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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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5 août 2020

Grand Est : gare au datura toxique, même dans les jardins potagers

Ils croyaient manger un légume rare qu’ils avaient planté dans leur jardin, mais le datura, une plante toxique, les a conduits à l’hôpital : quatre membres d’une même famille ont été placés en réanimation, gravement intoxiqués dans la région Grand Est, rapporte l’Anses.

datura

L’agence de sécurité sanitaire et les Centres antipoison mettent en garde, dans un communiqué jeudi, contre « les risques liés à la consommation de plantes toxiques sauvages confondues avec des plantes comestibles, y compris dans les jardins potagers ».

Le cas qui motive cette mise en garde a été rapporté par le Centre antipoison de la région Grand-Est courant juillet. « Quatre personnes d’une même famille avaient préparé et consommé dans un plat cuisiné des feuilles de datura, confondues avec des feuilles de tétragone cornue ramassées dans leur jardin potager », explique le communiqué.

« Elles ont rapidement présenté des signes d’intoxication grave nécessitant une hospitalisation en réanimation pour chacune d’entre elles. Si l’évolution clinique a été favorable pour ces quatre personnes, l’une d’elles a nécessité un suivi médical prolongé », poursuit le texte.

« Les personnes intoxiquées pensaient avoir cultivé de la tétragone cornue », également appelée « épinard de Nouvelle-Zélande » ou « épinard d’été ». « Considérée comme un légume dit oublié, la tétragone cornue connait un regain d’intérêt ces dernières années », relève l’Anses.

Des effets «graves voire mortels»

Comment cette confusion a-t-elle été possible ? « Les personnes avaient semé des graines achetées en sachet dans un magasin botanique qui n’ont cependant pas poussé au moment prévu », indique l’Anses. « Constatant, un an après, des petites pousses à l’endroit où avaient été initialement semées les graines de tétragone cornue, les personnes ont repiqué ces pousses qui étaient en fait du datura ayant poussé de manière involontaire », poursuit l’agence sanitaire.

Le datura est une plante sauvage « qui pousse facilement sur tout le territoire », rappelle l’Anses. Elle « est parfois semée en bout de rang de pomme de terre pour attirer et empoisonner les larves de doryphores dans une approche de lutte écologique ». « Toutes les parties de la plante sont toxiques et peuvent être à l’origine d’effets sanitaires graves voire mortels ». Les premiers signes (nausées, hallucinations, voire convulsions) apparaissent « dans l’heure suivant le repas ».

Les autorités mettent fréquemment en garde contre le datura. Début 2019, l’enseigne de grande distribution E. Leclerc avait dû rappeler deux lots de haricots verts surgelés, à cause d’un risque de présence de cette plante toxique. (selon "Le Quotidien Luxembourgeois")  

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4 août 2020

Coronavirus : la pandémie saigne à blanc le tourisme mondial

Restrictions de voyage en Europe, notamment vers l'Espagne qui inquiète, plages fermées le soir en France, déplacements restreints au Maroc : de nombreux pays durcissent leurs mesures sanitaires pour tenter de freiner la pandémie, qui a coûté depuis janvier 320 milliards de dollars au tourisme mondial. 

afp

Après des confinements stricts au printemps qui semblaient avoir maitrîsé l'épidémie, les craintes sont vives de voir apparaître une seconde vague, aux enjeux économiques et sociétaux potentiellement désastreux.


La reprise de l'épidémie en Espagne, deuxième destination touristique mondiale, inquiète ainsi ses voisins. Après la France et le Royaume-Uni, c'est l'Allemagne qui a déconseillé mardi à ses ressortissants de partir dans les régions les plus touchées de ce pays, en raison du "nombre élevé d'infections".

Le gouvernement espagnol a déploré une mesure "inadaptée", assurant être un "pays sûr". Mais l'Espagne, qui dénombre officiellement plus de 28.400 morts du Covid-19, a vu le nombre de nouveaux cas quotidiens plus que tripler depuis deux semaines, pour dépasser les 1.800.

La Grande-Bretagne soumet depuis dimanche les passagers en revenant à une période d'isolement.

Le port du masque est obligatoire dans la rue et sur les terrasses des cafés dans la quasi-totalité des régions espagnoles, dont Madrid où les rassemblements sont limités à 10 personnes. La Catalogne avait déjà invité il y a 10 jours les Barcelonais à rester chez eux. 

"La clé est désormais de ne pas à avoir à nous confiner de nouveau", a déclaré la présidente de la région de Madrid, Isabel Diaz Ayuso.

Si l'Espagne est l'un des pays européens où le nombre des cas détectés par rapport à la population est le plus élevé, un rebond des contagions a lieu dans de nombreux autres Etats européens.

L'Institut allemand de veille sanitaire Robert Koch (RKI) a ainsi fait part de sa "grande inquiétude" face aux nouvelles contaminations en Allemagne, qui avait relativement bien géré la crise par rapport à nombre de ses voisins. Les autorités vont y imposer des tests de dépistage aux voyageurs revenant de régions à risques.

Egalement inquiètes, les autorités françaises ont ordonné lundi la fermeture de lieux de rassemblement comme les plages, les parcs et les jardins publics la nuit dans la ville touristique de Quiberon, sur l'Atlantique, où le port du masque a été rendu obligatoire dans les rues fréquentées du centre-ville et sur les marchés. 

Effondrement du tourisme

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Recrudescence "préoccupante" aussi du Covid-19 en Belgique, qui a annoncé lundi un nouveau durcissement des dispositifs, en particulier un couvre-feu dans la province d'Anvers (nord).


Et la Grèce a annoncé mardi de son côté qu'elle rendait à nouveau le masque obligatoire dans la quasi-totalité des lieux clos, en réponse à une résurgence de contaminations.

La Grèce comme l'Espagne, ou encore l'île portugaise de Madère où le masque est obligatoire dans la rue, font partie des pays très touchés par l'effondrement du tourisme.

L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) a estimé mardi que la pandémie avait déjà coûté, de janvier à mai, 320 milliards de dollars au secteur. 

Sur cette période, le nombre des touristes internationaux a chuté de 56% par rapport à 2019, soit 300 millions de visiteurs en moins. 

L'OMT table sur une chute de 60 à 80% du nombre de touristes internationaux pour  2020, avec des pertes de 910 à 1.200 milliards de dollars et "la mise en danger de 100 à 120 millions d'emplois directs dans le tourisme".

De son côté, l'Association internationale du transport aérien (Iata) a estimé que le trafic aérien mondial ne retrouverait pas son niveau d'avant-crise avant 2024.

Twitter sanctionne Trump

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La maladie a déjà fait 654.477 morts, selon le dernier bilan établi par l'AFP mardi. Les Etats-Unis restent le pays le plus endeuillé (148.056 décès) devant le Brésil (87.618), le Royaume-Uni (45.759), le Mexique (44.022) et l'Italie (35.112).

L'administration américaine a annoncé la contamination du conseiller à la sécurité nationale Robert O'Brien, l'un des hommes les plus souvent en contact avec le président Donald Trump.

Ce dernier, à la communication chaotique depuis le début de la pandémie sur le sujet, a vu Twitter retirer de son compte une vidéo diffusant de fausses informations sur des remèdes et traitements contre le nouveau coronavirus, et suspendre provisoirement le compte de son fils, Donald Trump Junior, qui avait rediffusé la vidéo.

Le président a également diffusé des tweets s'en prenant à son immunologue en chef Anthony Fauci.

Twitter est la principale plateforme de communication de Donald Trump mais depuis quelques semaines, le réseau a pris ses distances, n'hésitant pas à sanctionner des tweets du président.

"Le virus aime toutes les saisons"

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est dite mardi "préoccupée" par la progression de la maladie en Afrique. Le pic de la pandémie est à venir sur ce continent, a indiqué à l'AFP Mary Stephens, experte du bureau régional de l'OMS en Afrique. 

Selon les chiffres compilés par l'AFP, quelque 860.000 cas ont été enregistrés sur l'ensemble du continent, avec au moins 18.000 décès.

afp

L'OMS a également indiqué que le coronavirus n'était sans doute pas saisonnier, contrairement à d'autres virus respiratoires. Ce virus "aime toutes les saisons", a commenté un expert de l'Organisation. 

Au Maroc, la décision subite du gouvernement d'introduire de sévères restrictions de déplacements dimanche soir face au risque de propagation du coronavirus a provoqué des scènes de chaos.

Les Nations Unies ont par ailleurs publié mardi une étude selon laquelle près de 7 millions d'enfants supplémentaires dans le monde pourraient souffrir des effets de la malnutrition à cause de la crise économique et sociale causée par la pandémie. 

3 août 2020

Dans l'avant-vallée de Villé

Neubois = Gereuth

neubois

2 août 2020

Pérou: Le Machu Picchu sans touristes

Fermée depuis le mois de mars à cause de la pandémie du coronavirus, la citadelle inca du Machu Picchu, principal site touristique au Pérou, célèbre vendredi sans touristes le 109e anniversaire de sa découverte par l’explorateur américain Hiram Bingham.

0machuLe site est vide depuis la mise en place de l’état d’urgence sanitaire, le 16 mars dans le pays andin. Les autorités espéraient rouvrir le Machu Picchu vendredi mais ont dû renoncer devant la hausse continue du nombre de cas de Covid-19.

"L’an dernier, beaucoup de monde est venu pour l’anniversaire, mais cette fois, malheureusement, nous n’allons pas avoir de visiteurs", a déclaré à l’AFP Darwin Baca, maire du district où se trouve la citadelle.

"La date de réouverture n’est pas encore définie. Ce sera probablement au mois d’août car les cas sont en hausse dans la (région de) Cuzco", où se situe le Machu Picchu, a ajouté M. Baca.

Le gouverneur régional de Cuzco, Jean Paul Benavente, avait annoncé il y a une dizaine de jours que la citadelle inca allait rouvrir le 24 juillet, si les conditions sanitaires étaient réunies, mais il a lui-même contracté le coronavirus peu après et le projet a été abandonné.

Des centre de tests rapides de Covid-19 doivent encore être installés dans la gare et les autorités locales doivent se procurer une ambulance, a détaillé le maire. La mairie a déjà mis en place un sas de décontamination pour les passagers du train.

Selon les nouvelles normes liées au coronavirus, seuls 675 visiteurs pourront accéder au site par jour, contre 2.000 à 3.000 avant la pandémie et jusqu’à 5.000 en haute saison.

Les frontières du Pérou, qui compte 371.096 cas, dont 17.654 décès, sont fermées depuis plus de quatre mois, ce qui a provoqué un effondrement du tourisme dans ce pays.

La cité de Machu Picchu, dont le nom signifie "Vieille Montagne" en langue quechua, a été édifiée sous le règne de l’empereur Pachacutec (1438–1471). Découverte par l’explorateur américain Hiram Bingham en 1911 et inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983, la cité se trouve à une centaine de kilomètres de Cuzco, ancienne capitale de l’empire inca dans le sud-est du Pérou actuel.

Site emblématique de l’empire inca qui a dominé dans l’ouest de l’Amérique latine durant une centaine d’années avant la conquête espagnole au XVIe siècle, elle est perchée sur un éperon rocheux à 2.400 mètres d’altitude. (Selon : AFP)

1 août 2020

Le maire de Fouchy se prononce contre l’appli StopCovid

Une bataille politicienne sur le dos des victimes du coronavirus? Inadmissible! A noter la présence parmi les signataires d'un nouveau maire de la vallée (Fouchy).

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(Paru dans "L'Alsace" du 30/7/2020)

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31 juillet 2020

Faune sauvage en Haute-Rhénanie

De plus en plus de renards testés souffrent de gale

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 La gale, une maladie causée par la présence d'acariens, menace à la fois les renards et les chiens. Elle peut également être transmise aux humains. Plus grave pour l'homme est une infestation par le ténia du renard.

Il faut un certain âge pour se rappeler que le renard était autrefois le principal porteur de la rage. Depuis 2010, l'Allemagne est considérée comme exempte de la rage du renard. Il a été vaincu par une vaccination intensive à l'appât, et une surveillance a été effectuée pour s'assurer qu'il n'y a pas de nouveaux cas. "La rage est un véritable virus mortel pour l'homme, nous ne pouvons donc pas nous permettre de relâcher la surveillance", a déclaré Michael Suntz, spécialiste en pathologie à l'Office d'investigation chimique et vétérinaire (CVUA) de Fribourg.

En conséquence, 800 à 1000 renards par an continuent d'être testés pour la rage dans tout l'État. Dès que l'apparition d'une fourrure de renard le suggère, les animaux sont également examinés pour la gale. Et chez les renards, les cas de gale sont en augmentation dans la région depuis des années. En 2019, 40 des 200 renards du district administratif de Fribourg ont été testés positifs, en 2020, c'était déjà 26 des 97 renards testés. "Nous observons cette lente augmentation depuis dix ans, également dans les autres districts administratifs", explique M. Suntz.

Nombreux cas à Fribourg et dans les environs

Matthias Müller, interne et infectiologue à l'hôpital universitaire de Fribourg, observe depuis 2012 un nombre croissant de patients atteints d'infections par le ténia du renard. Une augmentation notable du nombre de patients vivant à Fribourg et dans la baie de Brisgau est frappante. Il s'agit de très petits nombres (sept patients à Fribourg depuis 2012, environ 50 cas par an en Allemagne), mais ce sont des maladies graves. 80 % des infections sont signalées dans le sud de l'Allemagne, dont deux tiers dans le Bade-Wurtemberg.

On ne sait pas encore dans quelle mesure les renards de la région sont infectés par le ver. Cependant, des études antérieures ont montré que le taux d'infestation augmente avec la densité des renards. Lors des enquêtes menées dans le Jura souabe, jusqu'à 80 % des animaux ont été infectés. Compte tenu de cette évolution, le CVUA a lancé une étude visant à fournir des informations sur la charge parasitaire en examinant les excréments de renard. L'hôpital universitaire prévoit de dépister la présence d'anticorps dans la population. Comme l'infection est asymptomatique pendant cinq à dix ans avant d'être diagnostiquée, le nombre de cas qui se produisent actuellement pourrait ne représenter qu'une petite partie du nombre réel.

Il est important de diagnostiquer la maladie à un stade précoce, car elle peut ensuite être soignée par voie chirurgicale. Si elle est avancée, une pharmacothérapie à vie est nécessaire pour arrêter la croissance du parasite. En raison de la rareté de la maladie, le traitement doit être effectué dans un centre spécialisé. Cela inclut l'hôpital universitaire de Fribourg.

Les groupes à risque pour le ténia du renard sont les chasseurs et les propriétaires de chiens, mais aussi les agriculteurs et les propriétaires de jardins potagers. À titre préventif, il est recommandé de bien laver les fruits et légumes, ainsi que les mains après un contact avec la terre ou les chiens. Les propriétaires de chiens doivent faire vermifuger leurs animaux régulièrement.

Est-ce que ce sera au moins la fin de la rage ? La vaccination est toujours recommandée en cas de morsure, ainsi que lors de la prise en charge régulière des transporteurs et lors des voyages dans certains pays, comme l'Inde. "Nous ne pouvons pas nous permettre une résurgence non découverte pendant des années", précise M. Suntz. "Mais au moins, nous n'avons pas eu de nouveaux cas en surveillance depuis des années." (selon "Badische Zeitung")

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30 juillet 2020

Montée du col de Fouchy en Ferrari

Un samedi matin, dans un village tranquille d'Alsace, les cols se sont réveillés au son d'une Ferrari 348 TS.

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29 juillet 2020

Le calvaire d’une jeune Lorraine

Malade du Covid-19 depuis quatre mois.

maladeDe plus en plus de personnes ayant été malades du coronavirus témoignent de rechutes ou de la persistance de symptômes parfois plusieurs mois après le premier diagnostic. C’est le cas de cette jeune femme de 28 ans, de la région de Freyming-Merlebach. « Le Covid-19, je n’arrive pas à en sortir », témoigne-t-elle.

On les appelle les Covid persistants. Des études montrent que des patients présentent encore des symptômes du coronavirus plusieurs mois après le premier diagnostic et même parfois après une phase de guérison. On parle de forme longue de la maladie, de rechute, voire de séquelles. Fatigue, tachycardie, perte de l’odorat et du goût… Ces signes cliniques inquiètent beaucoup de personnes infectées qui ne parviennent pas à se défaire du virus.

C’est le cas de cette jeune femme de 28 ans qui a été testée une première fois positive au Covid le 5 avril dernier. « Je suis ambulancière et j’ai travaillé plus de cinquante heures par semaine fin mars, pour transférer des patients dans les hôpitaux. Nous étions mal protégés, mal informés. Je suis tombée malade assez sévèrement », raconte la Mosellane qui souhaite conserver l’anonymat.

Quinze jours d’hôpital, une sortie puis une rechute

Elle est hospitalisée durant quinze jours à Saint-Avold. Fièvre, courbatures, détresse respiratoire… Les symptômes classiques. « J’ai été mise sous oxygène mais je n’ai pas été intubée. Je suis sortie de l’hôpital le 22 avril et j’allais plutôt bien ». Mais quelques jours plus tard, son état de santé décline à nouveau. « J’ai commencé à avoir de fortes migraines, des nausées, des palpitations cardiaques. Les courbatures sont revenues. J’ai parfois l’impression d’avoir un corps étranger dans la gorge ou quelque chose qui presse sur ma poitrine. J’ai perdu le goût et l’odorat, ce qui n’était pas le cas au mois d’avril ». Un deuxième test PCR pratiqué à la mi-mai se révèle encore… positif.

« Je me sens incomprise, abandonnée »

Le médecin traitant de la patiente lui parle de séquelles psychologiques. Insatisfaisant pour elle. « On m’a prescrit des antidépresseurs. J’ai refusé de les prendre. Je sais que j’ai mal, je n’invente pas. Je me sens incomprise, abandonnée. Je suis retournée une dizaine de fois aux urgences ». Elle trouve du réconfort sur les réseaux sociaux. Sous le hashtag #apresJ20 #apresJ60, les témoignages de Covid persistants se multiplient sur Facebook ou Twitter.

« Je constate que d’autres gens vivent le même calvaire que moi. Je crois qu’il faut améliorer le suivi et la prise en charge des personnes ayant des formes longues de coronavirus », conclut la jeune femme. Elle n’a toujours pas pu reprendre une activité professionnelle. Elle est en accident de travail et espère faire reconnaître son Covid comme maladie professionnelle. Mais c’est encore un autre combat.

Stéphane Mazzucotelli (Le Quotidien - Indépendant Luxembourgeois)

28 juillet 2020

Du rififi au marché du terroir

Pizza sans loi !

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Depuis des années, un spécialiste "pizza" fournit en belles tartes les clients du marché du terroir du jeudi soir à Villé. Cette année, le marché est limité, c'est la faute au coronavirus. La plupart des marchands l'ont compris, notamment dans le fait qu'il est interdit de consommer sur place. Tout comme il est prévu un règlement pour l'installation des stands et le sens de circulation des clients. Oui, mais ! Le seul spécialiste des pizzas a du mal à se soumettre à la règlementation ! Au point que l'adjointe au maire responsable du marché a dû le rappeler à l'ordre, hélas sans succès ! C'est donc toute l'équipe maire-adjoints qui a dû intervenir avec bruit et fracas, ce qui s'est entendu à cent mètres à la ronde. Le spécialiste, prétendant qu'il ne fait pas d'affaires en ne vendant qu'une dizaine de pizzas dans la soirée, va-t-il revenir au marché les prochaines semaines ? A voir.

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27 juillet 2020

Proxima b est confirmée !

Il y a bien une exoterre dans la zone habitable de l’étoile la plus proche de nous

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Une équipe internationale de chercheurs vient de confirmer l'existence de la planète extrasolaire Proxima Centauri b avec le spectrographe Espresso installé sur le VLT au Chili. Il s'agit là des mesures les plus précises obtenues à ce jour.

Présentée au public le 24 août 2016, la planète Proxima Centauri b orbite autour de l'étoile la plus proche du système solaire, située à 4,2 années-lumière seulement. À l'époque, une perturbation dans la vitesse radiale de Proxima Centauri avait été mesurée, aux frontières de la résolution des instruments de l'époque. Mais grâce au spectrographe Espresso, le plus précis jamais construit, et monté sur le VLT au Chili, les chercheurs ont enfin pu affiner leurs mesures.

La méthode des vitesses radiales, c'est quoi ?

Proxima b fut découverte grâce à la méthode des vitesses radiales, aussi appelée spectroscopie Doppler, consistant à identifier les variations du spectre lumineux émis par une étoile. Cette dernière possède une signature spectroscopique (une vitesse radiale) unique, nous informant sur sa masse, son orbite et sa période. Lorsqu'une planète orbite autour de l'étoile, elle cause un effet Doppler modifiant sa vitesse radiale. C'est un peu comme si vous vous trouviez devant une ambulance à l'arrêt, et qu'un piéton marchant autour du véhicule provoque des changements dans la hauteur de sa sirène, comme lorsque celle-ci approche ou s'éloigne. Les motifs de cette oscillation s'étalent sur une période égale à celle de la révolution de la planète autour de son étoile (ou du piéton autour de son ambulance).

Proxima b : existence confirmée

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Alors qu'au moment de la découverte de Proxima b, l'instrument Harps mesurait une variation de vitesse radiale d'un mètre par seconde, Espresso, lui, a su fournir aux astronomes une résolution quatre fois meilleure, de 30 cm/s. « Il était capital de confirmer l'existence de Proxima b, explique Joney Gonzalès Hernandez, coauteur de l'étude, parue dans la revue Astronomy & AstrophysicsC'est l'une des planètes les plus intéressantes dans le voisinage de notre soleil. Sa masse, similaire à celle de la Terre, le fait qu'elle pourrait abriter de la vie, et sa proximité, en font un candidat idéal dans la recherche de biomarqueurs avec la prochaine génération de télescopes ». Un second signal a été identifié par le spectrographe, dont la nature demeure encore à déterminer. S'il s'agit bien d'une planète, celle-ci pourrait avoir une masse 3 fois inférieure à celle de la Terre.

Nouvelles exoplanètes à l'horizon

Fruit d'années de collaboration internationale, Espresso est entré en service au VLT en 2018. En alliant la haute précision du spectrographe à la capacité du géant VLT à collecter la lumière, les chercheurs ont bon espoir d'être sur la voie d'une nouvelle vague d'exploration exoplanétaire. « Espresso a démontré qu'il est capable de faire bien mieux que les spectrographes précédents, commente Alejandro Suárez Mascareño, auteur principal de l'étude. Un nouveau scénario est en train de s'ouvrir. Jusqu'à présent, nous avons été limités à la découverte de planètes d'une masse plusieurs fois supérieure à celle de la Terre, ou, à la limite, de la masse d'une Terre, orbitant autour d'étoiles froides. Avec Espresso, ces contraintes sont levées ». (Emma Hollen, Futura Science)

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