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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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27 mai 2020

Le laboratoire de Wuhan dément toute responsabilité

La directrice du décrié institut de virologie de Wuhan a affirmé que son établissement n'était pas à l'origine de la création ou de la diffusion du Covid-19.

topelementL'Institut de virologie chinois de Wuhan, régulièrement pointé du doigt par les États-Unis, possède trois souches vivantes de coronavirus de chauve-souris, mais aucune ne correspond au Covid-19, a assuré sa directrice. Selon la plupart des scientifiques, le nouveau coronavirus a probablement été transmis à l'homme depuis un animal. Un marché de la ville a été incriminé, car il aurait vendu des animaux sauvages vivants.

Mais l'existence à quelques kilomètres de là d'un Institut de virologie alimente depuis des mois les hypothèses d'une fuite du Covid-19 depuis ces installations sensibles. À la suite d'articles de presse, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a évoqué au début du mois une enquête pour creuser cette théorie, qui ne s'appuie pour l'instant sur rien de très tangible. Ces soupçons sont de la «pure fabrication», a estimé la directrice de l'établissement en question, Wang Yanyi, à la télévision publique CGTN. «Comme tout le monde, nous ne savions même pas que le virus existait, a-t-elle assuré. Donc comment aurait-il pu s'échapper de notre laboratoire?».

Un institut qui étudie des pathogènes dangereux

Les premiers malades du nouveau coronavirus ont été signalés à la fin de l'an dernier dans la ville de Wuhan. Il s'est depuis répandu sur la planète et fait quelque 340 000 morts. Plusieurs théories, plus ou moins exubérantes, ont fleuri ces derniers mois pour incriminer l'institut de virologie de Wuhan. Sa directrice a admis que l'établissement avait «isolé et obtenu certains coronavirus à partir de chauves-souris». «Nous avons trois souches de virus vivants, mais leur similarité avec le Covid-19 n'est que de 79,8%», a affirmé Mme Wang.

L'Institut de virologie de Wuhan étudie certains des pathogènes les plus dangereux du monde. Les chercheurs de l'établissement ont notamment contribué à mieux connaître le Covid-19 au début de l'épidémie. Leurs travaux ont été publiés en février dans une revue scientifique. Leurs recherches ont démontré que la séquence du génome du nouveau coronavirus est à 80% similaire à celle du Sras, à l'origine d'une précédente épidémie en 2002-3, et 96% à celle d'un coronavirus de chauve-souris. (selon AFP)

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26 mai 2020

Villé : le confinement n'a pas empêché les affaires juteuses

Quand les projets de logements sociaux tournent aux villas résidentielles !

Dès 2014, année des dernières élections municipales, j'avais dénoncé un certain nombre de faits concernant des terrains intercommunaux de la route d'Albé. J'écrivais alors :

"Si, si ! Monsieur le conseiller municipal qui a susurré lors de la réunion publique de lundi soir (avec la même voix qui n'a jamais parlé pendant six ans de mandat) que ce n'est pas une friche ! C'est quoi alors ? Un terrain à l'abandon appartenant à une collectivité territoriale ! Si dans ces conditions ce n'est pas une friche, nous on veut bien. Rappelons les faits ! Ce terrain, qui supportait il y a quelques années un hangar de la comcom, devait servir à construire des logements sociaux, ceci en 2007 !

L'un ou l'autre voisin, dont ce conseiller municipal actuel très intéressé, lança une pétition contre ce projet ! Il est vrai que la DOMIAL, responsable de l'ouvrage, avait fait fort en imaginant des "tours" du style Meinau ou Neuhof ! Mais, entre la modification de l'architecture du bâtiment, et le refus de toute construction, il y avait un pas à ne pas franchir et qui ne l'a pas été. D'ailleurs, une demande de permis de construire a bien été déposée auprès du maire de Villé, dans le respect de certaines remarques émises par la majorité des conseillers.

Alors pourquoi ce projet ne se réalise-t-il pas ? Peut-être parce-que l'un des voisins animateurs d'une pétition, qui considérait que la rue d'Albé est un quartier "résidentiel" et non un quartier "populaire", est entré au Conseil Municipal sur la liste du maire, a été nommé président de la commission communale d'urbanisme (de 2008 à 2014), est entré à la comcom et y a siégé en tant que membre de la commission intercommunale d'urbanisme en compagnie du maire de Villé. Faut-il chercher là le développement de cette friche qui devient aujourd'hui une (juteuse) opération immobilière ?"

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Bien qu'à un moment donné l'avenir de ce terrain fut encore évoqué pour la construction d'une salle de fêtes, il reste finalement en l'état et pour un prix anecdotique à la comcom. Et voilà qu'à un moment bien "choisi" le président du conseil communautaire de la vallée annonce qu'il va vendre ces beaux terrains de construction "pour équilibrer le budget de l'intercommunalité" selon ses propres termes ! Lui qui n'a même pas réussi à finaliser un projet de lotissement privé dans son beau villlage de Saint-Maurice ! A mourir de rire, si tout cela ne se faisait avec l'argent du contribuable.

Et comme par hasard, c'est le même conseiller municipal, qui en son temps avait lancé la "pétition anti-logements sociaux", qui est chargé aujourd'hui de la vente de ces beaux lots destinés à agrandir "le quartier bourgeois" de la rue d'Albé ! Alors, conflit d'intérêts double, triple ou quadruple ? L'avenir le dira ! surtout que le dit conseiller aurait renforcé son influence en s'assurant la paternité d'une meute de nouveaux "toutous flingueurs" au sein du conseil.

Et n'oublions  pas la complicité du président sortant de la comcom en choisissant pour la vente le moment électoral actuel propice, car il est difficile à la commune de Villé de préempter dans les délais légaux impartis.

Et évidemment, tout ceci se fera dans le plus grand secret puisque dans les prochains temps les réunions du conseil municipal risquent de se passer à huis clos !

Cette affaire de gros sous pue la grosse magouille, mais tous les villois ne sont pas atteints du covid-19 et n'ont donc pas perdu leur odorat !

25 mai 2020

"1 mètre ou 5 ananas"

Une illustration de la préfecture de Martinique provoque un tollé

ananasL'illustration se voulait drôle mais elle a provoqué un sacré tollé... Sur sa page Facebook, la préfecture de Martinique avait posté un dessin censé définir la règle de distanciation physique. On y voit deux hommes masqués, qui se tiennent à un mètre de distance. Pour souligner cette distance, la préfecture de Martinique a cru bon de préciser : "un mètre... ou 5 ananas". Le trait d'humour n'a pas fait l'unanimité, loin de là.

Voici l'illustration en question, supprimée depuis du compte de la préfecture de Martinique :

ananas1"Nous venons de retirer l'illustration publiée hier concernant la distanciation physique" a en effet annoncé la préfecture de Martinique ce samedi 23 mai sur sa page facebook "Nous présentons nos excuses si elle a pu heurter certains d'entre vous. L'unique objectif de cette publication était de montrer l'importance de la distanciation face à l'épidémie de Covid-19. Bien cordialement. Service communication".

Dans les commentaires beaucoup insistent à nouveau sur le caractère infantilisant voire humiliant de ce genre d'illustration, surtout vis-à-vis d'un territoire d'Outre-mer. L'image a donc rapidement été jugée raciste, la précision des "5 ananas" donnant le sentiment à certains d'être considérés comme trop peu perspicaces pour comprendre ce que signifie un mètre.

(voir : www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com)

24 mai 2020

Air France va reprendre ses vols vers l'Afrique

Le secteur du transport aérien n'a pas été épargné par la crise économique causée par l'épidémie du Coronavirus. Air France KLM en difficultés financières depuis le début de l'épidémie et l'arrêt forcé de ses vols s'est vu recevoir une bouée de sauvetage de près de 10 millions d'euros de la part de ses deux principaux actionnaires (France et Pays-Bas). Une situation qui va lui permettre de reprendre les vols commerciaux. C'est dans un communiqué qu'Air France KLM a détaillé la reprise de ses activités à destination du continent africain.

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La Côte d’Ivoire et le Benin seront les premiers à être desservis, le 3 juin 2020. Il s’agit des vols en direction d’Abidjan avec escale à Cotonou. Un seul vol est prévu dans la semaine du 3 au 11 juin. À partir de la mi-juin les vols directs vers ces deux destinations, à raison de quatre vols par semaine chacune, suivie par la relance des liaisons régulières. 

À partir du 15 juin, la compagnie monte en régime avec, à cette date, les vols sur Conakry (Guinée) via Nouakchott (Mauritanie), à une fréquence de 2 liaisons par semaine. Mais aussi sur Lomé (Togo), avec escale à Niamey (Niger) à raison de 3 vols par semaine. 

Le 15 juin est aussi la date de reprise pour les vols directs sur le Cameroun (destination Yaoundé puis Douala). D’autres vols sont programmés pour le 16 juin 2020. Trois vols directs sont ainsi annoncés pour Bangui (Centrafrique – un vol par semaine), Dakar (Sénégal – 4 vols par semaine) et Lomé (Togo – un vol par semaine).

C’est aussi le 16 juin que reprendront les départs sur Abidjan (Côte d’Ivoire), avec escale à Bamako (Mali – 4 vols par semaine), ainsi que les vols sur Brazzaville (Congo avec escale à Kinshasa en RDC – 4 départs par semaine). 

Les vols en direction de Kinshasa via Brazzaville, sont annoncés, eux, pour le 19 juin 2020. Les vols directs sur Djibouti, reprennent quant à eux, le 19 juin (avec 1 vol par semaine). Ceux pour Libreville au Gabon, commenceront à être desservis à partir du 21 juin 2020, avec une fréquence de 4 vols par semaine.

23 mai 2020

Coronavirus : la fin d’un monde ?

"NI LES GRANDES EPIDÉMIES DE PESTE EN EUROPE, NI LA GRANDE DÉPRESSION DE 1929, NI MÊME LA CRISE DE 2008 N’ONT EU UNE TELLE ENVERGURE GLOBALE"

L’impensable s’est donc produit : un virus est parvenu à mettre toute la planète à l’arrêt, à plonger le monde dans la récession, et toute notre technologie et nos connaissances n’ont rien pu y faire. Serons-nous capables d’en tirer les leçons ?

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Province de Wuhan, décembre 2019 : une épidémie de coronavirus, le Covid-19, se déclare et met à rude épreuve les infrastructures sanitaires de la République populaire de Chine. Le gouvernement chinois emploie alors les grands moyens à travers un arsenal de mesures de prévention et de traitement des malades : confinement, mesures barrières, et construction en une semaine d’un  immense hôpital pour traiter les malades.

Alors que tout le monde pensait que l’épidémie serait maîtrisée en Chine et ne s’étendrait pas au reste du monde, dès janvier 2020, d'autres pays enregistrent leurs premiers cas de Covid-19. Cette maladie respiratoire, extrêmement contagieuse, se répand rapidement dans le monde entier. D’épidémie, elle devient une pandémie qui s’étend en février et mars à l’Asie, l’Europe, l’Amérique et l’Afrique ainsi qu’à l’Australie.

Le monde à l’arrêt

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Dans cette ère de mondialisation, les mouvements de personnes, notamment les voyages par avion, ont constitué un puissant vecteur de propagation du virus, les rassemblements dans les stades et autres événements de masse ayant fait le reste.

Au cours des quatre premiers mois de 2020, le monde entier est à l’arrêt. Derrière les frontières closes, de nombreux pays prennent des mesures de confinement partiel ou total pour endiguer la propagation du virus et maîtriser les chaînes de contamination. Les écoles et les usines sont fermées, les regroupements de foule limités, les avions cloués au sol, les trains immobilisés dans les gares. Pas une âme sur les célèbres avenues, ni sur la Cinquième à Manhattan, ni à Times Square, ni même sur les Champs-Élysées.

Pour la première fois, sans doute, les lieux de culte sont fermés pour éviter les regroupements de personnes : les églises demeurent vides même pendant les fêtes pascales (Pâques est pourtant la fête la plus importante de la religion chrétienne), ainsi que les lieux saints de la Mecque pendant le ramadan.

Sans précédent

Cette crise sanitaire planétaire donne une image apocalyptique de notre monde pourtant largement post-industriel, un monde où la science a fait des progrès immenses au point, pour l’homme, de penser sérieusement à l’immortalité. Comment un virus peut-il mettre à si rude épreuve les infrastructures sanitaires des nations les plus développées comme les États-Unis et les pays d’Europe ?

L’on s’est subitement rendu compte de l’insuffisance des équipements de protection du personnel soignant, des appareils respiratoires, des masques de protection et des capacités d’accueil des malades dans les hôpitaux occidentaux. Qu’arrive-t-il à notre univers à l’âge du numérique, de l’intelligence artificielle et des trains à grande vitesse ? (selon Mamadi Camara, ministre guinéen de l'Économie et des Finances)

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22 mai 2020

Brexit: le blocage se confirme

Le ton monte entre Bruxelles et Londres

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Britanniques et Européens semblaient encore très loin d'un accord sur leur relation post-Brexit après un troisième cycle de négociation jugé "très décevant" et sans progrès majeur cette semaine, au cours duquel le ton est monté.

"Au moment ou je vous parle, je ne suis pas optimiste (...) J'ai invité le Royaume-Uni à changer de tactique s'ils veulent vraiment un accord avec nous", a lancé vendredi le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

"Il y a encore aujourd'hui, pour tout vous dire, une réelle incompréhension" avec Londres, a ajouté le Français. "Nous sommes prêts à toutes les options", y compris au "no deal" (l'absence d'accord, ndlr), a-t-il prévenu.

Au même moment, son homologue britannique David Frost fustigeait le "peu de progrès" accomplis et réclamait lui aussi "un changement d'approche" de Bruxelles avant le prochain cycle de discussions le 1er juin.

"Il est difficile de comprendre pourquoi l'UE insiste sur une approche idéologique qui rend plus difficile la conclusion d'un accord", a-t-il déclaré.

Une source proche des discussions a évoqué des échanges "fermes, parfois un peu virils" cette semaine, contrairement aux rounds précédents.

"Le ton s'est haussé un peu plus", abonde une source européenne, qui qualifie la semaine de "frustrante".

"On fait du sur place et le temps passe", faute de "vision commune sur ce qu'on est en train d'essayer de faire", explique-t-elle.

"Aveuglement"

Les précédents échanges, fin avril, s'étaient déjà achevés sur un constat d'échec, laissant planer une forte incertitude sur la capacité de Londres et Bruxelles à s'entendre, comme prévu, d'ici la fin de l'année.

Les Britanniques, qui ont formellement quitté l'UE le 31 janvier, sont entrés, jusqu'à la fin de l'année, dans une période de transition, pendant laquelle ils continuent d'appliquer les normes de l'UE.

Les négociateurs doivent théoriquement décider en juin s'ils prolongent ou non cette période, afin de se laisser plus de temps pour négocier.

Mais Londres rejette catégoriquement cette idée, même si l'épidémie de coronavirus a chamboulé le calendrier des discussions, ainsi que leur forme: exclusivement par visioconférence.

"Ils ont l'air convaincus qu'on peut faire sans (extension), donc on va faire sans. Mais c'est un peu une aberration", commente la source européenne, pour qui les Britanniques font preuve d'une "mauvaise foi couplée avec un aveuglement économique".

"Nous ne voulons pas (d’extension). Nous ne l'accepterions pas si on nous le proposait", a encore affirmé vendredi une source britannique proche des discussions.

"Round de divergence"

Autre point de discorde: la forme de l'accord. Les Européens réclament un accord large et ambitieux sur l'ensemble de la relation, quand le Royaume-Uni ne demande rien de plus qu'un accord classique de libre-échange --du même type que celui conclu par l'UE avec le Canada--, autour duquel pourraient être négociés plusieurs petits textes sectoriels.

Pour David Frost, tout cela pourrait d'ailleurs "être conclu sans difficultés majeures dans le temps disponible".

Mais l'UE n'accepterait un accord commercial avec le Royaume-Uni que s'il était assorti de garanties en matière de concurrence au niveau social, environnemental ou fiscal (le "level playing field", ndlr), afin d'éviter qu'une économie dérégulée ne surgisse à sa porte. Ce dont les Britanniques ne veulent pas entendre parler.

Cette demande européenne constitue même, selon David Frost, "le principal obstacle" à un accord, car Londres n'entend pas être lié à l'avenir "au droit ou aux normes de l'UE".

Sur ce point crucial du "level playing field", "ce fut un round de divergence sans aucun progrès", a tranché Michel Barnier, pour qui les Britanniques réclament "les bénéfices d'un Etat membre, sans les obligations".

"Seul point positif" souligné par le Français, la question ultra-sensible de la pêche, sur laquelle les négociateurs ont commencé "une discussion". Leur objectif est de s'entendre avant juillet.

Le Royaume-Uni a transmis cette semaine un texte résumant sa position: une renégociation annuelle des quotas de pêche dans ses eaux, ce que l'UE rejette pour l'instant. (selon AFP)

21 mai 2020

Villé : élection du maire le 27 mai

A l'école, à huis clos !

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Enfin, après une longue période d'attente, la date des élections du nouvel exécutif villois est connue.

Ce sera mercredi 27 mai, non pas à la mairie, mais à la salle festive de l'école primaire, déconfinement oblige.

Le tout à huis clos ! La population ne pourra donc applaudir le dernier discours du maire sortant (qui sera éloquent et percutant comme à l'habitude), même si certaines mauvaises langues prétendent qu'il a fait trois mandats de trop.

Peut-être les villois organiseront-ils à partir de leurs fenêtres un concert de casseroles au moment de ce discours et de la transmission des pouvoirs au nouveau maire dont personne ne connaît encore le nom ! Suspense !

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20 mai 2020

Coronavirus, les vrais chiffres !

Moins de 10% de la population infectée dans les deux régions françaises les plus touchées !

0coroMoins de 10% de la population a été infectée par le nouveau coronavirus en Ile-de-France et dans le Grand Est, les deux régions les plus touchées en France, selon une étude publiée qui estime à 4,4% le chiffre au niveau national.

Fin avril, l'Institut Pasteur avait publié les premières estimations de la contamination de la population française, prévoyant que 5,7% (marge d'incertitude entre 3 et 10%), soit 3,7 millions de personnes, auraient été contaminés au 11 mai.

Dans les résultats actualisés de cette modélisation, publiés mercredi dans la revue Science, le pourcentage est revu un peu à la baisse, à 4,4% (avec une marge d'incertitude entre 2,8 à 7,2), soit 2,8 millions de personnes au 11 mai.

"Ce sont surtout les intervalles d'incertitude qui comptent: on était entre 3 et 10%, on est aujourd'hui entre 3 et 7%. Sur un plan purement épidémiologique cette variation ne change rien, on reste dans le même ordre de grandeur", a expliqué à l'AFP Simon Cauchemez, de l'Institut Pasteur.

Dans tous les cas, le chiffre est très loin d'un niveau suffisant pour atteindre une immunité collective permettant d'éviter une deuxième vague sans mesures de contrôle de l'épidémie.

"Il faudrait qu'environ 65% de la population soit immunisée pour que l'épidémie soit contrôlée par l'immunité seule", écrivent les auteurs.

"Nos résultats suggèrent donc fortement que, sans vaccin, l'immunité de groupe seule sera insuffisante pour éviter une deuxième vague à la fin du confinement", insistent-ils. "Des mesures de contrôle efficaces permettant de limiter le risque de transmission doivent être maintenues au delà du 11 mai pour éviter un rebond de l'épidémie".

"On attend davantage de données sérologiques pour pouvoir mieux calibrer nos modèles et affiner nos évaluations", a précisé Simon Cauchemez.

Mais alors que le confinement est levé progressivement, "toutes les données disponibles, toutes les études publiées suggèrent qu’une reprise de l'épidémie est probable en l’absence de mesures de contrôle", a-t-il insisté.

Les chercheurs se sont penchés également sur la situation des deux régions les plus touchées par l'épidémie.

Selon leurs estimations, 9,9% (marge de 6,6 à 15,7%) des habitants d'Ile-de-France auraient été contaminés au 11 mai et 9,1% (marge 6,0 à 14,6%) dans le Grand Est.

La faible part de population infectée est due au confinement lui-même, relève l'étude, selon laquelle le nombre moyen de personnes infectées par un cas est passé de 2,9 au niveau national avant le confinement à 0,67 à la fin.

L'étude estime d'autre part que 3,6% des personnes infectées ont été hospitalisées et 0,7% sont mortes avec des écarts très importants selon les âges (de 0,001% pour les moins de 20 ans à 10,1% pour les plus de 80 ans). (selon AFP)

19 mai 2020

Afrique : le paludisme fait plus de victimes que le coronavirus

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) interpelle les acteurs engagés dans la lutte contre le paludisme et soutient que le nombre de décès causés par la maladie en Afrique pourrait doubler. En 2020, le nombre de mort lié au paludisme pourrait atteindre 769 000, une hausse sans précédent en 20 ans.

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Le rapport mondial sur le paludisme publié en décembre 2019 indique que plus de 220 millions de personnes ont été infectées par la maladie et 405 000 ont été tuées en 2018. L’Afrique subsaharienne a enregistré environ 93 % de tous les cas de paludisme et 94 % des décès sur les deux années. Cela signifie clairement que le paludisme tue autant d’Africains en deux jours que le Covid-19 en a tué au total jusqu’à présent.

La pandémie de coronavirus ne frappe pas aussi durement l’Afrique que ce que l’on craignait et le nombre total de décès dus au Covid-19 sur le continent est d’environ 2.000 jusqu’à présent. Les spéculations sur les raisons de ce taux de mortalité bas donne lieu à toute sorte d’interprétation. Certains estiment que la population africaine est jeune (seulement 2 % de la population africaine a plus de 65 ans) ou que les africains consomment traditionnellement la chloroquine.

Alors que tous les efforts sont concentrés sur la lutte contre le coronavirus, le paludisme pourrait s’engouffrer dans la brèche et tuer plus en 2020. La focalisation obsessionnelle sur la lutte contre le Covid-19 risque de compromette les succès durement acquis dans la lutte contre le paludisme et plusieurs autres maladies comme le VIH-SIDA, la tuberculose, les maladies diarrhéiques et la polio. La responsabilité dans ce changement de priorité incombe non seulement aux gouvernements africains mais aussi aux donateurs et à l’industrie du médicament.

Les principales firmes pharmaceutiques qui produisent les tests de diagnostic rapide du paludisme (RDT) prévoient de réallouer les lignes de production à la fabrication de tests de diagnostic rapide pour le Covid-19. Une pénurie s’annonce pour les tests de paludisme mais aussi les traitements.

Selon l’OMS, la production des principaux médicaments antipaludiques a notamment été interrompue en Inde. C’est une préoccupation majeure précise Saira Stewart porte-parole du Programme mondial de lutte contre le paludisme de l’OMS. En effet 80 % de l’offre mondiale de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT) de qualité et plus de 70 % des composantes pharmaceutiques actifs de ces médicaments sont fabriqués en Inde !

La lutte de l’Afrique contre le paludisme a été rendue possible grâce à l’argent et aux médicaments provenant d’autres régions du globe, mais Covid-19 menace de déstabiliser ce réseau de soutien. Les gouvernements africains doivent donc songer à garder un œil ouvert sur cette parasitose considérée comme la plus mortelle au monde au risque de compter plus de mort lié au paludisme qu’au coronavirus. (selon Ebony T. Christian)

18 mai 2020

Espace : débris chinois sur villages africains

Prévus initialement pour chuter uniquement dans l’océan Atlantique, plusieurs débris de la fusée chinoise "Longue marche 5" se seraient probablement écrasés dans plusieurs villages du centre de la Côte d’Ivoire, après une descente non maîtrisée.

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En effet, depuis le début de cette semaine plusieurs cas de chute d’objets spatiaux ont été signalés par les habitants de ces villages. Les photos de ces débris essentiellement métalliques se sont abondamment retrouvées sur les réseaux sociaux. En plus de nombreux témoignages de villageois dont certains rapportant avoir entendu une grosse explosion et des bruits de chute. Une enquête a été ouverte à cet effet par la gendarmerie.

Dans un tweet illustré par l’image d’un de ces débris retrouvés en Côte d’Ivoire, l'astrophysicien, Jonathan McDowell du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics déclare : « un objet de 12 m de long s'écrase sur le village de Mahounou en Côte d'Ivoire. Il se trouve directement sur la voie d’entrée CZ-5B, à 2100 km en aval du point localisé par Space-Track. Il est possible qu'une partie d’un étage ait traversé l'atmosphère jusque-là ».

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Lancée le 5 mai 2020, pour un vol de qualification de quelques jours, la fusée chinoise "Longue marche 5" a enregistré la chute de débris la plus spectaculaire depuis ces 30 dernières années, comme le souligne Jonatahn McDowell sur son compte twitter. Précisant que le dernier évènement comparable a eu lieu en 1991 avec le retour sur Terre de la station spatiale soviétique Saliout 7.

Cette situation vécue dans ces villages de Côte d’Ivoire est d’autant plus étonnante que d’après les experts, la probabilité que ces débris touchent des zones habitées est relativement faible. Habituellement, une vaste zone au sud de l’océan Pacifique, au large des côtes chiliennes, appelée « point Nemo », est utilisée comme un vaste cimetière de matériaux astronautiques pour accueillir les restes de vaisseaux spatiaux obsolètes encore contrôlables.

Toutefois, concernant "Longue marche 5", il s’agissait d’une descente non maîtrisée par les scientifiques chinois. Un cas de figure qui, selon les experts, peut intervenir lorsque l’engin spatial est resté inactif en orbite pendant un certain temps.

Dans l’éventualité où la chute de ces débris spatiaux en Côte d’Ivoire aurait causé des dommages ou fait des victimes, la responsabilité de la Chine pourrait être engagée si les enquêtes concluaient qu’il s’agit d’éléments provenant de "Longue marche 5".

Selon le site spécialisé Numerama, la Convention sur la responsabilité internationale pour les dommages causés par des objets spatiaux de 1972 stipule qu'un Etat « a la responsabilité absolue de verser réparation pour le dommage causé par son objet spatial à la surface de la Terre » (selon Ecofin)

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