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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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19 octobre 2021

Conséquences de la crise sanitaire en Nouvelle-Calédonie

Dans les bidonvilles de Nouméa, le confinement aggrave la pauvreté

noum_aLes habitants des "squats", sortes de bidonvilles de Nouméa et sa périphérie, subissent de plein fouet les conséquences sociales et économiques du confinement strict mis en place depuis un mois en Nouvelle-Calédonie pour affronter la flambée brutale du Covid-19.

Muni d'un mégaphone, Marcel Toyon et une dizaine de bénévoles de l'association Action solidaire arpentent le squat de Fort Tereka tout au bout de la presqu'île de Nouville, à Nouméa.

Dans ce quartier isolé vivent habituellement 83 familles océaniennes dans des cabanes construites avec des tôles et des matériaux hétéroclites. Aujourd'hui, l'association, née en 2020 au tout début de la pandémie, distribue des masques et des attestations de déplacement.

"On a aussi beaucoup de demandes de nourriture, c'est le deuxième confinement cette année, il y a des familles qui commençaient à peine à se remettre, et patatras", confie le bénévole, en allusion au confinement de mars dernier, qui avait empêché la propagation du virus.

Cette fois, le très contagieux variant Delta s'est depuis le 6 septembre répandu comme une trainée de poudre sur le Caillou, qui traverse une crise sanitaire sans précédent. Plus de 8.500 cas recensés et 165 morts en un mois. Le confinement de la population a été prolongé vendredi jusqu'au 17 octobre.

Pour manger, on "se débrouille"

Selon le dernier recensement de 2019, 3.850 personnes résident dans la cinquantaine de squats de la capitale et de sa banlieue. Mais en cette période d'épidémie, ils sont nombreux à y avoir trouvé refuge. Des familles qui n'ont pu rejoindre leur domicile en Brousse ou dans les îles, faute de transport, et aussi des enfants, dont les parents occupent des appartements exigus et qui ont des proches en squat.

"Ici, on a plus d'espace, j'emmène les petits faire le champ, ils sont mieux que chez eux ", témoigne Norbert, un grand-père originaire d'Ouvéa, qui veille sur 5 de ses petits-enfants.

Environ 42% des occupants de ces cabanes déclarent une activité, mais il s'agit la plupart du temps d'emplois précaires, premiers à être supprimés en cette période de ralentissement de l'activité. Juliette travaille dans les espaces verts et n'a plus aucun contrat depuis le début du confinement. Elle "se débrouille avec le champ" qu'elle entretient derrière sa cabane et des colis alimentaires distribués par des associations.

Les problèmes récurrents d'électricité - la grande majorité des foyers étant alimentés par des générateurs - et d'eau, rarement disponible au robinet, ressortent. Le gouvernement a fait livrer en urgence cette semaine des cuves de 3.000 litres dans deux squats qui ne sont pas approvisionnés.

20% sous le seuil de pauvreté 

"On est en 2021, de l'autre côté de la route il y a un magasin, mais ici il n'y a pas d'eau, se désole Vaimua Muliava, membre du gouvernement chargé de la solidarité. On doit s'interroger sur la précarité et l'équité. Toutes ces questions ressurgissent et deviennent exponentielles pendant le confinement", reconnaît-il.

Alors que les écoles sont fermées, les enseignants ont imprimé la continuité pédagogique sur papier pour les familles qui ont difficilement accès au numérique. Mais toutes ne sont pas venues chercher les devoirs, notamment faute de transports. 

"Beaucoup de gens ici n'ont pas de véhicule. Or, il n'y a quasiment plus de bus qui circulent. On a recensé tous les enfants pour transmettre les besoins au vice-rectorat, mais c'est sûr que certains passeront entre les mailles du filet", s'inquiète Marcel Troyon. Selon une récente étude de l'ISEE, l'institut local de la statistique, un Calédonien sur 5, soit près de 50.000 personnes, vit sous le seuil de pauvreté. (selon "Tahiti-infos")

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18 octobre 2021

Chemins ruraux à Villé

Droit local, chasse et entretien !

chemin_1Décidément à Villé, dans la ruralité, tout baigne, y compris les chemins ruraux ! Les textes du droit local Alsace-Moselle sont pourtant clairs. L'entretien est réglementé : les travaux sont liés au produit des baux de chasse.

En principe, le montant versé par les chasseurs revient aux propriétaires des parcelles qui, dans ce cas, se doivent d'entretenir le chemin devant leur propriété. Vu la petite surface de bien des propriétés, voilà qui est impossible à tenir.

Autre possibilité : la commune ne reverse pas les baux de chasse et se doit alors d'entretenir les chemins. Alors que se passe-t-il à Villé où la municipalité encaisse le montant de ces locations, mais n'entretient pas les chemins ?

Pour pallier la défaillance de la municipalité

Un des propriétaires forestiers a trouvé une solution : au fond du lieu-dit Giesshübel (vers Saint-Martin) le chemin n'était plus praticable depuis près de vingt ans. Le conseil municipal avait bien en 2003 décidé la remise en état du chemin, mais Monsieur le maire de l'époque avait renvoyé l'entreprise chargée des travaux. Il est vrai que le président de la commission "agriculture-forêt" était le seul membre de l'opposition et le maire ne pouvait supporter de se soumettre à son opposant, bien qu'il avait voté "pour" au conseil. Alors il y a quelques semaines le propriétaire forestier, pour pallier la défaillance de la municipalité, a lui-même organisé la remise en état de 200 à 300 mètres du chemin, sans rien demander à personne.

Pour l'instant, pas de réaction au niveau de la commune. Certes il y a quelque temps, le nouveau président de cette commission "forêt" estimait dans un de ses écrits que ce propriétaire (dont beaucoup cherchent à connaître le nom, mais qui veut rester anonyme) n'avait "jamais rien fait pour la commune". Rappelons d'ailleurs que sur proposition du maire (le nouveau) ce propriétaire devait être intégré à la commission "forêt",  participer à des réunions de travail sur le terrain. Mais la première et dernière à être prévue le 29 octobre 2020 a été "reportée" ou "annulée" le 28 au soir (sous prétexte de covid-19 ?). Et puis plus rien ... on attend toujours la suite.

Notons aussi que ce propriétaire n'a pas demandé à la commune le reversement du produit des baux de chasse. Double bénéfice donc pour la municipalité.

roncesLe même chemin communal avant entretien par un particulier

arbre_renvers___2Des arbres renversés en travers du chemin ont dû être dégagés !

borneLes bornes de délimitation ont été respectées !

retournementUne place de retournement a même été aménagée.

Rappel d'un article de presse du 22 juillet 2015 :

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ronces_3On sait depuis le 23 juin 2016 ce que l'action en justice évoquée et engagée par le maire de l'époque a donné : débouté !

17 octobre 2021

Conseil municipal à Villé

C'est la première réunion depuis les vacances d'été (juillet - août). Ce sera lundi, 18 octobre à 19 h 00 à la mairie.

CM7L'ordre du jour devrait donc être important. Voici tel qu'il est affiché:

1) Attribution de subventions aux associations.

2) Fixation des tarifs pour 2022.

3) Recrutement d'un saisonnier pour les services techniques.

4) Prolongation d'un agent en intérim pour les services administratifs.

5) Vente de parcelles au lotissement des Pommiers 2 (n° 5 - 6 - 7)

6) Natura 2000, mise en place d'un îlot de sénescence.

7) Communications du maire.

8) Divers.

16 octobre 2021

L’enseigne de hard-discount "Mere" débarque dans les Vosges

La chaîne russe de supermarchés arrive à Sainte-Marguerite.

mereL’information, diffusée par L'Express a été confirmée par l’enseigne russe de hard-discount, sur son site internet. Trois magasins Mere vont ouvrir dans l’Est de la France au mois d’octobre à Thionville (Moselle), Pont-Sainte-Marie (Aube) et dans les Vosges à Sainte-Marguerite. L’enseigne est déjà présente en Allemagne, en Espagne, en Roumanie, en Pologne et en Lituanie.

Les prix en magasin sont de 10 à 20 % inférieurs à la moyenne du marché. On y trouve des produits alimentaires, mais aussi non-alimentaires. Le magasin n’a pas d’étagère, de comptoir, de vendeur Les marchandises sont vendues à partir de palettes ou de caisses.

Et Sainte-Marguerite c'est moins loin de Villé que le Pays de Bade pour trouver moins cher...

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15 octobre 2021

"Chez les corbeaux" à Bassemberg

bassemberg

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14 octobre 2021

Une caissière de supermarché licenciée pour 3,46€ de presskopf périmé

Une caissière du Super U de Russ (depuis 18 ans) a été licenciée par son employeur après avoir rapidement échangé un morceau de fromage de tête qu’elle venait d’acheter. Le conseil des prud’hommes a condamné l’employeur pour licenciement abusif.

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Il aura fallu 18 mois de procédure mais le conseil des prud’hommes de Saverne a enfin rendu sa décision, le 27 septembre 2021 : le licenciement pour « faute grave » d’une caissière par le gérant d’un Super U alsacien pour avoir échangé un morceau de presskopf de 3,46€ était bien abusif.

L’histoire est assez triste. En avril 2020, Caroline (le prénom a été changé), 59 ans, est caissière depuis 18 ans au Super U de Russ, dans la vallée de la Bruche. Ça ne se passe pas très bien avec son employeur, la SAS Bruchdist, reprise depuis quelques années par le fils de l’ancienne gérante. Caroline sent qu’on cherche à se débarrasser d’elle, elle voit arriver des salariés plus jeunes, aux profils polyvalents…

Un morceau acheté puis échangé

Un mardi d’avril lors du premier confinement, vers 14h, après avoir terminé son service, Caroline se rend à la charcuterie du Super U pour y acheter un morceau de presskopf. La charcutière lui découpe pour 3,46€ de « Délice de tête aux cornichons ». Elle paie, sort du supermarché puis se rend compte que le fromage de tête a atteint sa date limite. Caroline retourne à l’intérieur, va voir la charcutière et échange son vieux morceau de presskopf contre un équivalent plus frais.

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Erreur ! Elle aurait dû, comme n’importe quelle cliente, retourner le premier morceau à l’accueil, être remboursée, reprendre un nouveau morceau de presskopf et repasser par la caisse. Le gérant du Super U tient sa « faute grave », il met immédiatement à pied Caroline et la convoque en entretien.

Lorsque Caroline se présente, elle ne se doute pas encore qu’elle va devoir quitter le supermarché. À la demande du gérant, une collègue l’attend à l’entrée du supermarché et l’accompagne à son entretien. À la grande surprise de Caroline, cette dernière ne la soutient pas lors de cet entretien, où il lui est notifié son licenciement. 

Dans la lettre envoyée en mai 2020, la direction précise :

« Vous êtes employée en qualité d’hôtesse de caisse. (…) À ce titre, vous avez parfaitement connaissance de la procédure à respecter en cas de litige ou de problème qualité : s’adresser à l’hôtesse d’accueil. Mais vous avez choisi de faire pression sur votre collègue [de la charcuterie], en l’obligeant à s’exécuter et à être complice de votre manœuvre frauduleuse ! »

Et c’est terminé pour Caroline, qui est invitée à « se présenter à la direction pour retirer son certificat de travail, son solde de tout compte et son attestation Pôle emploi », après 18 ans de services. Sonnée pendant plusieurs semaines, Caroline trouve finalement la force de contacter une avocate, Me Amandine Rauch, et de contester ce licenciement devant le conseil des prud’hommes de Saverne en juillet 2020.

Autre reproche, une pause pipi en 2012

Lors de l’audience en juin 2021, le Super U de Russ a produit un historique des sanctions prises contre Caroline, dont la plus grave date de 2012 : un avertissement pour s’être rendue aux toilettes sans l’aval d’un supérieur hiérarchique. Dans le rappel des faits, le conseil des prud’hommes précise que cette mention devait montrer aux conseillers que Caroline, « malgré son ancienneté, n’était pas irréprochable. »

Le 27 septembre 2021, le conseil des prud’hommes a reconnu le caractère abusif du licenciement de Caroline et lui a accordé environ 10 000€ d’indemnités de licenciement et 8 600€ de dommages et intérêts pour licenciement abusif. Voilà qui va faire beaucoup de morceaux de presskopf. La SAS Bruchdist peut faire appel de ce jugement. (Selon "Rue 89 Strasbourg")

13 octobre 2021

Bosch à Buhl (Pays de Bade) : 1000 salariés sans emploi

Chez Bosch à Buhl, 1 000 employés vont perdre leur emploi. L'entreprise prévoit de délocaliser des emplois en Europe de l'Est. Le comité d'entreprise annonce la résistance.

bosch1Le site Bosch de Bühl/Bühlertal veut supprimer 1 000 emplois. C'est ce qu'a déclaré Ulrich Vogel, directeur de l'usine commerciale, lors d'une conférence de presse organisée au Campus international d'ingénierie simultanée (ISEC) mercredi en fin d'après-midi. Le nouveau bâtiment de 35 millions d'euros sur le site de l'usine Bühler n'a été achevé que l'année dernière.

Le président du comité d'entreprise, Klaus Lorenz, et Ahmet Karademir, premier représentant d'IG Metall Offenburg, qui a également assisté à la conférence de presse, n'étaient pas d'accord et ont annoncé des négociations difficiles.

Les employés avaient été informés au préalable lors d'une réunion d'entreprise.

3 800 personnes travaillent à Buhl et dans la vallée de Buhl

Vogel a indiqué que le site de Bühl/Bühlertal était déficitaire en raison de problèmes structurels. Bühl est le siège de l'unité commerciale Electrical Drives et un fabricant d'entraînements électriques pour les véhicules de tous types. Selon M. Vogel, cette division se bat depuis plusieurs années pour améliorer sa rentabilité sur un marché très concurrentiel.

En conséquence, 700 postes à temps plein doivent être supprimés sur le site de Bühl/ Bühlertal d'ici à la fin de 2025. Comme les travailleurs à temps partiel sont également concernés, ce sont au total 1 000 associés qui seront touchés.

Actuellement, 3 800 personnes travaillent chez Bosch à Bühl et Bühlertal. 330 collaborateurs vont quitter l'usine de Bühl, 50 dans les fonctions centrales et 330 autres dans l'administration, les ventes et le développement. Parmi eux, 240 sont employés dans le seul secteur du développement. Dans le même temps, Vogel a donné une garantie pour le site de Bühl/Bühlertal, qui devrait toutefois devenir plus petit et plus innovant.

Les emplois sont délocalisés en Europe de l'Est

Les emplois qui disparaissent à Bühl et Bühlertal seront délocalisés en Europe de l'Est. Cela s'applique aussi bien à la production de moteurs de lève-vitres, qui doit aller en Serbie, qu'au développement. M. Lorenz a expliqué pourquoi les 20 millions de lève-vitres produits annuellement à Bühl sont déficitaires. Un modèle qui a déjà 18 ans est produit à Mittelbaden, trois nouvelles générations n'ont pas pu être positionnées avec succès sur le marché.

Selon Vogel, un tiers des employés de la production sont des travailleurs qualifiés, deux autres tiers sont des travailleurs non qualifiés. "Notre profil de compétences va changer de manière significative", a rapporté le directeur de l'usine. Bosch continuera donc à former des travailleurs qualifiés.

Malgré cette offensive de qualification, les ingénieurs et les techniciens sont également touchés par les suppressions d'emplois. Les suppressions d'emplois doivent être réalisées par la fluctuation, les indemnités de départ, la retraite partielle et la retraite anticipée. Selon M. Vogel, le "développement essentiel" continuera à avoir lieu à Bühl et non en Europe de l'Est.

Lorenz et Karademir ont annoncé un automne chaud. "Nous ne sommes pas prêts à payer la facture des mauvaises décisions prises par la direction", a déclaré M. Lorenz. "Nous n'avons même pas encore commencé à négocier correctement." Il a annoncé une grande journée d'action pour le 19 novembre.

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12 octobre 2021

"SOS Massif des Vosges" ravive la guerre des sentiers

Pour l’association de protection de la nature SOS Massif des Vosges, les itinéraires partagés randonneurs/vététistes défendus par le Club vosgien sont une hérésie. C’est une avancée dans l’organisation des nouvelles pratiques, répond l’association de marcheurs.

vosgesAlors qu’après des années de crispation, la question de la cohabitation entre randonneurs et vététistes sur les sentiers des Vosges semblait en voie d’apaisement, SOS Massif des Vosges, déjà montée au créneau à l’été 2020 avec une pétition contre le bruit des motos, lance un nouveau pavé dans la mare montagnarde.

« On transforme la nature en parc de loisirs »

Cette fois-ci, c’est la pratique du VTT sur sentier qui est dans le collimateur de l’association présidée par Dominique Humbert. En un long communiqué de presse, elle critique (ou) vertement les choix du président du Club vosgien du Haut-Rhin (CV68) et du Parc naturel régional des Ballons des Vosges (PNRBV).
« Comment comprendre que la principale association de randonnée pédestre du massif ouvre ses sentiers les plus précieux à la fréquentation des deux-roues avides de vitesse et garants de dégradations multiples ? […] Comment comprendre que soit méconnu le danger qui résulte de la cohabitation entre montagnards paisibles et descendeurs ? […] Comment comprendre le soutien à ce laisser-aller du Parc qui se veut le défenseur de la tranquillité ? »
Pour rappel, les itinéraires partagés consistent à organiser la cohabitation du vélo et de la marche sur certaines portions de sentiers en créant des virages séparés. « Le VTT est à sa place sur les pistes forestières et les chemins carrossables, pas sur les sentiers », estime Dominique Humbert, qui cible en particulier l’enduro VTT, déplore l’apparition de pistes sauvages, et met en garde contre l’émergence de nouvelles pratiques, telle la trottinette électrique tout terrain. « On transforme la nature en parc de loisirs pour le bonheur de quelques marchands du temple. »

« Le vélo est là »

« Méconnaissance des réalités du terrain », répond Joseph Peter, initiateur du projet des itinéraires partagés. Le nouveau président du CV68, lui-même un temps bête noire des vététistes, rappelle que les pratiques sportives et sociétales ont évolué depuis 30 ans et lance un appel à Dominique Humbert pour participer à la prochaine journée de travail sur le terrain. « Les sections locales font face à une problématique de dégradation de certains sentiers et les travaux de restauration sont actuellement réalisés à la seule charge de nos bénévoles. L’idée des itinéraires partagés, lancée à Kruth, consiste à créer des structures associatives mixtes dans lesquelles l’entretien de ces portions est réalisé par les deux types d’usagers. »

« La situation réelle n’a rien de la catastrophe absolue décrite »

« La situation réelle n’a rien de la catastrophe absolue décrite », réagit de son côté Olivier Claude, directeur du PNRBV, qui réfute tout « laisser-rouler » et annonce la signature d’une charte VTT pour octobre. « Le vélo est là, c’est une pratique qu’il faut accompagner dans son développement, en réfléchissant et décidant localement par petits massifs avec les élus et les associations locales. » Le reste étant affaire de responsabilité des usagers. Dans ce cadre général, « les itinéraires partagés sont une des réponses possibles » à apporter dans la boîte à outils du Parc. « Dans certains cas, comme la traversée de zones naturelles très sensibles et l’hyper-fréquentation piétonne, on envisage l’interdiction du VTT. Tout comme on travaille aussi avec le Club vosgien à effacer certains sentiers pédestres. »
Jusqu’où peut-on aller dans l’organisation des loisirs en milieux naturels ? C’est la question de fond que pose SOS Massif des Vosges. Samedi matin, la pétition mise en ligne par l’association avait recueilli plus de 300 signatures. Le partage du communiqué sur les réseaux sociaux a suscité des réactions contrastées, dont une certaine lassitude de la part de vététistes… qui sont aussi souvent des marcheurs. (selon "L'Est Républicain")

11 octobre 2021

Un scandale dénoncé sur Paris-Roubaix

Lizzie Deignan est entrée dans l’histoire du cyclisme. La Britannique a en effet remporté, samedi, le premier Paris-Roubaix féminin. Une victoire acquise au terme d’un véritable numéro, la coureuse de Trek-Segafredo l’emportant en effet au terme d’une échappée en solitaire de plus de 80 kilomètres. « C’est juste incroyable », pouvait bien savourer la championne du monde 2015, qui ne boudait pas son plaisir.

Et ce bonheur ne pouvait être lié au chèque dévolu à l’héroïne du jour. La récompense prévue pour la vainqueur s’élève en effet à seulement 1535 euros . Un montant qui n’a pas manqué de faire réagir. Et ce d’autant plus que, dimanche, Sonny Colbrelli, en inscrivant à son tour son nom au palmarès de Paris-Roubaix, a remporté un chèque de 30 000 euros.

cyclisme

Ce n’est clairement pas normal

La différence de dotation est abyssale et passe mal à l’heure où de nombreuses compétitions ou fédérations tendent vers une égalité entre les dotations réservées aux hommes et les femmes. « Ce n’est clairement pas normal. Évidemment, c’est super qu’il y ait un premier Paris-Roubaix femmes mais on ne peut pas accepter n’importe quoi, a regretté Marion Clignet, présidente de l’Association Française des Coureures Cyclistes (AFCC). Comment peut-on en être encore là en 2021 ? Il ne faut pas une égalité complète mais 200 euros pour la 10e alors que c’est une incroyable performance, franchement, est-ce normal ? On dirait des prix de kermesse. »

Et l'ancienne médaillée olympique l'a d'autant plus mauvaise qu'à en croire une étude de l'AFCC, un quart des coureuses ne perçoivent pas de salaires dans leur équipe. « Les hommes n’ont pas besoin des prix de course pour vivre. Alors que pour beaucoup de femmes, qui touchent un tout petit salaire, c’est important. J’avoue que je ne m’attendais pas à un tel écart. C’est honteux que les filles soient moins payées que les hommes », a-t-elle poursuivi, ajoutant: « Les hommes font 257 km et les femmes 116. On n’a qu’à faire un prorata et ce sera plus égal. J’espère déjà que pour le prochain Tour de France féminin, on n’aura plus un tel écart. »

10 octobre 2021

L'Ungersberg

L'Ungersberg, lieu historique du Centre-Alsace : c'est de là qu'est partie la guerre des paysans en 1525.

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