Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

Publicité
23 novembre 2020

Réfugiés au Soudan, des rescapés du massacre de Mai-Kadra témoignent

En Éthiopie, le conflit entre le régime d'Addis-Abeba et les dissidents du Tigré a peut-être déjà été le théâtre de crimes de guerre. La communauté internationale s'alarme de l’opacité de la situation, onze jours après le début des combats. Samedi, L'ONU a réclamé vendredi une enquête tandis qu'Amnesty international dénonçait un « massacre » ayant « probablement » fait des centaines de victimes civiles à Mai-Kadra, dans le sud-ouest du Tigré.

_thiopie1Pour échapper aux combats, une seule échappatoire pour de nombreux civils : se réfugier dans le pays voisin, le Soudan. Au moins 18 000 Éthiopiens ont déjà franchi la frontière. Au poste-frontière de Lukdy, les réfugiés continuent d’affluer. Un camion vient de franchir la frontière soudanaise. À son bord, une dizaine d’hommes, assis sur un tas de jerricans. Ils sont exténués après des heures de route. Kifley Geberi en a les larmes aux yeux.

« Il y a deux jours, raconte-t-il, on était en train de travailler dans les champs à Mai-Kadra. Il y a eu une attaque soudaine, brutale. J’ai vu des collègues se faire massacrer donc j’ai couru dans la nature. Je n’ai rien emporté avec moi. La seule chose qu’on a pu faire c’est courir, on a eu tellement peur. »

Le camion repart et parcourt quelques kilomètres vers le village de Hashaba où s’entassent déjà 11 000 réfugiés. Samhara Hailé, 16 ans, a fui dans la voiture de ses voisins. Elle est sans nouvelles de ses parents car le réseau a été totalement coupé dans le Tigré.

« À Mai-Kadra, les maisons brûlaient, tout brûlait. J’ai vu des gens s’entretuer. Il y avait du sang par terre. Et des cadavres sur la route, tués au couteau ou par balles. »

Abiy Ahmed avait annoncé que la guerre serait brève mais les combats semblent ne pas avoir cessé en Éthiopie. Poussant chaque jour un peu plus de réfugiés sur les routes du Soudan. Pour le moment, ils s’entassent pour la plupart à quelques kilomètres de la frontière, dans le village d’El Hashaba dans des conditions très précaires. (selon RFI)

_thiopie2

Publicité
22 novembre 2020

Petite frayeur et grosse colère

Gérardmer : Des promeneurs pris au beau milieu d’une chasse au parcours de santé

chassePlusieurs promeneurs se sont retrouvés au beau milieu d’une chasse ce dimanche matin. Chasse qui avait lieu sur le site du parcours de santé et qui avait semble-t-il joué les prolongations.

De promeneurs qui se sont donc faits une bonne frayeur et qui décolèrent pas. La question qui se pose est donc la suivante : la chasse avait-elle le droit de se dérouler sur ce site, qui plus est en dehors de l’horaire prévu par une autorisation définie jusqu’à 10 h 30 ? Pour ce qui est des promeneurs, ils étaient à priori tous dans le cadre de la fameuse attestation de sortie dérogatoire, à savoir : « Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie. » De sortie sur un sentier entretenu, balisé et relativement plat, ils ne prenaient pas non plus de grand danger…

battue3« Il y avait semble-t-il un panneau indiquant la chasse jusqu’à 10 h 30 nous a dit un autre promeneur. Panneau que nous n’avons pas vu à notre arrivée et notre retour de promenade car nous sommes arrivés après 10 h 30. Le panneau avait donc sans doute été retiré à ce moment là, donc je ne me suis pas méfié, et pourtant ça continuait de tirer ! » confie ce promeneur qui était avec ses deux enfants. Et d’ajouter : « De retour à mon domicile, j’ai appelé la Gendarmerie qui m’a confirmé que les chasseurs avaient bien une autorisation pour chasser en forêt, mais semblait également surprise qu’il puisse y avoir une chasse sur ce  parcours de santé qui est tout de même dédié à la promenade… Le Gendarme m’a dit qu’ils allaient se rendre sur place, mais que les chasseurs auraient sans doute quitté les lieux entre temps puisque j’avais eu une petite conversation avec l’un d’entre eux... » Bref, la question demeure en suspens, que prévoit exactement la loi ?  Pour l’heure, la seule chose qui est sûre, c’est que promeneurs et chasseurs font rarement bon ménage et ne devraient pas pouvoir se croiser sur un même sentier pour des raisons évidentes de sécurité…

21 novembre 2020

Villé

vill_2

vill_4

vill_3

20 novembre 2020

Quand une histoire de pasteur provoque la révolte...

Vives tensions sur l’île de Maré en Nouvelle-Calédonie

mar_1Plusieurs maisons, un gîte touristique et des voitures ont été incendiés sur l’île de Maré en Nouvelle-Calédonie, où plus d'une centaine de personnes est en cours d'évacuation, en raison de violences déclenchées par l'installation controversée d'un pasteur, a appris mercredi l’AFP.    

A la demande du haut-commissaire de la République, "quatre pelotons de gendarmes mobiles et l'antenne du GIGN" ont été déployés sur place "pour préserver la sécurité des biens et des personnes". Une personne au moins a été légèrement blessée.     

Le représentant de l'Etat en Nouvelle-Calédonie a en outre appelé "chaque partie au calme et à la responsabilité dans le respect de la loi", après ces exactions qui se sont déroulées entre lundi et mardi dans cette île de l'archipel des Loyauté, de 5.700 habitants .       

Le conflit a démarré après qu'un étudiant pasteur s'est intallé dans des conditions controversées à la tête de la paroisse de la tribu de Roh (nord), déclenchant la colère et la violence d'une partie des habitants.      

"Un pasteur ne peut pas s’autoproclamer pasteur d’une paroisse comme ça, c'est ce qui a causé le problème actuel. Seul le comité régional ou le département des ministères est autorisé à le faire", a déclaré Höcë Var Kaemo, président de l'église protestante de Kanaky-Nouvelle-Calédonie, appelant à l'apaisement .        

Selon différentes sources, entre 100 et 200 personnes sont en cours d'évacuation de Maré sur Nouméa pour s'y mettre en sécurité alors que le climat demeure tendu sur l’île. "Ils n’ont plus rien chez eux, ils ont tout perdu, on essaie de leur faciliter les choses en apportant un accompagnement moral et en tentant au moins de les rapatrier", a déclaré Maryline Sinewami, maire de Maré.      

Une enquête a été ouverte pour destruction volontaire de biens par incendie ou moyen dangereux pour les personnes et violences volontaires avec arme ( jets de pierres ), a indiqué le parquet de Nouméa.

En août 2011, des violences claniques avaient fait quatre morts et une vingtaine de blessés à Maré.  

mar_

19 novembre 2020

Tract anonyme dans la vallée ?

Un "appel citoyen" en plein confinement ?

A lire ce beau papier on peut deviner son origine : n'est-ce pas Alsace-Nature et son mentor local qui s'opposent à l'extension de la zone artisanale de Neuve-Eglise, y compris sur le plan juridique au tribunal administratif ?

On peut se poser des questions sur les moyens de distribution de ce tract. Il fait certes le tour des réseaux sociaux. Mais alors pourquoi au bas de cette belle page la remarque : "Ne pas jeter sur la voie publique" ? Il est vrai que même l'adresse internet indiquée pour les quelques éventuels intéressés au sauvetage de quelques papillons est fausse.

Et les rares distributeurs de ce papier très matériel ne risquent-ils pas en fait, de ne voir que se multiplier les papillons à 135 € qui doivent sauver l'humanité du covid-19 du côté du Comte-Ban ?

zone

Publicité
18 novembre 2020

Restaurants et bars, la guerre est déclarée

Confinement: restaurateurs et cafetiers préparent un recours contre leur fermeture imposée

restaurant1

Restaurateurs et cafetiers ont l'intention de contester en justice la décision du gouvernement de fermer leurs établissements dans le cadre du reconfinement, a annoncé samedi l'Umih, principal syndicat des métiers de l'hôtellerie.

"L'Umih (L'Union des métiers des industries de l'hôtellerie) nationale a engagé un recours contre le décret du 29 octobre 2020 qui ferme les restaurants et débits de boissons de « type N » tout en autorisant la restauration collective", a-t-elle indiqué, justifiant ce recours par "la rupture du principe d'égalité". 

Elle prévoit de "finaliser" ce recours "avant le 20 novembre".

"La fermeture administrative de nos restaurants et bars s'appuie sur des raisons sanitaires, or aucune donnée chiffrée ne permet de justifier que les cas de contamination ont été plus nombreux dans ces établissements (...) que dans la restauration collective", estime le syndicat.

Il souligne que ses adhérents "appliquent, depuis leur première réouverture en juin 2020, les mêmes protocoles sanitaires stricts appliqués par la restauration collective" et qu'"à la demande de la profession, ces protocoles ont même été renforcés en septembre 2020".

"Pourquoi les restaurants collectifs qui accueillent plus de monde que nos restaurants de 20, 30 places pourraient eux pratiquer une activité normale?", s'est interrogée l'Umih, jointe au téléphone par l'AFP, dénonçant une "distorsion de concurrence par rapport à une autre forme de restauration".

Par cette action, elle espère faire "pression sur le gouvernement" et montrer que "le secteur ne lâchera rien pour réussir à rouvrir". Le "but ce n'est pas de faire refermer la restauration collective", a indiqué l'organisation, rappelant que selon une étude réalisée auprès de ses adhérents et publiée cette semaine, "deux établissements sur trois craignent de fermer définitivement d'ici la fin de l'année en raison de ce deuxième confinement".(selon AFP)

restaurant2

reestaurant1

17 novembre 2020

Les travaux forestiers au Conseil d'Etat

covidLes Français sont à nouveau appelés à limiter leurs déplacements hors de chez eux. Les professionnels de la forêt doivent cependant rester mobilisés et continuer d’assurer les travaux urgents, notamment le renouvellement et les plantations d’automne.

Les propriétaires réalisant des travaux sylvicoles doivent alors se munir de l’attestation dérogatoire et choisir le « motif professionnel ».

La récolte de bois de chauffage est également possible en forêt (motif « achat de première nécessité », même si le bois de chauffage provient de sa propre forêt).

En bref, les travaux forestiers sont possibles pour les entreprises et pour les propriétaires privés munis d'une attestation.

C1

C2

16 novembre 2020

Printemps veut fermer sept magasins, dont Metz et Strasbourg

Le groupe de grands magasins Printemps a annoncé mardi prévoir la fermeture de quatre de ses magasins situés à Paris, Le Havre, Strasbourg et Metz, et de trois Citadium (Paris, Toulon), dans le cadre d’un plan de relance visant à “assurer la pérennité de ses activités”.

printempsLe groupe, qui prévoit aussi “l’adaptation et la mutualisation de certaines fonctions support”, n’a pas précisé le nombre de postes menacés mais indiqué que sa priorité était “d’accompagner les salariés concernés par ce projet avec des mesures appropriées et personnalisées”.

Il fera également appel à un partenaire pour la recherche de repreneurs” des magasins.

Succession de crises

Le groupe Printemps, fondé en 1865, et qui détient 19 grands magasins en France à son nom ainsi que huit magasins Citadium, emploie quelque 3 000 personnes. “Depuis plusieurs années”, explique-t-il, l’enseigne “évolue sur un marché structurellement difficile et détérioré par la succession de crises conjoncturelles (attentats, manifestations des gilets jaunes, grèves)”, sans même parler de l’épidémie de Covid-19 qui a réduit drastiquement les flux touristiques.

Il se dit “dans l’obligation de transformer son modèle pour arrêter les pertes, s’adapter aux exigences de marché et assurer sa pérennité sur le long terme”. Il entend notamment “renforcer la différenciation de son offre, “redévelopper son socle de clientèle”. Et prévoit 40 millions d’euros investis chaque année sur “les deux à trois prochaines années”. (selon AFP)

“Un cataclysme”, selon le maire de Metz

“La fermeture du Printemps à Metz est un cataclysme. Ma pensée va d’abord aux 110 salariés qui perdent leur travail et qui auront beaucoup de difficultés à retrouver un emploi dans leur métier”, a réagi François Grosdidier dans un communiqué mardi.

Selon le maire de Metz, “les causes structurelles des difficultés du commerce du centre de Metz sont connues : des causes générales (développement du commerce de périphérie puis de l’e-commerce), et des causes locales : un développement périphérique largement supérieur à la moyenne nationale et la création d’une offre excédentaire à Metz intra-muros avec Muse… Autant de tendances lourdes qui ne peuvent s’inverser et que l’on ne peut pas compenser en quelques mois. Pire, la crise sanitaire a frappé le commerce non-alimentaire plus que tout autre secteur économique”.

printemps

15 novembre 2020

Allemagne – ça râle un peu, mais ça suit…

Pour les Allemand, le « confinement partiel » est une expérience nouvelle. Et même si la plupart des gens râlent, ils respectent quand même les consignes. Et certains souhaitent même un renforcement des mesures.

lockdown

Un sondage réalisé par les instituts « Ifo » et « Forsa » l’a démontré – si les Allemands ne sont pas contents d’expérimenter pour la première fois un « confinement partiel », ils soutiennent très majoritairement les mesures décidées par le gouvernement. Et – les Allemands ne font pas seulement confiance à leur gouvernement, en plus, ils sont optimistes concernant la période « après-confinement ».

Le sujet de la corona-crise domine les médias, mais aussi les esprits des Allemands. 86% indiquent d’y penser « souvent ou en permanence », mais étonnamment, il y a une sorte de consensus parmi les Allemands que les mesures prises soient nécessaires et surtout, que dans pas longtemps, la crise sera surmontée. Ainsi, 84% des sondés estiment que les mesures prises par le gouvernement sont justifiées, et 34% pensent qu’il faudra encore les renforcer pour pouvoir sortir de cette crise.

Est-ce que les Allemands sont plus réalistes que d’autres peuples européens ? Les mesures appliquées sont considérées par 34% comme « pas contraignantes », par 35% comme « légèrement contraignantes » et par 31% comme « assez contraignantes ». L’impression générale – on gère…

Peur du virus ? Plus qu’avant (un sondage identique avait été mené au mois de Juin) – mais pas trop quand même. Si au mois de Juin, 8% des sondés avaient « très peur » de s’infecter, ils sont aujourd’hui 18% à craindre une infection. Au mois de Juin, ils étaient 58% à avoir « un peu peur d’une infection », aujourd’hui, ils sont 67%. Mais si 4 Allemands sur 5 craignent donc une infection, ils acceptent les mesures prises. Une raison en est certainement l’organisation plus « soft » du « confinement partiel » en Allemagne – dans la vie de tous les jours, les Allemands peuvent toujours sortir (sans attestation et sans raser les murs de peur de se faire contrôler et verbaliser) et faire leurs courses.

Matériellement, ça va outre-Rhin. 3 Allemands sur 4 (77%) indiquent que les revenus de leur foyer sont restés inchangés et quasiment le même pourcentage (76%) ne se fait pas de souci pour la suite. Seulement 9% des plus de 30.000 sondés craignent une forte dégradation de leur situation matérielle. Même pas peur. Pourtant, ils sont 35% à avoir déjà eu recours à leurs économies, 25% des indépendants ont fait appel à des aides d’état, 15% ont dû demander un moratoire du paiement des charges et 9% ont dû emprunter de l’argent pour subvenir à leurs besoins. Mais malgré ces réalités, l’optimisme reste intact.

A quoi sont dues cette confiance en ces mesures et l’optimisme pour la suite ? Les Allemands (sauf les quelques manifestants bizarres qui manifestent tous les week-ends pour se plaindre qu’on ne peut plus rien dire…), estiment que leur gouvernement ne leur a pas menti, qu’il fait son possible et qu’il essaye réellement de gérer cette crise. L’investissement lourd dans le chômage partiel, les aides généreuses payées aux indépendants et petits entrepreneurs, font que les Allemands voient que le gouvernement fait son possible pour « ne laisser personne en rade » – pourtant, il n’a jamais eu un discours allant en ce sens.

Si l’ambiance « confinée » en Allemagne est beaucoup plus optimiste qu’ailleurs, cela ne garantit pas encore une sortie facile de cette crise. Le moment crucial sera l’arrêt du chômage partiel lorsque celui-ci interviendra. Pour l’instant, les Allemands gèrent assez bien la crise et acceptent donc les mesures de confinement qui elles, sont correctement communiquées. On verra bien la suite et si les Allemands ont raison d’avoir ce regard positif sur la suite… (Selon "Eurojournalist")

14 novembre 2020

Vive l'automne à 135 €

Confinement : Quatre ramasseurs de champignons verbalisés pour violation du périmètre d’un kilomètre

champignon

Le deuxième confinement a beau coïncider avec les joies de l’automne, non, la cueillette des champignons n’est pas une raison valable pour y déroger. Quatre Aveyronnais en ont fait l’expérience lundi dans les sous-bois de la petite commune d'Aubin, située près de Decazeville, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Rodez. Selon le quotidien "Centre Presse Aveyron", les promeneurs sont tombés sur une patrouille de police alors qu’ils se trouvaient à plus d’un kilomètre de leur domicile.

Pour tenter d’adoucir la sanction, ils ont expliqué aux représentants des forces de l’ordre qu’ils s’étaient égarés. L’argumentation n’a pas porté. Les policiers ont distribué quatre amendes à 135 €.

Décidément, les textes gouvernementaux ignorent tout de la ruralité. Ils ne sont conçus que pour "réaliser du chiffre". Rien à voir avec une quelconque lutte contre la covide-19 : merci Macron.

Publicité
Publicité
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Visiteurs
Depuis la création 2 280 598
Publicité