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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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17 avril 2020

Coronavirus : le point au 15 avril

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16 avril 2020

Ehpad, il y a de l'abus !

Tarn : une septuagénaire verbalisée devant un Ehpad où elle venait saluer son mari

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Une septuagénaire a été verbalisée pour violation de "cordon sanitaire" devant un Ehpad du Tarn où elle venait saluer, par la fenêtre fermée, son mari résident, selon la fille de ce couple. Dans un courriel, la préfecture du Tarn a dans un premier temps confirmé le bien-fondé de cette verbalisation auprès de la fille de ce couple, Mariani Boghossian. 

"Même si la visite en extérieur de votre mère peut être considérée comme une assistance à personne vulnérable, un cordon sanitaire autour des Ehpad doit être absolument respecté. De ce fait, votre mère était bien en infraction", explique la préfecture. La préfecture a toutefois indiqué ce mardi que la gendarmerie allait "rentrer en contact avec la famille pour éteindre la procédure" dans cette affaire "où il y a peut-être eu un peu d'excès". 

Selon Mariani Boghossian, deux gendarmes sont intervenus jeudi dernier alors qu'Hedwig, 79 ans, stationnait devant la fenêtre fermée de la chambre de son époux, 93 ans, résident confiné dans l'Ehpad de Graulhet.

"Notre inquiétude est que mon père ne tienne pas le coup"

Munie d'une ardoise elle avait écrit quelques mots pour son mari. "Elle le faisait tous les jours, quelques minutes, depuis le début du confinement des Ehpad, pour aider mon père à ne pas se laisser glisser dans son monde, à ne pas se sentir abandonné", a expliqué Mariani Boghossian.

Une poignée de proches d'autres résidents faisait de même, profitant de ce que l'Ehpad soit entouré d'une pelouse non délimitée donnant accès aux fenêtres, a-t-elle ajouté. "Maintenant ma mère n'ose plus y aller, notre inquiétude est que mon père ne tienne pas le coup", alors que son état rend difficile les communications par internet, a souligné Mariani Boghossian.

"C'est vrai que dans certains cas il y a le risque que des résidents ouvrent les fenêtres à la vue de leurs proches, mais l'Ehpad ne pourrait-il pas y veiller", s'est-elle interrogée. Selon elle, le personnel de l'Ehpad, où sa mère travaillait comme bénévole avant le confinement, ne s'était dans un premier temps pas opposé à ces "rencontres" confinées.(selon AFP)

15 avril 2020

Singapour : deuxième vague d'infections

Auparavant érigé comme modèle de lutte contre l'épidémie, Singapour a recensé vendredi près de 200 nouveaux cas d'infections au coronavirus dont une personne qui en est morte et affronte une deuxième vague foudroyante de contaminations.

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La cité-Etat figurait parmi les premiers endroit de la planète à avoir détecté des cas de contaminations après la découverte du virus en Chine, mais était parvenue à en contenir la propagation grâce à une stratégie de contrôle très stricte et de traçage des contacts en lieu avec les personnes infectées.
Mais avril a vu un pic de contaminations locales, au sein même de la cité-Etat, obligeant le gouvernement à imposer des mesures sévères auxquelles il ne s'était jusqu'à présent pas résolu, parmi lesquelles la fermeture de la majorité des lieux de travail.
Un décès et 197 nouveaux cas ont été rapportés vendredi par les autorités de santé, ce qui porte le bilan total de Singapour à 2.108 infections dont sept mortelles.
Le chiffre, bien que bas par rapport à d'autres pays, le monde entier totalisant près de 100.000 décès au nouveau coronavirus, sonne comme un avertissement : les pays ne doivent pas baisser la garde, même quand ils pensent avoir passé le pic de l'épidémie, pour éviter de se retrouver dans une situation similaire à celle de Singapour.
De nombreux pays asiatiques qui présentaient des bilans assez faibles lors des premières étapes de la pandémie se retrouvent à présent face à une deuxième vague, lorsque leurs concitoyens, exilés les premiers temps, reviennent de l'étranger et réinfectent à nouveau localement la population.
D'immenses complexes résidentiels hébergeant des travailleurs sud-asiatiques sont devenus de véritables foyers d'infections à Singapour, avec plus de 500 nouveaux cas apparus sur plusieurs sites.
Les autorités ont ordonné la quarantaine pour des dizaines de milliers d'ouvriers, et déplacent une grande partie d'entre eux vers d'autres quartiers, afin d'éviter une propagation plus grande. (selon AFP)

14 avril 2020

Un village amérindien de Guyane mis en quarantaine

Le village amérindien de Cécilia sur la commune de Matoury (10 km de Cayenne) en Guyane a été mis en quarantaine par un arrêté du préfet suite à la découverte d'un "foyer épidémique" au Covid-19, a-t-on appris de sources concordantes.

guyane2L'arrêté du préfet daté du 9 avril que l'AFP a pu consulter indique que "10 cas positifs" au Covid-19 ont été confirmés dans ce village arawak de "plus de 50 habitants" et que "le risque de propagation du coronavirus (...) est important".

Selon l'Agence régionale de santé (ARS), il y a même 12 cas positifs dans ce village arawak et un 13ème cas plus que probable, en attente des résultats d’un nouveau test suite à un premier test négatif.

Selon l'arrêté, "le risque de propagation du virus dans la population guyanaise est élevé du fait du non respect par un grand nombre d'habitants de ce village des mesures de confinement".

Selon l’ARS, le préfet a pris cet arrêté car "les personnes qui y ont été testées positives n’ont pas souhaité être déplacées à Sinnamary", au site de l'Hôtel du fleuve (des bungalows, ndlr) réquisitionné par le préfet pour y placer des personnes infectées par le Covid-19 .

"Les enquêteurs de l’ARS et de Santé publique France ont contacté les personnes (positives du village arawak, ndlr) mais elles n’ont pas souhaité se rendre à Sinnamary, elles préfèrent rester au sein de leur village", précise l’ARS.

Les habitants de Cécilia sont "mis en quarantaine pour 14 jours", note l'arrêté qui précise que nul habitant ne peut en sortir sauf sur avis médical, que l'entrée de personnes extérieures au village y est interdite et qu'un ravitaillement y sera organisé. 

Au total, 84 cas ont été confirmés positifs jeudi soir en Guyane (300.000 habitants) dont 10 hospitalisations pour observation de quelques jours, et un malade en réanimation, selon la direction de l'hôpital de Cayenne. Sur ces 84 cas, quatre personnels soignants de l'hôpital de Cayenne ont été testés positifs : un couple de médecins (l'un aux urgences, l'autre au laboratoire de biologie), un infirmier du service d'accueil des urgences et une neuropsychologue travaillant pour l'Ehpad.(selon AFP Cayenne)

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13 avril 2020

Coronavirus anti-européen

Vive l'Europe des frontières ! Macron envisage de les laisser fermées jusqu'en septembre. 

La dernière fois qu'elles étaient fermées, c'était pour arrêter le nuage de Tchernobyl !

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12 avril 2020

2020 : Pâques à la maison ?

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11 avril 2020

Pas de covid-19 au Belarus ?

Virus, hockey, vodka et déni

belarus1Le Belarus, 10 millions d’habitants, est une superbe illustration du déni autoritaire : non, le virus ne passera pas par nous, nous sommes des gens propres, nous, Monsieur ! Déni tardif et persistant qui montre très concrètement que non, les régimes autoritaires ne sont pas avantageux pour la résolution du problème COVID-19. Et ils font planer une menace directe sur le monde entier, comme on a pu s‘en apercevoir depuis le mois de janvier.

Ce sont essentiellement les voisins baltes qui ont attiré l’attention sur l’ampleur du déni belarusse ; plus exactement, du déni que pratique le gouvernement sous la férule beaufesque du président Lukachenka, héritier direct du « socialisme » stalinien. Pas de mesures particulières, ni confinements, ni consignes véritables… Pour Lukachenka, les réactions de crainte de la population, sa population, sont totalement injustifiées : réactions de panique, de « psychose ». Les autorités ne relèvent pas régulièrement le nombre de personnes atteintes. Les très rares journalistes qui essaient de pratiquer une information indépendante sont censurés, mis à l’amende, et on nie catégoriquement les chiffres qu’ils avancent.

« Psychose » ? Sans doute est-ce le Président lui-même, au pouvoir depuis 26 ans, qui est atteint de psychose  : au sens strict cette fois  et clinique du mot, plus précisément, de schizophrénie. Comme d’ailleurs la plupart des dictateurs, le monde où il vit n’est pas celui des citoyens moyens. Son monde à lui est radieux (parfois irradié, mais si peu), paisible, immuable. On y entend les papillons chanter. Du moins quand le climat le permet et que la consommation de vodka favorise une acuité particulière. La vodka : c’est précisément l’un des remèdes que préconise Lukachenka, l’autre étant la pratique de son sport favori, le hockey sur glace.

Le 29 mars, interview du Président sur une chaîne de TV par une journaliste-pommade, où l’on voit Lukachenka en costume de hockey et s’apprêtant en principe à manier la crosse. Dialogue : « Ici, il n’y a pas de virus. – Ah ? – Tu l’as vu voler, le virus ? – Non… – Moi non plus.Tu vois, il n’y pas de virus,ici. Et ce stade de hockey, c’est un vrai frigo : ça le détruirait. ».

Un tel message passe par les médias d’État, complètement aux bottes du gouvernement. Comme à l’époque de Tchernobyl et dans le traitement du SIDA, black out. Journalistes indépendants et personnes informées essaient de passer des consignes réalistes et prudentes à la population, surtout aux personnes âgées, les plus vulnérables au COVID-19… et à la propagande du pouvoir : restez chez vous ! Et il est encore possible de s’informer sur internet, la seule arme efficace dont dispose le bon sens, malgré tout.

Lukachenka reprend aussi des assertions complotistes. A plusieurs reprises, il a affirmé que le virus avait été créé par… certains. Surtout par Emmanuel Macron, un horrible individu ricanant, fourchu et cornu, pour « faire partir les gilets jaunes des rues» « Qui en avait besoin, du virus ? », a demandé Lukachenka, selon la vieille antienne chère aux complotistes.

Mais dans le pays, il semble qu’actuellement beaucoup d’hôpitaux se remplissent. Comme en Russie au début de l’épidémie, les médecins et les soignants parlent d’une “explosion des cas de pneumonie”. Comme c’est étrange… Mais la Russie a peu à peu changé sa manière de traiter le problème. Et les citoyens bélarusses, s’ils n’ont pas accès aux médias occidentaux, regardent la TV russe, dont ils comprennent fort bien la langue…

Déni imposé au début, au cours de l’extension de l’épidémie, et sans doute encore, par la suite, mesures hâtives pour en principe, éviter les dégâts trop graves causés à l’économie nationale… Non, en cas d’épidémie, les régimes autoritaires et dictatoriaux ne présentent pas vraiment d’avantages pour les citoyens.

(selon Luc Chaudeur - "Eurojournalist")

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10 avril 2020

Macron : confinement et déconfiture

Emmanuel Macron prend un bain de foule dans les rues de Pantin !

macron4Après avoir visité mardi une maison de santé de Pantin, dans laquelle il avait ôté le masque qu'il portait en entrant, Emmanuel Macron a longuement salué d'en bas de l'immeuble des gens sortis aux balcons. Alors que sa voiture l'attendait, prête à partir pour La Courneuve, le président est alors parti à pied dans une rue perpendiculaire où passaient de nombreuses personnes malgré le confinement. Trente à quarante personnes se sont alors massées autour du chef de l'Etat, beaucoup le photographiant smartphone à la main, avec des cris parfois d'encouragement mais aussi de contestation. L’absence du mètre de distanciation sociale entre le président de la République et ces Français est critiquée par l’opposition.

Les images de cette rencontre ont été filmées par LCI et par de nombreux internautes, ce qui a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.

Et comme il veut éliminer tous les français contestataires, et le troisième âge pour régler le problème des retraites, il s'est rendu ce jeudi à Marseille !

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9 avril 2020

Coronavirus en Malaisie

Pour se protéger, les peuples aborigènes se réfugient dans la jungle

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Les Orang Asli, qui vivent déjà souvent en dessous du seuil de pauvreté et souffrent de malnutrition, se savent particulièrement vulnérables face à la progression de l'épidémie.

Les Malaisiens les appellent Orang Asli, « hommes des origines ». Ils sont environ 200 000 à vivre sur la péninsule malaisienne, et ils n’ont pas attendu le confinement officiel pour se protéger du nouveau virus.

« Beaucoup de communautés ont barricadé leurs villages avant même que le confinement ne soit déclaré. Maintenant, à cause du confinement et des difficultés à trouver de la nourriture et du travail, des communautés qui vivent près de la forêt ont décidé de partir dans la forêt : d’abord pour s’auto-isoler, une décision naturelle pour eux dans de telles circonstances, et puis pour trouver de la nourriture par eux-mêmes », raconte Colin Nicholas du Center for Orang Asli Concerns.

Barrages

Sur les photos postées par son association, on peut voir des banderoles où il est écrit « interdit aux étrangers ». On voit également des barrages de troncs fins ou épais rassemblés, pour ne pas même laisser passer un homme ou une moto.

Une radicalité qu’explique sans détour Colin Nicholas. « Tous les problèmes qu’ils ont rencontrés ces dernières années venaient du monde extérieur, que ce soit des bûcherons, des intrusions sur leurs terres, le développement de projets qui détruisent leurs habitats, ou bien des maladies. Ils le savent : tout ce qui est mauvais pour eux vient de l’extérieur. »

L’après-coronavirus inquiète aussi Colin Nicholas : si 40% des Orangs Aslis sont dans l’économie monétaire en tant que travailleurs agricoles journaliers, beaucoup ne sont pas enregistrés dans les administrations pour profiter des aides du gouvernement malaisien.

Mesures de confinement

Comme de nombreux autres États, la Malaisie a ordonné à ses citoyens de rester chez eux pour éviter la propagation du coronavirus. Depuis la mi-mars, elle a aussi interdit l'entrée sur son territoire aux voyageurs étrangers et n'autorise plus ses habitants à quitter le pays.

La plupart des infections dans le pays sont liées à un rassemblement musulman mondial, qui s’était tenu de fin février à début mars et auquel près de 20 000 personnes, venues du Bangladesh, des Philippines, de Brunei, de Singapour ou de Thaïlande, avaient assisté. (selon Gabrièle Marécheaux, RFI)

8 avril 2020

Ces îles de rêve épargnées

En ces temps confinés, cap sur ces archipels préservés du Covid-19.

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Dans la famille des îles, il y a les habitées : celles qui, en raison de la pandémie de coronavirus, limitent ou interdisent l'accès à leur territoire depuis plusieurs jours. Parmi elles : l'île de Pâques, les Galapagos, Tristan da Cunha... Avec succès ! Pour l'instant, pas de cas à déclarer. A noter que dans les Outre-mer français, seules les collectivités de Wallis-et-Futuna et Saint-Pierre et Miquelon sont épargnées.

Et les autres, inhabitées, où la faune sauvage se gausse probablement de ce virus récalcitrant qui préoccupe l'espèce humaine (les crabes de Clipperton et les manchots royaux des Terres et Mers Australes doivent bien se poiler). A moins que les flacons vides de gel hydroalcoolique ne s'échouent un jour sur leurs plages...

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