Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

Publicité
23 octobre 2022

Comme à Villé ...

De faux auto-entrepreneurs tentent d'arnaquer des personnes âgées à Saint-Pierre-du-Mont

Sur sa page Facebook, la mairie de Saint-Pierre-du-Mont (Landes) appelle ses habitants à la prudence, après avoir reçu des signalements de démarchages abusifs sur la commune. De faux auto-entrepreneurs proposent de nettoyer l'extérieur des maisons. Deux personnes se sont déjà fait arnaquer.

arnaque

Le procédé commence à être connu : comme tous les ans, au printemps, de faux auto-entrepreneurs se rendent chez des personnes âgées ou des personnes seules. En ce moment, les arnaqueurs proposent de nettoyer la toiture et l'extérieur des maisons. Ils demandent de payer la réalisation des travaux à l'avance, un acompte de 30 % du montant. Sauf que les chèques sont encaissés sans que cette fausse entreprise ne revienne, et que les numéros de téléphone fournis sont faux.  

Au moins deux personnes déjà arnaquées

Selon le Délégué à la Cohésion Police Population, au moins deux personnes se sont déjà fait avoir. Une habitante a fait trois chèques d'un montant total de 5.400 euros, avant de se rendre compte de l'arnaque et de faire opposition. En revanche, une autre femme a, elle, versé un acompte de 500 euros en espèces. 

Les arnaqueurs ciblent principalement les personnes seules et les personnes âgées.

Publicité
22 octobre 2022

Des médicaments indiens font des dégâts en Indonésie

Il y a deux semaines, l’OMS émettait une alerte concernant quatre sirops contre la toux et le rhume d’un laboratoire indien potentiellement responsables de la mort d’enfants en Gambie. L’Indonésie connaît à son tour une épidémie d’insuffisance rénale aiguë chez les jeunes enfants, alerte “Koran Tempo”. L’enquête se poursuit.

parac_tamolÀ la date du 18 octobre 2022, 206 cas d’insuffisance rénale aiguë chez les enfants de moins de 5 ans ont été signalés”, rapporte Koran Tempo. Quatre-vingt-dix neuf d’entre eux sont décédés. Un taux de mortalité de 48 % ! Et celui des patients traités à l’hôpital national de référence Cipto Mangunkusumo atteint même 65 %, un taux stupéfiant”, a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé indonésien lors d’une conférence de presse, mercredi 19 octobre.

Ces cas indonésiens surviennent après que la Gambie a signalé la mort d’au moins 66 enfants atteints d’insuffisance rénale aiguë après avoir pris des sirops contenant du paracétamol pour traiter la toux et le rhume, fabriqués par Maiden Pharmaceuticals. Le 5 octobre, l’OMS a dit avoir découvert des niveaux “inacceptables” de diéthylène glycol et d’éthylène glycol dans quatre des sirops de ce laboratoire pharmaceutique indien basée à New Delhi.

Contacté par Koran Tempo, Zullies Ikawati, professeur à la faculté de pharmacie de l’université Gadjah Mada explique que l’éthylène glycol et le diéthylène glycol sont des composés chimiques “couramment utilisés comme matières premières pour l’industrie textile, comme additifs pour la fabrication de peintures, colles liquides, solvants, encres d’imprimerie, encres pour stylos, stabilisants, cosmétiques et antigels. Ils ne doivent pas être utilisés comme solvant pour les aliments ou les médicaments car ils sont toxiques.”

Ruée vers le paracétamol en comprimés

Selon le quotidienles services du ministère de la Santé ont examiné trois échantillons de médicaments consommés par un certain nombre de patients en pédiatrie souffrant de troubles rénaux aigus. “La recherche d’éthylène glycol et de diéthylène glycol a été menée en raison d’une épidémie similaire en Gambie. Mais […] pour déterminer la cause exacte de la flambée du nombre de cas en Indonésie, notre équipe devra encore enquêter plus avant”, a expliqué une des chefs du ministère.

21 octobre 2022

Turquie : une médaille vieille de 1.800 ans

Des archéologues ont mis au jour ce vestige dans l'ancienne ville de Perre, située dans la province d'Adiyaman au sud-est du pays.

turquieC'est un trésor vieux de 1.800 ans qui a été découvert par des archéologues turcs : une médaille militaire de bronze avec une tête de Méduse retrouvée dans l'ancienne ville turque de Perre (appelée aussi Perrhe ou Pirin), dans la province d'Adiyaman. Connue aussi sous le nom de Gorgô dans la mythologie grecque, Medusa était l'une des trois sœurs Gorgones avec Euryale et Sthéno. Mais Medusa était la seule à être mortelle. Et quiconque les regardait était changé en pierre.

Une force contre le mauvais œil

Alors que dans le grec ancien Medusa signifiait "gardien", son visage était très souvent utilisé pour symboliser la protection et son image est similaire au mauvais œil, aujourd'hui utilisé pour repousser les forces négatives. Medusa était aussi utilisée comme une ancienne amulette afin de protéger les gens contre les mauvais esprits. Le fait de transformer les gens en pierre était une de leurs caractéristiques principales pour éloigner le mal.

Les Gorgones, Medusa en particulier, était très souvent représentées sur les armures des empereurs et des généraux, mais également sur les sols faits de mosaïque en Grande-Bretagne, Égypte et sur les murs de Pompéi. Alexandre le Grand en avait une gravée sur son armure également. La légende dit aussi qu'Athéna (déesse de la guerre et de la sagesse) avait placé une Gorgone sur son bouclier afin de faire d'elle une guerrière encore plus redoutable.

Associé à une cérémonie militaire

Athéna a d'ailleurs en quelque sorte popularisé le visage de Medusa en mettant sa tête coupée sur son bouclier, et elle est devenue ensuite un motif populaire sur les armes défensives, rappellent nos confrères. Zeus et d'autres dieux ou déesses avaient utilisé sa tête sur leurs armes dans la mythologie grecque. Des fouilles vont se poursuivre dans la région pour tenter de retrouver des objets similaires.

"La médaille avec tête de Méduse qui a été retrouvée apparaît comme un prix décerné à un soldat pour son succès", a confirmé Mehmet Alkan, directeur du musée Adiyaman. "Il s'agit d'une médaille qu'un soldat porte sur son bouclier pendant une cérémonie militaire. Nous avons trouvé un diplôme militaire vieux de 1.800 ans pendant des fouilles l'an dernier, et nous associons donc la médaille au service militaire", a-t-il ajouté. (selon "GEO")

20 octobre 2022

Déconfiture financière du Ghana

La débâcle de ce pays d’Afrique de l’Ouest, jadis soucieux de s’affranchir de l’aide du Fonds monétaire international, illustre la difficulté d’en finir avec la spirale du surendettement, analyse Marie de Vergès, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

ghana

Il fut un temps où le Ghana collectionnait les qualificatifs les plus flatteurs. On s’émerveillait des performances de ce pays d’Afrique de l’Ouest, stable, démocratique et champion, parmi d’autres, de la croissance sur le continent. Avec l’arrivée au pouvoir du président Nana Akufo-Addo, le 7 janvier 2017, l’économie s’était mise à caracoler à des taux de 6% à 8 % par an. Le chef de l’Etat faisait mouche en appelant à rompre avec « l’image de mendicité de l’Afrique ». Cet ancien avocat au visage rond et jovial affirmait pouvoir sevrer l’ancienne Gold Coast (« Côte d’or ») de l’aide internationale.

Las, l’irruption du Covid-19 a inauguré une ère de désillusions. La croissance a brutalement décéléré et l’argent levé sur les marchés s’est mis à coûter de plus en plus cher. Les difficultés se sont encore aggravées avec les répercussions du conflit russo-ukrainien sur les prix mondiaux de l’alimentation et de l’énergie. L’inflation s’envole, atteignant plus de 37 %, tandis que la monnaie dévisse à toute allure : le cedi a perdu plus de 40 % face au dollar depuis le début de l’année.

Surtout l’endettement, talon d’Achille de l’économie ghanéenne, est monté en flèche. Il représente aujourd’hui près de 80 % du produit intérieur brut. Un fardeau intenable qui a obligé le gouvernement d’Accra à rompre avec sa doctrine : trois ans après s’être affranchi de l’assistance fournie par le Fonds monétaire international, le voilà qui sollicite, pour la dix-septième fois depuis l’indépendance du pays en 1957, un nouveau plan d’aide auprès de l’institution. « Comme un chien vaincu au combat, la queue entre les pattes », résumait le média Joy dans une chronique au ton amer publiée le 5 octobre, à l’occasion d’une visite des équipes du Fonds.

La déconfiture ghanéenne désole autant qu’elle inquiète. D’abord parce que ce pays faisait jusqu’ici figure de modèle dans une région marquée par l’instabilité politique et les risques sécuritaires. Depuis l’instauration du multipartisme il y a trente ans, le Ghana a connu huit élections transparentes et trois alternances pacifiques. Mais la hausse vertigineuse des prix et les mesures prises pour renflouer tant bien que mal les caisses de l’Etat nourrissent le ressentiment vis-à-vis de la classe dirigeante. A mots couverts, certains observateurs redoutent de voir s’y développer un scénario sri-lankais.

Le prix fort

ghana1

Le Ghana est cependant loin d’être seul à ne plus pouvoir boucler ses fins de mois : vingt-deux pays du continent sont surendettés, ou sur le point de basculer. Il faut dire qu’au cours de la pandémie, « l’aide accordée par les institutions multilatérales aux pays les plus pauvres sous la forme de l’initiative de suspension du service de la dette a été dérisoire face à l’ampleur du problème », indique la Banque mondiale dans un récent rapport.

Un aveu en forme de mea culpa ? Sans aucun doute, les pays africains ont payé le prix fort des derniers chocs. Sans en être l’épicentre ni pouvoir compter sur une franche solidarité internationale. Les conséquences sont accablantes : selon la Banque mondiale, l’Afrique subsaharienne concentre désormais 60 % des plus pauvres de la planète – soit près de 390 millions de personnes. Et le Ghana illustre à quel point même les plus dynamiques n’ont pu résister à cet écheveau de crises.

D’autres leçons peuvent être tirées. « Relativement peu de gens se posent la question de savoir pourquoi les dettes africaines reviennent toujours », constate l’économiste togolais Kako Nubukpo dans un ouvrage tout juste paru, Une solution pour l’Afrique (Odile Jacob, 304 pages, 23,90 euros). L’une des clés, insiste-t-il, vient de ce que « l’Afrique ne se décide toujours pas à produire elle-même ce qu’elle consomme », se contentant d’exporter ses ressources naturelles sans les avoir transformées. Ainsi de l’économie ghanéenne, trop dépendante de ses matières premières (cacao, or, pétrole) pour être véritablement robuste et partagée. Œuvrer à un développement endogène – avec ou sans l’aide des bailleurs internationaux – apparaît comme la seule voie vers l’émancipation qu’Accra appelle légitimement de ses vœux.(selon Marie de Vergès, "Le Monde")

ghana2

19 octobre 2022

Invasion d' "artisans" dans la vallée

Histoires véridiques

arnaqueIl y eut quelque temps, un campement de gens du voyage s'était installé sans aucune légalité près du château de Thanvillé. Depuis cette époque, plusieurs groupes d'artisans soi-disant paysagistes, couvreurs, maçons ou peintres selon les circonstances, font du porte-à-porte, proposant leurs services pour couper quelques arbres ou arbustes, nettoyer une gouttière, et que sais-je encore.

Mais là où cela devient de l'arnaque, c'est qu'ils vous découvrent plein de travaux indispensables et urgents selon eux, qu'ils proposent de réaliser dans les jours qui suivent, à coups de milliers d'euros dont une grosse partie à payer d'avance, car ils sont prévoyants pour leur porte-monnaie !

Rien que ces dernières semaines, trois groupes ont sévi dans des quartiers de Villé, à Fouchy, Lalaye, Neubois, Saint-Martin. Ils se disent habiter à Sélestat, Obernai, Barr, Strasbourg ! Laissant leurs cartes de visite, on peut vérifier que toutes ces prétendues domiciliations d'entreprises sont fausses en allant vérifier sur place ! Seules découvertes à ces adresses : des campements de caravanes de gens du voyage !

Recherchant  de façon plus approfondie, ces artisans apparaissent à Fresnes (205 artisans à une même adresse), à Neufchâteau (Vosges) ou Négrepelisse près de Montauban (Tarn-et-Garonne). Bref, ce sont des artistes du passage et de la disparition. Et là aussi se situe l'arnaque, en cas de malfaçon ou de réclamation, le client se retrouve dépourvu de tout recours car il lui est impossible de retrouver son interlocuteur, parti oeuvrer sous d'autres cieux inconnus. Sans compter les travaux payés et mal ou non réalisés !

Ci-dessous : trouvé sur Google à l'adresse indiquée sur certains dépliants distribués dans la vallée.

Num_risation_20220926

Question : L'aire d'accueil des gens du voyage peut-il être un siège social permanent d'entreprise ? Légalement non, puisque les CFI (citoyens français itinérants) ne peuvent y rester plus de 3 mois !

Extrait du conseil municipal de Villé du mercredi, 28 septembre :

Le maire rend attentif à la recrudescence du « démarchage musclé à domicile » dans certains quartiers. « Les démarcheurs se recommandent de la commune. La mairie ne donne jamais de consignes, ni ne cautionne. N’hésitez pas à relever le numéro d’immatriculation ! Ces personnes ne seraient pas du Grand Est. La gendarmerie est au courant de ces agissements. »

Comment éviter les arnaques ?

Pour éviter de tomber dans le piège de vendeurs peu scrupuleux, suivez quelques règles de prudence :

- Le démarcheur doit pouvoir vous présenter sa carte professionnelle (qui mentionne nom de la société et nom du vendeur)
- Ne faites pas de chèque antidaté et ne donnez pas d’autorisation de prélèvement
- Ne signez pas de document non daté ou antidaté
- Si vous avez signé un contrat ou un bon de commande, vous avez 14 jours pour vous rétracter
- Le vendeur doit obligatoirement vous remettre un contrat et un formulaire de rétractation
- Ne divulguez jamais vos données personnelles

Publicité
18 octobre 2022

La France renforce sa posture sur le flanc oriental de l’Otan

Rafale en Lituanie, Leclerc et VBCI en Roumanie…

roumanieAvant d’entrer dans le vif du sujet – savoir le projet de loi de finances 2023 – lors de son audition par la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a annoncé un renforcement significatif des moyens militaires français sur le flanc oriental de l’Otan, alors que la guerre en Ukraine vient probablement d’entrer dans une nouvelle phase, après deux journées consécutives de frappes russes contre les infrastructures critiques ukrainiennes.

Ainsi, le ministre a dit vouloir « rendre compte au Sénat d’une décision que le Président de la République a pris hier au soir sur proposition du chef d’Etat-major des armées, au regard de la situation sur le flanc oriental, et de la violence dans laquelle les combats s’inscrivent en Ukraine dans cette guerre menée par la Fédération de Russie ».

Concrétement, « nation-cadre » d’un groupement tactique de présence avancé de l’Otan [Battle group forward presence] déployé en Roumanie [mission « Aigle »], la France va y accroître ses capacités avec l’envoi d’un escadron de chars Leclerc [soit 12 chars, complétés par un peloton d’appui direct de trois VAB] ainsi que d’une compagnie « renforcée » de Véhicule blindé de combat d’infanterie [VBCI].

Ce n’est pas la première fois que l’armée de Terre va déployer un escadron de chars Leclerc pour le compte de l’Otan : elle l’a en effet déjà fait dans le cadre de la mission Lynx, en Estonie. D’ailleurs, M. Lecornu a également annoncé un renforcement de la contribution française au groupement tactique présent dans ce pays, sous commandement britannique. « Une compagnie d’infanterie légère renforcée [y] sera également déployée dans les tout prochains jours », a-t-il annoncé. A priori, elle devrait être dotée de Véhicules blindés multirôles [VBMR] Griffon.

En outre, Paris va également envoyer des Rafale à Šiauliai [Lituanie], probablement au titre de la mission « Baltic Air Policing », menée par l’Otan [le ministre ne l’a pas précisé, ndlr]. Actuellement, la base lituanienne accueille des F/A-18 Hornet espagnols et des JAS-39 Gripen tchèques. En général, l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] déploie des Mirage 2000-5 pour ce type de mission. Pour autant, des Rafale y ont déjà été engagés, notamment en 2014, à Malbork [Pologne], après l’annexion de la Crimée.

Pour rappel, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, des Rafale, des E-3F AWACS et des avions ravitailleurs sont régulièrement envoyés dans l’espace aérien polonais pour des missions de surveillance et de défense aérienne [eVA – enhancend Vigilance Activities], toujours dans le cadre de l’Otan. (selon "Zone militaire")

17 octobre 2022

Pour Poutine, la Russie fait «tout ce qu'il faut» en Ukraine

Le président russe n’envisage pas de nouvelles frappes massives dans l’immédiat, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse ce vendredi en marge du sommet des anciennes républiques soviétiques, qui se tient au Kazakhstan.

poutine

Il n’a jamais été dit que la capacité d’introspection était la principale qualité de Vladimir Poutine. Le président russe, qui se trouve toujours au Kazakhstan dans le cadre du sommet des anciennes républiques soviétiques, a estimé lors d’une conférence de presse ce vendredi que la Russie fait « tout comme il faut » dans ce conflit engagé contre l'Ukraine. Et ce, après huit mois de guerre, et une situation pour le moins délicate pour les troupes russes, qui essuient de nombreux revers sur le front Est.

« Ce n’est pas agréable ce qui se passe maintenant, mais (si la Russie n’avait pas attaqué l’Ukraine le 24 février), on aurait été dans la même situation un peu plus tard, juste les conditions auraient été plus mauvaises pour nous », développe-t-il.

Pas de volonté « de détruire l’Ukraine »

Cette semaine, la Russie a lancé une vague de représailles aux quatre coins de l’Ukraine, une décision prise selon le Kremlin par la volonté de riposter à la destruction partielle du pont de Crimée le 8 octobre dernier, imputée à Kiev. La Russie avait mené lundi des bombardements massifs des villes ukrainiennes ayant endommagé tant des infrastructures électriques que des zones résidentielles ou encore un terrain de jeu à Kiev.

À ce stade, Vladimir Poutine assure ne pas avoir l’intention de réitérer ce type d’attaque. « Dans l’immédiat, il n'y a pas la nécessité de frappes massives. Actuellement, il y a d’autres objectifs. Pour l’instant. Après on verra », poursuit-il, assurant qu’il n’a pas pour but « de détruire l’Ukraine ». Vladimir Poutine a également dit vendredi ne pas prévoir une nouvelle vague de mobilisation des Russes dans l’armée, tout en reconnaissant que l’actuelle avait connu des ratés.

Des pourparlers avec Biden « pas nécessaires »

Selon lui, 222 000 hommes sur les 300 000 prévus ont été recrutés, dont 16 000 se trouvent d’ores et déjà dans des « unités impliquées dans des combats ». « Rien d’autre n’est prévu. Aucune proposition n’a été reçue du ministère de la Défense et je n’en vois pas la nécessité dans un avenir prévisible », a déclaré Vladimir Poutine, ajoutant prévoir la fin de la mobilisation « dans deux semaines environ ».

« La ligne de front est longue de 1100 km, il est donc quasiment impossible de la tenir exclusivement par des troupes formées de militaires sous contrat », a justifié le président russe, alors que l’annonce de la mobilisation a poussé des dizaines de milliers de Russes à fuir le pays. Vladimir Poutine s’est par ailleurs dit « ouvert » aux négociations avec Kiev et aux médiations de pays tels que la Turquie ou les Émirats arabes unis, critiquant Kiev pour son refus d’entamer des pourparlers avec lui.

Le président russe a pour la première fois reconnu que les partenaires de Moscou en ex-URSS étaient « préoccupés » par le conflit en Ukraine. Pas question, en revanche, d'entamer des pourparlers avec Washington, même dans le cadre du G20. « Je n’en vois pas la nécessité, il n’y a pas de plateforme de négociations actuellement ». Les pays membres du G20 sont censés se réunir en novembre prochain à Bali, en Indonésie. (selon "Le Parisien")

16 octobre 2022

Des chemins forestiers rénovés à Villé

Décidément à Villé, on a un sens très particulier de la concertation, de la délibération et du respect des promesses ! C'est évidemment le cas dans le dossier des chemins ruraux et forestiers. En effet, malgré les promesses faites par nos élus, aucune réunion de la commission agriculture-forêt-chasse n'a  eu lieu depuis deux ans (depuis le début de ce mandat municipal), aucune décision n'a donc été prise malgré la remise en état entreprise sur deux chemins très particuliers du Klosterwald.

Certes l'un des deux, menant à la Neumatt et au Banc du forestier, relève de l'ONF, mais en collaboration avec la mairie.  Remettre du goudron sur un chemin goudronné était-ce une priorité dans une commune où depuis près de 50 ans, la grande majorité des chemins est dans un état lamentable.

Quant au deuxième chemin, menant de l'entrée de la forêt à la Fontaine du diable, il devrait dépendre de la seule gestion communale. Mais peut-être y avait-il là un propriétaire plus influent que d'autres ? Va savoir.

Toujours est-il que la remise en état de ces deux chemins est ressentie comme une insulte à tous ces propriétaires qui cèdent tous les ans le produit de la chasse qui leur revient à la commune, pour qu'il soit affecté à l'entretien des chemins ! Mais où a-t--il passé ?

Et  j'oubliais, la commune de Villé porte plainte contre tous les propriétaires qui s'avisent d'entrenir eux-mêmes le chemin menant à leur parcelle ! Ceux-ci restant dans l'impossibilité de chercher le bois de chauffage dans leur parcelle, devront-ils acheter le bois pour l'hiver (surtout au prix fort actuel) après avoir trimé dans leur forêt tout l'été ? 

kloster1__2_Nouveau chemin (avec panneau illisible) du chemin du Klosterwald !

kloster1__1_Chemin menant du Klosterwald à la Fontaine du diable !

15 octobre 2022

Pourquoi les Aztèques organisaient-ils des sacrifices humains ?

Pour eux, les sacrifices humains étaient une institution religieuse et politique. Pour autant, elle se retourna contre eux à l’arrivée des conquistadors au XVIe siècle.

azt_ques

De part et d’autre d’un immense bûcher exhalant des vapeurs d’encens, deux armées se font face. Certains guerriers sont revêtus de justaucorps en peau de jaguar, d’autres sont recouverts de plumes d’aigle. Derrière leurs boucliers émergent des masques à l’effigie d’un dieu grimaçant ou d’une tête d’oiseau, des panaches aux couleurs vives… Les deux camps présentent des effectifs parfaitement identiques et s’affrontent suivant un cérémonial précis, sur un terrain neutre et sacré, dans ce qui pourrait s’apparenter à un tournoi médiéval. Le but de cette étrange bataille, appelée xochiyaoyotl (la «guerre fleurie»), n’est pas de tuer mais de capturer des ennemis pour les offrir, ensuite, en sacrifice au soleil.

Les Aztèques n’ont pas inventé ce rite. Il trouve son origine, si l’on se fie à l’historien d’origine indigène Chimalpahin (1579-1660), dans des pratiques plus anciennes et communes aux peuples de l’ancien Mexique. Dans ses Relations, écrites en nahuatl entre 1610 et 1631, il rapporte plusieurs épisodes de conflits rituels, survenus entre les Chalcas et les Tlacochcalcas en 1324. Il détaille aussi une «guerre tactique entre chefs guerriers » opposant les Aztèques et les Chalcas en 1378. Dans ces combats, seuls les «gens de services» – c’est-à-dire les simples soldats – pouvaient trouver la mort. S’ils étaient faits prisonniers, les nobles, qui eux ne s’entretuaient pas, étaient libérés à l’issue de la bataille.

azt_ques1

Les historiens ne font qu’émettre des hypothèses pour expliquer ces joutes : entraînement pour l’élite guerrière, moyen de maintenir les populations asservies sous pression, voire opportunité pour des dirigeants en place de se débarrasser de rivaux potentiels. Aucune de ces explications n’exclut les autres, d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, c’est avec Moctezuma Ier, qui régna de 1440 à 1469, que la guerre fleurie prit une ampleur sans aucune mesure. Selon certaines sources, ces combats ritualisés trouveraient leur justification dans une série de catastrophes naturelles : nuées de sauterelles, en 1446, grandes inondations, en 1449, ou famine, en 1454. Les prêtres auraient alors réclamé davantage de sacrifices humains pour apaiser les dieux en colère. La guerre était le lieu idéal pour se fournir en victimes. «Le but des guerriers n’était pas en effet de tuer le plus d’ennemis possible mais de les capturer pour les sacrifier. Ainsi les soldats étaient suivis de spécialistes qui ligotaient les combattants ennemis jetés à terre. La bataille se transformait donc en une multitude de duels dont l’enjeu était la capture de l’adversaire», explique l’historien Pierre Crépon dans Les Religions de la guerre (éd. Ramsay, 1982).

Faire des prisonniers était le meilleur moyen de gravir les échelons de la hiérarchie militaire et devenir, distinction suprême, un «chevalier tigre» ou un «chevalier aigle». Un principe inculqué dès le plus jeune âge : «Ton devoir c’est de donner à boire au soleil le sang des ennemis» étaient les premiers mots qu’entendait le nouveau-né de la bouche de l’accoucheuse.

Mais dans les années 1450, l’Empire aztèque s’étendant déjà du golfe du Mexique jusqu’au Pacifique, les possibilités de conquête se faisaient moins nombreuses. Pour s’approvisionner en «eau de jade» et en «précieuses figues de barbarie de l’aigle» – autrement dit, en sang et en coeurs humains – sans sacrifier leurs troupes, les souverains de la Triple Alliance (Mexico, Texcoco et Tlacopan) auraient alors passé un accord avec les six cités-Etats de la vallée voisine de Puebla. Dans L’Empire aztèque : impérialisme militaire et terrorisme d’Etat (éd. Economica, 2001), le chercheur français Paul Hosotte rapporte les modalités de cette entente : «Le pacte prévoyait qu’à intervalles réguliers, dans des limites de temps bien définies, des adversaires se feraient la guerre, à la seule fin de se procurer des victimes pour les autels de leurs dieux respectifs, toute idée d’un bénéfice territorial quelconque étant exclue».

azt_ques2

Sous l’impulsion de Moctezuma Ier et de Tlacaelel, son frère et conseiller suprême, la guerre fleurie se trouva institutionnalisée. La vaste réforme religieuse mise en place au même moment faisait du peuple aztèque le peuple élu du soleil. Tlacaelel persuada les prêtres que l’astre du jour réclamait toujours plus de sang. Les sacrifices, déjà fréquents, atteignirent une échelle faramineuse. En 1487, les célébrations pour la rénovation du temple de Mexico-Tenochtitlán, la capitale de l’empire, en donne un ordre de grandeur : ils furent, selon certaines estimations, 80 000 à se succéder sur la pierre sacrée.

Certains chercheurs remettent en cause cette vision purement spirituelle et attribuent aux Aztèques des motivations plus matérialistes. C’est notamment l’hypothèse avancée par l’anthropologue américain, Ross Hassig, spécialiste des sociétés méso-américaines. Dans son ouvrage Aztec Warfare. Imperial Expansion and Political Control (University of Oklahoma Press, 1995), il insiste sur le fait que, même si elle était présente, la justification religieuse était avant tout une façon de masquer des buts politiques. Selon l’auteur, le contrôle de Mexico sur les autres cités s’avérait fragile et partout dans l’empire des révoltes menaçaient cette domination. Les combats rituels constituaient une entreprise de propagande destinée à démontrer la supériorité militaire de la capitale aztèque et la futilité de toute résistance. C’était aussi une guerre d’usure. En raison du faible nombre d’hommes engagés dans ces combats, les armées aztèques pouvaient maintenir une pression militaire sur leurs ennemis, à faible coût. «Une approche bon marché à un problème militaire persistant», conclut Ross Hassig.

azt_ques3

Frederic Hicks, de l’université de Louisville (Kentucky), doute lui aussi de la dimension uniquement sacrificielle de la guerre fleurie, dans Flowery war in Aztec History, un article publié sur le site spécialisé www.latinamericanstudies.org. Il s’interroge : pourquoi les puissantes cités de la Triple Alliance n’ont jamais soumis les petits Etats voisins de la vallée de Puebla, Tlaxcala, Huexotzinco et Cholula ? Faibles et désunis ces royaumes auraient pourtant été faciles à conquérir. L’hypothèse de Hicks est que les cités conquérantes n’ont tout simplement pas essayé. La guerre fleurie n’aurait été qu’une sorte d’entraînement des jeunes guerriers. Un empire fondé sur la conquête se devait de maintenir le niveau de ses troupes. C’est ce qu’aurait expliqué Moctezuma II lui-même. Dans la synthèse qu’il publia en 1590, Histoire naturelle et morale des Indes, le jésuite José de Acosta relate une conversation entre Cortés et l’empereur aztèque. Ce dernier déclare avoir voulu «exercer la jeunesse mexicaine pour qu’elle ne soit pas élevée dans l’oisiveté et le régal».

Quelles qu’aient été ses motivations, la guerre fleurie finit par se retourner contre ses inventeurs. C’est en effet une des raisons qui poussa les cités de la vallée de Puebla à combattre aux côtés d’Hernán Cortés et de sa poignée de conquistadors pour terrasser l’Empire aztèque.

Article paru dans le magazine GEO histoire n° 40 (Mayas, Toltèques, Aztèques).

azt_ques4

14 octobre 2022

Premier forum économique France-Vietnam

Une centaine de représentants d’entreprises françaises et vietnamiennes se sont réunis lundi 10 octobre dans la ville portuaire de Marseille lors du premier Forum économique France - Vietnam, avec au menu notamment l’import-export, l’investissement et les perspectives de coopération économique et commerciale.

vietnamLe premier Forum économique France - Vietnam a été initié par la Chambre de Commerce et d’Industrie Aix-Marseille-Provence et le consul honoraire du Vietnam à Marseille.

S’exprimant lors de l’événement, l’ambassadeur du Vietnam en France, Dinh Toàn Thang, a déclaré que les agences vietnamiennes avaient rencontré les principales entreprises d’Aix-Marseille-Provence pour renforcer les projets dans les domaines des infrastructures, de la logistique, des ports maritimes, de l’agroalimentaire, de l’énergie propre, de l’aérospatiale, de la santé et de la pharmacie.

Les entreprises d’Aix-Marseille-Provence prévoient également de connecter de nouveaux projets d’investissement avec des partenaires vietnamiens, a-t-il déclaré.

Dans un discours vidéo envoyé à l’événement, le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, Olivier Becht, a appelé les entreprises des deux pays à renforcer les échanges et les investissements dans un avenir proche en s’appuyant sur les avantages apportés par l’Accord de libre-échange UE - Vietnam, à promouvoir des actions conjointes dans des domaines prometteurs tels que les énergies renouvelables, les infrastructures, et à poursuivre les grands projets au Vietnam tels que la ligne de métro de Hanoï.

Il s’est engagé à ce que les agences françaises de promotion commerciale et d’import-export accompagnent les entreprises dans les nouveaux projets entre les deux pays.Suite à la session plénière, des entreprises et des représentants d’agences de conseil et de promotion commerciale se sont réunis pour partager leur expérience dans le processus de réalisation de projets au Vietnam.

La Chambre de Commerce et d’Industrie Aix-Marseille-Provence prévoit d’organiser la deuxième phase du forum en décembre 2022 avec des voyages d’études à Hanoï, Dà Nang et Hô Chi Minh-Ville et d’assister au Forum économique Vietnam - France pour échanger avec des partenaires vietnamiens.

Publicité
Publicité
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Visiteurs
Depuis la création 2 280 581
Publicité