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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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24 septembre 2020

Fermeture de Bridgestone

Combien d'argent public l'usine avait-elle touché ?

bridgestoneBridgestone a annoncé la fermeture de son usine de pneus à Béthune. Un coup dur pour ses 863 salariés et des centaines de sous-traitants. Ces dernières années, l'entreprise avait pourtant reçu des centaines de milliers d'euros d'aides publiques.

"Ca va être la guerre". Le président de la région des Hauts-de-France ne décolère pas après l'annonce de la fermeture de l'usine  Bridgestone de Béthune. 863 employés sont sur le carreau. Sans compter des centaines de sous-traitants. Pour Xavier Bertrand, la pilule est d'autant plus amère que le site avait reçu à plusieurs reprise des aides publiques. Et même beaucoup d'aides publiques.  "C'est pas "prends l'oseille et tire-toi". ça va être des années de procédure et une guerre de tranchées", prévient le président de la région. Mais de quels montants parle-t-on ?

620 000 euros d'aides régionales. Entre 2008 et 2016, 500.000 euros ont été alloués par le Conseil régional des Hauts-de-France au fabricant japonais. Une somme à laquelle s'ajoutent encore 120.000 octroyés  par la Région lors de l'actuel mandat, depuis 2016. Ces aides ont été validées en octobre 2017. Une subvention totale, donc, de près de 620.000 euros destinée à développer la formation des salariés et moderniser le site. Et l'argent public ne devait pas s'arrêter. 

En 2008, la communauté d'agglomération de Béthune a versé presque 1,2 million d'euros au groupe japonais, en complément du versement de 500.000 euros de la Région mentionné précédemment. A cela s'ajoute 500.000 euros du FEDER (fonds européen) ainsi que 320.000 euros de l'Etat. Au total, les aides publiques depuis 2008 avoisinent donc 2,6 millions d'euros et ce n'est pas tout. Reste en effet à connaître le montant du crédit d'impôt pour la compétitivité emploi (CICE) qu'aurait touché l'équipementier récemment. Le montant d'1,8 million d'euros est évoqué par plusieurs sources. Il a été confirmé par Agnès Pannier-Runacher lors du Grand Jury sur LCI. "1,8 million au titre de l'exercice 2017" a-t-elle précisé, indiquant au passage que le CICE avait, depuis, été supprimé.

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23 septembre 2020

Bernard Tapie privé d'électricité ?

Un technicien avait été envoyé par EDF pour lui couper le courant.

bernardtapieC'est une visite à laquelle il ne s'attendait pas. Selon les informations du Parisien, Bernard Tapie a fait face à une nouvelle mésaventure lundi 21 septembre. Aux alentours de 11 heures, quelqu'un sonne à la porte de son hôtel particulier situé à Paris, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés. Autour d'un café, les deux hommes discutent et l'homme d'affaires réalise rapidement qu'il fait face à un technicien d'Enedis. « Il m'explique qu'il est mandaté par EDF pour me couper l'électricité », raconte le locataire.

C'est la stupéfaction qui règne alors dans l'hôtel. Bernard Tapie se trouve dans "une tourmente judiciaire" depuis plusieurs années, confronté au CDR (Consortium de réalisation devant s'occuper du passif du Crédit lyonnais) et au ministère public dans l'affaire de l'arbitrage de 2008 concernant la revente en 1993 d'Adidas par le Crédit lyonnais. Le 30 avril 2020, le tribunal de commerce de Bobigny a ordonné la mise en liquidation des biens de l'ancien patron de l'Olympique de Marseille. Une décision qui doit être jugée en appel mercredi 23 septembre.

Ce timing a forcément laissé Bernard Tapie perplexe. « Je lui ai expliqué que la liquidation judiciaire de mes biens n'est pas définitive et, qu'en plus, je paie moi-même mes factures de gaz et d'électricité. C'est fou, ils ont essayé de me couper l'électricité », s'agace-t-il. Après en avoir parlé avec son responsable, le technicien n'a finalement pas effectué la demande du CDR. D'autres "mauvais payeurs" n'ont pas forcément la même chance.

22 septembre 2020

Suisse : l'état fédéral sous pression

Malgré le nombre croissant de cas de coronavirus dans de nombreux cantons, le commerce, l'industrie du voyage, les syndicats et de nombreux politiciens demandent que la stratégie actuelle face à l'épidémie soit repensée. Le nombre de cas est en augmentation dans de nombreux cantons.

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Au vu de la situation, la Conférence des autorités sanitaires cantonales recommande d'étendre l'obligation de porter des masques. Le commerce, l'industrie du voyage, les syndicats et de nombreux hommes politiques voient les choses dans l'autre sens, comme l'écrit le "Sonntags Zeitung". Ils appellent à repenser la stratégie actuelle face au coronavirus. Les demandes vont de la suppression des masques obligatoires dans les magasins à l'approbation des tests rapides et à la réduction des périodes de quarantaine.

La Confédération et les cantons peuvent difficilement ignorer le large front qui en résulte. Le directeur de l'association professionnelle, Hans-Ulrich Bigler, a qualifié d'incompréhensible l'utilisation obligatoire de masques par certains cantons dans les magasins des PME. Les règles de distance et d'hygiène nécessaires pourraient déjà être respectées grâce à des concepts de protection stricts. Avec l'obligation de porter un masque, une partie considérable de la clientèle des magasins suisses serait chassée.

Les hommes d'affaires, les politiciens et les syndicalistes estiment également qu'il est nécessaire d'agir en ce qui concerne les longues périodes de quarantaine. M. Bigler a demandé à la Confédération et aux cantons de proposer des autotests et des tests rapides de masse. Le conseiller national du PDC, Martin Candinas, a donc déjà soumis une interpellation. Il y préconise des "solutions simples et pratiques", c'est-à-dire des tests rapides en faveur d'une quarantaine raccourcie.

Cependant, l'OFSP et la Task Force scientifique Corona restent sceptiques quant aux tests rapides. Certains d'entre eux ne sont "pas encore certifiés ou suffisamment validés". Il faudra encore plusieurs semaines avant qu'un test rapide suffisamment validé soit disponible.

Pendant ce temps, dans les départements français voisins, on combat le coronavirus à coups de recours aux tribunaux ! 

21 septembre 2020

Coronavirus en Suède : Ni confinement, ni masque…

Pourquoi la Suède fait cavalier seul face à la pandémie ?

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Voilà un pays où les citoyens ont pu profiter du printemps en terrasse. Un pays qui a dit non, en mars, au confinement, et qui refuse toujours le port du masque obligatoire, en intérieur comme en extérieur. Dans cette pandémie du Covid-19, la Suède fait cavalier seul. A rebrousse poil de quasiment tous les pays, qui ont pris des mesures plus ou moins contraignantes d’isolement, de fermeture des frontières et des lieux publics, de limitation des déplacements, ce pays scandinave a longtemps été montré du doigt.

Pour certains, la Suède incarnait le choix de l’économie sur la santé publique. Pour d’autres, elle prouve que la stratégie de l’immunité collective se défend. S’il est encore tôt pour tirer des conclusions claires sur son bien-fondé, la stratégie suédoise a de quoi interroger. Surtout à l’heure où certains pays, dont la France, prennent de nouvelles mesures contraignantes…

Pas d’interdiction ne veut pas dire pas de gestes barrières

Loin d’une image d’Epinal où tout est permis, les Suédois n’ont pas vécu en ignorant le Covid-1 . Toute la population n’a certes pas été confinée, mais les plus fragiles ont été encouragés à rester chez eux. Les crèches et les écoles sont restées ouvertes, mais pas les lycées et ni les universités. Par ailleurs, les réunions de plus de 50 personnes sont toujours interdites, même dans les cinémas ou à l’occasion de grandes célébrations, notamment la grande fête qui suit pour les jeunes l’obtention de l’équivalent du baccalauréat.

Les autorités nationales ne recommandent pas non plus pour l’heure l’utilisation du masque, excepté pour les soignants, mais disent « garder un œil » sur la question et pourraient introduire la mesure si cela était jugé nécessaire. En revanche, fait marquant, le royaume encourage vivement ceux qui le peuvent à télétravailler jusqu'à 2021 au moins. Et 20 % des collégiens à Stockholm continuent les cours à distance. Surtout,les autorités ont appelé à la responsabilité : distanciation physique, application stricte des règles d’hygiène, isolement en cas de symptômes. Et Alain Gras, socio-ethnologue qui connaît bien ce pays, de confirmer. Son fils vit en Suède et a été infecté par le virus. Après avoir prévenu son médecin, il n’a été contraint ni de faire un test, ni de voir un médecin, mais a simplement été invité à rester chez lui.

Certaines mesures ont donc bien été prises, mais les contraintes ont été et restent moins strictes. Surtout, il est difficile d’évaluer comment ces invitations ont été reçues. « Il est probable qu’effectivement, il y ait moins de mesures coercitives que dans d’autres pays, souligne Michèle Legeas, enseignante-chercheuse à l’Ecole des hautes études en santé publique. Ceci n’empêche que peut-être les citoyens, qui ne sont pas pris pour des enfants grincheux, ont par eux-mêmes adopté des mesures barrières. L’égoïsme individuel est parfois un bon moteur… »

Quel bilan ?

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Il est contestable : avec plus de 5.800 morts et 84.729 cas, la Suède se retrouve dans le peloton de tête des pays européens les plus touchés relativement à sa population : près de 57 morts pour 100.000 habitants, contre 45 en France ou 11 au Danemark. Mais on est loin de l’hécatombe promise par certains médecins répétant que la stratégie de l’immunité collective était mortifère.

Par ailleurs, ils n’ont aujourd’hui aucune augmentation du nombre de cas, alors que la France en coimptabilise plus de 25000 cas en sept jours. Et que l'Espagne et l"Allemagne vivent également une nouvelle hausse de l’épidémie.

« La raison pour laquelle nous avons une transmission relativement faible maintenant est en grande partie due au fait que beaucoup de Stockholmois suivent les recommandations à rester chez soi quand on est malade, de se laver les mains et de garder ses distances », a déclaré Per Follin, responsable du département de contrôle et de prévention des maladies transmissibles de Stockholm. Le taux de reproduction (dit « R ») est quasi continuellement inférieur à 1 depuis début juillet. A titre de comparaison, cette dernière semaine, la Suède a compté moins de 200 nouveaux cas et moins de 3 décès par jour, quand la France atteignait 9.000 nouvelles contaminations et autour de 30 morts quotidiens. « Attention au triomphalisme, prévient tout de même Michèle Legeas, on ne peut pas crier victoire trop tôt, quel que soit le pays face à cette épidémie. »

Comment expliquer cette stratégie à rebours ?

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D’abord par un choix de santé publique expliqué et assumé : pour mieux lutter contre cette pandémie, il fallait laisser la population attraper le Convid-19 et protéger les plus fragiles. « La Suède a choisi l’immunité collective dès le départ, rappelle Alain Gras, qui a enseigné en Suède. Le pays continue à tenir droit dans ses bottes, à la différence de tous les autres. » Une façon d’affirmer son attachement à la liberté individuelle… Et sa volonté de défendre sa différence par rapport au reste du monde.

Pour Alain Gras, la seconde explication, c’est la confiance. Qui va à double-sens. Les autorités accordent leur confiance au peuple, mais les Suédois ont également une grande confiance dans le pouvoir. Une enquête réalisée pour l’Agence de la protection civile et citée par Le Monde dévoile que 73 % des Suédois font confiance à l’Agence de santé publique et 52 % au gouvernement (contre 39 % en France). « Leur démocratie est beaucoup plus participative que coercitive en matière de santé publique, assure Michèle Legeas. Cela interroge sur l’intérêt de mesures obligatoires versus une responsabilisation des citoyens. Un isolement sur la base du volontariat est certainement mieux accepté. Surtout sur la durée, qui est un enjeu actuel. Car nous avons encore six mois ou un an à vivre dans des conditions compliquées…. Au bout d’un moment, quand les gens voient que l’épidémie est toujours là alors qu’ils ont l’impression d’avoir fait des efforts maximums, il est plus difficile d’imposer des contraintes. » En Suède, la peur du gendarme n’est jamais privilégiée. « Il n’y a par exemple pas de contrôle d’identité », illustre Alain Gras.

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20 septembre 2020

La métamorphose de l’aire de repos la plus sale de France

Sur l’A31, à hauteur d’Entrange, après plusieurs mois de travaux, l’aire de repos de «Thionville – Porte de France » offre un tout nouveau visage. Fini le titre d’aire la plus sale de France ! Pour 2,5 millions d’euros, l’État a complétement réhabilité le lieu, premier arrêt des usagers de la route en arrivant du Luxembourg. Ici, circulent quotidiennement 62 000 véhicules dont 8 000 poids lourds.

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19 septembre 2020

Poutine soutient Loukachenko avec un prêt d'un milliard de dollars

Le pays voisin devrait obtenir de l'aide de Moscou "en ce moment difficile", a déclaré le chef du Kremlin lors d'une réunion avec le dirigeant biélorusse à Sotchi.

bi_lorussieLe leader du Kremlin, Vladimir Poutine, a promis au dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko un prêt de 1,5 milliard de dollars US. 

Loukachenko est sous pression depuis l'élection présidentielle et les semaines de manifestations de masse en août. Minsk est économiquement dépendante de Moscou. Selon son propre ministère des finances, le Belarus a une dette extérieure de 18 milliards de dollars US - dont une grande partie envers la Russie.

La rencontre à Sotchi est la première rencontre personnelle entre les deux depuis l'élection présidentielle controversée du 9 août en Biélorussie. Après 26 ans au pouvoir, Loukachenko avait lui-même déclaré le vainqueur des élections pour la sixième fois consécutive - avec plus de 80 % des voix. L'UE ne reconnaît pas ce résultat. Mais Moscou avait félicité Loukachenko.

En raison de la situation tendue, Poutine s'est également prononcé en faveur d'une réforme constitutionnelle au Belarus. "Je pense que c'est logique, opportun et approprié", a déclaré le chef du Kremlin. M. Loukachenko n'avait pas exclu auparavant d'éventuels changements. Cependant, l'opposition estime qu'il ne fait que gagner du temps avec ces promesses.

Dans le même temps, Poutine a de nouveau mis en garde contre l'ingérence étrangère dans la lutte pour le pouvoir. Les gens devraient se parler sans pression extérieure dans le cadre d'un dialogue "pour clarifier cette situation". Le chef du Kremlin lui-même avait auparavant promis un soutien aux troupes biélorusses en cas d'urgence.

18 septembre 2020

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17 septembre 2020

Recherche : le gouvernement annonce 25 milliards...

...mais verse en fait… 224 millions

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Le gouvernement annonce 25 milliards sur 10 ans, historique ! En réalité, ce sont 224 millions tout de suite, et le reste si les futurs gouvernants le veulent bien. Macron joue encore au bonneteau : « Tu les vois mes milliards ? Hop, tu les vois plus.

Marie Sonnette, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université d’Angers et membre du collectif Facs et labos en lutte était tout à l’heure l'invitée du 5/7de France Inter (à partir d’1h19 dans le podcast).

En question, le projet de loi sur la recherche, examiné au parlement cette semaine. « Un effort que ce gouvernement entreprend sans commune mesure depuis 1945 », d'après Jean Castex, de 25 milliards sur 10 ans. « C’est plutôt une bonne nouvelle, non ? », l’interroge la journaliste Mathilde Munos. « Vous savez, les promesses n’engagent que ceux qui les tiennent, répond la chercheuse. Et en l’occurrence, ce que nous propose le gouvernement ici, c’est 224 millions dans la prochaine année, et ensuite effectivement jusqu’à 2030 un certain nombre de milliards, dont la plus grande partie seront donnés en 2030, c’est-à dire 3 milliards en 2030. Le gouvernement Macron, lui, en fait, aujourd’hui, s’engage sur 224 millions, ce qui est une toute petite enveloppe pour la recherche. (…) Pour arriver aux 3% du PIB, il nous faudrait 18 milliards d’euros. » Vous la sentez venir, l’entourloupe ?

Mathilde Munos aussi : « Si cette trajectoire budgétaire est votée, elle pourrait être détricotée plus tard par un prochain gouvernement, par exemple, c’est pas gravé dans le marbre ? », avance-t-elle, faussement candide. « C’est pas gravé dans le marbre, confirme la sociologue. Chaque gouvernement est bien-sûr libre de ses choix budgéraires. »

Déjà, le gouvernement parlait fin juillet de 400 millions, qui sont devenus subitement 224. Ensuite, le Premier ministre s’engage sur du vent. Éventuellement, plus tard, si les futurs gouvernements le veulent bien… Un foutage de gueule intégral. Un de plus en Macronie. (selon "Plume de presse")

16 septembre 2020

Villé : histoire de coronavirus !

Confusion entre lutte contre le coronavirus et atteinte aux libertés démocratiques

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Décidément en Alsace, rien ne va plus concernant la lutte contre la covide-19 ! A Strabourg et dans quelques villes comme Sélestat, c'est le troisième arrêté préfectoral retoqué par les tribunaux, au point que plus personne ne sait où et quand il faut mettre un masque !

A se demander si au sommet de l'Etat on ne veut pas profiter de cette crise sanitaire pour tuer la démocratie du pays. L'affaire de Villé et sa vallée, que je soulève ici, est typique !

Le collectif pour le développement de pistes cyclables Véloval voulait organiser sur la place de la gare de Villé un rassemblement en faveur du développement de pistes cyclables selon un plan cohérent, manifestation pour laquelle même le nouveau président de la comcom s'était déclaré favorable ! Oui mais voilà, le coronavirus est arrivé ! En haut lieu, semble-t-il, on veut en profiter pour interdire toutes manifestations, que ce soit en ville où à la campagne. Selon cette logique, on autorise 5000 spectateurs au Racing, et l'ouverture de la foire européenne ! Mais à la campagne, on fait tout pour interdire des rassemblements en plein air de 50 ou 60 personnes et pour interdire aux citoyens de s'exprimer. Comprenne qui pourra !

Mais visiblement, les services préfectoraux ont trouvé le moyen d'éviter les recours aux tribunaux : le questionnaire envoyé aux organisateurs est si compliqué qu'ils renoncent à le remplir. L'affaire est close car sans demande, pas de recours possible en justice !

Et si malgré tout certains envisageaient de se réunir sans autorisation, l'avis du maire serait demandé. Du côté des autorités de l'Etat, on préfère abandonner les responsabilités aux élus locaux. Courage, fuyons !

Au lieu de la mort du virus, certains préfèrent la mort (de rire) du petit cheval !

Le dossier complet demandé par les autorités préfectorales

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15 septembre 2020

Coronavirus: les prévisions alarmistes pour le continent européen

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit un automne plus dur en Europe avec un nombre de morts du coronavirus plus élevés. Le responsable Europe de l'OMS, Hans Kluge, appelle donc les États à des réponses ciblées pour endiguer l'épidémie de coronavirus alors que s'ouvre ce 14 septembre une réunion des États européens membres de l'organisation.

coroDepuis plusieurs semaines, le nombre de cas de coronavirus en Europe est en hausse, notamment en Espagne et en France. Vendredi 11 septembre, selon les données publiques de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 51 000 nouveaux cas ont été rapportés dans les 55 pays de l'OMS Europe, plus que les plus forts pics du mois d'avril.« En octobre, en novembre, on va voir une mortalité plus élevée », a déclaré Hans Kluge, directeur de la branche européenne de l'OMS. Il a également précisé que la mise au point d'un vaccin, toujours en cours, ne mettrait pas fin à la pandémie.

Dans le détail, vendredi, le Royaume-Uni a enregistré son pire bilan quotidien depuis la mi-mai : plus de 3 500 nouveaux cas. Samedi 12 septembre, la France franchissait, elle, la barre des 10 000 nouveaux contaminés, un record depuis la mise en place des tests à grande échelle. La France, l’Italie et la République tchèque sont aujourd’hui les trois Etats membres de l’Union européenne où la progression du virus est la plus rapide.

À partir de ce lundi 14 septembre, une stricte limitation de rassemblement entre en vigueur en Angleterre. Il est en effet interdit de se réunir à plus de six personnes issues de foyers différents, à l'exception des écoles, lieux de travail, mariages ou funérailles. En Autriche, le port du masque, déjà obligatoire dans les supermarchés et les transports, l'est devenu lundi dans tous les magasins et tous les bâtiments publics.

Et en Italie, les écoliers ont repris le chemin de l'école avec de nouvelles mesures : 5 000 nouvelles salles de classe créées pour mieux mettre en place la distanciation sociale, près de 5 000 anciennes agrandies et 170 000 litres de gel hydroalcoolique par semaine promis par le gouvernement pour favoriser le lavage systématique des mains.

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