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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

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3 décembre 2022

Bolivie : fin de trente-six jours de manifestations violentes

La région de Santa Cruz exigeait la tenue, avant les élections de 2025, d’un recensement servant à recalculer la répartition des sièges au Parlement et les ressources publiques.

bolivieLa région de Santa Cruz, capitale économique de la Bolivie et fief de l’opposition de droite, a suspendu, samedi 26 novembre, les manifestations, parfois violentes, qu’elle menait depuis trente-six jours contre le gouvernement.

Plus tôt dans la journée, la Chambre des députés avait adopté le projet de loi du gouvernement prévoyant de garantir la tenue du recensement en mars 2024, une répartition des ressources économiques et la réaffectation des sièges avant les élections législatives et la présidentielle de 2025. La Chambre basse a transmis le projet au Sénat.

« Aujourd’hui est un jour historique [car] la démocratie a gagné », a déclaré Romulo Calvo, président du Comité civique départemental, un puissant conglomérat civil et patronal, qui exigeait la tenue anticipée d’un recensement, élément crucial en vue des élections.

Quatre morts et plus de cent soixante-dix blessés

« Dès maintenant, nous faisons un quatrième entracte, nous levons la grève et les blocages, sans suspendre notre lutte », a-t-il ajouté. L’exécutif a néanmoins refusé, en invoquant des raisons techniques, la demande de Santa Cruz d’organiser le recensement en 2023 et l’a fixé à mars 2024.

Santa Cruz avait commencé ses manifestations le 22 octobre avec des blocages de rues, d’avenues et de routes interdépartementales pour exiger que le chef de l’Etat, Luis Arce (Mouvement vers le socialisme, gauche), effectue un recensement de la population d’ici à 2023, car la distribution de fonds publics et l’attribution de sièges au Parlement dépendent de la population des régions. Or la région de Santa Cruz, située à l’est du pays et gouvernée par l’opposition de droite, estime être défavorisée par un recensement obsolète datant d’il y a plus de dix ans. Elle craignait que sa représentation ne soit pas actualisée à temps pour le scrutin de 2025.

Des violences ont marqué ce mois de protestations, avec notamment des affrontements à coups de pierres, de bâtons et de pétards entre les opposants au pouvoir et ses partisans. Selon le gouvernement, ces débordements ont fait quatre morts et plus de cent soixante-dix blessés. (selon "Le Monde" et "AFP")

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2 décembre 2022

Algérie : un ancien ministre français séduit par le Sahara

Le Sahara algérien vient d’ouvrir ses portes à la saison touristique subsaharienne. En effet, sur la carte du Quai d’Orsay, la région de Djanet est passée de formellement déconseillée en déconseillée, sauf raison impérative, désormais les portes du désert algérien portent la couleur orange.

alg_rieSans attendre de voir la région passer en jaune, les professionnels du tourisme, dont Point Afrique, ont déjà affrété le vol Paris Djanet pour se lancer dans les premières aventures, depuis 14 ans, dans le Sahara algérien. Et ce, pour partir à la découverte de la perle du désert Djanet, des dunes chatoyantes d’oued d’In Djaren.

En bref, une opportunité pour les touristes étrangers de vivre l’aventure d’un festival de peinture et de gravures rupestres qui se mélangent au sable qui change de nuance à chaque moment de la journée.

Un ancien ministre français émerveillé par le Sahara algérien

Depuis cette ouverture du désert algérien, de nombreux touristes étrangers, dont des Français, mais aussi les membres de la diaspora, se sont empressé pour prendre le premier vol pour rejoindre l’Algérie et découvrir le Sahara. Parmi ses touristes, un ancien ministre français.

De parents algériens et premier ministre arabe à faire son entrée au sein du gouvernement français, les années 2000. Il s’agit bel et bien de Azouz Begag. Résident à Lyon, cet homme politique, en visite dans le Sahara algérien, a fait part de ses impressions concernant son voyage, dans une vidéo posté sur TikTok, le samedi 5 novembre dernier.

Fasciné par son voyage, Azouz Begag rappelle à quel point seront émerveillés les touristes français, mais aussi algériens, qui vont rendre visite à Tamanrasset. En effet, l’homme politique précise qu’à partir de 18 h 07, ces voyageurs auront droit à des milliards d’étoiles qui viennent rendre visite à cette ville, décrit Begag, le sourire au visage.

Par ailleurs, Azouz Begag se rappelle, dans la même vidéo, d’une « chose exceptionnelle » qu’il a vu pendant ce voyage. Il s’agit d’une étoile filante orange qui a traversé le ciel. Et ce,  » pour donner indication que nous étions au Paradis », décrit cet ancien ministre français.

D’un autre côté, ce dernier a fait part d’un phénomène qui a aussi capté toute son intension. Et qui fait du Sahara un véritable melting pot. Notamment, la présence des voyageurs africains, venant des pays anglophone, dont le Niger et le Ghana, et francophones, tels que le Mali…  » comme on est, nous aussi, africains, on se sent chez nous » conclut Azouz Begag. (selon le hebdomadaire algérien "K")

1 décembre 2022

18 fois à la déchetterie, 100 fois dans la nature ?

Vendredi soir, le maire d’Eichhoffen, Évelyne Lavigne, a été avertie par des administrés qu’environ une tonne de déchets de construction avait été déversée sur un chemin rural, près des habitations du côté de la gare.

Ces matériaux étaient composés de blocs de béton, d’agglos, de pavés de différentes tailles et d’éléments de murs.

La chaussée a été bloquée et l’accès devenu très dangereux pour les cyclistes et les véhicules. L’élue a prévenu la gendarmerie qui s’est rendue sur place. Une plainte a été déposée.

«  C’est vraiment un comportement irresponsable et dangereux », s’offusque Évelyne Lavigne, qui appelle d’éventuels témoins à se manifester auprès de la brigade de Barr. (extrait des DNA  du 30/11/22)

eichhoffen

30 novembre 2022

Luxembourg : Salaire 8.688€ par mois pour les fonctionnaires

Un rapport du ministère de la Fonction publique du Luxembourg fait le point sur les revenus des fonctionnaires et agents de l’État, mais aussi sur les disparités et le manque de transparence en matière d’indemnités complémentaires.

luxembourgLes fonctionnaires luxembourgeois gagnent en moyenne 8.688 euros bruts par mois, un montant qui inclut l’allocation de fin d’année, mais auquel s’ajoute une série d’extras. Un rapport détaillé du ministère de la Fonction publique paru ce mercredi passe en revue ces spécificités.

Tout d’abord, chaque fonctionnaire, mais aussi employé de l’État perçoit une allocation de repas de 204 euros net par mois. Ensuite, ceux qui sont parents bénéficient d’une allocation de famille de 599,81 euros brut/mois pour les fonctionnaires et 567,96 euros pour les employés de l’État. Au total, 52,5% des agents étatiques perçoivent ce complément de revenus.

En outre, employés et fonctionnaires évoluent dans des groupes d’indemnités différents. Ainsi, un fonctionnaire peut percevoir entre 4.718 euros brut au groupe D3, mais 10.712 euros bruts dans le groupe A1. Chez les employés, la fourchette varie de 3.375 euros à 8.625 euros bruts.
232 indemnités supplémentaires pour l’ensemble des effectifs
Le rapport pointe «une situation très complexe et aucunement transparente en matière d’indemnités allouées». Il existe en fait 232 indemnités différentes qui peuvent s’ajouter à la rémunération. 89 sont versées mensuellement et concernent 53% des effectifs en 2021. 143 sont des indemnités variables ponctuelles, une réalité pour 28% des effectifs.

En moyenne, le montant brut moyen de ces compléments atteint 9.384 euros par an, qui s’ajoutent à la rémunération de base des agents. 62% d’entre eux bénéficient d’au moins une de ces indemnités. Celles-ci représentent toutefois moins de 5% de la masse salariale globale des agents de l’État, souligne le ministère de la Fonction publique, qui évoque une enveloppe de 149 millions d’euros en 2021.

Parmi les prestations les plus fréquentes figurent la prime de régime militaire, la prime d’astreinte liée aux fonctions, la majoration d’échelon, la prime d’astreinte, et les leçons supplémentaires pour les enseignants.

70% du volume de ces accessoires versés concernent les agents d’une dizaine d’administrations. Il s’agit notamment de la Police grand-ducale, de l’enseignement et de l’Administration des ponts et chaussées.

Le rapport pointe des écarts majeurs dans les montants moyens de ces compléments de revenus: ils varient de 7.526 euros par an dans l’éducation à 12.941 euros par an dans la force publique par exemple.

«La disparité des régimes indemnitaires institués au fil du temps est un frein majeur à la mobilité des agents étatiques, peu enclins à changer d’affectation si c’est au prix d’une perte d’une partie non négligeable de leurs avantages indemnitaires», observe le ministère dans ses conclusions.

Et d’ajouter que des investigations complémentaires sont nécessaires pour aboutir à une vue d’ensemble suffisamment précise. La fonction publique luxembourgeoise compte 31.049 agents, répartis entre l’enseignement (44,8%), l’administration générale (39,6%), la force publique (11,1%) et la justice (4,5%). Au total, 24 ministères et plus de 120 administrations composent la Fonction publique au Grand-Duché. (selon "Paperjam, business zu Letzebuerg")

29 novembre 2022

Entre Finlande et Russie : une barrière

Les frontières finlandaises sont actuellement principalement sécurisées par de légères barrières de bois, essentiellement conçues pour empêcher le bétail de se déplacer.

finlandeLes gardes-frontières finlandais ont présenté vendredi un plan détaillé prévoyant la construction d'une barrière pour renforcer la sécurité de leur frontière avec la Russie, sous tension depuis l'invasion de l'Ukraine.

Surmontée de barbelés, cette clôture de trois mètres de haut, doit être construite sur une zone couvrant 200 km le long d'une route, pour une somme totale de 380 millions d'euros.

Les zones particulièrement sensibles seront équipées de caméras à vision nocturnes, d'éclairage et de haut-parleurs, a expliqué lors d'une conférence de presse le chef du projet au sein des gardes-frontières, Ismo Kurki.
Plus de 140 millions d'euros
La construction, divisée en trois phases, débutera en mars 2023 avec la mise en place d'une barrière pilote sur trois kilomètres au passage frontalier d'Imatra. En fonction des résultats de cette phase, la deuxième étape vise la construction fin 2023 de 70 kilomètres supplémentaires de barrière dans les zones autour des passages frontaliers.

 

Le gouvernement a déjà ajouté dans son budget une enveloppe supplémentaire de 6 millions d'euros pour la phase pilote et 139 millions pour la deuxième. La dernière phase doit s'achever en 2025 ou 2026, selon le brigadier-général Jari Tolppanen.

"C'est l'un des plus grands projets jamais entrepris par les gardes-frontières", a-t-il déclaré aux journalistes.
Craignant que Moscou n'utilise les migrants poour exercer une pression politique, la Finlande, candidate à l'Otan, a amendé en juillet sa loi sur les gardes-frontières pour faciliter la construction de barrières plus solides.
Bien que la frontière entre la Finlande et la Russie ait "bien fonctionné" dans le passé, la guerre en Ukraine a "fondamentalement" changé la situation sécuritaire
"Dans cette situation, nous avons toutes les raisons de reconsidérer notre dispositif", a déclaré Jari Tolppanen à l'AFP.
De simples barrières de bois

Les frontières finlandaises sont actuellement principalement sécurisées par de légères barrières de bois, essentiellement conçues pour empêcher le bétail de se déplacer. Les nouveaux amendements permettent de fermer les passages aux frontières et de réunir les demandeurs d'asile à des points spécifiques en cas de tentative d'entrée à grande échelle en Finlande.

Pour Jari Tolppanen, cela signifie que "dans une situation extrême", les gardes-frontières "seront chargés d'empêcher l'entrée en Finlande", une tâche "nouvelle". Selon lui, les barrières aux frontières sont "indispensables" pour arrêter des entrées illégales à grande échelle depuis le territoire russe.

L'Estonie, la Lettonie et la Pologne ont également accru ou prévoient d'accroître la sécurité à leurs frontières avec la Russie.

En septembre, des Russes ont afflué en Finlande après l'annonce du président Vladimir Poutine sur la mobilisation de réservistes pour combattre en Ukraine. Helsinki a ensuite considérablement restreint l'entrée de citoyens russes sur son territoire. (selon AFP)
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28 novembre 2022

Le désert d'Atacama fleurit de façon inhabituelle

Le désert d'Atacama au Chili se couvre généralement de fleurs sous l'effet du phénomène d’El Niño, qui provoque des précipitations dans les zones côtières du désert. Mais cette année est marquée par le phénomène inverse, La Niña, ce qui rend la floraison actuellement constatée inhabituelle. Cela a provoqué l'inquiétude du gouvernement qui a décidé de placer une partie du désert sous le statut de parc national, le plus protecteur actuellement en vigueur.

chiliLe désert d’Atacama, au Chili, vient de se recouvrir une nouvelle fois d’un magnifique parterre de fleurs violettes, roses et jaunes. Ce spectacle se produit habituellement tous les cinq ans et suit le passage d’El Niño, la phase chaude d'un système météorologique dans les eaux tropicales de l'océan Pacifique qui provoque des précipitations dans les zones côtières du désert d'Atacama. Les plantes sont géophytes, ce qui signifie que leurs bulbes dorment sous terre pendant la période sèche et, lorsque les pluies d'hiver arrivent enfin, font surface au printemps suivant.

Mais cette année est marquée par La Niña, la vague de froid du cycle, ce qui rend cette floraison très inhabituelle. Cela a poussé le gouvernement chilien à prendre des mesures. Le nouveau président, Gabriel Boric, qui a placé la protection de la biodiversité au cœur de son programme gouvernemental, a annoncé que la zone serait transformée en parc national - le statut de protection le plus élevé accordé par le pays - pour sauvegarder le désert fleuri. Bien que la superficie exacte du parc national du désert fleuri reste à déterminer, il se situera entre les villes du nord de Copiapó et Vallenar dans le désert d'Atacama.

"Au moindre choc, ces cycles sont perdus à jamais"

"Cette annonce est une excellente nouvelle et elle est conforme à notre engagement d'être un gouvernement écologique qui donne la priorité aux personnes et à la nature", a déclaré Maisa Rojas, ministre chilienne de l'environnement, citée par le Guardian. "Tous les écosystèmes extrêmes se trouvent à la limite de la survie - c'est pourquoi il est si important de les protéger. Au moindre choc, ces cycles sont perdus à jamais car ils sont plus sensibles que la plupart des autres", a aussi expliqué au quotidien britannique le Dr Cristian Atala, professeur à l'institut de biologie de l'Université catholique de Valparaíso.

Mais c’est l’ensemble du désert qui doit être protégé et pas seulement les fleurs, rappellent les scientifiques et les défenseurs de l’environnement. Ils pointent notamment l'exploitation minière, qui est l'une des principales activités économiques du pays. Le Chili est ainsi le premier pays producteur de cuivre. Autre menace qui plane sur le désert d’Atacama, les décharges sauvages de vêtements. Le Chili s'est spécialisé depuis une quarantaine d'années dans le commerce de vêtements de seconde main. Mais la quantité croissante d’habits à bas coût provenant d’Asie engorge son circuit de revente et nourrit de manière exponentielle ces montagnes de textile. (selon "Novethic")

27 novembre 2022

... et à Breitenbach aussi !

breitenbach

breitenbach1

26 novembre 2022

A Villé, ça bouge ...

nicolas

25 novembre 2022

La Polynésie au top de la corruption

L’Agence française anticorruption a publié son dernier rapport sur les atteintes à la probité depuis 2016. Corruption, détournement de fonds publics, favoritisme… Autant d’infractions fréquemment constatées en Polynésie française dans des proportions très supérieures aux moyennes nationales et ultramarines.

corruption1La publication, il y a tout juste un an, du baromètre global de la corruption par l’organisme Transparency International avait déjà créé un certain émoi. Le rapport avait ainsi conclu à une très forte perception par les Polynésiens d’une pratique de corruption très répandue parmi les gouvernants, qu’ils s’agissent du gouvernement, des élus à l’assemblée ou des maires. Les données publiées et disséquées par l’Agence française anticorruption (AFA) sont de nature à objectiver, chiffres à l’appui, le sentiment des Polynésiens.
 
Les COM dans un fauteuil
 
Le rapport étudie ainsi, à coups de cartes et de graphes, les statistiques relatives aux atteintes à la probité. Une terminologie qui regroupe une liste d’infractions dont le traitement occupe fréquemment les magistrats du palais de justice de Papeete. Détournement de fonds publics, corruption, favoritisme, prise illégale d’intérêts, trafic d’influence ou encore recel de l’une de ces infractions, près de 4 200 délits ont été recensés au niveau national sur les seules procédures closes entre 2016 et 2021. Et si les territoires ultramarins contribuent peu, vu leur taille, à la richesse de la nation, ils concourent par contre très largement au développement de la délinquance financière au niveau national. Le rapport note ainsi que “les collectivités d’outre-mer (COM), comprenant Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie, ressortent particulièrement dans cette cartographie nationale des procédures de corruption. Ainsi, 3,5 % des infractions pour des atteintes à l’autorité publique ont eu lieu dans les COM alors qu’elles ne regroupent que 0,9% de la population et 0,63% du PIB”. Des territoires “particulièrement touchés par les détournements de fonds publics” avec 39% des infractions. Au sein de ces collectivités, la Polynésie française se démarque très largement au travers des statistiques par territoire.
 
La Polynésie se détache
 
Avec 77 infractions constatées à l’issue de procédures closes entre 2016 et 2021, soit environ 15 affaires par an, la Polynésie affiche ainsi un chiffre égal aux cinq autres COM réunis (71). Le score polynésien est à cet égard proche de celui constaté dans des départements métropolitains nettement plus peuplés comme le Rhône (85), la Gironde (79) ou les Alpes Maritimes (79). Logiquement, ramenés à la taille de la population, la Polynésie française affiche un taux de 27 infractions pour 100 000 habitants, soit quatre fois supérieur à la moyenne nationale (6,4). Tous territoires confondus, elle n’est devancée que par les deux départements corses (environ 37 pour 100 000 habitants) et Saint Martin (74) mais domine sur la période la Guyane et la Guadeloupe (23), Mayotte (19), la Nouvelle-Calédonie (14) ou encore La Réunion et la Martinique (13). Des chiffres qui, compte tenu des enquêtes et procédures en cours au palais de justice comme celles relatives aux détournements de fonds à la subdivision de l’équipement de Moorea ou à la SEP mais également des jugements définitifs récents comme la condamnation de Gaston Flosse et Édouard Fritch dans l’affaire de la citerne d’Erima, ne risquent pas d’infléchir à court terme. (selon "tahiti.info")

24 novembre 2022

Les pays d’Asie-Pacifique condamnent la guerre en Ukraine

Dans leur déclaration finale, les dirigeants de l’Apec ont critiqué la guerre en Ukraine et les bouleversements économiques mondiaux qui en résultent.

chineRéunis à Bangkok, en Thaïlande, dans le cadre du forum de coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec), les dirigeants de la région ont affirmé qu'ils condamnaient « pour la plupart » la guerre en Ukraine. Dans leur déclaration finale, écrite communément, les 21 pays d'Asie-Pacifique critiquent ainsi le conflit et les bouleversements économiques mondiaux déclenchés par l'invasion russe de l'Ukraine.

« La plupart des membres ont fermement condamné la guerre en Ukraine et ont souligné qu'elle causait d'immenses souffrances humaines et exacerbait les fragilités existantes dans l'économie mondiale », indique le communiqué.

Cette déclaration finale a été approuvée par tous les membres, y compris la Russie et la Chine qui s'est abstenue de critiquer publiquement Moscou pour l'invasion. « Il y avait d'autres points de vue et des évaluations différentes de la situation et des sanctions », précise toutefois le communiqué, qui reprend mot pour mot la même formulation que celle du G20 publiée plus tôt dans la semaine à l'issue d'un sommet en Indonésie.

Une plus grande coalition contre l'invasion russe

La déclaration de l'Apec déplore l'impact du conflit ukrainien sur la croissance économique, l'inflation, les chaînes d'approvisionnement et la sécurité énergétique et alimentaire.

Les États-Unis et leurs alliés ont profité du sommet du G20 pour élargir la coalition contre l'invasion russe. Faisant face à des difficultés sur le terrain en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine a refusé d'assister aux sommets du G20 et de l'Apec, envoyant son ministre des Affaires étrangères à Bali et un vice-premier ministre à Bangkok.

 Moscou a lancé une salve de missiles sur l'Ukraine cette semaine après avoir perdu la ville clé de Kherson dans le sud du pays, l'un des plus grands revers subis par les forces russes depuis leur invasion en février. En raison de cette offensive, des millions d'Ukrainiens souffrent de pénuries d'électricité alors que l'hiver s'installe et que les températures chutent. (selon AFP)

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