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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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5 décembre 2019

Forte croissance du trafic de chimpanzés

Les chimpanzés sont des animaux protégés particulièrement ciblés par les trafiquants fauniques et leurs réseaux. Le trafic de cette espèce est particulièrement préoccupant en Côte d’Ivoire.

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Il y a de cela 29 ans, la Côte d’Ivoire comptait entre 8.000 et 12.000 chimpanzés. Selon les derniers chiffres officiels publiés dans la revue Current Biology datée d’Octobre 2008 (se basant sur un recensement des nids de chimpanzés entre juillet à décembre l’année précédente), 1.000 était alors le nombre de chimpanzés dans les parcs nationaux ivoiriens. Le parc de Taï dans l’ouest de la Côte d’Ivoire comptait à lui seul près de 500 individus. Ces chiffres datent d’il y a presque 10 ans et certaines ONG estiment que la population de chimpanzé dans le pays ne doit guère avoisiner le millier d’individus en raison d’un trafic intense. Les braconniers et autres revendeurs illégaux s’attaquent à l’espèce dès le berceau.

Les bébés et très jeunes chimpanzés sont les plus prisés par les acheteurs, généralement richissimes demandeurs originaires d’Asie du sud-est, du golfe persique, de la Chine, de l’Europe ou des Etats-Unis pour servir d’animal de compagnie. Pour un seul bébé chimpanzé capturé, une dizaine d’adultes sont tués. L’animal vivant en clan est très protecteur, prêt à tout pour protéger les jeunes du groupe. Les braconniers et les réseaux de revendeurs ont aussi pu asseoir un mécanisme sophistiqué de corruption d’agent de l’Etat. Faux documents administratifs, corruption de policiers et douaniers sont autant d’actes qui favorisent le trafic.

Pour preuve, des journalistes d’investigations de la BBC ont pu se procurer de faux permis d’exportation de chimpanzé contre la somme de 4.000 dollars l’unité ; soit 2.000.000 Fcfa en décembre 2016 à Abidjan lors d’une enquête-reportage sur le trafic du chimpanzé. Les trafiquants pillent le patrimoine et les ressources naturelles du pays, compromettant ainsi la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, et la transition vers des économies vertes.

Comment freiner ce trafic ?

Pour freine ce trafic, « il faut d’abord empêcher les gens d’acheter les chimpanzés » soutient Sarah Crawford, Directrice de Akatia, une ONG spécialisée dans la conservation du chimpanzé en Côte d’Ivoire. « Il faut qu’il soit toujours une amende pour toute personne trouvée avec un chimpanzé à la maison. Il faut également toujours poursuivre les trafiquants ». Des poursuites dont les autorités ivoiriennes assistées d’EAGLE-Côte d’Ivoire sont en train d’intensifier actuellement.

Dans la même veine de solutions, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) avait proposé certaines recommandations un rapport d’évaluation publié en 2013 car selon le PNUE, réussir la lutte contre le commerce illégal chimpanzés équivaut à enquêter d’une part sur les trafiquants et les acquéreurs internationaux de grands singes en raison de leur complicité dans le cadre d’activités de criminalité organisée transfrontalière. Et de d’autres part, améliorer la formation des officiers de polices, des agents des douanes et du corps judiciaire sur les problèmes liés au commerce illégal des grands singes, aux atteintes portées à l’environnement et au trafic d’espèces sauvages.

Aussi, il s’agit d’intégrer des mesures de lutte contre la corruption dans les initiatives d’application de la loi tout en mettant en place de nouveaux permis CITES (Convention Internationale sur le Commerce des Espèces Sauvages en voie d’extinction) et réviser les systèmes de rapports pour lutter contre la contrefaçon et la falsification, et lutter contre le commerce en mettant l’accent sur la législation et les sanctions dissuasives.

Vers une législation plus dissuasive

Le commerce illégal des espèces protégées ne faiblit pas, conscient des dangers qui guettent la faune et la flore ivoirienne du fait de l’accroissement du trafic lié aux espèces sauvages, la Côte d’Ivoire entame sa révolution au niveau de la loi sur la faunique puisque l’actuelle loi N°65-255 du 4 août 1965 relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse, s’élève à seulement un an de prison. Les 8 et 9 août, le Ministère des Eaux et Forêts a initié un atelier national d’analyse et de validation des textes sur l’avant-projet de loi relative à la faune. Avec ses partenaires, ils se sont planchés sur la révision de la loi obsolète de ladite loi.

Si le projet de loi est adopté, un trafiquant de chimpanzé pourrait par exemple désormais être puni d’une peine d’emprisonnement allant de 10 à 20 ans et d’une amende de 10.000.000 à 100.000.000 francs CFA ou de l’une de deux peines, sans préjudice des dommages et intérêts, enfreint les dispositions de la présente loi et de ses textes d’application, concernant une espèce inscrite à l’annexe 1. Des peines qui correspondraient mieux à la hauteur des crimes fauniques selon les organisations de défenses des espèces protégées.

Elles espèrent de cette nouvelle loi, un moyen efficace pour réduire considérablement le trafic illégal des espèces protégées et par la même occasion mettre en mauvaise posture les trafiquants, mais surtout sauver le peu d’espèces protégées dont le pays regorge.  Les chimpanzés d’Afrique de l’Ouest sont parmi les plus menacés parmi la famille des grands singes. Et depuis 2016, ils sont classés en danger critique d’extinction par la CITES. (Source : EAGLE, Côte d'Ivoire)

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4 décembre 2019

Elzach : protection contre les inondations

Elzach traite des conséquences des fortes pluies et des mesures à prendre. Et cela coûte cher avec dix affluents de l’Elz: jusqu’à présent, une dépense de 8 millions d’€ est envisagée.

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Sur le district d'Elzach, plus de dix affluents se jettent dans l'Elz, causant parfois des dommages rapides lors de fortes pluies. Sur la base d'une enquête sur les bassins hydrographiques, des mesures de protection contre les inondations ont été identifiées pour les affluents, ce qui, selon la première prévision, coûtera plus de huit millions d'€.

Des travaux prévus sur 400 kilomètres carrés 

Sur la base des dégâts causés en 2013/2014, les six municipalités de Waldkirch, Gutach, Simonswald, Winden, Biederbach et Elzach avaient commandé un relevé des bassins hydrographiques. Elzach espère enquêter sur le fait que les terrains seront constructibles, mais que les bâtiments doivent être mieux protégés. Le maire Roland Tibi a annoncé qu'au cours des dix prochaines années, certaines mesures découleront des résultats de l'enquête. Une enquête coûts-avantages devrait préciser si des subventions sont possibles pour des mesures individuelles.

Catharin Schäfer de "Wald und Corbe Consulting" a présenté les résultats au conseil municipal : dans l'Elztal, les inondations se sont succédées à plusieurs reprises. L'intérêt pour la protection contre les inondations étant réel, l'enquête sur les bassins fluviaux est subventionnée à 70%. Pour qu’une analyse de l’inventaire et des faiblesses puissent être constatées, une enquête hydrologique et hydraulique a été réalisée. Jusqu'en 2016, les eaux des affluents de l'Elz n'étaient pas au centre de l'enquête, mais ce sont elles qui causent beaucoup de dégâts.

L'élargissement d'un bassin de rétention est la principale mesure préconisée. inclus dans le catalogue de mesures.

Prochaine analyse des coûts et des avantages

En ce qui concerne le concept de protection contre les inondations, le bureau Wald und Corbe est en contact avec le bureau de district. Les mesures de protection contre les inondations sont subventionnées à hauteur de 70% si la charge supportée par la communauté dépasse 150 € par citoyen, a informé Schäfer. Pour Elzach, cela signifie que même des coûts d'un million d'euros suffisent pour bénéficier du montant maximal de l'aide. À l'unanimité, le conseil municipal a autorisé l'administration à engager une enquête sur le rapport des coûts et des avantages si nécessaire.

3 décembre 2019

Bierry : "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé" (Lamartine)

L'affaire des absences de la multi-conseillère Mozziconacci continue à faire du bruit, et nos élus sont régulièrement interpellés, notamment le président du Conseil Départemental 67 Frédéric Bierry.

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Et ce qu'il écrit sur son compte facebook n'est pas pour calmer les esprits (repris par les DNA du 2/12, rubrique "Les chuchotements" - voir ci-contre).

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Un écrit qui pose plus de questions qu'il n'en résout. Dans un premier paragraphe il cite les quatre collèges du canton, alors qu'en tant que président du conseil départemental 67 il se doit de gérer l'ensemble du département. Idem lorsqu'il parle des travaux à Schirmeck ou Villé.

Autre facette qui interroge : on pensait que notre président travaillait en équipe. La "conseillère malade" a été élue en même temps qu'une suppléante, à savoir Mme Christine Moritz, maire de Muhlbach-sur-Bruche. Pourquoi cette dernière ne prend-elle pas le relais ? La belle équipe n'aurait-elle tenu que le temps d'une élection ? A-t-elle déjà volé en éclats ? Et qu'en sera-t-il dans quelques mois, lors de la campagne électorale de 2021 ? Surtout qu'il se chuchote de façon assourdissante que ce cher président serait déjà en route vers le Sénat. A moins qu'il ne trébuche ? Alors choqué ? C'est surtout, et à juste titre, le cas de l'électeur.

Quant aux ambitions manquées de la dame qui se voyait déjà vice-présidente, la voilà "citoyenne ariégeoise" ayant même passé de splendides vacances aoutiennes dans un château  en Espagne (et ce n'est pas un rêve, mais une réalité), une résidence secondaire sur la Costa Daurada, comme elle l'avait écrit sur son défunt compte facebook.

Et Fredo Bierry dans tout ça ? Il aura fait sienne les belles paroles de Lamartine "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé." Heureusement que dans nos vallées, le ridicule ne tue pas. Mais il semblerait qu'il rend gravement malade.

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  • NB : le village voisin du domicile actuel de la conseillère s'appelle "Valls" (non, ce n'est pas une blague).
2 décembre 2019

Verger communal sur terrain de foot

Depuis samedi, le très discuté verger communal de Tagolsheim (dans le Sundgau) est installé sur le terrain de football. Une vingtaine de bénévoles ont mis la main à la pâte pour planter la cinquantaine d’arbres fruitiers. Pommiers, cerisiers et autres mirabelliers ont donc remplacé les joueurs de foot d’un club « en sommeil ».

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Une vingtaine de bénévoles étaient réunis autour du maire François Gutzwiller, ce samedi matin, à Tagolsheim, pour planter les arbres du verger communal. Une petite affluence en raison des polémiques entourant le lieu d’implantation du verger sur le terrain de football (notre édition de jeudi 21 novembre). Un terrain inoccupé depuis plus de deux ans puisque le club de l’AS Tagolsheim, qui s’était senti poussé vers la sortie par la municipalité pour des problèmes de vestiaires, s’est exilé sur les installations d’Aspach ces deux dernières saisons. Au niveau sportif, le club de football local est actuellement « en sommeil ».

Existant toujours en tant qu’association, l’AST n’a guère accepté la décision d’implanter un verger communal sur « son » ancien rectangle vert et l’a fait savoir. Des habitants du village ont également eu du mal à comprendre ce choix et ont « boycotté » le moment fort de l’histoire du village.

« Des arbres sur un terrain de foot, on n’a jamais vu ça ailleurs »

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« C’est quand même bizarre de planter des arbres sur le terrain, on n’a jamais vu ça ailleurs, glissait d’ailleurs un Tagolsheimois croisé dans la commune. C’est triste de voir le terrain dans cet état et incompréhensible quand on sait que la commune s’agrandit avec notamment des jeunes ménages qui auraient pu être intéressés à terme par un club de foot dans le village pour y inscrire leur(s) enfant(s). Je pense qu’il y avait de la place à d’autres endroits et qu’on aurait pu épargner ça au terrain de football. »

Avec une hausse de plus de 22 % du nombre de ses habitants, selon les derniers chiffres de l’Insee publiés en janvier (notre édition 16 janvier), Tagolsheim détient actuellement le record de croissance démographique dans le Sundgau.

Un petit terrain de football au printemps, un autre de basket dès le mois de décembre

« Le terrain n’était plus utilisé et nous voulions implanter le verger à côté de la zone de loisirs et de la salle communale pour créer un espace très sympathique, avait justifié le maire, en début de semaine. Et, même s’il n’y a plus de club de football, l’offre sportive et loisirs reste très importante pour une commune de notre taille avec déjà le tennis et la piscine, ainsi qu’un nouveau petit terrain de foot en herbe pour jouer en sept contre sept ou huit contre huit qui verra le jour d’ici le printemps et un terrain de basket, accessible dès le début du mois de décembre, qui sera protégé et clôturé. »

« Dans quelques années, les gens auront oublié ce terrain de foot »

« Dans quelques années, les gens auront oublié ce terrain de foot et seront contents de profiter de nos fruits locaux », a conclu, ce samedi, un maire dont la décision n’a pas fini de faire causer à Tagolsheim et dans les communes voisines. Mais, opposants et sympathisants de ce projet sont désormais tous face à une seule et même réalité : le verger communal et ses 50 arbres ont bel et bien vu le jour sur l’ancien terrain de football. Et, les Tagolsheimois récolteront le fruit de cette décision dans les années à venir.

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Et à Villé ?

Là aussi le club est en sommeil depuis plus d'un an. Evidemment, la mairie n'a pas encore osé s'attaquer au terrain (l'un des plus beaux de la vallée avec des aménagements toujours d'avant-garde, tel l'arrosage automatique). Mais des bruits ont déjà couru concernant le mobil-home servant de vestiaires. Des envies se seraient fait jour du côté de la municipalité, donc du maire, pour vendre cet outil au village voisin. Alors même que l'une ou l'autre association locale souhaiterait l'utiliser ! Le sujet sera-t-il évoqué lors de la campagne électorale à venir ?

1 décembre 2019

Comment l'Inde s'empare du Cachemire

Le gouvernement indien a affirmé, mercredi 20 novembre, que la situation était revenue à la “normale” au Cachemire, région himalayenne coupée du monde depuis le 5 août. Le 2 novembre, il avait publié une nouvelle carte affirmant la souveraineté de l’Inde sur les parties actuellement sous administrations pakistanaise et chinoise. Pourquoi ce vaste espace est-il aussi disputé ? Quelles sont les revendications de chaque pays ? Réponses en cartes et en textes.

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Le Cachemire est aujourd’hui l’un des imbroglios territoriaux les plus complexes de la planète. Mercredi 20 novembre, le ministre de l’intérieur indien, Amit Shah, a prétendu devant le Parlement, à Delhi, que la situation était “normale” sur place, “contrairement à une idée répandue”. Ces propos, rapportés par l’Indian Express, sont démentis par la population locale, qui vit pratiquement coupée du monde depuis le 5 août 2019.

Une bonne partie des téléphones portables sont toujours sans réseau et Internet reste coupé. Pour le Pakistan, cette région himalayenne a vocation à passer sous son giron, du fait de sa population majoritairement musulmane. En Inde, le Cachemire est un symbole destiné, d’après les nationalistes hindous aujourd’hui au pouvoir, à être reconquis pour former ce que ceux-ci appellent “l’Inde intégrale” (Akhand Bharat).

Pour comprendre comment on en est arrivé là, notre cartographe, Thierry Gauthé, a conçu les cartes ci-dessus, en collaboration avec Guillaume Delacroix, correspondant de Courrier nternational à Bombay.

Une région disputée depuis plus de soixante-dix ans

Tout démarre en 1947, lorsque l’Inde devient indépendante du Royaume-Uni. Les Britanniques donnent alors le choix aux multiples princes des “Indes” : rallier l’Inde ou le Pakistan, ou encore opter pour l’indépendance. Le Cachemire, dont la population est à 80 % musulmane, est dirigé par un maharajah hindou, et celui-ci refuse d’opter pour le Pakistan. Le Pakistan réagit alors en coupant les routes entre le Cachemire et l’Inde. Une action qui pousse le maharajah à appeler l’Inde à l’aide. Delhi accepte, mais à une condition : que le Cachemire lui fasse allégeance. Le maharajah obtempère. Peu après, l’armée pakistanaise investit la région. Le 1er janvier 1949, l’ONU impose finalement une ligne de cessez-le-feu qui deviendra plus tard la ligne de contrôle, en actant le principe d’un référendum d’autodétermination que l’Inde renoncera finalement à organiser. Une partie de l’ancienne principauté forme, depuis 1950, deux États de la fédération indienne : le Jammu-et-Cachemire. (selon Guillaume Delacroix, "Le Courrier international")

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30 novembre 2019

Précisions imprécises

Enfin, la conseillère se réveille !

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Et elle répond depuis un hameau de l'Ariège, son nouveau département d'adoption, à un article de presse de la veille. L' "Air Force One" du président Bierry a dû faire un rapide aller-retour entre le Bas-Rhin et l'Ariège, car il fallait "sauver les meubles" de toute urgence ! La maison "Canton de Mutzig" risquait de brûler, et par ricochet le Conseil Départemental 67 tout entier.

Oui, mais voilà. L'article des DNA était très précis, alors que la réponse de l'élue est très vague. Elle est même contraire aux faits établis publiquement. Ainsi, Mme Mozziconacci serait malade depuis 2017 où elle ne siège plus à la Communauté des communes de Villé. Elle est aussi amenée à démissionner (en catamini avec effet du 1er juillet 2018) du poste d'adjointe au maire de Villé après que depuis de longs mois elle n'allait plus à la mairie, au point que lors d'une réunion de commission du marché du terroir qu'elle devait présider, le maire s'est esclaffé : "Quelqu'un peut-il me dire où elle est ?"

Alors, déjà malade, pourquoi prend-elle encore des responsabilités supplémentaires le 7 février 2018 au sein du Comité du Massif des Vosges, et surtout en tant que vice-présidente de la commission permanente appelée à se réunir très souvent auprès du préfet de Région Lorraine à Metz ? Curieux tout ça... D'ailleurs, on peut se poser la question de savoir si le Bas-Rhin était souvent représenté dans cette instance. 

Et non seulement, elle était membre de la commission permanente, mais elle s'est aussi inscrite à la commission "Transports et mobilité". Faut-il s'étonner qu'avec de telles pratiques le contournement de Châtenois et le tronçon Lièpvre - Val de Villé de la RN59 n'avancent pas. Enfin, on a la navette du Champ du Feu, c'est déjà ça.

Ci-dessous les documents officiels de la mise en place du Comité de Massif :

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- Suite à un prochain numéro...

29 novembre 2019

Au nom des combattants africains

Les "héros d'Afrique" seront bientôt honorés par les communes françaises. Comme l'a souhaité le président Emmanuel Macron, des rues, des places, des bâtiments publics porteront le nom de soldats, tirailleurs, ayant servi la France lors de la deuxième guerre mondiale. Une convention a été signée cette semaine entre le ministère des Armées et l'Association des Maires de France.

"La France a une part d’Afrique en elle", voilà comment Emmanuel Macron célébrait les soldats africains débarqués en Provence, en 1944. Pour ce 75e anniversaire, le 15 août 2019 à Saint-Raphaël, le président de la République française lançait  "un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre par le nom de nos rues et de nos places la mémoire de ces hommes."

Des rues, des places, des écoles

tirailleurs

Trois mois après, le Ministère des Armées et l'Association des Maires de France ont signé une convention. L'objectif est de multiplier les lieux portant le nom d'un soldat africain ayant combattu pour la France dans les 36 000 communes de France.

A cet effet, le ministère des Armées a mis à disposition des maires français une liste de 50 noms. Des tirailleurs africains venus d'Algérie, du Maroc, du Sénégal, de Mauritanie, de Centrafrique ou encore de Madagascar ayant combattu pour la France lors de la seconde guerre mondiale.

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Ils s'appelaient Jean-Baptiste N'Tchorere, né au Gabon en 1917 et mort pour la France le 8 juin 1940 à Remiencourt dans la Somme où il est inhumé ; ou le Sergent Kida, né en 1909 au Tchad et mort pour la France le 12 juin 1944 à Monte Fiaxone, en Italie ; et encore Paul Koudoussaragne, né en 1920 en Centrafrique, il avait pris part aux campagnes d’Afrique, du Moyen Orient et à la libération de Royan. Ce compagnon de la libération a été inhumé en Centrafrique le 10 mai 1973. A terme une centaine de noms devraient être répertoriés.

"Il ne faut pas oublier que nous avons eu des alliés américain, britannique, canadiens... et bien d'autres mais nous avons eu aussi cette armée d'Afrique qui a été très importante. Il faut aussi honorer ces soldats (...) Ils ont fait une partie de la reconquête de la France et ils y ont participé à une hauteur très importante", souligne Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, à TV5MONDE.

D'où viennent les 50 soldats africains listés par le ministères français des Armées ?<br />
©Infographie TV5MONDE
D'où viennent les 50 soldats africains listés par le ministères français des Armées? ©Infographie TV5MONDE

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Tirailleurs sénégalais au col d'Urbeis en novembre 1944

28 novembre 2019

Aux élus qui auraient des sparadraps sur les yeux et des bouchons dans les oreilles

Quand je l'écris sur mon blog, c'est de la foutaise et de la désinformation ! mais quand ça paraît dans la presse régionale, c'est la vérité !

DNA

DNA1Et ci-dessous, en prime, le nouveau manoir de la conseillère, en Ariège !

alexandra

28 novembre 2019

Togo : Faure Gnassingbé joue la Russie contre la France

Tout s'est joué au sommet Russie-Afrique tenu à Sotchi

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Le Togo, tout comme 39 autres pays d’Afrique a participé du 22 au 24 Octobre dernier au sommet Russie Afrique tenue à Sotchi. Ce sommet continue de parler de lui, suscite des réactions et des réflexions. C’est vrai que pour un nombre important de Togolais, ce sommet est comme tous les autres sans incidences ni retombés directes sur les populations. Oui cela peut être une évidence, mais pour des analystes politiques, le sommet de Sotchi risque d’avoir des conséquences politiques très grave sur le Togo. Le 4ème mandat de Faure Gnassingbé pourrait être gravement négocié là-bas.

En organisant son premier sommet avec l’Afrique, Moscou met en avant la coopération militaire et de défense. Pour des experts, Moscou de Poutine se pose en défenseur de la stabilité du continent, en proie à des mouvements de contestation et au terrorisme. Ce sommet qui, durant deux (2) jours, a réuni plus d’une quarantaine de chefs d’État africains est un pari gagné par Vladimir Poutine. Le pari selon lequel, marquer le retour en force de l’ancienne puissance communiste sur le continent africain. Selon les conclusions issues de la rencontre, le président russe a promis de doubler dans les cinq ans à venir les échanges commerciaux avec l’Afrique. En 2018, ceux-ci ont été évalués à 17 milliards de dollars, bien loin des échanges commerciaux avec l’Europe (275 milliards de dollars) et avec la Chine (200 milliards de dollars). Mais outre le côté économique de la chose, qui d’ailleurs reste à vérifier, il est temps de se plancher sur le côté politique de la rencontre. Si chacun des chefs d’Etat participant à sa petite idée dans la tête, ce n’est pas le président togolais qui serait le saint. Le sommet Russie Afrique, il y a le visible mais aussi les non-dits. Il y a les évidences et les analyses.

Très longtemps effacée de la scène, la Russie après s’être imposée en Europe, veut s’attaquer à l’Afrique, et ce, par tous les moyens. Et cela fait visiblement craindre. De l’URSS à la Russie actuelle, Il n’est un secret pour personne que le régime est totalitaire pour ne pas dire dictatorial. C’est le président ou rien, Poutine est le seul maitre. Et dans cette logique, il compte emmener d’autres dirigeants, surtout africains. Les présidents africains, la plupart étant des accros au pouvoir pourraient facilement se faire enrôler par la Russie de Poutine qui se donnerait le plaisir de les porter sur ses ailes. Il y en a qui n’ont aucune intention de quitter le pouvoir, et pour ça, ils sont capables de tout. Et si dans ce cas, on pourra compter sur une force externe ou étrangère de la trempe de la Russie, ce serait l’ouverture du boulevard pour les mandats illimités. La présence de la Russie en Afrique représente un risque et la France le sait : ‘’l’influence grandissante de la Russie dans un pays d’Afrique francophone, pré carré de la France, inquiète Paris. « Il y a eu un certain effet d’optique ces derniers mois avec l’apparition d’une présence russe en Afrique francophone à laquelle on n’était pas habitué, explique Igor Delanoë, Directeur-adjoint, Observatoire franco-russe. Moscou a profité d’une brèche ouverte en 2017 par l’allègement de l’embargo décidé par l’ONU [contre la Centrafrique] pour mettre un pied là où elle avait déjà une forme de présence », a détaillé Arnaud Kalika, spécialiste de l’Afrique.Des dictatures africaines ont déjà ouvertement le soutien de la Russie, et le cas du Togo ne pourrait être écarté.

Poutine et le 4ème mandat de Faure Gnassingbé…

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S’il y a un sujet qui divise l’opinion depuis un moment, c’est sans doute la question politique, notamment celle liée à un quatrième mandat de Faure Gnassingbé à la tête du Togo.Et sur ce sujet, même les puissances comme la France ne s’est pas encore prononcée puisque dans les pays francophones, l’histoire a fini par montrer que c’est la France qui choisit les dirigeants. La France pour peut-être faire semblant de satisfaire le peuple togolais tout en protégeant ses intérêts, peut demander à UNIR de présenter un autre candidat que Faure Gnassingbé. Mais, avec l’ivresse du pouvoir dont fait preuve le locataire du palais de la marina, doublé de la présence de la Russie qui inquiète la France, les donnes risquent de changer.Qu’est-ce que cela donnerait si on veut faire une petite réflexion sur le Togo. Aujourd’hui, le destin politique de Faure Gnassingbé est dans les mains de la France. Et selon des analystes, le président togolais, dans le but d’assouvir sa gourmandise pour le pouvoir, peut s’offrir les garanties de la Russie de Poutine si jamais la France change de langage. Les scénarios possibles…, soit la France joue avec Faure Gnassingbé et garde ses intérêts qui sont au même moment menacé par la Russie, une chose qui sera visiblement difficile puisque cela risque de ne pas durer et la France perdra tout au profit de la Russie. Soit la France montre son refus catégorique pour un quatrième mandat tout en protégeant aussi ses intérêts et soutenir un candidat de l’opposition. Ou le troisième scénario, s’y prendre tôt pour couper l’herbe sous les pieds de Faure Gnassingbé.Dans toutes les situations, il risque de se poser une question de rapport de force entre la France et la Russie.

La Russie veut des territoires, et le Togo ne sera pas son premier. Pour exemple, en janvier 2019, lors d’un discours officiel, Alexandre Bregadzé, ancien ambassadeur de la Russie en Guinée-Conakry, a soutenu ouvertement le projet de révision de la Constitution qui pourrait permettre à Alpha Condé de se représenter pour un troisième mandat. « Les Constitutions ne sont ni des dogmes, ni la Bible, ni le Coran. Elles s’adaptent à la réalité. Nous vous soutenons, Monsieur le président, la Guinée a besoin de vous », avait-il déclaré. Si la Russie soutient Alpha Condé dans cette forfaiture, rien ne pourra l’empêcher au Togo. Faure Gnassingbé a besoin de soutien, et si ça proviendrait de la Russie, il ne peut que dire ‘’благодаря путину’’ (merci à Poutine). Mais, même si la Russie peut garantir un quatrième mandat à Faure Gnassingbé, c’est sans compter avec la détermination et une aspiration d’une jeunesse africaine plus favorable aux alternances et aux valeurs démocratiques. La Russie en a déjà fait les frais au Soudan avec le renversement d’Omar el-Béchir pourtant proche de Moscou. Et la jeunesse togolaise en est une puisqu’elle développe de plus en plus l’idée d’une alternance à la tête du pays. En clair, la France peut proposer, la Russie peut reproposer, mais c’est le peuple qui décide. Le quatrième mandat de Faure Gnassingbé, c’est le peuple qui décidera, même s’il se joue entre la France et la Russie. (Richard Aziague, Source : L’Indépendant Express)

27 novembre 2019

Compteur Linky : une octogénaire fait condamner EDF et Enedis

Une habitante d'Arras (Pas-de-Calais) vient de remporter une manche judiciaire dans son combat contre Enedis et EDF. L'octogénaire avait vu sa facture annuelle bondir de 100 à près de 500 euros après l’installation d’un compteur Linky à son domicile.

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Gilberte Morel, 85 ans, surnommée "Mamie Linky", a obtenu gain de cause vendredi devant le tribunal d'Arras dans le Pas-de-Calais.

Cette octogénaire avait attaqué EDF et Enedis devant la justice après l'installation d'un compteur connecté qui a multiplié par cinq sa facture annuelle d'électricité la faisant passer de 100 à près de 500 euros.

Vendredi, les deux entreprises ont été condamnées pour lui avoir coupé l'électricité car elle refusait de payer la facture astronomique et erronée une fois posé le compteur électrique controversé Linky, selon le jugement. 

"La hausse des consommations relevées juste après la pose du nouveau compteur conjuguée à leur baisse juste après l'intervention de la société Enedis démontre un problème de ce compteur", peut-on lire dans le jugement. 

Le compteur de cette habitante est remplacé par un compteur Linky fin février 2017. Huit mois plus tard, EDF lui facture 348 euros au titre de sa consommation électrique, ce qu'elle conteste, faisant valoir que le montant était "bien supérieur à la facturation habituelle" alors qu'elle n'a pas changé de mode de vie et règle 60 euros. 

Deux mois sans électricité !

EDF a fini par lui couper l'électricité pendant deux mois, entre septembre et novembre 2018. 

Le juge a estimé que les éléments du dossier attestent que selon l'ancien compteur, sa consommation était en moyenne de 6 kWh par mois de juin 2014 à février 2017 et que d'après le compteur Linky, elle était de 275 kWh par mois du 28 février 2017 au 28 avril 2018.  

Sur la période du 28 avril 2018, soit juste après une intervention d'Enedis mettant fin au problème, à fin août 2018, elle était au total de 36 kWh. 

Les compteurs connectés Linky suscitent chez certains des inquiétudes sur la vie privée et pour la santé en raison des ondes électromagnétiques qu'ils émettraient, ce que Linky réfute. (selon AFP)

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