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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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7 mai 2020

Quatorzaine sur un navire de luxe

Plusieurs centaines de résidents de Wallis et Futuna vont être rapatriés chez eux depuis la Nouvelle-Calédonie à bord d’un yacht de luxe, venu se mettre à l’abri à Nouméa mi-avril à cause de la pandémie de coronavirus, a rapporté vendredi Wallis et Futuna la 1ère.

45275298_36638575« Le Lapérouse », navire de croisière de la compagnie Ponant, est au mouillage dans la rade de Nouméa où il s’est « réfugié » depuis mi-avril, à cause de l’épidémie de coronavirus. Le bateau se trouvait en Nouvelle-Zélande dans le cadre d’un tour du monde, mais seuls les 92 membres d’équipage se trouvent à bord.

Selon la chaine de télévision Wallis et Futuna la 1ère, le yacht a été réquisitionné pour ramener environ 300 résidents de Wallis et Futuna, qui sont bloqués en Nouvelle-Calédonie. Indemne de cas de la maladie, le petit archipel de 11.000 habitants a suspendu le trafic aérien depuis le 16 mars.

« Le préfet nous a annoncé qu’il était possible d’acheminer nos résidents par bateau », a déclaré Atoloto Kolokilagi, président de l’Assemblée territoriale. Contactée l’Administration supérieure (préfecture) n’était pas disponible pour préciser l’opération.

Yacht de 130 mètres comportant une centaine de suites et cabines mais aussi une piscine et deux restaurants, le Lapérouse devrait appareiller pour un premier trajet entre Nouméa et Mata’Utu, chef lieu de Wallis et Futuna, le 4 mai.

Le navire, qui est immatriculé à Wallis et Futuna, mettra 14 jours pour parcourir les 2.400 kilomètres qui séparent les deux archipels, afin de respecter la durée de la quarantaine prescrite contre le coronavirus. En temps normal, 5 jours auraient pu lui suffire.

Les passagers seront tous testés avant de partir et ne pourront embarquer qu’à la condition de ne pas être infectés par la maladie. Une procédure similaire sera appliquée pour le débarquement, tandis que cette « quatorzaine flottante » sera encadrée par une équipe médicale. (selon AFP/Tahiti)

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6 mai 2020

Comment France Télévisions se prépare au déconfinement

Entre les tournages annulés, les événements reportés et le télétravail massif, France Télévisions se prépare à un déconfinement progressif avec un retour à une situation normale en septembre, mais les nouveautés de la grille attendront janvier, explique la présidente du groupe Delphine Ernotte.

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"Il faut qu'on concilie deux enjeux importants : la santé et la sécurité des salariés et le renforcement de nos missions de service public, qu'on tire des leçons des semaines qu'on a vécu", indique la dirigeante qui vient de présenter à ses salariés un "pacte de transition".

Plusieurs phases sont prévues : entre maintenant et mi-juin, "on va reprendre les productions en respectant toutes les chartes de tournage pour les feuilletons, pour Télématin... pour tout ce qui a besoin d'être remis en production", détaille la dirigeante, alors que beaucoup de tournages sont suspendus (notamment ceux des feuilletons "Plus belle la vie" et "Un si grand soleil").

"Je ne crains pas de difficultés sur la fiction pour la fin de l'année mais en revanche si on n'est pas capable de reprendre les tournages cet été on commencera a avoir des difficultés pour avoir de nouvelles fictions au 1er semestre 2021", indique-t-elle.

Alors que le président de l'Union syndicale de la production audiovisuelle (USPA) Thomas Anargyros a prévenu que les tournages ne pourraient pas reprendre sans un fonds de garantie, faute d'assurance, elle se dit favorable à "un fonds qui soit abondé par de l'argent public" voire à un niveau européen.

"On est en train de calculer le montant de ce fonds et la méthodologie pour que ce soit rapide et efficace et pour qu'on puisse reprendre les tournages cet été", précise-t-elle.

Pour soutenir le secteur particulièrement frappé par la crise, le groupe va notamment renforcer en 2021 ses investissements dans la création audiovisuelle de 20 millions d'euros, et renforcer l'exposition de la culture sur ses antennes.

Si elle ne craint pas de pénurie de programmes, Delphine Ernotte prévient qu'il "y a un risque de surenchérissement des droits car tout le monde recherche des programmes de stock, puisque nous avons eu des difficultés pour continuer nos tournages".

Elle estime toutefois qu'il est trop tôt pour évaluer l'impact économique de la crise : "on ne le saura qu'à partir du mois de juin. C'est très lié aux conditions sanitaires dans notre pays".

Consultation citoyenne

Le télétravail généralisé - seuls 10% des effectifs du siège parisien y sont présents - sera maintenu jusqu'à mi-juin. Puis de là jusqu'au 1er septembre, "on va progressivement reprendre une forme normale" (reprise des éditions locales de France 3, JT séparés ...) et "si tout se passe bien, on vise un retour à la normale au 1er septembre", estime-t-elle.

Une consultation citoyenne sera menée en septembre, où le groupe prévoit des modifications de grille "relativement à la marge" pour avoir le temps d'intégrer les nouvelles attentes du public.

Sur France 4, la programmation éducative plébiscitée en ces temps de confinement sera prolongée : la chaîne continuera de diffuser des cours jusqu'au 4 juillet et prévoit un soutien scolaire sous forme de "cahier de vacances" puis une pré-rentrée.

A la demande du gouvernement, le groupe a présenté un "plan de continuité" de sa chaîne jeunesse et de France Ô, qui sont censées être fermées en août, afin de réfléchir à leur éventuel maintien.

"On se prépare à toute possibilité", indique Delphine Ernotte, précisant ne pas savoir quand le gouvernement tranchera.

En cas de maintien, France 4 garderait son orientation éducative. Côté outremer, une nouvelle plateforme numérique (qui aurait du démarrer fin mars) sera lancée en juin et les engagements pris par le groupe dans son "pacte ultramarin" seront maintenus, quelle que soit la décision sur l'avenir de France Ô, assure la dirigeante.

Par ailleurs, cette phase de transition va se dérouler en pleine procédure de nomination du prochain président de France Télévisions, un processus qui a été repoussé par le CSA en raison de la crise. Interrogée sur cette question par le Figaro, Delphine Ernotte, candidate à un nouveau mandat, a répondu : "le CSA a fixé comme prochaine échéance Juillet. Pour ma part, je suis concentrée sur la gestion de cette crise". (selon AFP)

5 mai 2020

Réouverture des écoles

Quelles mesures d'encadrement !

_coleLe protocole sanitaire visant à prévenir le retour de l'épidémie de Covid-19 à l'occasion de la réouverture des écoles a été rendu public, dimanche 3 mai.

Lavage de mains à répétition, port du masque obligatoire ou recommandé, récréations échelonnées: des règles d'hygiène très strictes régissent le protocole sanitaire, publié dimanche, qui encadrera dès le 11 mai la réouverture des écoles.

Avant l'arrivée à l'école

Les parents sont invités à prendre la température de leur enfant. En cas de symptôme ou de fièvre (37,8°C ou plus) l'enfant ne doit pas se rendre à l'école. Les personnels procèdent de la même manière. L'arrivée et le départ à l'école peuvent être étalés dans le temps. Dans les établissements, l'objectif est de "limiter les croisements entre élèves de classes différentes ou de niveaux différents".

Un mètre de distance

Les salles de classe doivent être organisées de manière à respecter une distance d'au moins un mètre entre les tables et entre les tables et le bureau du professeur (soit environ 4m² par élève, à l'exception de ceux placés contre un mur, une fenêtre, une bibliothèque, etc.). "A titre d'exemple, une salle de 50m² doit permettre d'accueillir 16 personnes".

Ce principe doit pouvoir être décliné dans tous les contextes et espaces (arrivée et abords de l'école, récréation, couloirs, préau, restauration scolaire, sanitaires...) Dans le second degré, il est recommandé de privilégier le déplacement des professeurs plutôt que celui des élèves et donc d'attribuer une salle à une classe.

Le port du masque

Pour les personnels, les autorités sanitaires recommandent le port du masque anti-projection, également appelé masque "grand public". Le ministère de l'Education mettra à disposition de ses agents en contact direct avec les élèves deux masques par jour.

Le port du masque est "obligatoire dans toutes les situations où les règles de distanciation risquent de ne pas être respectées". Il est "recommandé" dans toutes les autres situations. Pour les élèves des écoles maternelles, il est "à proscrire". 
Pour ceux des écoles élémentaires, il n'est pas recommandé mais les enfants peuvent en être équipés s'ils le souhaitent et s'ils sont en mesure de le porter sans risque de mauvais usage.

Dans le second degré, le port du masque est "obligatoire dans toutes les situations où le respect des règles de distanciation risque de ne pas être respecté".
Lorsqu'ils seront accessibles aisément à l'ensemble de la population, les parents devront équiper leurs enfants. En attendant, le ministère de l'Education va en fournir aux collèges et lycées.

Gestes barrières

Ils doivent être appliqués "en permanence, partout et par tout le monde". Le lavage des mains à l'eau et au savon doit être réalisé "a minima à l'arrivée dans l'école, avant de rentrer en classe, notamment après les récréations, avant et après chaque repas, avant d'aller aux toilettes et après y être allé, après s'être mouché, avoir toussé, avoir éternué, le soir avant de rentrer chez soi et dès l'arrivée au domicile". A défaut, l'utilisation d'une solution hydro-alcoolique peut être envisagée.

Désinfection des locaux

L'aération des locaux doit être fréquemment réalisée et durer au moins 10 minutes à chaque fois. Si les lieux n'ont pas été fréquentés dans les 5 derniers jours, le protocole habituel de nettoyage suffit. Si les lieux ont été fréquentés dans les 5 derniers jours, même partiellement, par précaution, un nettoyage habituel et une désinfection doivent avoir lieu selon un protocole de "nettoyage approfondi". Les échanges manuels de ballons, jouets, crayons, etc. doivent être "évités ou accompagnés de modalités de désinfection après chaque utilisation".

Les récréations

Elles doivent être organisées par groupes de classes, en tenant compte des recommandations relatives à la distanciation et aux gestes barrière. Il s'agit d'éviter les croisements de classes et d'élèves, en échelonnant les temps de récréation, en évitant les regroupements de niveaux différents, en réduisant les temps de pause en fonction des effectifs...

Les jeux de contact et de ballon doivent être proscrits, comme "tout ce qui implique des échanges d'objets", ainsi que les structures de jeux dont les surfaces de contact ne peuvent pas être désinfectées. En cas de difficulté d'organisation, les récréations "peuvent être remplacées par des temps de pause en classe à la fin du cours".

Les sanitaires

Le nombre de personnes présentes doit y être limité afin de respecter la distanciation physique. Les urinoirs utilisés doivent être distants d'au moins 1 mètre. Les sanitaires doivent pouvoir permettre en permanence aux élèves et au personnel de se laver les mains.

La restauration

En cas de restauration à la cantine ou au réfectoire, l'organisation du temps et des accès doivent permettre de limiter au maximum les files d'attente et les croisements de groupes d'élèves dans les couloirs. En cas d'impossibilité de restauration dans les lieux habituels, elle pourra se faire "en salle de classe sous la surveillance d'un adulte et sous forme de plateaux ou de paniers repas, dans le respect des règles d'hygiène". (selon AFP)

4 mai 2020

La grippe espagnole (1918 - 1919)

La crise sanitaire due au Covid-19 est la plus importante qu’ait connue la France depuis un siècle. Dans un contexte très différent, et alors que s’achève la Première Guerre mondiale, la grippe dite espagnole s’abat sur le monde. Pendant l’hiver de 1918-1919, on comptera jusqu’à un milliard de malades, sur une population totale de 1,9 milliard d’humains sur la planète, et le nombre de décès liés à cette pandémie est évalué entre 50 à 100 millions. L’épidémie fit environ 408 000 morts en France, parmi lesquels Guillaume Apollinaire et Edmond Rostand.

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3 mai 2020

Vente de masques en grandes surfaces

Des pharmaciens se disent “écoeurés” !

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Dans les Hauts-de-France, les pharmaciens ne comprennent pas la mise en vente prochaine de centaines de millions de masques par la grande distribution, après avoir été démunis tout au long de la crise. Explications.

"On est écœurés", confie David Alapini, président du Conseil régional de l’ordre des pharmaciens des Hauts-de-France. Ce jeudi 30 avril, il a appris la mise en vente prochaine de centaines de millions de masques destinés au grand public par les grandes enseignes.

Antoine Darras, président du syndicat des pharmaciens de l’Oise, ne s’en cache pas : "La gestion des masques pendant la crise a été catastrophique du début à la fin. Cette distribution est une mascarade, les règles n’arrêtent pas de changer."

Aujourd’hui, son confrère David Alapini ne comprend pas comment des centaines de millions de masques vont pouvoir se retrouver sur le marché après que les pharmacies ont été démunies tout au long de la crise. "Nous n’en avons toujours pas, les professionnels de santé non plus. On a priorisé la distribution des masques sanitaires par la grande distribution."

Un constat amer pour les pharmaciens, qui ont dû faire avec des dotations de l’Etat reçues au compte-goutte depuis mi-mars, et à qui il était conseillé de ne pas acheter de masques afin de conserver les stocks pour les professionnels de santé.

Depuis le 25 avril, un décret autorise de nouveau les officines à en vendre, après avoir dû refuser de les distribuer à de nombreux patients pendant près de deux mois. Deux longs mois pendant lesquels "des malades sous chimiothérapie porteurs d’ordonnances ou des personnes atteintes du Covid-19 ne pouvaient même pas en bénéficier", déplore David Alapini.

Des centaines de millions de masques en grandes surfaces

Dès le 4 mai, ce sera au tour des grandes enseignes de faire leur entrée sur le marché de la vente de masques. Selon un cadre de la grande distribution qui souhaite rester anonyme : "170 millions de masques vont nous arriver progressivement à partir de la semaine prochaine."

"C’est une bonne chose que les patients puissent trouver des masques dans leurs supermarchés. Le problème, c’est que pendant ce temps et en l’absence de masques, combien de soignants ont été contaminés ?", questionne le président du syndicat des pharmaciens de l’Oise.

Si le cadre de la grande distribution comprend la colère des pharmaciens, il précise néanmoins : "Les masques que l’on achète sont des masques chirurgicaux. Or, les soignants ont surtout besoin de masques FFP2. On n’est pas sur le même degré de protection."

Au début de la crise comme pour tous, le grandes enseignes affirment que leurs masques ont bien été réquisitionnés. Pourtant, l’arrivée soudaine de centaines de millions de masques questionne David Alapini : "Où ont-ils pu trouver tous ces masques ?"

La force de frappe des grandes enseignes

Comment expliquer l’afflux soudain d’au moins 500 millions de masques dans les grandes enseignes françaises ? Cette capacité d’achat, le cadre de la grande distribution l’explique par une présence préalable sur le marché asiatique : "D’habitude on achète des jouets ou du textile. Pour cela, on a des bureaux en Asie que l’on a désormais orientés vers l’achat de masques."

Même constat chez le groupe Carrefour, qui affirme que "ces masques ont été commandés en Asie une fois la réquisition levée. Nous n’en avons pas stocké pendant la crise."

Comment expliquer, alors, que les autorités peinent autant à se procurer des masques quand les grandes enseignes en achètent des centaines de millions ? Selon le cadre de la grande distribution : "On a une administration qui n’est pas capable d’être aussi agressive. Par rapport à l’urgence d’approvisionnement, on n’y est pas du tout et je suis surpris qu’on dise avoir du mal à trouver des masques et autres matériels de protection."

A partir du 11 mai, date prévue du déconfinement progressif, toutes les enseignes seront autorisées à vendre des masques au grand public. (selon Odile Longueval - France.info)

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2 mai 2020

Liège : 100 ans et guérie !

Confrontée à une épidémie particulièrement meurtrière pour les seniors, Julia Dewilde a tenu bon. Cette Belge de 100 ans guérie du coronavirus est sortie de l’hôpital mercredi pour regagner sa maison de retraite, sous les acclamations des soignants contents de célébrer une victoire symbolique.

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« Elle fait partie de nos plus belles réussites. Cela nous met du baume au cœur », s’est réjouie Laura Bertrand, l’infirmière qui s’est occupée d’elle pendant ses 19 jours au centre hospitalier Bois de l’Abbaye à Seraing, près de Liège.

Installée dans un fauteuil roulant, Julia Dewilde a traversé le hall d’accueil sous les applaudissements, devant une nuée de caméras, avant de se voir offrir un bouquet de fleurs avec le message « Joyeux anniversaire ». C’est le 25 avril que la retraitée a eu 100 ans. Sa sortie aurait pu coïncider exactement avec l’anniversaire, mais il a fallu attendre la réception du « test négatif » au Covid-19 attestant officiellement de sa guérison, a expliqué Nicolas Petterle, porte-parole du centre hospitalier.

Hospitalisée pour des problèmes respiratoires, Julia Dewilde avait été diagnostiquée positive à la mi-avril. Son état n’a toutefois nécessité ni intubation ni soins intensifs. Elle a été traitée aux antibiotiques, complétés par « un soutien en oxygène adapté à ses besoins et une hydratation », a souligné une autre soignante.

Impressionnée, la vieille dame ne s’est pas exprimée mercredi devant les journalistes avant son transfert en ambulance. « Oui, ils viendront demain. Je les verrai demain. Ça me fera du bien », avait-elle lâché la veille au personnel soignant. Une allusion à la perspective d’enfin pouvoir revoir ses proches une fois sortie.

La Belgique recensait mercredi plus de 7 500 morts du coronavirus, majoritairement des personnes âgées de plus de 75 ans. Ces décès sont intervenus pour moitié environ à l’hôpital et l’autre moitié en maisons de retraite. (selon AFP)

1 mai 2020

Grand Est : vol d’identité pour une arnaque aux masques

Le groupe pharmaceutique rémois Creapharm a déposé plainte contre X pour usurpation d’identité après que des escrocs aient utilisé son logo pour monter une arnaque aux masques et au gel, a indiqué sa direction jeudi.

00000« Ce sont des pharmaciens qui nous ont prévenus dès lundi », a expliqué la directrice marketing Sophie Lafon-Rouquier, confirmant une information de France Info et BFMTV.

Les auteurs de l’arnaque ont emprunté le nom, le logo et l’adresse du groupe et imité ses bons de commande pour proposer par fax aux officines masques, gel, lingettes et surchaussures à des tarifs très compétitifs dans un délai de livraison de trois à six jours.

La plainte a été déposée mardi, 29 avril.

« C’était plutôt bien fait », a commenté la directrice marketing. Cependant, quelques détails n’ont pas manqué d’alerter les professionnels comme le numéro d’IBAN (International Banking Account Number) domicilié au Royaume-Uni ou la mention mal orthographiée « votre commande sera parti (sic) lorsque nous recevrons la preuve de virement ».

Assez étonnement, l'information a été rendue publique en premier par "Le quotidien du Luxembourg"  !

30 avril 2020

Google bloque chaque jour 18 millions d’e-mails d’arnaques liés au coronavirus

Selon Google, les cybercriminels envoient chaque jour près de 18 millions de courriels (canulars, SCAM, hameçonnage) sur le Covid-19 aux utilisateurs de Gmail. Ces mails reprennent des thèses conspirationnistes, des fausses demandes d’aide ou d’offres d’emplois mais d’entreprises bien connues.

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Google affirme que la pandémie du Coronavirus a conduit à une explosion d’attaques d’hameçonnage dans lesquelles les criminels tentent de tromper les utilisateurs en leur faisant révéler des données personnelles. La société a déclaré qu’elle bloquait plus de 100 millions d’e-mails d’hameçonnage (phishing) par jour. Au cours de la semaine dernière, près d’un cinquième était constitué de courriels frauduleux liés à au coronavirus. Ce virus est peut-être aujourd’hui le plus grand sujet de phishing jamais abordé, selon les entreprises technologiques.

Gmail de Google est utilisé par 1,5 milliard de personnes. Des individus reçoivent une grande variété de courriels dans lesquels les cybercriminels se font passer pour des autorités ou personnalités connues, des structures de premiers plans telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), afin de persuader les victimes de télécharger des logiciels ou de faire des dons pour des causes fallacieuses. Les cybercriminels tentent également de tirer profit des programmes de soutien gouvernementaux en imitant les logos et autres identités visuelles d’institutions publiques.

Google affirme que ses outils d’intelligence artificielle sont capables de bloquer plus de 99,9 % des courriels qui parviennent à ses utilisateurs. La croissance du phishing sur le coronavirus est enregistrée par plusieurs sociétés de cyber-sécurité. Les chercheurs ont également découvert des sites web et des applications pour smartphones malveillants basés sur des informations vraies sur le coronavirus. Une application Android malveillante prétend aider à suivre la propagation du virus, mais infecte au contraire le téléphone avec un logiciel de rançon et exige le paiement pour restaurer le système de l’appareil.

En cette période de crise sanitaire, la protection doit se faire à tous les niveaux et surtout sur internet en raison de l’utilisation de plus en plus important d’outil de formation et de travail à distance. (Traoré Bakhary - "Eburnie today")

29 avril 2020

Israël a 30 jours pour restituer les sommes bloquées aux travailleurs migrants

C’est une victoire pour les associations de défense des migrants en Israël. La Cour suprême a invalidé une mesure phare d’une loi visant à encourager les demandeurs d’asile à quitter le pays : elle les obligeait à déposer 20% de leur salaire sur un compte en banque bloqué. Dans un jugement publié jeudi 23 avril, la Cour a estimé que cette mesure est contraire aux droits fondamentaux des demandeurs d’asile.

israelLa loi avait été adoptée en 2017 alors que le gouvernement avait dû renoncer à expulser de force les ressortissants érythréens et soudanais présents en Israël, qualifiés d’ « infiltrés » par les autorités. « C’est le seul outil légal que nous avons aujourd’hui afin d’encourager les infiltrés à partir volontairement » avait déclaré Yoav Kisch, un député du Likoud, à propos de cette loi.

Mais après trois ans de procédure, la Cour suprême a estimé que ce prélèvement obligatoire de 20% sur les salaires « sape clairement, de manière tangible et substantielle les droits à la propriété » de ces travailleurs employés de manière légale. Et si elle estime que « l’usage d’incitations économiques est une tactique légitime pour mettre en place une politique d’immigration », elle juge par ailleurs que cette loi n’a guère incité les Érythréens et Soudanais à partir volontairement.

Plusieurs dirigeants du parti de la droite nationaliste religieuse ont attaqué cette décision qui menace, selon eux, l’identité juive d’Israël. Mais en vertu de ce jugement, le gouvernement a désormais 30 jours pour rendre ces sommes bloquées aux travailleurs concernés. Selon l’association qui a mené la bataille judiciaire, ce sont plus de 70 millions d’euros qui devraient leur être ainsi reversés. (selon RFI)

28 avril 2020

Destruction : « C’est l’Armageddon »

En Europe centrale et orientale, destruction par le feu et par les barrages

pologne Le plus grand Parc naturel de Pologne, le Biebrza, continue à brûler ; le feu y détruit de nombreuses espèces, là-bas, dans le nord ouest du pays. Cause du sinistre : les feux allumés illégalement dans les herbes. Beaucoup plus loin au sud de l’Europe, en Bosnie Herzégovine, dans une région magnifique et riche en espèces piscicoles, on détruit sciemment l’environnement, pour espèces sonnantes et trébuchantes, en profitant du confinement qu’impose le COVID-19. Fi donc !

Jeudi, le feu continuait à ravager le plus grand Parc national polonais, celui de Biebrza. « C’est l’Armageddon », disent les pompiers… Le vent avait faibli, mais aucune précipitation en vue pour plusieurs jours, et les dégâts étaient immenses : les quelques 100 pompiers dépêchés sur place relevaient les restes carbonisés d’élans, de cerfs, de poussins dans leurs nids… Ce Parc de presque 60 000 ha est particulièrement riche en faune et en flore, surtout dans la zone la plus difficile d’accès, qu’on appelle le Marais rouge : élans, cerfs, loups, loutres, les castors qui ont donné leur nom à l’endroit, de multiples espèces d’amphibiens, et… les milliers d’oiseaux nicheurs ou de passage dont les oniriques grues cendrées dont le cri fait sursauter tout bon bialystokien un peu sensible. Le feu n’est pas prêt d’être éteint, malgré les moyens techniques et financiers considérables mis en œuvre. En passant, il serait assez élégant que l’Australie aide les Polonais, puisque l’organisme qui pratique depuis 3 jours la collecte est celui qui a été mis en œuvre pour aider à lutter contre les incendies de l’an dernier au pays du Rêve, d’ACDC  et des kangourous…

La cause majeure de cet incendie, comme d’ailleurs de tous ceux qui sévissent actuellement dans toute l’Allemagne : le débroussaillage par le feu, parce qu’il provoque des ravages inédits dûs aux changements climatiques.

En somme, les deux grands maux de ce temps, changements climatiques et pandémie, sont en train de détruire une partie de l’Europe – par l’activité inconsidérée des hommes. En Bosnie Herzégovine, dans cette autre partie magnifique et plutôt reculée de l’Europe, les constructeurs de barrages ne perdent pas leur temps. Ils sont à pied d’œuvre et profitent de la paralysie qu’entraîne la pandémie : en ce moment, ils édifient 5 de ces tue-rivières, parfois illégalement, sans permis de construire et sans concertation de la population. Mais avec de belles sommes versées à certains membres du gouvernement.

Ces barrages se construisent sur des rivières intactes : les Bjelava, Mala Bjelva, Vrhovinska, Željeznica et Prača. Celui sur la Vrhoviska est parfaitement illégal : pas de permis. Les autres,eux, sont illégaux dans la mesure où aucun inspecteur ne peut se trouver sur place pour vérifier la conformité des chantiers aux lois et aux règles. Pas de protestations non plus des populations, qui sont confinées et soumises au couvre-feu ; les mouvements populaires sont mis au congélateur.

Une Coalition d’associations pour la Protection des Rivières a transmis un Appel au Premier ministre et au PR de Bosnie Herzégovine pour imposer un moratoire de ces travaux destructeurs d’un milieu unique, d’un véritable sanctuaire de ce qui ailleurs en Europe été irrémédiablement saccagé.

Des organisations de protection telles que le Centre pour l’Environnement ou Eko Akcija (Action Ecologique) soulignent que l’état d’urgence actuel devrait être une occasion de solidarité et d’utilisation pertinente de nos ressources, et non pas d’enrichissement crapuleux et d’opportunisme criminel.

En somme la préoccupation minimale dans ce genre de malheurs dûs à la négligence ou à la criminalité en col blanc, c’est d’éviter au moins que ne se produisent des destructions irrémédiables, de sauver encore ce qui peut l’être et de privilégier la Vie sur tout autre considération. (selon Marc Chaudeur - "Eurojournalist")

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