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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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24 juin 2011

Pour une autre Europe

la_manifestation_europeenne_des_syndicats_a_rassemble_des_milliers_de_personnes_venues_de_la_grande__3_A l'appel de la Confédération Européenne des Syndicats, près de 20.000 manifestants ont envahi le centre-ville de Luxembourg pour appeler à "une autre Europe" et une Europe sociale. Parmi les manifestants, de nombreux Belges, Allemands, Luxembourgeois, Lituaniens, Français... Les manifestants rejettent les plans d'austérité imposés peu à peu dans toute l'Europe : "Nous sommes là pour dire à nos élus européens, s'ils nous entendent, que cette Europe-là, on n'en veut pas, on la vomit. S'ils ne veulent pas que la gangrène de la Grèce se propage à toute l'Europe, ils ont intérêt à nous écouter", affirme un représentant syndical d'Acelor-Mittal de Florange. En tête du cortège, de jeunes manifestants réclament "davantage et de meilleurs emplois pour les jeunes en Europe."

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22 juin 2011

RN 59 : nouvelle affabulation

f2r_dec_2010___comptagesUn maire, en l'occurence celui de Châtenois, porte-parole de l'Etat ! Voilà qui est original. Il est vrai qu'avec la confusion régnante à propos de la fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, et le démantèlement systématique du service public, on risque d'être privé de préfet. Et tout cela, pour nous annoncer un report du contournement de Châtenois et donc aussi, du tronçon Lièpvre - Val de Villé ! Et comme il n'y pas assez de bêtes qui traversent la route pour continuer à justifier les retards (on a quand même oublié d'étudier le passage des cirques Pinder ou Grüss qui seraient un jour amenés à remonter les vallées et qui pourraient même emprunter le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines), on se rabat donc sur les comptages demandés par le CNPN (conseil national pour la protection de la nature) ! Impayables ces pseudo-écolos ! Comme si les comptages réguliers de la DDE n'étaient pas suffisants ! Il y a 20.000 véhicules/jour au giratoire de Val de Villé, 13.000 venant du Val d'Argent (ou y allant), 7.000 du Val de Villé. Un nouveau comptage devrait affiner les chiffres et on trouvera peut-être 19.999 pour justifier une deux voies, ou 20.001 pour réaliser une 2x2 voies (la barre de construction d'une 2x2 voies étant 20.000 passages/jour) ! Et tout ça pour ne pas avouer qu'il n'y a aucune volonté politique, et que les caisses de l'Etat sont vides !

30 septembre 2018

Mayotte, c'est aussi la France

La police aux frontières interpelle une trentaine de clandestins chaque jour

mayotteIls ont déserté les lieux avant même l'arrivée des forces de l'ordre. Dans un bidonville d'un quartier de Petite-Terre, à Mayotte, une opération de contrôle de la police aux frontières (PAF) a provoqué mardi la fuite des étrangers en situation irrégulière.

Dans les ruelles en terre battue ravinées par les pluies et jonchées de déchets, une dizaine d'agents de la PAF progressent en courant sur des chemins escarpés, suivis par une journaliste de l'AFP. Une délégation de la commission des lois de l'Assemblée nationale, en déplacement sur le 101ème département français durant une semaine, assiste exceptionnellement à cette opération. 

La population étrangère représente près de 42% de la population totale.

D'habitude, la PAF interpelle entre 20 et 35 clandestins par jour, essentiellement comoriens. Mais mardi, alertés par le cortège peu discret de la délégation, les étrangers en situation irrégulière dans ce quartier de 9.000 âmes ont déjà déserté leurs habitations de tôle, laissant femmes et enfants derrière eux. Mayotte est confrontée à une forte immigration venue des Comores voisines. Un mouvement de protestation populaire contre l'insécurité et l'immigration avait paralysé l'île pendant presque six semaines au printemps.

Selon le préfet, la population étrangère représente près de 42% de la population totale et plus de la moitié de cette population étrangère est en situation irrégulière. Alors que les policiers ouvrent des portes de ferraille et se glissent au sein de parcelles occupées par des familles en grande précarité, une habitante les oriente vers une habitation, où se réfugient des clandestins, pense-t-elle.

"Moro, Moro"  

"On a beaucoup de dénonciations", souffle un membre du groupe d'appui opérationnel (GAO) de la police aux frontières. "Parfois, dès qu'on arrive en voiture, les gens viennent vers nous." Mais d'autres aident au contraire les clandestins à fuir, comme ces enfants, des "guetteurs naturels", qui crient "Moro, Moro" ("Au feu" en langue locale, ndlr) pour prévenir de l'arrivée des forces de l'ordre, ajoute un autre policier.

"Les endroits sont difficiles d'accès (...), c'est assez dangereux" pour les 44 policiers du GAO, reconnaît Julien Kerdoncuf, le sous-préfet en charge de l'immigration clandestine. "Les gens résistent souvent" lors de l'interpellation, "un de nos collègues a été blessé hier encore", renchérit un policier.

Trois types de kwassas

En comptant aussi la police et la gendarmerie, au total entre 50 et 60 clandestins sont interpellés chaque jour sur ce territoire français de l'océan Indien qui totalise la moitié des reconduites à la frontière de France. Si deux tiers des étrangers en situation irrégulière sont interpellés à terre, la PAF oeuvre également en mer. "Il y a trois types de kwassas (embarcations clandestines de fortune, ndlr)", explique le sous-préfet : les "kwassas VIP", avec deux ou trois passagers, "plus chers et rapides", les "kwassas low cost" avec 30 à 40 personnes à bord et les "kwassas médicaux" empruntés par des Comoriens malades, souhaitant se faire soigner à Mayotte.

Pour lutter contre l'immigration clandestine en mer, le territoire dispose de deux vedettes et de quatre bateaux intercepteurs. Deux nouveaux intercepteurs devraient compléter la flotte en novembre.

Depuis mi-mars, les pouvoirs publics ont intensifié les contrôles et plus de 13.000 obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont été délivrées, selon le sous-préfet. Si lundi, le ministre des Affaires étrangères français a une nouvelle fois rencontré son homologue comorien, selon Julien Kerdoncuf, la France demeure en crise diplomatique avec les Comores, qui refusent depuis le 21 mars de réadmettre leurs ressortissants expulsés de Mayotte. L'Union des Comores considère en effet que Mayotte est une île comorienne. 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a indiqué début septembre que les autorités comoriennes avaient commencé à accepter les reconduites, mais "à doses relativement réduites". (selon "Mayotte première")

Mayotte, le bidonville de Kaweni, c'est aussi la France !

5 juin 2011

Radio Dreyeckland : "Bonjour, Monsieur le Maire"

images (6)"Bonjour Monsier le Maire", c'est le titre d'une émission de Radio-Dreyeckland qui est diffusée tous les samedis à 11h30. Et ce samedi, 4 juin, c'est le maire de Villé qui a eu la parole ! Bien sûr, il n'a pu s'exprimer qu'en deux séquences de deux ou trois minutes, ce qui ne lui a pas permis d'approfondir comme il l'avait certainement prévu le dossier de "l'éco-quartier des pommiers n° 2". Nous allons donc nous charger de publier des informations complémentaires ... qui vont forcément plaire à tous nos visiteurs. Dans une première séquence, le maire a présenté Villé dans son ensemble, les problèmes rencontrés : "Il faut tout faire pour éviter que Villé ne devienne une cité dortoir...". Comme si le bourg ne l'était déjà avec le nombre d'actifs qui quittent tous les jours la vallée pour se rendre sur leur lieu de travail. Et j'ajouterai qu'on peut à l'heure actuelle, avec les aménagements de voirie du centre-ville, même s'endormir au volant sans risquer l'accident tant la circulation est compliquée ! Bon, passons ...

C'est sur la deuxième séquence, réservée au nouvel "éco-quartier de la rue des cerisiers" que j'aimerais revenir. L'aménagement d'un lotissement vers la rue de Breitenau est une vieille histoire. En 1970, au moment où moi-même j'ai construit ma maison à Villé, Paul Bastien, maire de Villé de 1965 à 1971, m'avait présenté les plans de ce projet de lotissement, qui finalement s'est concrétisé après 2001. Le but était d'offrir aux jeunes de la vallée des terrains de 5 à 6 ares aménagés, et pouvant être vendus à des prix abordables avec les salaires pratiqués dans la vallée. La municipalité s'est donc lancée dans l'opération en deux tranches, "Les pommiers 1" et "les pommiers 2", ceci pour avancer rapidement sur les terrains déjà acquis par la commune. 29 parcelles faisaient partie de la première tranche, toutes vendues dès leur commercialisation.

Conçue dans le même esprit, la deuxième tranche dont tous les terrains avaient été acquis entretemps grâce à des "subterfuges peu honorables" sur lesquels je ne reviendrai pas (certaines parcelles ont été payées plus chères que d'autres et quelque affairiste a même encaissé une substancielle commission pour servir d'intermédiaire, le tout aux frais du contribuable) devait, selon la délibération du conseil municipal du 13 février 2007, comporter environ 10 lots. Les travaux ont avancé rapidement, malgré les remarques que je n'oubliais de soulever à chaque occasion : ce lotissement se situe sur une ancienne décharge de Villé. En vain, les travaux ont continué jusqu'à ce qu'on s'est rendu compte qu'en creusant un sentier piéton, le bulldozer déterrait des milliers d'ordures, et surtout des bouteilles. Ce qui m'a fait dire que j'étais en accord avec monsieur le maire, Villé se situait bien sur la route du ... vain. Sans fondations, les parcelles auraient-elles toujours été vendables, au prix du surcoût d'un certain enrochage ?

Et voilà, comment sur un ancien dépôt d'ordures, on arrive à imaginer un éco-quartier ! Un comble ! Et ceci avec le concours de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) , et des sociétés "Mercure" et "Eolia" , le tout financé par "le Grand Emprunt de l'Etat" (évoqué au moment du "Grenelle de l'Environnement", est-il encore d'actualité, ou du moins l'enveloppe est-elle encore si importante que prévu ?). Et autre comble ! on imagine un logement collectif au bas du lotissement ! Quel agent immobilier va s'intéresser à un tel terrain ? Il est vrai qu'à une époque, certains ont même signé une pétition contre des logements collectifs en quartier résidentiel ! On me répondra peut-être que là ce sera un quartier ... résiduel. Toujours est-il que selon le maire, la mise à disposition se fera fin 2011. A quel prix ? à voir. Et tout cela, bien sûr, en n'oubliant pas qu'on veut oeuvrer dans la continuité de la première tranche, c'est-à-dire d'offrir des terrains à bon prix aux jeunes villois ou val-de-villois ? Mais en mettant en avant, "le comportement piétonnier des habitants, le vélo, le covoiturage, les déchets verts et les énergies renouvelables"!  Utopie, quand tu nous tiens ! ou, qu'est-ce qu'ils ne feraient pas ces apparentés UMP de la dernière heure pour s'attirer les faveurs de quelques écolos ! Et comme si l'écologie c'était un simple jeu ! 

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Le lotissement terminé, il va falloir tout réaménager pour en faire un éco-quartier ?

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C'est en aménageant ce sentier, qu'on a découvert des milliers de bouteilles. 

On a continué les travaux car Villé est sur la route du ... vain.

  • NB : toutes les affirmations peuvent comme toujours sur ce blog être prouvées par des documents. En l'occurrence, la consultation des registres de PV du conseil municipal et des budgets sont à eux seuls édifiants. 
30 mai 2011

"No pasaran" à Barr le 11 juin !

juslib_bleuLe collectif "Justice et Liberté", comité de vigilance contre l'extrême-droite et pour le respect de l'Etat de droit, invite "ses membres, sympathisants et tous les démocrates antifascistes" à se rendre samedi, 11 juin à 20 h, à la gare de Barr pour dire "Non à la marche aux flambeaux de Jeune Alsace, groupuscule néo-nazi". "Jeune Alsace", dont l'actuel président est un haut-rhinois du nom de Bryan Kemps qui siège aussi au bureau d'Alsace-d'Abord, (ses deux prédécesseurs ont en effet rejoint le FN - voir ci-dessous - où il n'est pas sûr qu'ils soient les bienvenus pour Marine ou même le responsable départemental Cotelle), compte en effet organiser une marche aux flambeaux le même jour au même endroit, pour fêter "la commémoration de la Constitution Alsacienne" de 1911", pour se rendre au château du Birkenfels où sera organisée une soirée aux chandelles avec barbecue et concert (affiches ci-dessous) !

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13 avril 2011

Ce blog est-il utile ?

Une question à poser ? En effet, à entendre certains, il serait plutôt, inutile, voire dangereux (pour qui ?) Nombreux élus disent qu'ils ne le consultent jamais, pourtant ils en connaissent toutes les nouveautés ! Comprenne qui pourra !

En tous cas, voici un e-mail reçu ce jour :

Avenir de notre école

ChapelledesBois050Bonjour,

Depuis mi-décembre, nous avons engagé un certain nombre d'actions (parents et conseillers municipaux), pour empêcher la fermeture d'une classe dans notre village de 286 habitants. Nos effectifs sont en hausse, mais l'éducation nationale ne veut rien savoir. L'annonce est tombée jeudi, l'Inspection Académique ferme une des deux classes.

Votre site nous a vraiment aidés, dans la motivation à défendre jusqu'au bout cette école. Ce soir, en réunion de Conseil Municipal, nous allons en reparler, nous sommes en ZRR et nous envisageons, comme Luz Saint Sauveur, d'aller en justice.

Merci encore pour toutes ces infos.

Elisabeth GREUSARD
Conseillère municipale de Chapelle-des-Bois (Doubs).

4 mai 2011

Albé, village viticole

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Albé vient de se rappeler au bon souvenir des amateurs de bon vin en plaçant à l'entrée du village une magnifique statue de vigneron en grès (bien que le vignoble d'Albé soit réputé par sa culture sur le schiste). Mais tailler dans le schiste ne donne pas de résultat probant. Et nous n'allons surtout pas dire que Albé est le seul village du Val de Villé à bénéficier de l'appellation AOC, car cela finirait de fâcher définitivement avec ce blog un autre maire (celui du chef-lieu) qui revendique lui aussi quelques arpents d'AOC sur son ban communal, et le titre de bourg situé "sur la route du vin" ! Et puis, n'oublions pas que Villé possède une ancienne décharge de vieilles bouteilles "3 étoiles" ayant contenu en leur temps du vin rouge d'Algérie, qui pourrait aussi donner droit à cette qualification. Mais nous reviendrons ultérieurement sur ce sujet et sur la destination de cette ancienne décharge qui n'a pas fini d'alimenter la polémique. Pour le moment, félicitons tous ceux qui produisent du vin d'Albé, village de montagne, et tous ceux qui participent à sa promotion. 

25 février 2011

Communiqué de la section PS du Val de Villé

ps_logo"La section du Parti Socialiste de la vallée de Villé a le regret, suite au désistement précipité de son candidat aux élections cantonales de mars 2011, de n'avoir pu le remplacer sérieusement dans les délais impartis.

Néanmoins en ce qui concerne ces élections, le PS de la vallée de Villé rappelle à l'attention des électeurs de gauche que lors des dernières cantonales de 2004 l'actuel candidat Europe-Ecologie-Les Verts avait appelé à voter pour le candidat de la droite au deuxième tour, contre le candidat du Parti Socialiste.

De ce fait, et pour ce qui nous concerne, il ne bénéficie pas de notre soutien."

24 février 2011

Histoire de chemise, de route et de stratégie politicienne ?

dscn6984_dqk8rLa liste des candidats aux cantonales vient de paraître : un candidat dit "indépendant" mais soutenu par l'UMP et donc dépendant de l'UMP, une candidate "sans étiquette" se disant centriste, un candidat d'EELV (raccourci pour Europe-Ecologie-Les-Verts) et un candidat du Front National. Selon la presse, le candidat EELV, Claude Ledergerber, serait soutenu par le PS. La même presse relevait aux élections cantonales de 2004, alors que j'étais candidat du PS au deuxième tour face au candidat UMP René Haag : "J'estime (-) que M. Haag a un souci plus grand pour l'environnement que M. Boehler, qui n'a de vert que sa chemise...". Bref, un appel même pas déguisé à voter UMP. De vert que la chemise, M. Ledergerber, visiblement très peu au courant des affaires de la vallée, oubliait qu'en 1972 j'étais des membres de l'association "Vie et Vallée" qui dénonçait les recherches d'uranium dans le Val de Villé, que le premier marché biologique de la vallée se tenait dans mon garage mis à disposition bénévolement. En réalité, M. Ledergerber s'est présenté en "sous-marin" de quelques écologistes soi-disant "Verts", en réalité non encartés, qui ne souffraient pas que j'ai obtenu le soutien des Verts départementaux, car l'élection d'un socialiste leur aurait barré la route pour longtemps dans leur volonté oligarchique d'occuper tous les postes. Pure stratégie politicienne ! En fait, le seul différend qu'ils trouvaient à me reprocher, était mon militantisme pour obtenir un axe routier est-ouest comprenant le contournement de Châtenois, le tronçon Val-de-Villé - Lièpvre, le doublement du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines, axe qui aurait permis le développement économique de tout le Centre-Alsace. Il est évident que l'absence de volonté politique de la majorité des élus UMP était pour eux une meilleure garantie que de remuants militants de gauche. M. Ledergerber, qui se bat uniquement contre les centrales nucléaires et pour les éoliennes (dont aucune installation n'est techniquement possible dans le Val de Villé) n'avait et n'a toujours pas de propositions cohérentes concernant le développement économique, social ou même culturel du canton. Je lis aujourd'hui dans la presse que ce candidat aurait le soutien du PS. En tous cas, il n'a pas mon soutien et je ne voterai pas pour lui, ne serait-ce que parce-que c'est avec des politiques sectaires comme la sienne que la RN 59 c'est 85 morts en un quart de siècle, tout en préservant quelques crapauds et papillons ! Tous les usagers, qui quittent la vallée tous les matins pour y revenir tous les soirs, qui passent des heures dans le bouchon de Châtenois, se rappelleront de lui le jour du scrutin.  Ce candidat n'a d'ailleurs de "rose" que sa chemise que les salariés de Signal-Lux, Egelhof ou autres, n'ont jamais vue lors des mouvements sociaux pour la défense de l'emploi dans la vallée ! 

27 février 2011

Sondage au Bade-Würtemberg

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Voici le dernier sondage avant les Landtagswahlen du 27 mars dans le Bade-Würtemberg. La gauche est majoritaire, mais va-t-elle pour autant pouvoir gouverner le Land, ce qui y représenterait pour la première fois l'alternance.

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Un autre sondage commandité par la Stuttgarter Zeitung donne :

SPD : 23% - die Grüne : 22% - die Linke : 4% - CDU : 40% - FDP : 6%

20 février 2011

Le contre-modèle suédois ou l'extension des écoles privées

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La Suède est souvent citée en exemple. Voici un dossier réalisé par les militants de la Fédération du PS des français à l'étranger :

En Suède, c´est sur le budget des communes que repose le financement de l´ensemble des établissements publics d´enseignement hors universités : jardins d´enfants, écoles primaires et collèges, lycées, établissements publics pour handicapés et écoles pour adultes. 

Le système éducatif est décentralisé en Suède depuis 1994, les communes ayant des compétences étendues : il existe 290 communes en Suède qui ont en réalité un périmètre d´action semblable à celui des communautés d´agglomération en France. 

En 2008, les coûts liés au financement de l´école de base représentaient 13,4% du budget des communes et couvraient les salaires des professeurs, l´achat ou la location de locaux, la fourniture du matériel pédagogique et le service de restauration scolaire. 

Ces coûts sont variables d´une commune à l´autre, c´est la raison pour laquelle un système de péréquation a été mis en place en 2005 permettant de transférer de l´argent des communes les plus riches vers les communes les plus pauvres. Néanmoins, ce système de péréquation ne compense que partiellement les inégalités entre communes. Dans ce contexte, le développement des écoles privées affecte les finances communales car les communes perdent certaines aides de l´État.


La distinction public / privé n´a pas le même sens qu´en France, car en Suède les écoles sont gratuites. Nous avons en réalité trois profils d´écoles privées en Suède : les établissements indépendants qui n´imposent pas de frais de scolarité, les écoles religieuses et les écoles liées à une entreprise qui réalise des bénéfices. C´est le développement de ce troisième type d´établissements qui inquiète certains responsables politiques de gauche, dans la mesure où l´école est dépendante du marché avec un impact direct sur la définition des matières mises à l´étude pour les élèves. Nul doute que la décentralisation du système éducatif a entraîné la privatisation d´un certain nombre d´établissements qui demeurent liés à des fondations ou à des entreprises. 

Royal_institute_of_technology_Sweden_20050616La Suède comptait 359 établissements indépendants en 2007 contre 82 en 1997.

    Par exemple, la société d´enseignement indépendant John Bauer Organization, rachetée récemment par le groupe d´investissement danois Axcel, gère des écoles dans plus de 29 communes et touche environ 10 000 élèves. Cette société gère 28 lycées et réalise en 2009 un chiffre d´affaires de 100 millions d´euros.
    Kunskapsskolan gère 23 collèges et 10 lycées : entre le 1er juillet 2008 et le 30 juillet 2009, le chiffre d´affaires de cette entreprise s´est élevé à 74 millions d´euros avec plus de 4,5 millions d´euros de bénéfices.
    Pysslingen a sous sa responsabilité 60 jardins d´enfants et 21 écoles primaires et collèges pour un chiffre d´affaires de 82,9 millions d´euros et des bénéfices de 1,6 millions d´euros.
    Academia a en charge plus de 45 000 élèves et possède plus de 100 écoles ; elle a dégagé un bénéfice de 14,5 millions d´euros en 2009.

Kunskapsskolan et Academia investissent à l´étranger et ont ouvert des écoles au Royaume-Uni et aux États-Unis. Les programmes pédagogiques de ces établissements doivent néanmoins se conformer aux curriculae de l´agence nationale de l´éducation suédoise.

Toutes les écoles libres ne sont pas forcément à condamner, mais nous ne pouvons tolérer le fait que l´éducation passe sous la coupe du marché avec l´apparition des holdings éducatifs. L´éducation à la suédoise serait-elle soudainement devenue un modèle néolibéral ? Il importe néanmoins de rappeler que dans ce système, la gratuité des frais de scolarité est quasiment intacte pour les élèves.

29 janvier 2011

Poncelet contesté

35La campagne des cantonales attise le débat sur la succession de Christian Poncelet… Sauf qu’à 83 ans l’élu, depuis 1963, s’accroche à son fauteuil. Et ses opposants les plus farouches viennent de sa propre majorité.

Les amabilités ne sont plus de saison dans les Vosges. Singulièrement dégradé depuis quelques années, le climat entre Christian Poncelet et les députés UMP du département est carrément glacial. Tout sépare désormais le premier des seconds emmenés par le Néocastrien Jean-Jacques Gaultier.

Lequel souffle un vent de fronde pour accélérer la succession politique de l’octogénaire. « J’ai appelé un renouvellement à la tête de la majorité départementale, on ne veut pas ici d’un scénario à la Jean-Marie Rausch », confirme l’élu tout en précisant ne pas agir pour son propre compte. « Comme conseiller général de Neufchâteau (non renouvelable cette fois-ci) je fais campagne pour la désignation à la présidence de Philippe Faivre, conseiller général de Plombières-les-Bains ». Un message reçu cinq sur cinq par cet ancien notaire, conseiller général depuis 1992 et vice-président du Département, qui acte la suggestion : « Je serai candidat si nous conservons la majorité après les élections », tranche celui qui, à 62 ans, soulève en retour la hargne du vieux lion. Lequel dégaine aussi sec la sulfateuse et arrose « ces petits jeunes pressés et ambitieux », accusés de convoiter son scalp.

« L’arbitraire »

Sur le papier, l’ex-président du Sénat n’a rien à craindre de cette consultation. Du strict point de vue des équilibres gauche-droite, le Département ne peut basculer. Pour l’emporter, il faudrait à la gauche rafler 13 cantons des 15 renouvelables (sur 31 conseillers généraux). Mais le danger est ailleurs. Le feu couve depuis des mois à l’intérieur de la fédération UMP. Le 9 novembre, son vieux rival François Vannson lui a chipé la présidence avec 136 voix sur 138. La chute de la maison Poncelet est, semble-t-il, engagée. Rien ne dit pour l’heure que les cantonales achèveront de la précipiter. Reste qu’il lui sera bien difficile de contenir ce que d’aucuns nomment désormais « la révolution des jonquilles », en clin d’œil à l’actualité tunisienne.

« Rien à prouver »

Nombreux sont ceux bien décidés à aller jusqu’au bout de ce bras de fer. Outre les députés UMP François Vannson, Gérard Cherpion, Jean-Jacques Gaultier et la députée européenne Véronique Mathieu l’exaspération gagne sept autres conseillers généraux de la majorité départementale. S’ils se confondent en remerciements expédiés envers celui qui conduit depuis 35 ans les affaires du département, c’est pour mieux lui savonner la planche, pressés de le déposer. « A 83 ans, il n’a plus rien à prouver », attaque Jean-Jacques Gaultier soucieux de tirer un trait sur « le culte du secret » et de « l’arbitraire ». Si le député veut tourner la page « sans la déchirer », c’est pour en finir avec « l’usure » et « la coupure » qu’il perçoit entre le sommet de l’exécutif et la population. Sauf que l’intéressé, lui, n’a pas encore dit son dernier mot et réserve à ses détracteurs un chien de sa chienne(-). Non renouvelable, son mandat court jusqu’en 2014. Il aura alors 86 ans. Quand on aime…

Xavier BROUET

(Article trouvé dans "Le Républicain lorrain" du 26/1/2011)

21 février 2011

Le SPD obtient la majorité absolue aux élections de Hambourg

Aux élections au "Landtag" de Hambourg, le SPD touche à la majorité absolue en voix et obtient cette majorité absolue en sièges. Le CDU, qui gouvernait le Land avec la FDP (coalition noir-jaune), après que les Grüne se soient retirés de l'alliance en novembre dernier, subit un de ses plus sérieux revers qui va certainement inquiéter un  peu plus la chancelière Angela Merkel, qui avait déjà subi un sérieux revers en 2010 en Rhénanie du Nord - Westphalie. Le 27 mars, les élections auront lieu dans le Land de Bade-Würtemberg, et là aussi le risque existe pour la coalition noir-jaune de perdre la majorité. 2011 est d'ailleurs l'année de tous les dangers pour la droite allemande avec des élections dans le Rheinland-Pfalz, en Saxe, en Brême, en Poméranie-Meckenbourg et à Berlin. Le désaveu de la politique d'austérité risque fort d'alourdir la facture électorale pour la coalition au pouvoir. Une facture que Nicolas Sarkozy risque fort de payer en 2012, la même politique entraînant les mêmes effets. La répartition des sièges dans le nouveau parlement de la capitale de la Hanse est le suivant (121 sièges à pourvoir au total) : SPD : 63 sièges (+ 18) - CDU : 27 sièges (- 29) - Die Grüne : 14 (+ 2) - die Linke : 9 (+ 1) - FDP : 8 (0).

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22 janvier 2011

Fête de la neige au Champ du Feu

Demain, 23 janvier aura lieu la Fête de la Neige au Champ du Feu. Elle est organisée par l'association des commerçants et acteurs du Champ du Feu, avec le concours des communes de Bellefosse, Belmont, le Hohwald, Breitenbach et le conseil général.

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Programme complet : http://www.lechampdufeu.com/images/pdf/fete-neige-A4.pdf

Un regret cependant : alors que l'accès par une navette est mis en place à partir de la Vallée de la Bruche notamment, rien n'est prévu à partir du Val de Villé. Mais enfin, cette absence n'est qu'à la mesure de la publicité faite dans le Centre-Alsace, où seule une minuscule banderole à l'entrée de Breitenbach annonce cette fête. Mais peut-être le Conseil Général n'a-t-il pas prévu de déneiger ce versant du massif, et la maréchaussée ne verbalisera-t-elle pas les automobilistes non munis d'équipements spéciaux ! Ou une fois de plus, les habitants du Val de Villé et du Centre-Alsace sont-ils les laissés pour comptes ?

17 février 2011

Grève en vue dans la presse

aid_119838_0L'intersyndicale des Dernières Nouvelles d'Alsace a lancé mercredi un appel à la grève pour vendredi, pour protester contre "la dégradation des conditions de travail" au sein du quotidien depuis sa prise de contrôle par le Crédit Mutuel. Le quotidien pourrait ne pas paraître samedi car l'appel concerne toutes les catégories du personnel, a-t-elle précisé. Cette grève entre dans le cadre d'un mouvement national au sein de la PQN et la PQR. Mais l'intersyndicale SNJ-CGT-CFDT des DNA entend également protester "contre la restructuration en marche, avec une mutualisation inter-titres imposée au bureau parisien des DNA; contre le non-remplacement des partants et la précarisation considérable de l'emploi (et) contre la dégradation des conditions de travail dans tous les services de la rédaction", selon un communiqué du SNJ. La direction veut ainsi "mutualiser (le bureau parisien) avec trois journalistes de trois titres différents qui travailleraient dans les locaux d'une banque pour l'ensemble des titres", a indiqué Laurence Rey, déléguée du SNJ, majoritaire aux DNA.  "Cette décision va à l'encontre du droit du travail, du respect des titres et de l'indépendance des rédactions", a-t-elle ajouté, estimant que le Crédit Mutuel envoie "un signal social extrêmement négatif". Le "gros malaise" au sein de la rédaction est également provoqué par le "transfert de charge de travail induite" par un nouveau logiciel du groupe, selon elle. La direction n'était pas joignable mercredi en milieu de journée. Le pôle presse du Crédit Mutuel rassemble L'Alsace, le Républicain Lorrain, le Progrès, le Dauphiné Libéré, le Bien Public, le Journal de Saône-et-Loire et le groupe L'Est Républicain (Est Républicain, Vosges Matin, DNA), ce qui en fait le premier groupe européen pour la presse quotidienne, selon son président Michel Lucas. (communiqué de l'AFP)

19 janvier 2011

Deutsches Elsass

66EquipeEn 1966, le Racing-Club de Strasbourg gagnait la Coupe de France en battant 1-0 l'équipe de Nantes. Et un journaliste sportif de l'époque écrivait : "La coupe de France est partie en Allemagne !" Toute l'Alsace avait marqué son indignation. Quarante-cinq ans plus tard, un petit président de la grande république vient souhaiter les meilleurs voeux aux agriculteurs alsaciens et se félicite d'avoir pu venir les saluer en ... Allemagne. Lapsus vite repris, mais le mal était fait. Toute l'assemblée a bien ri, on a même entendu des sifflets bien mérités. Et la rumeur rapporte qu'on aurait même entendu un cinglant : "Geh heim, du blöder Hammel !" l'équivalent germanique dans le monde des éleveurs ovins du célèbre : "Casse-toi pov' con".


 

27 janvier 2011

Péages : + 2,24 % ! Et le tunnel ?

37564335A partir du 1er février, mauvaise nouvelle pour les usagers. Les péages d'autoroutes augmentent de 2,24 %. Alors même que les sociétés d'autoroutes sont largement bénéficiaires ! Où se situent alors les raisons de cette augmentation ? Selon l'association professionnelle des autoroutes et ouvrages routiers, les raisons sont multiples :

- L'augmentation a été convenue à 1,92 % par les règles fixées aux Contrats de Plan Etat-Région ! Nos élus nationaux, régionaux et départementaux n'y sont donc pas étrangers ! Et qu'ils viennent surtout pas nous dire lors des prochaines campagnes électorales qu'ils n'étaient pas au courant !

- Les 0,32 % qui s'y rajoutent représentent 2/3 de la compensation de la TAT (taxe d'aménagement du territoire) ont été décidés par l'Etat pour financer les lignes de chemin de fer déficitaires. Autrement dit, l'automobiliste paye pour la mauvaise gestion liée à la privatisation de la SNCF ! C'est un comble !

Enfin, nous nous posons une question : alors que les élus de l'AMV (Association des Elus du Massif Vosgien) ont été reçus par la ministre des transports, de l'écologie et du développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet, pour exprimer leur souhait de voir baisser le prix du péage du tunnel, celui-ci fait-il ou non partie du lot des augmentations ? en plein dans un hiver rude, avec des cols impraticables, voilà qui serait d'un cynisme qui aurait du mal à passer auprès des usagers. Nous aurons la réponse bientôt !

25 janvier 2011

Nadine Morano ne veut pas la publication de sa photo

nadine«  J’exerce mon droit à l’image. Plus jamais vous ne me prendrez en photo, c’est fini », s’énerve Nadine Morano. Samedi après-midi, dans une des salles de l’espace Montrichard à Pont-à-Mousson, tous les regards convergent vers la secrétaire départementale de l’UMP 54 et ministre de l’Apprentissage, venue dévoiler avec sa famille politique les investitures pour les cantonales. En face de la ministre excitée, un reporter photographe d’un quotidien local. La cause de la colère non contenue de la ministre ? La parution, le jour même, d’une photo la représentant lors de sa cérémonie de vœux à Toul. Nadine Morano n’aime pas l’image publiée. Surtout, chuchotent des mauvaises langues en coulisses, la présence discrète d’un double menton. Au bout de trois quarts d’heure de conférence de presse, l’adrénaline n’est toujours pas retombée car au moment de la photo finale, la secrétaire départementale s’autoproclame photographe en chef. Elle orchestre le placement des différents protagonistes pour le cliché de groupe avant de lancer au photographe un sonore «  vous pouvez y aller ». Puis Nadine Morano interdit aux rares candidats UMP présents de se faire tirer le portrait de façon individuelle. Deux courageux passent outre. Un motif d’exclusion ? (article paru dans "Le Républicain Lorrain" du 24/1/11)

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Seule photo autorisée de Nadine Morano,

sous réserve qu'on ne lui parle pas en verlan,

comme elle l'a elle-même demandé

aux femmes qui portent la burqa.

4 janvier 2011

Les nouveaux rideaux de fer

39549993_p_590_450Le Mur de Berlin, qui devait empêcher les Allemands de l'Est de passer à l'ouest, est tombé en 1989, alors que le Rideau de Fer s'était ouvert quelques mois plus tôt au niveau de la Hongrie. Les murs édifiés par les hommes ont rarement été efficaces : même la Muraille de Chine n'a pas empêché les invasions mongoles, le "limes romain" a au contraire marqué la décadence et la chute de l'Empire Romain. Nos contemporains n'ont cependant pas retenu la leçon : le "mur" qui sépare Israel de la bande de Gaza n'empêche pas les attentats suicides. Au contraire, il attise la haine sans laisser poindre à l'horizon le moindre effort de paix et de réconciliation. La ligne de barbelés de 1078 km à la frontière du Mexique et des Etats-Unis, érigée en 2006, n'empêche rien, surtout pas le passage de clandestins, encore moins les trafics mafieux de la drogue. Et voici que la Grèce, membre de la Communauté Européenne, vient de décider de fermer sa frontière avec la Turquie,  qui aspire à y entrer (dans l'Europe). Une frontière longue de 206 km, renforcée par une immense ligne de grillages et de barbelés! "Nous ne pouvons plus accueillir de réfugiés, nos possibilités sont épuisées !" affirme Christos Papoutsis, le ministre grec de la protection civile. "la Turquie ne donne pas de garanties suffisantes pour arrêter le passage de réfugiés clandestins venus d'Afrique et d'Asie." Il estime à 200 à 250 le passage nocturne de clandestins. L'on oublie aussi que ces "réfugiés" sont souvent les "laissés pour comptes" de la civilisation occidentale qui a exploité très longtemps les matières premières à son seul profit, tout comme lors des deux grands conflits du vingtième siècle ils ont fourni "la chair à canon" des armées européennes. Et s'ils viennent vers nous, n'est-ce pas en désespoir de cause pour obtenir un peu de ce qui leur devrait être dû ? Quant à "l'Europe des barbelés" est-ce bien celle que nous voulons ?

29 décembre 2010

Loi LOPPSI 2

La loi LOPPSI qui vient d'être votée par l'Assemblée Nationale la veille de Noël est un "fourre-tout d'amendements" mais qui vise surtout la population nomade et les Roms (campements en caravanes, tipis, yourtes, etc...) et donne pouvoir aux préfets de démolir et d'expulser sans en référer à un  juge. Elle devra cependant encore être votée dans les mêmes termes en deuxième lecture au Sénat. Puis promulguée par le Président de la République, et suivie de décrets d'application. Mais n'en doutons pas, pour permettre à Monsieur Brice Hortefeux de "faire du chiffre" les sénateurs UMP voteront sans broncher. Peut-être intégreront-ils même au texte les igloos et les tentes de scouts!

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Question à quelques élus UMP qui ont voté la loi : "Qu'est-ce qui vous fait peur dans le nomadisme ?" et leurs réponses... gênées.

 

27 décembre 2010

Disparition inquiétante à Villé

468539771_smallCela fait un certain temps déjà que le site municipal de Villé à disparu du web. Il est vrai que sa gestion laissait à désirer depuis belle lurette. Le dernier compte-rendu de conseil municipal qui y avait paru datait du mois de juin. Le bulletin municipal paraissait en version "sans images". Certains évènements de la vie du bourg n'y étaient plus évoqués qu'à retardement ou pas du tout. Et maintenant, depuis plus d'un mois, plus rien... Même le bulletin municipal, version papier, n'indique rien à ce sujet. Le site www.ville67.fr, mondialement classé en 16.130.469ème position, avec 180 visites mensuelles, aurait disparu de façon très inquiétante, en même temps que son webmaster? Selon la rumeur, peu de citoyens sont enclins à verser une larme. Un bon site est pourtant un bon moyen de communication entre la municipalité et les citoyens ... à condition qu'il soit sérieux dans sa tenue et fiable. J'ai donc retiré le lien devenu inutile sur mon blog. Pour assurer un service minimum (à la manière de tous les briseurs de grève) et pallier à cette incroyable défaillance, vous pourrez consulter la grande page de l'annuaire des mairie consacrée à la mairie de Villé : 

http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-ville-67.html

Elle remplacera aussi le site dans la rubrique des sites municipaux (colonne de gauche). A défaut de grives, il faudra bien se contenter de merles. Comme pour feu le site municipal, nous déclinons toute responsabilité dans les erreurs qui s'y seraient glissées.

23 décembre 2010

Un oignon tout frais

oignonLors des prochaines élections législatives, notre "plus belle vallée du monde" sera rattachée à la circonscription électorale de Sélestat. Notre "petite politique politicienne" se fera alors non plus dans le lointain Molsheim, mais bien dans la capitale humaniste (enfin, il paraît) du Centre-Alsace. Et l'UMP a déjà pris les devants, et c'est ainsi que c'est le "mandarin du Ried", tout à la fois député, vice-président du Conseil Régional, président de l'ADAC, qui a "boosté" le maire de Villé, 5ème vice-président  et "roue de secours" de la "charrette comcom", pour se présenter aux Régionales en position bouche-trou non-éligible sur la liste UMP en vue des cantonales 2011. Mais l'UMP, s'étant pris les pieds dans le tapis, a désigné un autre candidat, qui lui, s'est pris les pieds dans le tapis UMP indépendant-apolitique-sans-étiquette. Toujours est-il que, si le rattachement du Val de Villé est logique, attendu depuis un demi-siècle, il en découle que nous devons forcément nous intéresser aux affaires sélestadiennes. Aussi nous vous présentons ici en avant-première (avec un grand merci au sympathique et généreux donateur) "L'oignon libre n° 7", bulletin de l'opposition municipale sélestadienne que tous les habitants de Sélestat vont recevoir dans leur boîte aux lettres dans les jours à venir ! Un vrai "cadeau de Noël" pour certains.

21 décembre 2010

Le chauffage au bois

Par ces temps d'hiver rigoureux et précoce, il est intéressant de savoir comment chauffer au bois. Pour cela, consultez le site très intéressant de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) à ce sujet (le lien se trouve aussi dans la colonne de gauche, rubrique "Divers" : 

http://www.ademe.fr/particuliers/Fiches/chauffage_bois/index.htm

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De la forêt au foyer, le bois "chauffe" plusieurs fois.

16 décembre 2010

Du lait à l'école

du_lait_a_lecole_pour_les_ptits_amis_de_mendes_france_lait_Le 18 juin 1954, le Président du Conseil Pierre Mendès-France, effaré par la consommation d’alcool des Français, s'est adressé aux enfants, ses "p'tits amis", pour leur annoncer qu'il leur sera désormais offert quotidiennement, à l'école, un verre de lait et du sucre : "Buvez du lait !", recommandait-il, pour être "studieux, solides, forts et vigoureux". Cette mesure, qui n'est plus appliquée depuis bien longtemps, vient d'arriver chez nos jumelés d'Elzach, au Pays de Bade. Les écoliers des deux écoles, la Heinrich-Hansjacob-Schule et la Neunlindenschule, peuvent obtenir à la grande récréation du matin des produits laitiers frais. Ils peuvent aussi goûter du lait crû en accompagnement de bretzels ou de croissants. Les enseignants en ont informé les parents par courrier pour leur expliquer que les enfants ont besoin de nourriture saine. L'idée avait été lancée par l'association "Schulmich für alle e.V." Comme quoi les bonnes idées ne se perdent jamais. Une différence avec l'action de Pierre Mendès-France pourtant : les élèves d'Elzach paient leur bol de lait alors qu'en 1954, le gouvernement français offrait le lait et le sucre gratuitement dans toutes les écoles primaires.

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7 novembre 2010

Un avis sur l'avenir de la raffinerie de Reichstett

A la demande de Francis Hammer, nous publions l'article ci-dessous paru dans les DNA du 4 novembre 2010 :

Francis Alexis Hammer, secrétaire de la section socialiste du canton de Mundolsheim, apporte sa contribution au débat ouvert dans ces colonnes sur le devenir de la raffinerie de Reichstett.

_101025_donges_afpL'annonce de la fermeture de la raffinerie de Reichstett par Petroplus Holding AG son actuel propriétaire, si elle a pu en étonner plus d'un, n'aura guère surpris les salariés de ce site industriel, déjà au fait de la fragilité de leur situation depuis ce jour de janvier 2007 où le groupe anglo-néerlandais Shell, alors propriétaire, annonçait sa volonté de vendre ses trois sites français, dont celui de la raffinerie bas-rhinoise. 

A l'époque, les salariés craignaient que le site ne soit cédé à un fonds d'investissement. « On ne veut pas d'un coup financier », expliquait Jean-Marc Bildstein, délégué central CFDT, ajoutant qu'« il faut un industriel possédant une stratégie à long terme pour garantir notre pérennité ».

Pour autant, si les assurances données par Petroplus, lors de l'acquisition en 2008 du site de Reichstett, pouvaient calmer certaines appréhensions, on est aujourd'hui en droit de s'interroger sur la logique de ce groupe, qui depuis cette date n'en finit pas avec sa politique d'achats/ventes de raffineries en mal de devenir. Une politique dont on se demande si elle est bien dans le droit-fil de son principal actionnaire, la société d'investissement Carlyle, qui en 2007 avait fait la une des médias lors de sa revente à l'État des bâtiments de l'imprimerie nationale pour plus de 376 millions (pour mémoire, ces mêmes bâtiments avaient été vendus en 2003 pour 87 millions par l'État à la société Carlyle !).

A cette interrogation, comment ne pas ajouter celle concernant PBF Energy Company LLC, le véhicule d'investissement de Petroplus HAG finalisant il y a peu le rachat à Valero Energy Corporation de la raffinerie de Delaware City dans l'état du Delaware USA ?

Argument de la « surproduction » difficilement soutenable

Comment ignorer aussi les propos de Jean-Paul Vettier, PDG de Petroplus, quand celui-ci estime « impossible » l'investissement de 220 millions de dollars nécessaires pour « effacer structurellement les handicaps de Reichstett », là où son groupe annonçait au printemps dernier d'importants travaux de rénovation sur le site de sa dernière acquisition, et cela pour une somme équivalente !

De fait, la complexité du secteur du raffinage, sa faible médiatisation, les positions exprimées à chaque fermeture de site, ont de quoi rendre perplexe quant à la réalité de la situation.  Pour les pétroliers, les faibles marges réalisées, mais aussi le manque de visibilité du secteur doivent expliquer le sous-investissement et leur volonté d'adapter la production hexagonale à la baisse de la demande. 

Pour certains syndicats et experts, l'argument avancé d'une surproduction est difficilement soutenable, sauf à vouloir entretenir un écran de fumée au service d'une politique de désengagement au profit d'horizons plus prometteurs. La surcapacité de raffinage annoncée par les pétroliers ne devrait en effet pas occulter cette autre réalité d'un pays, qui, depuis les années 1990, a vu sa consommation de diesel plus que doubler là où celle de l'essence chutait de 16 à 9 millions de tonnes.

Parallèlement, la production n'a pas suivi ce retournement de la demande, ce qui aujourd'hui amène notre pays à importer à grands frais le diesel qu'elle ne produit pas suffisamment sur son sol. Sans vouloir prendre les effets pour la cause, ces syndicats pointent également l'attitude des pouvoirs publics qui ont grandement contribué à cet état de fait par leur politique fiscale en faveur du diesel. 
Autant dire que ce contentieux a été au cœur du sujet lors de la table ronde organisée avril dernier par le ministre d'État Jean-Louis Borloo et Christian Estrosi, ministre de l'industrie, avec les syndicats et les pétroliers.

Témoins d'une tradition pétrolière

A l'issue de cette rencontre, il avait été décidé de constituer 3 groupes de travail chargés respectivement : de la compétitivité nationale du raffinage, des enjeux de l'équilibre entre production et consommation et de la conclusion à apporter face aux exigences de l'économie verte telle qu'elle s'énonce dans les attendus du Grenelle de l'environnement. Il se trouve que ces groupes de travail devaient rendre leur copie au plus tard à la fin de ce mois.

Il est donc à souhaiter pour l'avenir du raffinage en France que les discussions amorcées au printemps puissent avoir également des retombées favorables au niveau du site de Reichstett, qui aujourd'hui, après la disparition de la raffinerie de Herrlisheim et de l'Ecole nationale des pétroles de Strasbourg, demeure l'unique témoin (avec le port aux pétroles de Strasbourg) d'une tradition pétrolière, celle d'une époque où en 1740 débutait dans la campagne de Pechelbronn, l'une des premières exploitations de pétrole du monde.

Dans l'immédiat, la section cantonale de Mundolsheim soutient sans réserve la nécessité d'englober l'avenir du site de la raffinerie de Reichstett dans des perspectives globales qui assurent sa pérennité industrielle. Il ne faudrait pas, en effet, reproduire ce à quoi nous venons d'assister avec une réforme des retraites bouclée en un temps record, plus pour des considérations politiques de court terme que pour des ambitions faisant état d'un financement programmé au long cours !

Il y a dans notre pays de la place pour une véritable industrie pétrolière, à la fois vitale pour notre économie et stratégiquement incontournable pour les besoins de la défense nationale.

La négociation a toujours été la mère des initiatives bien comprises. Faisons en sorte qu'elle puisse se dérouler, à Reichstett comme ailleurs, sans contrainte, et avec en point de mire l'intérêt de garder une politique industrielle pourvoyeuse d'emplois et de salaires et donc de redistributions sociales.

Francis Alexis HAMMER

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