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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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13 novembre 2020

La guerre-éclair des Malouines

Totalement déminées près de 40 ans plus tard

malouines

Les îles Malouines, territoire britannique de l'Atlantique Sud, sont totalement débarrassées des mines antipersonnel, près de 40 ans après la fin de la guerre éclair entre le Royaume-Uni et l'Argentine, a annoncé mardi le ministère britannique des Affaires étrangères.

Des milliers de mines avaient été placées durant la guerre des Malouines, quand l'Argentine avait envahi en 1982 cet archipel situé à 400 kilomètres de ses côtes et à 12.700 km de Londres, avant qu'il ne soit repris 74 jours plus tard par le Royaume-Uni.

"Un programme financé par le Royaume-Uni, lancé en 2009, a terminé sa mission dangereuse consistant à déminer les îles dans l'Atlantique Sud, avec trois ans d'avance sur le calendrier", a souligné le ministère dans un communiqué. 

"En conséquence, les signaux d'avertissement et les barrières visibles sur les îles depuis la fin du conflit seront retirées durant une célébration locale", prévue le 14 novembre, a-t-il ajouté. Pour l'occasion, la toute dernière mine sera déclenchée. 

Des matchs de cricket et de football seront aussi organisés sur les plages désormais totalement libres d'accès. 

Le déminage a été opéré par une équipe provenant du Zimbabwe, sous supervision britannique, permettant au Royaume-Uni de remplir ses obligations en vertu de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel. 

"Le retrait des dernières mines signifie qu'il n'y a plus de mines antipersonnel sur les territoires britanniques à travers le monde", s'est félicité le ministère. 

Il a également annoncé débloquer 36 millions de livres sterling supplémentaires (environ 40 millions d'euros), portant le total à 124 millions, pour financer des projets de déminage en Afrique, au Proche-Orient et en Asie. (Selon "Tahiti.infos")
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12 novembre 2020

Cette vieille affaire Boulin

Un rapport jette un doute sur la version du suicide

boulinMinistre du Travail de Valéry Giscard-d'Estaing, il avait été retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet en 1979.

La mort par noyade de de Robert Boulin ne peut être établie "de manière formelle", selon un nouveau collège d'experts mandaté pour déterminer les causes de sa mort, a-t-on appris dimanche 8 novembre auprès de la famille de l'ex-ministre. 

Ces conclusions, révélées par Le Parisien-Aujourd'hui en France, constituent "un tournant majeur dans le combat pour la recherche de la vérité", estiment Fabienne Boulin et son avocate Marie Dosé dans un communiqué. La fille de l'ancien ministre du Travail de Valéry Giscard d'Estaing "prend acte qu'il est enfin établi judiciairement que les anciens magistrats saisis de ce dossier qui ont conclu au suicide de son père par noyade ont motivé leur ordonnance de non-lieu sur des conclusions d'expertise erronées", peut-on lire.

"Elle prend également acte qu'aucun élément tangible ne peut désormais être avancé pour assurer que Robert Boulin se serait suicidé par noyade", ajoutent les deux femmes. Cette nouvelle expertise démontre également que Robert Boulin "a été victime de violences volontaires ayant provoqué une fracture du nez récente et concomitante au décès".

Le 30 octobre 1979, l'ancien ministre était retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet (Yvelines), à l'âge de 59 ans. Sa mort avait initialement été classée comme un suicide par noyade, après ingestion de barbituriques. Doutant de cette version, sa famille a porté plainte en 1983: l'enquête, ouverte pour meurtre, s'est soldée par un non-lieu en 1991. Sa fille a demandé, en 2002 et 2010, la réouverture du dossier, sans succès jusqu'en 2015, où une nouvelle information judiciaire a été ouverte contre X pour "enlèvement" et "assassinat".

Fracture du nez

Dans son rapport dont des extraits sont cités dans le communiqué de Fabienne Boulin et Marie Dosé, le nouveau collège d'experts estime que "les constatations décrites" à l'époque "ne sont pas suffisantes à une conclusion formelle" de mort par noyade "en l'absence de données anatomopathologiques et biologiques".

Concernant les coups portés à l'ancien ministre qui avait été révélés par la seconde autopsie, "le nouveau rapport d'expertise acte enfin l'existence désormais incontestable d'une fracture de la portion nasale du maxillaire supérieur gauche", notent la fille de Robert Boulin et l'avocate. Cette fracture, dont les experts précisent qu'elle n'a pas pu provoquer à elle-seule la mort de Robert Boulin, "a été provoquée par 'un choc direct' secondaire 'soit à une chute, soit à un heurt par objet contondant'", ajoutent-elles. (selon AFP)

11 novembre 2020

Le SODN demande le report de Noël !

Un syndicat demande le report de Noël au moins jusqu'à Pâques. Et ce syndicat a d'excellentes raisons pour formuler cette demande. Sera-t-il entendu ?

dindeLe SODN (Syndicat des Oies et Dindes de Noël) a formulé une demande claire concernant un éventuel report de Noël, si possible jusqu’à Pâques ou même plus tard. Dans un communiqué, le président du SODN, Jacques Duck, explique que cette année, il ne sera pas possible d’organiser des fêtes familiales autour d’une dinde de Noël et des portions généreuses de foie gras.

« Nous étions prêts pour les fêtes de fin d’année », explique Jacques Duck, « mais l’évolution de la pandémie et le contexte général ne permettent pas d’envisager de faire la fête autour d’une dinde de Noël. Nous regrettons cette situation, mais pour éviter la propagation pendant les fêtes, nous demandons le report de ces fêtes, au moins jusqu’à Pâques ». La demande est compréhensible, le monde politique nous prépare déjà à des fêtes de fin d’année pas comme les autres.

« Soyons sérieux », souligne Jacques Duck, « nous avons actuellement d’autres soucis que le génocide annuel des oies et des dindes. Si nous, on était prêts, les humains ne seront pas en mesure d’organiser des fêtes dignes de ce nom. Il vaudrait donc mieux s’occuper d’abord de cette pandémie avant de penser au festin à Noël. En plus, » poursuit Duck, « nous serons encore plus gras et nos collègues oies auront été gavées encore plus longtemps, ce qui donnera un foie gras exceptionnel. Il ne faut pas tout voir en négatif ! »

Donc, un report de Noël vers le mois d’Avril ? Ou même plus tard ? En été ? « Nous soutenons toute initiative allant en ce sens », confirme Jacques Duck, « le plus tard nous semble le plus sûr, pour les humains, bien entendu. »

Le SODN a organisé un vote parmi ses membres et l’approbation à cette demande était très largement majoritaire. « 89,2% de nos adhérents ont voté en faveur du report de Noël », dit Jacques Duck, « seules, quelques oies fatiguées du gavage auraient préféré en finir. Mais le vote est clair – nous allons nous battre pour ce report de Noël. Et si les humains ne sont pas assez flexibles pour l’envisager, nous sommes tout à fait prêts à annuler tout simplement Noël 2020, pour reprendre en 2021. » (selon Eurojournalist)

10 novembre 2020

Olivier Véran : un as dans l’art de faire peur

Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, est un expert dans l’art de faire peur à ses concitoyens, en atteste sa sortie à l’Assemblée nationale, alors qu’il donnait un exemple de malade à donner froid dans le dos.

veran

Le mardi 3 novembre 2020 fera date. Pour cause, un ministre de la République française s’est autorisé à servir une phrase on ne peut plus exceptionnelle aux élus du peuple, dans leur temple : le Parlement. « C’est ça, la réalité, mesdames et messieurs les députés, si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! ». Comprenez par ici, l’Assemblée nationale.

Si les députés ne veulent pas entendre quelle réalité ? La réalité, c’est une exception, d’un malade de 28 ans, qui est entre la vie et la mort. Suivons le récit d’Olivier Véran, digne d’un professeur de poésie. « Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans, dans le coma, intubé et ventilé avec pas moins de dix pousse-seringues pour pouvoir à la fois l’alimenter et lui fournir les médicaments essentiels pour le maintenir en vie », a narré Olivier Véran.

Un récit digne d’un professeur de poésie. Car si la France, une certaine France, en arrive à voir un jeune de 28 ans se faire dominer, à ce point, par le Coronavirus, c’est qu’il y a problème. Si ce jeune ne souffre pas de comorbidité sévère, c’est qu’il y a eu problème. Car un jeune ne peut pas mourir de Coronavirus dans des conditions normales. Il y a forcément soit une négligence, soit une comorbidité. Ce qui constitue une exception, donc un mauvais exemple dont le ministre s'est servi pour faire peur aux Français.

9 novembre 2020

Plus de 40 % des Allemands affirment que la pandémie a affecté leurs revenus

Le choc économique qui frappe l’Allemagne dans le sillage du coronavirus a affecté les revenus d’une part importante de consommateurs, selon une enquête de la Banque fédérale d’Allemagne.

euro

En moyenne, “plus de 40%” des personnes interrogées ont subi une “perte de revenus ou d’autres pertes financières” en raison de la pandémie Covid-19 ou des mesures de restrictions qui l’ont accompagnée, selon une enquête réalisée en mai par la Bundesbank auprès de 2 000 personnes.

Pendant la première vague de la pandémie au printemps, les personnes interrogées ont estimé à 64 euros en moyenne la perte de leur revenu net mensuel pour les douze prochains mois.

Le tableau est contrasté entre 40% qui ont estimé cette perte à “plus de 500 euros par mois”, et 8% ne s’attendant à aucun changement. Par ailleurs, plus de la moitié des personnes interrogées (52%) tablent sur une augmentation moyenne d’environ 290 euros. On retrouve dans ce dernier échantillon surtout les salariés qui espèrent conserver leur emploi et les retraités, s’agissant de leur pension.

Mais l’indicateur de propension à dépenser est resté à un niveau élevé

Pour autant, la pandémie a eu “peu d’impact” sur l’indicateur de propension à dépenser, qui est resté à un niveau élevé, remarque l’institution.

Il s’agit d’un signal encourageant du point de vue de l’efficacité du plan de relance adopté par le gouvernement allemand”, conclut la Bundesbank.

Berlin a notamment décidé au début de l’été de baisser fortement la TVA, afin de relancer la consommation, après la première vague épidémique du printemps. (selon AFP)

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8 novembre 2020

Covid-19 plus rapide que les parlementaires

Nul n'est censé ignorer la loi ! même si elle n'existe pas encore ?

assembl_e_nationaleLes députés ont entamé samedi l'ultime lecture du projet de loi sur l'état d'urgence sanitaire, avant son adoption définitive par le Parlement, dans une ambiance houleuse sur fond de situation sanitaire "très préoccupante", selon Olivier Véran.

Échéance au 16 février 2021, habilitations du gouvernement à légiférer par ordonnances: le régime d'exception de l'état d'urgence sanitaire doit donner les armes à l'exécutif pour faire face à la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 "très violente", selon le ministre de la Santé Olivier Véran. 

"La situation est très préoccupante", a exposé le ministre."Notre seul objectif est d'être capable de prendre en charge tous les malades qui en auraient besoin", a-t-il assuré alors que le parcours parlementaire du texte a pris des allures de chemin de croix pour l'exécutif.

Les oppositions et le Sénat ont fait feu de tout bois contre le gouvernement et la majorité accusés d'"autoritarisme".

L'union sacrée de la classe politique, qui avait prévalu au printemps dernier, a volé en éclats cet automne, alors que les couacs n'ont pas épargné une majorité désorganisée qui, au Palais Bourbon, s'est parfois retrouvée en minorité.

Samedi, les débats ont rapidement tourné à l'aigre au Palais Bourbon où les esclandres et admonestations entre majorité et oppositions lors des débats de mardi, en deuxième lecture du texte, ont visiblement laissé des traces. La motion de rejet préalable portée par le député LR Philippe Gosselin a été applaudie avec ironie sur les bancs des "marcheurs" provoquant la colère des oppositions.

"Bouffonnerie", pour M. Gosselin, "ironie stupide" pour Gérard Leseul (PS), le député PCF Stéphane Peu s'est dit "surpris du climat dans lequel s'ouvre le débat".

La majorité a mis en avant "l'urgence à agir" et les mauvais chiffres de l'épidémie en France. 

"Vous êtes toujours dans le déni", a fustigé le LREM Pacôme Rupin.

La motion de rejet LR a été rejetée par 39 voix pour et 171 contre.

Le président de la séance, Sylvain Waserman, a appelé les députés à un débat "serein" et à éviter "les provocations et les sur-réactions".

Après plusieurs allers-retours entre Assemblée et Sénat, les députés de la majorité présidentielle auront le dernier mot et devront gommer les modifications apportées jeudi, par le Palais du Luxembourg contre l'avis du gouvernement et revenir à sa version.

La loi n'existe donc pas encore !

Les débats rapportés par l'AFP prouvent en tous cas que cette loi n'a pas encore été promulguée au bulletin officiel ! Elle n'existe donc pas encore ! On peut donc douter de la valeur des Attestations de déplacement dérogatoire successives  qui ont été distribuées au public ! alors qu'on est au troisième exemplaire !

N° 1 : dépassé ! C'est l'attestation du 1er confinement. Il ne fait pas référence à la nouvelle loi et à son décret !

ATT1N° 2 : c'est l'attestation pour le couvre-feu uniquement ! Dépassé !

ATT2N° 3 : Le décret fait référence à une loi encore ni votée, ni publiée, et donc à un décret sans valeur juridique !

ATT3Français, françaises, les attestations ne vous protègent pas de la covid-19, seulement d'une amende qui peut vous être attribuée en toute illégalité.

7 novembre 2020

Une frontière "ouverte" qui est fermée...

Le nouveau confinement en France est une sorte de fraude aux étiquettes. On nous dit que la frontière entre la France et l'Allemagne restera ouverte - mais en pratique, il n'est pas possible de la franchir depuis la France...

fronyi_re

En pratique, donc, pas beaucoup de changements par rapport au premier confinement entre mars et mai. À l'époque, comme aujourd'hui, les frontaliers pouvaient traverser la frontière pour se rendre au travail et en revenir ; à l'époque, comme aujourd'hui, les visites médicales et les passages frontaliers similaires pouvaient être effectués sur la base d'une "bonne raison", bien que la reconnaissance d'une "bonne raison" reste à la discrétion des fonctionnaires des frontières. Et même s'il n'y a pas de contrôle systématique à la frontière, les autorités allemandes ont déjà annoncé des "Schleierfahndungen" (fouilles avec voile) dans un rayon de 30 km de la frontière, afin de vérifier lors de ces "Schleierfahndungen" (fouilles avec voile) si les règles d'entrée sont respectées. Voilà pour la frontière "ouverte".

L'affirmation selon laquelle ce deuxième "verrouillage" serait moins sévère que le premier n'est pas non plus vraie. C'est exactement la même mesure, à la seule différence que les écoles et les jardins d'enfants restent ouverts afin que les enfants puissent y être hébergés pendant la période où leurs parents sont censés aller travailler. Essayer de répondre à la fois aux besoins sanitaires ET économiques conduira à les mettre au pied du mur. Pendant la journée, le virus peut continuer à circuler joyeusement dans le triangle école-lieu de travail-famille, sinon tout le monde doit rester à la maison.

Dans un élan de conviction, le président Macron et le premier ministre Castex ont tous deux annoncé que ce "lockdown" n'avait rien d'inhabituel, alors que les mêmes mesures étaient appliquées dans d'autres pays européens. Mais même cela n'est que partiellement vrai. Dans la plupart des pays, par exemple, les magasins sont encore ouverts, ce qui assure la survie de nombreuses petites entreprises en cette période de pré-Noël. En France, les petits magasins sont désormais fermés, mais les centres commerciaux géants sont autorisés à continuer d'ouvrir avec tous leurs départements et à vendre non seulement des produits "essentiels" mais toute leur gamme. Et il y a fort à parier que, même si ces centres commerciaux se trouvent à plus d'un kilomètre de l'habitation humaine la plus proche, les policiers chargés du contrôle à proximité immédiate de ces centres commerciaux fermeront les yeux, même si théoriquement personne n'est autorisé à s'y rendre s'il habite à plus d'un kilomètre.

Le concept de "permis de sortie" n'est pas non plus familier dans d'autres pays européens - toute personne qui veut promener le chien le soir doit remplir ce permis, tout comme celle qui veut faire des courses, qui doit aller travailler, ou qui a un rendez-vous chez le médecin ou une autre "raison valable" de quitter la maison. Comme la plupart des Français remplissent ce permis en ligne, un merveilleux outil de surveillance est à nouveau créé - et le gouvernement se demande alors pourquoi la grande majorité des Français refusent d'installer l'application anti-covid sur leurs smartphones ?

L'opinion populaire en France est que même sur la durée du deuxième confinement la vérité n'est pas dite. Beaucoup de gens pensent que ce nouveau "verrouillage" durera deux à trois mois, bien qu'il soit tout à fait compréhensible que le gouvernement ne lâche pas la population les uns sur les autres après que le "verrouillage" ait eu lieu à la fin de l'année. Néanmoins, la question se pose de savoir pourquoi il est si difficile pour la politique française de dire la vérité.

Non, entre les deux "vagues", aucune nouvelle capacité hospitalière n'a été créée (au contraire, des lits ont été fermés dans des hôpitaux comme à Nancy !), non, les professions infirmières et médicales n'ont été en aucune façon revalorisées, non, les conditions de travail du personnel infirmier n'ont pas été améliorées, même si le ministre de la santé Véran se tape sur le dos et est très enthousiaste quant au grand travail que font ses administrations.

Il est clair que le gouvernement français a dû réagir à l'explosion des chiffres de l'infection. Cependant, le fait que le gouvernement dise constamment des demi-vérités à sa population signifie que la confiance déjà fragile de la population dans le gouvernement ne cesse de diminuer. Quel dommage, car beaucoup de choses pourraient être mieux gérées sans trop d'efforts. (selon "Euro-journalist")

6 novembre 2020

La répression s’installe au Cameroun

Les forces de sécurité camerounaises ont dispersé des manifestations pacifiques le 22 septembre par des gaz lacrymogènes et des canons à eau et arrêté des centaines de personnes, principalement des partisans de l’opposition, a affirmé Human Rights Watch.

cameroun

Dans un rapport publié le 19 octobre, l’organisation de défense des droits de l’Homme précise que de nombreux manifestants pacifiques ont été battus et maltraités lors de leur arrestation et pendant leur détention.

Human Rights Watch regrette le silence de l’Union africaine (UA), de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et des autres partenaires régionaux et internationaux du Cameroun.

« Les organisations africaines et régionales devraient dénoncer la répression et les abus généralisés du gouvernement camerounais », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique à Human Rights Watch, qui s’insurge contre « des violations flagrantes » de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Plus de 500 arrestations

Selon le parti d’opposition Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), plus de 500 personnes ont été arrêtées le 22 septembre, dont 155 ont été libérées par la suite. Les avocats du parti indiquent que 21 personnes ont été présentées devant des juridictions civiles pour rébellion et participation à une manifestation illégale, 107 personnes ont été traduites devant des juridictions militaires pour terrorisme et insurrection et 63 personnes continuent à être détenues sans inculpation, la situation des autres n’étant pas clarifiée.

Entre le 22 septembre et le 10 octobre, Human Rights Watch a interviewé 10 dirigeants et membres du parti d’opposition MRC, 5 avocats, 3 journalistes et 4 parents de personnes arrêtées et battues par la police lors des manifestations du 22 septembre. Human Rights Watch a également examiné des photographies et des vidéos.

Début septembre, les autorités camerounaises ont interdit les manifestations dans tout le pays après que le MRC a encouragé les gens à descendre dans la rue suite à la décision du gouvernement d’organiser des élections régionales en décembre. Le parti a déclaré qu’avant la tenue de ces élections, le gouvernement devrait réviser la loi électorale et régler la crise dans les régions anglophones où la violence est vive depuis fin 2016.

Maurice Kamto toujours en résidence surveillée

Prétextant la pandémie de Covid-19, le ministre de l’Administration territoriale a annoncé que toute personne à l’initiative de manifestations serait arrêtée et le 15 septembre, le ministre de la Communication a averti les partis politiques que les manifestations pourraient être considérées comme une « insurrection » et que les manifestations illégales seraient punies en vertu de la loi antiterroriste.

Le leader du MRC, Maurice Kamto, arrêté en janvier 2019 après des manifestations pacifiques dans tout le pays, puis libéré en octobre 2019, se trouve en résidence surveillée depuis le 22 septembre dernier. Ses avocats ont déposé plainte contre l’Etat. La première audience a été reportée au 29 octobre. Deux autres dirigeants du MRC – son trésorier, Alain Fogue, et son porte-parole, Bibou Nissack – ont eux aussi été arrêtés, respectivement les 21 et 22 septembre. Ils sont détenus sans inculpation.

 « Nous avons le sentiment que la répression se normalise », a déclaré à Human Rights Watch Michelle Ndoki, une avocate camerounaise des droits humains. « La communauté internationale doit savoir que l’espace politique dont disposent les groupes d’opposition pour s’exprimer librement se réduit de jour en jour ».

Le 12 octobre, 14 experts indépendants des droits humains des Nations Unies ont appelé le Cameroun à libérer Maurice Kamto et les autres personnes arrêtées lors de manifestations pacifiques et à mettre fin à l’intimidation des militants politiques. Deux jours plus tard, le ministre de la Communication a rejeté ce communiqué qu’il a qualifié de « partial et biaisé ».

Par ailleurs, l’ONU a annoncé la mort d’au moins 8 enfants, le 24 octobre, dans l’attaque d’une école à Kumba, dans la région anglophone, par des assaillants armés d’armes à feu et de machettes. (Selon Mondafrik)

5 novembre 2020

"Allo, la Lune !"

La Nasa et Nokia vont installer la téléphonie mobile sur la Lune

luneAllô la Lune? Le groupe finlandais Nokia va fabriquer pour la Nasa ce qui sera le premier réseau de téléphonie mobile opérationnel sur la Lune, dans le cadre du projet de base humaine permanente de l'agence spatiale américaine, a-t-il annoncé lundi.

Le réseau 4G "ultra-compact, économe en énergie et résistant aux conditions spatiales", qui sera "le tout premier réseau cellulaire sur la Lune", doit être déployé à la surface de la Lune dès la fin 2022, via l'alunisseur sur lequel travaille la société américaine Intuitive Machines, précise Nokia dans un communiqué.

La Nasa a confirmé à l'AFP que ce serait le premier réseau cellulaire sur la Lune, où le dernier pas de l'Homme remonte à 1972.

Le réseau, qui doit s'autoconfigurer lors de son déploiement sur la Lune, doit notamment permettre d'assurer la connexion sans fil de "toute activité que les astronautes devront mener, permettant l'échange de communication par voix et vidéo, la télémétrie et l'échange de données biométriques, ou encore le déploiement et la manoeuvre de robots", poursuit le groupe finlandais.

Le contrat, d'un montant de 14,1 millions de dollars, a été remporté par la filiale américaine de Nokia dans le cadre d'une série de contrats de pointe dévoilés vendredi par la Nasa.

"Le système permettra d'assurer des communications à la surface de la Lune sur de plus grandes distances, à plus grande vitesse, et de façon plus fiable que les standards actuels", a expliqué l'agence spatiale dans son communiqué.

Deux astronautes américains, dont une femme, doivent marcher sur la Lune en 2024 lors de la mission Artémis 3, et la Nasa veut y établir une base permanente, prélude à une possible mission vers Mars. (selon Tahiti.infos)

4 novembre 2020

Breitenau

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