Joyeux Noël
Glass Tiger & Brigitte Boisjoli - Joyeux Noël/Happy Xmas (war is over)
En France, la grève fait rage, sans trêve pour les fêtes de fin d'année. Même si Manu vient d'annoncer le renoncement à sa propre retraite, et si Bribri va devoir subvenir à ses besoins après leur départ de l'Elysée.
Pendant que son fêtard insouciant de mari bringuait avec les militaires du campement de Port-Bouët en Côte d'Ivoire, Bribri visitait un hôpital "mère-enfant" dans la banlieue abidjanaise, à Bingerville, en compagnie de la première dame ivoirienne, la très française Dominique Nouvian-Ouattara, qui possède un hôtel particulier à Paris, et une très belle résidence secondaire à Mougins (06). Elle compte venir s'installer dans ce beau coin d'Afrique avec son petit garçon, dès la fin de leur mandat présidentiel. Ils y retrouveront leurs amis Rothschild (chasseurs d'éléphants), Bouygues, ou les millionnaires Bolloré, Bouygues, Vinci, et ne seront donc pas dépaysés.
Evidemment, il faudra faire vite, car la Françafrique et le franc cfa vont disparaître, pour laisser la place aux technocrates russes et aux nouveaux capitalistes chinois. Bribri devrait même insister pour que Manu démissionne de suite, même si cela risque d'attrister quelques marcheurs bien de chez nous.
Un meeting de l’opposition interdit pendant la présence du président français !
Le meeting de l’opposition ivoirienne, qui devait se dérouler samedi, lors de la visite du président français Emmanuel Macron, a été interdit par les autorités ivoiriennes.
La mairie de Yopougon – quartier réputé acquis à la cause de l’opposition ivoirienne – a pris un arrêté « interdisant toutes manifestations publiques pouvant entraîner des mouvements de foule sur les espaces ouverts de la commune ». L’arrêté signé du maire Gilbert Koné Kafana (du parti au pouvoir) dont Ebunie Today a eu copie précise que cette interdiction s’étend « du 16 décembre 2019 au 5 janvier 2020 » ; période durant laquelle le président français séjournera en Côte d’Ivoire.
Emmanuel Macron doit se rendre en Côte d’Ivoire du 20 au 22 décembre, pour célébrer les fêtes de fin d’année en compagnie des forces françaises stationnées dans le pays et renforcer les relations bilatérales.
La décision du maire vient contrecarrer les plans des deux coalitions d’opposition, la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CRDP) et Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) qui avaient appelé à un meeting commun sur la grande place FICGAYO de Yopougon. La mairie avait déjà refusé une première date pour ce meeting, le 14 décembre, expliquant que la place était déjà prise par une autre manifestation.
Pour un cadre du Front populaire ivoirien le parti au pouvoir veut fermer la bouche à tout opposant à l’occasion de l’arrivée de M. Macron, réfutant la logique d’un quelconque trouble à l’ordre public mais évoquant bien plus une manœuvre politicienne visant à museler.
La CRDP a été lancé à l’initiative du premier parti d’opposition ivoirien, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dirigé par l’ex-président Henri Konan Bédié. EDS est proche du FPI, l’autre grand parti d’opposition de l’ex-président Laurent Gbagbo. (Anderson Diédri, blogueur à "Eburnie today")
Le Conseil d’État a validé, mercredi 11 décembre, l’extradition vers l’Argentine de Mario Sandoval, un ancien policier soupçonné d’être impliqué dans la disparition d’un étudiant en 1976 à Buenos Aires. L’instance a estimé que les faits, anciens, n’étaient pas prescrits.
Me Sophie Thonon-Wesfreid n’attend plus qu’une seule chose : « Que Mario Sandoval monte dans un avion pour retourner en Argentine afin d’y être jugé. » Voilà ce qu’explique cette avocate française, qui défend l’État argentin dans un dossier historico-judiciaire au long cours : l’extradition d’un ancien policier argentin, Mario Sandoval, soupçonné d’être impliqué dans la disparition d’un étudiant en 1976 à Buenos Aires.
Après des années de procédure, le Conseil d’État a validé, mercredi 11 décembre, le décret d’extradition du gouvernement français, entraînant l’arrestation immédiate en région parisienne de cet homme de 66 ans, arrivé en France en 1985.
« Plusieurs centaines de meurtres, tortures et séquestrations »
Une décision en forme de victoire pour les militants des droits de l’homme en Argentine et en France. « Mario Sandoval est soupçonné d’avoir participé pendant la dictature (1976-1983) à plusieurs centaines de meurtres, tortures et séquestrations », soulignaient, le mois dernier, huit associations. De son côté, l’ancien policier argentin, qui clame son innocence, va saisir la Cour européenne des droits de l’Homme sans qu’on sache encore avec cette certitude si cette requête entraînera ou non une suspension de l’extradition.
Pour comprendre cette affaire, il faut se replonger plus quarante ans en arrière, dans cette Argentine gouvernée par une dictature militaire à l’origine d’environ 30 000 « disparitions forcées » d’opposants politiques. De simples étudiants, parfois, comme Hernan Abriata.
En 1976, ce militant de la Jeunesse universitaire péroniste avait 25 ans et se destinait à devenir architecte lorsqu’il fut arrêté au domicile de ses parents, restés ensuite sans nouvelle de lui. Il fallut attendre 2012 pour qu’un juge argentin réclame à la France l’extradition de Mario Sandoval qui, lui, avait tranquillement refait sa vie dans l’hexagone, y obtenant même la nationalité française en 1997.
Un débat autour de la prescription
Depuis huit ans, tout le débat judiciaire tourne autour de la question cruciale de la prescription. L’ancien policier soutient que la disparition d’Hernan Abriata, survenue en 1976, est prescrite en droit français, le délai étant fixé à 10 ans pour ce type de crime. Mais le camp d’en face affirme que, dans ces disparitions, le délai de prescription ne peut démarrer qu’à partir du moment où on est certain que le crime a pris fin. « Ce qui signifie que la prescription ne peut démarrer qu’à partir du moment où on retrouve le corps de la victime. Ce qui n’a pas été le cas pour Hernan Abriata », souligne Me Thonon-Wesfreid, qui défend la notion de « crime continu » dans ce genre de disparitions.
En mai 2019, le Conseil constitutionnel a écarté toute prescription dans cette affaire, comme le Conseil d’État ce mercredi 11 décembre. Cette dernière instance n’a pas retenu non plus l’argument avancé par Mario Sandoval sur la crainte « d’être privé en Argentine d’un procès équitable, de la présomption d’innocence et de conditions acceptables de détention provisoire », comme l’indique son avocat, Me Jérôme Rousseau, dans un communiqué. Au contraire, le Conseil d’État constate que l’ancien policier n’a pas apporté d’« éléments circonstanciés de nature à établir qu’il risquerait d’être personnellement privé du droit à un procès équitable ».
L’arrestation de Mario Sandoval est aujourd’hui accueillie « avec émotion » par Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste qui a été torturé en 1974 en Argentine puis emprisonné pendant 4 ans. « Pendant toutes ces années, l’idée que cet individu puisse vivre tranquillement en France sans avoir rendu de compte à la justice m’était insupportable, confie-t-il. Mais dans ce type d’affaire, deux principes doivent nous guider : pas de vendetta, ni d’oubli. Faire condamner les anciens tortionnaires argentins n’est pas une histoire de vengeance personnelle pour les familles des disparus. Le constat est juste que, sans justice historique, il ne peut y avoir de justice sociale. »
En Argentine, la famille d’Hernan Abriata, et en particulier sa mère âgée de 93 ans, n’attend elle aussi qu’une seule chose : que Mario Sandoval monte dans l’avion. « Ce ne sont pas des événements du passé (…). La douleur est toujours présente, c’est un "crime continu" », affirmaient en octobre les proches de l’étudiant dans un texte adressé à l’ambassade de France en Argentine. (Journal "La Croix")
... en l'absence de notre conseillère, vice-présidente du Comité du Massif des Vosges... et non des Pyrénées !
Notre conseillère multi-cartes est malade ! depuis 3 ans au conseil municipal de Villé (où elle était première adjointe), depuis 2 ans à la comcom et depuis un an au département ! Et pourtant, elle a encore obtenu à l'automne 2018 la délégation de vice-présidente du comité de massif, et dans le même comité une place remarquée dans la commission des transports et des circulations douces ! Le tout, avec le soutien du président Bierry qui ne s'exprime guère sur les raisons de ces nominations, et pour cause !
Il ne faut donc pas s'étonner si, une fois de plus, nos agriculteurs de la vallée ont été mal défendus ! Certes ceux de l'arrière-vallée toucheront des aides substantielles, mais pas ceux de l'avant-vallée qui ne toucheront rien. Les pentes du l'Altenberg et de l'Ungersberg seraient-elles moins rudes que celles du Climont ? Et c'est à prévoir, au prochain bulletin cantonal de notre tandem de choc, on verra apparaître les sommes versées aux agriculteurs de "montagne", mais pas le nombre de ceux qui n'auront rien obtenu !
Quant à la réflexion prévue, à mener entre les acteurs du massif, et aux ajustements à prévoir pour l'attribution des aides en commission permanente, on peut se demander qui va mener tout ça ... depuis un certain manoir en Ariège, histoire de réaliser un travail de proximité ?
NB : à compter les absences représentant 1/3 des élus, on peut voir l'importance que le CD67 accorde à ses agriculteurs et à ses vallées !
Information sensationnelle !
Le PV du 9 décembre indique aussi que notre grande absente est interdite de prendre la parole et de voter au point CD/2019/086 publié ci-dessous ! Notre conseillère, désignée comme membre du C.A. de la "Mission Locale de Sélestat pour l'Emploi", où son assiduité va très certainement permettre de réduire le chômage dans tout le Centre-Alsace, est-elle punie et réduite au silence du fait de ses absences ?
Etait-elle présente sur ce seul point de l'ordre du jour ? Et dans ce cas, elle est revenue d'Ariège pour rien ? ou alors, faut-il penser que les PV du conseil départemental 67 sont établis en avance ? Ah sacré Fredo, tu nous en réserves des surprises !
Une carte d'anniversaire arrivée avec 7 jours de retard !
Ah ce brave député qui envoie à tous les électeurs de sa circonscription ses meilleurs voeux de bon anniversaire ! Le tout, bien sûr, envoyé de l'Assemblée Nationale à Paris aux frais d'impression et d'envoi laissés à la charge du contribuable. Quant aux retards, il n'hésitera pas à vous expliquer qu'ils sont dûs à ces grèves inadmissibles de cheminots et de postiers qui ne méritent pas leur retraite. Et quelle affaire de rencontrer des tracteurs qui bloquent les routes, alors que ce brave Bruno a annoncé pour les paysans des retraites de 1000 €/mois !
Décidément, on n'est pas lemairien et macroniste pour rien. En tant que spécialiste agricole il accompagne son chef de file à travers la France entière, y compris dans le Massif Central (voir photo ci-dessus). On peut donc comprentre que notre député, grand maître en agriculture, n'ait pas le temps de s'occuper de la vallée de Villé où les friches sont nombreuses. Ce qui n'émeut visiblement guère l'élu de la circonscription. L'envoi de cartes postales est plus rentable en voix. Mais tu n'auras pas la mienne, cher Antoine, désolé. L'année prochaine, essaie avec l'envoi de quelques bouteilles de champagne.
Quelques exemples de développement agricole dans le val de Villé :
1) Ancienne vigne (lieudit Schrann) :
2) Ancien verger (lieudit Gänzlach, vers Albé) :
On croit rêver !
Le dernier conseil municipal avait à l'ordre du jour un point pseudo-environnemental : prévision de travaux forestiers pour 2020. Bien que préparé par l'ONF qui a en charge la gestion des forêts communales, le programme laisse rêveur ! Le résultat prévisionnel (appelons cela bénéfice escompté) s'élève à 19320 € ! alors que les années précédentes le bénéfice net tournait autour une centaine d'€, voilà une bonne nouvelle ? Peut-être ? sauf que dans les dépenses, rien ne transparaît sur l'entretien des chemins forestiers à part quelques travaux de "renvois d'eau" qu'on devrait appeler simplement "nettoyage de rigoles", et la remise en état de l'un ou l'autre talus !
Et voilà que, sur la timide question d'un conseiller, le maire affirme qu'il faut y intégrer les 5500 € de location de chasse ! Et voilà que le naturel du premier magistrat refait surface : il confond forêt communale et forêt privée ! Et le produit de la chasse est à investir dans les chemins des forêts privées, ce que notre premier magistrat ignore depuis son premier mandat ! Mais évidemment, il ne songe pas non plus à reverser aux propriétaires le produit de la chasse qui leur revient !
Il n'y a d'ailleurs qu'à voir l'état des chemins forestiers à Villé pour comprendre qu'ils constituent le cadet des soucis du maire.
Un exemple : le chemin du Wirbelspach, raviné par les eaux ...
... et envahi par les ronces !
Et quand il y a des travaux (comme à la Schrann), ils consistent en pose de panneaux et de barrières d'interdiction !
Pour information de la population, voir ci-dessous la délibération présentée par le maire au conseil municipal, et adoptée en l'état à l'unanimité. Même pas de référence aux réunions de la commission "forêts" ou de la C.C.A.F. (commission consultative d'aménagement forestier) qui a été créée en septembre 2006, et qui est chargée de la réglementation des plantations forestières (réglementation légalement déposée au tribunal de Sélestat). Et le maire classe le chapitre forestier dans la rubrique "ENVIRONNEMENT". Il faut le faire !
Le parquet d’Anvers a ouvert une enquête pour incitation à la haine et/ou négationnisme après la visite d’un groupe d’extrême droite au fort de Breendonk, ancienne prison politique nazie devenue lieu de mémoire située dans le nord de la Belgique.
“Cet été, un groupe d’extrémistes de droite aurait visité le fort de Breendonk et un membre du groupe aurait salué Hitler”, rapporte le département de Malines du parquet d’Anvers dans un communiqué. L’enquête fait suite à une plainte reçue par la police et à un article paru dans le quotidien belge néerlandophone De Morgen.
Le journal a publié la photo d’un homme, identifié comme un membre de la section flamande du groupe d’extrême droite Right Wing Resistance, faisant le salut nazi lors d’une visite en août au fort de Breendonk, exploité comme un camp de concentration par le régime nazi pendant la Deuxième Guerre Mondiale, et devenu un mémorial après guerre.
“C’est une gifle au visage des victimes et de leurs proches. La moitié des personnes déportées ici n’ont pas survécu à la guerre”, a réagi le conservateur du Fort, Dimitri Roden, cité par l’agence de presse belge Belga.(selon AFP)
La France dans la moyenne
L'Asie brille une nouvelle fois dans la dernière étude Pisa de l'OCDE : Chine et Singapour caracolent en tête, tandis que la France reste dans la moyenne, sans parvenir à réduire le poids de l'origine sociale sur la réussite scolaire de ses élèves.
Cette étude, publiée tous les trois ans, qui évalue depuis 2000 les compétences en sciences, mathématiques et compréhension de l'écrit des élèves de 15 ans, est devenue une référence mondiale, très scrutée par les gouvernements.
Les exercices ont été soumis en mai 2018 à 600.000 jeunes de 79 pays et territoires, échantillon représentant 32 millions d'élèves.
Plusieurs pays asiatiques figurent parmi les meilleurs élèves en lecture, sujet le plus développé dans cette édition, mais aussi en sciences et en mathématiques. Quatre métropoles et provinces chinoises (Pékin, Shanghai, Jiangsu, Zhejiang) arrivent en tête du classement, suivis par Singapour, Macao (Chine), Hong-Kong (Chine), l'Estonie et le Canada.
"Dans de nombreux pays asiatiques, l'éducation des enfants est la priorité numéro 1, les enseignants suivent des formations de qualité et on décide d'investir dans les établissements en difficulté", explique Eric Charbonnier, spécialiste de l'éducation à l'OCDE. En Corée du Sud, également bien classée, "les enseignants sont très valorisés dans la société et leurs salaires y sont très attractifs", poursuit-il.
Un élève sur quatre dans les pays de l’OCDE ne parvient pas à effectuer les tâches les plus simples en compréhension de l'écrit, ce qui signifie qu'il aura probablement du mal à réussir dans un monde de plus en plus numérique, met en garde l'organisation.
Par rapport à la dernière édition, certains pays ont beaucoup progressé, comme l'Estonie, la Pologne ou le Portugal, où un effort particulier a été fait sur la formation des enseignants et la revalorisation du métier.
La France se situe, elle, légèrement au-dessus de la moyenne des pays riches. Une place "honorable", a commenté Angel Gurria, le secrétaire général de l'Organisation.
Elle fait globalement aussi bien que l'Allemagne, la Belgique ou le Portugal, mais moins bien que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni et beaucoup moins bien que l'Estonie, la Pologne ou l'Irlande.
"Nous enrayons la chute mais c'est insatisfaisant", a commenté le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.
"Du temps à réagir"
La France conserve notamment un gros point noir: les inégalités sociales y restent très fortes. Depuis la dernière enquête Pisa qui mettait l'accent sur la lecture, en 2009, "elles ne se sont pas aggravées mais leur niveau est toujours très inquiétant", souligne Eric Charbonnier.
Ainsi, environ 20% des élèves favorisés (appartenant au quart supérieur de l'indice Pisa du statut économique, social et culturel), mais seulement 2% des élèves défavorisés, sont parmi les élèves très performants en compréhension de l'écrit, contre 17% et 3% en moyenne dans les pays de l'OCDE.
Les performances en mathématiques et en sciences sont également fortement corrélées avec le statut socio-économique.
Par ailleurs en France, un élève défavorisé sur cinq ayant de bons résultats ne prévoit pas de terminer ses études supérieures, alors que cette proportion est très faible parmi les élèves favorisés.
Seuls quelques pays sont plus "inégalitaires" que la France: Israël, le Luxembourg ou la Hongrie.
"Notre système d'éducation n'a pas agi assez vite sur les leviers qui permettent de réduire les inégalités" en investissant sur les enseignants, les petites classes ou les établissements défavorisés, conclut M. Charbonnier. "Contrairement à l'Allemagne, la France a mis du temps à réagir", estime-t-il.
Depuis 2012, la France a décidé de mettre l'accent sur l'école primaire ou sur les écoles des quartiers défavorisés. Le ministre Jean-Michel Blanquer a ainsi mis en oeuvre une réduction des effectifs des classes de CP, CE1 en Rep et Rep+.
"L'amélioration des résultats va passer par priorité à l'école primaire", veut croire Jean-Michel Blanquer, en rappelant aussi la mise en place d'une aide personnalisée au collège (les "devoirs faits") et en insistant sur le "volontarisme" de son ministère pour améliorer la formation initiale et continue des professeurs.
"Il faut espérer que les mesures prises vont porter leurs fruits et seront peut-être visibles dans l'étude Pisa en 2027" (quand les élèves aujourd'hui en primaire seront à l'âge de répondre à l'étude), relève Eric Charbonnier. En attendant, l'OCDE recommande une réflexion plus globale sur le métier d'enseignant, ou sur les filières professionnelles qui sont encore choisies en France "par défaut", et où se concentrent un grand nombre d'élèves défavorisés.(selon AFP)
Les indépendantistes du FLNKS, réunis samedi en congrès, ne sont pas parvenus à s'entendre sur leur vision des futurs liens entre la Nouvelle-Calédonie et la France, en cas de victoire au deuxième référendum sur l'indépendance le 6 septembre 2020, a constaté l'AFP.
"Nous on part pour gagner, on ne se pose pas la question du NON", a déclaré à la presse Daniel Goa, porte-parole de la coalition indépendantiste du FLNKS (Front de libération nationale kanak socialiste).
Un processus de décolonisation progressif est en cours en Nouvelle-Calédonie depuis 1998, date de la signature de l'accord de Nouméa. Il a débouché le 4 novembre 2018 sur un référendum d'autodétermination remporté à 56,7% par les pro-français. Un deuxième référendum aura lieu le 6 septembre 2020 et, si l'indépendance est à nouveau rejetée, un troisième est encore possible d'ici 2022.
S'ils l'emportent, les indépendantistes souhaitent qu'une "période de transition", dont la durée reste à définir, s'ouvre avec l'Etat pour discuter des contours du nouveau pays.
Or, deux lignes s'affrontent sur le sujet. L'une portée par le courant de l'UNI (union nationale pour l'indépendance) prône "une indépendance en partenariat" avec la France tandis qu'une ligne plus radicale, notamment incarnée par l'union calédonienne (UC), réfute le terme de partenariat.
"Quand on parle de partenariat, dans le cadre de la tutelle actuelle, certains de nos militants craignent que les liens avec la France soient privilégiés, sans tenir compte des autres pays qui nous entourent", a expliqué Daniel Goa, également président de l'UC.
Au cours de "débats intenses et difficiles" jusque dans la soirée de samedi, les différents partis du FLNKS ont tenté sans succès d'harmoniser leur points de vue.
"La position du partenariat gêne car elle est considérée par certains comme un néo-colonialisme, à l'instar de ce qui se passe dans les pays africains qui ont accédé à leur indépendance", a déclaré Victor Tutugoro, un des chefs de file de l'UNI.
Mais il considère que c'est "grâce aux discussions que nous ménerons" sur le futur partenariat que l'écueil du néo-colonialisme sera évité.
"Il n'y a pas une confiance totale entre les uns et les autres. Les débats ont quand même permis de clarifier les positions sur la nécessité d'une période de transition", a également indiqué le leader kanak.
Compte tenu des divergences, la question d'une stratégie unitaire "qui reste un objectif" en vue du référendum a été renvoyée à de nouveaux échanges en janvier et février.
Le projet de désignation d'un président du FLNKS, qui en est dépourvu depuis 2001, est elle "restée en suspens".(selon AFP)