Macron au Beauvau de la sécurité
Emmanuel Macron s'est exprimé cette semaine depuis Roubaix (Nord) pour présenter les conclusions du Beauvau de la sécurité. Le chef de l'Etat a détaillé l'ensemble des mesures destinées à améliorer le fonctionnement des forces de police et de gendarmerie, ainsi que celui de la justice. Le locataire de l'Elysée a dévoilé des mesures de simplification des procédures judiciaires et policières, l'augmentation du budget du ministère de l'Intérieur ainsi que la création d'une délégation parlementaire de contrôle des forces de l'ordre.
Devant un parterre de fonctionnaires de police, Emmanuel Macron a annoncé vouloir simplifier la procédure pénale. Le chef de l'Etat a également déclaré qu'il souhaitait une "simplification drastique" de la conduite des enquêtes, une réforme qui devra être précisée dans le cadre des Etats généraux de la justice, dont l'ouverture est prévue prochainement. Il faut "repenser les grands équilibres de la procédure pénale", a ajouté le chef de l'Etat, en demandant au Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti de lui proposer "d'ici trois mois", "des mesures très concrètes". Emmanuel Macron a également annoncé la mise en place d'une procédure pénale numérique. Le dépôt de plainte en ligne sera ainsi mis en place à partir de 2023.
Pour répondre aux critiques visant l'IGPN, Emmanuel Macron a également annoncé la création d'une délégation parlementaire chargée de contrôler de l'extérieur et de manière indépendante les actions de la police, confirmant une information dévoilée par Europe 1 lundi. Cette nouvelle délégation parlementaire sera constituée de députés et de sénateurs, spécialisés sur ces questions de manière permanente. Le chef de l'Etat a par ailleurs confirmé l'élaboration d'une loi de programmation et d'orientation pour la sécurité intérieure (Lopsi), qui sera présentée début 2022. Le budget du ministère de l'Intérieur sera augmenté de 1,5 milliards d'euros en 2022. Sur ce total, 500 millions d'euros seront dédiés à la mise en place des mesures décidées à l'issue du Beauvau de la sécurité. Le président de la République a notamment annoncé vouloir "doubler en dix ans" la présence de policiers et gendarmes sur le terrain.se en place d'une procédure pénale numérique. Le dépôt de plainte en ligne sera ainsi mis en place à partir de 2023.Pour répondre aux critiques visant l'IGPN, Emmanuel Macron a également annoncé la création d'une délégation parlementaire chargée de contrôler de l'extérieur et
Les policiers auront par ailleurs un nouveau "polo modernisé" et un calot au lieu de la casquette à partir du premier trimestre 2022, a annoncé mardi le président à Roubaix. Ce nouvel uniforme de la police nationale, dont Europe 1 vous révèle à quoi il va ressembler, sera fabriqué en France et élaboré après un appel aux écoles de mode et de design. (selon "Le Placid")
Au Burkina Faso, le PS se saborde
Les rideaux sont tombés sur le premier congrès extraordinaire du Parti socialiste-Burkina le 5 septembre 2021. Des conclusions des travaux du PS-Burkina, il ressort la dissolution du parti. Les congressistes ont également décidé de liquider ses biens matériels et immatériels qui iront à un parti politique poursuivant les mêmes objectifs, c’est-à-dire, la social-démocratie.
Tour à tour, les représentants des jeunes et des femmes du PS-Burkina se sont succédés sur le pupitre, à l’occasion de la clôture, le 5 septembre 2021, du premier congrès extraordinaire du parti.
D’une même voix, ils ont salué la tenue de ce congrès. Le leadership du président du parti, tout au long des travaux, a été évoqué.
Le fait marquant est que les congressistes, de façon unanime, ont décidé de la dissolution du parti. Et ce n’est pas tout. Les militants du PS-Burkina ont également décidé de la liquidation des biens matériels et immatériels du parti qui iront à un autre parti politique poursuivant les mêmes objectifs, c’est-à-dire la social-démocratie. Aussi, il a été décidé d’accompagner les militants et militantes vers une autre formation politique qui a pour idéologie la social-démocratie.
Du reste, le désormais ex-président du PS-Burkina, Aboubacar Rimnondgo Balima, a félicité l’ensemble de ses militants venus de la région du Centre et des Hauts-Bassins.
A l’en croire, le premier congrès du PS-Burkina lui a permis d’amorcer un nouveau virage au regard de l’actualité politique nationale et internationale. « C’est seulement dans la concertation, le respect mutuel et la défense intransigeante des intérêts de PS-Burkina que nous travaillerons pour entamer cette nouvelle démarche », a-t-il soutenu.
Car, a-t-il dit, à un moment de la vie d’une organisation, il faut s’arrêter pour mener une analyse rétrospective, prospective et perspective afin de mieux s’orienter. « C’est ce que nous avons fait et cela mérite des félicitations pour la maturité d’esprit de chacun de nous », a-t-il lancé. (selon Obissa Juste Mien, journaliste)
Bade-Wurtemberg et Stuttgart : l’opulence tranquille
Le Bade-Wurtemberg est l'un des grands partenaires économiques de la France. Les connections terrestres, la coopération universitaire et high tech avec l’Alsace, font du Land une destination affaires de prédilection. Et le projet Stuttgart 21 va renforcer le statut du Land en tant que plaque-tournante économique entre Est et Ouest.
« Pandémie, quelle pandémie ? », serait-on tenté de dire lorsque l’on déambule dans les rues de Stuttgart. La métropole du sud-ouest de l’Allemagne semble de fait totalement ignorer la crise. Les terrasses des cafés et restaurants grouillent de monde en cette fin d’été, la vie culturelle bat son plein, tandis que Mercedes et autres voitures de luxe s’alignent le long des trottoirs de cette ville de plus de 600 000 habitants.
Tout ici respire l’opulence, mais une opulence que l’on souhaite de bon aloi. « Stuttgart est une des villes les plus riches d’Allemagne, avec une opulence que l’on veut discrète, solide. Ici, on n’étale pas ses richesses. C’est une force pour cette ville et un attrait pour les voyageurs d’affaires », explique Armin Dellnitz, Directeur Général de l’agence de promotion touristique Stuttgart Marketing GmbH. Transfuge du nord de l’Allemagne, Armin Dellnitz est directeur depuis plus de 12 ans de l’office de tourisme. « Stuttgart séduit en fait par son pragmatisme et son esprit d’ouverture à tous les courants, à toutes les cultures », décrit-il.
Une impression qui se retrouve d’ailleurs dans les autres grandes villes du Land. A Karlsruhe, Mannheim, Fribourg ou encore Heidelberg, la vie quotidienne a repris un cours quasi-normale après des mois de confinement dus au covid.
Avec ses 11 millions d’habitants – autant que la Belgique -, un PIB par habitant de 47 290 euros, un pouvoir d’achat de près de 40% supérieur à la moyenne de l’Union Européenne et un chômage qui ne touche que 2,4% de la population, le Bade-Wurtemberg est de fait un poids lourd économique en Allemagne. Il génère à lui seul 15,3 % du PIB de la République Fédérale. Le secret de cette réussite économique : des milieux politiques et économiques qui travaillent en bonne entente. Ainsi, les grands noms de l’industrie allemande – Bosch, Daimler Benz, Kärcher, Porsche – sont basés à Stuttgart. Mais ils ne sont pas les seuls : ABB, Hewlett-Packard, Michelin, Roche ou Samsung ont également élu le Bade-Wurtemberg pour leur présence allemande. A Karlsruhe, on trouve par exemple le siège local de L’Oréal.
Le dynamisme de la région se reflète aussi par la densité du tissu de PME. Beaucoup se regroupent au sein de « clusters » spécifiques. On en compte 110 à travers le Land et ils favorisent les contacts entre PME, centres de recherche et services. Les acteurs économiques et politiques du Land font donc preuve de pragmatisme face à une situation économique brillante, à peine entachée par l’épidémie de Covid. Si les élections de mars dernier ont apporté un changement politique notable, avec une coalition des plus hétéroclites entre conservateurs de la CDU et écologistes, la révolution n’a pas eu lieu.
« En France, une telle association serait un peu comme l’eau et le feu. Ici, on a peut-être plus qu’ailleurs le sens de ce qui est bon pour la région. La nouvelle coalition a signé un programme de gouvernance. Et il est appliqué à la lettre, comme le serait un contrat. Et cela toujours au nom de cette approche pragmatique », décrit Catherine Veber, Consule Générale de France à Stuttgart. Car, quelle que soit la tendance politique, les partis au pouvoir connaissent très bien les atouts de la région.
La première région d’Europe pour l’innovation
De fait, le Bade Wurtemberg est considéré comme la première région d’Europe pour l’innovation. Associés à la Bavière, les deux Länder génèrent près de 50 % de toutes les dépenses en Allemagne dans la recherche et le développement – dont 27 % pour le seul Bade Wurtemberg. Le Land consacre ainsi près de 6 % de son PIB à la recherche, presque le double de la moyenne allemande et très loin devant la Chine, le Japon ou les Etats-Unis. Fribourg, Heidelberg, Heilbronn ou Karlsruhe sont de fait d’importants pôles de recherche, notamment dans la mobilité durable et l’environnement, la santé ou les technologies d’information et de communication.
Karlsruhe abrite par exemple l’Institut de Technologie de Karlsruhe (KIT), l’un des premiers d’Allemagne avec plus de 9 000 chercheurs et 25 000 étudiants. Une institution qui a permis à la ville de s’affirmer comme la capitale allemande des technologies de l’information et de l’internet.
La région est idéale, donc, pour les voyageurs d’affaires français de par sa proximité comme son sens de l’innovation. Il existe ainsi une coopération très active pour le Rhin supérieur impliquant Alsace, Bade-Wurtemberg et Rhénanie Palatinat en Allemagne, ainsi que la région de Bâle en Suisse. Lutte contre le réchauffement climatique, infrastructures ferroviaires communes, parcs d’activités transfrontaliers et coopération universitaire et scientifique sont quelques- uns des sujets que traite cette entité supra-régionale. Et qui aide à positionner le Bade-Wurtemberg comme le partenaire incontournable des entreprises françaises en Allemagne. '(selon "Voyages d'affaires")
Près de Naples, plongée sous-marine dans les villas de riches Romains
Des poissons nagent au-dessus de mosaïques et entrent dans la taverne où les résidents venaient se distraire dans la ville de Baiae, une villégiature très prisée à l'époque romaine et devenue aujourd'hui un parc archéologique sous-marin près de Naples.
Les statues qui ornaient autrefois de luxueuses villas sont devenues des terrains de jeu pour les crabes des côtes ensoleillées de cette partie du sud de l'Italie, où les plongeurs peuvent désormais explorer les ruines des palais et thermes construits pour la haute société de l'Empire romain. Dès le IIème siècle avant Jésus-Christ, la noblesse romaine se pressait pour profiter des sources d'eau chaude de Baiae, située dans les champs Phlégréens (un nom venant du grec signifiant "champs brûlants"), une région volcanique au nord-ouest de Naples.
Sept empereurs, dont Auguste et Néron, y disposaient de villas, tout comme Jules César et son rival Marc-Antoine. Le poète Properce (47-14 avant JC) a décrit Baiae comme un lieu de vice "ennemi des créatures vertueuses".
Ici, "les hommes âgés se comportent comme des adolescent, et beaucoup d'adolescents se conduisent comme des adolescentes", notait l'écrivain Varron (116-27 avant JC).
Mais progressivement les portiques, les colonnes de marbre, les autels et les bassins d'agréments se sont enfoncés en raison du bradyséisme, un phénomène se traduisant par une baisse lente du niveau du sol causée par l'activité volcanique inhérente à cette région.
La zone toute entière, y compris la ville voisine de Pouzzoles et le port militaire de Misène, a été submergée par les flots, et leurs ruines se trouvent maintenant à une profondeur de 4 à 6 mètres sous la mer.
- "Unique" -
"Il est difficile, surtout pour ceux qui viennent pour la première fois, d'imaginer qu'on peut trouver des choses qu'on ne pourrait jamais trouver ailleurs dans le monde à quelques mètres sous la surface de la mer", explique à l'AFPTV Marcello Betoslaso, directeur du centre de plongée des champs Phlégréens, qui guide les touristes sur ce site exceptionnel.
"Les plongeurs aiment découvrir des choses très spéciales, mais ce qu'on peut découvrir ici est quelque chose d'unique", soouligne-t-il.
Le site, qui s'étend sur 177 hectares sous les eaux, est une zone maritime protégée depuis 2002, une décision qui avait mis fin à l'âge d'or des pilleurs toujours en quête de précieux vestiges. Il n'était pas rare que les pêcheurs eux aussi en ramènent quelques-uns dans leurs filets. Sous l'eau, on peut facilement découvrir sous une fine couche de sable une superbe mosaïque d'une villa ayant appartenu à Caius Calpurnius Piso, connu pour y avoir comploté contre Néron.
En explorant plus avant sur les traces de l'ancienne route côtière reconnaissable à ses pavés, on passe à côté d'anciennes thermes ou de magasins. Des rayons de soleil percent à travers l'eau, éclairant des statues. Ce ne sont cependant que des répliques, les originaux se trouvant désormais à l'abri dans un musée. "Lorsque nous explorons de nouvelles zones, nous enlevons délicatement le sable là où nous pensons qu'il y a un sol, nous le répertorions et nous le recouvrons", raconte l'archéologue Enrico Gallocchio.
"Si nous ne le faisons pas, la faune marine et la flore s'attaqueront aux vestiges, alors que le sable les protège", précise-t-il. "Les ruines importantes ont été facilement découvertes en enlevant un peu de sable, mais il y a des endroits où les bancs de sable pourraient être de plusieurs mètres d'épaisseur. Il existe encore sans aucun doute de nombreux vestiges à découvrir", se réjouit-il. (selon AFP)
Quand l’Etat invite à la délation…
Le Land Bade-Wurtemberg lance une plate-forme en ligne destinée à permettre aux citoyens de mettre le fisc sur les traces de prétendus fraudeurs fiscaux. Mais où va-t-on ?
Qui eut cru qu’un ministre des finances vert puisse un jour inviter ses concitoyens à noircir leurs voisins auprès du fisc ? Danyal Bayaz, ministre des finances du Bade-Wurtemberg l’a fait. En ouvrant les vannes d’un système qui rappelle une autre époque. Désormais, les « bons citoyens » surveilleront leur entourage et en cas d’un soupçon (ou simplement pour embêter quelqu’un), ils peuvent donner une « petite information » aux autorités fiscales. De manière anonyme, bien sûr…
Il s’agit, heureusement, d’une première en Allemagne – du jamais vu depuis la fin de la IIe Guerre Mondiale. L’Etat invite à la délation anonyme, le meilleur moyen de se venger de son ex, de son chef, du voisin qu’on n’aime pas. Il suffit d’avoir un « soupçon fondé » pour mettre les contrôleurs du fisc en marche. Le tout, comme explique Danyal Bayaz, le ministre des finances du Bade-Wurtemberg, « pour mieux combattre la fraude fiscale et d’assurer ainsi, une plus grande justice fiscale ».
Vous pensez que la femme de ménage de votre voisin n’est pas correctement enregistrée ? Votre patron a fait réparer sa voiture par un copain en lui donnant quelques billets ? Vous avez l’impression que le voyage d’affaires de votre voisin était en réalité un voyage de loisirs ? Hop, un petit tour sur la plate-forme de délation et le tour est joué !
Lancer un tel projet à trois semaines de l’élection législative, est pour le moins très maladroit. Les réactions de l’opposition ne se sont pas fait attendre. Ainsi, la CDU et le FDP ont protesté contre cette mesure, le chef du FDP au Bade-Wurtemberg fustigeant une « mentalité de Blockwart ».
Mais pour Danyal Bayaz, tout cela ne pose aucun problème. « Déjà avant, il était possible d’alerter le fisc de manière anonyme, par exemple par courrier ». Mais là, il s’agit carrément d’une invitation à la délation et dans un climat sociétal déjà tendu. Il ne s’agit probablement ni de la meilleure idée que les Verts du Bade-Wurtemberg ont eu ces dernières années, ni du bon timing. On verra si d’autres Länder suivront cet exemple. (Selon "Eurojournaliste")
Coronavirus: L’Afrique a franchi la barre des 200.000 morts
L’Afrique a dépassé mardi 7 septembre 2021 le chiffre des 200.000 morts depuis le début de la pandémie de coronavirus, le continent pauvre souffrant d’un manque cruel de vaccins avec moins de 3% de sa population entièrement immunisée à ce jour.
Les 54 pays de la région, toutefois relativement épargnés par rapport au reste du monde et qui ont échappé aux scénarios catastrophes redoutés au début de la crise sanitaire, totalisent 200.254 décès, selon un comptage de l’AFP.
Après plusieurs mois particulièrement meurtriers, avec 27.000 décès en juillet et 26.000 en août, la propagation de la pandémie a ralenti sur le continent depuis quelques semaines. L’Afrique compte actuellement 617 nouveaux décès par jour contre jusqu’à 990 fin juillet, un record.
Mais ces chiffres se fondent sur les bilans communiqués quotidiennement par les autorités sanitaires de chaque pays ou par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ne reflètent qu’une fraction du total réel des contaminations.
L’OMS estime qu’en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, le bilan de la pandémie dans le monde pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui officiellement recensé.
En Afrique, plus qu’ailleurs, les contaminations et les décès sont sous-estimés. « Les moyens de dépistage sont très faibles sur le continent », explique la scientifique sud-africaine Glenda Davidson. Et l’enregistrement des décès se fait souvent de façon approximative ou inexacte, ajoute-t-elle.
Le récent recul du Covid-19 à l’échelle continentale est dû à une forte baisse des contaminations dans les pays les plus endeuillés du continent depuis le début de la pandémie.
En Afrique du Sud, pays le plus officiellement le touché avec un total de 83.899 décès dus au Covid-19, environ 7.400 nouveaux cas et 234 nouveaux décès quotidiens ont été recensés en moyenne ces sept derniers jours, contre jusqu’à 20.000 cas et 420 décès par jour en juillet
Une arme, le vaccin
La baisse est encore plus importante en Tunisie, qui a déploré ces sept derniers jours une moyenne de 1.680 cas et 64 décès par jour, des chiffres respectivement en baisse de 41 et 39% par rapport à la semaine précédente.
En juillet, le gouvernement avait qualifié la situation de « catastrophique » avec jusqu’à 7.900 cas et 207 décès par jour. Mais l’été tunisien a également été marqué par une forte accélération de la vaccination: plus de 37% des Tunisiens ont reçu aujourd’hui au moins une dose, contre 11 % au 1er juillet.
« Le vaccin est notre arme », martèle l’experte sud-africaine en santé publique, Shakira Choonara, contactée par l’AFP, « il contribue à un changement de tendances qui commence à se faire sentir ».
Or l’Afrique est le continent où la vaccination est la moins avancée. Seules huit doses pour 100 habitants ont été administrées, selon un comptage de l’AFP, contre 102 en Europe et 116 aux États-Unis et au Canada.
L’OMS a dénoncé fin août les « inégalités choquantes » d’accès aux vaccins. Selon l’organisation, environ 2,93% seulement de la population africaine a été entièrement vaccinée, contre 52 % aux Etats-Unis et 57% dans l’Union européenne.
« Cette inégalité est profondément inquiétante. Sur les plus de cinq milliards de doses administrées dans le monde, 2% seulement l’ont été en Afrique », a déclaré la semaine dernière le Dr Matshidiso Moeti, directrice de l’OMS pour l’Afrique.
Le continent avait vu une rapide hausse des contaminations fin 2020 avec l’apparition de variants plus contagieux du virus, mais n’a pas subi jusqu’ici les ravages infligés par le variant Delta notamment en Inde. Dans le monde, la Covid-19 a fait au moins 4,57 millions de morts, depuis le début de l’apparition du virus en décembre 2019, à Wuhan en Chine. (© Agence France-Presse)
La Lordonbahn
Climat : le nombre de catastrophes a été multiplié par cinq en 50 ans
Le nombre de catastrophes d’origine météorologique, climatique ou hydrologique a bondi au cours des 50 dernières années et elles ont causé plus de dégâts mais moins de décès grâce à de meilleurs systèmes d’alerte, a indiqué l’ONU jeudi dans un rapport.
Selon l’Atlas de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) qui répertorie le nombre de morts et les pertes économiques dues aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes de 1970 à 2019, ces catastrophes ont été multipliées par cinq durant cette période.
“Le nombre de phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes continue de progresser. Du fait du changement climatique, ils deviendront plus fréquents et plus violents dans de nombreuses parties du monde”, a affirmé le secrétaire général de l’agence onusienne, Petteri Taalas, dans un communiqué.
Au total, plus de 11.000 catastrophes attribuées à ces phénomènes ont été signalées au cours de ces cinq dernières décennies dans le monde, faisant un peu plus de deux millions de morts et des dégâts matériel s’élevant à 3.640 milliards de dollars (plus de 3.080 milliards d’euros).
En moyenne, une catastrophe d’origine météorologique, climatique ou hydrologique a été enregistrée chaque jour au cours des 50 dernières années, entraînant quotidiennement le décès de 115 personnes et des dégâts se chiffrant à 202 millions de dollars. Plus de 91% de ces décès sont survenus dans des pays en développement.
Les sécheresses ont été responsables des plus grandes pertes de vies humaines au cours de ces 50 dernières années, faisant quelque 650.000 morts, suivies par les tempêtes (plus de 577.000 morts) et les inondations (58.700 morts) et les températures extrêmes (près de 56.000 morts).
“Mieux armés”
Néanmoins, l’amélioration des systèmes d’alerte précoce et de la gestion des catastrophes s’est traduit par une réduction considérable de la mortalité. Le nombre de morts a été ramené de plus 50.000 par an dans les années 1970 à moins de 20.000 dans les années 2010. “Nous sommes simplement mieux armés que jamais pour épargner des vies”, a souligné M. Taalas.
Mais beaucoup reste encore à faire: la moitié seulement des 193 membres de l’OMM disposent de systèmes d’alerte précoce multidangers. L’OMM appelle également à améliorer les réseaux d’observation météorologique et hydrologique en Afrique, dans certaines zones d’Amérique latine et dans les Etats insulaires du Pacifique et des Caraïbes.
Mami Mizutori, qui dirige le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR), s’est également réjouie, dans le communiqué, que de plus en plus de vies soient sauvées grâce aux systèmes d’alerte précoce. Mais, a-t-elle averti, “le nombre de personnes exposées aux risques de catastrophe ne cesse d’augmenter en raison de la croissance démographique dans les zones à risque et en raison de l’intensité plus forte des phénomènes météorologiques, et de leur fréquence croissante”.
Quant aux pertes économiques, elles ont bondi, passant de 49 millions de dollars par jour en moyenne dans les années 1970 à 383 millions de dollars par jour de 2010 à 2019. Les tempêtes ont été la cause la plus fréquente de dégâts matériels et elles sont responsables des plus importantes pertes économiques sur la planète, selon l’OMM.
Sept des dix catastrophes les plus coûteuses de ces 50 dernières années se sont produites depuis 2005, dont trois rien qu’en 2017: les ouragans Harvey (qui a causé près de 97 milliards de dollars de dégâts), Maria (près de 70 milliards de dollars) et Irma (près de 60 milliards de dollars). (selon "Le quotidien du Luxembourg")
C'est arrivé aussi dans le val de Villé
Vache tuée et volée en pleine nuit
C'est arrivé il y a quelques jours, dans les prés entre Fouchy et Bassemberg, non loin de l'ancienne distillerie. En pleine nuit, à trois heures du matin, les voisins des deux villages ont entendu deux coups de feu. Puis plus rien. Ce n'est que le lendemain que le propriétaire a constaté les dégâts : une vache manquante et du sang sur la route. Une de ses vaches a été embarquée intégralement très certainement dans une camionnette. Aurait-elle été destinée à un repas collectif ? Très certainement aussi.
Le cas n'est pas unique. Les mêmes faits se sont déjà produits à Saint-Denis-de-Pile (près de Libourne), à Bargny (Oise), à Baulay (Haute-Saône), à Germigny-sur-Loire (Nièvre), à Florenville (au sud de la Belgique), à Montmédy (Meuse), à Charmes (Vosges), et à Thourie (Ille-et-Vilaine). Bref des actes malveillants plus fréquents qu'on ne pense.
Heureusement pour les voleurs, nous ne sommes pas en Inde et nos vaches ne sont pas sacrées. Sinon, il y aurait du lynchage dans l'air.












