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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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29 septembre 2021

Pneus hiver obligatoires dans le massif vosgien

À partir du 1er novembre, les pneus hiver ou chaînes seront obligatoires au sein de 48 départements français. Le massif  vosgien fait partie de les zones concernées par l’application de la loi Montagne II du 28 décembre 2016 et du décret n° 2020-1264 du 16 octobre 2020 relatif à l’obligation d’équipement de certains véhicules en période hivernale. Découvrez sur la carte quelles sont les communes concernées.

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Pour améliorer la sécurité des usagers et limiter les embouteillages sur les routes dans les régions montagneuses, il est nécessaire d’équiper sa voiture de pneus hiver ou de chaînes en période hivernale dans certaines communes entre le 1er novembre et le 31 mars.

Les Vosges, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Haute-Saône font partie des 48 départements concernés par l’application de la loi Montagne II du 28 décembre 2016 et du décret n° 2020-1264 du 16 octobre 2020 relatif à l’obligation d’équipement de certains véhicules en période hivernale.

Ainsi, les véhicules légers, utilitaires et les camping-cars devront soit détenir des chaînes métalliques à neige ou textiles permettant d’équiper au moins deux roues motrices, soit être équipés de quatre pneus hiver.

Les autocars, autobus et poids lourds sans remorque ni semi-remorque sont également soumis à l’obligation avec le choix entre les chaînes ou les pneus hiver. Les poids lourds avec remorque ou semi-remorque doivent, quant à eux, détenir des chaînes à neige permettant d’équiper au moins deux roues motrices, même s’ils sont équipés de pneus hiver.

Cette obligation ne s’applique pas aux véhicules équipés de pneus à clous.

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28 septembre 2021

Projet d’attentat néonazi contre une loge maçonnique

5 individus en garde à vue

police_1_800x450Ces cinq hommes, âgés de 23 à 58 ans, sont en garde à vue en France dans l’enquête sur un groupuscule néonazi soupçonné d’avoir voulu préparer une action violente, notamment contre une loge maçonnique en Moselle, le ministre de la Santé Olivier Véran et des centres de vaccination, a indiqué une source judiciaire.

Dans ce dossier, trois membres de ce groupuscule baptisé “honneur et nation” avaient déjà été mis en examen pour “association de malfaiteurs terroriste criminelle” et écroués début mai.

Trois de ces cinq personnes, âgées de 23 à 58 ans, ont été interpellées dans la Nièvre (Centre), en Charente-Maritime (Ouest) et dans les Hauts-de-Seine (région parisienne). Les deux dernières, incarcérées dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement d’une fillette à la demande de sa mère en avril, ont été extraites de prison pour être placées en garde à vue dans cette procédure.

Selon une source proche du dossier, il s’agit de personnes appartenant à l’entourage des personnes déjà mises en examen dans cette enquête.

En contact avec une figure du mouvement complotiste

Ces dernières sont soupçonnées d’avoir voulu préparer une action violente, potentiellement contre une loge maçonnique de Moselle. Le projet ne semblait toutefois pas imminent.

Elles avaient été interpellées en mai à la suite d’échanges entre elles, et notamment parce qu’elles faisaient des recherches sur d’éventuels explosifs et avaient effectué des repérages.

Selon une source proche du dossier, certaines de ces personnes étaient en contact avec Rémy Daillet, une figure du mouvement complotiste français qui résidait en Malaisie. Expulsé de ce pays, puis inculpé notamment pour “complicité d’enlèvement d’un mineur en bande organisée”, il a été écroué en France.

Cet enlèvement en avril d’une petite fille de 8 ans, Mia, dans l’est de la France avait été commandité par sa mère, qui n’avait plus sa garde. La mère et la fille avaient été retrouvées après cinq jours de cavale, dans un squat dans le canton de Vaud en Suisse.

Depuis 2017, six enquêtes liées à des projets d’attentats d’ultradroite ont été ouvertes par le parquet antiterroriste.

L’une d’elles, visant un groupuscule baptisé OAS, a déjà abouti au renvoi en correctionnelle de six personnes. Leur procès a débuté mardi à Paris. (selon "Le quotidien du Luxembourg")

27 septembre 2021

Un tribunal de Munich interdit les affiches nazies "Pendez les Verts"

La publication viole le droit à personnalité des Verts, décide le tribunal régional de Munich

vertsLe tribunal régional de Munich I a interdit au parti nazi "Der III. Weg", d'accrocher des affiches électorales avec le slogan "Pendez les Verts !" Un porte-parole a déclaré lundi que le tribunal avait émis vendredi une injonction temporaire interdisant au parti d'utiliser le slogan en public. Si les représentants de la "Voie III" s'y opposent, l'affaire devra être entendue en public.

L'expression "pendre" quelqu'un est généralement comprise comme signifiant pendre, tuer ou blesser physiquement quelqu'un, indique l'ordonnance. La déclaration viole le droit général de la personnalité des requérants, c'est-à-dire les Verts.

"Ceux qui publient des menaces de mort se moquent de notre démocratie", a commenté Michael Kellner, directeur politique fédéral des Verts, à propos de la décision du tribunal. "Un tel style de campagne électorale empoisonne la culture politique, conduit à la brutalisation et décourage les citoyens de s'engager politiquement." Comme le bureau fédéral des Verts à Berlin avait demandé une injonction au tribunal régional de Munich I, le tribunal civil était compétent.

En Bavière, la police avait déjà retiré les affiches électorales du parti d'extrême droite "IIIrd Weg" avec le slogan "Pendez les Verts !" Le ministère de l'Intérieur a annoncé la semaine dernière que les commissariats de police avaient reçu l'ordre de retirer ces affiches en raison d'une première suspicion d'incitation publique à commettre des infractions pénales.

26 septembre 2021

Fusions et confusions chez Gaz de Barr

Décidément, à Villé, on aura tout vu ! Ainsi, le fournisseur unique d'électricité utilise alllègrement le bulletin municipal pour sa communication (qu'elle reconnaît défectueuse) et sa publicité. Une communication à sens unique évidemment, sans tenir compte des soucis des villois. 

Extrait :

Num_risation_20210924

Ce qui préoccupe surtout les villois :

1) L'impossibilité de changer de fournisseur d'électricité, à quelques mois de la libération des prix de cette énergie ! Dans toute la France, la population peut changer de fournisseur, comme le permet la loi du 1/7/2007, ... sauf à Villé ? Voilà qui est singulier ! Après une rencontre à ce sujet avec le maire de Villé, au mois de mai, celui-ci a promis de questionner la sous-préfecture à ce sujet. Nous attendons évidemment la réponse.

2) Les variations importantes dans les montants des factures : elles seraient la conséquence de l'irrégularité des relevés de compteurs (plus que deux relevés par an) mise en place sans crier gare ! Voilà qui ne fait réaliser quelques économies de bouts de chandelle qu'à la seule société Gaz de Barr.

3) Les coupures pour impayé deviennent semble-t-il plus fréquentes que la covide, alors qu'elles avaient disparu depuis fort longtemps du temps de la Centrale Electrique Vonderscheer ! Les variations de factures (et j'ai moi-même vu des factures de 100 € environ passer à plus de 500 € deux mois plus tard). Il est certain que les foyers à faible revenu sont pris à la gorge ! Et Gaz de Barr n'attend pas un jour de plus que le délai de paiement inscrit sur la facture pour enclencher la procédure !

Et son directeur Didier Jost ose dire très cyniquement qu'une relation de confiance est en train de s'installer ! Celui-ci se présente d'ailleurs comme le PDG de Villé, oubliant qu'il est impliqué aussi dans d'importantes sociétés comme Hydrocop (30 barrages dans les Alpes et le Massif Central), ALSEN (Alsace-Energie) qui regroupe notamment Viallis et Gaz de Barr, etc... Ainsi Jost dirige 5 sociétés et est membre d'une dizaine de conseils d'administration. De quoi s'occuper prioritairement de Villé comme il le prétend (voir ci-dessous) ? Et Gaz de Barr "durablement proche de vous" selon son beau slogan, a-t-il une réalité ?

Num_risation_20210924__2_A lire en complément  :

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25 septembre 2021

Guinée : révolte à Conakry

Coup de tonnerre: Alassane Ouattara et Akufo-Addo échappent à un lynchage

alpha_cond_La mission de la CEDEAO dépêchée à Conakry en Guinée ces jours-ci a échappé à une humiliation et à un lynchage de la part de la population guinéenne, a appris un correspondant d'Ivoirebusiness.

Les jeunes massés tout le long du parcours de l'aéroport de Conakry, scandaient des slogans hostiles à Alassane Ouattara et à Nanan Akufo Addo, en brandissaient des pancartes sur lesquelles étaient marquées "CEDEAO voleurs", "CEDEAO zéro".

C'est sous haute escorte que la mission de la Cedeao est sortie de l'aéroport où elle avait été accueillie par le nouvel homme fort de la Guinée Mamady Doumbouya.

Pour les jeunes membres de plusieurs collectifs de la société civile, pas question de réinstaller Alpha Condé comme tentait de le faire la Cedeao, car c'est le peuple souverain qui a apporté son soutien à la junte militaire. Ils exigent d'ailleurs le retrait des sanctions prises contre la Guinée par la CEDEAO lors du sommet des chefs d’États tenu à Accra au Ghana. (Eric Lassale sur Ivoirebusiness.net)

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24 septembre 2021

La Russie organise sa suprématie dans l'Arctique

Vue de Moscou, l'Arctique est moins un espace fragile à préserver du réchauffement climatique, qu'une réserve débordante de matières premières et d'opportunités commerciales. Et pour y assurer sa suprématie, la Russie y fait naviguer une flotte de brise-glaces nucléaires.

brise_glace"Un tiers de notre territoire se situe au-delà du cercle polaire", constate Dmitri Loboussov, le capitaine du navire "50 let Pobedy" (50 ans de la Victoire). 

"Par conséquent, nos ancêtres maîtrisaient déjà la navigation en eaux gelées. Et nous continuons, avec succès", poursuit l'officier en charge du brise-glace, relevant l'importance croissante de sa mission avec "le développement des ressources" naturelles.

Car la Russie de Vladimir Poutine a fait de l'exploitation des richesses arctiques --pétrole, gaz et minerais-- une priorité stratégique.

La région est ainsi la tête de pont pour les exportations russes de gaz naturel liquéfié (GNL) produit sur la péninsule de Yamal par le russe Novatek et le français Total.  

"La zone arctique a un potentiel énorme. En terme de ressources, on parle de 15 milliards de tonnes de pétrole et cent mille milliards de m3 de gaz. Assez pour des dizaines voire des centaines d'années", soulignait en septembre le vice-Premier ministre, Alexandre Novak.

Concurrencer Suez 

Leur rentabilité va par contre dépendre en partie de la route maritime du nord, ou passage du Nord-Est. Cette voie arctique, moitié moins longue que celle du Canal de Suez, doit simplifier la livraison d'hydrocarbures à l'Asie du Sud-Est en reliant les océans Atlantique, Pacifique et Arctique.

Jadis navigable uniquement en été, elle devient toujours plus praticable avec le recul de la banquise dû au réchauffement climatique. 

Mais le déploiement de brise-glaces russes à propulsion nucléaires y est aussi essentiel. 

Cette flotte, sous la houlette du géant de l'énergie atomique Rosatom, est unique au monde car "seule la Russie a une telle route - la route maritime du Nord - où ces brise-glaces sont en demande", note Sergueï Kondratiev, expert auprès du think tank indépendant Institute for Energy and Finance.

Lorsqu'en mars 2021 le Canal de Suez a été bloqué plusieurs jours à cause d'un porte-containers échoué, Moscou en a profité pour marteler que sa voie arctique n'est plus un rêve lointain, mais une réalité en plein développement. 

Rosatom doit ainsi porter dans les cinq prochaines années de cinq à neuf le nombre de ses brise-glaces nucléaires. L'objectif: atteindre un trafic arctique de 80 millions de tonnes de marchandises par an d'ici 2024 et 160 millions en 2035, contre quelque 33 millions en 2020.

Si on reste cependant loin du milliard de tonnes transitant par Suez chaque année, Sergueï Kondratiev note que les poids-lourds de l'économie russe comme Gazpromneft, Norilsk Nickel ou Rosneft ont tous besoin de l'Arctique et donc "auront tous besoin des services d'une flotte de brise-glaces". 

Rosneft, par exemple, développe un colossal projet pétrolier nommé Vostok Oil dans la péninsule de Taïmyr, avec des profits mirobolants à la clé.

"Plus une minute" 

Déjà, "si dans les années 80-90 on accompagnait un navire puis on s'arrêtait attendre le suivant, désormais nous ne nous immobilisons plus une seule minute", assure le capitaine Loboussov.

La navigation arctique à l'année est elle prévue pour 2030. Et pas seulement pour les Russes. 

Rosatom note que l'armateur danois Maersk et le chinois Cosco empruntent déjà la route du nord. Le président Poutine a lui "salué l'intérêt" des acteurs étrangers pour cette voie maritime et assuré vendredi ne "vouloir en exclure personne". 

Le groupe nucléaire russe évalue le coût du développement de cette route commerciale à 735 milliards de roubles (8,5 milliards d'euros au taux actuel) jusqu'en 2024, dont 274 milliards injectés par l'Etat.

Les associations environnementales dénoncent elles cette course aux hydrocarbures, à l'origine de plusieurs catastrophes écologiques, et la présence accrue de réacteurs atomiques flottant dans l'Arctique. 

"Bien entendu, les projets de développement dans un écosystème aussi fragile comportent des risques et les infrastructures doivent contribuer à les atténuer", reconnaît Rosatom, soulignant que la propulsion nucléaire est plus propre que les carburants classiques.

"Cependant, avec des opportunités économiques aussi importantes pour les populations locales que pour l'économie mondiale, il sera difficile de ne pas tirer parti de ces réserves", assume le groupe. (selon "Tahiti.info")

23 septembre 2021

Pegasus : plus de 6000 Algériens espionnés par le Maroc

L’affaire d’espionnage de Pegasus est loin de livrer tous ses secrets. L’Algérie a subi un véritable assaut électronique de la part des services de renseignement marocains. Les téléphones portables d’au moins 6 000 citoyens algériens seraient espionnés à travers l’usage du logiciel Pegasus, conçu et vendu au Maroc par la société israélienne NSO Group, qui travaille en étroite collaboration avec l’Etat hébreu.

mohammed_vi_696x392Les tensions ne faiblissent pas entre le Maroc et l’Algérie, autour de la question du Sahara Occidental ou encore de l’autodétermination du peuple kabyle. Ainsi, plusieurs Algériens, dont des hauts responsables civils et militaires, auraient été espionnés par le Maroc, entre 2017 et 2019, avec le spyware israélien Pegasus. Selon des sources médiatiques qui ont enquêté sur Pegasus, plus de 6 000 numéros de téléphones appartenant à des Algériens ont été sélectionnés par le Maroc durant cette période dans le but de les espionner.

En toile de fond, la surveillance d’acteurs politiques, militaires, associatifs et, surtout, médiatiques qui ont un quelconque lien avec quatre dossiers très sensibles pour le Maroc : le Sahara Occidental, le Hirak du Rif, la situation des droits humains dans la monarchie chérifienne et les relations franco-algériennes. Durant le Hirak (mouvement populaire) qui a éclaté en Algérie le 22 février 2019 pour chasser le Président Abdelaziz Bouteflika du pouvoir après 20 ans de règne, un « opérateur des services de sécurité du Maroc s’intéresse aussi de près au climat politique qui règne en Algérie », explique le journal Le Monde.

Selon la même source, tous les hauts responsables algériens durant la première année du Hirak ont été ciblés par le royaume chérifien. Outre l’entourage familial de l’ancien Président, ses frères et sœur Saïd, Nacer et Zhor Bouteflika, l’opérateur marocain a visé le sommet de l’appareil de l’État, avec les numéros des chefs des services de renseignement de l’époque, comme les généraux Ali Bendaoud, Wassini Bouazza et Bachir Tartag ou encore les commandants des forces terrestres et aériennes. Un numéro attribué à Saïd Chengriha, l’actuel chef d’état-major de l’ANP, a également été visé, poursuit le média.

La liste des responsables algériens espionnés par le Maroc est encore longue. « On y trouve Ramtane Lamamra, actuel ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, Nourredine Bedoui, ancien Premier ministre, ainsi que Noureddine Ayadi, qui a occupé successivement les postes de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères puis de directeur de cabinet de la présidence de la République, et qui est lui aussi placé dans la liste des cibles potentielles », détaille le journal.

alg_rieRamtane Lamamra, actuel ministre des Affaires étrangères algérien, victime d'espionnage.

22 septembre 2021

La France au Maghreb

« La France a une responsabilité dans l’état des relations entre l’Algérie et le Maroc »

emmanuel_macron_696x392La France, pointée pour avoir une responsabilité dans la situation actuelle ponctuée de relations tendues entre les deux pays voisins en Afrique du Nord, pourrait bien jouer le rôle de médiateur entre le Maroc et l’Algérie. Son rôle dans le rapprochement entre les deux pays pourrait être déterminant, estime Noureddine Boukrouh, ex-ministre algérien, par ailleurs analyste politique. Depuis le 24 août dernier, l’Algérie a décidé de rompre les relations diplomatiques avec le Maroc.

Dans une interview accordée au journal Sputnik, Noureddine Boukrouh indique que « la France avait le poids nécessaire pour résoudre le problème du Sahara Occidental, à sa naissance, avant qu’il ne prenne la complexité qui le caractérise aujourd’hui où la facture d’une solution sera plus lourde à payer qu’entre les années 1975 et 1979. Elle ne l’a pas fait, car elle ne voulait pas d’un nouvel État au Maghreb ».

« La France a une part de responsabilité dans ce qui s’est passé au Sahara Occidental entre 1975 et 1979 où elle a été un acteur, et par conséquent dans l’état des relations entre l’Algérie et le Maroc », accuse l’analyste qui se dit convaincu que la France « ayant été partie prenante, elle pourrait contribuer à la recherche d’une solution régionale. Un Maghreb déstabilisé, ruiné et en guerre, ne lui profitera absolument pas ».

L’ancien ministre algérien estime par ailleurs que « la France pourrait jouer un rôle déterminant pour non seulement débloquer la situation, mais aussi résoudre une bonne fois pour toutes le conflit du Sahara, qui bloque la construction de l’Union du Maghreb arabe ». Privilège qu’Alger a retiré aux pays arabes, avec une sortie du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui évoque une décision diplomatique irréversible.

Le samedi 11 septembre, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a indiqué à ceux qui militaient pour l’introduction de la question des tensions entre le Maroc et l’Algérie, dans l’ordre du jour du prochain sommet de la Ligue des Etats arabes que « la décision de rompre les relations diplomatiques ne fait pas l’objet de discussion ou de délibération en tant que décision souveraine, définitive et irréversible ». (selon "Afrik.info" Malik H.)

21 septembre 2021

Le groupe Wagner à Bamako ?

Le Kremlin dément toutes négociations officielles

bamakoLes supposées négociations entre les autorités de la transition malienne et le groupe Wagner ne sont pas du goût de Paris. Le Kremlin dément toutefois des négociations pour une présence de militaires russes à Bamako.

Bamako - Wagner - Paris, un véritable jeu du chat et de la souris

L'affaire fait grand bruit dans la presse hexagonale. Et pourtant, aucune note officielle n'atteste de la véracité des faits. Il se murmure en effet que des négociations seraient en cours entre Bamako et le groupe russe de sécurité privée. Si un accord venait à être trouvé entre les deux parties, alors près d'un millier de paramilitaires Russes pourraient être envoyés au Mali pour diverses opérations de sécurité, notamment la formation des Forces armées maliennes (FAMa) et la protection des dirigeants de la transition.

Florence Parly, ministre des Armées, a jugé ces négociations d' « extrêmement préoccupantes et contradictoires », quand son collègue des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, indique que la présence russe est « absolument inconciliable » avec la présence militaire française.

Les autorités russes sont cependant montées au créneau pour apporter un démenti formel à toute négociation de la présence militaire russe au Mali. « Il n'y a aucun représentant des forces armées russes là-bas (...) et aucune négociation officielle n'est en cours », a déclaré Dmitri Peskov. Avant de préciser que Moscou a « des contacts dans le domaine militaire avec beaucoup de pays, y compris ceux situés sur le continent africain ».

Dans sa déclaration, le porte-parole du Kremlin n'évoque pas directement le groupe Wagner qui est pointé du doigt, et qui pourrait envoyer, dans un futur proche, des mercenaires sur Bamako. Paris a d'ores et déjà menacé de quitter le Mali, si cet accord venait à être signé. C'est bien dans ce contexte que le président français, Emmanuel Macron, a annoncé la neutralisation du terroriste Adnan Walid al-Sahraoui, chef du groupe État islamique dans le grand Sahel (EIGS). (selon "Afrique sur 7")

20 septembre 2021

Le chef du groupe Etat islamique au Sahara tué par les forces françaises

Les forces françaises ont tué le chef du groupe jihadiste Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid al-Sahraoui, un "succès majeur" pour la France à l'heure où ses troupes se réorganisent au Sahel pour se concentrer sur la lutte antiterroriste.

sahara"Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel", a twitté le président Emmanuel Macron dans la nuit de mercredi à jeudi. Cet été, Paris avait déjà annoncé la mort ou la capture de plusieurs cadres de haut rang de l'EIGS par la force française Barkhane et ses partenaires, dans le cadre de sa stratégie visant à cibler les hauts dirigeants des organisations jihadistes.

La frappe française qui a tué Adnan Abou Walid al-Sahraoui s'est déroulée "mi-août" à l'issue "d'une manoeuvre de renseignement de longue haleine et grâce à plusieurs opérations de captures de proches d'al-Sahraoui", a précisé la ministre des Armées Florence Parly lors d'une conférence de presse.

L'émir circulait comme passager sur une moto qui a été frappée par un drone reaper dans une zone au sud d'Indelimane, au Mali, dans la zone des 3 frontières, a détaillé le chef d'Etat major Thierry Burkhard.

Cette nouvelle intervient dans un contexte tendu entre Paris et la junte au pouvoir à Bamako, laquelle envisage de conclure un contrat avec la sulfureuse société paramilitaire russe Wagner. Un déploiement de ces mercenaires serait "incompatible" avec le maintien au Mali des troupes françaises, qui combattent depuis huit ans les jihadistes au Sahel, a averti mardi le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

L'EIGS, créé en 2015 par Adnan Abou Walid al-Sahraoui, ancien membre du Front Polisario (groupe indépendantiste du Sahara occidental), puis de la mouvance jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), avait été désigné comme "ennemi prioritaire" au Sahel, lors du sommet de Pau (sud-ouest de la France), en janvier 2020.

Ce groupe est l'auteur de la plupart des attaques dans la région des "trois frontières", une vaste zone à cheval sur le Mali, le Niger et le Burkina Faso, dans laquelle opère aussi un autre groupe jhadiste concurrent de l'EIGS: le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM ou Jnim en arabe), lié à Al-Qaïda, et dont le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly est également traqué par la France.

"Notre combat continue"

L'EIGS a perpétré des attaques particulièrement meurtrières, visant militaires mais aussi civils, au Mali, au Niger et au Burkina Faso.

Il est responsable de la mort de "2.000 à 3.000 civils depuis 2013", a estimé Mme Parly.

Il avait pris pour cible des soldats américains en octobre 2017: quatre soldats américains des forces spéciales et quatre Nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, dans le sud-ouest du Niger. 

Fin 2019, l'EIGS avait mené une série d'attaques d'ampleur contre des bases militaires au Mali et au Niger, faisant des dizaines de morts dans les rangs des armées locales. 

Et le 9 août 2020, au Niger, le chef de l'EIGS avait personnellement ordonné l’assassinat de six travailleurs humanitaires français de l'ONG Acted et de leurs guide et chauffeur nigériens. 

"Ce groupe est décapité dans son organisation. Il importe maintenant , en particulier au Niger, que les acteurs étatiques puissent reprendre le terrain qui a été ainsi abandonné et laissé (au) groupe EI", a commenté jeudi sur Franceinfo le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

Après plus de huit ans d'engagement militaire français au Sahel, au cours desquels 50 Français ont perdu la vie, Emmanuel Macron a annoncé en juin une réduction de la présence française dans la région au profit d'un dispositif resserré, recentré sur les opérations de contre-terrorisme et l'accompagnement au combat des armées locales, autour d'une alliance internationale associant des Européens. 

Ainsi, le nombre de troupes françaises déployées au Sahel devrait passer de plus de 5.000 hommes actuellement à 2.500 ou 3.000 d'ici 2023, au terme d'une vaste réorganisation débutée ces dernières semaines, qui prévoit notamment la fermeture des emprises françaises de Kidal, Tessalit et Tombouctou, dans le nord-Mali.

Mais "nous ne partons pas du Mali, nous adaptons notre dispositif militaire", a souligné Mme Parly. "Notre combat continue". (selon "Tahiti-infos")

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