C'est, d'après les articles de presse, le point le plus important. Il n'a pourtant été traité qu'en "divers" en fin de réunion vers 23 h. Il est ainsi venu alors que la réunion était déjà plus que houleuse de par un certain nombre de points précédents, où j'étais déjà intervenu (voir messages précédents du blog). Même la motion pour le maintien de la CRAV n'a été voté unanimement qu'après de larges hésitations. Le point "logements" a d'ailleurs été abordé par l'un des adjoints signataires de la pétition. De suite, il a demandé un vote contre les logements sociaux ! Il fut rapidement relayé par quelques conseillers allant dans le même sens. Devant les silences du maire (qui avait voté ces logements en compagnie de tous les délégués à la Comcom, qui avait fait inscrire au budget 2007 le montant de 12.200 € pour l'achat du terrain), j'ai proposé en voyant la tournure des évènements :
1) que le président de la Communauté des Communes et Domial présentent le projet au conseil municipal.
2) qu'un vote éventuel n'ait lieu qu'après cette présentation.
En effet, une majorité de conseillers n'a jamais vu le projet. Il me semblait que cette proposition de conciliation permettait une "sortie honorable" pour tous. Visiblement, certains, dont l'adjoint-signataire de la pétition, avaient décidé de "faire le coup de force". Les arguments les plus fallacieux ont été avancés : le plus révélateur étant mon absence à une réunion du mardi, 25 septembre, où le dossier aurait été présenté (c'est la première réunion de commission réunie dont je m'absente depuis le début du mandat !) alors que Monsieur le Maire reconnaît que le dossier n'est entré en mairie que vendredi, 28 septembre ! Finalement, ayant dû batailler près d'une demi-heure, la grande majorité a enfin admis que la conciliation valait mieux que le coup de force ! Cependant une majorité souhaitait toujours un vote, que je considérais comme absurde, car on ne savait toujours pas à quoi on disait non : au projet ? au permis de construire ? à la vente de terrain (certains pensent même préempter) ? ou à l'absence d'information ? Et toujours, sans que le projet n'ait été présenté et connu. Je pense quant à moi qu'il s'agit d'un fonctionnement peu démocratique de la direction de notre propre conseil qui a amené à ce résultat : en effet, c'est depuis deux ans, que des éléments concrets auraient dû être présentés au Conseil ! Je n'ai moi-même pu m'informer que lors d'un court entretien avec le Président de la Comcom. Et une fois de plus, le bateau "municipalité" a tangué faute de pilote... Mon "non" a été de marquer mon opposition à ce fonctionnement absurde où l'on ne sait plus où est la gouvernance et de quelle méthode elle relève, en aucun cas aux logements sociaux qui devraient être construits après une mûre réflexion et un large consensus. Ce "non" est un échec d'une direction municipale peu communicative. Et ce "non" n'a d'unanime que la façade. J'ose espérer que les ponts ne seront pas rompus avec la Comcom et que nous pourrons enfin nous accorder autour d'un projet commun, sinon c'est la dernière fois que j'avalerai des couleuvres pour soi-disant maintenir un front commun, comme beaucoup le souhaitaient. Avec le recul je me pose même la question de savoir si je n'aurais pas dû refuser de voter. Comme je l'ai dit, dans la séance, Villé peut être le moteur de la Comcom dans l'unité et la collaboration constructive, dans l'affrontement nous serons les laissés pour compte. Et ceci malgré les sourires moqueurs dans lesquels l'adjoint signataire qui a lancé le débat se reconnaîtra !
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