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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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4 octobre 2020

Cuba: des files d’attente partout

La galère pours’approvisionner en nourriture

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Cuba s’enfonce dans la crise alimentaire. Sans tourisme, avec des dépenses pour affronter la crise du coronavirus et des sanctions américaines accrues, l’économie cubaine manque de devises. Le pays importe 70% de son alimentation et le gouvernement parvient difficilement à financer ses importations, le quotidien des Cubains est désormais aux pénuries, aux rationnement et aux files d’attente.

Le soleil n’est pas encore levé, mais déjà plusieurs dizaines de personnes font la queue avant même l’ouverture des magasins, des banques ou des pharmacies. Les files d’attente sont désormais partout !

Leonardo Gonzalez est assis sur le trottoir, comme lui plus de 100 personnes attendent d’entrer dans cette boutique en devises, ici il y a du shampoing, un produit que Leonardo n’avait pas vu en magasin depuis deux mois. « Dans les magasins en monnaie cubaine tu ne trouves rien, ici tu fais la queue mais au moins il y a quelques produits ! »

L’ouverture des magasins en devises depuis juillet dernier est une des solutions mise en place par l’État pour récupérer des dollars et financer ses importations. Mais tous les Cubains n’y ont pas accès.

À l’angle de la place, justement, un magasin en monnaie cubaine, ici il n’y a pas beaucoup de monde, ce qui indique qu’il n’y a sans doute pas beaucoup de produits, Mercedes Morena Agueyo sort avec un petit sac en plastique. « Aujourd’hui il y a du fromage et du jambon, il y a différents produits, pas beaucoup mais il y en a ! Parfois la queue est beaucoup plus longue ! S’il y a du poulet c’est très long, si c’est de l’huile beaucoup plus ! »

Pour un litre d’huile, dans cette ville de l’est de l’île, il faut faire la queue dès la veille. Cette petite dame au dos vouté travaille « pour le peuple », comme elle dit, dans une bodega, l’une de ces épiceries où l’État distribue à des prix subventionnés une certaine quantité de riz, de café, de sucre et de grains. Cela ne suffit pas à se nourrir durant un mois entier, mais c’est une aide non négligeable selon Mercedes Agueyo. « Il faut essayer de survivre comme on peut, mais il apparait toujours quelque chose à manger. Le monde entier est dans cette situation, ce n’est pas seulement Cuba ! »

La FAO estime que la crise du coronavirus pourrait entraîner plus de 83 millions de personnes dans des conditions d’extrême pauvreté et de famine en Amérique latine et dans les Caraïbes. Et Cuba ne fait pas exception, malgré les aides de l’ONU et de l’Union européenne.

Excédé, collé-serré, abrité du soleil sous des parapluies rafistolés, un groupe de femmes fait la queue pour acheter du savon, l’ambiance est clairement tendue, personne ne souhaite s’exprimer au micro, mais Marisa Gonzalez finit par lâcher : « Ici ce qu’il faut c’est qu’on nous enlève le blocus, pour qu’il y ait plus d’approvisionnement ! C’est tout ! Parce qu’ici tout le monde est libre et nous vivons heureux sur cette île ! »

Mais ces files d’attente ne respirent pas le bonheur et les pénuries n’ont jamais été aussi dures en 60 ans de blocus américain.

Depuis le mois de février, le jeune Ramon qui travaille dans un magasin et n’a pas le droit de s’exprimer, ne voit pas s’améliorer la situation.
« Il y a toujours des problèmes dans la queue, les gens s’énervent, il fait chaud, il y a du tumulte. Depuis qu’il y a le coronavirus l’entrée des marchandises a vraiment beaucoup diminué. Ils nous ont dit que l’approvisionnement devrait revenir à la normale quand le monde -avec ce problème de coronavirus- reviendra à la normale ! »

Mais la crise du coronavirus n’explique pas tout et le gouvernement a annoncé un grand plan de souveraineté alimentaire, un discours que beaucoup de Cubains ont déjà entendu à plusieurs reprises ces dernières décennies. (selon RFI)

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3 octobre 2020

Une facture d'électricité qui ne gaze pas chez les villois

Avec le nouveau fournisseur, de nombreux mécontents 

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Depuis le 1er janvier 2020 le concessionnaire du réseau électrique de Villé a changé. Au point qu'à Villé, c'est extraordinaire, c'est Gaz de Barr qui fournit l'électricité et ENGIE (succursale de ENEDIS, anciennement EDF) qui fournit le gaz.

Mais là, n'est pas le point du mécontentement. En effet, ce qui importe plus aux habitants, c'est le montant des factures qui arrivent. Et c'est là qu'il y a eu de mauvaises surprises ! Certains ont à payer, avant le 27 septembre, des montants doublés, triplés, quadruplés ou même quintuplés. Moi-même, alors que mes deux dernières factures étaient de 103 € et de 97 €, me voilà doté d'une facture de 555 €.  Et ceci pour les mois de juillet et août ! Alors que plus d'un autre s'est vu rembourser de juteux "trop-perçu". C'est sûr, pendant les périodes de canicule j'ai dû mettre le chauffage à fond.

Seule explication obtenue lors d'une entrevue à Barr, c'est : "Nous n'effectuons plus que des relevés  de compteurs tous les six mois." Les autres factures sont des "estimations". A voir les montants, ce sont plutôt "de très larges approximations comptables". Alors même que les factures intermédiaires devraient réguler les paiements, c'est l'inverse qui se produit. Seule proposition faite par Gaz de Barr : "Mensualisez vos paiements !" Histoire de camoufler les paiements incongrus ou même indus ?

Bref, dans tous les cas, Gaz  de Barr a raison ! Et si ça ne vous va pas, Macron pourra venir vous expliquer que la lampe à huile est tout à fait adaptèe dans nos vallées pleines d'amish.

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2 octobre 2020

RN59 – Travaux de réfection de chaussée, côté vosgien

Entre Remomeix et Raves, du 12 au 24 octobre

Du lundi 12 au samedi 24 octobre, la DIR Est va réaliser des travaux de réfection de chaussée sur la RN59, de Remomeix à Raves. Ces travaux seront réalisés les nuits, de 20h à 6h, hors week-end.

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  • Les usagers désirant se rendre en direction de Strasbourg seront déviés par la RD58C, puis la RD420 jusqu’au giratoire de Frapelle;
  • Les usagers venant de Provenchères seront déviés par la RD420 jusqu’à l’intersection de la RD420, et de la RD58C à Remomeix;
  • Les usagers désirant se rendre vers la RD459 en direction de Sainte-Marie-aux-Mines emprunteront la sortie Raves sur la RN159;
  • Les usagers venant de la RD459 et désirant se rendre vers Nancy seront déviés à Raves par la RN159, puis utiliseront la déviation la RD420 depuis Frapelle.

Durant la période des travaux, il est probable qu’un afflux massif d’automobilistes ait lieu.

1 octobre 2020

Le Climont

climont

 

 

 

30 septembre 2020

Afrique du Sud : sanction ministérielle

La ministre de la Défense privée de trois mois de salaire

AfSud

Nosiviwe Mapisa-Nqakula, ministre sud-africaine de la Défense, écope d’une sanction de la part du Président Cyril Ramaphosa. Elle sera privée de salaire de novembre à janvier prochain. Que s’est-il passé ?

Après avoir flanqué, il y a quelques jours, une demande d’explication à la ministre de la Défense, à son retour d’un voyage au Zimbabwe, le Président Cyril Ramaphosa a fini par prendre des sanctions contre Nosiviwe Mapisa-Nqakula. C’est à travers un communiqué officiel, publié ce dimanche, que la sanction a été annoncée. La ministre a été formellement réprimandée par le Président qui a par ailleurs décidé de la suspension de son salaire, pendant trois mois, de novembre à janvier prochain. La somme ainsi recueillie sera mise à la disposition du Fonds de solidarité, mis en place pour lutter contre la pandémie de Covid-19, indique le communiqué.

Mais au fond, que reproche-t-on à Nosiviwe Mapisa-Nqakula ? Alors qu’elle se rendait, le 8 septembre dernier, à Harare, capitale zimbabwéenne, pour rencontrer son homologue zimbabwéen et discuter de questions de défense régionale, à la suite d’un sommet de la SADC, la ministre de la Défense a embarqué dans l’avion militaire qui devait l’acheminer à destination, une délégation de l’ANC mandatée par le Président Ramaphosa pour discuter avec les responsables du parti au pouvoir au Zimbabwe, la ZANU-PF de la situation critique que traverse leur pays.

Après le voyage, les médias et l’opposition s’emparent du sujet, critiquant vertement l’utilisation des moyens de l’Etat pour des besoins de l’ANC, et obligeant le Président à se saisir du dossier et à exiger des explications à sa ministre. Face à la polémique, l’ANC a dû présenter des excuses publiques aux citoyens et annoncer le remboursement au gouvernement des frais de transports de ses délégués. Dans un communiqué de la présidence sud-africaine sorti en la circonstance, on pouvait lire ceci : « Le Président se félicite de l’intérêt manifesté par les Sud-Africains pour cette question, comme une indication de la vigilance de la nation contre les allégations de déploiement inapproprié des ressources publiques ».

Si Cyril Ramaphosa, dans son communiqué de ce dimanche, qualifie la sanction prise à l’encontre de sa ministre de « sérieuse », ce n’est pas du tout le cas de l’Alliance démocratique (AD), principal parti d’opposition, qui la trouve plutôt « insuffisante » et réclame une démission de Nosiviwe Mapisa-Nqakula.

Et si on appliquait les mêmes sanctions à nos élus français ? combien y aurait-il de "travailleurs sans salaires" ?

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29 septembre 2020

Le Grand Est aussi est en manque d’eau

Dans sa note portant sur les mois d’août et septembre, la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) dresse un nouvel état des lieux alarmant pour l’ensemble du Grand Est. La sécheresse continue de sévir sur l’ensemble de la région.

GrandEst

Dans sa note hydrologique mensuelle portant sur les mois d’août et septembre, la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) dresse un nouvel état des lieux alarmant pour l’ensemble du Grand Est. La sécheresse continue de sévir sur l’ensemble de la région. Les quelques pluies d’orage du mois d’août et les pluies de septembre n’ont pas suffi à combler le déficit en eau qui perdure depuis le printemps. Le rapport de la Dreal fait état d’une situation préoccupante : « Le bilan pluviométrique mensuel est extrêmement déficitaire sur la partie ouest. »

La Meuse au régime sec

En août, détaille l’organe de surveillance de l’État, la « pluviométrie globale sur la région Grand Est (39,5 mm) est inférieure de 44,9 % à la normale (71,7 mm) ». Des carences en eau encore plus criantes en Lorraine où le déficit pluviométrique a été de 44,5 % sur la période. Le territoire se situe à la deuxième place entre la Champagne-Ardenne (59,7 %) et l’Alsace (9,6 %).

Un tel manque d’eau laisse les nappes phréatiques au plus bas : « Sur les nappes de Lorraine, la tendance d’évolution du niveau moyen mensuel continue à la baisse et la décharge estivale se poursuit. Les niveaux moyens mensuels des calcaires sont globalement modérément bas à bas, mais certains points de mesure affichent des niveaux très bas (Epiez-sur-Meuse, Les Roises, Fréville). »

En 2019, c’était pire !

Département par département, les « cumuls vont de 10 mm à 30 mm pour le département de la Meuse, de 20 mm à 150 mm pour les départements de la Meurthe-et-Moselle et de la Moselle, et de 30 mm à 150 mm pour le département des Vosges », égraine la Dreal. Dans cette cartographie chauffée à blanc, la Meuse est le département le plus sec avec un déficit total compris entre 50 % et 100 % selon les secteurs.

Historiquement, la région ne traverse cependant pas la période la plus aride de ces trente dernières années. « Sur la période de septembre 2019 à août 2020, la pluviométrie agrégée sur le Grand Est (886,1 mm) est inférieure à la normale de 4,6 % et se positionne au 33e rang des valeurs les plus faibles depuis 1959, avec 347,8 mm de plus que le record bas de 1976 (538,3 mm) », précise la Dreal avant de rappeler que 2019 avait été encore plus déshydratée que 2020 : « La pluviométrie moyenne s’élevait à 698,3 mm et plaçait cette période au 8e rang des valeurs les plus faibles depuis 1959, avec 160 mm de plus que le record bas de 1976. (selon Le Républicain lorrain).

28 septembre 2020

Présidentielle en Côte d’Ivoire

Ouattara va semer la pagaille !

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À moins d’un mois et demi de la présidentielle, l’opposition ivoirienne appelle à la désobéissance civile face à la candidature d’Alassane Ouattara, qui brigue un troisième mandat. Un passage en force qui mène le pays vers “le précipice”, estime ce média burkinabé, qui appelle le président à agir avec responsabilité.

Plus qu’à une simple fièvre préélectorale qui monte, à une quarantaine de jours de l’élection présidentielle, c’est à une ébullition inquiétante que la Côte d’Ivoire s’attend. Un tison supplémentaire, au bout rougeoyant de feu, vient d’être ajouté sous la marmite, par des plates-formes de l'opposition qui ne demanant ni plus ni moins que la désobéissance civile contre ce qu’elles qualifient, comme d’autres partis politiques et mouvements de la société civile, de “forfaiture” d’Alassane Dramane Ouattara (ADO), qui, envers et contre tous, court vers un troisième mandat inconstitutionnel.

Le retrait de la candidature d’Alassane Ouattara ; la dissolution du Conseil constitutionnel ; l’audit de l’actuelle liste électorale, qui a gommé des noms comme ceux de l’ancien président, Laurent Gbagbo, et de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro ; la libération de tous les prisonniers politiques ; le retour de tous les exilés politiques, avec à leur tête le président Laurent Gbagbo ; et, enfin, la mobilisation de tout le peuple de Côte d’Ivoire… ce sont les exigences de l’opposition ivoirienne, qui est vent debout contre ce troisième mandat qui ne fait que diriger la Côte d’Ivoire vers un tourbillon de violences, certes souhaité par personne mais qui, visiblement, se précise.

L’entêtement d’un seul individu, fût-il président de la République et soutenu par des zélateurs aux intérêts égoïstes et très personnels, va-t-il jeter tous le pays dans le chaos, qu’il a déjà frôlé à la suite de la guerre civile de 2002-2003 et de la crise postélectorale meurtrière de 2010-2011 ?

Une nouvelle descente aux enfers

Tout porte à le croire. Du reste, à moins qu’il ne vise carrément la présidence à vie, que peut apporter de plus un quinquennat, qu’il soit un troisième mandat de la deuxième République ou premier mandat de la troisième République, à un presque octogénaire – il a 78 ans – qui, pourtant, a redonné vie à une Côte d’Ivoire qui avait amorcé une descente aux enfers après les secousses sanglantes de la décennie 2000-2010 ?

Comme son challenger principal, le candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, 86 ans, ADO doit pouvoir prétendre à une retraite paisible et méritée, donnant ainsi la chance d’un souffle nouveau à ce pays qu’il a servi, alors qu’il avait été écarté de la course à la présidentielle, ses adversaires l’ayant déclaré, en son temps, d’une autre nationalité que celle ivoirienne. (selon "Courrier international")

27 septembre 2020

Conseil municipal à Villé

Une réunion du conseil municipal de Villé aura lieu le lundi, 28 septembre à 20h00 à la salle d'animation de l'école primaire !

Ordre du jour

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1) Adhésion au dispositif "trame verte et bleue".

2) Décisions budgétaires modificatives, subventions aux associations.

3) Prime exceptionnelle au personnel municipal.

4) Accueil des services de La Poste en mairie.

5) Divers

*Rappel : la séance est ouverte au public.

26 septembre 2020

Lalaye-Charbes

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25 septembre 2020

Enquête sur la "taupe" de Sarkozy

Des magistrats du PNF dans le viseur de Dupond-Moretti

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Trois magistrats du parquet national financier dans le viseur d'Eric Dupond-Moretti : le garde des Sceaux a lancé vendredi une enquête administrative quelques jours après un rapport qui a globalement dédouané le PNF pour ses investigations sur l'éventuelle "taupe" de Nicolas Sarkozy dans l'affaire des "écoutes".

L'enquête, confiée à l'inspection générale de la justice, vise les deux magistrats qui étaient chargés du dossier, et leur responsable hiérarchique, l'ancienne cheffe du PNF Eliane Houlette - qui avait refusé d'être auditionnée par l'inspection.

L'analyse du rapport de l'inspection générale, rendu public mardi, montre que "des faits relevés seraient susceptibles d'être regardés comme des manquements au devoir de diligence, de rigueur professionnelle et de loyauté", estime la Chancellerie dans un communiqué.

Le PNF avait été mis en cause pour avoir épluché les relevés téléphoniques détaillés ("fadettes") de ténors du barreau - dont Eric Dupond-Moretti, depuis devenu garde des Sceaux - pour tenter de trouver qui aurait pu informer l'ancien Président et son avocat Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute, dans une affaire de corruption qui leur vaut un procès prévu à la fin de l'année.

M. Dupond-Moretti, encore avocat, s'était alors emporté contre des "méthodes de barbouzes" et avait déposé une plainte notamment pour "atteinte à la vie privée", avant de la retirer le soir de sa nomination comme garde des Sceaux début juillet.

Dans son rapport, l'inspection avait globalement dédouané le PNF, notant le souci permanent des enquêteurs de ne pas "exposer excessivement la vie privée et le secret professionnel des titulaires des lignes exploitées".

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Mais il avait aussi critiqué la durée de cette enquête : six ans de 2014 à 2019, dont trois ans sans aucune investigation. Il avait, par ailleurs, relevé "un manque de rigueur" dans le traitement de la procédure et une "remontée hiérarchique de l'information lacunaire", au vu de la sensibilité de l'affaire principale mettant en cause un ancien président de la République, et "portant sur une suspicion de fuites au sein du monde judiciaire".

"Ce rapport montre bien que l'enquête est restée dans les clous de la loi. Il montre des problèmes organisationnels mais ne mentionne à aucun moment de faute disciplinaires", déclare à l'AFP Cécile Mamelin, du syndicat USM (Union syndicale des magistrats), majoritaire, parlant de "volonté de faire tomber des têtes".

"Dysfonctionnements"

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Le jour de la remise de ce rapport, Eric Dupond-Moretti s'était montré virulent à l'Assemblée, lors des questions au gouvernement : "On peut lire dans ce rapport un certain nombre de choses très intéressantes: le défaut de gouvernance (...) mais aussi un suivi interne distendu (...) un manque de rigueur dans le traitement de la procédure, une remontée de l'information lacunaire... Bref, peut-être un certain nombre de dysfonctionnements", avait-il dit.

"Si des manquements sont susceptibles d'être qualifiés de faute disciplinaire, je n'hésiterai pas à saisir les instances compétentes", avait assuré le ministre, critiquant notamment, sans la nommer, le refus de Mme Houlette de répondre aux questions de l'Inspection.

L’inspection générale de la justice est maintenant chargée de déterminer s'il y a eu des manquements professionnels. Mais elle ne prononce pas de sanction. Elle remet un rapport à la Chancellerie, qui décide si ces manquements sont caractérisés. Si c'est le cas, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) est saisi, donne un avis et propose une sanction s'il estime qu'il y a eu faute disciplinaire. C'est le garde des Sceaux qui prononce, ou pas, cette sanction.

"Le conflit d'intérêt est manifeste et disqualifie le ministre pour prendre une décision dans cette affaire", a réagi vendredi auprès de l'AFP Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature (SM), aussi "surprise de la rapidité, voire la précipitation" à ouvrir cette enquête, trois jours après la publication du rapport.

L'ampleur des investigations et leur durée de l'enquête pour identifier la "taupe", révélées par le Point en juin, avait provoqué un vif émoi parmi les avocats et la classe politique. (selon AFP)

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