsovie au sujet des réformes judiciaires adoptées par le gouvernement Droit et Justice (PiS) depuis son arrivée au pouvoir en 2015 et qui ont considérablement renforcé le contrôle du gouvernement sur le système judiciaire.

La Commission a approuvé en juin le plan de relance de 35,4 milliards d’euros, une tranche distincte de financement de l’UE, pour la Pologne après un long retard dû à l’opposition de Varsovie à revenir sur les réformes judiciaires. La Pologne doit cependant remplir plusieurs conditions afin de bénéficier des fonds du plan, notamment le démantèlement de la chambre disciplinaire et la révision des décisions des juges suspendus.

Varsovie n’a toutefois pas encore respecté tous ses engagements et n’a pas encore perçu la moindre part des fonds alloués à la suite de la pandémie. (selon "Euractiv")

3 août 2022

Conférence de Téhéran

Moyen-Orient : Russie, Turquie, Iran : les nouveaux alliés

iranC’est un peu le grand retour du Moyen-Orient sur la scène internationale. Certes, la région n’a jamais vraiment disparu des écrans géopolitiques, mais la situation mondiale lui redonne un statut qu’elle avait en grande partie perdu. D’où le ballet que l’on observe depuis plusieurs mois maintenant, où se croisent diplomates russes, américains, turcs, saoudiens, émiratis, israéliens et, plus discrètement, chinois.

A peine Joe Biden parti après une derrnière escale en Arabie saoudite, voilà que doit se tenir, ce mardi, à Téhéran en Iran, un sommet rassemblant Vladimir Poutine, Ebrahim Raïssi et Recep Tayyip Erdogan. Au centre de cet entretien trilatéral : la Syrie. La Russie, la Turquie et l’Iran sont trois acteurs majeurs dans le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 avec des rôles différents. Moscou et Téhéran soutiennent le pouvoir de Bachar Al Assad alors qu’Ankara appuie la rébellion islamiste. Ils ont lancé en 2017 le processus dit d’Astana, qui visait officiellement à ramener la paix dans ce pays. Chacun des trois pays entend suivre son propre agenda mais doit tenir compte de celui des autres.

La menace turque d'intervention en Syrie

Ainsi, ce sommet intervient alors que la Turquie menace, depuis fin mai, de lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie – contre Tal Rifaat et Manbij, deux localités sous contrôle des Unités kurdes de protection du peuple (YPG) –, où elle cherche à créer ce qu’elle appelle une « zone de sécurité » de 30 kilomètres à la frontière.

À quelques jours du sommet de Téhéran, Mazloum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes  (FDS, dominées par les YPG) ayant combattu les djihadistes du groupe « État islamique » (EI) avec, en partie, le soutien de Washington, a dit, vendredi, espérer que les Kurdes « ne seront pas utilisés comme monnaie d’échange » dans les discussions. Téhéran et Moscou s’opposent officiellement à une telle offensive, estimant que cela créerait une instabilité peu propice à leur présence.

L'enjeu des céréales ukrainiennes

iran1Mais Ankara a plusieurs cordes à son arc. Les discussions entre la Russie et l’Ukraine concernant l’épineuse question du blocage des exportations de céréales à partir des ports ukrainiens se déroulent à Istanbul et un accord pourrait être trouvé. Des responsables turcs ont même assuré disposer de 20 cargos en mer Noire prêts à être rapidement chargés de céréales ukrainiennes.

Au moment où le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, affirme que la reprise des exportations de céréales depuis l’Ukraine est une « question de vie ou de mort », la Turquie, de plus membre de l’Otan, apparaît comme incontournable. Ce qui arrange les affaires d’Erdogan. Celui-ci voit d’un mauvais œil la récente livraison de F-35 américains à la Grèce, ce qui pourrait modifier le rapport de forces en Méditerranée orientale.

Le président turc profitera d’ailleurs de son déplacement pour rencontrer officiellement et de manière bilatérale son homologue iranien. La Turquie, qui rêve de supplanter l’Arabie saoudite comme phare religieux et politique de l’Islam sunnite, entend bien jouer sa carte. Entre Riyad et Téhéran, le soleil tarde à poindre, même si les nuages tendent à se dissiper.

Comme le note Trita Parsi, du Quincy Institute : « Toute réduction des tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran est une menace pour la durabilité des accords d’Abraham (la normalisation des relations d’Israël et d’un certain nombre de pays arabes –  NDLR). Cela signifie que pour qu’Israël, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis continuent d’avoir suffisamment d’incitations stratégiques à collaborer et à avoir des relations, et à oublier conjointement les souffrances palestiniennes, il doit y avoir une menace de l’Iran. Sinon, tout le château de cartes s’effondre. »

Des discussions secrètes entre Israël et l’Arabie saoudite

C’est dans ce cadre qu’il faut percevoir les déclarations du conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Jake Sullivan, le 16 juillet. Selon lui, l’armée iranienne aurait présenté ses drones à une délégation russe, le 8 juin et le 5 juillet, sur la base aérienne de Kachan, à 200 km au sud de Téhéran. Des allégations que le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a qualifiées de « sans fondement ». Washington avait déjà annoncé, quelques jours auparavant, que l’Iran s’apprêtait à livrer des centaines de drones, dont des appareils de combat, à la Russie.

Une façon pour les États-Unis de dissuader l’Arabie saoudite de se rapprocher militairement de la Russie et de la Chine, et de mettre un frein à ses débuts de normalisation avec l’Iran. Jake Sullivan s’est bien gardé de mentionner les discussions secrètes entre Israël et l’Arabie saoudite concernant des échanges de technologie de défense, Riyad étant particulièrement préoccupé par… les drones iraniens dont se seraient servi les Houthis du Yémen.

 

L’Iran chercherait à rejoindre les  Brics

Alors que les discussions concernant le retour des États-Unis dans l’accord sur le nucléaire iranien sont au point mort, Téhéran veut préserver l’avenir et renforce ses liens avec Moscou. Adhérente de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), depuis septembre 2021, l’Iran chercherait maintenant à rejoindre les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

24 juillet 2022

La plus grande passe à poissons de France

Après deux ans de travaux et huit millions d'euros d'investissement, EDF vient d'inaugurer une rivière artificielle près de Valence-d'Agen, sur la Garonne, pour permettre aux poissons migrateurs de franchir le barrage de Malause, et favoriser leur reproduction.

passeUn ouvrage hors du commun vient d'être inauguré dans le Tarn-et-Garonne. EDF vient de construire une rivière artificielle près du barrage de Malause, non loin de la centrale nucléaire de Golfech. Une sorte de déviation de la Garonne qui permet à certains poissons de remonter le fleuve pour aller se reproduire dans les Pyrénées. Ils étaient jusque-là coincés par le barrage, qu'ils ne pouvaient franchir qu'à certaines périodes de l'année.

"C'est la plus grande passe à poissons de France, une rivière artificielle de 450 mètres de long" explique Franck Darthou, le directeur d'EDF Hydro Sud-ouest. Le débit est de trois mètres cube par seconde, avec des paliers en béton successifs, qui permettent aux poissons migrateurs de remonter le cours d'eau. "On lève un verrou important" explique le directeur.

Un dispositif pour compter les poissons

Du côté des pêcheurs, "l'ouvrage était très attendu" réagit René Delcros, le président de la Fédération de pêche du Tarn-et-Garonne. La rivière artificielle est aussi équipée d'une zone de comptage, explique le pêcheur : "Comme un bocal, avec une vitre devant laquelle est placé un dispositif avec des caméras. Cela permet de compter, mais aussi de repérer l'espèce".

Pour créer cet ouvrage piscicole, il a fallu deux ans de travaux, et huit millions d'euros financés à 60% par EDF et à 40% par l'Agence de l'eau Adour-Garonne. Non loin de là, il existe déjà un ascenseur à poissons, près de la centrale de Golfech. Là aussi on est dans les records, car il s'agit du plus grand d'Europe, avec ses 16 mètres de haut !

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