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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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7 octobre 2019

En Martinique, un port de plaisance construit en toute illégalité

Les dirigeants d'une société de carénage, le maire de la commune du Marin et l'ancien directeur de la mer ont été mis en examen par le parquet de Fort-de-France.

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Ce devait être à la base une aire de carénage par délégation de service public confiée à l’entreprise Carenantilles. La mairie du Marin, sous-préfecture du sud de la Martinique, avait en effet confié en 2014 à Jean-Louis Lucy de Fossarieu et son fils Arthur, patrons de Carenantilles, l’exploitation du centre de carénage local. Mais les Lucy de Fossarieu l’auraient transformé en rutilant port de plaisance, y ajoutant des pontons capables d’accueillir deux méga yachts et 70 bateaux, le tout… pour leur usage personnel. Le 20 septembre, Jean-Louis et Arthur Lucy de Fossarieu, le maire du Marin et ancien sénateur (Parti progressiste martiniquais, gauche) Rodolphe Désiré, ainsi que l’ancien directeur de la mer de Martinique, Michel Pelletier, ont été mis en examen.

«Favoritisme», «recel de favoritisme», «corruption active et passive», «concussion», «abus de biens sociaux», «travail dissimulé», «blanchiment de fraude fiscale», «exercice sans autorisation d’une activité nuisible à l’eau»…, pas moins de onze chefs d’accusation sont égrenés par le procureur de la République, Renaud Gaudeul, dans un communiqué diffusé le 23 septembre. Rodolphe Désiré et Arthur Lucy de Fossarieu ont été placés sous contrôle judiciaire, tandis que Jean-Louis Lucy de Fossarieu a été placé de détention provisoire.

Dénonciation anonyme

L’affaire débute en décembre 2018 par un courrier anonyme envoyé au parquet de Fort-de-France, dénonçant la construction illégale d’un port de plaisance sur la commune du Marin, au profit de l’entreprise Carenantilles. La missive pointe du doigt l’attribution de la délégation de service public, «obtenue dans des conditions illicites», précise le procureur de la République, «car ne respectant pas le principe d’égalité qui doit prévaloir entre les candidats». Puis, en 2017, la mairie aurait attribué un droit d’exploitation pour de nouveaux pontons, dont deux «servant de véritable port de plaisance sans aucun lien avec l’objet initial de la délégation de service public», le tout sans «aucune contrepartie fiscale». Jean-Louis Lucy de Fossarieu aurait obtenu des avantages «grâce à des contreparties offertes à diverses personnes».

Pour les magistrats, le chef d’entreprise aurait également régulièrement utilisé les fonds de ses deux sociétés à des fins personnelles, et notamment au profit de son fils Arthur, 30 ans, cogérant de la société Carenantilles. Ce dernier serait également «complice des faits de travail dissimulé», commis au sein de l’entreprise : les Lucy de Fossarieu auraient mis en place un système de travail occulte, puisque toutes les heures de travail des salariés n’étaient pas déclarées.

Direction de la mer corrompue?

Quant à l’ancien directeur de la mer, Michel Pelletier, il aurait été prévenu par un fonctionnaire des affaires maritimes, et «n’aurait pas réagi», selon nos confrères de Martinique 1re. Vivant désormais en Guyane, il est également soupçonné de corruption passive et de violation du secret de l’enquête. Militaire, il dépend d’une juridiction spécialisée : le parquet de Fort-de-France s’est donc dessaisi de son cas, au profit de celui de Cayenne.

Mercredi 25 septembre, les édiles martiniquais réunis par l’association des maires de Martinique ont exprimé leur soutien à Rodolphe Désiré, indiquant qu’il «avait fait de sa ville l’un des ports de plaisance les plus renommés et plus développés de la Caraïbe». Mais à quel prix? (De Léa Mormin-Chauvac dans "Libération")

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6 octobre 2019

Extrême-droite et racisme dans la vallée

A Steige à la veille de la fête de la montagne !

Une fois de plus, les fachos ont frappé dans la vallée. Je ne rappellerai pas ici les exactions d'un temps passé qui a vu le Val de Villé être le berceau des tristemennt célèbres "loups noirs", ni à différentes dates, les graffitis haineux racistes ou anti-sionistes. Je ne ferai qu'un constat : la bête hideuse n'est pas morte.

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5 octobre 2019

Les failles d'un système

Un étudiant estime avoir gagné à un jeu-concours et attaque Auchan : la justice lui donne raison !

auchanLe juge du tribunal d’instance de Toulouse (Haute-Garonne) a rendu une décision en sa faveur. Ce jeudi 12 septembre 2019, Valentin Desgranges, un jeune étudiant de 19 ans a obtenu gain de cause dans l’affaire qui l’opposait à Auchan, au sujet d’un jeu-concours qu’il estimait avoir gagné.

L’enseigne de grande distribution a été condamnée à lui verser la somme de 734,80 euros.

Cette histoire débute le 27 août 2018. Sur sa page Facebook, Auchan France propose à ses fans de résoudre une petite énigme afin de gagner un ordinateur portable, une souris, une imprimante et un ensemble de services de traitement de textes, tableurs et diaporamas.

Des milliers de personnes répondent à cette énigme mathématique. Et pour la grande majorité des participants, la réponse au calcul proposé par l’enseigne de grande distribution est 9. Mais par pour Valentin Desgranges, qui estime que le résultat est 8+√2, soit environ 9,414.

Mais Auchan ne valide pas sa démonstration et organise le tirage au sort parmi les participants qui ont répondu 9 à l’énigme. Valentin conteste la décision d’Auchan par plusieurs biais, faisant même appel à l’UFC-Que choisir.

Mais ses sollicitations restent sans réponse. Il décide alors de porter l’affaire devant les tribunaux et monte son dossier avec le soutien bénévole d’un avocat parisien.

Il dépose l’ensemble au greffe, en février 2019. Auchan entre enfin en contact avec lui, par courriel, courant mai : « Ils m’ont proposé une solution à l’amiable : un ordinateur et un bon d’achat de 30 euros », raconte Valentin qui réclame les lots et un dédommagement de plusieurs milliers d’euros. L’enseigne lui propose alors un bon d’achat de 800 euros, que le jeune homme refuse.

Fin mai, il plaide sa cause devant le tribunal d’instance, sans avocat et sans représentant de la partie adverse. Et ses arguments convainquent le juge qui vient donc de se prononcer en sa faveur. "Il a considéré que j’étais le seul à avoir donné la bonne réponse au jeu."

Le juge a donc estimé que le préjudice subi par Valentin devait être réparé par la somme de 734,80 euros, soit le montant global du lot mis en jeu dans le concours. Une décision qui satisfait pleinement le jeune homme : "Je suis un simple étudiant toulousain qui s’est attaqué à Auchan, qui n’est pas la plus petite des sociétés, et on m’a écouté : je suis très content de la justice française. Mon calcul m’avait valu pas mal de critiques sur les réseaux sociaux, le juge a estimé que mon résultat était le bon et j’en suis très satisfait."

Au final, le jeune homme qui a décidé de ne pas faire appel de la décision, a gagné moins en valeur que s’il avait accepté le bon d’achat de 800 euros proposé par la marque. « Cela prouve que je n’ai pas fait ça pour l’argent comme on a pu me le reprocher. »

Il utilisera sans doute la somme pour financer son permis de conduire… mais n’a aucunement l’intention de la dépenser chez Auchan !

4 octobre 2019

Alsacienne de naissance, basque d'adoption sur facebook !

La conseillère départementale du canton Mutzig/Villé avait déjà déserté son poste d'adjointe au maire de Villé bien avant sa démission officielle du 30 juin 2018. Et malgré toutes ses absences au Conseil Départemental (pour raison de maladie selon le président Bierry), voilà qu'on apprend qu'elle est définitivement installée dans l'Ariège. En fait, c'est de longue date qu'elle flirte avec ce département puisqu'elle "aime" sur sur sa page facebook, non le tout nouveau site du Bas-Rhin (sur lequel on ne peut plus compter ses absences), mais celui de l'Ariège (où l'on ne peut pas encore compter ses présences).

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C'est vrai qu'elle doit être plus à l'aise en allant chez les Basques dorénavant presque voisins que dans les réunions électorales de sa terre d'origine, l'Alsace, où des auditeurs trop curieux lui posent régulièrement des questions trop précises !

Le pays basque semble d'ailleurs attirer les alsaciennes puisque l'une d'entre elles écrit sur cette trés belle page facebook du CD09 que notre conseillère "aime" : "Je suis Alsacienne, et depuis une quinzaine d'années je rêvais de trouver ma terre de coeur, mon petit paradis. Il y a deux ans ... l'Ariéjo devenlà moun pais (je ne fais pas trop d'erreurs ?) ! En plus de la beauté des terres préservées, les valeurs de la "Terre Courage" et de la société Occitane avant l'annexion au "Nord" me touchent profondément, comme celle du Paratge..... ♥ ♥ ♥"

Mais notre conseillère, reviendra-t-elle au moins pour la fête de la montagne vosgienne qui a lieu le 6 octobre à Steige ? Rappelons qu'elle s'est faite élire en 2011 avec le maire de Steige comme suppléant et soutien de poids, et qu'elle est depuis octobre 2018 vice-présidente de la commission permanente du massif des Vosges. Ou faudra-t-il vraiment se faire à l'idée qu'elle a tourné la page (comme elle l'a confié à quelques voisins) et est partie sans même un au revoir (sauf pour les indemnités?).

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3 octobre 2019

Sécurité routière au Burkina-Faso

 Destruction des ralentisseurs sauvages

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Le ministère des Transports du Burkina-Faso a lancé le 27 septembre 2019 à Ouagadougou un plan de démolition des ralentisseurs hors normes et de construction de bandes rugueuses. Les ralentisseurs sauvages, installés par les riverains, sont une pratique courante et dangereuse dans toute l'Afrique. Ouvrages aménagés sur la chaussée pour contraindre physiquement le conducteur à réduire sa vitesse, les ralentisseurs, appelés par le commun des Burkinabè « gendarmes couchés », sont souvent érigés en violation des normes de conception et de construction prévues par les textes en vigueur. Cette situation entrave la fluidité du trafic routier et provoque de nombreux accidents mortels, l’amortissement précoce des véhicules et l’augmentation des temps de trajet.

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L'opération va aussi permettre d’installer des panneaux de limitation de vitesse et des radars fixes interconnectés à des postes de surveillance. En plus, des équipes de contrôle de la vitesse seront déployées sur les axes afin de réprimer les contrevenants. 1 061 ralentisseurs hors-normes ont été identifiés sur l’ensemble des routes bitumées du pays, dont 125 sur les routes nationales RN1 et RN7. En 2018, les routes nationales N°1 et N°7 ont enregistré 188 accidents qui ont fait 261 personnes blessées et 47 tuées.  Le lancement de ces travaux a aussi été l’occasion pour le gouvernement d’interpeller une fois de plus les conducteurs et les usagers de la route au respect du code de la route, afin de permettre au Burkina de retrouver ses lettres de noblesse en matière de sécurité routière. 

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2 octobre 2019

Au tribunal correctionnel de Strasbourg

Diffamation envers les écoles Steiner : le prof de philo relaxé

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Dans l'édition de Strasbourg des DNA de ce mardi 1er octobre, l'article suivant a retenu mon attention : "Un professeur de philosophie de 49 ans qui enseigne dans un lycée général de région parisienne a été poursuivi en diffamation devant le tribunal correctionnel de Strasbourg par la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France ainsi que par une enseignante pratiquant cette pédagogie alternative. En cause, deux articles publiés sur son blog en octobre et décembre 2018.

Lui-même ancien élève du système Steiner, avec lequel il a rompu, Grégoire Perra mène depuis plusieurs années un combat pour alerter sur ce qu’il considère comme les dérives d’une pédagogie se réclamant de l’anthroposophie. « Ce que je dénonce, c’est tout l’arrière-fond cosmologique, mythologique, ésotérique qui n’est pas mis en avant pour les parents, a-t-il précisé lors de l’audience du 9 juillet. Il y a un certain nombre d’éléments d’endoctrinement qui sont diffusés aux élèves de façon inconsciente. »

Dans leur délibéré rendu mardi 1er  octobre, les juges ont estimé que la diffamation n’était pas constituée faute de faits précis énoncés. Le prévenu a été relaxé."

Poursuivi une première fois déjà par la même fédération en 2014, Grégoire Perra avait déjà bénéficié d'une relaxe. A cette époque, ce professeur organisait des conférences où il dénonçait les pratiques  de ces écoles.

Voici un compte-rendu dans le journal local "Vosges-Matin" du 14 juin 2014 (édition d'Epinal) :

Lutter contre les dérives sectaires pour préserver nos libertés

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Une quarantaine de personnes très attentives ont assisté samedi, à l’Espace associatif, à la journée annuelle organisée par le cercle laïque de prévention du sectarisme ( CLPS).

David Perrin, maire-adjoint a accueilli au nom de la Ville les participants venus de parfois très loin. Michel Heinrich, député et membre du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée nationale assistait à cette matinée comme François Xavier Huguenot, conseiller général.

En ce début de matinée, le CLPS accueillait Grégoire Perra. Ce professeur de philosophie a témoigné de son expérience d’abord d’élève puis de professeur au sein d’une école Steiner-Waldorf.

Illustrant son analyse de nombreux exemples, Grégoire Perra a démonté et expliqué les bases de l’enseignement dans les écoles Steiner-Waldorf.

«Avec une pédagogie attractive annoncée au public comme tournée vers l’éveil, ces écoles contribuent en réalité à mettre en place auprès de leurs élèves un système de pensée fermé qui génère des dérives et rend difficile une ouverture au monde extérieur».

Ces écoles privées, onze actuellement en France dont trois sous contrat avec l’Etat, fondent leur enseignement sur la doctrine de Rudolf Steiner, un philosophe mystique et pédagogue du début de 20ème siècle. La société Anthroposophique que Steiner a créée comporte un enseignement comprenant des éléments aussi divers que la réincarnation et le karma. 

«Durant toute leurs scolarité, les élèves subissent un véritable endoctrinement.» affirme Grégoire Perra. Et ceux qui résistent se font tabasser à la récré sans que les profs n’interviennent».

La mise en condition semble insidieuse s’appuyant sur des méthodes analogiques. « Cela consiste à vous laisser croire que les idées que vous avez, c’est vous qui les avez découvertes alors que ce sont les adeptes de l’anthroposophie qui vous les ont apportées » explique Grégoire Perra.

«Pour recruter des élèves de la maternelle à la terminale, les responsables de ces écoles adoptent un discours sur l’épanouissement de l’individu, l’émergence de l’artiste intérieur, le développement de la pensée libre de l’individu. En réalité dans les faits, les élèves qui sortent de ces écoles développent un super égo, cause de souffrances et qui leur pose problème pour une intégration sociale réussie.»

Grégoire Perra préconise que l’Etat arrête de subventionner ces écoles sous contrat. Il a expliqué également comment lors des inspections, les profs dissimulaient la réalité de fonctionnement par toutes sortes de stratégies.

Perra continue son combat contre l’endoctrinement des anthroposophes et leurs écoles Steiner-Waldorf en multipliant les écrits, les conférences dans le seul but d’informer les gens sur la vérité des faits. «C’est maintenant à la société de parler» a-t-il conclu.

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1 octobre 2019

Forêts d'Europe en danger

Plus de 40% des espèces d'arbres présents en Europe menacées d'extinction

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Plus de 40% des espèces d'arbres présents en Europe sont menacées d'extinction, a alerté vendredi l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), un des principaux dangers étant l'introduction d'espèces envahissantes.

C'est la première fois que l'UICN, basée à Gland (Suisse), publie une "Liste rouge" des arbres européens. A cette occasion, l'organisation s'est penchée sur le sort des 454 espèces d'arbres présents sur le sol européen.

Certains d'entre eux poussent en Europe mais également ailleurs dans le monde. Parmi ces espèces, 42% sont considérées comme menacées et présentent donc un "risque élevé d'extinction", indique le rapport de l'UICN.

En ce qui concerne les espèces dites endémiques -- qui ne poussent qu'en Europe, 58% sont menacées et 15% sont en danger critique.

L'introduction d'espèces envahissantes, l'exploitation non durable des forêts et le développement urbain sont les principales menaces à l'origine du déclin des espèces d'arbres sur le sol européen.

Les maladies, la déforestation, l'élevage et la modification des écosystèmes, liés notamment aux incendies, sont autant d'autres dangers qui menacent les arbres en Europe.

"Il est alarmant de constater que plus de la moitié des espèces d'arbres endémiques d'Europe sont aujourd'hui menacées d'extinction", a déclaré Craig Hilton-Taylor, qui dirige l'unité en charge de l'élaboration de la "Liste rouge", cité dans un communiqué.

"Les arbres sont essentiels à la vie sur terre et les arbres européens dans toute leur diversité sont une source de nourriture et d'abri pour d'innombrables espèces animales telles que les oiseaux et les écureuils, et jouent un rôle économique clé", a-t-elle ajouté, appelant l'Union européenne à oeuvrer en faveur de leur survie.

Selon l'UICN, les sorbiers sont particulièrement en danger, les trois quarts des 170 espèces européennes de sorbiers étant considérées comme menacées.

Le marronnier d'Inde (marronier commun), attaqué par la mineuse du marronnier, un insecte ravageur venu des Balkans, est désormais considéré comme "vulnérable". (selon AFP)

30 septembre 2019

Trump destitué ? Tu parles !

Une affaire montée de toutes pièces par Biden ou... Trump ?

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C’est avec bien des hésitations et des recommandations négatives que Nancy Pelosi, 78 ans, présidente de la Chambre des Représentants, a annoncé la procédure d’impeachment de Donald Trump. Celle-ci aboutira-t-elle ? Non, sans doute. Elle se heurte à la majorité républicaine du Sénat. Et aux doutes portant depuis bien longtemps sur l’intégrité de Joe Biden, futur candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis. Bonnet blanc et blanc bonnet ?

On peut affirmer d’ores et déjà que la réalité du coup de téléphone reproché à Trump ne fait aucun doute. Mais qu’en est-il du fond effectif de l’affaire ? Plusieurs éléments brûlants se présentent : le rôle que joue en réalité Hunter Biden, le fils du leader démocrate, et la personnalité à la fois typique et louche du patron de Hunter Biden, Mykolaj Zlotchevski.

Surprise : Hunter Biden faisait partie du conseil d’administration de la Burisma, une puissante compagnie gazière ukrainienne. Et dans la présentation dudit conseil d’administration, on voit aussi apparaître la photo et le personnage d’Aleksander Kwaśniewski, l’ancien président polonais (1995 à 2005) ! L’avocat de Trump, Rudolph Giuliani, affirme que c’est par l’entremise de Joe Biden que Viktor Chokin, procureur général d’Ukraine, a été limogé en 2016. Il faut préciser un fait, euh, étrange, en effet : sous la présidence d’Obama, Joe Biden était en charge des relations avec l’Ukraine, de 2008 à 2016. Curieux, non ? L’Ukraine intéresse décidément beaucoup la famille Biden.

Né en 1970, Hunter Biden, malgré sa carrure athlétique, est un homme fragile : toxicomane et alcoolique, dépressif depuis la mort de son frère en 2015, il n’a sans doute pas pris toutes les précautions qui s’imposent dans de telles activités et dans un tel milieu, hautement criminogène. Et indéniablement, il aime se servir de ses relations familiales : en témoigne son attitude en 2013 à Pékin, où accompagnant Obama durant son voyage, il a fait prévaloir son cher Papa pour booster ses affaires…

Mykola Zlotchevski, en effet, le patron de la Burisma, a émergé dans les années Janoukovitch, ce président hautement corrompu et pro-russe qui a été chassé du pouvoir en 2015, après la « Révolution de Majdan ». Zlotchevski, à cette époque, était devenu… ministre de l’Ecologie ! (rire jaune). Son ascension a été fulgurante : sa compagnie a profité de ce poste – et de la corruptibilité du gouvernement Janoukovitch – pour décrocher de nombreux contrats d’ exploitation, y compris à l’étranger. Le PDG de la Burisma est devenu alors l’un des hommes les plus riches d’Ukraine.

Après la « Révolution de Majdan », en 2014, le pouvoir change de mains à Kiev, et avec ce changement s’exprime la promesse de laver tout blanc l’économie du pays. Les fortunes louches des oligarques, et parmi elles, celle de Zlotchevski, sont sérieusement menacées. Il faut alors montrer auréole et patte blanche : et voilà que dans le conseil d’administration de la Burisma apparaissent Kwaśniewski et Hunter Biden, ce dernier au début de l’été 2015 – il y touche environ 50 000 dollars par mois.

Alors, Joe Biden a-t-il fait limoger le procureur général, Viktor Chokin, parce que ce dernier avait entamé une enquête, voire une procédure contre son fils ? La réponse penche vers le négatif : on n’a pas trouvé trace d’une telle démarche. Les responsables de l’AntAC, une ONG qui effectue un travail assez efficace (à son échelle) contre la corruption, l’affirment : malgré les promesses de Porochenko en 2014, trois procureurs successifs ont évité tout ennui au patron de Hunter Biden, Zlotchevski. Alors même que quatre affaires qui relevaient du pénal eussent mérité plus d’attention… C’est le cas de nombreuses personnalités importantes avant 2014, et qui ont réussi leur reconversion porochenkienne en 2015.

En quoi alors Hunter Biden serait-il impliqué dans le renvoi de Viktor Chokin, et dans la prospérité actuelle de Zlotchevski ? Trump et son avocat, Giuliani, ont la mémoire courte : il y a belle lurette que le limogeage de Chokin était réclamé par les Ukrainiens démocrates eux-mêmes, par les institutions européennes et par beaucoup de dirigeants américains !

Pour ce qui est de la démarche aux Etats-Unis, on sait que Nancy Pelosi a hésité très longtemps, en fine politique, avant de demander la mise en marche de la procédure. Elle sait bien que l’arme peut se retourner contre les membres du Parti démocrate : parce que personne n’est réellement propre, et parce que l’attention du public se fixe aujourd’hui sur Joe Biden. Au détriment d’une candidate potentielle infiniment meilleure que Biden : à savoir Elizabeth Warren, qui a fait ces derniers mois des discours étincelants.

Mais n’est-ce pas précisément ce que recherche Donald Trump ? En cristallisant l’attention des Américains sur un milliardaire douteux, il détourne leur regard d’une personnalité remarquable, appelée à un brillant avenir. Bonnet blanc et blanc bonnet, oui. (selon "Eurojournalists").

29 septembre 2019

Le Japon, jardin secret de Jacques Chirac

Palaces luxueux, banquiers sulfureux, sumos grassouillets et belles japonaises : le Japon aura été pour Jacques Chirac qui s’y sera rendu une cinquantaine de fois, une espèce de paradis perducomme l’avait raconté le livre « l’incroyable histoire du compte japonais de Jacques Chirac » (Editions les Arènes, 2008) Extraits.

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ll faudra dresser un jour le tableau des relations anciennes, et très particulières, nouées après 1995 entre Jacques Chirac et le Japon. Une affinité avec ce pays et sa culture, plus de 50 voyages sur place, des amitiés entretenues avec des hommes d’affaires très controversés. Le principal d’entre eux est le banquier sulfureux Shoishi Osada, croisé pour la première fois au milieu des années 70. La banque d’Osada sera mêlée à de très peu transparentes affaires immobilières et financières. Chirac fera néanmoins décorer Osada, remercié pour son entregent, de la Légion d’honneur en 1994. Le banquier sombrera plus tard dans une faillite retentissante au Japon, provoquant des inquiétudes à l’Elysée.

DES SÉJOURS DANS LE PALACE DU FINANCIER NIPPON

Shoichi Osada jouera un rôle décisif dans la découverte par Jacques Chirac des charmes pimentés du Soleil levant. “Les dirigeants japonais ont toujours coutume de se tourner vers les Etats-Unis, aimait expliquer Osada. La France représente seulement pour eux la culture, la littérature et la mode. Moi, je n’aime pas faire comme les autres”. Et le banquier d’afficher “ses amitiés françaises” : Jacques Chirac bien sûr, mais aussi Bernard Pons, Raymond Barre et même Danielle Mitterrand, qui sera introduite auprès d’Osada par les dirigeants de la secte Soka Gakkai.

Tous ont séjourné, prétend Shoichi Osada, sur l’île d’Awashima, au large de la péninsule d’Izu, où le patron de la Tokyo Sowa Bank a fait construire un des palaces les plus luxueux du Japon. Un yacht vient chercher les invités de marque au port de Numazu. Les soixante chambres de l’hôtel les accueillent dans un luxe sardanapalesque. Les murs sont revêtus de marbre venu exprès de Grèce. L’ancien ambassadeur de France au Japon et proche de Jacques Chirac, Jean-Bernard Ouvrieu, est familier des lieux (…) »

Un article du Shukan Gendai du 23 mars 1999, raconte les séjours du maire de Paris dans ce palace: “Lors d’une visite du président Chirac, M. Osada, qui le considère comme “un ami de longue date”, a fait venir la célèbre actrice S. pour le divertir. S. est une belle femme d’une cinquantaine d’années et une actrice aussi réputée que Sayuri Yoshinagga. Elle est apparue à plusieurs reprises dans des séries-fleuve de la NHK et possède un talent notoire. Très séduisante avec son visage plein et ses lèvres pulpeuses, elle compte de nombreux fans parmi les hommes d’âge mûr” » (…) »

UNE GALERISTE RÉPUTÉE

 Au delà des affaires et de la politique, le Japon est un refuge pour le fondateur du RPR, loin des regards et de la vie parisienne. Jacques Chirac ne rate pas un combat de sumos, se passionne pour les estampes, goûte la compagnie des animatrices de la vie artistique japonaise.

Jacques Chirac retrouve souvent à Tokyo une amie, Chieko Hasegawa, qui apparaît à ses côtés sur plusieurs photos (voir ci-contre). Grande, élégante, cette Japonaise aux yeux de princesse est une figure de la bonne société tokyoïte. Présidente de l’association des marchands d’art du Japon depuis 1994, Chieko Hasegawa anime avec son mari Tokushichi une des principales galeries d’art de la capitale, dans le quartier de Ginza, aussi bien spécialisée dans les Impressionnistes que dans l’art contemporain.

Parfaitement trilingue japonais, anglais et français, Mme Hasegawa a également passé beaucoup de temps à Paris où elle ouvert, dès 1973, une galerie, à deux pas de l’Elysée. L’affaire, dont elle a depuis confié la gérance à sa fille, vivote péniblement aujourd’hui.

Cette rencontre a été importante pour le futur Président : elle l’a ouvert au monde des arts japonais. S’ils sont aujourd’hui moins proches, leurs liens ne seront d’ailleurs jamais rompus. En mars 2005, lors du dernier voyage officiel de Jacques Chirac au japon, une grande réception est donnée à l’ambassade de France. Chieko Hasegawa se présente en compagnie de son mari. Contrairement aux usages nippons, très pudiques et réservés en public, Jacques Chirac embrasse son amie japonaise et serre la main de son époux.

UNE ARTISTE PEINTRE PROTÉGÉE

Au Japon, Jacques Chirac a également fait la connaissance d’une ravissante artiste peintre, qui signe ses toiles pastel à l’huile du nom de Chie. Aujourd’hui âgée de 44 ans, la jeune femme au visage doux et sensible n’est pas à proprement parler une artiste majeure. Mais forte du soutien du président français, elle a réussi à exposer une fois à Paris, en 2001 à la galerie Miromesnil Fine Art, dans le quartier de l’Elysée (voir photo ci-contre). Lors de ce grand événement – il s’agissait de sa première exposition à l’étranger, Jacques Chirac n’a pas ménagé ses efforts pour la faire connaître, envoyant même à la galerie plusieurs messages de soutien à la jeune artiste, dont la carrière internationale avait du mal à décoller.

Cette année-là, Chie profitera également de son étape dans la capitale française pour tenter sa chance au salon des artistes indépendants, un rassemblement modeste, sans jury ni récompense. Les participants doivent même payer 250 euros le droit d’exposer une œuvre.

La protégée de Jacques Chirac peine à se faire de nom à l’étranger malgré des expositions en Suède, en Suisse et même à New York, au Rockfeller Center en 2004 où des fonctionnaires de l’ONU, émus par ses toiles, fondront en larmes devant ses tableaux. C’est du moins ce qu’elle racontait sur son site internet personnel, fermé depuis la fin 2006.

Chie travaille la peinture à l’huile, sans pinceaux mais avec les doigts. La jeune artiste s’est depuis reconvertie dans la thérapie par la peinture. Ainsi, maintenant, elle travaille surtout avec les hôpitaux, les hospices et les orphelinats. Une sollicitude digne des pièces jaunes de Bernadette Chirac.  » ©Les Arènes 2008 - publié par Mondafrique.

28 septembre 2019

Cabines téléphoniques, où êtes-vous ?

Victimes du mobile, les cabines téléphoniques sont utilisées moins de 30 secondes par mois

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Elles étaient 300 000, il y a encore une vingtaine d’années, elles sont désormais 1 000 fois moins nombreuses. Il ne restent plus que 300 cabines téléphoniques en France aujourd’hui, dont seulement 100 fonctionnent toujours. Ces chiffres transmis à BFM par Orange, l’opérateur historique en charge de ce dispositif de communication en voie d’extinction, traduisent l’irrésistible ascension de la téléphonie mobile sur l’ensemble du territoire. Enfin presque.

Alors que la 5G est attendue pour 2020, des zones blanches, où l’accès à la 3G et à la 4G est inexistant, demeurent. C’est là que la centaine de cabines téléphoniques toujours actives sont installées. Mais leur utilité reste toute relative. Leur temps d’utilisation n'était que de 28 secondes en 2018 en moyenne. Il est même passé à seulement « quelques secondes par mois », dixit Orange.

Seul, 1% de la population n'a ni fixe, ni mobile !

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