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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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6 novembre 2019

Grand Est : vers la fin du diesel en ville ?

En voulant interdire l’ensemble de sa commune à tout véhicule diesel à l’horizon 2025, la Ville de Strasbourg fait le buzz.

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Elle suscite l’admiration des écolos et l’incompréhension de bon nombre d’automobilistes. La décision de la Ville de Strasbourg d’interdire sa commune à tout véhicule diesel à l’horizon 2025 fait le buzz. «Depuis le début des années 1990, notre politique consiste à réduire la pénétration automobile. Malgré tous nos efforts, nous sommes toujours au-delà de certains seuils et confrontés à des pics de pollution. Il nous faut donc aller plus loin, plus fort et plus vite», se justifie Roland Ries, le maire PS de Strasbourg. Au point même de griller la politesse aux 32 autres communes de l’Eurométropole de Strasbourg, qui ne le suivront qu’en 2030.

Déjà pratiquée depuis septembre 2018 pour les livraisons dans le centre historique, cette interdiction se fera de manière progressive. Sur la base des vignettes Crit’Air apposées sur chaque véhicule. Ces vignettes colorées classent depuis le 1er janvier 2016 les véhicules de 0 à 5 suivant leurs émissions polluantes, leur type de motorisation et leur date de mise en circulation. Les véhicules qui n’en sont pas dotés seront interdits de séjour dès le 1er janvier 2021. Suivront les Crit’Air 5 en 2022, les Crit’Air 4 en 2023, les Crit’Air 3 en 2024 et les Crit’Air 2, soit tous les véhicules diesels, en 2025.

«Un impératif de santé publique»

Un calendrier «ambitieux» reconnaît l’élu, dont l’application n’ira pas sans mal. Regrettant que rien ne se passe au niveau national, il considère être dans son rôle. Mais il ouvre le bouclier : «Cela va poser des problèmes aux commerçants, aux logisticiens, aux particuliers. Mais c’est un impératif de santé publique. Les diesels sont dangereux et tout délai supplémentaire serait nuisible. On a attendu trop longtemps.»

Car la France est à la traîne en matière de mise en place de zones à faibles émissions (ZFE). Il en existe 231, dans 13 pays différents d’Europe. La Suède a ouvert le bal en 1996. Le gouvernement a engagé le mouvement en 2018 et noué un partenariat avec 15 agglomérations, dont le Grand Reims et l’Eurométropole de Strasbourg, pour tendre vers ces ZFE. Quatre supplémentaires, dont le Grand Nancy, se sont ensuite engagées à réaliser des études et à tenter des expérimentations. Mais elles savent l’affaire particulièrement explosive.

Pas de compensations

Yves Carra, le porte-parole de l’Automobile Club Association, dénonce ainsi «la rapidité et la brutalité» de la décision strasbourgeoise qu’il qualifie de «dogmatique» : «Ce n’est pas le rôle d’une municipalité. Mais à l’approche des municipales, tout le monde s’habille de vert. Elle ne se rend pas compte du désarroi dans lequel elle va plonger des familles qui ont besoin du véhicule pour aller travailler. La casse sociale sera immense!» Arguant une «qualité de l’air en amélioration depuis dix ans et des voitures qui n’ont jamais aussi peu pollué», il réclame à la Ville le rachat des diesels interdits ou une prime à la conversion.

Ce n’est pas dans les plans de Roland Ries : «La collectivité locale n’a pas à prendre cela en charge. Et c’est en contradiction avec notre philosophie. Notre réponse sera plutôt d’augmenter l’offre de transport public et de développer les déplacements à vélo, en covoiturage ou en autopartage.» Des alternatives qui devront être sacrément performantes pour faire passer la pilule. ("Républicain Lorrain"/Philippe Marque)

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5 novembre 2019

Vers la disparition du franc CFA ?

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L'ECO en remplacement, c'est quoi ? 

 

L'ECO DE OUATTARA: et de MACRON : une arnaque pour s'acheter l'AFRIQUE

4 novembre 2019

Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz

Le vrai visage de la firme Bayer qui s'est payée Monsanto pour 59 milliards d’euros !

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Sous le régime nazi, Bayer, alors filiale du consortium chimique IG Farben, procéda à de nombreuses expériences médicales sur des déportés qu’elle se procurait dans les camps de concentration.

Voici des extraits de cinq lettres adressées par la Maison Bayer au commandant du camp d’Auschwitz, publiées dans le numéro de février 1947 du Patriote Résistant.

Les lettres, trouvées à la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge, datent d’avril-mai 1943.

Première lettre : » En vue d’expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous. »

Deuxième lettre : » Nous accusons réception de votre lettre. Considérant le prix de 200 marks exagérés, nous offrons 170 marks par sujet, nous aurions besoin de 150 femmes. « 

Troisième lettre : » D’accord pour le prix convenu. Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines que nous enverrons chercher très prochainement. « 

Quatrième lettre : » Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. « 

Cinquième lettre : » Les expériences n’ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. « 

IG Farben, le consortium de Bayer, a également fourni aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz, et a massivement exploité la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines.

Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg, puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique, malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

(selon Yannis Youlountas - "Antifa")

Video : extrait de "Nuit & brouillard"

Jean Ferrat - Nuit et Brouillard

3 novembre 2019

Rojava : tout bon pour Poutine

"Les Pieds Nickelés" tiercé gagnant, sur le dos des Kurdes

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L’UE n’a rien fait pour intervenir et jouer le rôle de conciliateur entre Turquie et Syrie, alors même qu’elle aurait pu, et dû, imposer son rôle de médiatrice depuis au moins un an, et essayer d’empêcher ce qui était hautement prévisible. La Russie, en tout cas, est gagnante, et avec elle, ses deux compères.

Le Tsar Poutine s’affirme et se réaffirme comme le grand allié de Bachar al Assad, et s’impose comme l’interlocuteur indispensable dans toutes les négociations importantes : la place de la Russie dans la région doit être solidifiée et assurée durablement.Pour ce qui est des Kurdes, les émissaires russes ont réaffirmé en septembre dernier (ils l’ont dit plusieurs fois depuis 2013) qu’une autonomie était possible (ce qui est potentiellement vrai aussi pour d’autres minorités à l’intérieur des frontières syriennes), mais si et seulement si on reconnaît l’autorité de Bachar al Assad… Ce qui revient de fait à reconnaître le rôle fondamental et indispensable de Moscou.

En ce sens, les fameux 70 à 90 000 prisonniers DAESH représentent une carte considérable pour ceux qui seront censés les garder à l’avenir, à savoir… Assad et l’armée russe : plutôt atout que mistigri, puisque le rôle de garde-chiourme qui leur est dévolu devient un moyen de pression intéressant à l’égard des Occidentaux – et surtout des Européens, qui ne tiennent pas à voir des masses de barbares sanglants débarquer chez eux, même lorsqu’ils sont en partie des « nationaux », le produit de leur culture déclinante et discriminante.

Ce que souhaitent depuis longtemps les Russes est en train de se réaliser : grâce à l’invasion turque, les Kurdes se jettent, certes mollement et en se bouchant le nez, dans les bras d’Assad. Moscou discute en effet depuis plus de 2 ans, avec Assad et l’Iran, d’un projet de Constitution depuis 2 ans (dans le cadre du soi-disant Processus d’Astana). Ce projet prévoit une large autonomie des Kurdes, mais… sous l’égide du gouvernement Syrien d’Assad. Cela posé, l’invasion turque permet de surcroît aux Russes de se rapprocher de la Turquie, et d’assurer plus solidement leur rôle de médiateurs en Syrie. Au détriment de l’Union Européenne, tragiquement absente et inactive, le nez rivé sur le handlebar du Brexit.

Et il ne faut pas s’y tromper : les Russes et les Turcs, bien qu’ils jouent la confrontation, sont en discussion permanente et étroite. Plus encore, les Russes jouent bien évidemment le rôle de pivot dans une négociation quadripartite : des tractations ont eu lieu (et auront lieu…) entre le gouvernement Assad et les Kurdes sur la base russe de Hmeimim, à Latakié, la région natale d’Assad, Poutine est indispensable pour les 3 parties, en somme.

Le général en chef syrien pour cette campagne vers le Nord est d’ailleurs Souhail al Hassan, un grand ami des Russes. En 2015, Poutine lui a fait décerner l’ordre de l’Amitié entre les peuples, et deux ans plus tard, le chef d’état-major Gerassimoff lui a offert solennellement un sabre. A cette occasion, Al Hassan a béni « tous les pays russes du Sud au Pole Nord »…

Que veut Poutine, au juste ? C’est assez limpide : Bachar al Assad sait bien que sans Poutine, il ne pourra pas contenir la puissante armée turque. Il a donc besoin des Russes. Et Poutine veut essentiellement 2 choses : asseoir tous les deux, Assad et Erdogan, à la table des négociations, et gagner le plus de terrain possible pour son vieil allié Assad.

Les choses sont conclues d’avance. C’est en ce sens qu’Erdogan a assuré récemment : « Il n’y aura pas de problème à Kobane ». Cela traduit une entente préalable, qui ne sera pas rompue. Poutine accepte bien évidemment les conditions posées par le dirigeant d’Ankara pour ce qui est de la sécurité nationale de l’Etat  turc. Il prend pour base les Accords d’Adana de 1998 entre la Syrie et la Turquie, qui stipulaient que le PKK ne devait pas recevoir d’aide de la Syrie. Ces Accords ont d’ailleurs autorisé et légitimé, aux yeux du dirigeant turc, l’invasion actuelle…

Et Poutine apparaît une fois de plus comme l’ interlocuteur fiable – au contraire des Etats-Unis, qui ont commis une véritable forfaiture, et de l’Union Européenne, le visage plongé dans la vase de la Tamise.

Erdogan est plutôt tranquille ; il ne risque nullement un embargo des armes russes. D’ailleurs, voici à peine quelques mois, Poutine a livré à la Turquie un système anti-aérien S-400. L’installation d’une zone d’exclusion aérienne, comme le demandent les Kurdes, ne serait au fond pas plus gênante pour la Turquie : elle pourrait fort bien attaquer le Rojava kurde à partir de son propre espace aérien.

« Les droits des minorités doivent être assurés », dit Poutine. Mais cela supposerait que les Kurdes disposent d’une monnaie d’échange, dans ce contexte d’un pouvoir dictatorial extrême. En ont-ils une ? Non, ils n’en ont pas.

C’est tout bon pour le Tsar Vladimir et pour ses deux complices. (selon Marc Chaudeur, "euro-journalist")

2 novembre 2019

Un trafiquant vietnamien d’espèces protégées condamné

Le trafiquant international vietnamien Tran Van Tu et ses complices ont été condamnés pour trafic d’espèces protégées. Ce verdict rendu ce vendredi 31 Mai émane du Tribunal de première instance (TPI) d’Abidjan Plateau.

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Tran Van Tu et ses autres complices ont écopé de la peine maximale prévue par la loi ivoirienne (N° 65-255 du 04 aout 1965) relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse. Ils sont tombés dans les filets de la police dans le cadre d’une opération dénommée ‘Stop à l’ivoire’ lancée du 18 au 21 janvier puis les 21 mars 2018 par les autorités ivoiriennes avec l’assistance technique de EAGLE-Côte d’Ivoire et du grand réseau EAGLE international. Les trafiquants ont obtenu et gardé par devers eux – avec intention de revendre – 469,15 kg d’ivoire et 578 kg d’écailles de pangolins. L’objet de la saisie représente des parties d’espèces intégralement protégée par la loi faunique ivoirienne.

La structure du réseau criminel est composée de trois trafiquants asiatiques. Il s’agit de Tran Van Tu et Phung Tan Hung de nationalité vietnamienne qui sont à la tête du réseau et du français d’origine chinoise Zhang Fan Paul. Ils sont épaulés par le guinéen Koné Kabiné, le burkinabé Ouédraogo Moussa et l’ivoirien Vanié Bi Magloire Luc.

Le juge a suivi le réquisitoire de la procureure qui avait requis au cours de l’audience une peine exemplaire assortie d’amendes contre chacun des prévenus. Les prévenus ont été reconnus coupables pour infraction et complicité d’infraction à la législation relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse. Ils écopent que de 12 mois de prison ferme qui est la peine maximum et assortie de 300.000 F CFA d’amende chacun comme prévue par les textes régissant la faune en ses articles 32 et 33.

Tran Van Tu et Zhang Fan Paul ont aussi été entendu pour d’autres faits retenus contre eux, notamment la détention illégale d’armes à feu de 6ème et 7ème catégories découvertes chez eux lors de leur arrestation. Notons que les trafiquants étaient incarcérés depuis leur arrestation à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Le réseau criminel de Tran van Tu est l’un des réseaux spécialisés du crime faunique le plus sophistiqué jamais démantelé en Côte d’Ivoire. (Ebony T. Christian – source EAGLE-Côte d’Ivoire)

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1 novembre 2019

Poubelles à Villé : rien ne va plus

A la mairie, aucune promesse tenue !

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Depuis 2010, le même problème revient régulièrement : les poubelles de la montée de la croix ne sont pas toujours ramassées. Et pour cause : la rue est bloquée par des voitures en stationnement qui empêchent les camions-poubelles du SMICTOM de passer.

Le 2 juin 2017, les riverains apprennent que face à cette situation le SMICTOM envisage même de supprimer la tournée dans cette rue. Excédés, ils demandent une réunion avec le maire et les services du SMICTOM. Réunion qui a lieu le 11 juin. Le maire s'engage :

  •  à prendre un arrêté municipal d'interdiction de stationner à l'endroit posant problème.
  •  à faire poser un panneau fixe réglementaire signifiant l'interdiction.
  • à informer par courrier tous les habitants du quartier.

Hélas, au courant de l'été 2019, à plusieurs reprises, la rue est restée obstruée. Et pour cause : le maire n'a tenu aucune de ses promesses !

Certains riverains ont tenté de contacter la mairie en ce jeudi 31 octobre : ils se sont heurtés à une mairie fermée ! Quant au maire et à l'adjoint compétent appelés téléphoniquement, en cette veille de Toussaint, ils font les morts et ne décrochent pas.

De guerre lasse, les riverains sont partis déposer leurs sacs poubelles devant la porte d'entrée de la mairie. Histoire de rappeler ses engagements au premier magistrat.

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* Alerte générale : des voleurs auraient été vus lors de la soirée Halloween et ont dérobé des sacs devant la mairie. La municipalité appelle les témoins à se faire connaître auprès des autorités compétentes !

31 octobre 2019

Il y a 100 ans, la Prohibition aux Etats-Unis

Le 28 octobre 1919, le Congrès américain votait la Prohibition, l'interdiction de l'alcool. La mesure voulait lancer la lutte contre la pauvreté, la prostitution et la criminalité – pour échouer lamentablement.

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C’est en 1919 que la politique américaine arrivait à la conclusion que tous les maux de l’époque étaient liés à l’alcool. Dans cette Amérique puritaine (et bigote…), rien de plus évident que d’interdire la production, la vente et la consommation d’alcool. Mais le « National Prohibition Act » voté le 28 octobre 1919 n’est pas parvenue à faire disparaître ce fléau de la société américaine – au contraire : la Prohibition constituait la base pour la fleuraison du crime organisé.

La Prohibition était pour la Mafia américaine ce que la politique européenne est aujourd’hui pour les organisations de passeurs d’hommes en Méditerranée. L’interdiction d’un produit très demandé ne fait qu’augmenter les tarifs ; et cela était aussi valable pour le crime organisé aux Etats-Unis des années 20 que ça l’est aujourd’hui pour ces bandes criminelles qui extorquent de l’argent aux réfugiés en leur promettant le passage vers l’Europe.

Pendant les années 20, c’est le crime organisé qui reprenait les brasseries et les bars aux Etats-Unis, créant même une sorte de société parallèle dans les « Speak Easy », les bars clandestins, où l’on servait du whisky dans des tasses de thé et ce, autant à la pègre qu’à la haute société qui était très liée à ce crime organisé.

Toute une partie des Etats-Unis se présenterait différemment aujourd’hui, s’il n’y avait pas eu la Prohibition. Las Vegas serait certainement encore un village perdu dans le désert du Nevada – le développement de ce centre mondial du jeu et du pêché avait été rendu possible par la Mafia qui blanchissait par ce biais, les sommes faramineuses gagnées par la production, le commerce et la consommation d’alcool.

Aujourd’hui, nous vivons toujours dans une sorte de « prohibition », du moins, en ce qui concerne le cannabis. L’interdiction de l’herbe verte n’empêche pas le fait qu’au moins 30% des jeunes Européens en consomment plus ou moins régulièrement ; et cette « prohibition » ne fait que maintenir le modèle d’affaires des chaînes de distribution criminelles en fonctionnement. Les Pays-Bas, l’Uruguay, plusieurs Etats des Etats-Unis, le Canada et aussi le Luxembourg ont compris qu’il ne sert à rien de criminaliser un tiers de la jeunesse d’un pays et ce, pour un produit qui, contrairement à l’alcool et d’autres drogues dures, ne tue pas et qui est utilisé depuis 5000 ans comme plante médicinale.

Les problèmes qu’a créé la Prohibition aux Etats-Unis perdurent jusqu’à nos jours. Le crime organisé a gagné tellement d’argent, en l’investissant intelligemment, que l’influence des différents groupes criminels comme la Mafia perdure encore aujourd’hui. L’Etat, lui, s’était alors privé d’une source d’imposition, et le bénéfice de ce marché juteux avait été laissé à la pègre.

Le « National Prohibition Act » avait été aboli aux Etats-Unis en 1933, avant qu’il ne puisse faire encore davantage de dégâts, et l’Europe devrait prendre exemple sur cet épisode historique. On sait aujourd’hui que de telles interdictions ne favorisent que les bénéfices des organisations criminelles, sans pour autant pouvoir éradiquer le phénomène de la consommation. Et là où il y a une demande, il y a aussi toujours une offre. Plus la production et la distribution sont compliquées à cause de la législation, plus ces organisations criminelles peuvent faire grimper les prix – et il y a une certaine logique à ça.

Si la Prohibition n’a pas fonctionné aux Etats-Unis, causant même des dégâts énormes au pays, il serait peut-être judicieux de cesser de les imiter. Dans deux, trois ans, on disposera d’une évaluation scientifique des conséquences de la légalisation du cannabis dans les différents pays et suite à ces expériences, il conviendra de se poser la question en Europe si nous souhaitons réellement maintenir notre prohibition à nous. Aux Etats-Unis, la Prohibition était un échec cuisant. (selon "Euro-journalist")

30 octobre 2019

A la comcom de Villé, on parle de bornes

En ce mois d'octobre, grande réunion du conseil communautaire de la vallée de Villé. Avec des histoires de bornes : d'abord celles que dépassent  la délégation du bourg-centre, avec seulement 50% de présence de ses délégués. Les éternels absents : la conseillère départementale et le spécialiste de l'urbanisme ! A l'heure où le conseil municipal de cette commune obtient un cinquième siège de délégué à partir de 2020, ça ne fait pas très sérieux.

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La deuxième affaire de bornes concerne pourtant directement Villé qui réclamait... une borne de réparations de vélos, place de la gare, et qui l'a obtenue. Si les délégués avaient été au complet, peut-être en obtenaient-ils deux ? 

Une telle borne existe déjà à hauteur de la comcom, route de Bassemberg ... à un endroit où ne passe aucune piste cyclable. Belle logique ! Mais enfin, c'est mieux que rien, admettons. Et place de la gare de Villé, où il n'arrive plus ni trains ni pistes cyclables, ce n'est pas plus illogique.

  • Extrait du PV de la réunion plénière de la comcom :

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29 octobre 2019

Initiative citoyenne : "Elztalbahn jetzt"

Une association de citoyens, de militants politiques locaux et d'élus

elzachInitiative citoyenne "Elztalbahn maintenant" : il s'agit d'une association de citoyens, de militants politiques locaux et d'élus (conseils locaux, conseils locaux et conseils de district à Emmendingen) de toutes les communautés des districts d'Elz et de Simonswäldertals. 

L'initiative a été lancée en 2017 après avoir appris que le développement du chemin de fer de la vallée de l'Elz et son électrification pourraient être compromis par un grand nombre d'objections à la planification. En plus des actions politiques, elle a également organisé plusieurs événements publics, tels qu'une grande manifestation "Pro Elztalbahn" le 21 juillet 2018 à Elzach. 

Ce n'est pas demain la veille où les villois rejoindront dans le dynamisme militant leurs jumelés d'Elzach.

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28 octobre 2019

Chili: la crise sociale perdure

L'ONU envoie une mission d'enquête

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Des dizaines de milliers de personnes ont une nouvelle fois manifesté jeudi contre les inégalités sociales au Chili où l'ONU a décidé d'envoyer une mission pour enquêter sur de présumées violations des droits humains.

Face à la multiplication des allégations sur le sujet, dans un pays dont plusieurs régions et la capitale Santiago restent placées sous état d'urgence, la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme des Nations unies Michelle Bachelet, qui a été à deux reprises présidente du Chili, a annoncé l'envoi d'enquêteurs. 
"Les parlementaires et le gouvernement (chiliens) ont tous exprimé le désir d'une mission des droits de l'Homme de l'ONU", a-t-elle ajouté dans un tweet. 
Près d'une semaine après le début de la fronde sociale, quelque 20.000 militaires et policiers restaient déployés dans le pays. Mercredi, le gouvernement avait annoncé le rappel de réservistes de l'armée pour des tâches administratives.
Pour tenter d'apaiser la situation, le président conservateur Sebastian Pinera a entrouvert jeudi la porte à une levée prochaine des mesures d'exception. "Nous travaillons à un plan de normalisation de la vie de notre pays (...) pour pouvoir cesser le recours au couvre-feu et, nous l'espérons, lever l'état d'urgence", a-t-il déclaré.
Le couvre-feu, reconduit jeudi pour la sixième nuit consécutive, avait d'ores et déjà été réduit la veille à six heures, de 22H00 à 04H00 (01H00-07H00 GMT), contre dix heures les nuits précédentes. 
Le gouvernement a également annoncé une diminution des incidents violents au cours des dernières 24 heures pendant lesquelles aucun décès n'a été rapporté. Le nombre d'arrestations, 735, était aussi en baisse 
Mais des affrontements avec les forces de l'ordre et des pillages avaient toujours lieu dans plusieurs villes du pays et en divers endroits de la capitale, en particulier dans la périphérie.
 

"Je vais continuer"

 
Déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement, des dizaines de milliers de personnes ont répondu pour la deuxième journée consécutive à l'appel à la grève générale lancé par des organisations syndicales et une vingtaine d'autres mouvements. 
"Les problèmes n'ont jamais été résolus au fil du temps, avec tous les partis politiques c'est la même chose (...) Je suis ici depuis trois jours et je vais continuer à manifester", a déclaré à l'AFP Pamela Rosas, 26 ans, dans le centre de la capitale.
Mercredi, les Chiliens avaient été plus de 400.000 à manifester, selon les autorités.
Les protestataires réclament le retrait des rues des militaires déployés pour la première fois depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), ainsi que des réponses à la pire crise sociale traversée par le Chili en trente ans.
Depuis le début des troubles, le 18 octobre, dix-huit personnes sont mortes, dont cinq tuées par des tirs des forces de l'ordre, selon des chiffres officiels. L'Institut national des droits humains (INDH) a recensé 584 personnes blessées, dont 245 par armes à feu.
Devant la presse, le ministre de la Défense, Alberto Espina, a déclaré jeudi que l'armée agissait pour protéger les droits humains des Chiliens, non pour les violer. 
Outre la mission onusienne annoncée par Mme Bachelet, le président Pinera a invité sa prédecesseure et José Miguel Vivanco, le directeur de la division Amériques de l'ONG Human Rights Watch, à se rendre au Chili.
Le père de Mme Bachelet, arrêté et torturé après s'être opposé au coup d'Etat de Pinochet, est mort en prison en 1974. Elle-même a également été torturée avant de partir en exil.
 

Sommet de l'Apec maintenu

 
Parallèlement aux mobilisations, de nombreux habitants de Santiago ont tenté de reprendre leurs activités. Environ 6.000 autobus ont été déployés pour faire face à la paralysie du métro, où seules trois lignes fonctionnaient jeudi. Certains supermarchés ont rouvert quelques heures et la plupart des écoles publiques ont accueilli leurs élèves. 
La crise sociale a été déclenchée par l'annonce d'une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale, mais n'est pas retombée après l'annonce de la suspension de cette mesure.
Le mouvement, hétérogène et sans dirigeants identifiables, s'est amplifié, nourri par le ressentiment face à la situation socio-économique et aux inégalités dans ce pays de 18 millions d'habitants.
L'annonce d'une série de mesures sociales mardi par M. Pinera ne semble pas avoir eu l'effet désiré.
Malgré l'intensité de la crise, le gouvernement a confirmé la tenue du 13 au 17 novembre à Santiago du sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), où sont notamment attendus les présidents américain Donald Trump, russe Vladimir Poutine et le Chinois Xi Jinping.(selon AFP)

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